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Le féminisme est-il encore vraiment nécessaire ?

De Wikidébats
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Cet article est un débat en construction. Des arguments et des objections manquent ou ne sont pas rédigés. L’introduction et la bibliographie demandent à être améliorées.
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Voir aussi : Féminisme sur Wikipédia [ modifier ]

Pour comprendre le débatCarte des arguments

POUR

Argument POURDes inégalités persistantes
Argument POURUne prise en considération des agressions par les pouvoirs publics
Argument POURUne redécouverte des figures féminines
Argument POURLe féminisme pourrait s'intéresser à la condition des femmes des minorités opprimées
Argument POURLe féminisme pourrait se décentrer de l'Occident et s'intéresser davantage aux oppressions sexistes dans le monde
Argument POURUne dénonciation de la masculinité toxique
Argument POURUn féminisme nécessaire dans les quartiers populaires
Argument POUROui, mais au-delà du féminisme libéral et bourgeois, pour un féminisme "non élitiste"
Argument POURLes femmes subissent un grand nombre de violences
Argument POURLes lois et organes judiciaires sont gravement défaillants
Argument POURLe sexisme, le harcèlement voire les agressions sexuelles sont répandues dans des milieux notamment médiatiques et les entreprises

CONTRE

Argument CONTREUne égalité en place depuis longtemps
Argument CONTREUne occultation de la souffrance des hommes
Argument CONTRELe féminisme moderne considère tous les hommes comme de potentiels agresseurs
Argument CONTREUne tâche trop grande
Argument CONTREUn féminisme misandre aujourd'hui
Argument CONTREUne victimisation des femmes
Argument CONTREUn risque d'importation des dérives du féminisme américain
Argument CONTRELe féminisme bride la liberté de création
Argument CONTRELe féminisme veut détruire les différences naturelles entre hommes et femmes et rendre ainsi les femmes malheureuses
Argument CONTRELe féminisme radical conduit à des dérives
Argument CONTRELe féminisme dominant comporte souvent des oeillères idéologiques qui l'empêchent de soutenir certaines victimes du patriarcat

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Vous pouvez parcourir le contenu de ce débat en répondant, pour chaque argument, à deux questions :

  1. Cet argument est-il bien fondé ?
  2. Cet argument est-il important selon vous ?

Durée approximative : 22 minutes

Arguments POURArguments POUR [ modifier ]

Argument POURDes inégalités persistantes

Les femmes subissent encore et dans tous les domaines plus de discrimination sexiste : travail, sport, politique, famille, culture.
« Dans le domaine professionnel, 66 % des Français.es jugent insatisfaisant le niveau d’égalité entre les femmes et les hommes. De plus, les sondages révèlent que les femmes subissent de nombreuses violences sexistes : harcèlement verbal ou visuel, harcèlement physique et harcèlement psychologique à visées sexuelles. Ainsi, 40 % des femmes ont fait l’objet de sifflements, de gestes ou de commentaires grossiers, ou encore de regards déplacés ; 33 % ont fait l’objet de remarques gênantes sur leur tenue ou leur physique ; et 14 % se sont vues imposer des contacts sur une zone génitale ou érogène (mains sur les fesses, étreinte ou baiser forcé…) Toutes infractions pénales confondues, 87 % des victimes d’actes sexistes sont des femmes et 91 % des mis en cause sont des hommes.Par ailleurs, si le sexisme vécu par les françaises prend différentes formes (remarques, blagues, etc.), il est subi par la quasi-totalité d’entre elles : 99 % des femmes disent avoir été victimes d’un acte ou commentaire sexiste en 2019. »
Auteur anonyme, Rapport annuel sur l'état du sexisme en France en 2019, 2019.

Références

SOUS-ARGUMENTS

Sous-argumentLes femmes gagnent moins que les hommes

« "En 2017, les femmes gagnent 24% de moins que les hommes (salaire annuel moyen).

Source : Insee, Femmes et hommes, l’égalité en question, Édition 2017 En 2011, les femmes cadres gagnent : - 21,8% de moins que les hommes cadres dans le secteur privé et semi public. - 14,1% de moins dans la fonction publique étatique. - 15,7% de moins dans la fonction publique territoriale. - 21,6% de moins dans la fonction publique hospitalière. En 2011, les femmes employées ou ouvrières gagnent : - 10,7% de moins que les hommes employés ou ouvriers dans le secteur privé ou semi-public. - 16,4% de moins que les hommes dans la fonction publique étatique. - 11,4% de moins dans la fonction publique territoriale. - 3% de moins dans la fonction publique hospitalière.

