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Il existe trop de souffrances et d'injustices pour qu'il existe un dieu

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Résumé de l'argumentRésumé de l'argument [ modifier ]

Le mal est souvent synonyme d'une souffrance imméritée et injuste : les victimes qui meurent lors d'attentats ou dans les camps de concentration, les victimes de catastrophes naturelles etc.

Tout au long de l'histoire, on voit des victimes innocentes, non seulement dues à des malheurs suscités par des volontés humaines (guerres, génocides, crimes etc.) mais aussi par des malheurs qui dérivent des forces naturelles (tsunamis, éruptions volcaniques, épidémies etc.).

Ainsi non seulement l'homme est un loup pour l'homme, mais la nature n'épargne personne, le juste comme l'injuste sont frappés. Ceci montre un univers indifférent, qui suit son cours et obéit à des lois implacables. Il n'y a pas place dans cette configuration pour un Dieu d'amour ou de miséricorde, se préoccupant des humains et de leur destinée, qui est soumise aux hasards.

CitationsCitations [ modifier ]

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Sous-argumentsSous-arguments [ modifier ]

Sous-argumentLa vie humaine est absurde

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Sous-argumentLa souffrance des innocents contredit la "bonté" de Dieu

Partout on constate que des innocents sont frappés de malheurs : handicap de nouveaux-nés, assassinat d'enfants, viols de femmes, etc. Si Dieu était bon, pourrait-il permettre ces actes ? Un père qui voit son enfant se faire malmener dans une cour de récréation, puis un autre enfant prendre un bâton pour le frapper, réagira. Dieu, censé être infiniment meilleur que le moindre père de famille, laisse des choses bien pires advenir à ses enfants ou à ses créatures. Même S'Il existe, Il n'est pas "bon".
« Pourquoi Dieu nous a-t-il créés si faibles, si lâches, si violents, si avides, si prétentieux, si lourds ? Pourquoi tant de salauds ou de médiocres, si peu de héros ou de saints ? Pourquoi tant d’égoïsme, d’envie, de haine, si peu de générosité et d’amour ? Banalité du mal, rareté du bien ! Il me semble qu’un Dieu aurait pu obtenir, même en nous laissant libres et imparfaits, une proportion plus favorable. »
André Comte-Sponville, L'esprit de l'athéisme, Albin Michel, 2006.
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Voir les citations restantes dans la page détaillée de l'argument.
« Il reste que le mal, même pour les plus optimistes, voyez Leibniz, est incontestable. Le bien l’est aussi ? Sans doute. Mais la nature suffit à expliquer l’un et l’autre, alors qu’un Dieu les rendrait tous les deux incompréhensibles, le premier par l’excès, le second par l’insuffisance. Il y a trop d’horreurs dans ce monde, trop de souffrances, trop d’injustices – et trop peu de bonheur – pour que l’idée qu’il ait été créé par un Dieu tout-puissant et infiniment bon me paraisse acceptable. »
André Comte-Sponville, L'esprit de l'athéisme, Albin Michel, 2006.
SOUS-ARGUMENTS
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OBJECTIONS
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Sous-argumentLa souffrance animale est injuste

« Et puis il y a, bien avant l’apparition de l’homme, la souffrance animale. Des milliards d’animaux, dans des millions d’espèces, n’ont vécu qu’en en dévorant des milliards d’autres, dont l’unique tort était d’être trop faibles ou trop lents pour leur échapper. Je ne fais pas partie de la SPA. Mais tout de même ! Il suffit de voir nos reportages animaliers, à la télévision ce ne sont que des tigres qui égorgent des gazelles, des poissons qui dévorent d’autres poissons, des oiseaux qui avalent des vers de terre, des insectes qui grignotent d’autres insectes… Je ne leur reproche rien : ils font leur métier de vivants. Mais comment faire entrer tant de souffrances, chez leurs proies, et pendant si longtemps, dans un plan prétendument divin ? Nos écologistes protestent, ils ont peut-être raison, contre le gavage des oies. Mais que dire alors de l’invention des carnivores ? La vie, telle que Dieu est supposé l’avoir créée, et bien avant l’apparition d’Homo sapiens, est d’une violence et d’une injustice effrayantes. C’est comme un long carnage, qui n’en finirait pas. De ce point de vue, la première « vérité sainte » du Bouddha, qui enseigne que « toute vie est souffrance », sarvam dukkham, me paraît coller bien davantage à notre expérience, hélas, que l’enseignement des différents monothéismes ! La douleur est innombrable. Le malheur est innombrable. Qu’il y ait aussi des plaisirs et des joies, je ne l’ignore pas. Mais cela, la nature suffit à l’expliquer, quand Dieu rend l’horreur inexplicable. » »
André Comte-Sponville, L'esprit de l'athéisme, Albin Michel, 2006.
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« Assez curieusement, la question qui apparaît la plus embarrassante et la plus difficile à régler dans le cadre d'une théodicée chrétienne est celle que pose la souffrance des animaux. Si l'on peut donner à la douleur humaine une signification en termes de péché, de châtiment, d'avertissement, d'épreuve, de rédemption, de récompense, on ne peut en dire autant des animaux. Ils ne sont pas moralement coupables, ils ne sont pas rachetés, ils n'ont pas de perspective de vie éternelle, et cependant ils souffrent. Pourquoi ? »
Leszek Kolakowski, Philosophie de la religion, p.68, 10/18, 1997.
SOUS-ARGUMENTS
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OBJECTIONS

ObjectionLes animaux ne souffrent pas

Il s'agit d'animaux-machines, comme le pensait Descartes.
Sous-débat
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Les animaux ne souffrent pas
SOUS-ARGUMENTS OBJECTIONS
Aucun sous-argument n'a été entré. Objection La zoologie démontre le contraire
de l'argument pour aller plus loin.

