Dieu existe-t-il ?

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Sommaire

Pour comprendre le débat [ modifier ]

Définition

Dieu est l'Être transcendant créateur de l'Univers. C’est de ce dont nous parlons quand nous parlons de Dieu, abstraction faite des milles et une conceptions particulières que l’on peut s’en faire.

Préalables

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Acteurs du débat

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Histoire du débat

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Voir aussi : Dieu et Arguments sur l'existence de Dieu sur Wikipédia [ modifier ]

Carte des arguments

POUR

L'univers a une cause première
L'ordre et la complexité du monde supposent un créateur
Il existe des interventions divines
Il existe une morale indépendante des hommes
Seul Dieu est garant de la réalité et de la véracité du monde
L'existence de Dieu est contenue dans son concept
Nous avons en nous des concepts que seul Dieu a pu créer
L'hypothèse de Dieu est plus simple que l'hypothèse athéiste
La nature humaine aspire à Dieu

CONTRE

Rien ne montre l'existence d'un dieu
Il n'existe pas d'esprit en dehors de la matière
Il existe trop de souffrances et d'injustices pour qu'il existe un dieu
Les religions se contredisent
L'homme est libre
L'homme est déterminé
Dieu est un concept contradictoire
L'existence humaine n'est pas à la hauteur de Dieu
Dieu est une invention
Dieu n'est que le nom de notre ignorance
Les arguments défendant l'existence de Dieu sont tous des biais argumentatifs
Les arguments défendant l'existence de Dieu sont valides pour les religions parodiques
L'univers est trop vide, trop ancien et trop vaste pour correspondre au Dieu des religions
Dieu n'est qu'un faire valoir de notre soif de domination
les dieux ont été crées pour légitimiser l'asservissement et la surexploitation de l'homme et de la nature

Situez-vous dans le débat

Êtes-vous plutôt POUR ou plutôt CONTRE ? Ou êtes-vous indécis ?

Vous pouvez parcourir le contenu de ce débat en répondant, pour chaque argument, à deux questions :

  1. Cet argument est-il bien fondé ?
  2. Cet argument est-il important selon vous ?

Durée approximative : 24 minutes

Arguments POUR [ modifier ]

L'univers a une cause première

Page détaillée
Dieu est la cause première de l'univers
En considérant l'univers, on voit que chaque objet a une cause, qui lui-même a une cause et ainsi, en remontant la chaîne des causes, on arrive nécessairement à une cause première. Dieu est cette cause première.

Références

  • Frédéric Guillaud, Dieu existe, Éditions du Cerf, Paris, 2013.  
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    Il ne devrait rien exister

    Il n'existe pas de « génération spontanée » ni d'objets qui apparaissent d'un coup à partir du vide absolu. « Du néant, rien ne naît. » Il y a donc une cause nécessaire à l'univers. Cette cause est l'Être, la Substance (ce qui se tient « en dessous »).
    « Maintenant il faut s’élever à la métaphysique, en nous servant du grand principe, peu employé communément, qui porte que rien ne se fait sans raison suffisante ; c’est-à-dire que rien n’arrive sans qu’il soit possible à celui qui connaîtrait assez les choses de rendre une raison qui suffise pour déterminer pourquoi il en est ainsi, et non pas autrement. Ce principe posé, la première question qu’on a droit de faire sera : Pourquoi il y a plutôt quelque chose que rien? Car le rien est plus simple et plus facile que quelque chose. »

    Il ne peut y avoir une infinité de causes

    Page détaillée
    Dieu existe car il ne peut y avoir une infinité de causes
    SOUS-ARGUMENTS OBJECTIONS
    Aucun sous-argument n'a été entré. L'existence de l'univers s'explique par la chaîne infinie des causes des évènements physiques
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    « Admettons que vous vous trouviez dans un wagon qui roule sur une voie ferrée. Vous demandez à votre voisin pourquoi le wagon roule. S’il vous répond : « C’est très simple, le wagon roule parce qu’il est accroché au wagon précédent qui roule et l’entraîne », vous ne serez sûrement pas satisfait ; vous reposerez donc la même question pour le wagon précédent. Votre voisin réitère alors sa question : « Le wagon qui nous précède roule parce qu’il est entraîné par un troisième wagon, qui roule et l’entraîne. » Et si votre voisin s’entête et vous répond que le train dans lequel vous vous trouvez comporte un nombre infini de wagons, et qu’il sera toujours possible de trouver un wagon précédent pour expliquer le mouvement de tout wagon donné, vous ne vous satisferez pas et finirez par conclure que votre voisin n’a pas bien compris la question. En guise d’explication, votre voisin s’en tient, en effet, à reculer la question d’un cran. Mais cela ne sert à rien. Il est clair que vous ne cherchez pas à comprendre comment le mouvement se transmet, mais comment il est produit. Si seule la transmission est expliquée sans que la production ne le soit, on n’a pas répondu à la question. Et allonger la série des wagons ne saurait dissimuler l’incapacité de répondre. Aussi long soit-il, fût-il même infini, un train sans locomotive n’avancera pas. »
    Frédéric Guillaud, Dieu existe, p.112-113, Éditions du Cerf, Paris, 2013.
    Voir plus...
    Voir les citations restantes dans la page détaillée de l'argument.
    « La seconde voie [pour prouver l'existence de Dieu] part de la notion de cause efficiente. Nous constatons, à observer les choses sensibles, qu’il y a un ordre entre les causes efficientes ; mais ce qui ne se trouve pas et qui n’est pas possible, c’est qu’une chose soit la cause efficiente d’elle-même, ce qui la supposerait antérieure à elle-même, chose impossible. Or, il n’est pas possible non plus qu’on remonte à l’infini dans les causes efficientes ; car, parmi toutes les causes efficientes ordonnées entre elles, la première est cause des intermédiaires et les intermédiaires sont causes du dernier terme, que ces intermédiaires soient nombreux ou qu’il n’y en ait qu’un seul. D’autre part, supprimez la cause, vous supprimez aussi l’effet. Donc, s’il n’y a pas de premier, dans l’ordre des causes efficientes, il n’y aura ni dernier ni intermédiaire. Mais si l’on devait monter à l’infini dans la série des causes efficientes, il n’y aurait pas de cause première ; en conséquence, il n’y aurait ni effet dernier, ni cause efficiente intermédiaire, ce qui est évidemment faux. Il faut donc nécessairement affirmer qu’il existe une cause efficiente première, que tous appellent Dieu. »
    Thomas d'Aquin, Somme théologique, Ia, q. 2, art. 3.

    Il ne peut y avoir un passé infini

    L'athéisme a presque toujours été lié à l'idée que l'univers est éternel. Un univers surgissant tout à coup implique un commencement absolu, difficilement intelligible et qui pointe vers l'idée du Dieu créateur.
    « Si le monde a toujours existé, un nombre infini de jours a précédé celui-ci. Mais on ne peut parcourir l’infini. Donc on ne serait jamais parvenu au jour présent, ce qui est évidemment faux. »
    Saint Bonaventure (selon Thomas d'Aquin), Somme théologique, Ia, q. 46, art. 2, arg. 6 et ad.6.
    Voir plus...
    Voir les citations restantes dans la page détaillée de l'argument.
    « Le principe de l’argument du kalam est que l’hypothèse d’un passé infini est tout simplement absurde. Autrement dit, l’hypothèse d’un passé infini conduit à des contradictions logiques insurmontables, qui prouvent que le passé n’est pas infini parce qu’il ne peut pas l’être. La finitude du passé n’est donc pas rencontrée comme un fait, mais déduite a priori comme une nécessité. Or, s’il est impossible que le passé soit infini, il faut affirmer que l’univers a nécessairement commencé, et le temps avec lui. Voici l’argument :
    1. L’existence d’un univers perpétuel, c’est-à-dire sans commencement, implique celle d’un passé infini.
    2. Or l’existence d’un passé infini implique l’existence d’un nombre infini d’événements passés.
    3. Or l’existence d’un nombre réellement infini d’événements passés est impossible.
    4. Par conséquent, le passé ne peut pas être infini, et l’univers ne peut pas être éternel. »
    Frédéric Guillaud, Dieu existe, p.212, Éditions du Cerf, Paris, 2013.

    L'univers a commencé d'exister avec le Big Bang

    Le Big Bang implique le surgissement brusque de l'univers à partir d'un point Alpha. Qu'y avait-il avant le Big Bang ? On ne peut pas supposer qu'il n'y avait rien, que l'énergie primordiale s'est posée toute seule. Donc il y avait un Créateur.
    « En première analyse, on dira qu’une chose a commencé s’il existe un temps en deçà duquel elle n’existait pas. Tous les êtres particuliers qui nous entourent sont dans ce cas. La conclusion que nous pouvons en tirer, c’est qu’aucun n’existe par lui-même et qu’ils ont tous eu une cause. Or, il se trouve que d’après la théorie standard du Big Bang, la totalité de la matière a surgi dans l’existence à un instant précis dans le passé (qu’on date à environ 13,7 milliards d’années, lorsque la totalité de la matière, infiniment concentrée, a commencé son expansion, qui se poursuit toujours). Autrement dit, il semble qu’on ne puisse pas remonter indéfiniment dans le passé, mais que l’histoire de l’univers ait un début. Bref, l’univers aurait commencé. En quoi cela devrait-il entraîner une conséquence en métaphysique ? Pour une raison très simple qu’on peut exposer de la manière suivante :
    1. Tout ce qui a un commencement a une cause ;
    2. Or l’univers a un commencement ;
    3. Donc l’univers a une cause. »
    Frédéric Guillaud, Dieu existe, p.229-230, Éditions du Cerf, Paris, 2013.

    Le principe de causalité ne s'applique pas à l'univers

    • On ne peut parler de causalité pour l'univers car la causalité est une notion qui est le fruit de nos habitudes issues de nos sens (Hume)
    • Le principe de causalité ne s'applique que dans le monde sensible (Kant)
    • Sophisme de composition (Russell)
    « Ajoutez à cela qu’en traçant une éternelle succession d’objets, il paraît absurde de demander la cause générale ou le premier auteur. Comment une chose existante de toute éternité aurait-elle une cause puisque ce rapport suppose un temps antérieur et un commencement d’existence ? Aussi, dans une chaîne ou succession d’objets, chaque partie est causée par celle qui la précède et cause celle qui la suit. Où se trouve donc la difficulté ? Mais le grand Tout, dites-vous, exige une cause. Je réponds que la réunion de ces parties en un Tout, de même que la réunion de plusieurs provinces diverses en un seul royaume ou de plusieurs membres en un seul corps, n’est que l’effet d’un acte arbitraire de l’esprit, et n’a pas la moindre influence sur la nature des choses. Si je vous montrais les causes particulières de chaque individu dans la collection de vingt molécules de matières, je regarderais comme bien peu raisonnable si vous veniez me demander ensuite quelle était la cause de ces vingt parties réunies en un tout. La chose est suffisamment expliquée par l’explication de la cause des parties. »
    David Hume, Dialogues sur la religion naturelle, 9e partie.
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    « J’ai dit un peu plus haut que, dans cet argument cosmologique, se cachait toute une nichée de prétentions dialectiques que la critique transcendantale peut aisément découvrir et détruire. Je vais maintenant me borner à les indiquer et laisser au lecteur déjà exercé le soin de scruter plus à fond et de réfuter les principes illusoires. On y trouve donc, par exemple : 1° le principe transcendantal qui nous fait conclure du contingent à une cause, principe qui n’a de valeur que dans le monde sensible, mais qui n’a plus même de sens hors de ce monde. Car le concept purement intellectuel du contingent telle que celle de la causalité et le principe de cette dernière n’a aucune valeur ni aucun critérium de son usage ailleurs que dans le seul monde sensible ; or, ici, il devrait servir précisément à sortir du monde sensible. 2° Le principe qui nous sert à conclure de l’impossibilité d’une série infinie de causes données les unes au-dessus des autres dans le monde sensible à une première cause, principe dont les principes de l’usage ne nous autorisent pas à nous servir même dans l’expérience et qu’à plus forte raison nous ne pouvons pas étendre au-delà de l’expérience (là où cette chaîne ne peut pas être prolongée). »
    Emmanuel Kant, Critique de la raison pure, A 609.

    L'univers n'a pas de cause ni de raison d'être

    Pas de cause car :

    • il n'existe rien en dehors de l'univers qui soit susceptible de le causer
    • on ne voit pas en quoi pourrait consister une cause de l'univers
    • le principe de raison suffisante est (toujours, partout) faux (cf. "principe d’irraison" de Meillassoux)
    « C’est une maxime générale en philosophie que tout ce qui commence d’exister doit avoir une cause d’existence. Cette maxime est couramment considérée comme accordée dans tous les raisonnements sans aucune preuve donnée ou demandée. On suppose qu’elle est fondée sur l’intuition, et qu’elle est une de ces maximes que l’on peut nier avec les lèvres mais dont on ne peut douter réellement dans son cœur. […] Mais voici un argument qui prouve d’un seul coup que la proposition précédente n’est ni intuitivement ni démonstrativement certaine. Nous ne pouvons jamais démontrer la nécessité d’une cause pour toute nouvelle existence, ou pour toute nouvelle modification d’existence, sans montrer en même temps qu’il est impossible que quelque chose commence d’exister sans un principe producteur ; et si la dernière proposition ne peut être prouvée, nous devons désespérer d’être jamais capables de prouver la première. Or cette dernière proposition n’est absolument pas susceptible d’une preuve démonstrative ; nous pouvons nous en assurer en considérant que, comme toutes les idées distinctes sont séparables les unes des autres, et comme les idées de la cause et de l’effet sont évidemment distinctes, il nous sera aisé de concevoir qu’un objet n’existe pas à un moment, et qu’il existe au moment suivant, sans y joindre l’idée distincte d’une cause ou d’un principe producteur. Il est donc clairement possible à l’imagination de séparer l’idée d’une cause de l’idée de commencement d’existence, et, par conséquent, la séparation effective de ces objets est possible pour autant qu’elle n’implique ni contradiction ni absurdité ; et donc, elle n’est pas susceptible d’être réfutée par un raisonnement partant des seules idées ; et, sans ce raisonnement, il est impossible de démontrer la nécessité d’une cause. »
    David Hume, Traité de la nature humaine, livre I, partie III, section III.
    Voir plus...
    « Pourquoi n’y aurait-il pas un stock permanent de matière dont l’essence n’impliquerait pas l’existence mais qui ne dériverait son existence de rien d’autre ? »
    John Leslie Mackie, The Miracle of Theism, Oxford University Press, 1982.
    « Rien, en vérité, n’a de raison d’être et de demeurer ainsi plutôt qu’autrement – pas plus les lois du monde, que les choses du monde. Tout peut très réellement s’effondrer – les arbres comme les astres, les astres comme les lois, les lois physiques comme les lois logiques »
    Quentin Meillassoux, Après la finitude, p.73, Le Seuil, Paris, 2006.
    « Ce n’est pas comment est le monde qui est le Mystique, mais qu’il soit. »
    Ludwig Wittgenstein, Tractatus logico-philosophicus, p.111, Gallimard, Paris, 1993.