Source : DADS, SIASP, INSEE. Traitement Insee, Drees, DGCL, département des études et des statistiques locales et DGAFP, département des études et des statistiques »
DADS, SIASP, INSEE, Chiffres clés 2014, p.2, Thème 3.

Références

Sous-argumentLes femmes sont moins présentes dans les postes à haute responsabilités et les filières "masculines"

Les femmes sont encore moins présentes dans les postes à haute responsabilités ou dans les filières dites "masculines". La cause d'un plafond de verre découlant sur les bases d'une société patriarcale dont les préceptes tardent à à s'estomper.
« En France

En 2018, il y a 42,5% de femmes administratrices dans les entreprises du CAC40. (38% en 2016, 30% en 2014). Source : CAC40, Baromètre IFA – Ethics & Boards de la Composition des conseils, juin 2018 En 2016, il y a 38,4% d’administratrices dans les entreprises du SBF120. (33,7% en 2015, 30,5% en 2014 et 27,3% en 2013) Source : SBF120, Palmarès IFA Ethics & Boards de la composition des conseils, février 2017. En 2016, au sein des hautes instances décisionnelles des sociétés cotées sur Euronext Paris, les femmes représentent des 4,1% président.e.s, PDG, DG et DG délégué.e.s des entreprises du compartiment A (Big Cap), 7,9% de celles du compartiment B (Mid Cap) et 7,6% de celles du compartiment C (Small Cap). Source : HCE, Vers un égal accès des femmes et des hommes aux responsabilités professionnelles : la part des femmes dans les conseils d’administration et de surveillance, 10 février 2016. En 2014, les femmes représentent 38% des créateur.rice.s d’entreprise (32% en 2010) et représentent 40% des auto-entrepreneur.se.s (29% en 2006). Source : Ministère du redressement productif, 2013, Ministère des affaires sociales, de la santé et des droits des femmes, Vers l’égalité réelle entre les femmes et les hommes, Chiffres clés 2016.

En mars 2019, il y a 1 femme pour 13 hommes dans le bureau et 2 femmes pour 31 hommes dans le Conseil d’Administration de l’Assemblée Plénière des Chambres d’Agriculture (APCA). Source : https://chambres-agriculture.fr/chambres-dagriculture/nous-connaitre/le-reseau-des-chambres-dagriculture/chambres-dagriculture-france/ »
Haut Conseil à l'égalité entre les hommes et les femmes, « Accès aux responsabilités économiques ».

Références

    Sous-argumentLes femmes sont encore sous représentées dans les récits historiques profitant le plus souvent aux "grandes" figures masculines

    Selon une étude conduite par le Centre Francillien hubertine Auclert en 2011 reprise par l'Observatoire des inégalités, parmi 35OO personnages historiques répertoriés dans les manuels scolaires toutes disciplines confondues, la part des femmes représente un sur cinq.
    Sous-débat
    Le débat continue. Consultez la page détaillée
    Les femmes sont encore sous représentées dans les récits historiques profitant le plus souvent aux "grandes" figures masculines
    SOUS-ARGUMENTS OBJECTIONS
    Aucun sous-argument n'a été entré. Objection Les femmes ont tout simplement moins marqué l'histoire
    de l'argument pour aller plus loin.

    Sous-argumentLes femmes sont les principales victimes des agressions sexuelles et viols

    Selon le rapport annuel sur l'état du sexisme en France en 2019, en 2018 "88% des victimes des crimes et délits commis au sein du couple sont des femmes

    84% des victimes des crimes et délits à caractère sexuel commis hors du couple sont des femmes"

    Sous-argumentLes femmes souffrent encore de sous représentation dans l'ensemble du monde audiovisuel/médias :

    « Une infériorité globale du nombre de femmes: la part des femmes à la télévision est toujours loin de la parité, avec 58 % d’hommes et 42 % de femmes.

