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Les expériences de mort imminente peuvent-elles s'expliquer de façon rationaliste ?

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Cet article est un débat en construction
Les débats en construction sont les débats qui contiennent au moins :
  • un plan cohérent ;
  • les arguments « pour » et « contre » les plus connus ;
  • un début de rédaction.
À la différence des débats construits, il peut manquer : certains arguments, une partie non négligeable des objections, une introduction aboutie, une bibliographie, une sitographie ou une vidéographie adéquate.
. Des arguments et des objections manquent ou ne sont pas rédigés. L’introduction et la bibliographie demandent à être améliorées.
N'hésitez pas à les compléter.

Pour comprendre le débatPour comprendre le débat [ modifier ]

IntroductionUn best-seller

Depuis les années 1970, à la suite du best-seller de Raymond Moody "La vie après la vie", des milliers de personnes témoignent d’un vécu particulièrement imagé : dans une situation de mort imminente (notamment en cours de réanimation lors d’un arrêt cardiaque et sous anesthésie générale) ces expérienceurs auraient quitté leur corps, perçu l’intervention médicale puis seraient passé à travers un « tunnel », menant à la vision mystique d’une intense lumière émanant un amour inconditionnel. Au début des années 1980, une enquête de Gallup révélait que 8 millions d’américains auraient vécus une telle EMI (Expérience de Mort Imminente) (Voir « La Source Noire », Patrice van Eersel, Grasset 1986). Ces chiffres sont encore plus impressionnants aujourd'hui : "Une personne sur dix dans le monde aurait vécu une expérience de mort imminente (EMI), selon une nouvelle étude présentée lors du dernier congrès de l’Académie européenne de neurologie à Oslo (Norvège)." (Expérience de mort imminente : la piste neurobiologique se dessine, Sciences et Avenir, https://www.sciencesetavenir.fr/sante/ce-que-la-science-sait-de-la-mort-experience-de-mort-imminente-la-piste-neurobiologique-se-dessine_138536).

IntroductionUne terminologie discutable

Déjà, n’est-on pas enfermé dans une terminologie trompeuse ? Le nom EMI peut-il être accepté ? "Expériences e Mort Imminente", ou expériences aux frontières de la mort ou NDE (Near Death Experience en américain) évoquent toutes une image spatiale de proximité avec la mort. Or, personne n’est revenu de la mort ; les EMI concernent des personnes vivantes, qui racontent après-coup ce qui leur semble des souvenirs directs de leur coma. A aucun moment il n’y a eu de mort ; la "proximité avec la mort" n’est qu’une image, car entre un vivant et un mort on considère une discontinuité absolue. Qu’en penser dans le domaine de la rationalité ?

IntroductionAprès Moody

Lorsque les premiers médecins entendent parler de ce phénomène par un best-seller à sensation, "La vie après la vie", ils restent très sceptiques. Moody y relate quelques témoignages anonymes, particulièrement extraordinaires, et il tire de ce matériau ténu une sorte de modèle généralisable. Voilà une expérience bouleversant la vie des malades qu’elle touche, et dont aucun soignant n’aurait entendu parler ? Seul Moody aurait découvert ce phénomène, passé inaperçu aux yeux des scientifiques ? La pilule est un peu grosse, et les quelques récits "excentriques" de "La vie après la vie" ne semblent pas peser bien lourd dans la balance de la science. Néanmoins, dès la fin des années 70, quelques enquêtes plus systématisées sont lancées. Le cardiologue Michael Sabom et l’assistante sociale Sarah Kreutzinger vont sur le terrain et recueillent 116 entretiens avec des rescapés d’un ou plusieurs épisodes de réanimation (voir M. Sabom, Souvenirs de la mort, Laffont 1982). Les témoignages confirment les premiers récits et se recoupent.

IntroductionEnjeux du phénomène

Certes, on peut penser que l'EMI sera expliquée et intégrée à la science standard d’ici quelques décennies. Alors, y a-t-il vraiment un enjeu philosophique ? Les récits des expérienceurs font ressortir un élément intéressant quant à la problématique "corps/esprit", et qui rentre en conflit avec l’option matérialiste/physicaliste. Il s’agit de l’expérience de « sortie hors du corps », appelée aussi « vision autoscopique » (anglais OBE Out of Body Experience), séquence maintes fois rapportée où le sujet croit se voir de l’extérieur, comme si sa conscience devenait autonome et pouvait s’envoler en l’air ! Ce vécu revient dans la plupart des témoignages et s’accompagne de sensations précises : légèreté, clarté visuelle, certitude "qu’on est bien là" et qu’il ne s’agit pas d’un rêve. Ici on se trouve en pleine science-fiction : voilà une personne dont le cœur est arrêté depuis plusieurs minutes, avec un électroencéphalogramme plat (ou totalement irrégulier), dont les fonctions vitales se désorganisent brutalement, et qui prétend être apte à penser sereinement, observer le monde qui l’entoure d’un point de vue précis au plafond de la salle d’opération. Cette séquence ainsi que d'autres éléments fréquents dans les EMI (vision de l'au-delà, perception de supposés "défunts", rencontre avec une Lumière pleine d'amour...) posent de nombreuses questions à notre vision du monde et du sens de la vie. Il est notable que jusqu'à présent, peu de philosophes et d'intellectuels se sont penchés sur le phénomène, peut-être car il est encore relégué dans le rayon "occultisme" ou "ésotérisme" alors que de plus en plus de soignants, médecins et scientifiques y sont confrontés.
Wikipedia.svg
Voir aussi : Expériences de Mort Imminente et Cas Pamela Reynolds sur Wikipédia [ modifier ]

