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La souffrance animale est injuste

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CitationsCitations [ modifier ]

« Et puis il y a, bien avant l’apparition de l’homme, la souffrance animale. Des milliards d’animaux, dans des millions d’espèces, n’ont vécu qu’en en dévorant des milliards d’autres, dont l’unique tort était d’être trop faibles ou trop lents pour leur échapper. Je ne fais pas partie de la SPA. Mais tout de même ! Il suffit de voir nos reportages animaliers, à la télévision ce ne sont que des tigres qui égorgent des gazelles, des poissons qui dévorent d’autres poissons, des oiseaux qui avalent des vers de terre, des insectes qui grignotent d’autres insectes… Je ne leur reproche rien : ils font leur métier de vivants. Mais comment faire entrer tant de souffrances, chez leurs proies, et pendant si longtemps, dans un plan prétendument divin ? Nos écologistes protestent, ils ont peut-être raison, contre le gavage des oies. Mais que dire alors de l’invention des carnivores ? La vie, telle que Dieu est supposé l’avoir créée, et bien avant l’apparition d’Homo sapiens, est d’une violence et d’une injustice effrayantes. C’est comme un long carnage, qui n’en finirait pas. De ce point de vue, la première « vérité sainte » du Bouddha, qui enseigne que « toute vie est souffrance », sarvam dukkham, me paraît coller bien davantage à notre expérience, hélas, que l’enseignement des différents monothéismes ! La douleur est innombrable. Le malheur est innombrable. Qu’il y ait aussi des plaisirs et des joies, je ne l’ignore pas. Mais cela, la nature suffit à l’expliquer, quand Dieu rend l’horreur inexplicable. » »
André Comte-Sponville, L'esprit de l'athéisme, Albin Michel, 2006.
« Assez curieusement, la question qui apparaît la plus embarrassante et la plus difficile à régler dans le cadre d'une théodicée chrétienne est celle que pose la souffrance des animaux. Si l'on peut donner à la douleur humaine une signification en termes de péché, de châtiment, d'avertissement, d'épreuve, de rédemption, de récompense, on ne peut en dire autant des animaux. Ils ne sont pas moralement coupables, ils ne sont pas rachetés, ils n'ont pas de perspective de vie éternelle, et cependant ils souffrent. Pourquoi ? »
Leszek Kolakowski, Philosophie de la religion, p.68, 10/18, 1997.

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ObjectionsObjections [ modifier ]

ObjectionsLes animaux ne souffrent pas

Il s'agit d'animaux-machines, comme le pensait Descartes.
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ObjectionLa zoologie démontre le contraire

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ObjectionsLes animaux souffrent à cause du Péché originel

Avec la Chute décrite par la Bible, Adam a entraîné toute la création dans son malheur. Certes, les animaux souffrent, mais cela s'explique par le péché originel et ne contredit pas l'existence de Dieu.
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ObjectionsLa souffrance des animaux n'est pas comparable à la souffrance humaine

Voir Lewis, "Le problème du mal" : le cas des animaux, souffrance sans conscience.
« Maintenant, s’il n’y a pas de raison de supposer que les animaux ont une volonté libre, qu’en est-il de leur souffrance ? Les animaux ont enduré des souffrances longtemps avant l’apparition des êtres humains sur Terre : aussi longtemps qu’il y a eu des animaux conscients. La première chose à prendre en compte, c’est que si les animaux supérieurs, disons en général les vertébrés, souffrent, il est très peu probable que leur souffrance atteigne celle des êtres humains. Étant donné que la souffrance dépend directement d’événements cérébraux (causés à leur tour par des événements subis dans d’autres parties du corps), dès lors, puisque les animaux inférieurs ne souffrent pas du tout et que les êtres humains souffrent beaucoup, les animaux dont la complexité est intermédiaire souffrent, vraisemblablement, à un degré modéré. Par conséquent, si l’on recherche une théodicée expliquant pourquoi Dieu laisse les animaux souffrir, il n’est pas besoin qu’elle soit aussi puissante que celle requise par la souffrance humaine. On a seulement besoin de raisons adéquates expliquant pourquoi Dieu tolère un degré de souffrance bien moins élevé que celui des animaux. »
Richard Swinburne, Y a-t-il un Dieu ?, p.104-105, Ithaque, 2009.
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ObjectionsLes animaux ne souffrent que parce que certaines de leurs actions sont intentionnelles

« Le bien des animaux, comme celui des êtres humains, ne consiste pas en frissons de plaisir. Pour les animaux également, certaines choses ont plus de valeur, en particulier les actions intentionnelles, parmi lesquelles certaines actions intentionnelles d’une grande importance. La vie des animaux comprend beaucoup d’actions intentionnelles d’une grande importance. Les animaux cherchent un compagnon, alors même qu’ils sont épuisés ou n’en trouvent pas. Ils prennent beaucoup de peine à construire des nids et à nourrir leur progéniture, à tromper leurs prédateurs et à effectuer des reconnaissances. Tout cela entraîne inévitablement de la douleur (lorsqu’ils continuent malgré la fatigue) et du danger. Un animal ne fuirait pas intentionnellement les feux de forêt, ou ne se mettrait pas en peine de sauver sa progéniture d’un feu de forêt, s’il n’y avait un réel danger d’être pris dans un feu de forêt. L’action de sauver sa progéniture malgré le danger n’existerait tout simplement pas s’il n’y avait pas de danger. Et le danger n’existerait pas sans une probabilité naturelle significative d’être pris dans un feu. Les animaux ne décident pas librement d’accomplir de telles actions, mais ces actions n’en ont pas moins de la valeur. C’est une grande chose que les animaux nourrissent leurs petits, et pas seulement eux-mêmes ; que les animaux effectuent des reconnaissances quand ils ressentent le danger ; qu’ils cherchent à se sauver mutuellement des prédateurs, etc. Ce sont des choses qui donnent de la valeur à la vie des animaux. Mais ces choses impliquent souvent une souffrance pour ces créatures. »
Richard Swinburne, Y a-t-il un Dieu ?, p.105, Ithaque, 2009.
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