ObjectionLes animaux souffrent à cause du Péché originel

Avec la Chute décrite par la Bible, Adam a entraîné toute la création dans son malheur. Certes, les animaux souffrent, mais cela s'explique par le péché originel et ne contredit pas l'existence de Dieu.

ObjectionLa souffrance des animaux n'est pas comparable à la souffrance humaine

Voir Lewis, "Le problème du mal" : le cas des animaux, souffrance sans conscience.
« Maintenant, s’il n’y a pas de raison de supposer que les animaux ont une volonté libre, qu’en est-il de leur souffrance ? Les animaux ont enduré des souffrances longtemps avant l’apparition des êtres humains sur Terre : aussi longtemps qu’il y a eu des animaux conscients. La première chose à prendre en compte, c’est que si les animaux supérieurs, disons en général les vertébrés, souffrent, il est très peu probable que leur souffrance atteigne celle des êtres humains. Étant donné que la souffrance dépend directement d’événements cérébraux (causés à leur tour par des événements subis dans d’autres parties du corps), dès lors, puisque les animaux inférieurs ne souffrent pas du tout et que les êtres humains souffrent beaucoup, les animaux dont la complexité est intermédiaire souffrent, vraisemblablement, à un degré modéré. Par conséquent, si l’on recherche une théodicée expliquant pourquoi Dieu laisse les animaux souffrir, il n’est pas besoin qu’elle soit aussi puissante que celle requise par la souffrance humaine. On a seulement besoin de raisons adéquates expliquant pourquoi Dieu tolère un degré de souffrance bien moins élevé que celui des animaux. »
Richard Swinburne, Y a-t-il un Dieu ?, p.104-105, Ithaque, 2009.

ObjectionLes animaux ne souffrent que parce que certaines de leurs actions sont intentionnelles

« Le bien des animaux, comme celui des êtres humains, ne consiste pas en frissons de plaisir. Pour les animaux également, certaines choses ont plus de valeur, en particulier les actions intentionnelles, parmi lesquelles certaines actions intentionnelles d’une grande importance. La vie des animaux comprend beaucoup d’actions intentionnelles d’une grande importance. Les animaux cherchent un compagnon, alors même qu’ils sont épuisés ou n’en trouvent pas. Ils prennent beaucoup de peine à construire des nids et à nourrir leur progéniture, à tromper leurs prédateurs et à effectuer des reconnaissances. Tout cela entraîne inévitablement de la douleur (lorsqu’ils continuent malgré la fatigue) et du danger. Un animal ne fuirait pas intentionnellement les feux de forêt, ou ne se mettrait pas en peine de sauver sa progéniture d’un feu de forêt, s’il n’y avait un réel danger d’être pris dans un feu de forêt. L’action de sauver sa progéniture malgré le danger n’existerait tout simplement pas s’il n’y avait pas de danger. Et le danger n’existerait pas sans une probabilité naturelle significative d’être pris dans un feu. Les animaux ne décident pas librement d’accomplir de telles actions, mais ces actions n’en ont pas moins de la valeur. C’est une grande chose que les animaux nourrissent leurs petits, et pas seulement eux-mêmes ; que les animaux effectuent des reconnaissances quand ils ressentent le danger ; qu’ils cherchent à se sauver mutuellement des prédateurs, etc. Ce sont des choses qui donnent de la valeur à la vie des animaux. Mais ces choses impliquent souvent une souffrance pour ces créatures. »
Richard Swinburne, Y a-t-il un Dieu ?, p.105, Ithaque, 2009.

Sous-argumentL'Histoire n'a pas de sens

L'Histoire paraît "une histoire racontée par un idiot." Il n'y a pas de progrès moral : l'humanité souffre toujours globalement d'autant de guerres, d'oppressions et de misères. Quand dans certaines contrées le mal décroît, il croît dans d'autres endroits.

L'humanité semble donc ni pire ni meilleure selon les temps. S'il y avait un Dieu préoccupé de morale, le niveau moral devrait progresser ; de même, s'il y avait un Dieu créateur de l'univers qui s'était manifesté dans une religion, celle-ci devrait s'imposer à l'humanité. Or on ne voit que divisions et stagnation morale. Enfin si un Dieu guidait une civilisation, celle-ci devrait se maintenir : toutes les civilisations obéissent à des cycles, les unes surgissent, les autres meurent...

On ne voit pas de trace d'une évolution dans l'Histoire, qui obéit peut être à des lois mais pas à un "plan divin".
SOUS-ARGUMENTS
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OBJECTIONS

ObjectionIl y a un sens de l'Histoire

On assiste à une lente unification de l'humanité sous l'égide d'une morale commune : les Droits de l'homme, issus de la religion (version sécularisée de l'éthique religieuse) deviennent le standard de référence. Peu à peu, l'égalité homme/femme, les droits de l'enfant, la liberté d'expression et d'autres libertés fondamentales, deviennent les références communes. Celles-ci s'imposeront alors à tous, accomplissant un réel progrès moral. Cf thèse de Fukoyama sur "la fin de l'Histoire".