Pour comprendre le débatCarte des arguments

POUR

Argument POURLes EMI sont de simples hallucinations
Argument POURLes EMI sont une réaction de défense psychologique
Argument POURLes EMI s'expliquent par la privation d'oxygène
Argument POURLes EMI sont dues à des substances produites par le cerveau
Argument POURLes EMI sont dues à une suractivité caractéristique du cerveau juste après l'arrêt cardiaque
Argument POURLes EMI sont une reconstruction d'un modèle de réalité
Argument POUROn trouvera nécessairement une explication scientifique aux EMI

CONTRE

Argument CONTREIl n'existe pas de modèle réductionniste rendant compte des EMI
Argument CONTRELes expérienceurs d'EMI voient des scènes qu'ils ne pouvaient pas voir
Argument CONTRELes EMI se produisent quand le cerveau n'a plus d'activité
Argument CONTRECertains expérienceurs d'EMI ont guéri de façon miraculeuse
Argument CONTREEn EMI, des aveugles de naissance ont vu
Argument CONTREDes enfants ont des EMI qu'ils ne pouvaient pas inventer
Argument CONTREIl existe des EMI partagées

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Êtes-vous plutôt POUR ou plutôt CONTRE ? Ou êtes-vous indécis ?

Vous pouvez parcourir le contenu de ce débat en répondant, pour chaque argument, à deux questions :

  1. Cet argument est-il bien fondé ?
  2. Cet argument est-il important selon vous ?

Durée totale : environ 14 minutes

En cas d'interruption, vous pourrez reprendre le test où vous l'avez laissé.

Arguments POURArguments POUR [ modifier ]

Argument POURLes EMI sont de simples hallucinations

On entend ici hallucination au sens commun du terme, à savoir "délires subjectifs", un peu comme les visions d’éléphants roses ! Les EMI ressemblent à des délires qui souvent s'accompagnent, chez le délirant, d'un sentiment que son vécu est "réel".
SOUS-ARGUMENTS

Sous-argumentLes EMI ressemblent à des rêves

Aucun résumé ni citation n'a été entré.

Sous-argumentLes EMI sont influencées par la culture ambiante

Il est intéressant de constater que certaines EMI sont influencées par les idées religieuses des expérienceurs : Natalie Saracco a une EMI catholique, alors qu'un adolescent juif, Nathan, témoigne d'une EMI qui met en scène les conceptions religieuses juives. Les EMI des hindous ne ressemblent pas aux EMI des occidentaux. Ceci montre bien que les EMI mettent en image les idées plus ou moins conscientes de l'expérienceur, et non une réalité objective.
« Plusieurs études ont mis en évidence des différences plus ou moins importantes entre les récits d’EMI issus des pays occidentaux et ceux issus d’autres cultures. L’exemple le plus repris dans la littérature est celui de l’Inde (Groth-Marnat, 1994; Pasricha, 2008; Pasricha & Stevenson, 1986). Il apparaît que certains éléments présents dans les récits occidentaux tels que la vision de tunnels (31% des expériences de mort imminente selon van Lommel et al. (2001) ou la revue de la vie (13%)) sont très peu présents, voire absents, des récits indiens. (...) On peut citer le phénomène d’erreur d’identité au cours duquel la personne est renvoyée à la vie car elle n’est pas celle attendue par Yama, le dieu de la mort dans les religions hindoue et bouddhiste. Ce phénomène, très fréquent en Inde, se retrouve également dans des récits recueillis en Thaïlande par Murphy (2001) qui conclut à l’existence de différences entre les récits thaïlandais et occidentaux. Il apparaît, au-delà des figures religieuses, que les Thaïlandais rapportent plus d’affects négatifs que les Occidentaux, souvent en lien avec une peur de l’enfer (Murphy, 2001). De même, une étude menée en Allemagne met en évidence des différences entre l’Est et l’Ouest du pays quant aux émotions ressenties durant l’EMI (Knoblauch, Schmied, & Schnettler, 2001). Les individus ont tendance à rapporter significativement plus d’émotions négatives en Allemagne de l’Est (60%) qu’en Allemagne de l’Ouest (29%) [4]

[4]χ 2 (1, N = 82) = 7,88, p < 0,01. (...) Des récits recueillis en Chine (Zhi-ying & Jian-xun, 1992), à Hawaï (Kellehear, 2001), au Chili (Gomez-Jeria, 1993) et au Tibet (Carr, 1993) présentent également des différences avec les récits occidentaux et appuient ainsi l’hypothèse selon laquelle les croyances issues de la culture locale influencent l’EMI. Selon Augustine (2007), les expériences de mort imminente seraient influencées par les attentes des individus concernant la mort et la vie après la mort, celles-ci étant le plus souvent fortement liées à la culture et notamment à la religion.