    L'univers s'est créé à partir de rien

    Page détaillée
    L'univers s'est créé à partir de rien
    SOUS-ARGUMENTS OBJECTIONS
    Aucun sous-argument n'a été entré. Le soi-disant « rien » est bien quelque chose
    L'idée de création à partir du néant est absurde
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    « Parce qu’une loi comme la gravitation existe, l’Univers peut se créer et se créera spontanément à partir de rien […]. La création spontanée est la raison pour laquelle il existe quelque chose plutôt que rien. »
    Stephen Hawking, The Grand Design.

    L'univers n'a pas de commencement

    L'univers n'a une cause que s'il a un commencement. Mais si l'univers n'a aucun commencement, il n'y a pas rechercher sa cause. L'univers est auto-explicatif, il n'y a pas besoin de supposer un Dieu.
    « L’idée que l’espace et le temps puissent former une surface close sans bord a donc de profondes implications pour le rôle de Dieu dans les affaires de l’univers. Le succès des théories scientifiques dans la description des événements a conduit la plupart des gens à estimer que Dieu permet à l’univers d’évoluer dans le cadre d’un ensemble de lois et qu’il n’intervient pas dans l’univers pour enfreindre ces lois. Pourtant, ces lois ne nous disent pas à quoi l’univers a dû ressembler à son commencement — il reviendrait encore à Dieu de remonter l’horloge et de décider la façon de la mettre en marche. Tant que l’univers avait un commencement, on pouvait supposer qu’il avait un créateur. Mais si l’univers était vraiment complètement auto-contenu, sans bord ni frontière, il n’aurait ni commencement ni fin : il serait, tout simplement. Quelle place resterait-il pour un créateur ? »
    Stephen Hawking, Une brève histoire du temps, Flammarion, Paris, 1989.

    L'univers est contingent

    Raisonnement de Sartre : si l'univers trouve sa raison d'être dans un être nécessaire, alors il doit être nécessaire. Or, l'univers est contingent. Donc Dieu, être nécessaire, n'a pas créé l'univers.
    « Il est nécessaire qu’il y ait quelque chose et non pas rien, parce qu’il est nécessairement contingent qu’il y ait quelque chose et non pas quelque autre chose. La nécessité de la contingence de l’étant impose l’existence nécessaire de l’étant contingent. »
    Quentin Meillassoux, Après la finitude, p.103, Le Seuil, Paris, 2006.

    La cause première est le Big Bang

    Page détaillée
    La cause première est le Big Bang
    SOUS-ARGUMENTS OBJECTIONS
    Aucun sous-argument n'a été entré. Le Big Bang a une cause
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    L'univers est causé par le Big Bang ; "avant" le Big Bang, l'espace et le temps n'existaient pas, on ne peut donc pas chercher "la cause" du Big Bang. L'univers est une singularité absolue.

    La cause première est un point immatériel

    Page détaillée
    La cause première est un point immatériel
    SOUS-ARGUMENTS OBJECTIONS
    Aucun sous-argument n'a été entré. Un point immatériel est une abstraction et une abstraction ne peut rien causer
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    Voir Quentin Smith, « Time was a timeless point », God and time : Essays on the divine nature

    Tout a une cause, et Dieu en particulier

    = L'argument de la cause première est un paralogisme.
    « Si tout doit avoir une cause, alors Dieu doit avoir une cause. S’il existe quelque chose qui n’ait pas de cause, ce peut être aussi bien le monde que Dieu, si bien que cet argument ne présente aucune valeur. »
    Bertrand Russell, « Pourquoi je ne suis pas chrétien », Le mariage et la morale, 10/18, 1997.
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    « L’argument de Cléanthe, on l’a vu, repose sur cette idée que tout ordre manifeste une cause finale, c’est-à-dire un dessein formé dans une pensée consciente. Mais, remarque Philon, la mise en ordre de nos pensées requiert une cause, en l’occurrence un principe d’organisation. Si, par conséquent, on suit la logique de Cléanthe, qui conçoit la pensée divine par analogie avec la pensée humaine, on se trouve engagé dans une régression à l’infini ; la formation du dessein divin suppose une nouvelle cause spirituelle qui demande à son tour à être expliquée et ainsi de suite. Jamais on ne parviendra par cette voie à l’idée d’une cause première. »
    David Hume, Dialogues sur la religion naturelle, introduction, 1779.

    Il n'y a pas de raison que ce soit Dieu la cause première

    Au mieux, l'argument de la cause première reviendrait à dire qu'il y a, en-dessous des phénomènes, une Substance qui les soutient. Mais comment attribuer à cette Substance des qualités telles que l'intelligence, la bonté, ou d'autres attributs traditionnels de Dieu ?
    « Au demeurant, quand bien même on donnerait raison à Leibniz et au principe de raison, cela prouverait seulement l’existence d’un être nécessaire. Mais qu’est-ce qui nous prouve que cet être soit Dieu, je veux dire un Esprit, un Sujet, une Personne (ou trois) ? Ce pourrait être aussi bien l’apeiron (l’infini, l’indéterminé) d’Anaximandre, le feu toujours changeant d’Héraclite (le devenir), l’Être impersonnel de Parménide, le Tao – tout aussi impersonnel – de Lao-tseu… Ce pourrait être la Substance de Spinoza, laquelle est absolument nécessaire, cause de soi et de tout, éternelle et infinie, mais immanente (ses effets sont en elle) et dépourvue, je le rappelais à propos de la preuve ontologique, de tout trait anthropomorphique : elle est sans conscience, sans volonté, sans amour. Spinoza l’appelle «Dieu», certes, mais ce n’est pas un Bon Dieu : ce n’est que la Nature (c’est ce qu’on appelle le panthéisme spinoziste : « Deus sive Natura, Dieu c’est-à-dire la Nature »), laquelle n’est pas un sujet et ne poursuit aucun but. À quoi bon la prier, puisqu’elle ne nous écoute pas ? Comment lui obéir, puisqu’elle ne nous demande rien ? Pourquoi lui faire confiance, puisqu’elle ne s’occupe pas de nous ? Et que reste-t-il alors de la foi ? Leibniz ne s’y est pas trompé. Ce panthéisme-là est plus près de l’athéisme que de la religion. »
    André Comte-Sponville, L’esprit de l’athéisme, Albin Michel, 2006.
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    Voir les citations restantes dans la page détaillée de l'argument.

    La cause première est inconnaissable

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    La cause première est inconnaissable
    SOUS-ARGUMENTS OBJECTIONS
    Aucun sous-argument n'a été entré. Aucune objection n'a été entrée.
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    « Pourquoi Dieu plutôt que rien ? Ainsi la question de l’être est première, et revient toujours. Or, à cette question, nul ne peut répondre. Affirmer que l’être est éternel, ce n’est pas l’expliquer : qu’il y ait toujours eu de l’être, cela nous dispense d’en chercher le commencement ou l’origine, non d’en chercher la raison. Penser l’être comme nécessaire, ce n’est pas davantage l’expliquer ; c’est constater qu’il ne s’explique que par lui-même (il est « cause de soi», disent souvent les philosophes), ce qui le rend, pour nous et à jamais, inexplicable. Les philosophes n’échappent pas davantage au mystère que les physiciens ou les théologiens. Pourquoi le big-bang plutôt que rien ? Pourquoi Dieu plutôt que rien ? Pourquoi tout plutôt que rien ? La question « Pourquoi y a-t-il quelque chose plutôt que rien ?» se pose d’autant plus nécessairement qu’elle est sans réponse possible. C’est ce qui la rend fascinante, éclairante, tonique : elle nous renvoie à ce que j’appelle le mystère de l’être, indissociable de son évidence. Elle nous réveille de notre sommeil positiviste. Elle secoue nos habitudes, nos familiarités, nos prétendues évidences. Elle nous arrache, au moins un temps, à l’apparente banalité de tout, à l’apparente normalité de tout. Elle nous renvoie à l’étonnement premier : il y a quelque chose, et non pas rien ! Et personne, jamais, ne pourra dire pourquoi. puisqu’on ne pourrait expliquer l’existence de l’être que par un être, autrement dit qu’à la condition de présupposer d’abord ce qu’on veut expliquer. L’existence de l’être est donc foncièrement mystérieuse, c’est cela qu’il faut comprendre, et que ce mystère est irréductible. Parce qu’il est impénétrable ? Au contraire : parce que nous sommes dedans. Parce qu’il est trop obscur ? Au contraire : parce qu’il est la lumière même. »
    André Comte-Sponville, L’esprit de l’athéisme, Albin Michel, 2006.
    Voir plus...
    « Un ami peintre, sans religion particulière, me dit un jour : « Je ne suis pas athée ; je crois qu’il y a du mystère… » La belle affaire ! Moi aussi, je crois qu’il y a du mystère ! Je pense même qu’il n’y a que cela : on peut certes expliquer beaucoup de choses, mais pas tout, ni même la série entière des choses explicables, de telle sorte que tout ce qu’on explique baigne dans de l’inexpliqué. « La vérité est au fond de l’abîme », disait Démocrite, et l’abîme est sans fond. C’est notre lieu. C’est notre lot. Il n’y a rien de plus mystérieux que l’existence du monde, de la nature, de l’être, et pourtant nous sommes dedans (oui : au cœur de l’être, au cœur du mystère !). Mais cela, c’est ce qu’on appelle l’immanence, quand Dieu est supposé transcendant. L’univers fait un mystère suffisant. Pourquoi faudrait-il en inventer un autre ? »
    André Comte-Sponville, L’esprit de l’athéisme, Albin Michel, 2006.

    Prendre Dieu comme cause première déplace la question au lieu d'y répondre

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    L'ordre et la complexité du monde supposent un créateur

    Page détaillée
    L'ordre et la complexité du monde supposent un Dieu créateur
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    Dieu rend compte du plan d'ensemble du monde

    « Si je vois l'horloge, je suppose un horloger » (Voltaire). L'univers forme un tout ordonné par des lois ; ce Tout a produit des systèmes planétaires stables, puis le vivant, enfin la conscience. Attribuer une telle séquence au seul hasard est absurde. Chaque étape du développement cosmique montre qu'une intelligence créatrice est à l’œuvre.
    « Mais enfin toute la nature montre l’art infini de son auteur. Quand je parle d’un art, je veux dire un assemblage de moyens choisis tout exprès pour parvenir à une fin précise : c’est un ordre, un arrangement, une industrie, un dessein suivi. Le hasard est tout au contraire une cause aveugle et nécessaire, qui ne prépare, qui n’arrange, qui ne choisit rien, et qui n’a ni volonté ni intelligence. Or je soutiens que l’univers porte le caractère d’une cause infiniment puissante et industrieuse. Je soutiens que le hasard, c’est-à-dire le concours aveugle et fortuit des causes nécessaires et privées de raison, ne peut avoir formé ce tout. […] Qui trouverait dans une île déserte et inconnue à tous les hommes une belle statue de marbre, dirait aussitôt : sans doute il y a eu ici autrefois des hommes : je reconnais la main d’un habile sculpteur : j’admire avec quelle délicatesse il a su proportionner tous les membres de ce corps, pour leur donner tant de beauté, de grâce, de majesté, de vie, de tendresse, de mouvement et d’action. Que répondrait cet homme si quelqu’un s’avisait de lui dire : non, un sculpteur ne fit jamais cette statue. Elle est faite, il est vrai, selon le goût le plus exquis, et dans les règles de la perfection ; mais c’est le hasard tout seul qui l’a faite. Parmi tant de morceaux de marbre, il y en a eu un qui s’est formé ainsi de lui-même ; les pluies et les vents l’ont détaché de la montagne ; un orage très-violent l’a jeté tout droit sur ce piédestal, qui s’était préparé de lui-même dans cette place. C’est un Apollon parfait comme celui du Belvédère : c’est une Vénus qui égale celle de Médicis : c’est un Hercule qui ressemble à celui de Farnèse. Vous croiriez, il est vrai, que cette figure marche, qu’elle vit, qu’elle pense, et qu’elle va parler : mais elle ne doit rien à l’art ; et c’est un coup aveugle du hasard, qui l’a si bien finie et placée. »
    Fénelon, Traité de l’existence de Dieu, Éditions Universitaires, Grenoble, 1990.
    Voir plus...
    Voir les citations restantes dans la page détaillée de l'argument.
    « Est-ce donc être homme que d’attribuer non à une cause intelligente, mais au hasard, les mouvements si réglés du ciel, le cours si régulier des astres, et tant d’autres choses si bien proportionnées et conduites avec tant de raison que notre raison se perd à les vouloir approfondir ? Quand nous voyons des machines qui se meuvent artificiellement, une sphère, une horloge, et autres objets semblables, nous ne doutons pas que l’esprit ait eu part à ce travail. Comment donc pouvons-nous douter que le monde soit dirigé, je ne dis pas simplement par une intelligence, mais par une excellente et divine intelligence, quand nous voyons le ciel se mouvoir avec une prodigieuse vitesse, et faire succéder annuellement les unes aux autres les diverses saisons, qui vivifient et qui conservent tout ? Laissant donc de côté toute discussion subtile, nous pouvons maintenant repaître nos yeux du spectacle de ces belles choses, dont nous rapportons rétablissement à une divine providence. »
    Cicéron, De la nature des dieux, livre II, § 97-98, 45 av. J.-C..

    Dieu explique l'existence des lois de la nature

    L'univers n'est pas un chaos informe, mais une matière informée, structurée par des lois. S'il n'y avait pas d'intelligence créatrice, il devrait être un magma d'énergie. L'existence de ces lois stables pose question. D'où viennent-elles ? Ne sont-elles pas crées et maintenues par un Dieu créateur ?
    « Tout obéit à des lois : la biologie, la physique, la chimie, même la sociologie et la psychologie humaines. D’où viennent-elles ? Une loi ne se fait pas toute seule, mais elle est toujours établie par quelqu’un. Or qui est au-dessus et en dehors de l’univers pour en faire ses lois ? »
    Hubert Reeves.