Sous-argumentLa nature est cruelle

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Sous-argumentLes représentants de Dieu sur terre ne montrent pas toujours l'exemple

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ObjectionsObjections [ modifier ]

ObjectionsDieu n'est pas tout-puissant

Le terme de "tout-puissant" employé dans les Bibles traduit l'expression hébraïque : "Celui qui dit : 'Assez!'" (référence : Catherine Challier, préface a Le concept de Dieu après Auschwitz).

La notion de puissance est relationnelle : x est puissant s'il peut agir sur y. La notion de "toute-puissance" est contradictoire ; elle signifierait une puissance que rien ne peut limiter. Or toute existence en dehors d'une telle puissance serait une limite à cette toute-puissance (voir Hans Jonas, Le concept de Dieu après Auschwitz).
SOUS-ARGUMENTS
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OBJECTIONS

ObjectionUn Dieu qui n'est pas tout-puissant n'est pas Dieu

« Mais ce dieu-là est d’autant plus faible, pour Alain, qu’il n’est pas Dieu – il n’est que l’esprit (« toujours humilié, bafoué, crucifié, toujours renaissant le troisième jour ») : il n’est qu’en l’homme. Humanisme vrai : spiritualisme vrai, mais sans Église, sans dogmes, sans Dieu. J’ai plus de mal à concevoir ce Dieu faible dont on nous parle, qui aurait assez de puissance pour créer l’univers et l’homme, éventuellement pour nous faire ressusciter d’entre les morts, mais pas assez pour sauver un enfant ou son peuple. »
André Comte-Sponville, L'esprit de l'athéisme, Albin Michel, 2006.

ObjectionLa compassion n'a pas de sens pour Dieu

Cf. Peter Geach, La providence et le mal

ObjectionDieu est décrit comme omnipotent par les textes religieux

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ObjectionsDieu permet le mal à cause de la liberté

C'est les être humains, pas Dieu, qui sont responsables du mal. Le mal n'existe que parce que les hommes sont libres.
« Le centre de toute théodicée doit, à mon sens, consister en une « justification par le libre arbitre ». Elle concernera, pour commencer, le mal moral, mais on pourra l’étendre également à une bonne partie du mal naturel. La justification par le libre arbitre consiste à dire que c’est un grand bienfait que les êtres humains aient le libre arbitre, ou faculté de choix libre et responsable, mais ce libre arbitre suppose alors nécessairement la possibilité naturelle du mal moral. (Par « possibilité naturelle », je veux dire qu’il n’est pas déterminé à l’avance si le mal se produira ou non.) Un Dieu qui dote les êtres humains d’un tel libre arbitre ouvre inévitablement la porte à cette possibilité, de sorte que la production effective du mal échappe à son contrôle. Il n’est pas logiquement possible – ce serait une supposition contradictoire – que Dieu nous accorde ce libre arbitre tout en s’assurant que nous en usions toujours correctement. »
Richard Swinburne, Y a-t-il un Dieu ?, Ithaque, 2009.
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« La plupart des souffrances humaines sont le résultat de nos propres fautes. N’est-ce pas alors un peu facile d’en rendre Dieu responsable ou de s’indigner qu’il n’intervienne pas ? Dieu nous a créés libres, ce qui veut dire que nous devons assumer et subir les conséquences de nos paroles et de nos actes. Sinon nous serions des marionnettes sans volonté. Mais dans son amour, Dieu a décidé de ne pas nous laisser nous entredéchirer. En fait, il a déjà donné un moyen pour vaincre le mal, en Jésus : «Dieu a tant aimé la monde qu’il a donné son Fils unique pour que quiconque croit en lui ne périsse pas mais ait la vie éternelle» (Evangile de Jean ch.3 v.16). Le sacrifice de Jésus a pour but de vaincre le mal et donc la souffrance. En vivant comme Dieu le demande, à l’exemple de Jésus, nous nous éviterons toute souffrance. C’est à chacun(e) de le vouloir et de le décider. »
SOUS-ARGUMENTS
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ObjectionLe mal naturel n'est pas causé par les actions humaines

Si le mal sur terre ne venait que des humains (inégalités économiques, exploitation, conflits, guerres, etc.), on pourrait dire que le mal découle de la seule liberté humaine. Mais il existe nombre de choses mauvaises qui ne viennent pas des humains : difformités, maladies, catastrophes naturelles. Ce mal est totalement injuste, on ne peut pas l'attribuer à la liberté.

ObjectionDieu ne peut pas être moins libre que les humains

« Certes, ces souffrances et ces injustices, ce sont souvent des hommes qui en sont responsables. Mais qui a créé l’humanité ? Les croyants me répondront que Dieu nous a créés libres, ce qui suppose que nous puissions faire le mal… Cela nous renvoie à l’aporie déjà évoquée : sommes-nous alors plus libres que Dieu, qui n’est capable – perfection oblige – que du bien ? »
André Comte-Sponville, L'esprit de l'athéisme, Albin Michel, 2006.