. »
Auteur anonyme, « L’Expérience de mort imminente (EMI) : une synthèse de la littérature », Revue L'année psychologique, 01/2017.
Sous-débat
Le débat continue. Consultez la page détaillée
Les EMI sont influencées par la culture ambiante
SOUS-ARGUMENTS OBJECTIONS
Aucun sous-argument n'a été entré. Objection Les EMI possèdent une structure sous-jacente stable au-delà des cultures et des milieux
de l'argument pour aller plus loin.

Sous-argumentLa sensation de sortir de son corps est produite par la stimulation du cortex pariétal droit

« de nombreux scientifiques s'accordent à dire que le dysfonctionnement de l'ensemble du cerveau, et notamment du cortex pariétal droit, provoquerait cette sensation de sortie hors du corps. En 2011, Olaf Blank, un chercheur en neurosciences de l'université de Lausanne (Suisse), explique dans un article (en anglais), publié par le Centre américain pour les informations biotechnologiques, avoir provoqué une sensation de sortie hors du corps chez une patiente en stimulant différentes régions de son cerveau avant une opération. "L'activité cérébrale liée à ces sensations corporelles était focalisée dans le cortex pariétal, une région du cerveau bien connue pour son rôle dans la formation de l'image du corps", commente Angela Sirigu, chercheuse en neurosciences au CNRS, dans Le Monde (article payant), en 2013. »
Louis San, « [article Expérience de mort imminente : que dit la science ?] », France info, 12/10/2014.
OBJECTIONS

ObjectionLes hallucinations sont très diversifiées, les EMI reprennent toujours un scénario similaire

Les hallucinations sont diversifiées à l’extrême, chaque sujet puisant dans son vécu le plus intime des souvenirs et des fantasmes qui forment un délire singulier.

A l’inverse, on retrouve les mêmes phases, le même déroulement-type, certes parfois incomplet mais reconnaissable sans ambiguïté, dans chaque EMI, aussi différents que soient les expérienceurs.
« Lorsqu’elles sont face à la mort (ou pensent qu’elles le sont), certaines personnes peuvent expérimenter des phénomènes appelés «expériences de mort imminente» (Near Death Experiences - NDE). Selon Greyson (1), les NDE sont des «événements psychologiques profonds, avec des éléments mystiques et transcendantaux, apparaissant typiquement chez les individus proches de la mort ou dans des situations de danger psychologique ou émotionnel. Ces éléments incluent l’ineffabilité, un sens que l’expérience transcende l’ego personnel, et une expérience d’union avec des principes divins ou supérieurs». Voir un tunnel et une lumière brillante, avoir un sentiment de bien-être et de paix ou encore voir sa vie défiler sont des caractéristiques relativement récurrentes dans les expériences de mort imminente (1). Un autre phénomène fréquemment associé consistent en sorties «hors du corps» ou «Out-of-Body Experiences» (OBE), c’est-à-dire une expérience pendant laquelle la personne a l’impression de se voir en dehors de son corps souvent depuis une position surélevée (Fig. 2). Bien que l’interprétation de ces phénomènes varie selon les religions ou les croyances, les caractéristiques des NDE semblent constantes à travers les différentes cultures (2). »

ObjectionLes hallucinations sont accompagnées d'un électroencéphallogramme très actif, alors que les EMI peuvent avoir lieu avec un EEG plat

Les hallucinations se produisent en état de veille, elles impliquent une activité cérébrale intense. Les EMI se produisent en état d’inconscience, et dans certains cas les sujets rapportent des souvenirs d'EMI alors que leur électroencéphalogramme était plat. Comment le cerveau pourrait-il produire tous les ingrédients complexes et demandant beaucoup d'énergie qui composent une hallucination, alors que on activité est faible ou même nulle ?

ObjectionLs hallucinations génèrent souvent l'angoisse, les EMI conduisent à la sérénité

Les hallucinations comportent un aspect angoissant (persécution par des voix, des démons etc.), elles expriment les conflits inconscients du sujet et révèlent ses peurs, alors que les EMI sont en grande majorité accompagnées d’un sentiment de paix et de clarté. Au lieu de confusion et désorientation comme les hallucinations, les EMI provoquent un état de sérénité voire de bonheur..
Sous-débat
Le débat continue. Consultez la page détaillée
Ls hallucinations génèrent souvent l'angoisse, les EMI conduisent à la sérénité
SOUS-ARGUMENTS OBJECTIONS
Aucun sous-argument n'a été entré. Objection Il existe des EMI infernales qui ont les caractéristiques d'une hallucination
de l'argument pour aller plus loin.

ObjectionLes EMI touchent des personnalités normales qui n'ont rien de délirant

Les personnes qui ont expérimenté des EMI n'ont en général pas d'affections psychologiques capables de provoquer des hallucinations. Ce sont des sujets normaux, équilibrés.

Argument POURLes EMI sont une réaction de défense psychologique

« En ce qui concerne l’approche psychologique, plusieurs théories ont été avancées. Certains auteurs postulent que les NDE consisteraient en une forme de dépersonnalisation (sentiment de perte du sens de la réalité) qui agirait comme défense contre une menace de mort (7). La dépersonnalisation engendrerait un détachement qui permettrait à son tour un engagement dans les fantasmes. Cette dépersonnalisation pourrait également mener à une absorption psychologi-que (8) c’est-à-dire une propension à focaliser son attention sur des expériences sensorielles sélectives ou imaginaires jusqu’à l’exclusion des stimuli de l’environnement externe. D’autres proposent que les NDE impliqueraient un état de dissociation entre les sensations physiques et les émotions d’une part, et l’identité de soi d’autre part (9). »
SOUS-ARGUMENTS
Aucun sous-argument n'a été entré pour le moment.
OBJECTIONS
Aucune objection n'a été entrée pour le moment.

