Lénine a fait massacrer la famille impériale

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Mots-clés : Léninisme, Révolution russe, URSS, Terreur, Bolchévisme, Totalitarisme, Tsarisme [ modifier ]

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CitationsCitations [ modifier ]

« L’acte le plus symbolique [de la terreur] fut le massacre de la famille impériale, y compris les enfants et les serviteurs, dans des conditions horribles dans la nuit du 16 au 17 juillet 1918. Cette opération fut organisée par Lénine en personne, à l’insu même de la direction bolchevik. »
Stéphane Courtois, « Lénine, l'inventeur du totalitarisme », Le Figaro – Histoire, n°30, février-mars 2017.
« Le 16 juillet 1918, l’assassinat de la famille impériale scelle dans le sang la volonté terroriste de Lénine, qui est l’organisateur secret et personnel de ce carnage. »
Stéphane Courtois, « Guerre et totalitarisme », Communisme et totalitarisme, Perrin, Paris, 2009.
« Staline quant à lui a commencé à se faire une ligne de conduite fruste à son image : réduire les situations complexes à des bien-ou-bien simplistes, recourir au rapport de force voire au cynisme pour faire prévaloir son point de vue et à la limite se débarasser des problèmes en tuant ceux qui les posent -n'est-ce pas ce qu'on avait fait avec le tsar et sa famille ? »
Lucien Sève, Octobre 1917. Une lecture très critique de l'historiogrpahie dominante. Suivi d'une choix de textes de Lénine, p.114, Communisme, socialisme ?, Editions sociales les parallèles, 1917 + cent, Paris, 2017.
« Et plusieurs indices indiquent que Lénine trouvait cet assassinat pertinent. Non seulement il craint une restauration monarchique, mais il montre un mépris haineux pour les Romanov (...) Et il approuve par principe le régicide. Il avait, en 1908, refusé de condamner l'assassinat des rois du Portugal bien qu'il l'ait jugé uniquement capable d'effrayer la monarchie sasn parvenir à l'anéantir. En 1918, il a la possibilité de pousser à son terme cet anéantissement en Russie et il voit cela comme un précédent légitimant les grandes révolutions "bourgeoises" en Angleterre et en France. En avril 1918, l'ancien empereur, sa femme et leurs enfants, quatre filles et un garçon hémophile ainsi qu'un certain nombre de proches et un mèdecin sont regroupés dans une maison à Ekaterinbourg dans l'Oural (...) tous sont tués ainsi que trois domestiques- fusillés et achevés à coups de baionnettes dans la nuit du 16 au 17 juillet par des tchekistes dans une cave. Les bourreaux cherchent à faire disparaître les corps tandis qu'Ekaterinbourg est prise par la légion tchécoslovaque et ses alliés une semaine plus tard. »
Dominique Colas, Lénine politique, p.221, chapitre 7, terreur contre les koulaks(été 1918) ; l'assassinat de la famille impériale, Fayard, Paris, 2017.

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Références bibliographiquesRéférences [ modifier ]

  • Marc Ferro, Nicolas II, Payot, Paris, 1990.  
  • Marc Ferro, La vérité sur la tragédie des Romanov, Tallandier, Paris, 2012.  
  • Marina Grey, Enquête sur le massacre des Romanov, Perrin, Paris, 1987.  
  • Joseph Lasies, La tragédie sibérienne, le drame d’Ekaterinbourg, la fin de l’amiral Koltchak, L’édition française, Paris, 1921..  
  • Michel Wartelle, L'affaire Romanov ou le mystère de la maison d'Ipatiev tome 1 ; tome 2 nouveaux documents inédits, Louise Courteau, Quebec, 2008 et 2017.  
  • Elie Durel, L'autre fin des Romanov et le prince de l'ombre, Lanore, Paris, 2009.  
  • Essad Bey, Devant la révolution russe Nicolas II, Payot, Paris, 1935.  
  • Lénine, Oeuvres de Lénine : tomes 17, 28, 33, Editions sociales, Paris.  
  • Anthony, Summers, Tom Mangold, Le dossier Romanov, Albin Michel, Paris, 1980 (1976).  
  • Olga Nicolaievna, Marie Stravlo, (ed), Estoy viva : las memorias inéditas de la última Romanov, éditions Martinez Roca, Madrid, 2012.  

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