Les gouvernements successifs mènent globalement la même politique
Résumé
Citations
« Cette « radicalisation », cette faculté [que le néolibéralisme] a acquise de ne plus rien concéder à ses adversaires, en bénéficiant plus que jamais des moyens et de la complicité renforcée de l’État (lequel voit dans cette complémentarité structurelle les conditions de sa propre survivance), a eu pour conséquence directe la fermeture de l’espace politique du « compromis » occupé historiquement par la social-démocratie et la mise sous tutelle de l’ensemble des grands partis s’en revendiquant, partis socialistes et écologistes en tête. Dès lors, même au pouvoir, même consciente des dévastations dont le capitalisme est responsable, la gauche institutionnelle se voit dans l’incapacité de mener autre chose qu’une politique libérale, dictée par les desiderata du capital et incompatible avec les nécessités écologiques. »
« Les dirigeants politiques gouvernent dans le cadre imposé par les intérêts de la bourgeoisie. Ils reprennent la politique antiouvrière là où l’avaient laissée leurs prédécesseurs. Retraites, Code du travail, logement social, éducation, ils se sont tous passé le relais pour faire reculer les droits et la condition des classes populaires. De gauche ou de droite, tous ont avalisé et justifié les fermetures d’usines. Quant à la grande misère des hôpitaux, on peut dire qu’ils y ont tous contribué. On compte 100 000 lits d’hôpitaux fermés en trente ans, un bilan partagé entre la droite et la gauche. Lorsqu’en pleine crise sanitaire on a découvert que le stock de masques de l’État avait disparu, chaque écurie gouvernementale s’est renvoyé la balle. En fait, toutes avaient œuvré à cette destruction, pour des économies de bouts de chandelle. »
« Si on lui doit des avancées majeures, comme l’abolition de la peine de mort, les 35 heures de travail hebdomadaire ou encore le mariage pour tous, force est de constater que, depuis les années 80, l’exercice du pouvoir du parti socialiste a surtout été l’occasion de détériorer sa crédibilité auprès de ses électeurs, ce qui constitue une des causes de la montée de l’extrême droite. N’ont pas été oubliés le virage libéral orchestré par ce parti dès 1983, les privatisations massives sous Lionel Jospin et surtout la désastreuse présidence de François Hollande, aussi catastrophique que celui de Nicolas Sarkozy. On pense aussi à la déchéance de nationalité ou aux lois Macron et El Khomri, prémisses de la mandature actuelle. »
Références
Justifications
Objections
Débats parents