Argument POURLes EMI s'expliquent par la privation d'oxygène

« Ainsi, pour l'un des coauteurs de l'étude sur les rats, George Mashour, professeur d'anesthésiologie et de neurochirurgie à l'université du Michigan (Etats-Unis), la hausse de l'activité du cerveau après l'arrêt cardiaque "montre qu'une réduction d'oxygène, ou d'oxygène et de glucose lors d'un arrêt cardiaque peut stimuler l'activité cérébrale caractéristique d'un état conscient". »
Louis San, « [article Expérience de mort imminente : que dit la science ?] », France info, 12/10/2014.
SOUS-ARGUMENTS
Aucun sous-argument n'a été entré pour le moment.
OBJECTIONS
Aucune objection n'a été entrée pour le moment.

Argument POURLes EMI sont dues à des substances produites par le cerveau

« Des neuroscientifiques et des psychologues (...) pensent qu’il pourrait y avoir une explication neurochimique plus terrestre: la profonde et magique expérience de mort imminente (NDE) est causée par la libération naturelle de substances chimiques dans le cerveau vers la fin de la vie ou presque. À l’appui de cela, les observateurs ont noté les similitudes frappantes entre les récits de première main d’EMI et les expériences psychédéliques décrites par des personnes qui avaient pris des drogues psychotropes. Peut-être que, près de la mort, le cerveau libère naturellement les mêmes substances psychoactives que celles utilisées par les toxicomanes, ou des substances qui agissent sur les mêmes récepteurs du cerveau que les drogues. »
Voir plus...
Voir les citations restantes dans la page détaillée de l'argument.
SOUS-ARGUMENTS

Sous-argumentLa kétamine

« (...) les travaux de Karl Jansen (Department of Anatomy, University of Auckland, New Zealand) constituent une avancée importante sur la question des neuromédiateurs potentiellement en jeu dans les EMI. Le lien entre kétamine et récepteurs opioïdes est controversé (Reich and Silvay, 1989), mais selon Jansen, l’effet psychodysleptique de la Kétamine serait lié à sa fixation sur les récepteurs NDMA-PCP, plutôt que le récepteur sigma aux opioïdes (Jansen, 1997a). Il stipule que la Kétamine peut reproduire toutes les manifestations des EMI, notamment : sentiment d’ineffable, modification de la perception du temps, sentiment que ce qui est expérimenté est «réel », sentiment de vivre sa propre mort, décorporation, hallucinations très vivantes, déplacement rapide à travers un tunnel, baigner dans la lumière (Siegel, 1980). »
Sous-débat
Le débat continue. Consultez la page détaillée de l'argument pour aller plus loin.

Sous-argumentLa DMT

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OBJECTIONS

ObjectionAucun agent chimique ne reproduit l'ensemble d'une EMI

Aucun résumé ni citation n'a été entré.

ObjectionLes EMI transforment les expérienceurs sur la durée, ce que ne font pas les décharges désordonnées d'endorphines

Aucun résumé ni citation n'a été entré.

ObjectionCertains expérienceurs voient des scènes qu'ils ne pouvaient pas voir

Aucun résumé ni citation n'a été entré.

Argument POURLes EMI sont dues à une suractivité caractéristique du cerveau juste après l'arrêt cardiaque

« l’équipe de recherche s’est résolue à sacrifier quelques nouveaux rats (neuf en tout), en leur injectant une dose de chlorure de potassium. Que s’est-il passé ? À peine le cœur arrêté, le cerveau a réagi tout d’abord pendant quelques secondes exactement comme lors d’une anesthésie. Puis tout à coup, l’activité cérébrale s’est emballée pendant une demi-minute au point d’être supérieure à ce qu’elle est en état de veille (2) ! Plus surprenant : les ondes cérébrales des différentes parties du cerveau se sont mises à se coordonner selon un phénomène dit de « synchronisation ». Dans cet état, les groupes de neurones sont excités selon des fréquences et amplitudes communes. Cette synchronisation cérébrale est associée chez les humains à un état mental de concentration et de grande acuité sensorielle. (...)

l’activité cérébrale constatée juste après leur mort clinique porte une signature caractéristique : le cerveau réagit vivement pendant trente secondes, et cette activation correspond à celle d’humains ayant des visions intenses.

D’après Jimo Borjigin, « un tel effet peut expliquer pourquoi les gens qui vivent une expérience de mort imminente rapportent des scènes ou des conversations qui se sont produites pendant cette période où ils étaient cliniquement morts ». »
Auteur anonyme, « Des expériences au seuil de la mort observées...chez les rats ! », Sciences Humaines, Déc. 2013/Fév. 2014.
SOUS-ARGUMENTS
Aucun sous-argument n'a été entré pour le moment.
OBJECTIONS

ObjectionCette suractivité cérébrale après un arrêt cardiaque n'est pas établie chez les humains

« Partir de l'idée qu'à l'instar des rats de l'expérience, un électro-encéphalogramme serait identique chez des humains en arrêt cardiaque "est extrêmement hypothétique et ne s'appuie sur aucune indication tangible", estime par ailleurs Sam Parnia de l'université de Southampton, au sud de la Grande-Bretagne. »
Auteur anonyme, « Expériences de mort imminente : le "baroud d'honneur" du cerveau ? », Le Point, 16/08/2013.