    Dieu explique l'ajustement très improbable des constantes fondamentales de l'univers

    Page détaillée
    Dieu explique l'ajustement très improbable des constantes fondamentales de l'univers
    SOUS-ARGUMENTS OBJECTIONS
    Aucun sous-argument n'a été entré. Notre univers n'est qu'un des multiples univers existants
    Cet ajustement fin est relativement probable
    Que Dieu ait réussi à ajuster les lois de l'univers est au moins aussi improbable que son existence
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    Il existe quelques constantes fondamentales. Les valeurs de ces constantes sont données, sans que l'on puisse les expliquer. Si l'une de ces constantes variait de quelques centièmes, l'univers ne pourrait pas exister : soit il s'effondrerait sur lui-même, ou se disperserait sans former de galaxies, etc. Ces constantes sont donc ajustées d'une façon totalement improbable, pour permettre l'univers, la vie et la conscience. Seul Dieu a pu créer un tel ajustement.
    « Depuis près de quarante ans, les scientifiques ont établi que l'existence de la vie était suspendue à un paramétrage extrêmement fin des conditions initiales de l'univers. Les capacités de calcul des ordinateurs ont en effet permis de simuler ce qu'aurait été l'univers si deux types de données avaient été différentes : les constantes qui figurent dans l'expression mathématique des lois physiques (par exemple G dans la loi de Newton F = G * m1 * m2 / d2) et les conditions initiales de l'univers (le niveau d'entropie, la densité, la vitesse d'expansion, le rapport entre matière et antimatière, etc.). Il va de soi que ces données ne sont pas déterminées par les lois physiques elles-mêmes, et que les lois pourraient rester les mêmes avec des constantes différentes (par exemple G pourrait être égal 7,673 au lieu de 6,673). On aurait pu penser que, vaille que vaille, à peu près n'importe quel arrangement eût donné un univers différent mais habitable, ou du moins riche en complexité. Eh bien pas du tout ! À leur étonnement, les scientifiques ont découvert qu'une modification minime d'une constante ou des conditions initiales entraînait la stérilité complète de l'univers. Il suffit de modifier d'un léger tour de vis les conditions physiques une seconde après le Big Bang pour rendre impossible la formation des étoiles, donc la synthèse des atomes lourds, donc la chimie, donc a fortiori toute formation de molécules complexes carbonées. [...] On peut multiplier les exemples, au moins pour donner quelques ordres de grandeur : si l'on augmente la force nucléaire forte de 1 %, l'apparition du carbone devient impossible. Si l'on augmente de 2 %, les protons ne peuvent plus se former à partir des quarks, tant et si bien qu'il n'y a même plus d'atomes dans la nature. Si on la diminue de 5 %, aucune synthèse d'éléments lourds n'est possible et l'univers n'est qu'un immense amas d'hydrogène. Si l'on s'intéresse maintenant à la force nucléaire faible, on voit qu'une valeur plus forte aurait empêché la fusion à l'intérieur des étoiles, nécessaire à la synthèse des éléments lourds indispensables à la constitution, bien plus tard, des molécules organiques. L'univers ne serait que de l'hydrogène. Plus faible et l'univers ne serait fait que d'hélium. Si la force gravitationnelle avait été légèrement plus grande, toutes les étoiles auraient été des « naines rouges », empêchant l'apparition des systèmes solaires propres à la vie. Légèrement plus faible, et les étoiles auraient brûlé trop vite pour que la vie pût apparaître. Des simulations ont également été menées sur la densité de l'univers et sa vitesse d'expansion : d'après Hawking, à l'ère de Planck, 10-43 seconde après le Big Bang, si la densité de l'univers avait été infinitésimalement différente, l'espace n'aurait pas été euclidien et la vie impossible. On pourrait continuer longtemps. L'abondance des « coïncidences anthropiques » est elle qu'elle est presque devenue un genre littéraire. Il existe plusieurs dizaines de constantes indépendantes les unes des autres, dont une modification minime aurait entraîné la stérilité de l'univers. »
    Frédéric Guillaud, Dieu existe, Éditions du Cerf, Paris, 2013.

    Dieu explique l'apparition de la vie

    On constate que la vie existe, mais on ne sait pas expliquer le passage de l'inerte au vivant. Ainsi, on n'a jamais pu reconstituer au laboratoire un tel passage. Par ailleurs, les combinaisons biologiques demandées par réussir l'apparition de la vie à partir de la « soupe primitive » sont très complexes et hautement improbables. Cf. Fred Hoyle
    « Sais-tu que la science ne sait toujours pas expliquer et ni même définir ce qu’est la vie, son essence, ni d’où elle vient ? Qu’est-ce qui anime d’un « souffle » nos cellules et où part la vie quand elle « quitte » définitivement notre corps ? La vie est donnée. Nous sommes bien obligés de le constater et là dessus tout le monde est d’accord. Donnée par qui ? »

    Dieu explique la création, l'adaptation et la complexité des espèces

    La théorie de l'évolution, qui suppose la création de nouveaux organes par évolutions successives, ne marche pas : en effet, les embryons d'organes ou types de transition entre deux organes ne sont pas avantageux. Il faut des sauts brusques d'un organe pleinement constitué à un autre pour qu'il y ait avantage adaptatif. Ces sauts brusques restent inexpliqués. Ont-ils été programmés par Dieu ?

    Le biologiste australien Michael Denton passe un chapitre de son ouvrage L'évolution a-t-elle un sens ? à étudier le problème de l'oeil de la langouste. On constate chez des races proches de crustacés deux types d'yeux fonctionnant selon un principe optique différent. Pour les langoustes, il s'agit d'unités visuelles carrées : elles sont composées d'unités oculaires consistant en un minuscule tube de section carrée, à peu près deux fois plus long que large et dont les faces latérales sont des miroirs plans. Les rayons lumineux sont réfléchis par les miroirs latéraux pour converger sur un même point de la rétine. Or chez la grande majorité des crustacés, les unités oculaires sont rondes ou hexagonales, car fondées sur le principe de la réfraction. On ne rencontre aucun type intermédiaire entre ces genres d'yeux. Et bien sûr, il n'y a pas trace de fossiles dotés de cet organe embryonnaire ! En réalité, on ne peut guère concevoir ce que serait cet oeil de transition entre celui qui fonctionne selon le principe de réflexion et celui qui utilise la réfraction "[…] tant diffèrent leurs agencements respectifs sur le plan de la géométrie et du fonctionnement optique. L'unité oculaire d'un type d'oeil de transition devrait à la fois se situer à mi-chemin entre l'hexagone et le carré, à mi-chemin entre la lentille réfractante et la surface réfléchissante, et néanmoins posséder les propriétés optiques nécessaires à la formation d'une image." (Michael Denton, L'évolution a-t-elle un sens ?, Fayard, page 486).

    Dieu explique l'apparition et la complexité du langage humain

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    Dieu explique l'apparition et la complexité du langage humain
    SOUS-ARGUMENTS OBJECTIONS
    Aucun sous-argument n'a été entré. Le langage humain émerge de la communication animale
    Le langage humain est un produit de l'évolution darwinienne
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    L'être humain s'est doté d'un langage qui semble en rupture avec les modes de communication animales ; il a aussi créé l'art, la cuisine, la science. Ces différentes créations ont formé la culture, un monde à part entière qui se distingue de la nature. C'est l'indice que l'homme possède quelque chose de surnaturel.
    « L’origine du langage demeure aujourd’hui un mystère. Un langage est complexe, a un but et utilise des concepts d’abstraction. Impossible que ce soit le produit d’un simple assemblage de molécules. Comment ne pas être émerveillé aussi devant l’ADN ? Rendons-nous compte : il y a aussi un langage qui préside au fonctionnement des organismes, nous y compris ! Qui pourrait soutenir, en découvrant un ordinateur sur une plage, que ce dernier est le résultat du hasard, de l’action des vents et des marées sur les matériaux, au fil du temps ? Ce serait un non-sens. »

    Dieu explique l'existence de la conscience

    La conscience reste inexpliquée. On peut observer le système nerveux, fait d'impulsions électriques et d'échanges chimiques. Mais quel est le rapport entre des échanges chimiques et la vie intérieure ? Comment des entités dans l'espace (des particules en mouvement) pourraient-elles constituer un espace intérieur où dominent des phénomènes non spatiaux (sentiments, concepts, conscience de soi etc.) ? La conscience est énigmatique, elle ne peut pas être dérivée de la juxtaposition d'entités matérielles discrètes. C'est Dieu qui a doté les humains de la conscience.
    « Certes, les processus évolutionnistes produisent l’existence des corps animaux et d’être humains en vertu des lois de la nature découvertes par les sciences physiques […]. Mais il y a, dans l’être humain, davantage que le corps. Les êtres humains (et les animaux supérieurs) sont des êtres conscients. Ils ont des pensées et des impressions ; les atomes n’ont pas de pensées ni d’impressions. Or la conscience […] ne peut pas être la propriété d’un simple corps, ou d’un objet matériel. Elle doit être une propriété de quelque chose d’autre en rapport avec le corps ; et à ce quelque d’autre je donnerai le nom traditionnel d’âme. À un certain stade de l’évolution, les corps d’animaux complexes ont été reliés à des âmes. C’est […] quelque chose qui dépasse absolument le pouvoir explicatif de la science. Le théisme, lui, peut expliquer cela : en effet, Dieu a le pouvoir de relier des âmes à des corps et il a des raisons de le faire. »
    Richard Swinburne, Y a-t-il un Dieu ?, p.73, Ithaque, Paris, 2009.

    Références

      Dieu est une explication inexplicable

      « La « logique » des créationnistes est toujours la même. Un certain phénomène naturel est trop statistiquement improbable, trop complexe, trop beau, trop stupéfiant pour être venu à exister par hasard. Le dessein étant la seule alternative au hasard que puissent imaginer ces auteurs, il doit avoir un concepteur. Et la réponse de la science à cette logique erronée est aussi toujours la même : le dessein n’est pas la seule alternative au hasard, la sélection naturelle est plus satisfaisante. En fait, le dessein n’est pas du tout une alternative car il soulève un problème encore plus grand qu’il n’en résout : qui a conçu le concepteur ? Le hasard aussi bien que le dessein échouent à résoudre le problème de l’improbabilité statistique car le premier est le problème, et l’autre y ramène. La sélection naturelle est une véritable solution ; de toutes celles qui ont été proposées, c’est la seule qui marche. Et, en plus, elle est stupéfiante par son élégance et sa puissance. »
      Richard Dawkins, Pour en finir avec Dieu, Robert Laffont, Paris, 2008.
      Voir plus...
      « Le dessein intelligent est exactement aussi contestable que le hasard. Ce n’est tout simplement pas une solution plausible à l’énigme de l’improbabilité statistique. Plus l’improbabilité est élevée, moins le dessein intelligent devient plausible. À y bien regarder, on voit que le dessein intelligent double le problème. Là encore, c’est parce que le concepteur lui-même (la conceptrice, ou la chose qui a conçu le projet) soulève le problème de sa propre origine. Toute entité capable de concevoir intelligemment une chose aussi improbable qu’Aristolochia trilobata (ou un univers) devrait être encore plus improbable qu’Aristolochia. Loin de mettre fin à la régression vicieuse, Dieu se venge en l’aggravant. »
      Richard Dawkins, Pour en finir avec Dieu, Robert Laffont, Paris, 2008.

      L'ordre et la complexité du monde s'expliquent par la science

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      L'ordre et la complexité du monde s'expliquent par la science
      SOUS-ARGUMENTS OBJECTIONS
      Aucun sous-argument n'a été entré. La science ne poura jamais expliquer certains phénomènes fondamentaux comme la vie ou la conscience
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      « Dans la science, telle qu’elle se présente aujourd’hui, il n’y a plus besoin, ni de l’hypothèse dont Laplace sut se passer, ni des « petits mots » métaphysiques dont se moquait Goethe. Nous pouvons déjà lire le livre de la Nature, y compris celui du développement de la vie organique et de l’humanité, sans avoir recours à un créateur, à une « force vitale » mystique, ou à une âme immortelle, et sans consulter la trilogie de Hegel, ni cacher notre ignorance derrière n’importe quels symboles métaphysiques, que nous aurions doués nous-mêmes d’existence réelle. Les phénomènes mécaniques, – devenant de plus en plus compliqués à mesure que nous passons de la physique aux faits de la vie, mais restant toujours mécaniques, – nous suffisent pour l’explication de la Nature entière, et de la vie organique, intellectuelle et sociale que nous découvrons. »

      Supposer un créateur à visage humain n'est pas crédible

      « Comment s’étonner que les Dieux de l’humanité soient anthropomorphes ? C’était vrai des dieux grecs ou latins. Ce ne l’est pas moins, quoique d’un autre point de vue, du Dieu des différents monothéismes. C’est qu’il est conçu par analogie avec ce que nous sommes ou connaissons : Dieu est à la nature ce que l’artiste ou l’artisan sont à leur œuvre (ce que l’architecte est à la maison, ce que l’horloger est à l’horloge, etc.) ; il est à l’humanité ce qu’un père est à ses enfants, ce qu’un souverain est à son peuple ; il est à l’Église ce que l’époux est à l’épouse… Dès lors, quoi qu’on puisse affirmer positivement de Dieu, ce sera marqué d’anthropomorphisme. Les religions du Livre ne s’en sont pas privées. Il ne suffit pas d’interdire les images de Dieu (dans le judaïsme ou l’islam) pour se libérer de l’imaginaire ! L’anthropomorphisme est plus essentiel : il touche au concept même de la divinité. C’est le prix à payer de l’analogie. Dire que Dieu est spirituel, personnel et créateur, c’est déjà de l’anthropomorphisme. Or cela fait partie de sa définition… Dire que Dieu est Père, c’est encore de l’anthropomorphisme. Or ce sont les Évangiles qui le disent, et c’est l’Église : relisez-le Notre Père et le Credo… Dire que Dieu est juste, qu’il est puissant et sage, comme font la Bible et le Coran, c’est toujours de l’anthropomorphisme. Dire qu’il est amour, qu’il est compatissant ou miséricordieux, de même… Mais alors que dire sur Dieu, hors de tout anthropomorphisme, sinon, très exactement, rien ? Cela nous renvoie à la première hypothèse du Parménide de Platon. Si l’Un existe, on ne peut rien en dire : « Il n’y a même pas de nom pour le désigner ; on ne peut ni le définir, ni le connaître, ni le sentir, ni le juger. » Mais on n’a plus aucune raison, alors, d’y voir un Dieu, ni aucun moyen de le penser. Tout anthropomorphisme, concernant l’absolu, est naïf ou dérisoire. Le silence, devant l’indicible, vaudrait mieux. »
      André Comte-Sponville, L’esprit de l’athéisme, Albin Michel, 2006.

      L'ordre et la complexité du monde supposent seulement une Intelligence suprême indifférente aux hommes

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      L'ordre et la complexité du monde supposent seulement une Intelligence suprême indifférente aux hommes
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      Aucun sous-argument n'a été entré. Dieu a voulu l'homme
      Les Révélations montrent que le Créateur s'intéresse aux humains
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      Aucun résumé ni citation n'a été entré.