    Des femmes moins présentes aux heures de forte audience : les heures de forte audience sont sujettes à de fortes inégalités. La proportion de femmes est de 39 % entre 18h et 20h, elle n’est plus que de 29 % entre 21h et 23h. Des différences en nombre suivant les métiers et les fonctions : le taux global de présentatrices et/ou animatrices à la télévision est le taux global le plus élevé : 47 %. Le pourcentage de journalistes et/ou chroniqueuses à la télévision est de 38 %. Le pourcentage de femmes parmi les invité.es politiques à la télévision est de 27 %. L’absence de femmes sur certains plateaux : 83 % des expert.es sollicité.es sont des hommes ; ils représentent 70 % des sources d’information et 70 % des porte-paroles. Un temps de parole des femmes encore largement inégal : alors que les femmes représentent 42 % des personnes à la télévision, leur taux de parole est de 32,7 %. Une image en décalage avec la réalité : les femmes doivent, avant tout, être agréables à regarder. Elles sont davantage caractérisées par leur apparence physique, leur âge et leur situation familiale que les hommes.

    Une absence de diversité : les femmes perçues comme non blanches sont très minoritaires et les femmes en situation de handicap sont absentes. »
    Auteur anonyme, Rapport annuel sur l'état du sexisme en France, 2019.

    Références

      Sous-argumentLes femmes assurent en majorité les tâches domestiques au sein du foyer

      « En 1985-1986, les femmes vivant en couple assumaient 81 % des tâches les plus contraignantes du quotidien (ménage, cuisine, vaisselle, linge, etc.). Avec le temps, la part du travail réalisé par les femmes est en légère diminution, passant de 77 % en 1998 à 72 % en 2010. En 2010, les femmes vivant en couple et ayant au moins un enfant consacrent 34 heures hebdomadaires de travail domestique contre 18 heures pour les hommes dans même situation. Source : Insee et Ministère des familles, de l’enfance et des droits des femmes, Chiffres clés édition 2016 »
      Haut conseil à l'égalité entre les femmes et les hommes, Chiffres clés, 2016.
      Voir plus...
      « Si les femmes faisaient le révolution sur ce plan là, sur la plan ménager, si elles le refusaient, si elles obligeaient les hommes à le faire avec elles....En plus c'est un travail clandestin auquel elles sont condamnées. Parce que je trouve que mener cette vie à longueur d'année, de vie, sans rien de productif, c'est vraiment une condamnation. Et bien si ceci était changé, toute la société serait bouleversée; »
      Simone de Beauvoir, TF1, 1975.

      Références

        Sous-débat
        Le débat continue. Consultez la page détaillée de l'argument pour aller plus loin.

        Sous-argumentLa majorité des femmes subissent un grand nombre de violences au cours de leur vie

        Aucun résumé ni citation n'a été entré.

        Sous-argumentLa parité en politique n'est pas encore atteinte, sexisme ordinaire en cause

        Aucun résumé ni citation n'a été entré.
        OBJECTIONS

        ObjectionLes prétendues inégalités salariales causées par le sexisme se basent sur d'autres facteurs (temps de travail, productivité, investissement, congés ...)

        « Les écarts de salaires hommes-femmes ne signifient pas forcément discrimination. Ils s’expliquent par des clivages plus profonds : davantage de temps partiel, moins de perspectives d’évolution, et surtout, un accès plus compliqué à certains types de professions. »
        Apolline Lacroix, « Pourquoi l’égalité salariale hommes-femmes reste un horizon lointain », La Croix, 18/06/2020.

        Références

          Sous-débat
          Le débat continue. Consultez la page détaillée
          Les prétendues inégalités salariales causées par le sexisme se basent sur d'autres facteurs (temps de travail, productivité, investissement, congés ...)
          SOUS-ARGUMENTS OBJECTIONS
          Aucun sous-argument n'a été entré. Objection Les inégalités perdurent même quand ces facteurs sont absents
          Objection Ces mêmes facteurs sont aussi imputables au sexisme
          de l'argument pour aller plus loin.

          Argument POURUne prise en considération des agressions par les pouvoirs publics

          Depuis #metoo, le débat s'est enflammé autour des agressions et de la violence conjugale. Les exemples forts de militantisme ne manquent pas et leur médiatisation reste parfois une issue favorable au changement. On se souvient de Marie Laguerre, agressée en pleine rue à Paris en juillet 2018 pour avoir répondu aux injonctions sexistes d'un homme. L'affaire a mis en lumière l'ampleur du phénomène de harcèlement de rue en France. L'homme sera jugé et condamné à 6 mois de prison ferme. D'autres hashtags suivront : #UberCestOver recueillant les témoignages de femmes agressées par des chauffeurs Uber. L'entreprise répondra tardivement mais reverra sa politique interne de sécurité.