ObjectionL'homme n'est pas vraiment libre mais incliné au mal

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ObjectionsDieu a besoin du conflit pour faire avancer son plan dans l'histoire

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SOUS-ARGUMENTS
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OBJECTIONS

ObjectionCet argument est contredit par l'omnipotence que lui attribuent les textes religieux

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ObjectionsDieu n'a pas créé le mal qui existe de toute éternité

Le mal est une réalité attestée non seulement dans les hommes, mais dans l'univers lui-même. Il suffit de regarder des insectes s'entre-dévorants et la souffrance dans la nature pour le savoir. Le mal n'est pas un phénomène subjectif, c'est un des aspects de la réalité, tout comme le bien. Le réel est double, à la fois beau et effrayant. Cette dualité se retrouve dans la nature, dans l'être humain, etc. Or cette dualité que l'on constate partout dérive d'une dualité ontologique : notre univers est le mélange de deux réalités distinctes et éternelles, le Mal et le Bien (ou l'Esprit et la Matière chez Platon : voir Simone Pétrement, "Le dualisme chez Platon").

Le dualisme est une doctrine qui a été professée par les Manichéens sur plusieurs millénaires (voir par exemple Amin Maalouf "Les jardins de Lumière"), les gnostiques des IIème et IIIème siècles (voir Jacques Lacarrière, "Les gnostiques"), Platon... Saint-Augustin fut longtemps manichéen ; Bayle, dans son "Dictionnaire Historique et Critique", consacre plusieurs entrées aux doctrines manichéennes ou proches.
SOUS-ARGUMENTS
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OBJECTIONS

ObjectionIl n'existe pas deux substances coéternelles

Les dualistes présupposent deux substances, le "mal" et le "bien". Pour les catholiques, le bien est le fonctionnement normal, et le mal une simple privation : par exemple la cécité est un mal, mais la cécité est la privation de la vue. Positivement, le mal n'est pas : citation Cardinal Journet.

ObjectionLe bien et le mal se mélangent

S'il y avait deux êtres coéternels, le Bien et le Mal, pourquoi se seraient-ils rencontrés et mélangés ? Ils auraient dû rester séparés pour l'éternité (ou mêlés pour l'éternité).

ObjectionLe mal est une illusion

Un renard dans un poulailler : c'est un bien pour le renard, un mal pour les poules. En soi, rien n'est "bien" ni "mal", ces mots sont des catégories relatives à une position particulière. Il est illogique de faire du "mal" une catégorie à part entière, une substance, alors qu'il s'agit d'une relation : x est mal pour y, bon pour z. X (événement, personne, situation, phénomène etc.) n'est ni bon ni mauvais en soi !

Citation Spinoza

Non seulement on peut établir intellectuellement que le "mal" n'existe pas en soi, mais certaines personnes l'ont réalisé à travers l'expérience mystique. Dans cette expérience, tout est parfait, tout est bien, la notion de mal se dissout.

Citation mystiques
Sous-débat
Le débat continue. Consultez la page détaillée
Le mal est une illusion
SOUS-ARGUMENTS OBJECTIONS
Sous-argument Les notions de Bien et Mal ne veulent rien dire pour l'univers
Sous-argument La plupart des mystiques ont perçu directement que tout est bien
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de l'argument pour aller plus loin.

ObjectionD'après les textes religieux, dieu est le créateur de toute chose

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ObjectionsDieu, en évolution, a besoin du conflit pour devenir conscient de Lui-même

On se trouve ici aux antipodes de la vision traditionnelle de Dieu; créateur parfait et immuable de l'univers. On touche même à des spéculations hérétiques, ou du moins opposées à l'enseignement connu des religions. Pour le psychanalyste Carl-Gustav Jung, l'Ancien Testament montre que l'image de Dieu change et évolue. C'est comme si Dieu lui-même se transformait et acquérait peu à peu une conscience morale. Ainsi le mal et le conflit sont nécessaires, ils permettraient à Dieu de dépasser sa colère voire de devenir plus conscient. On trouve cette idée chez le théosophe Jacob Boehme, qui a influencé Hegel.

Citations Jung et Boehme

Cf. Jung
SOUS-ARGUMENTS
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OBJECTIONS
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ObjectionsLe mal est dû à un accident cosmique non prévu par Dieu

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SOUS-ARGUMENTS
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OBJECTIONS

ObjectionDieu est décrit comme omniscient par les textes religieux

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ObjectionsLe mal est une illusion

Un renard dans un poulailler : c'est un bien pour le renard, un mal pour les poules. En soi, rien n'est "bien" ni "mal", ces mots sont des catégories relatives à une position particulière. Il est illogique de faire du "mal" une catégorie à part entière, une substance, alors qu'il s'agit d'une relation : x est mal pour y, bon pour z. X (événement, personne, situation, phénomène etc.) n'est ni bon ni mauvais en soi !

Citation Spinoza

Non seulement on peut établir intellectuellement que le "mal" n'existe pas en soi, mais certaines personnes l'ont réalisé à travers l'expérience mystique. Dans cette expérience, tout est parfait, tout est bien, la notion de mal se dissout.