      La notion d'ordre est une projection de l'esprit humain

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      La notion d'ordre est une projection de l'esprit humain
      SOUS-ARGUMENTS OBJECTIONS
      Aucun sous-argument n'a été entré. L'ordre perçu est réel
      Si l'ordre était une projection de l'esprit humain, la prédiction scientifique serait impossible
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      « C’est donc nous-mêmes qui introduisons l’ordre et la régularité dans les phénomènes, que nous nommons nature, et nous ne pourrions les y trouver, s’ils n’y avaient été mis originairement par nous ou par la nature de notre esprit. En effet, cette unité de la nature doit être une unité nécessaire, c’est-à-dire certaine a priori de la liaison des phénomènes. Mais comment pourrions-nous mettre en place a priori une unité synthétique, si, dans les sources originaires de la connaissance de notre esprit, il n’y avait des principes subjectifs d’une telle unité, et si ces conditions subjectives n’étaient pas en même temps objectivement valables, puisqu’elles sont les principes de la possibilité de connaître en général un objet d’expérience ? »
      Emmanuel Kant, Critique de la raison pure, Ak IV, 1781.

      Le monde n'est pas ordonné mais chaotique

      Aucun résumé ni citation n'a été entré.

      Prendre Dieu comme explication, c'est commettre un argument d'ignorance

      Aucun résumé ni citation n'a été entré.

      Il existe des interventions divines

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      Il existe des interventions divines
      Aucun résumé n'a été entré.
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      Les miracles

      « On pourrait s’attendre à ce que, dans certaines occasions, Dieu réponde aux prières pour la bonne cause, comme l’allégement de la souffrance, le recouvrement de la santé du corps ou de l’esprit, afin qu’on le reconnaisse et prenne conscience de vérités spirituelles importantes. On pourrait également escompter que Dieu intervienne dans d’autres occasions, sans attendre notre prière – pour nous aider à rendre le monde meilleur de diverses manières, alors que nous avons fait un mauvais usage de notre liberté. L’intervention divine consistera soit en une action dans les domaines où les lois de la nature ne déterminent pas ce qui arrive (probablement notre vie mentale n’est-elle pas complètement déterminée par des lois de la nature), soit dans la suspension temporaire des lois de la nature. Appelons « miracles » les interventions de ce genre, et non miraculeuses celles du genre précédent. Un miracle est une violation ou une suspension des lois de la nature, produites par Dieu. L’histoire de l’humanité contient-elle des événements du genre de ceux qu’on pourrait attendre de Dieu qu’il les produise et qui cependant ne sont pas le résultat du fonctionnement des lois de la nature ? Elle contient assurément nombre d’événements du genre de ceux que l’on pourrait attendre de Dieu qu’il les produise, mais au sujet desquels nous ne savons pas s’ils sont, ou non, le résultat du fonctionnement des lois de la nature. Je prie pour qu’un ami se remette d’un cancer, et il s’en remet. Comme ordinairement, nous ne connaissons pas, en ses moindres détails, l’état exact de son corps au moment où il a le cancer, nous ne connaissons pas davantage les lois de la nature qui sont à l’œuvre dans son cancer : nous ne pouvons dire si la rémission est due aux lois de la nature ou non. L’homme pieux croit que Dieu est intervenu, et l’athée têtu croit que seules les lois de la nature sont à l’œuvre. Or l’histoire de l’humanité est jalonnée de récits de nombreux évènements dont il est clair, s’ils se sont produits conformément à ces récits, qu’ils n’auraient évidemment pas pu résulter des lois de la nature et qui sont par ailleurs le genre d’événements dont on pourrait attendre de Dieu qu’il les produise. Le « Second Livre des Rois » rapporte qu’un roi malade et en proie au doute, Ézéchias, chercha un signe d’encouragement venant de Dieu, annonçant qu’il guérirait et que Dieu délivrerait Jérusalem des Assyriens. En réponse à la prière du prophète Isaïe pour que Dieu manifeste un signe à Ézéchias, l’ombre projetée par le soleil, est-il rapporté, « recula de dix pas » (II Rois, 20, 11). Une telle chose n’a pu se produire que dans la mesure où les lois de la mécanique (gouvernant la rotation de la terre autour de son axe, et ainsi la direction du soleil venant de Jérusalem), ou les lois de la lumière (gouvernant la formation de l’ombre par la lumière du soleil aux alentours du palais d’Ézéchias) ont été suspendues. »
      Richard Swinburne, Y a-t-il un Dieu ?, p.110-111, Ithaque, Paris, 2009.
      Voir plus...
      Voir les citations restantes dans la page détaillée de l'argument.
      « La religion chrétienne a été fondée sur le prétendu miracle de la Résurrection de Jésus. Si cet événement s’est produit tel qu’il est relaté dans les livres du Nouveau Testament, à savoir le retour à la vie d’un homme mort par crucifixion trente-six heures plus tôt, alors il est clair que cet événement implique la suspension des lois de la nature. Et donc, s’il y a un Dieu, c’est lui qui l’a produite : c’est un miracle. La plupart des livres du Nouveau Testament ont été écrits au cours de l’existence de beaucoup de ceux qui ont côtoyé Jésus. Ces livres ont été écrits par des auteurs très divers qui affirment que Marie-Madeleine, d’autres femmes et les apôtres ont vu le tombeau vide ; avec beaucoup d’autres, ils ont vu, parlé et mangé avec Jésus ressuscité. Le corps de Jésus n’a jamais été retrouvé. On est en présence d’un grand miracle sérieusement étayé sur le plan historique, pour lequel il existe des indices substantiels. Quant à savoir quelle est la force de ces indices historiques, c’est le sujet d’innombrables ouvrages écrits depuis deux millénaires, à la lecture desquels les lecteurs doivent se forger leurs propres opinions. »
      Richard Swinburne, Y a-t-il un Dieu ?, p.118, Ithaque, Paris, 2009.

      Les expériences mystiques

      En particulier :

      • Les conversions brusques
      • Les expériences unitives
      • Les visions de Dieu
      « Tel était le malheureux enfant qui, le 25 décembre 1886, se rendit à Notre-Dame de Paris pour y suivre les offices de Noël. Je commençais alors à écrire et il me semblait que dans les cérémonies catholiques, considérées avec un dilettantisme supérieur, je trouverai un excitant approprié et la matière de quelques exercices décadents. C’est dans ces dispositions que, coudoyé et bousculé par la foule, j’assistai, avec un plaisir médiocre, à la grand-messe. Puis, n’ayant rien de mieux à faire, je revins aux vêpres. Les enfants de la maîtrise en robes blanches et les élèves du petit séminaire de saint Nicolas du Chardonnet qui les assistaient, étaient en train de chanter ce que je sus plus tard être la Magnificat. J’étais moi-même debout dans la foule, près du second pilier à l’entrée du chœur à droite du côté de la sacristie. Et c’est alors que se produisit l’événement qui domine toute ma vie. En un instant mon cœur fut touché et je crus. Je crus, d’une telle force d’adhésion, d’un tel soulèvement de tout mon être, d’une conviction si puissante, d’une telle certitude ne laissant place à aucune espèce de doute, que, depuis, tous les livres, tous les raisonnements, tous les hasards d’une vie agitée, n’ont pu ébranler ma foi, ni, à vrai dire, la toucher. J’avais eu tout à coup le sentiment déchirant de l’innocence, l’éternelle enfance de Dieu, une révélation ineffable. En essayant, comme je l’ai fait souvent, de reconstituer les minutes qui suivirent cet instant extraordinaire, je retrouve les éléments suivants qui, cependant, ne formaient qu’un seul éclair, une seule arme, dont la Providence divine se servait pour atteindre et s’ouvrir enfin le cœur d’un pauvre enfant désespéré : « Que les gens qui croient sont heureux ! Si c’était vrai, pourtant ? C’est vrai ! Dieu existe, Il est là. C’est quelqu’un, c’est un être aussi personnel que moi ! Il m’aime, Il m’appelle. » Les larmes et les sanglots étaient venus et le chant si tendre de l’Adeste ajoutait encore à mon émotion. »
      Paul Claudel, Ma conversion, 1913.
      Voir plus...
      « Si le mysticisme est bien ce que nous venons de dire, il doit fournir le moyen d’aborder en quelque sorte expérimentalement le problème de l’existence et de la nature de Dieu. Nous ne voyons pas, d’ailleurs, comment la philosophie l’aborderait autrement. D’une manière générale, nous estimons qu’un objet qui existe est un objet qui est perçu ou qui pourrait l’être. Il est donc donné dans une expérience, réelle ou possible. »
      Henri Bergson, Les deux sources de la morale et de la religion, 1932.

      Les manifestations de la Providence

      En particulier :

      • Les réponses de Dieu aux prières
      • Des évènements historiques signifiants très improbables
      • Des évènements très improbables dans nos vies qui nous avertissent ou nous sauvent
      « Beaucoup de gens croient en l’existence de Dieu. Mais peu savent que parce qu’il nous aime, Dieu nous invite à bien plus : il nous offre une relation personnelle d’intimité avec lui. C’est en effet au travers de celle-ci qu’il peut agir véritablement pour transformer notre vie. Ceux/celles qui ont fait cette rencontre témoignent combien ils expérimentent l’amour de Dieu. Dieu leur parle et ils le voient répondre à leurs prières. »
      Voir plus...
      « Il est évident que, à tort ou à raison, il a semblé […] à des milliards d’êtres humains, qu’une fois dans leur vie, à un degré ou à un autre, ils ont été conscients que Dieu dirigeait le cours d’un événement. Les enquêtes montrent qu’il en est ainsi pour des milliards de gens aujourd’hui, sans compter les époques antérieures. Ces gens peuvent bien sûr se tromper, mais c’est comme cela que les choses leur sont apparues. Or c’est un principe de base de la rationalité, que j’appelle le principe de crédulité, que nous devons penser que les choses sont comme elles nous apparaissent […] à moins que et jusqu’à ce que nous ayons la preuve que nous nous sommes trompés. […] Si j’ai l’impression de voir une table ou d’entendre la voix d’un ami, je dois penser que c’est le cas jusqu’à ce que j’aie la preuve que je me suis trompé. Si vous dites le contraire – si vous dites : ne vous fiez jamais aux apparences avant qu’il soit prouvé qu’elles sont fiables – vous ne pourrez jamais avoir la moindre certitude. En effet, qu’est-ce qui peut vous prouver que les apparences sont fiables, sinon d’autres apparences ? Or si vous ne pouvez vous fier aux apparences comme telles, vous ne pourrez pas non plus vous fier à vos cinq sens ordinaires, il est tout aussi rationnel de vous fier, le cas échéant, à votre sens religieux. »
      Richard Swinburne, Y a-t-il un Dieu ?, p.122-123, Ithaque, Paris, 2009.

      Les Révélations conservées dans les textes sacrés

      Page détaillée
      Les Révélations conservées dans les textes sacrés attestent l'intervention de Dieu
      SOUS-ARGUMENTS OBJECTIONS
      Aucun sous-argument n'a été entré. Les textes sacrés sont truffés d'erreurs et de contradictions
      Les textes sacrés sont la création d'êtres humains
      Les Révélations des textes sacrés proviennent d'êtres invisibles qui ne sont pas Dieu
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      « Une autre raison que Dieu peut avoir d’intervenir dans l’histoire est de nous donner des informations, de nous révéler des vérités. Sans aucune aide, notre raison est bien capable […] d’arriver à la conclusion que, probablement, il y a un Dieu ; elle est bien capable également d’établir plusieurs vérités morales très générales (par exemple qu’il est bon de nourrir ceux qui meurent de faim, quels qu’ils soient). Mais les êtres humains sont des créatures à l’intelligence limitée, et ils sont notoirement capables de se cacher à eux-mêmes des conclusions qui leur crèvent les yeux, quand ces conclusions ne sont pas les bienvenues. Les conclusions en matière de religion et de morale sont celles que nous sommes évidemment disposés à écarter parce que, quelles que soient les conclusions auxquelles nous parvenons (religieuses ou athées), elles ont des conséquences sur le genre de vie qui vaut la peine d’être vécue ; il se peut que nous rechignions à les accepter parce qu’elles entrent en conflit avec notre mode de vie quotidien. Les êtres humains ont donc besoin d’aide – aide pour comprendre quelles sont leurs obligations et en quoi consiste leur bien suprême, aide et encouragement pour rechercher ce bien. De toutes les façons, un Dieu qui veut entrer en contact avec nous aura aussi à nous dévoiler des choses sur lui-même, simplement pour que nous le connaissions mieux. Les grandes religions occidentales affirment toutes que Dieu est intervenu dans l’histoire pour révéler des vérités aux hommes ; elles ajoutent généralement qu’il a établi un moyen qui, dans une certaine mesure et d’une certaine façon, puisse assurer la conservation de ces vérités parmi les hommes. Les Juifs affirment que Dieu est intervenu dans l’histoire avec Abraham et Moïse, et qu’il a révélé des vérités qui, par la suite, ont été conservées par le peuple juif dans les Écritures hébraïques (qui forment l’Ancien Testament des Chrétiens). Les Chrétiens admettent cette révélation, mais ils ajoutent que la principale intervention de Dieu est celle de Jésus-Christ, qui nous a révélé des choses conservées par l’Église chrétienne dans la Bible (le Nouveau Testament, et l’Ancien Testament interprété à la lumière du Nouveau). L’islam reconnaît aussi, dans une certaine mesure, les affirmations juives et chrétiennes, mais il proclame que Mahomet est le dernier prophète en qui la Révélation atteint son point culminant, révélation recueillie dans le Coran. »
      Richard Swinburne, Y a-t-il un Dieu ?, p.116-117, Ithaque, Paris, 2009.
      Voir plus...
      « Les Évangiles racontent qu’il y a 2000 ans de cela, Dieu est venu lui-même sur terre, en chair et en os. « Je suis descendu du ciel », « celui qui m’a vu a vu le Père » disait Jésus, se disant ainsi Dieu incarné, Dieu fait homme (Évangile de Jean ch.6 v.38, ch.14 v.9). Jésus a manifesté combien il est un Dieu Amour, en guérissant tous ceux qui venaient à lui, sans rien demander en retour. Il a manifesté aussi combien il est au-dessus des lois physiques, en créant de nouveaux organismes. Il a montré qu’il a la vie en lui-même, en ressuscitant plusieurs personnes. Enfin, il a prouvé qu’il était Dieu, en ressuscitant lui-même des morts : Jésus est vivant aujourd’hui. Il oeuvre dans la vie de ceux qui l’accueillent. À ceux qui se tournent vers lui, qui lui demandent sincèrement de se révéler à eux, il se fait connaître (Evangile de Jean ch.14 v.21): « Celui qui m’aime sera aimé de mon Père, je l’aimerai et je me ferai connaître à lui » »

      Les prétendues interventions divines reposent sur des éléments de preuve qui ne sont pas fiables

      Aucun résumé ni citation n'a été entré.

      Les prétendues interventions divines reposent sur une conception superstitieuse du monde

      Aucun résumé ni citation n'a été entré.

      Ce qu'on attribue à des interventions divines relève de phénomènes naturels

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      Ce qu'on attribue à des interventions divines relève de phénomènes naturels
      SOUS-ARGUMENTS OBJECTIONS
      Aucun sous-argument n'a été entré. Certains phénomènes sont trop improbables pour relever de phénomènes naturels
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      Aucun résumé ni citation n'a été entré.