          Plus récemment, les sorties de La Familia Grande de Camille Kouchner (l'affaire Olivier Duhamel), ainsi que Le Consentement de Vanessa Springora (sur sa relation sous emprise avec l'écrivain Gabriel Matzneff) précèderont le hashtag #metooincest. En suivant de ces deux affaires, le sénat adoptera une loi le 21 janvier 2021 fixant le seuil de consentement à 13 ans.
          « Le féminisme radical et le féminisme d’action ont toujours été sévèrement critiqués, pour ne pas dire diabolisés. (...) Ce féminisme-là ne deviendra acceptable pour le plus grand nombre qu’une fois son objectif atteint, quand de nouveaux droits seront acquis. L’histoire du féminisme montre que la radicalité non violente est plus efficace que des décennies de féminisme modéré et de stratégie des petits pas »
          Christine Bard, Le Monde, 2020.

          Références

          SOUS-ARGUMENTS

          Sous-argumentL'évolution de la législation concernant la violence conjugale

          Aucun résumé ni citation n'a été entré.

          Références

          Sous-argumentL'évolution de la législation concernant le harcèlement de rue

          « 81% des femmes en France ont déjà été victimes de harcèlement sexuel dans les lieux publics »
          Alice Tétaz, « Sondage IPSOS », 2019.

          Références

          Sous-argumentL'évolution de la législation concernant le cyber-harcèlement sexuel

          Aucun résumé ni citation n'a été entré.
          OBJECTIONS
          Aucune objection n'a été entrée pour le moment.

          Argument POURUne redécouverte des figures féminines

          On a pu observer ces dernières années un engouement pour la publication d'oeuvres retraçant la vie de femmes historiques et/ou inspirantes. Parfois boudées par l'histoire, la médiatisation féministe remet au gout du jour des femmes puissantes : Ada De Lovelace, première programmeuse informatique en 1843 Marie Curie, double prix Nobel de physique en 1903 et de Chimie en 1911 Wu Zetian, seule et unique impératrice régnante de Chine au XIIe siècle Kathrine Switzer, première femme à compléter le marathon de Boston en 1967 Rosa Parks, première à avoir refusé de céder sa place à un homme blanc dans un bus en 1955 Valentina Terechkova, première femme spationaute en 1963...

          L'association Mnemosyne milite pour proposer une histoire mixte et un enseignement paritaire, autrement dit pour redonner la part belle aux figures féminines de l'histoire dans sa globalité.
          « On dit des femmes qu'elles sont belles, charmantes, piquantes, délicieuses, intelligentes, vives, parfois dures, manipulatrices ou méchantes. "Hystériques' lorsqu'elles sont en colère. "Arrivistes' lorsqu'elles réussissent. Mais on dit rarement d'elles qu'elles sont puissantes.

          Chez un homme, la puissance est légitime. Chez une femme, elle paraît suspecte, contre-nature. J'ai voulu savoir pourquoi, et j'ai entamé un voyage dans les mystères du pouvoir au féminin

          On se construit en se confrontant à d'autres vies que la sienne. J'ai rencontré des femmes dont j'admirais le courage, la liberté et la singularité. Écrivaine, médecin, femme politique, cheffe d'entreprise, rabbine, sportive, jeunes ou plus âgées, de droite ou de gauche... elles ont toutes un point commun : leur force intérieure et leur influence dans la société, en un mot, leur puissance. Elles m'ont transformée, profondément. Ont fait voler en éclats mes préjugés. Mais surtout, comme à beaucoup d'auditrices, elles m'ont fait du bien. " »
          Léa Salamé, Femmes puissantes, 09/09/2020.

          Références

          SOUS-ARGUMENTS
          Aucun sous-argument n'a été entré pour le moment.
          OBJECTIONS
          Aucune objection n'a été entrée pour le moment.

          Argument POURLe féminisme pourrait s'intéresser à la condition des femmes des minorités opprimées

          Aucun résumé ni citation n'a été entré.
          SOUS-ARGUMENTS

          Sous-argumentLes femmes subissent encore l'excision en France

          Selon les chiffres du gouvernement, 60 000 femmes seraient concernées. Alors que la loi du 4 Avril 2006 interdit la mutilation génitale, considérée comme un acte de torture, plusieurs associations et ONG conjointement avec le conseil scientifique des gynécologues lancent un plan le 21 juin 2019 pour éradiquer cette pratique. Le rapport ici.
          Sous-débat
          Le débat continue. Consultez la page détaillée
          Les femmes subissent encore l'excision en France
          SOUS-ARGUMENTS OBJECTIONS
          Aucun sous-argument n'a été entré. Objection Le féminisme doit respecter les différentes cultures
          de l'argument pour aller plus loin.