Citation mystiques
SOUS-ARGUMENTS

Sous-argumentLes notions de Bien et Mal ne veulent rien dire pour l'univers

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Sous-argumentLa plupart des mystiques ont perçu directement que tout est bien

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OBJECTIONS
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ObjectionsL'existence du mal est la punition infligée par Dieu

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SOUS-ARGUMENTS
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ObjectionDieu serait alors injuste, car trop de personnes qui n'ont commis aucun mal seraient punies

« Enfin, et peut-être surtout, il y a toutes ces souffrances, depuis des millénaires, dont l’humanité n’est nullement responsable. Il y a tous ces enfants qui meurent de maladie, souvent dans d’atroces souffrances. Ces millions de femmes qui sont mortes en couches (qui meurent encore parfois), les chairs et l’âme déchirées. Il y a les mères de ces enfants, il y a les mères, lorsqu’elles sont encore vivantes, de ces femmes, incapables de les aider, de les soulager, ne pouvant qu’assister impuissantes à l’horreur… Qui oserait leur parler du péché originel ? Il y a ces cancers innombrables (qui ne sont pas tous dus à l’environnement ou au mode de vie). Il y a la peste, la lèpre, le paludisme, le choléra, la maladie d’Alzheimer, l’autisme, la schizophrénie, la mucoviscidose, la myopathie, la sclérose en plaques, la maladie de Charcot, la chorée de Huntington… Il y a les tremblements de terre, les raz-de-marée, les ouragans, les sécheresses, les inondations, les éruptions volcaniques… Il y a le malheur des justes et la souffrance des enfants. À quoi le péché originel ne donne qu’une explication dérisoire ou obscène. « Il faut que nous naissions coupables, écrit Pascal, ou Dieu serait injuste. » Il y a une autre possibilité, plus simple : c’est que Dieu n’existe pas. »
André Comte-Sponville, L'esprit de l'athéisme, Albin Michel, 2006.
Sous-débat
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Dieu serait alors injuste, car trop de personnes qui n'ont commis aucun mal seraient punies
SOUS-ARGUMENTS OBJECTIONS
Aucun sous-argument n'a été entré. Objection Seule la réincarnation explique les souffrances injustes et inexplicables
de l'argument pour aller plus loin.

ObjectionsNotre monde est le meilleur des mondes possibles

« La sagesse de Dieu, non contente d’embrasser tous les possibles, les pénètre, les compare, les pèse les uns contre les autres, pour en estimer les degrés de perfection ou d’imperfection, le fort et le faible, le bien et le mal : elle va même au-delà des combinaisons finies, elle en fait une infinité d’infinies, c’est-à-dire une infinité de suites possibles de l’Univers, dont chacune contient une infinité de créatures ; et par ce moyen la sagesse divine distribue tous les possibles qu’elle avait déjà envisagés à part, en autant de systèmes universels, qu’elle compare encore entre eux : et le résultat de toutes ces comparaisons et réflexions est le choix du meilleur d’entre tous ces systèmes possibles, que la sagesse fait pour satisfaire pleinement à la bonté; ce qui est justement le plan de l’Univers actuel. Et toutes ces opérations de l’entendement divin, quoiqu’elles aient entre elles un ordre et une priorité de nature, se font toujours ensemble, sans qu’il y ait entre elles aucune priorité de temps. »
Leibniz, Essai de théodicée, §225, 1710.
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« Dieu pouvait sans doute faire un monde plus parfait que celui que nous habitons. Il pouvait, par exemple, faire en sorte que la pluie, qui sert à rendre la terre féconde, tombât plus régulièrement sur les terres labourées, que dans la mer, où elle n’est pas si nécessaire. Mais pour faire ce monde plus parfait, il aurait fallu qu’il eût changé la simplicité de ses voies, et qu’il eût multiplié les lois de la communication des mouvements, par lesquels notre monde subsiste ; et alors il n’y aurait plus eu entre l’action de Dieu et son ouvrage cette proportion qui est nécessaire pour déterminer un être infiniment sage à agir, ou du moins il n’y aurait point eu la même proportion entre l’action de Dieu et ce monde si parfait, qu’entre les lois de la nature et le monde que nous habitons. Car notre monde, quelque imparfait qu’on le veuille imaginer, est fondé sur des lois de mouvement si simples et si naturelles, qu’il est parfaitement digne de la sagesse infinie de son auteur. »
Malebranche, Traité de la nature et de la grâce, I, §14, 1680.
SOUS-ARGUMENTS
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OBJECTIONS

ObjectionIl est impossible de vérifier que notre monde est le meilleur possible

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ObjectionPenser que notre monde est le meilleur des mondes possibles conduit à tout accepter

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ObjectionIl est facile d'imaginer un monde meilleur sur certains plans

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ObjectionsLe mal concourt à un plus grand bien

L'homme n'est pas capable de saisir les tenants et les aboutissants des décisions de Dieu. Avoir l'occasion de souffrir rend possible un grand bien
SOUS-ARGUMENTS