      Les miracles bibliques ont une explication rationnelle

      Aucun résumé ni citation n'a été entré.

      Il existe une morale indépendante des hommes

      L'humanité adhère à des principes moraux : au lieu de suivre son seul intérêt immédiat ou son simple plaisir, l'être humain peut se sacrifier pour autrui, protéger les malades ou les vieillards. Ces comportements relèvent d'un devoir-être qui ne correspond à aucune nécessité naturelle. "Faire le bien" n'existe pas chez les animaux. L'homme peut s'extraire du donné naturel, de la lutte pour la survie, pour imaginer un "devoir-être", une morale, un monde meilleur, qui ne correspondent à rien dans le monde naturel. Cette conscience du bien et de la morale ne s'expliquent que parce que Dieu les a placées en nous.

      Seul Dieu est garant de la réalité et de la véracité du monde

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      Seul Dieu est garant de la réalité et de la véracité du monde
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      Seule l'hypothèse de Dieu nous sort du solipsisme

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      Seule l'hypothèse de Dieu nous sort du solipsisme
      SOUS-ARGUMENTS OBJECTIONS
      Aucun sous-argument n'a été entré. Le monde n'est pas trompeur
      Pour me constituer comme sujet, j'ai besoin des autres
      Le solipsisme est un faux problème
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      Le monde est essentiellement trompeur : mes sens sont faillibles, mon raisonnement est fragile, mes opinions sont fluctuantes. Même le sentiment de conviction ou de réalité d'une chose peut être faux, comme pour les fous ou lors de la vision d'un mirage. Qu'est-ce qui me prouve que le monde extérieur existe tel que je le vois, et que je ne suis pas dans la Matrice ? Qu'est-ce qui me prouve que les autres existent, et qu'ils ne sont pas des projections de mon propre esprit ? Comment est-ce que je sais que ce monde est réel, et n'est pas un grand rêve ? C'est la question du solipsisme. Je sais que j'existe ("Je pense donc je suis"), je ne sais pas si le monde perçu est un effet de mon esprit. Pour échapper à cette question, il faut poser que ma perception immédiate n'est pas trompeuse, que je ne suis pas fou ; pour cela, il faut supposer que Dieu garantit la vérité de mes impressions immédiates. Donc je dois poser que Dieu existe pour poser que le monde est réel.

      Seule l'hypothèse de Dieu nous sort du perspectivisme

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      Seule l'hypothèse de Dieu nous sort du perspectivisme
      SOUS-ARGUMENTS OBJECTIONS
      Aucun sous-argument n'a été entré. Il n'y a pas de vérité
      La science établit des vérités sans faire l'hypothèse de Dieu
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      Parler de vérité, c'est supposer qu'il existe un niveau de compréhension qui n'est pas un simple point de vue, mais un niveau de perception exact de ce qui est. Ce niveau où la pensée touche l'être, où il n'y a plus de différence entre le concept et le réel, est celui de l'intelligence divine. C'est parce que l'intellect humain reflète en quelque façon l'Esprit divin qu'il peut atteindre des vérités, voire la Vérité. S'il n'y a pas de Dieu, il n'y a que des perspectives changeantes, des points de vues parcellaires et subjectifs. La notion même de vérité est vide de sens (sauf de façon triviale, pour désigner des énoncés factuels très limités : "le verre est sur la table").

      Seul Dieu peut fonder les vérités logiques et mathématiques

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      Seul Dieu peut fonder les vérités logiques et mathématiques
      SOUS-ARGUMENTS OBJECTIONS
      Aucun sous-argument n'a été entré. Aucune objection n'a été entrée.
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      « Quand on considère attentivement l’immensité de Dieu, on voit manifestement qu’il est impossible qu’il y ait rien qui ne dépende de lui, non seulement de tout ce qui subsiste, mais encore qu’il n’y a ni ordre, ni loi, ni raison de bonté et de vérité qui n’en dépende ; autrement […], il n’aurait pas été tout à fait indifférent à créer les choses qu’il a créées. […] Il est aussi inutile de demander comment Dieu eût pu faire de toute éternité que deux fois 4 n’eussent pas été 8, etc., car j’avoue bien que nous ne pouvons pas comprendre cela ; mais, puisque d’un autre côté je comprends fort bien que rien ne peut exister, en quelque genre d’être que ce soit, qui ne dépende de Dieu, et qu’il lui a été très facile d’ordonner tellement certaines choses que les hommes ne pussent pas comprendre qu’elles eussent pu être autrement qu’elles sont, ce serait une chose tout à fait contraire à la raison, de douter des choses que nous comprenons fort bien, à cause de quelques autres que nous ne comprenons pas, et que nous ne voyons point que nous devions comprendre. Ainsi donc il ne faut pas penser que les vérités éternelles dépendent de l’entendement humain, ou de l’existence des choses, mais seulement de la volonté de Dieu, qui, comme un souverain législateur, les a ordonnées et établies de toute éternité. »
      René Descartes, Réponses aux sixièmes objections, point 8, AT IX.
      Voir plus...
      « Il est vrai aussi qu’en Dieu est non seulement la source des existences, mais encore celle des essences, en tant que réelles, ou de ce qu’il y a de réel dans la possibilité. C’est parce que l’entendement de Dieu est la région des vérités éternelles, ou des idées dont elles dépendent, et que sans lui il n’y aurait rien de réel dans les possibilités, et non seulement rien d’existant, mais encore rien de possible. Car il faut bien que s’il y a une réalité dans les essences ou possibilités, ou bien dans les vérités éternelles, cette réalité soit fondée en quelque chose d’existant ou d’actuel ; et par conséquent dans l’existence de l’Être nécessaire, dans lequel l’essence renferme l’existence, ou dans lequel il suffit d’être possible pour être actuel. »
      Leibniz, Monadologie, § 43 et 44, 1714.

      Seule l'hypothèse de Dieu explique la coïncidence des mathématiques et du réel

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      Seule l'hypothèse de Dieu explique la coïncidence des mathématiques et du réel
      SOUS-ARGUMENTS OBJECTIONS
      Aucun sous-argument n'a été entré. Les mathématiques sont une construction humaine
      Les mathématiques proviennent de l'observation du monde
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      Einstein était étonné qu'il y ait coïncidence entre le monde et les mathématiques. Un telle coïncidence pourrait bien montrer la coïncidence de l'esprit humain avec l'Esprit du créateur. Le monde est écrit en langage mathématique parce qu'il a été créé par une Intelligence que l'intelligence humaine reflète. Les propriétés mathématiques ne sont pas des inventions humaines, mais des découvertes se passant dans un monde platonicien où existent de toute éternité les objets mathématiques.
      Il n'y a aucune objection pour le moment.

      L'existence de Dieu est contenue dans son concept

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      L'existence de Dieu est contenue dans son concept
      SOUS-ARGUMENTS OBJECTIONS
      Aucun sous-argument n'a été entré. La perfection n'implique pas l'existence
      L'existence n'est pas un prédicat
      L'existence ne se démontre pas de façon conceptuelle
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      Par définition, Dieu est parfait. Si Dieu est parfait, alors il ne lui manque rien : il jouit de tous les attributs, dont celui d'exister. Donc Dieu existe.
      « L'insensé lui-même est donc forcé d'avouer qu'il existe, du moins dans l'intelligence, quelque chose au-dessus de laquelle la pensée ne peut rien concevoir, puisqu'en entendant parler de cet être suprême, quel qu'il soit, il comprend ce qu'il entend, et que tout ce qui est compris existe dans l'intelligence. Or, cet être suprême au-dessus duquel la pensée ne peut rien concevoir ne saurait exister dans l'intelligence seule ; car, en supposant que cela soit, rien n'empêche de le concevoir comme existant aussi dans la réalité, ce qui est un mode d'existence supérieur au premier. Si donc l'être suprême existait dans l'intelligence seule, il y aurait quelque chose que la pensée pourrait concevoir au-dessus de lui ; il ne serait plus l'être par excellence, ce qui implique contradiction. Il existe donc sans aucun doute, et dans l'intelligence et dans la réalité, un être au-dessus duquel la pensée ne peut rien concevoir. »
      Anselme, Proslogion, ch. II.

      Nous avons en nous des concepts que seul Dieu a pu créer

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      Nous avons en nous des concepts que seul Dieu a pu créer
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      Seul Dieu a pu placer en nous le concept d'unité

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      Seul Dieu a pu placer en nous le concept d'unité
      SOUS-ARGUMENTS OBJECTIONS
      Aucun sous-argument n'a été entré. Aucune objection n'a été entrée.
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      La sensation d'unité intérieure est fondatrice, elle organise notre univers mais ne peut résulter d'aucune expérience ni d'aucun raisonnement. Je me perçois comme Un. D'où vient cette connaissance immédiate d'être un ?
      « J’ai au-dedans de moi une idée claire d’une unité parfaite, qui est bien au-dessus de celle que je puis trouver dans mon âme : [mon âme] se trouve souvent comme partagée entre deux opinions, deux inclinations, deux habitudes contraires. Ce partage que je trouve au fond de moi-même ne marque-t-il pas quelque multiplicité, ou composition de parties ? L’âme a d’ailleurs une composition successive de pensées dont l’une est très différente de l’autre. Je conçois une unité infiniment plus une […] : je conçois un être qui ne change jamais de pensée, qui pense toujours toutes choses à la fois, et en qui on ne peut trouver aucune composition […]. Cette idée, toujours présente au fond de moi, est le modèle parfait sur lequel je cherche partout quelque copie imparfaite de l’unité. Je connais donc Dieu avec une telle clarté que c’est en le connaissant que je cherche dans toutes les créatures, et en moi-même, quelque ouvrage et quelque ressemblance de son unité. »
      Fénelon, Traité de l’existence de Dieu, p.63-64, Éditions Universitaires, Grenoble, 1990.

      Seul Dieu a pu placer en nous le concept d'infini

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      Seul Dieu a pu placer en nous le concept d'infini
      SOUS-ARGUMENTS OBJECTIONS
      Aucun sous-argument n'a été entré. Aucune objection n'a été entrée.
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      Je suis un être imparfait, or j'ai en moi l'idée d'un être plus parfait que moi. Cette idée n'a pas pu être inventée par moi, donc elle a été mise en moi par un être plus parfait que moi.
      « En suite de quoi, faisant réflexion sur ce que je doutais, et que, par conséquent, mon être n'était pas tout parfait, car je voyais clairement que c'était une plus grande perfection de connaître que de douter, je m'avisai de chercher d'où j'avais appris à penser à quelque chose de plus parfait que je n'étais ; et je connus évidemment que ce devait être de quelque nature qui fût en effet plus parfaite. Pour ce qui est des pensées que j'avais de plusieurs autres choses hors de moi, comme du ciel, de la terre, de la lumière, de la chaleur, et de mille autres, je n'étais point tant en peine de savoir d'où elles venaient, à cause que, ne remarquant rien en elles qui me semblât les rendre supérieures à moi, je pouvais croire que, si elles étaient vraies, c'étaient des dépendances de ma nature,en tant qu'elle avait quelque perfection ; et si elles ne l'étaient pas, que je les tenais du néant, c'est-à-dire qu'elles étaient en moi, parce que j'avais du défaut. Mais ce ne pouvait être le même de l'idée d'un être plus parfait que le mien : car, de la tenir du néant, c'était chose manifestement impossible ; et parce qu'il n'y a pas moins de répugnance que le plus parfait soit une suite et une dépendance du moins parfait, qu'il y en a que de rien procède quelque chose, je ne la pouvais tenir non plus de moi-même. De façon qu'il restait qu'elle eût été mise en moi par une nature qui fût véritablement plus parfaite que je n'étais, et même qui eût en soi toutes les perfections dont je pouvais avoir quelque idée, c'est-à-dire, pour m'expliquer en un mot, qui fût Dieu. »
      René Descartes, Discours de la méthode, Partie IV, 1637.

      Seul Dieu a pu placer en nous le concept de perfection

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      Seul Dieu a pu placer en nous le concept de perfection
      SOUS-ARGUMENTS OBJECTIONS
      Aucun sous-argument n'a été entré. Aucune objection n'a été entrée.
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      « Par le nom de Dieu j’entends une substance infinie, éternelle, immuable, indépendante, toute connaissante, toute-puissante, et par laquelle moi-même, et toutes les autres choses qui sont (s’il est vrai qu’il y en ait qui existent) ont été créées et produites. Or ces avantages sont si grands et si éminents, que plus attentivement je les considère, et moins je me persuade que l’idée que j’en ai puisse tirer son origine de moi seul. Et par conséquent il faut nécessairement conclure de tout ce que j’ai dit auparavant, que Dieu existe. Car, encore que l’idée de la substance soit en moi, de cela même que je suis une substance, je n’aurais pas néanmoins l’idée d’une substance infinie, moi qui suis un être fini, si elle n’avait été mise en moi par quelque substance qui fût véritablement infinie. »
      René Descartes, Méditations métaphysiques, Méditation troisième, §22, 1641.
      Voir plus...
      « Et je ne me dois pas imaginer que je ne conçois pas l’infini par une véritable idée, mais seulement par la négation de ce qui est fini, de même que je comprends le repos et les ténèbres par la négation du mouvement et de la lumière : puisque au contraire je vois manifestement qu’il se rencontre plus de réalité dans la substance infinie que dans la substance finie, et partant que j’ai en quelque façon premièrement en moi la notion de l’infini, que du fini, c’est-à-dire de Dieu, que de moi-même. Car comment serait-il possible que je pusse connaître que je doute et que je désire, c’est-à-dire qu’il me manque quelque chose et que je ne suis pas tout parfait, si je n’avais en moi aucune idée d’un être plus parfait que le mien, par la comparaison duquel je connaîtrais les défauts de ma nature ? »
      René Descartes, Méditations métaphysiques, Méditation troisième, §23, 1641.

