Les EMI sont dues à des substances produites par le cerveau

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Présentation de l'argument

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Citations [ modifier ]

« La kétamine est un anesthésique hallucinogène à courte durée d’action provoquant une anesthésie dite "dissociative" car le patient est déconnecté de tous stimuli extérieurs, donc de son corps, plutôt qu’endormi, ce qui n’a rien à voir avec l’inconscience produite par des anesthésiques conventionnels. L’état altéré de conscience qui en résulte se rapproche semblerait-il beaucoup de celui associé à une NDE (Near Death Experience), bien qu’aucune étude consistant à administrer de la kétamine à des personnes ayant vécu au préalable une NDE n’ait été menée. Les propriétés hallucinogènes de la kétamine semblent être dues au blocage des récepteurs NMDA (N-Methyl-D-Aspartate) qui jouent un rôle important dans le cortex cérébral, particulièrement dans le lobe temporal et le lobe frontal et sont impliqués dans des processus cognitifs tels que la pensée, la mémoire et la perception. Les récepteurs NMDA sont excités par l’acide aminé neurotransmetteur glutamate, qui peut parfois devenir toxique lorsqu’il est relâché en trop grande quantité et entraîner la mort des neurones par un processus appelé "excitotoxicité", ce qui survient par exemple en cas d’anoxie( ). La kétamine agit sur les récepteurs NMDA en bloquant leur accès au glutamate, fermant ainsi la porte aux stimuli extérieurs. Cet anesthésique possède par conséquent des propriétés de protection contre l’excitotoxicité. Le psychiatre Karl Jansen propose que lorsqu’un flux de glutamate est relâché dans le cerveau, à la suite d’un manque d’oxygène, une substance endogène est à son tour libérée et induit une NDE en agissant à la manière de la kétamine, pour protéger les neurones possédant des récepteurs NMDA, ce qui expliquerait la similarité entre les deux expériences (Jansen, 1997). Cependant ce modèle ne s’applique qu’aux cas où il y a anoxie et s’accorde mal avec l’exceptionnelle mémorisation associée à ce type d’expérience. »
Sylvie Déthiollaz, « Qu'en dit la science ? », noesis.ch.
« La diméthyltryptamine (DMT), puissant hallucinogène, induit des effets similaires à ceux décrits par les personnes ayant vécu une expérience de mort imminente (EMI). Tel est le résultat d’une étude menée par des chercheurs du groupe de recherche psychédélique de l’Imperial College de Londres, en collaboration avec des spécialistes du coma de l’université de Liège. Ces travaux ont été menés auprès de volontaires sains, 6 femmes et 7 hommes, d’âge moyen 34 ans. C’est la première fois qu’une étude scientifique évalue la relation entre une EMI induite par une drogue et une « véritable » EMI, survenant chez des patients comateux ou accidentés et se manifestant par la vision d’un tunnel, d’une lumière brillante, un sentiment de paix intérieure, une expérience de décorporation (« sortie de corps »), d’entrée dans une « autre réalité », la rencontre avec des « êtres » spirituels. »

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Sous-arguments

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Objections [ modifier ]