Le communisme est un régime criminel

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Présentation de l'argument

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Citations [ modifier ]

« Un premier bilan global de ces crimes peut être dressé :
  • fusillade de dizaines de milliers d’otages ou de personnes emprisonnées sans jugement et massacre de centaines de milliers d’ouvriers et de paysans révoltés entre 1918 et 1922 ;
  • famine de 1922 provoquant la mort de cinq millions de personnes ;
  • liquidation et déportation des Cosaques du Don en 1920 ;
  • assassinat de dizaines de milliers de personnes dans les camps de concentration entre 1918 et 1930 ;
  • liquidation de près de 690 000 personnes lors de la Grande Purge de 1937-1938 ;
  • déportation de deux millions de koulaks (ou prétendus tels) en 1930-1932 ;
  • destruction par la famine provoquée et non secourue de six millions d’Ukrainiens en 1932-1933 ;
  • déportation de centaines de milliers de Polonais, d’Ukrainiens, de Baltes, de Moldaves et de Bessarabiens en 1939-1941, puis en 1944-1945 ;
  • déportation des Allemands de la Volga en 1941 ;
  • déportation-abandon des Tatars de Crimée en 1943 ;
  • déportation-abandon des Tchétchènes en 1944 ;
  • déportation-abandon des Ingouches en 1944 ;
  • déportation-liquidation des populations urbaines du Cambodge entre 1975 et 1978 ;
  • lente destruction des Tibétains par les Chinois depuis 1950, etc.
On n’en finirait pas d’énumérer les crimes du léninisme et du stalinisme, souvent reproduits quasiment à l’identique par les régimes de Mao Zedong, Kim Il Sung, Pol Pot. »
Stéphane Courtois, Le livre noir du communisme, Robert Laffont, Paris, 1997.

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Sous-arguments [ modifier ]

Le communisme a fait 100 millions de morts

« Nous pouvons néanmoins établir un premier bilan chiffré qui n’est encore qu’une approximation minimale et nécessiterait de longues précisions mais qui, selon des estimations personnelles, donne un ordre de grandeur et permet de toucher du doigt la gravité du sujet :
  • URSS, 20 millions de morts,
  • Chine, 65 millions de morts,
  • Vietnam, 1 million de morts,
  • Corée du Nord, 2 millions de morts,
  • Cambodge, 2 millions de morts,
  • Europe de l’Est, 1 million de morts,
  • Amérique latine, 150 000 morts,
  • Afrique, 1,7 million de morts,
  • Afghanistan, 1,5 million de morts,
  • mouvement communiste international et partis communistes non au pouvoir, une dizaine de milliers de morts.
Le total approche la barre des cent millions de morts. »
Stéphane Courtois, Le livre noir du communisme, Robert Laffont, Paris, 1997.

Les États communistes ont commis les trois types de crimes définis par le tribunal de Nuremberg

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Les États communistes ont commis les trois types de crimes définis par le tribunal de Nuremberg
SOUS-ARGUMENTS OBJECTIONS
Les États communistes ont commis des crimes contre la paix
Les États communistes ont commis des crimes de guerre
Les États communistes ont commis des crimes contre l'humanité
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« La question du crime commis par un État a été abordée pour la première fois sous un angle juridique, en 1945, au tribunal de Nuremberg institué par les Alliés pour juger les crimes nazis. La nature de ces crimes a été définie par l’article 6 des statuts du tribunal, qui désigne trois crimes majeurs : les crimes contre la paix, les crimes de guerre, les crimes contre l’humanité. Or, un examen de l’ensemble des crimes commis sous le régime léninien/stalinien, puis dans le monde communiste en général, nous conduit à y reconnaître chacune de ces trois catégories. »
Stéphane Courtois, Le livre noir du communisme, Robert Laffont, Paris, 1997.

Tous les régimes communistes ont utilisé l'arme de la faim

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Tous les régimes communistes ont utilisé l'arme de la faim
SOUS-ARGUMENTS OBJECTIONS
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« Il [ce constat] souligne une particularité de beaucoup de régimes communistes : l’utilisation systématique de « l’arme de la faim » ; le régime tend à contrôler la totalité du stock de nourriture disponible et, par un système de rationnement parfois très sophistiqué, ne le redistribue qu’en fonction du « mérite » ou du « démérite » des uns et des autres. Cette démarche peut aller jusqu’à provoquer de gigantesques famines. Rappelons que, dans la période d’après 1918, seuls les pays communistes ont connu ces famines aboutissant à la mort de centaines de milliers, voire de millions d’hommes. Encore dans la dernière décennie, deux des pays d’Afrique se réclamant du marxisme-léninisme – l’Éthiopie et le Mozambique – ont eu à subir ces famines meurtrières. »
Stéphane Courtois, Le livre noir du communisme, Robert Laffont, Paris, 1997.