      Ces concepts s'acquièrent au cours du développement cognitif de l'individu

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      Les concepts d'unité, d'infini et de perfection s'acquièrent au cours du développement cognitif de l'individu
      SOUS-ARGUMENTS OBJECTIONS
      Aucun sous-argument n'a été entré. Aucune objection n'a été entrée.
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      Les concepts abstraits se forment a travers d'une maturation cérébrale lente et la manipulation d'objets sensibles. Peu à peu, l'enfant acquiert des notions mathématiques complexes, par ex. il apprend à reconnaître la même quantité de liquide dans deux récipients de forme très différentes. Des concepts comme "l'infini", "l'unité" ou "la justice" ont été acquis à travers une longue série d'apprentissages, mais il ne sert à rien de croire que c'est Dieu qui les a mis en nous. Cf. Jean Piaget

      Ces concepts ont été acquis au cours de l'évolution de l'espèce humaine

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      L'hypothèse de Dieu est plus simple que l'hypothèse athéiste

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      L'hypothèse de Dieu est plus simple que l'hypothèse athéiste
      SOUS-ARGUMENTS OBJECTIONS
      Aucun sous-argument n'a été entré. C'est l'inverse : l'existence même de Dieu est tout sauf simple
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      « Ainsi, trois thèses rivales avancent une explication ultime de tous les phénomènes observables. Elles doivent être examinées avec les quatre critères d’évaluation des scénarios explicatifs analysés au chapitre II. […] L’application des quatre critères revient donc à ceci : la théorie de l’explication ultime qui a le plus de chance d’être la vraie est la théorie la plus simple qui prédit les phénomènes observables, alors que sans cette théorie, nous ne nous attendrions pas à ces phénomènes. La thèse ici développée est que le théisme fournit l’explication de loin la plus simple de tous les phénomènes. Le matérialisme, comme je le montrerai, n’est pas une hypothèse simple, et il y a une catégorie de phénomènes que, très probablement, il ne pourra jamais expliquer. Et l’humanisme [la théorie mixte selon laquelle « l’existence et le fonctionnement des facteurs impliqués dans l’explication en termes de personne ne peuvent pas être complètement expliqués en termes d’objets inanimés », et réciproquement] est une hypothèse encore moins simple que le matérialisme. […] la grande complexité du matérialisme vient du postulat selon lequel toute explication complète du comportement des choses est donnée par les propriétés et dispositions d’un nombre immense (et peut-être infini) d’objets matériels. Chacun d’entre eux est constitué d’atomes, les atomes sont constitués de particules fondamentales, comme les électrons et les protons ; certains, à leur tour, sont constitués de quarks et, pour autant que nous le sachions à ce jour, les quarks sont constitués de sous-quarks. […] Le théisme affirme qu’une seule substance, Dieu, cause et maintient l’existence de tous les autres objets existants. Il affirme aussi que chaque propriété que possède chaque autre substance est due au fait que Dieu en est la cause ou permet qu’elle existe. Le signe distinctif d’une explication simple est de postuler un petit nombre de causes. À cet égard, il ne peut pas y avoir d’explication plus simple qu’une explication qui ne postule qu’une seule cause. Le théisme est plus simple que le polythéisme. En outre, à cette cause unique, qui est une personne, le théisme attribue les propriétés qui sont essentielles aux personnes avec un degré infini […]. L’hypothèse d’une personne infiniment puissante, infiniment connaissante et infiniment libre est l’hypothèse d’une personne dont la capacité d’action, la connaissance et la liberté sont sans limite (exceptées celles de la logique). Les scientifiques ont toujours considéré qu’il est plus simple de supposer qu’une quantité a un degré infini plutôt que de supposer un degré fini extrêmement grand, et ils l’ont toujours fait lorsque cette supposition ne changeait rien à la prédiction des observations. »
      Richard Swinburne, Y a-t-il un Dieu ?, p.46-48, Ithaque, Paris, 2009.

      La nature humaine aspire à Dieu

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      La nature humaine aspire à Dieu
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      L'être humain aspire à un amour infini

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      Quand il se développe, l'être humain connaît des expériences transcendantes

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      Quand il se développe, l'être humain connaît des expériences transcendantes
      SOUS-ARGUMENTS OBJECTIONS
      Aucun sous-argument n'a été entré. Les expériences transcendantes relèvent de la superstition
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      La nature n'a pas pu doter l'homme d'un besoin sans objet

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      A part de très rares (et courtes) exceptions, toutes les sociétés se sont adossées à une dimension spirituelle

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      A part de très rares (et courtes) exceptions, toutes les sociétés se sont adossées à une dimension spirituelle
      SOUS-ARGUMENTS OBJECTIONS
      Aucun sous-argument n'a été entré. La dimension spirituelle est une construction mentale
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      Il n'y a aucune objection pour le moment.

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      Arguments CONTRE [ modifier ]

      Rien ne montre l'existence d'un dieu

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      Rien ne montre l'existence d'un dieu
      Dans notre expérience commune, nous ne percevons pas Dieu ; l'histoire n'est pas influencée par une quelconque providence, mais est la résultante des actions des humains ; la nature est indifférente, elle comporte des ratés (espèces qui ont disparu sans descendance, développement buissonnant etc.). Pour conforter l'idée de Dieu, les religions ne proposent que des raisonnements incertains, une "foi" irrationnelle (qui contredit la foi des autres religions) ou des expériences subjectives, plus ou moins illusoires (expériences mystiques). L'hypothèse de Dieu est donc gratuite.
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      C'est à celui qui avance une thèse de la prouver

      La notion de Dieu est gratuite ; aucun fait ne permet de supposer l'existence d'un Etre invisible, conscient, bon et tout-puissant, qui s'intéresserait aux êtres humains. La charge de la preuve revient aux croyants, qui avancent une hypothèse et doivent apporter des faits pour l'étayer.

      Aucune expérience ne montre l'existence de Dieu

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      Aucune expérience ne montre l'existence de Dieu
      SOUS-ARGUMENTS OBJECTIONS
      Aucun sous-argument n'a été entré. Aucune objection n'a été entrée.
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      « Faiblesse des preuves, donc, puisqu’elles n’en sont pas. Mais faiblesse aussi, et surtout, des expériences. C’est mon deuxième argument, toujours négatif. Il m’importe davantage que le précédent. L’expérience, s’agissant d’une question de fait, est plus décisive que les raisonnements. L’une de mes principales raisons de ne pas croire en Dieu, c’est que je n’en ai aucune expérience. C’est l’argument le plus simple. C’est l’un des plus forts. »
      André Comte-Sponville, L'esprit de l'athéisme, Albin Michel.

      Les expériences d'éveil montrent qu'il n'existe pas de dieu

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      Les expériences d'éveil montrent qu'il n'existe pas de dieu
      SOUS-ARGUMENTS OBJECTIONS
      Aucun sous-argument n'a été entré. Aucune objection n'a été entrée.
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      Que ce soit en Extrême-Orient ou en Occident, des personnes font l'expérience de "l'éveil". Cette expérience donne un sentiment d'accès immédiat au réel, dans sa plus grande plénitude, et il s'accompagne d'une intensification de la conscience. Ceux qui l'ont connu disent qu'il diffère autant de l'état de conscience ordinaire que ce dernier diffère du rêve. Dans cet état, il n'y a pas de Dieu, mais les sujets perçoivent soit une sorte de vacuité (= bouddhisme) soit une unité impersonnelle (= non dualisme hindou).

      Pour ceux qui ont accès à cet "éveil", Dieu est une pure spéculation métaphysique qui n'a pas ou plus lieu d'être.

      Il n'y a pas « d'arrières-mondes » où se tiendrait Dieu

      Si Dieu et les religions sont vraies, cela supposerait un "arrière-monde" subsistant au-delà du monde sensible. C'est dans ce monde qu'existeraient Dieu, les anges, les âmes des défunts, le paradis et l'enfer, etc. Or rien ne montre l'existence d'un tel monde - qui est une pure invention.
      « Première proposition. Les raisons qui firent appeler « ce » monde un monde d’apparence, prouvent au contraire sa réalité — une autre réalité est absolument indémontrable. Deuxième proposition. Les signes distinctifs que l’on a donnés de la véritable « essence des choses » sont les signes caractéristiques du non-être, du néant ; de cette contradiction, on a édifié le « monde-vérité » en vrai monde : et c’est en effet le monde des apparences, en tant qu’illusion d’optique morale. Troisième proposition. Parler d’un « autre » monde que celui-ci n’a aucun sens, en admettant que nous n’ayons pas en nous un instinct dominant de calomnie, de rapetissement, de mise en suspicion de la vie : dans ce dernier cas, nous nous vengeons de la vie avec la fantasmagorie d’une vie « autre », d’une vie « meilleure ». »
      Friedrich Nietzsche, Le crépuscule des idoles.

      Si Dieu existait, il devrait en exister des preuves évidentes

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      Si Dieu existait, il devrait en exister des preuves évidentes
      SOUS-ARGUMENTS OBJECTIONS
      Aucun sous-argument n'a été entré. Dieu laisse aux hommes leur liberté
      La morale n'aurait plus de sens
      Les hommes doivent mériter la foi
      La croyance en Dieu peut faire l'objet d'un pari rationnel
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      « On ne m’ôtera pas de l’idée que, si Dieu existait cela devrait se voir ou se sentir davantage. Il suffirait d’ouvrir les yeux ou l’âme. C’est ce que j’essaie de faire. Et plus j’y parviens, plus c’est le monde que je vois, plus ce sont des humains que j’aime. La plupart de nos théologiens, et quelques-uns de nos philosophes, se donnent du mal pour nous convaincre que Dieu existe. C’est bien aimable à eux. Mais enfin il serait plus simple, et plus efficace, que Dieu consente à se montrer ! C’est toujours la première objection qui me vient, lorsqu’un croyant essaie de me convertir. « Pourquoi te donnes-tu tant de mal ? ai-je envie de lui demander. Si Dieu voulait que je croie, ce serait vite fait ! S’il ne le veut pas, à quoi bon t’obstiner ? » »
      André Comte-Sponville, L'esprit de l'athéisme, Albin Michel, 2006.

      Dieu est une hypothèse trop complexe

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      Dieu est une hypothèse trop complexe
      SOUS-ARGUMENTS OBJECTIONS
      Aucun sous-argument n'a été entré. L'athéisme ne rend pas compte de la cause première
      L'hypothèse théiste est simple et élégante
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      Principe du rasoir d'Ockham : si deux hypothèses expliquent un même ensemble de phénomènes, c'est l'hypothèse la plus simple (la non-existence de Dieu) qui doit être préférée

      Dieu est une hypothèse inutile

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      Dieu est une hypothèse inutile
      SOUS-ARGUMENTS OBJECTIONS
      Aucun sous-argument n'a été entré. Aucune objection n'a été entrée.
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      L'évolution et les lois physiques suffisent à expliquer la vie, la conscience et l'univers.

      Rien ne prouve l'inexistence de Dieu

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      Rien ne prouve l'inexistence de Dieu
      SOUS-ARGUMENTS OBJECTIONS
      Aucun sous-argument n'a été entré. La charge de la preuve incombe à celui qui affirme une thèse
      On ne peut prouver que ce qui est, pas ce qui n'est pas
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      L'absence de preuve n'est pas la preuve de l'absence

      Page détaillée
      L'absence de preuve n'est pas la preuve de l'absence
      SOUS-ARGUMENTS OBJECTIONS
      Aucun sous-argument n'a été entré. Croire sans preuves est irrationnel
      Le culte parodique de la licorne rose invisible invalide ce raisonnement
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      Aucun résumé ni citation n'a été entré.

      L'existence de Dieu est révélée par les textes sacrés

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      L'existence de Dieu est révélée par les textes sacrés
      SOUS-ARGUMENTS OBJECTIONS
      Aucun sous-argument n'a été entré. Les textes sacrés ne sont pas fiables
      Les textes sacrés sont écrits par les hommes
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      Aucun résumé ni citation n'a été entré.

      Certaines personnes disent avoir fait l'expérience de Dieu

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      Certaines personnes disent avoir fait l'expérience de Dieu
      SOUS-ARGUMENTS OBJECTIONS
      Aucun sous-argument n'a été entré. D'autres personnes n'en ont pas fait l'expérience
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      Aucun résumé ni citation n'a été entré.

      De très nombreuses personnes croient en Dieu, dont des scientifiques célèbres

      Aucun résumé ni citation n'a été entré.

      On ne peut pas appréhender l'existence de Dieu par des preuves

      Page détaillée
      On ne peut pas appréhender l'existence de Dieu par des preuves
      SOUS-ARGUMENTS OBJECTIONS
      Aucun sous-argument n'a été entré. Si Dieu ne peut pas être prouvé, il est un objet irrationnel
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      Par définition, Dieu est un être qui nous dépasse de toutes parts. On ne peut pas l'appréhender par des preuves, ce serait le réduire à notre dimension. Seule la foi permet de ressentir l'existence de Dieu.

      L'univers n'est pas autosuffisant

      L'univers n'est pas auto-explicatif : les constantes fondamentales comme les lois qui l'organisent, voire sa présence même, demeurent problématiques.

      Il n'existe pas d'esprit en dehors de la matière

      Aucun résumé ni citation n'a été entré.

      Il existe trop de souffrances et d'injustices pour qu'il existe un dieu

      Page détaillée
      Il existe trop de souffrances et d'injustices pour qu'il existe un dieu

      Le mal est souvent synonyme d'une souffrance imméritée et injuste : les victimes qui meurent lors d'attentats ou dans les camps de concentration, les victimes de catastrophes naturelles etc.

      Tout au long de l'histoire, on voit des victimes innocentes, non seulement dues à des malheurs suscités par des volontés humaines (guerres, génocides, crimes etc.) mais aussi par des malheurs qui dérivent des forces naturelles (tsunamis, éruptions volcaniques, épidémies etc.).

      Ainsi non seulement l'homme est un loup pour l'homme, mais la nature n'épargne personne, le juste comme l'injuste sont frappés. Ceci montre un univers indifférent, qui suit son cours et obéit à des lois implacables. Il n'y a pas place dans cette configuration pour un Dieu d'amour ou de miséricorde, se préoccupant des humains et de leur destinée, qui est soumise aux hasards.
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      La vie humaine est absurde

      Aucun résumé ni citation n'a été entré.

      La souffrance des innocents contredit la "bonté" de Dieu

      Page détaillée
      La souffrance des innocents contredit la "bonté" de Dieu
      SOUS-ARGUMENTS OBJECTIONS
      Aucun sous-argument n'a été entré. Aucune objection n'a été entrée.
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      Partout on constate que des innocents sont frappés de malheurs : handicap de nouveaux-nés, assassinat d'enfants, viols de femmes, etc. Si Dieu était bon, pourrait-il permettre ces actes ? Un père qui voit son enfant se faire malmener dans une cour de récréation, puis un autre enfant prendre un bâton pour le frapper, réagira. Dieu, censé être infiniment meilleur que le moindre père de famille, laisse des choses bien pires advenir à ses enfants ou à ses créatures. Même S'Il existe, Il n'est pas "bon".
      « Pourquoi Dieu nous a-t-il créés si faibles, si lâches, si violents, si avides, si prétentieux, si lourds ? Pourquoi tant de salauds ou de médiocres, si peu de héros ou de saints ? Pourquoi tant d’égoïsme, d’envie, de haine, si peu de générosité et d’amour ? Banalité du mal, rareté du bien ! Il me semble qu’un Dieu aurait pu obtenir, même en nous laissant libres et imparfaits, une proportion plus favorable. »
      André Comte-Sponville, L'esprit de l'athéisme, Albin Michel, 2006.
      Voir plus...
      Voir les citations restantes dans la page détaillée de l'argument.
      « Il reste que le mal, même pour les plus optimistes, voyez Leibniz, est incontestable. Le bien l’est aussi ? Sans doute. Mais la nature suffit à expliquer l’un et l’autre, alors qu’un Dieu les rendrait tous les deux incompréhensibles, le premier par l’excès, le second par l’insuffisance. Il y a trop d’horreurs dans ce monde, trop de souffrances, trop d’injustices – et trop peu de bonheur – pour que l’idée qu’il ait été créé par un Dieu tout-puissant et infiniment bon me paraisse acceptable. »
      André Comte-Sponville, L'esprit de l'athéisme, Albin Michel, 2006.

