La gauche a adopté le libéralisme économique au cours des années 1980
Résumé[ modifier ]
Citations[ modifier ]
« La fondation Saint-Simon se plaçait en opposition à tous les courants de pensée « totalitariste » et soutenait une démocratie accompagnée d'un libre développement du marché. La fondation s'est illustrée par la publication d'ouvrages à destination du grand public (Vive la crise ! en 1984 avec Yves Montand et La Guerre en face un an plus tard). Elle insistait en particulier sur le caractère indissociable de l'économie de marché et de la démocratie.
Elle voulait réconcilier le monde de l'université, celui de l'entreprise et celui de la haute administration en France. Selon Pierre Nora, c'était « la rencontre de gens qui avaient des moyens avec des gens qui avaient des idées ». Elle a publié des notes et des études. La fondation a fait l'objet au cours des années 1990 de nombreuses critiques mettant en cause son influence, jugée excessive et masquée, sur la politique française. Les membres de ce « club » très fermé formaient ce qu'Alain Minc appelait « le cercle de la raison » et que leurs adversaires qualifiaient de « cercle de la pensée unique ».
Selon la revue de l'association de critique des médias Acrimed, la fondation Saint-Simon « joua un rôle central dans la conversion de la gauche de gouvernement au libéralisme ». Grégory Rzepski, journaliste spécialisé dans l'étude des médias, relève que la fondation Saint-Simon a « fait émerger des thématiques appelées à occuper une place de choix dans le répertoire des idées conservatrices » et continue de constituer « un modèle pour nombre de think tanks ». »