ObjectionLa suractivité neuronale ne peut pas expliquer l'ensemble des EMI

« Il est vrai qu’une étude récente de l’université du Michigan effectuée sur des rats a montré que l’électro-encéphalogramme des rongeurs enregistrait un nombre élevé d’interactions neuronales dans les trente secondes qui suivaient l’arrêt du cœur, ce qui tendrait à montrer (pour autant bien sûr qu’il en soit de même chez l’homme) qu’une activité de conscience cérébrale puisse survivre entre l’arrêt du cœur et l’EEG plat. Mais on comprendrait alors mal comment cet état de dérèglement, ce « dernier hourra », comme le dise joliment les chercheurs de l’étude, puisse non seulement produire la certitude paisible et lucide qu’on est mort, mais encore et surtout structurer ce fameux scénario identique que l’on retrouve chez tous les expérienceurs d’EMI (incluant aveugles, enfants, athées, non-occidentaux…), à savoir : décorporation, conscience renforcée, traversée d’un tunnel, lumière sublime, rencontre d’êtres mystiques ou de proches décédés dont on ne vérifie parfois qu’après coup le lien d’affinité, passage en revue de la vie.

Passage en revue qu’il ne faut d’ailleurs pas confondre avec… avec reproduction à l’identique non seulement de ses propres sentiments mais de ceux avec qui l’on a interagi, tout en incluant çà et là la redécouverte d’événements qu’on avait complètement oubliés, puis entrevue d’un monde qualifié de spirituel, accès à une connaissance supérieure, et enfin frontière, et retour volontaire ou non dans le corps.

Ajoutons que le souvenir de tout ce cheminement reste vivace pour le restant de l’existence, et il nous faudrait alors admettre, du point de vue sceptique, qu’un résidu d’activité cérébrale probablement chaotique de trente secondes (et non encore observé chez l’homme) produit dans l’imagination des effets plus rationnels et mieux organisés que ceux d’un cerveau en parfait état de marche. Il nous faudrait admettre que le caractère précis, cohérent, lucide, prégnant, systématique des expériences soit le fait de cerveaux en voie d’extinction. »
Yann Flipo, « Philosopher après les EMI », Le Philosophoire, 2016.

ObjectionLes expérienceurs rapportent des conversations ou des faits qui se sont produits bien plus que 30 secondes après leur arrêt cardiaque

« de nombreux témoignages d’EMI comprennent des expériences perceptives vérifiables, ancrées sur des périodes bien plus longues que 30 secondes après l’arrêt cardiaque, la durée du pic d’activité électrique dans cette étude. (Holden et al., 2009). »

ObjectionIl est trompeur de dire que le tracé EEG de ces rats montre un état d'hyper-éveil

« l'activité observée dans les suites de l’arrêt cardiaque ne représente qu’une faible fraction de l’activité neuro-électrique totale présente juste avant l’arrêt cardiaque (comme indiqué dans les figures 1 et 2 de Borjigin et al.), ce qui rend trompeur de décrire ces rats comme "hyper-éveillés" (hyper-aroused). Tout ce que l’on peut en déduire, est qu’une activité d’une signification inconnue a été observée par endroits sur le spectre EEG dans le contexte d’un effacement quasi-total de l’activité EEG observée habituellement dans la veille. La question pertinente ici, n’est pas s’il existe une activité cérébrale de quelque nature après l’arrêt cardiaque, mais s’il existe une activité du type actuellement supposé comme étant nécessaire à l’expérience consciente. »

ObjectionChez les humains, il n'y a plus d'activité cérébrale à l'EEG après 20 secondes

« la pertinence dans la physiologie humaine de ces découvertes chez les rats, reste à déterminer. Le monitorage de l’activité électrique corticale chez les humains durant l’arrêt cardiaque, a montré un ralentissement et une diminution de l’activité EEG 6.5 sec (en moyenne) après l’arrêt cardiaque, jusqu’à l’état isoélectrique, et l’absence de potentiels évoqués après 10 à 20 sec. (Van Lommel, 2004). »