      La souffrance animale est injuste

      « Et puis il y a, bien avant l’apparition de l’homme, la souffrance animale. Des milliards d’animaux, dans des millions d’espèces, n’ont vécu qu’en en dévorant des milliards d’autres, dont l’unique tort était d’être trop faibles ou trop lents pour leur échapper. Je ne fais pas partie de la SPA. Mais tout de même ! Il suffit de voir nos reportages animaliers, à la télévision ce ne sont que des tigres qui égorgent des gazelles, des poissons qui dévorent d’autres poissons, des oiseaux qui avalent des vers de terre, des insectes qui grignotent d’autres insectes… Je ne leur reproche rien : ils font leur métier de vivants. Mais comment faire entrer tant de souffrances, chez leurs proies, et pendant si longtemps, dans un plan prétendument divin ? Nos écologistes protestent, ils ont peut-être raison, contre le gavage des oies. Mais que dire alors de l’invention des carnivores ? La vie, telle que Dieu est supposé l’avoir créée, et bien avant l’apparition d’Homo sapiens, est d’une violence et d’une injustice effrayantes. C’est comme un long carnage, qui n’en finirait pas. De ce point de vue, la première « vérité sainte » du Bouddha, qui enseigne que « toute vie est souffrance », sarvam dukkham, me paraît coller bien davantage à notre expérience, hélas, que l’enseignement des différents monothéismes ! La douleur est innombrable. Le malheur est innombrable. Qu’il y ait aussi des plaisirs et des joies, je ne l’ignore pas. Mais cela, la nature suffit à l’expliquer, quand Dieu rend l’horreur inexplicable. » »
      André Comte-Sponville, L'esprit de l'athéisme, Albin Michel, 2006.
      Voir plus...
      « Assez curieusement, la question qui apparaît la plus embarrassante et la plus difficile à régler dans le cadre d'une théodicée chrétienne est celle que pose la souffrance des animaux. Si l'on peut donner à la douleur humaine une signification en termes de péché, de châtiment, d'avertissement, d'épreuve, de rédemption, de récompense, on ne peut en dire autant des animaux. Ils ne sont pas moralement coupables, ils ne sont pas rachetés, ils n'ont pas de perspective de vie éternelle, et cependant ils souffrent. Pourquoi ? »
      Leszek Kolakowski, Philosophie de la religion, p.68, 10/18, 1997.

      L'Histoire n'a pas de sens

      Page détaillée
      L'Histoire n'a pas de sens
      SOUS-ARGUMENTS OBJECTIONS
      Aucun sous-argument n'a été entré. Il y a un sens de l'Histoire
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      L'Histoire paraît "une histoire racontée par un idiot." Il n'y a pas de progrès moral : l'humanité souffre toujours globalement d'autant de guerres, d'oppressions et de misères. Quand dans certaines contrées le mal décroît, il croît dans d'autres endroits.

      L'humanité semble donc ni pire ni meilleure selon les temps. S'il y avait un Dieu préoccupé de morale, le niveau moral devrait progresser ; de même, s'il y avait un Dieu créateur de l'univers qui s'était manifesté dans une religion, celle-ci devrait s'imposer à l'humanité. Or on ne voit que divisions et stagnation morale. Enfin si un Dieu guidait une civilisation, celle-ci devrait se maintenir : toutes les civilisations obéissent à des cycles, les unes surgissent, les autres meurent...

      On ne voit pas de trace d'une évolution dans l'Histoire, qui obéit peut être à des lois mais pas à un "plan divin".

      La nature est cruelle

      Aucun résumé ni citation n'a été entré.

      Les représentants de Dieu sur terre ne montrent pas toujours l'exemple

      Aucun résumé ni citation n'a été entré.

      Dieu n'est pas tout-puissant

      Le terme de "tout-puissant" employé dans les Bibles traduit l'expression hébraïque : "Celui qui dit : 'Assez!'" (référence : Catherine Challier, préface a Le concept de Dieu après Auschwitz).

      La notion de puissance est relationnelle : x est puissant s'il peut agir sur y. La notion de "toute-puissance" est contradictoire ; elle signifierait une puissance que rien ne peut limiter. Or toute existence en dehors d'une telle puissance serait une limite à cette toute-puissance (voir Hans Jonas, Le concept de Dieu après Auschwitz).

      Dieu permet le mal à cause de la liberté

      C'est les être humains, pas Dieu, qui sont responsables du mal. Le mal n'existe que parce que les hommes sont libres.
      « Le centre de toute théodicée doit, à mon sens, consister en une « justification par le libre arbitre ». Elle concernera, pour commencer, le mal moral, mais on pourra l’étendre également à une bonne partie du mal naturel. La justification par le libre arbitre consiste à dire que c’est un grand bienfait que les êtres humains aient le libre arbitre, ou faculté de choix libre et responsable, mais ce libre arbitre suppose alors nécessairement la possibilité naturelle du mal moral. (Par « possibilité naturelle », je veux dire qu’il n’est pas déterminé à l’avance si le mal se produira ou non.) Un Dieu qui dote les êtres humains d’un tel libre arbitre ouvre inévitablement la porte à cette possibilité, de sorte que la production effective du mal échappe à son contrôle. Il n’est pas logiquement possible – ce serait une supposition contradictoire – que Dieu nous accorde ce libre arbitre tout en s’assurant que nous en usions toujours correctement. »
      Richard Swinburne, Y a-t-il un Dieu ?, Ithaque, 2009.
      Voir plus...
      « La plupart des souffrances humaines sont le résultat de nos propres fautes. N’est-ce pas alors un peu facile d’en rendre Dieu responsable ou de s’indigner qu’il n’intervienne pas ? Dieu nous a créés libres, ce qui veut dire que nous devons assumer et subir les conséquences de nos paroles et de nos actes. Sinon nous serions des marionnettes sans volonté. Mais dans son amour, Dieu a décidé de ne pas nous laisser nous entredéchirer. En fait, il a déjà donné un moyen pour vaincre le mal, en Jésus : «Dieu a tant aimé la monde qu’il a donné son Fils unique pour que quiconque croit en lui ne périsse pas mais ait la vie éternelle» (Evangile de Jean ch.3 v.16). Le sacrifice de Jésus a pour but de vaincre le mal et donc la souffrance. En vivant comme Dieu le demande, à l’exemple de Jésus, nous nous éviterons toute souffrance. C’est à chacun(e) de le vouloir et de le décider. »

      Dieu a besoin du conflit pour faire avancer son plan dans l'histoire

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      Dieu a besoin du conflit pour faire avancer son plan dans l'histoire
      SOUS-ARGUMENTS OBJECTIONS
      Aucun sous-argument n'a été entré. Cet argument est contredit par l'omnipotence que lui attribuent les textes religieux
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      Aucun résumé ni citation n'a été entré.

      Dieu n'a pas créé le mal qui existe de toute éternité

      Le mal est une réalité attestée non seulement dans les hommes, mais dans l'univers lui-même. Il suffit de regarder des insectes s'entre-dévorants et la souffrance dans la nature pour le savoir. Le mal n'est pas un phénomène subjectif, c'est un des aspects de la réalité, tout comme le bien. Le réel est double, à la fois beau et effrayant. Cette dualité se retrouve dans la nature, dans l'être humain, etc. Or cette dualité que l'on constate partout dérive d'une dualité ontologique : notre univers est le mélange de deux réalités distinctes et éternelles, le Mal et le Bien (ou l'Esprit et la Matière chez Platon : voir Simone Pétrement, "Le dualisme chez Platon").

      Le dualisme est une doctrine qui a été professée par les Manichéens sur plusieurs millénaires (voir par exemple Amin Maalouf "Les jardins de Lumière"), les gnostiques des IIème et IIIème siècles (voir Jacques Lacarrière, "Les gnostiques"), Platon... Saint-Augustin fut longtemps manichéen ; Bayle, dans son "Dictionnaire Historique et Critique", consacre plusieurs entrées aux doctrines manichéennes ou proches.

      Dieu, en évolution, a besoin du conflit pour devenir conscient de Lui-même

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      Dieu, en évolution, a besoin du conflit pour devenir conscient de Lui-même
      SOUS-ARGUMENTS OBJECTIONS
      Aucun sous-argument n'a été entré. Aucune objection n'a été entrée.
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      On se trouve ici aux antipodes de la vision traditionnelle de Dieu; créateur parfait et immuable de l'univers. On touche même à des spéculations hérétiques, ou du moins opposées à l'enseignement connu des religions. Pour le psychanalyste Carl-Gustav Jung, l'Ancien Testament montre que l'image de Dieu change et évolue. C'est comme si Dieu lui-même se transformait et acquérait peu à peu une conscience morale. Ainsi le mal et le conflit sont nécessaires, ils permettraient à Dieu de dépasser sa colère voire de devenir plus conscient. On trouve cette idée chez le théosophe Jacob Boehme, qui a influencé Hegel.

      Citations Jung et Boehme

      Cf. Jung

      Le mal est dû à un accident cosmique non prévu par Dieu

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      Le mal est dû à un accident cosmique non prévu par Dieu
      SOUS-ARGUMENTS OBJECTIONS
      Aucun sous-argument n'a été entré. Dieu est décrit comme omniscient par les textes religieux
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      Aucun résumé ni citation n'a été entré.

      Le mal est une illusion

      Un renard dans un poulailler : c'est un bien pour le renard, un mal pour les poules. En soi, rien n'est "bien" ni "mal", ces mots sont des catégories relatives à une position particulière. Il est illogique de faire du "mal" une catégorie à part entière, une substance, alors qu'il s'agit d'une relation : x est mal pour y, bon pour z. X (événement, personne, situation, phénomène etc.) n'est ni bon ni mauvais en soi !

      Citation Spinoza

      Non seulement on peut établir intellectuellement que le "mal" n'existe pas en soi, mais certaines personnes l'ont réalisé à travers l'expérience mystique. Dans cette expérience, tout est parfait, tout est bien, la notion de mal se dissout.

      Citation mystiques

      L'existence du mal est la punition infligée par Dieu

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      L'existence du mal est la punition infligée par Dieu
      SOUS-ARGUMENTS OBJECTIONS
      Aucun sous-argument n'a été entré. Dieu serait alors injuste, car trop de personnes qui n'ont commis aucun mal seraient punies
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      Aucun résumé ni citation n'a été entré.

      Notre monde est le meilleur des mondes possibles

      « La sagesse de Dieu, non contente d’embrasser tous les possibles, les pénètre, les compare, les pèse les uns contre les autres, pour en estimer les degrés de perfection ou d’imperfection, le fort et le faible, le bien et le mal : elle va même au-delà des combinaisons finies, elle en fait une infinité d’infinies, c’est-à-dire une infinité de suites possibles de l’Univers, dont chacune contient une infinité de créatures ; et par ce moyen la sagesse divine distribue tous les possibles qu’elle avait déjà envisagés à part, en autant de systèmes universels, qu’elle compare encore entre eux : et le résultat de toutes ces comparaisons et réflexions est le choix du meilleur d’entre tous ces systèmes possibles, que la sagesse fait pour satisfaire pleinement à la bonté; ce qui est justement le plan de l’Univers actuel. Et toutes ces opérations de l’entendement divin, quoiqu’elles aient entre elles un ordre et une priorité de nature, se font toujours ensemble, sans qu’il y ait entre elles aucune priorité de temps. »
      Leibniz, Essai de théodicée, §225, 1710.
      Voir plus...
      « Dieu pouvait sans doute faire un monde plus parfait que celui que nous habitons. Il pouvait, par exemple, faire en sorte que la pluie, qui sert à rendre la terre féconde, tombât plus régulièrement sur les terres labourées, que dans la mer, où elle n’est pas si nécessaire. Mais pour faire ce monde plus parfait, il aurait fallu qu’il eût changé la simplicité de ses voies, et qu’il eût multiplié les lois de la communication des mouvements, par lesquels notre monde subsiste ; et alors il n’y aurait plus eu entre l’action de Dieu et son ouvrage cette proportion qui est nécessaire pour déterminer un être infiniment sage à agir, ou du moins il n’y aurait point eu la même proportion entre l’action de Dieu et ce monde si parfait, qu’entre les lois de la nature et le monde que nous habitons. Car notre monde, quelque imparfait qu’on le veuille imaginer, est fondé sur des lois de mouvement si simples et si naturelles, qu’il est parfaitement digne de la sagesse infinie de son auteur. »
      Malebranche, Traité de la nature et de la grâce, I, §14, 1680.

      Le mal concourt à un plus grand bien

      L'homme n'est pas capable de saisir les tenants et les aboutissants des décisions de Dieu. Avoir l'occasion de souffrir rend possible un grand bien

      Dieu n'est pas bon

      Dans un de ses ouvrage, Sade avance l'hypothèse d'un "Dieu mauvais", qui joue avec les humains, récompense les mauvais et châtie les bons.

      Citation Evola sur Sade

      Argument de l'enfer éternel.

      L'homme n'a pas à juger Dieu

      Page détaillée
      L'homme n'a pas à juger Dieu
      SOUS-ARGUMENTS OBJECTIONS
      Aucun sous-argument n'a été entré. Citation de Hans Jonas sur la bonté incompréhensible de Dieu
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      On ne peut pas "juger Dieu". Par définition, son pouvoir et son intelligence dépassent de toutes parts l'être humain. Donc il faut supposer que Dieu fait tout ce qu'il fait pour des raisons qui nous échappent, mais qui sont par nature parfaites en fonction de ses qualités.

      Cf. livre de Job
      « Si Dieu existe, il est parfait ; s'il est parfait, il est sage, puissant et juste ; s'il est juste et puissant, mon âme est immortelle ; si mon âme est immortelle, trente ans de vie ne sont rien pour moi, et sont peut-être nécessaires au maintien de l'univers. Si l'on m'accorde la première proposition, jamais on n'ébranlera les suivantes ; si on la nie, il ne faut point disputer sur ses conséquences. [...] Toutes les subtilités de la métaphysique ne me feront pas douter un moment de l'immortalité de l'âme, et d'une Providence bienfaisante. »
      Jean-Jacques Rousseau, « Le tout est bien, ou tout est bien pour le tout », Lettre sur la Providence, 1759.

      L'existence du mal est un mystère

      Aucun résumé ni citation n'a été entré.