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Objections [ modifier ]

Imputer les crimes du communisme à une idée est du délit d'intention

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Imputer les crimes du communisme à une idée est du délit d'intention
SOUS-ARGUMENTS OBJECTIONS
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« À diluer l'histoire concrète dans le temps et dans l'espace, à la dépolitiser délibérément, par choix de méthode (Nicolas Werth revendique franchement « la mise au second plan de l'histoire politique » pour mieux suivre le fil linéaire d'une histoire décontextualisée de la répression), il ne reste qu'un théâtre d'ombres. Il ne s'agit plus alors d'instruire le procès d'un régime, d'une époque, de bourreaux identifiés, mais d'une idée : l'idée qui tue. Dans le genre, certains journalistes s'en sont donné à coeur joie. Jacques Amalric enregistre avec satisfaction « la réalité engendrée par une utopie mortifère » (Libération, 6 novembre). Philippe Cusin invente une hérédité conceptuelle : « C'est inscrit dans les gènes du communisme : il est naturel de tuer » (Le Figaro, 5 novembre). À quand l'euthanasie conceptuelle contre le gène du crime ? Instruire le procès non de faits, de crimes précis, mais d'une idée, c'est inéluctablement instituer une culpabilité collective et un délit d'intention. Le tribunal de l'histoire selon Courtois n'est pas seulement rétroactif. Il devient dangereusement préventif, lorsqu'il regrette que le « travail de deuil de l'idée de révolution soit encore loin d'être achevé » et s'indigne que « des groupes ouvertement révolutionnaires soient actifs et s'expriment en toute légalité » ! »
Daniel Bensaïd, « Communisme contre stalinisme », Rouge, n°1755, 1997.

En 1918, près de 30 ans avant Nuremberg, les Bolcheviks pénalisaient les crimes antisémites

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En 1918, près de 30 ans avant Nuremberg, les Bolcheviks pénalisaient les crimes antisémites
SOUS-ARGUMENTS OBJECTIONS
Pendant la guerre civile russe la coalition interventionniste cautionne au contraire les forfaits antijuifs
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« Décret du Conseil des commissaires du Peuple de la RSFSR "Sur l'éradication de l'antisémitisme"

Selon des informations qui sont parvenues au Conseil des Commissaires du Peuple, des pogroms sont perpétrés dans de nombreuses villes, en particulier dans la zone proche du front, à la suite desquels, dans certains endroits, ont lieu des attaques contre la population laborieuse juive. La contre-révolution bourgeoise reprend les armes du tsar (...) A présent les contre-révolutionnaires se lancent à nouveau dans la chasse aux Juifs, utilisant la faim et la fatigue, ainsi que l'obscurantisme des masses les plus arriérées et les résidus de la haine antijuive inoculée par l'autocratie (...) Toute attaque contre une nation qu'elle quelle soit est inacceptable et humiliante. Le Conseil des commissaires du Peuple déclare que l'antisémitisme et les pogroms antijuifs signent la mort de la révolution ouvrière et paysanne et appelle le peuple des travailleurs de la Russie socialiste à se battre par tous les moyens contre ce mal. La haine nationale affaiblit nos rangs révolutionnaires, désunit le front unique des travailleurs, sans distinction de nationalité, et ne tend la main qu'à nos ennemis. Le Conseil des Commissaires du Peuple appelle tous les députés des soviets à prendre des mesures énergiques pour éradiquer l'antisémitisme. Il est prescrit de mettre hors-la-loi ceux qui participent ou appellent aux pogroms.

N 155 Décret du Conseil des commissaires du peuple de la RSFSR sur l'éradication de l'antisémitisme (Le 27 juillet 1918) ,

le chef du service administratif du Conseil des Commissaires du peuple, V.L. Bontch-Brouievitch, Le secrétaire du Conseil, Le Président des Commissaires du Peuple (Oulianov) Lénine. »
Lidia Milakova, Nicolas Werth, Le livre des pogroms ; antichambre d'un génocide Ukraine, Russie, Biélorussie, 1917-1922, n°Izvestias,VTSIK, 27 juillet 1918, p.541, Partie III - Russie, Calman Levy, Paris, 2006.