Argument POURLes EMI sont une reconstruction d'un modèle de réalité

Susan Blackmore a proposé un modèle complexe, intégrant les dimensions psychologiques et neurophysiologiques, pour rendre compte de l’ensemble de la séquence EMI. Son modèle est à ce jour l’un des plus élaboré.
« Nous savons que notre cerveau est constamment en train de construire un modèle de la réalité qui nous entoure à partir de l’ensemble des signaux sensoriels qui lui parviennent. Le modèle de Blackmore spécule que lorsque ces signaux cessent, nous nous servons de notre mémoire et de fragments de perceptions pour reconstruire un modèle de notre réalité. Ainsi, l’expérience de décorporation résulterait de la tentative d’un cerveau agonisant de reconstruire un modèle de l’univers à partir de signaux sensoriels limités. Elle propose en outre que "l’expérience du tunnel et de la lumière" trouve son origine dans la structure du cortex visuel, la partie du cerveau qui traite les informations visuelles. Pour éviter tous "bruits de fond" au niveau de cette partie du cerveau, certains de ses neurones ont pour rôle d’inhiber l’activité de leurs voisins. En état de mort imminente, le manque d’oxygène produirait une désinhibition (réduction de cette inhibition), ce qui provoquerait une augmentation progressive de l’activité basale des cellules du cortex visuel. Dans la représentation du monde extérieur qui est organisée au niveau du cortex visuel, beaucoup de cellules représentent le centre de notre champ visuel, alors que très peu correspondent à ses bords. Aussi, si le bruit de fond augmente graduellement dans le cortex visuel, un point lumineux devrait tout d’abord être aperçu au centre du champ visuel, puis celui-ci devrait grossir peu à peu pour finalement occuper tout le champ, ce qui serait interprété par le cerveau comme un mouvement à travers un tunnel vers une source lumineuse. Cette hypothèse conduit à la prédiction suivante : une personne aveugle à cause d’un problème au niveau des yeux, mais ayant un cortex visuel normal devrait pouvoir vivre cet épisode de l’expérience, alors que si son handicap résulte d’un défaut au niveau du cortex visuel, elle ne devrait pas être capable de voir ce tunnel. Cette prédiction n’a pas encore été testée. »
Sylvie Déthiollaz, « Qu'en dit la science ? », noesis.ch.
SOUS-ARGUMENTS
Aucun sous-argument n'a été entré pour le moment.
OBJECTIONS
Aucune objection n'a été entrée pour le moment.

Argument POUROn trouvera nécessairement une explication scientifique aux EMI

Il a existé tout au long de l'histoire des sciences bon nombre de phénomènes considérés comme inexplicables, voire miraculeux, qui ont trouvé à la longue une explication rationnelle. On en est au début de l'étude des EMI, et on ne connaît pas encore suffisamment bien le cerveau, mais il est sûr qu'on trouvera une explication scientifique satisfaisante. Il est donc abusif d'en tirer des conclusions "spiritualistes" alors que c'est un phénomène auquel la science ne s'est pas encore beaucoup attelé.
SOUS-ARGUMENTS
Aucun sous-argument n'a été entré pour le moment.
OBJECTIONS

ObjectionLes EMI ne peuvent s'expliquer que dans un nouveau paradigme scientifique

Peut-être qu'un jour les EMI seront expliquées par la science, mais ce sera une science qui utilisera des concepts radicalement différents de la science mécaniste. Actuellement on essaie es modèles fondés sur une "conscience quantique" non locale, impliquant la capacité pour la conscience de connaître l'ensemble de l'univers et de voir tous les objets sans forcément avoir un contact par les sens. Il est évident que ce genre d'explication n'a plus grand chose à voir avec une "explication rationaliste" et qu'elle suppose une conscience totalement différente de ce qu'est la conscience "enfermée dans le cerveau" des matérialistes.

ObjectionLes EMI comportent des séquences qui resteront inexplicables pour des scientistes

Il existe certaines séquences - visions de l'au delà, rencontre de soi disant défunts etc. - qui pourront peut-être s'expliquer par des formes d'hallucinations ou de faux souvenirs au sortir du coma. En revanche les séquences où les expérienceurs voient de façon exacte "du plafond" des moments de leur opération alors que leurs yeux étaient fermés, ou les séquences où ils voient d'autres scènes dans d'autre lieux, scènes confirmées pr la suite, ne peuvent entrer dans une explication rationaliste. Or un nombre important des témoignages d'EMI comporte de telles séquences qui dépassent de toutes parts le moindre début d'explication rationaliste.

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Arguments CONTREArguments CONTRE [ modifier ]

Argument CONTREIl n'existe pas de modèle réductionniste rendant compte des EMI

Aucun résumé ni citation n'a été entré pour le moment.
SOUS-ARGUMENTS

Sous-argumentAucun agent chimique ne reproduit l'ensemble d'une EMI

Aucun résumé ni citation n'a été entré.

Sous-argumentLes EMI génèrent des changements à long terme qui restent inexpliqués

Aucun résumé ni citation n'a été entré.

Sous-argumentLes modèles psychologiques ne rendent pas compte de l'ensemble d'une EMI

Aucun résumé ni citation n'a été entré.
OBJECTIONS

ObjectionLa science expliquera plus tard les EMI de façon rationaliste

Aucun résumé ni citation n'a été entré.

ObjectionOn connaît encore très mal le cerveau

Aucun résumé ni citation n'a été entré.