Sous-argumentAvoir l'occasion de souffrir rend possible un grand bien

« Ajoutons une remarque cruciale : si je souffre en conséquence d’une mauvaise action que vous avez librement décidée, ce n’est pas forcément en pure perte pour moi. D’un certain côté, c’est bon pour moi. Le fait que je souffre serait en pure perte pour moi si la seule bonne chose dans la vie était le plaisir sensible, et la seule mauvaise chose la douleur sensible ; et c’est parce que l’époque contemporaine tend à penser en ces termes que le problème du mal apparaît si aigu. Si c’étaient là les seules choses bonnes ou mauvaises, la présence de la souffrance serait une objection concluante contre l’existence de Dieu. Mais nous avons déjà relevé quel grand bien c’était de décider librement et d’influencer notre avenir, celui de nos compagnons, et celui du monde. Et nous pouvons à présent relever un autre grand bien – le bien que notre vie puisse servir un but, et qu’elle puisse être utile à nous-mêmes et aux autres. Rappelez-vous les paroles du Christ, « il y a plus de bonheur à donner qu’à recevoir » (que cite saint Paul dans les Actes, 20, 35). […] Avoir l’occasion de souffrir pour rendre possible un grand bien, c’est un privilège, même si ce privilège vous est imposé. Ceux qui ont l’occasion de souffrir pour leur pays et par là de sauver leurs pays de l’oppression ennemie sont privilégiés. Des cultures moins obsédées que la nôtre par le mal provoqué par la douleur purement physique l’ont toujours reconnu. Et elles ont reconnu que cela pourrait être une faveur, même quand celui qui meurt a été recruté d’office pour se battre. »
Richard Swinburne, Y a-t-il un Dieu ?, p.98, Ithaque, Paris, 2009.

Sous-argumentLa souffrance des uns permet à d'autres d'accomplir de bonnes actions

« L’autre façon dont le mal naturel procure aux hommes leur liberté, c’est en rendant possibles certains types d’actions le concernant, entre lesquels les agents ont la possibilité de choisir. Le mal naturel accroît le domaine de la décision significative. Tel mal naturel particulier, comme la douleur physique, donne à celui qui souffre le choix : ou bien la supporter avec patience, ou bien se lamenter sur son sort. Un ami pourra décider soit de montrer de la compassion envers celui qui souffre, soit de rester insensible. La douleur rend possibles ces décisions, qui sinon n’auraient pas lieu d’être prises. Cela ne garantit pas que nos réactions à la douleur soient bonnes, mais en attendant, la douleur nous donne une occasion d’accomplir des actions bonnes. À leur tour, les actions bonnes ou mauvaises que nous accomplissons face au mal naturel vont permettre, en réaction, des prises de position qui, à leur tour, seront bonnes ou mauvaises. Si je me montre patient dans la souffrance, vous pouvez décider d’encourager ou de railler cette patiente ; si je me lamente sur mon sort, vous avez la possibilité de m’apprendre, en paroles ou en acte, combien la patience est une bonne chose. Si vous vous montrez compatissant, j’ai l’occasion de vous montrer ma gratitude pour votre compassion ; ou bien d’être tellement replié sur moi-même que je l’ignore. Si vous êtes insensible, j’ai la possibilité de décider ou bien d’ignorer cette attitude, ou bien de vous la reprocher jusqu’à la fin de vos jours. Et ainsi de suite. Je ne pense pas qu’on puisse mettre en doute que le mal naturel, comme la douleur physique, rende possibles ces différentes décisions. Les actions que le mal naturel rend possibles nous donnent l’occasion de faire de notre mieux et de coopérer avec notre entourage au niveau le plus profond. »
Richard Swinburne, Y a-t-il un Dieu ?, p.103-104, Ithaque, 2009.
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« Cependant, on pourrait suggérer que la production du mal moral pourrait fournir l’occasion adéquate pour ce genre de bonnes et grandes actions, sans qu’il soit nécessaire que la souffrance soit causée par des processus naturels. […] Mais imaginez simplement que, d’un seul coup, toute la souffrance psychique et physique entraînée par la maladie, les tremblements de terre, et les accidents humainement inévitables, tout cela soit éradiqué de nos sociétés. Plus de maladie, plus de douleur due à la mort prématurée d’un enfant. Nous serions nombreux à avoir une vie tellement facile que nous n’aurions tout bonnement plus beaucoup d’occasions de faire preuve de courage, ou de manifester quelque chose comme une grande bonté. Nous avons besoin de ces processus insidieux de désintégration et de dissolution, que l’argent et la compétence ne peuvent éloigner de nous longtemps, pour avoir l’occasion, qui serait sinon facile à éviter, de devenir des héros. »
Richard Swinburne, Y a-t-il un Dieu ?, p.104, Ithaque, 2009.

Sous-argumentLe mal naturel motive les humains à connaître l'univers

« Le mal naturel permet aux êtres humains d’effectuer des choix, de deux manières. D’abord, le fonctionnement de lois de la nature entraînant des maux procure aux êtres humains des connaissances (s’ils décident de les acquérir) sur la manière de produire eux-mêmes ces maux. En observant que j’attrape une maladie par le fonctionnement de processus naturels, j’acquière la capacité soit d’utiliser ces processus de manière à transmettre cette maladie à d’autres, soit, par négligence, de laisser d’autres l’attraper, ou bien de prendre des mesures pour empêcher les autres d’attraper cette maladie. L’étude des mécanismes de la nature dans sa production de maux (et de biens) variés offre aux êtres humains un vaste champ pour la décision. Dieu ne pourrait-il pas nous donner la connaissance requise (concernant la production d’un bien ou d’un mal) dont nous avons besoin pour exercer une décision libre et responsable par un moyen moins coûteux ? Ne pourrait-il simplement nous murmurer de temps en temps à l’oreille quelles sont les différentes conséquences de nos différentes actions ? Certes oui. Cependant, si quelqu’un venait à penser que c’est Dieu qui l’informe que telle de ses actions aura tel effet, il devrait considérer que toutes ses actions s’accomplissent sous l’œil d’un Dieu qui voit tout. Il ne pourrait plus se contenter de la forte conviction que Dieu existe, il saurait, en toute certitude, que Dieu existe. Cette connaissance pourrait entraver largement sa liberté de décision, et lui rendrait très difficile la décision de faire le mal. Ceci parce que nous avons tous, par inclination naturelle, le désir d’être bien vu par tout le monde, et surtout, le cas échéant, par un Dieu parfaitement bon ; que nous ayons cette inclination est une très bonne caractéristique humaine : sans elle, il manquerait quelque chose à notre humanité. Si donc nous étions directement informés des conséquences de nos actes, nous serions privés de la possibilité de décider de chercher à découvrir leurs conséquences grâce à l’expérimentation et la coopération sérieuse. Cette connaissance nous submergerait. Seuls des processus naturels peuvent donner aux êtres humains la connaissance des effets de leurs actions sans entraver leur liberté, et si le mal doit être une vraie possibilité pour eux, il leur appartient de découvrir comment ils peuvent le faire advenir. »
Richard Swinburne, Y a-t-il un Dieu ?, p.102-103, Ithaque, 2009.

