Le communisme a fait 100 millions de morts

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Présentation de l'argument

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Citations [ modifier ]

« Nous pouvons néanmoins établir un premier bilan chiffré qui n’est encore qu’une approximation minimale et nécessiterait de longues précisions mais qui, selon des estimations personnelles, donne un ordre de grandeur et permet de toucher du doigt la gravité du sujet :
  • URSS, 20 millions de morts,
  • Chine, 65 millions de morts,
  • Vietnam, 1 million de morts,
  • Corée du Nord, 2 millions de morts,
  • Cambodge, 2 millions de morts,
  • Europe de l’Est, 1 million de morts,
  • Amérique latine, 150 000 morts,
  • Afrique, 1,7 million de morts,
  • Afghanistan, 1,5 million de morts,
  • mouvement communiste international et partis communistes non au pouvoir, une dizaine de milliers de morts.
Le total approche la barre des cent millions de morts. »
Stéphane Courtois, Le livre noir du communisme, Robert Laffont, Paris, 1997.

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Sous-arguments

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Objections [ modifier ]

Une erreur de 15 millions de morts

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Le décompte du Livre noir du communisme ne parvient pas à 100 millions de morts
SOUS-ARGUMENTS OBJECTIONS
Le communisme soviétique n'a pas fait 20 millons de morts mais un peu moins de 800 mille
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« Le premier bandeau de présentation du livre annonçait tapageusement 100 millions de morts. Le décompte des auteurs parvient à 85 millions. M. Courtois n'est pas à 15 millions près. Il manie le cadavre à la louche. »
Daniel Bensaïd, « Communisme contre stalinisme », Rouge, n°1755, 1997.
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« Dans son article “les victimes du stalinisme et de la police secrète soviétique : la comparabilité et la fiabilité des données d’archives – ce n’est pas le dernier mot” paru en 1999 dans la prestigieuse revue Europe Asia studies l’historien spécialiste de l’URSS Stephen G. Wheatcroft décrit les enjeux pour les historiens, des enjeux qui n’ont guère changé à ce jour plus de 20 ans après l’ouverture des archives :

Allons-nous progresser dans notre niveau de compréhension ? Allons nous répondre de façon positive aux nouvelles circonstances créées par l’ouverture d’une très grande masse d’archives désormais disponibles ? Allons-nous essayer d’évaluer de manière critique la fiabilité de ces données ? Allons-nous essayer d’établir des indicateurs crédibles descriptifs du cas soviétique que nous pourrons comparer à d’autres sociétés ?

Ces questions se posent avec force et Wheatcroft de souligner à propos de la machine de propagande visant à donner une apparence de sérieux au slogan des 100 millions de morts du communisme qu’elle est désormais totalement démentie par l’analyse des sources historiques. »
Auteur anonyme, « Vrais chiffres du goulag vs propagande anticommuniste  : les faits historiques », Initiative communiste journal mensuel du Pôle de la Renaissance Communiste en France, 12 novembre 2017.

Des crimes qui ne sont pas tous amputables au communisme

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Les morts décomptés dans le Livre noir du communisme ne sont pas tous imputables au communisme
SOUS-ARGUMENTS OBJECTIONS
L'internationale communiste est née en 1919 du constat que la "grande guerre" capitaliste avait fait 10 millions de morts et beaucoup plus d'estropiés
Aucune objection n'a été entrée.
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« Cette comptabilité macabre de grossiste, mêlant les pays, les époques, les causes et les camps a quelque chose de cynique et de profondément irrespectueux pour les victimes elles-mêmes. Dans le cas de l'Union soviétique, elle aboutit à un total de 20 millions de victimes sans que l'on sache ce que le chiffre recouvre exactement. Dans sa contribution au Livre noir, Nicolas Werth rectifie plutôt à la baisse les estimations approximatives courantes. Il affirme que les historiens, sur la base d'archives précises, évaluent aujourd'hui à 690 000 les victimes des grandes purges de 1936-1938. C'est déjà énorme, au-delà de l'horreur. Il parvient en outre à un nombre de détenus du Goulag d'environ deux millions en moyenne annuelle, dont une proportion plus importante qu'on ne le croyait a pu être libérée, remplacée par de nouveaux arrivants. Pour atteindre le total de 20 millions de morts, il faudrait donc ajouter aux chiffres des purges et du Goulag, ceux des deux grandes famines (cinq millions en 1921-1922 et six millions en 1932-1933), et ceux de la guerre civile, dont les auteurs du Livre noir ne peuvent pas démontrer, et pour cause, qu'il s'agit de « crimes du communisme », autrement dit d'une extermination froidement décidée. Avec de tels procédés idéologiques, il ne serait pas très difficile d'écrire un Livre rouge des crimes du capital, additionnant les victimes des pillages et des populicides coloniaux, des guerres mondiales, du martyrologue du travail, des épidémies, des famines endémiques, non seulement d'hier, mais d'aujourd'hui. Pour le seul vingtième-siècle, on dénombrerait sans peine plusieurs centaines de millions de victimes. »
Daniel Bensaïd, « Communisme contre stalinisme », Rouge, n°1755, 1997.

Les trépassés de la guerre civile russe sont surtout des juifs victimes d'une protoshoah mise en oeuvre par les forces antibolcheviques

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Les trépassés de la guerre civile russe sont surtout des juifs victimes d'une protoshoah mise en oeuvre par les forces antibolcheviques
SOUS-ARGUMENTS OBJECTIONS
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« (...) dans sa contribution au Livre noir du communisme qui se veut accablante pour les bolcheviks, Nicolas Werth impute "de 10. 000 à 15. 000 exécutions" à la Tcheka lors de la grande terreur de septembre-octobre 1918 (p. 91) et note quelques pages plus loin que les seuls pogroms - contre Juifs et communistes ensemble - commis par l'armée de Dénikine et les unités de Petlioura dans le deuxième semestre de 1919 "firent près de 150. 000 victimes (p. 95). »
Lucien Sève, Octobre 1917. Une lecture très critique de l'historiographie dominante suivi d'un choix de textes de Lénine, p.note 52, p. 56, Qui a voulu la guerre civile ?, Editions sociales les parallèles, 1917 + cent, Paris, 2017.

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Références

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