Argument CONTRELes expérienceurs d'EMI voient des scènes qu'ils ne pouvaient pas voir

On peut sans doute expliquer toutes les séquences de l'EMI par tel ou tel phénomène neurochimique. Néanmoins, un aspect des témoignages demeure problématique : c’est les cas où l’expérienceur dit avoir vu pendant son coma des détails de son intervention, de la salle, des appareils, détails impossibles à inventer. Pour avoir une idée de ce genre de témoignages, aller sur le site de IANDS-France
« Le cas suivant a été rapporté aux auteurs d’une récente étude hollandaise par une infirmière de l’unité de soins intensifs, et est remarquablement similaire au précédent, à ceci près qu’il s’agit d’une histoire de dentier et non de planche :

Récit de l’infirmière : "Une ambulance amène aux urgences cardiologiques un homme de 44 ans, cyanosé et comateux. Il avait été trouvé une heure auparavant dans un pré par des passants. A son admission, il est mis sous respiration artificielle sans intubation, pendant qu’on pratique massage cardiaque et défibrillation. Quand nous avons décidé de l’intuber, nous nous sommes aperçus qu’il portait un dentier. Je lui ai enlevé son appareil et l’ai rangé sur le chariot à pansements. Pendant ce temps, la réanimation intensive était poursuivie. Après une heure et demie, le rythme cardiaque et la tension étaient remontés à des valeurs suffisantes, mais il était toujours ventilé et intubé, et encore dans le coma. On le transféra dans une unité de soins intensifs pour continuer la respiration artificielle et la surveillance que nécessitait son état. Ce n’est qu’une semaine plus tard que je le revois, quand il est de retour dans le service de cardiologie. Au moment où il m’aperçoit (je distribuais les médicaments), il dit : « oh, cette infirmière sait où se trouve mon appareil dentaire ! » Je suis surprise, et il m’explique : « Oui, vous étiez là quand on m’a emmené à l’hôpital, vous m’avez enlevé le dentier de la bouche et vous l’avez mis sur ce chariot avec tous ces flacons, il y avait un tiroir sous le plateau et c’est là que vous l’avez rangé ! »

J’étais totalement stupéfaite, car je me souvenais parfaitement que tout cela s’était passé pendant que ce patient était dans un coma profond, durant la réanimation cardio-respiratoire. Quand je lui demandai de m’en dire un peu plus, il me raconta s’être vu allongé sur le lit, voyant aussi de dessus les infirmières et les médecins occupés à le réanimer. Il a été capable de décrire avec précision et en détails la petite pièce dans laquelle il avait été ressuscité, aussi bien que l’apparence physique des personnes présentes, dont moi même. Au moment où il observait cette scène, il avait très peur de mourir si nous cessions nos efforts. Et effectivement, nous étions très pessimistes sur ses chances de survie, à cause de son état désastreux à l’arrivée. Le patient me raconta qu’il avait désespérément, mais sans succès, essayé de nous faire comprendre qu’il était toujours vivant et que nous devions continuer la réanimation. Cette expérience l’a profondément impressionné et il dit n’avoir plus peur de la mort. Il a quitté l’hôpital un mois plus tard, en bonne santé. »
Pim Van Lommel, « Near-Death Experience in survivors of cardiac arrest : a prospective study in the Netherlands », The Lancet, Décembre 2001.
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Sous-argumentLe témoignage de Jean Morzelle

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ObjectionIl s'agit de témoignages invérifiables

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Il s'agit de témoignages invérifiables
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Aucun sous-argument n'a été entré. Objection Il y a trop de témoignages détaillés de "sorties hors du corps" en EMI pour qu'ils soient tous faux
de l'argument pour aller plus loin.

ObjectionQuand on a cherché à vérifier les "sorties hors du corps" dans les EMI, cela a été un échec

« Ce cas a été évoqué dans le numéro du Skeptical Inquirer (volume 20, numéro 4, pp. 27-33) de juillet-août 1996, sous le titre Maria’s NDE : Waiting for the Other Shoe to Drop. Maria était une patiente, qui avait subi un arrêt cardiaque et avait pu être ranimée. Elle raconta à Kimberley Clark, l’assistante sociale, qu’elle avait eu une expérience étrange de décorporation au cours de laquelle elle s’était sentie planer et avait remarqué cette chaussure de tennis impossible à voir autrement que d’en haut et de l’extérieur de l’hôpital. Kimberly Clark tout d’abord sceptique, découvrit enfin cette chaussure, telle que l’avait décrite Maria. Dans l’étude qu’il a consacrée à ce cas, « Fortunes et infortunes d’un cas célèbre de NDE : la chaussure de Maria », Denis Biette, du Laboratoire de Zététique 2 (Université de Nice-Sophia Antipolis), dénonce la hâte avec laquelle les spiritualistes se sont emparés du fait, pour confirmer leur théorie. Cependant, ni l’assistante sociale, ni personne, ne put, ou ne voulut, apporter de preuves (la chaussure, par exemple) pouvant corroborer ce fait, ce qui ne l’empêcha pas de devenir paradigmatique pour les tenants du dualisme du corps et de l’esprit. »
Brigitte Axelrad, « La conscience survit-elle au corps ? », Afis, 23/04/2010.