Sous-argumentLe mal enduré en cette vie sera largement compensé dans l'au-delà

Dieu compense la souffrance en offrant la possibilité d'une vie après la mort.
« Si quelqu’un n’était pas convaincu par ce que j’ai dit de la force relative des biens et des maux considérés, s’il estime que, aussi grands que soient les biens, ils ne justifient pas les maux qu’ils impliquent, j’ai une position de repli. Il se peut que mes arguments vous aient convaincu de ceci : les biens rencontrés sont suffisamment grands pour que vous admettiez qu’un Dieu parfaitement bon serait justifié s’il créait des maux à cause des biens qu’ils rendent possibles, si et seulement si Dieu offrait du même coup une compensation, sous forme de bonheur après la mort, aux victimes dont les souffrances ont rendu possibles ces biens. Si votre théodicée réclame un soutien de ce genre, il vous faudra une raison indépendante de penser que Dieu offre une telle vie après la mort : je mentionnerai au chapitre suivant le genre de raison qu’il peut y avoir. »
Richard Swinburne, Dieu existe-t-il ?, p.106, Ithaque, 2009.

Sous-argumentL'existence du mal concourt au maintien de l'univers

« Si Dieu existe, il est parfait ; s'il est parfait, il est sage, puissant et juste ; s'il est juste et puissant, mon âme est immortelle ; si mon âme est immortelle, trente ans de vie ne sont rien pour moi, et sont peut-être nécessaires au maintien de l'univers. Si l'on m'accorde la première proposition, jamais on n'ébranlera les suivantes ; si on la nie, il ne faut point disputer sur ses conséquences. [...] Toutes les subtilités de la métaphysique ne me feront pas douter un moment de l'immortalité de l'âme, et d'une Providence bienfaisante. »
Jean-Jacques Rousseau, « Le tout est bien, ou tout est bien pour le tout », Lettre sur la Providence, 1759.

Sous-argumentL'existence du mal concourt à la simplicité de notre univers

« Dieu pouvait sans doute faire un monde plus parfait que celui que nous habitons. Il pouvait, par exemple, faire en sorte que la pluie, qui sert à rendre la terre féconde, tombât plus régulièrement sur les terres labourées, que dans la mer, où elle n’est pas si nécessaire. Mais pour faire ce monde plus parfait, il aurait fallu qu’il eût changé la simplicité de ses voies, et qu’il eût multiplié les lois de la communication des mouvements, par lesquels notre monde subsiste ; et alors il n’y aurait plus eu entre l’action de Dieu et son ouvrage cette proportion qui est nécessaire pour déterminer un être infiniment sage à agir, ou du moins il n’y aurait point eu la même proportion entre l’action de Dieu et ce monde si parfait, qu’entre les lois de la nature et le monde que nous habitons. Car notre monde, quelque imparfait qu’on le veuille imaginer, est fondé sur des lois de mouvement si simples et si naturelles, qu’il est parfaitement digne de la sagesse infinie de son auteur. »
Malebranche, Traité de la nature et de la grâce, I, § 14, 1680.
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ObjectionsDieu n'est pas bon

Dans un de ses ouvrage, Sade avance l'hypothèse d'un "Dieu mauvais", qui joue avec les humains, récompense les mauvais et châtie les bons.

Citation Evola sur Sade

Argument de l'enfer éternel.
SOUS-ARGUMENTS

Sous-argumentDieu a créé l'enfer éternel

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OBJECTIONS

ObjectionToutes les religions enseignent la bonté de Dieu

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ObjectionLe bien finit par triompher

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ObjectionsL'homme n'a pas à juger Dieu

On ne peut pas "juger Dieu". Par définition, son pouvoir et son intelligence dépassent de toutes parts l'être humain. Donc il faut supposer que Dieu fait tout ce qu'il fait pour des raisons qui nous échappent, mais qui sont par nature parfaites en fonction de ses qualités.