      Le mal naturel permet à Dieu de communiquer aux hommes un message

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      Le mal naturel permet à Dieu de communiquer aux hommes un message
      SOUS-ARGUMENTS OBJECTIONS
      Aucun sous-argument n'a été entré. C'est une projection mentale pour rendre le mal plus supportable
      Dieu est censé être omnipotent, donc pouvoir communiquer des messages sans utiliser le mal
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      « Le mal naturel permet aux êtres humains d’effectuer des choix, de deux manières. D’abord, le fonctionnement de lois de la nature entraînant des maux procure aux êtres humains des connaissances (s’ils décident de les acquérir) sur la manière de produire eux-mêmes ces maux. En observant que j’attrape une maladie par le fonctionnement de processus naturels, j’acquière la capacité soit d’utiliser ces processus de manière à transmettre cette maladie à d’autres, soit, par négligence, de laisser d’autres l’attraper, ou bien de prendre des mesures pour empêcher les autres d’attraper cette maladie. L’étude des mécanismes de la nature dans sa production de maux (et de biens) variés offre aux êtres humains un vaste champ pour la décision. Dieu ne pourrait-il pas nous donner la connaissance requise (concernant la production d’un bien ou d’un mal) dont nous avons besoin pour exercer une décision libre et responsable par un moyen moins coûteux ? Ne pourrait-il simplement nous murmurer de temps en temps à l’oreille quelles sont les différentes conséquences de nos différentes actions ? Certes oui. Cependant, si quelqu’un venait à penser que c’est Dieu qui l’informe que telle de ses actions aura tel effet, il devrait considérer que toutes ses actions s’accomplissent sous l’œil d’un Dieu qui voit tout. Il ne pourrait plus se contenter de la forte conviction que Dieu existe, il saurait, en toute certitude, que Dieu existe. Cette connaissance pourrait entraver largement sa liberté de décision, et lui rendrait très difficile la décision de faire le mal. Ceci parce que nous avons tous, par inclination naturelle, le désir d’être bien vu par tout le monde, et surtout, le cas échéant, par un Dieu parfaitement bon ; que nous ayons cette inclination est une très bonne caractéristique humaine : sans elle, il manquerait quelque chose à notre humanité. Si donc nous étions directement informés des conséquences de nos actes, nous serions privés de la possibilité de décider de chercher à découvrir leurs conséquences grâce à l’expérimentation et la coopération sérieuse. Cette connaissance nous submergerait. Seuls des processus naturels peuvent donner aux êtres humains la connaissance des effets de leurs actions sans entraver leur liberté, et si le mal doit être une vraie possibilité pour eux, il leur appartient de découvrir comment ils peuvent le faire advenir. »
      Richard Swinburne, Y a-t-il un Dieu ?, p.102-103, Ithaque, Paris, 2009.

      Le mal subi dans cette vie sera compensé dans la vie après la mort

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      Le mal subi dans cette vie sera compensé dans la vie après la mort
      SOUS-ARGUMENTS OBJECTIONS
      Aucun sous-argument n'a été entré. Aucune objection n'a été entrée.
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      Dieu compense la souffrance en offrant la possibilité d'une vie après la mort.
      « Si quelqu’un n’était pas convaincu par ce que j’ai dit de la force relative des biens et des maux considérés, s’il estime que, aussi grands que soient les biens, ils ne justifient pas les maux qu’ils impliquent, j’ai une position de repli. Il se peut que mes arguments vous aient convaincu de ceci : les biens rencontrés sont suffisamment grands pour que vous admettiez qu’un Dieu parfaitement bon serait justifié s’il créait des maux à cause des biens qu’ils rendent possibles, si et seulement si Dieu offrait du même coup une compensation, sous forme de bonheur après la mort, aux victimes dont les souffrances ont rendu possibles ces biens. Si votre théodicée réclame un soutien de ce genre, il vous faudra une raison indépendante de penser que Dieu offre une telle vie après la mort : je mentionnerai au chapitre suivant le genre de raison qu’il peut y avoir. »
      Richard Swinburne, Y a-t-il un Dieu ?, p.106, Ithaque, Paris, 2009.

      Les religions se contredisent

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      Les religions se contredisent
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      Il y a de très nombreuses religions et sous-branches de religions qui ne sont pas d'accord entre elles

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      Il y a de très nombreuses religions et sous-branches de religions qui ne sont pas d'accord entre elles
      SOUS-ARGUMENTS OBJECTIONS
      Aucun sous-argument n'a été entré. Chaque religion correspond à une évolution de l'Esprit
      La révélation se fait par étapes
      Les religions véhiculent le même message
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      S'il y avait un Dieu, pourquoi y aurait-il autant de religions qui divergent ? La révélation des rishis en Inde est contraire à celle de Moïse, qui ne correspond pas à l'enseignement reçu par les Aztèques ou les Pharaons, sans parler des religions chamaniques. Selon le lieu et l'époque, les révélations varient. Si un seul Dieu existait, Il aurait communiqué un enseignement similaire à tous les humains, ne variant pas à ce point.

      On constate que :

      • Les religions ne proposent pas les mêmes rites
      • Les religions ont des interdits différents
      • Les religions donnent une autre version de Dieu
      • Les religions se font la guerre

      Chaque religion prétend être la seule à détenir la vérité

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      Les religions ont un contenu commun

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      Les religions ont un contenu commun
      SOUS-ARGUMENTS OBJECTIONS
      Aucun sous-argument n'a été entré. Il y a des divergences fondamentales entre les religions
      Chaque religion croit que toutes les autres sont dans l'erreur
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      • Les religions avancent toutes les mêmes vérités morales.
      • Les religions proposent toutes des chemins différents pour atteindre un même but (en bas de la montagne, il y a une multitude de chemins, et il n'y a qu'un seul sommet).
      • Les religions diffèrent du point de vue "exotérique" (extérieur) (dogmes, rituels etc.) mais reflètent toute la même métaphysique d'un point de vue "ésotérique" (intérieur) (Fritjof Schuon, René Guénon).
      • Les mystiques disent tous la même chose.
      « Dans ce qui prétend au titre de révélation, on trouve un article commun aux religions occidentales (bien qu’il ne soit pas enseigné dans toutes les branches du judaïsme) : c’est la doctrine d’une vie après la mort. (Cette doctrine est également enseignée par les religions orientales, mais nombre d’entre elles n’enseignent pas que Dieu est un aspect important de cette vie.) Nous autres hommes revivrons, et le genre de vie que nous aurons dépendra de la manière dont nous vivons dans ce monde. Si nous cherchons à être bons et à connaître Dieu, nous serons par là même des candidats appelés à la vision de Dieu dans le monde à venir ; et Dieu nous donnera cette vision. Si, en revanche, nous décidons de rechercher ni la bonté ni Dieu, Dieu aussi respectera notre décision et nous donnera une vie d’où il est absent ; cette doctrine me semble implicitement implausible – d’un Dieu parfaitement bon, on pourrait attendre qu’à la fin il respecte notre décision concernant le genre de personne que nous choisissons d’être et le genre de vie que nous choisissons de mener. Et, bien qu’il y ait de grands biens dans la vie terrestre, il serait étrange que Dieu n’ait pas prévu quelque chose de plus magnifique et de plus durable pour les êtres humains qui le désirent. Le fait que cette doctrine soit enseignée par chacune des grandes religions occidentales semble un indice en faveur de chacune d’elles, et donc de leur contenu commun. »
      Richard Swinburne, Y a-t-il un Dieu ?, p.120-121, Ithaque, Paris, 2009.

      L'homme est libre

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      La liberté humaine contredit l'existence d'un dieu
      Pour Sartre, l'homme ne correspond pas à ce qu'il devrait être si Dieu l'avait créé : il devrait avoir des finalités inscrites en lui, avoir été fait pour atteindre un but, se conformer à une Loi. Or « l’homme (...) s’il n’est pas définissable, c’est qu’il n’est d’abord rien. Il ne sera qu’ensuite, et il sera tel qu’il se sera fait. Ainsi, il n’y a pas de nature humaine, puisqu’il n’y a pas de Dieu pour la concevoir. L’homme est non seulement tel qu’il se conçoit, mais tel qu’il se veut » (L'existentialisme est un humanisme). Contrairement à une machine à laver, l'homme ne possède pas un "bon programme" d'utilisation ; si Dieu existait, Dieu limiterait cette situation de l'homme ouvert à tous les possibles et se faisant lui-même. La conception religieuse est erronée car l'homme se crée dans un horizon de possibles.
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      On ne peut pas concilier liberté humaine et toute-puissance divine

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      On ne peut pas concilier liberté humaine et toute-puissance divine
      SOUS-ARGUMENTS OBJECTIONS
      Aucun sous-argument n'a été entré. Aucune objection n'a été entrée.
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      Si l'homme est réellement libre, il peut faire ce qu'il choisit, y compris donc quand cela s'oppose à la volonté de Dieu (par exemple pécher, blasphémer etc.). Mais si Dieu est tout-puissant, rien ne peut s'opposer à Sa volonté : tout ce qui arrive arrive selon Sa volonté. Donc on ne peut pas soutenir comme le font les religions monothéistes l'idée que "tout est tout-puissant" et l'idée que "l'homme est libre" (et donc sera "jugé" pour ses actes).

      Dieu a créé l'homme pour qu'il s'autodétermine

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      Dieu a créé l'homme pour qu'il s'autodétermine
      SOUS-ARGUMENTS OBJECTIONS
      Aucun sous-argument n'a été entré. Aucune objection n'a été entrée.
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      « La conception religieuse est erronée car l'homme se crée dans un horizon de possibles. Ce constat n'est pas une objections aux approches qui disent que Dieu veut la liberté des hommes. Le christianisme appelle les hommes à être libres, non à obéir à des règles. Pour Bergson (XXe siècle), l'homme participe à l'évolution créatrice et toujours nouvelle du monde ; au XXIe siècle, la Théologie du Process critique la possibilité pour Dieu de connaître l'avenir et sa toute-puissance. Il y a co-création de l'univers par l'homme et Dieu, parfois contre la volonté de Dieu qui s'ingénie alors à réorienter l'histoire par des interventions permanentes – voir André Gounelle, Le dynamisme créateur de Dieu. De telles approches articulent la liberté humaine avec l'existence d'un Dieu qui s'avère très différent de l'image traditionnelle de Dieu. »
      Emmanuel-Juste Duits, L'essentiel de la philosophie au bac, Studyrama.

      L'homme a une structure qui comprend la dimension transcendante

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      L'homme a une structure qui comprend la dimension transcendante
      SOUS-ARGUMENTS OBJECTIONS
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      L'être humain a des besoins structurés : des besoins de survie, de sécurité, de reconnaissance, et après qu'ils soient comblés émergent des expériences transcendantes. Ceci a été mis e évidence par la pyramide des besoins du psychologue Abraham Maslow. C'est comme si l'être humain avait été construit pour aller vers le divin et la spiritualité - et non pour aller n'importe où selon ses désirs désordonnés.

      L'homme est déterminé

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      L'absence de liberté humaine contredit l'existence d'un dieu
      Si Dieu existait et « jugeait » les hommes, ceux-ci devraient être libres. Or, ils ne le sont pas. Donc il n'y a pas de Dieu-juge.
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      Plus on avance dans la connaissance de l'homme, plus on découvre de déterminismes

      Aucun résumé ni citation n'a été entré.

      L'homme est déterminé génétiquement

      Aucun résumé ni citation n'a été entré.

      L'homme est déterminé par son milieu social et culturel

      Aucun résumé ni citation n'a été entré.

      L'homme est déterminé par sa petite enfance

      Aucun résumé ni citation n'a été entré.

      L'homme est déterminé par la période historique où il s'insère

      Aucun résumé ni citation n'a été entré.

      Le libre-arbitre n'est qu'une sensation illusoire

      Aucun résumé ni citation n'a été entré.

      Les particules quantiques qui constituent le cerveau sont indéterministes

      Aucun résumé ni citation n'a été entré.

      Il reste toujours une part de liberté inexpliquée

      Aucun résumé ni citation n'a été entré.

      L'homme choisit entre plusieurs déterminismes

      Aucun résumé ni citation n'a été entré.

      Nous sommes obligés de vivre comme si nous étions libres : le déterminisme est invivable

      Aucun résumé ni citation n'a été entré.

      Dieu est un concept contradictoire

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      Dieu est un concept contradictoire
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      Le concept de toute-puissance est contradictoire

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      Le concept de toute-puissance est contradictoire
      SOUS-ARGUMENTS OBJECTIONS
      Aucun sous-argument n'a été entré. Dieu limite sa propre toute-puissance pour laisser l'univers exister
      La toute-puissance divine est celle de l'amour
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      La puissance est un concept relationnel. Je suis puissant si je peux exercer une force sur un objet ou une personne en dehors de moi. Donc parler de "toute-puissance" reviendrait à parler d'une puissance que rien ne limiterait, ce qui est contradictoire. Une puissance est par définition limitée ; l'idée d'un Etre tout-puissant est absurde.

      Voir les paradoxes de l'omnipotence.https://fr.wikipedia.org/wiki/Paradoxe_de_l%27omnipotence

      Citation Hans Jonas "Le Concept de Dieu après Auschwitz"

      On ne peut concilier toute-puissance de Dieu et la liberté supposée par les religions

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      On ne peut concilier toute-puissance de Dieu et la liberté supposée par les religions
      SOUS-ARGUMENTS OBJECTIONS
      Aucun sous-argument n'a été entré. Aucune objection n'a été entrée.
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      Si l'homme est réellement libre, il peut faire ce qu'il choisit, y compris donc quand cela s'oppose à la volonté de Dieu (par exemple pécher, blasphémer etc.). Mais si Dieu est tout-puissant, rien ne peut s'opposer à Sa volonté : tout ce qui arrive arrive selon Sa volonté. Donc on ne peut pas soutenir comme le font les religions monothéistes l'idée que "tout est tout-puissant" et l'idée que "l'homme est libre" (et donc sera "jugé" pour ses actes).

      Si Dieu est omniscient, la création et la liberté sont inutiles

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      Si Dieu est omniscient, la création et la liberté sont inutiles
      SOUS-ARGUMENTS OBJECTIONS
      Aucun sous-argument n'a été entré. Dieu ne connaît pas le futur
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      Tout ce qui existe est déjà-toujours su par Dieu : l'imprévu, la nouveauté, ne sont que des illusions. Dieu sait ce que toutes les créatures feront. Quel est l'utilité de la création ?

      Si Dieu est infini, tout est Dieu

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      Si Dieu est infini, tout est Dieu
      SOUS-ARGUMENTS OBJECTIONS
      Aucun sous-argument n'a été entré. Aucune objection n'a été entrée.
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      Dieu, étant infini, est partout ; toute chose est une parcelle de Dieu. Donc il n'y a pas de différence entre la Nature et Dieu. Dieu est un terme qui désigne tout et n'a pas de sens propre.

      Les récits bibliques sont incompatibles la prétendue omniscience et omnipotence de Dieu

      Aucun résumé ni citation n'a été entré.

      Les récits bibliques sont auto-contradictoires

      Aucun résumé ni citation n'a été entré.
      Il n'y a aucune objection pour le moment.