Argument CONTRELes EMI se produisent quand le cerveau n'a plus d'activité

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Sous-argumentLe cas de Pamela Reynolds

« Pam Reynolds, 35 ans, chanteuse, est atteinte d'un anévrisme artériel. Elle se sait en sursis et tente alors l'opération de la dernière chance. Celle-ci nécessite un arrêt cardiaque hypothermique. Nous sommes en 1991. Le procédé est novateur et son issue, incertaine. Mais Pam n'a plus grand-chose à perdre. Dans le bloc opératoire, elle est mise en situation de mort clinique : son c?ur est arrêté, son cerveau cesse toute activité. Sa température corporelle chute à 15,5 °C, au lieu des 37,7 °C habituels. Le temps est compté. Le chirurgien prend ses outils et commence à découper la calotte crânienne. C'est à cet instant que Pam se sent s'élever au-dessus de son enveloppe charnelle. Dans une rotation à 180°, elle peut observer son corps inerte, sur lequel se penche l'équipe de médecins. Des détails la frappent. Ses cheveux partiellement rasés. La scie utilisée par le chirurgien ressemble à un outil de dentiste ; elle en note la marque : une Midas Rex. Elle écoute les échanges, entend les ordres. Puis, toujours en lévitation, elle quitte la salle pour traverser un tunnel baigné d'une lumière brillante et merveilleusement chaleureuse, qui lui semble à l'origine de l'existence. Elle croit voir des parents et amis décédés. Elle reconnaît un oncle mort qui la reconduit jusqu'à son corps. «Ce fut comme plonger dans une piscine d'eau glacée... » »
Auteur anonyme, « Les EMI : un véritable défi pour les scientifiques », Le Figaro, 14/11/2009.
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Argument CONTRECertains expérienceurs d'EMI ont guéri de façon miraculeuse

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Sous-argumentLe cas d'Anita Moorjani

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Le cas d'Anita Moorjani
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Aucun sous-argument n'a été entré. Objection Moorjani a guéri grâce à son traitement
Objection Le médecin censé valider le caractère miraculeux de cette guérison est introuvable
de l'argument pour aller plus loin.
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Argument CONTREEn EMI, des aveugles de naissance ont vu

« Depuis les années 80 déjà, une rumeur tenace circulait parmi les chercheurs explorant les expériences de mort imminente: elle disait que les aveugles, même de naissance, voient pendant leur NDE (Near Death Experience) (2) ! Un frémissement parcourut la communauté des investigateurs impliqués dans l'étude de ce phénomène fascinant. Tenaient-ils là enfin la preuve irréfutable que les expériences de mort imminente ne sont ni des hallucinations, ni des rêves mais qu'elles se produisent bien en dehors du système sensoriel, en-dehors du cerveau, en-dehors de la matière ? Ecoutons ce que le psychiatre Stanislav Grof (3), grand spécialiste de la psychologie transpersonnelle et des états modifiés de conscience, a écrit en 1994 à ce sujet:

"Il existe des cas documentés décrivant des individus dont la cécité due à des lésions organiques de leur système optique a été établie médicalement et qui, pendant leur état de mort clinique, ont pu voir leur environnement. De tels événements, contrairement à presque tous les autres aspects de l'expérience de mort imminente, peuvent être soumis à des vérifications objectives. Ainsi, ces événements représentent la preuve la plus convaincante que ce qui se passe pendant une NDE est plus qu'une fantasmagorie hallucinatoire de cerveaux physiologiquement altérés" (4) (5) .

Il semblait certain que la confirmation de cette rumeur était susceptible de légitimiser définitivement les NDE et de leur donner la dernière touche l'authenticité que certains leur refusaient encore. Pour ce faire, il fallait maintenant passer d'une hypothèse, d'une rumeur, à des faits. Kenneth Ring (6) s'est attelé à cette tâche avec la collaboration de Sharon Cooper (7) . Le résultat de cette étude est décrit dans un chapitre de l'ouvrage Lessons from the Light (8) et dans une étude plus académique intitulée Mindsight (9) .

Les deux chercheurs ont commencé par poser trois questions:

1) est-ce que les aveugles vivent des expériences de mort imminente ? 2) Si tel est le cas, est-ce que ces NDE sont identiques ou différentes de celles des personnes voyantes ? 3) Est-ce que les aveugles qui ont vécu une NDE revendiquent-ils des perceptions visuelles ? »
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Argument CONTREDes enfants ont des EMI qu'ils ne pouvaient pas inventer

« (...) selon Greyson (2000), des enfants trop jeunes pour avoir subi un conditionnement culturel et religieux concernant la mort rapportent des expériences de mort imminente similaires à celles des adultes. On retrouve en effet dans les récits d’enfants des éléments centraux de l’expérience de mort imminente comme la rencontre de personnes décédées, la vision d’un tunnel et d’une lumière, ou encore les expériences extracorporelles (Morse, Castillo, Venecia, Milstein, & Tyler, 1986; Serdahely, 1990). »
Auteur anonyme, « L’Expérience de mort imminente (EMI) : une synthèse de la littérature », Revue L'année psychologique, 01/2017.
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Argument CONTREIl existe des EMI partagées

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Pour aller plus loinPour aller plus loin

BibliographieBibliographie [ modifier ]

Plutôt POURPlutôt POUR [ modifier ]

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Plutôt CONTREPlutôt CONTRE [ modifier ]

  • Patrice Van Eersel, La Source noire, Le Livre de poche, 1987.
  • Raymond Moody, La vie après la vie, J'ai lu, 2017.
  • Jocelin Morisson, L'Expériences de Mort Imminente, 2019.
  • Emmanuel-Juste Duits, Eric Raulet, Paranormal entre mythes et réalités, Dervy, 2002.

Ni POUR ni CONTRENi POUR ni CONTRE [ modifier ]

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Débats connexesDébats connexes [ modifier ]

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