Cf. livre de Job
« Si Dieu existe, il est parfait ; s'il est parfait, il est sage, puissant et juste ; s'il est juste et puissant, mon âme est immortelle ; si mon âme est immortelle, trente ans de vie ne sont rien pour moi, et sont peut-être nécessaires au maintien de l'univers. Si l'on m'accorde la première proposition, jamais on n'ébranlera les suivantes ; si on la nie, il ne faut point disputer sur ses conséquences. [...] Toutes les subtilités de la métaphysique ne me feront pas douter un moment de l'immortalité de l'âme, et d'une Providence bienfaisante. »
Jean-Jacques Rousseau, « Le tout est bien, ou tout est bien pour le tout », Lettre sur la Providence, 1759.
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ObjectionCitation de Hans Jonas sur la bonté incompréhensible de Dieu

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ObjectionsL'existence du mal est un mystère

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ObjectionCe n'est pas l'existence de Dieu mais celle du mal qui est un mystère

« D’autres, parmi les croyants, se réfugient dans l’incapacité où ils sont de résoudre le problème : le mal, disent-ils, est « un mystère». Je n’en crois rien. J’y vois plutôt l’une des rares évidences que nous ayons (comme Pascal, avec sa lucidité habituelle, l’avait remarqué : « nous connaissons bien le mal et le faux», non le bien et le vrai). C’est leur Dieu qui est un mystère, ou qui rend le mal mystérieux. Et, de ce mystère-là, qui n’est qu’imaginaire, j’aime autant me passer. Mieux vaut reconnaître le mal pour ce qu’il est – dans sa banalité et sa démesure, dans son évidence atroce et inacceptable –, le voir en face, et le combattre, tant qu’on peut. Ce n’est plus religion mais morale ; plus foi, mais action. »
André Comte-Sponville, L’esprit de l’athéisme, Albin Michel, 2006.

ObjectionL'argument du mystère est une carte joker pour maquiller une absence d'arguments

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ObjectionsLe mal naturel permet à Dieu de communiquer aux hommes un message

« Le mal naturel permet aux êtres humains d’effectuer des choix, de deux manières. D’abord, le fonctionnement de lois de la nature entraînant des maux procure aux êtres humains des connaissances (s’ils décident de les acquérir) sur la manière de produire eux-mêmes ces maux. En observant que j’attrape une maladie par le fonctionnement de processus naturels, j’acquière la capacité soit d’utiliser ces processus de manière à transmettre cette maladie à d’autres, soit, par négligence, de laisser d’autres l’attraper, ou bien de prendre des mesures pour empêcher les autres d’attraper cette maladie. L’étude des mécanismes de la nature dans sa production de maux (et de biens) variés offre aux êtres humains un vaste champ pour la décision. Dieu ne pourrait-il pas nous donner la connaissance requise (concernant la production d’un bien ou d’un mal) dont nous avons besoin pour exercer une décision libre et responsable par un moyen moins coûteux ? Ne pourrait-il simplement nous murmurer de temps en temps à l’oreille quelles sont les différentes conséquences de nos différentes actions ? Certes oui. Cependant, si quelqu’un venait à penser que c’est Dieu qui l’informe que telle de ses actions aura tel effet, il devrait considérer que toutes ses actions s’accomplissent sous l’œil d’un Dieu qui voit tout. Il ne pourrait plus se contenter de la forte conviction que Dieu existe, il saurait, en toute certitude, que Dieu existe. Cette connaissance pourrait entraver largement sa liberté de décision, et lui rendrait très difficile la décision de faire le mal. Ceci parce que nous avons tous, par inclination naturelle, le désir d’être bien vu par tout le monde, et surtout, le cas échéant, par un Dieu parfaitement bon ; que nous ayons cette inclination est une très bonne caractéristique humaine : sans elle, il manquerait quelque chose à notre humanité. Si donc nous étions directement informés des conséquences de nos actes, nous serions privés de la possibilité de décider de chercher à découvrir leurs conséquences grâce à l’expérimentation et la coopération sérieuse. Cette connaissance nous submergerait. Seuls des processus naturels peuvent donner aux êtres humains la connaissance des effets de leurs actions sans entraver leur liberté, et si le mal doit être une vraie possibilité pour eux, il leur appartient de découvrir comment ils peuvent le faire advenir. »
Richard Swinburne, Y a-t-il un Dieu ?, p.102-103, Ithaque, Paris, 2009.
SOUS-ARGUMENTS
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ObjectionC'est une projection mentale pour rendre le mal plus supportable

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ObjectionDieu est censé être omnipotent, donc pouvoir communiquer des messages sans utiliser le mal

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ObjectionsLe mal subi dans cette vie sera compensé dans la vie après la mort

Dieu compense la souffrance en offrant la possibilité d'une vie après la mort.
« Si quelqu’un n’était pas convaincu par ce que j’ai dit de la force relative des biens et des maux considérés, s’il estime que, aussi grands que soient les biens, ils ne justifient pas les maux qu’ils impliquent, j’ai une position de repli. Il se peut que mes arguments vous aient convaincu de ceci : les biens rencontrés sont suffisamment grands pour que vous admettiez qu’un Dieu parfaitement bon serait justifié s’il créait des maux à cause des biens qu’ils rendent possibles, si et seulement si Dieu offrait du même coup une compensation, sous forme de bonheur après la mort, aux victimes dont les souffrances ont rendu possibles ces biens. Si votre théodicée réclame un soutien de ce genre, il vous faudra une raison indépendante de penser que Dieu offre une telle vie après la mort : je mentionnerai au chapitre suivant le genre de raison qu’il peut y avoir. »
Richard Swinburne, Y a-t-il un Dieu ?, p.106, Ithaque, Paris, 2009.
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ObjectionProjection mentale destinée à rendre le mal supportable

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Références bibliographiquesRéférences [ modifier ]

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