La famine de 1921 est la conséquence des interventions étrangères contre le pouvoir bolchevique

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La famine de 1921 est la conséquence des interventions étrangères contre le pouvoir bolchevique
SOUS-ARGUMENTS OBJECTIONS
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« Le spectre du communisme devenu réalité, il n'était pas du goût des classes possédantes du monde capitaliste de laisser un tel cauchemar hanter leurs nuits (...) Sans laisser le temps à la révolution de célébrer son premier anniversaire, elles prient une part active aux évènements russes (...) A partir de l'été 1918, des troupes toujours plus nombreuses, venues des différents continents ont ainsi foulé le sol russe pour tenter de briser le pouvoir soviétique : la Tchécoslovaquie envoya 50. 000 hommes ; le Royaume-Uni, 40. 000  ; le Japon, 28. 000 ; la Grèce, 24. 000 ; la Pologne, 12.000 ; les Etats-Unis, 13. 000 ; la France, 12. 000 ; l'Estonie, 11. 500 ; le Canada, 5. 000 ; la Serbie, 4. 000 ; la Roumanie, 4. 000 ; l'Italie, 2. 500 ; la Chine, 2. 300... Qui pourrait prétendre justifier la présence de cette armée de 200. 000 soldats au titre de l'ingérence humanitaire ? La terrible famine qui causa la mort de millions de personnes à cette époque ne peut être la raison invoquée pour légitimer cette intervention puisqu'elle fut la conséquence et non la cause de cette intrusion qui généralisa la guerre civile. »
Olivier Besancenot, Que faire de 1917 ? Une contre-histoire de la révolution russe, p.129-130, Seconde partie Les Soviets victimes de la Contre-Révolution , chapitre 1, 1917 prise au piège de la guerre civile ; le monde déclare la guerre à la révolution russe., Autrement, Paris, 2017.

La terreur blanche, occultée dans ce dossier, a largement précédé la terreur rouge

On relève au vu des réflexions de Jean Elleinstein que le débat Lénine/Staline est très ancien ne relève pas d'une découverte de documents concommitants à l'ouverture d'archives dasn les années Gorbatchev ou Eltsine. Dans les années 1970 les milieux marxistes ne contestaient pas l'existence de crimes léninistes et les problèmes posés par la création de la Tcheka.
« La terreur blanche, commencée dès le mois de novembre 1917 avec les massacres du Kremlin, s'était renforcée au cous de l'année 1918 ; exécutions sommaires, assassinats, dévastations étaient devenus une habitude quotidienne. Elle s'amplifiera par la suite. Les villages brûlés par les armées blanches se compteront par centaines. De nombreux dirigeants bolcheviks seront fusillés tels Chaoumian, dans le Caucase. Petlioura comme Denikine, Wrangel comme Koltchak massacrèrent en masse les Juifs et multiplièrent les pogroms (53 en juillet 1919). Plus de 100.000 juifs périrent ainsi entre 1918 et 1920 selon un rapport de la Croix-Rouge. Après les massacres du Kremlin de Moscou de novembre 1917, on pourrait citer des milliers d'exemples de la terreur blanche de masse. Ce sont les 4.000 habitants de Maikop exécutés en septembre 1918 par les troupes du général Pokrovski, ce sont les ouvriers massacrés à Kazan, à Samara, à Oufra sous le règne des Blancs. On ne peut étudier la Terreur rouge en passant sous silence la Terreur blanche qui la précéda comme le fait Soljenitsine dans l'Archipel du Goulag. L'une procède de l'autre et les bolcheviks durent y recourir, sans quoi ils auraient péri à l'exemple de la Commune parisienne de 1871. »
Jean Elleinstein, Histoire de l'URSS tome 1 (1917-1921 ), p.189-190, Éditions Sociales, Paris, 1975 deuxième édition..
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Voir les citations restantes dans la page détaillée de l'argument.
« De nos jours les plumes historiennes prisées par la classe dirigeante, d'ordinaire si disertes à décrire la terreur rouge, peinent à évoquer ne serait-ce que l'existence de la terreur blanche. Elles rédigent à longueur d'article, une version unilatérale et daltonienne de l'histoire. En biffant des chapitres entiers de cette dernière, elles n'occultent pas seulement les faits, elles nous empêchent aussi de mieux comprendre un contexte qui fut propice à la dégenérescence de la révolution russe. »
Olivier Besancenot, Que faire de 1917 ? Une contre-histoire de la révolution russe., p.131-132, Seconde partie Les Soviets victimes de la Contre-Révolution , chapitre 1, 1917 prise au piège de la guerre civile ; le monde déclare la guerre à la révolution russe., Autrement, 2017.

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Références

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Débat parent