          Sous-argumentLes femmes SDF sont la cible de violences et agressions

          En France, la part des femmes SDF avoisine les 38%(étude INSEE). Elles représentent une population particulièrement soumise à des agressions et à la précarité menstruelle. Parfois accompagnée d'un ou plusieurs enfants. Elles représentent un défi de taille pour les associations et ONG car sont souvent dissimulées pour éviter d'être des cibles, de se faire retirer leur enfant et se confient rarement. En 2016, Anne Lorient raconte dans son livre Mes années barbares, le terrible récit de son errance de 17 ans, les viols, les naissances de ses enfants dans la rue suite à son départ du domicile familial.

          Références

          Sous-argumentLes femmes Ouïghoures subissent encore l'oppression

          Aucun résumé ni citation n'a été entré.

          Sous-argument70 000 femmes menacées de mariages forcés en France

          « En France, seuls dix cas de mariages forcés ont été traités cette année dans les consulats de France. Mais le Haut conseil à l'intégration vient de lancer une bombe : dans notre pays, 70.000 jeunes femmes seraient potentiellement menacées d'être mariées de force. Ce lundi, la Commission nationale consultative des droits de l'Homme a remis un rapport au gouvernement. Son objectif ? Améliorer les droits des femmes étrangères en France, au travers de quinze recommandations, telle que la négociation de conventions avec les pays étrangers, notamment avec l’Algérie et le Maroc. (...) Le mariage forcé est « une pratique dont on parle peu en France mais qui est bien réelle », explique Hélène Conway-Mouret, qui indique que, « le plus souvent, il s’agit de mariage arrangé par les parents avec un membre de la même famille vivant dans le pays dont la famille est issue. » »
          marieclaire.news, « Les mariages forcés en France, une réalité », Marie-Claire.

          Sous-argumentL'intersectionnalité avec le racisme : féminisme noir d'actualité en France

          On pourrait croire le féminisme linéaire mais la réalité en fait un mouvement stratifié et complexe. Le constat oblige à observer le féminisme au travers d'autres points de vue conjecturaux donc la race. Le phénomène "black féminism" est apparu aux états-unis dans les années 70 dans un contexte de ségrégation raciale. L'histoire du féminisme noir ou afro-féminisme s'intègre pour la France dans un contexte de post colonisation et quand les vieilles colonies sont devenues des départements.
          « Le féminisme Noir a représenté une véritable révolution politique et théorique pour l’ensemble des féminismes nord-américains et, dans une moindre mesure, européens »
          Elsa Dorlin, Black feminism Revolution! La Révolution du féminisme Noir !, L'Harmattan, 2007.
          Voir plus...
          « Puis une universitaire nigériane m'a expliqué que le féminisme ne faisait pas partie de notre culture, que le féminisme n'était pas africain, et que c'était sous l'influence des livres occidentaux (...). J'ai donc décidé d'être désormais une FéministeAfricaine Heureuse qui ne déteste pas les hommes (...) »
          Chimamanda Ngozi Adichie.

          Références

            OBJECTIONS
            Aucune objection n'a été entrée pour le moment.

            Argument POURLe féminisme pourrait se décentrer de l'Occident et s'intéresser davantage aux oppressions sexistes dans le monde

            Si le combat féministe est largement vainqueur - malgré des résidus d'inégalités importants - dans le monde occidental, il apparaît de façon évidente que la condition des femmes est souvent tragique dans d'autres aires : viols et mariages arrangés en Inde, violences conjugales et féminicides en Amérique du Sud, enlèvements d'écolières et excision en Afrique, esclavage souvent de femmes en Asie ou conditions des travailleuses immigrées dans les Emirats, condition des femmes en Arabie saoudite, oppression des femmes Ouïghoures, accession à l'éducation des filles en Afghanistan... Faute de se consacrer à ces causes dramatiques, le féminisme deviendra européocentré et risque de passer à côté de sa vocation universaliste.
            « Puis une universitaire nigériane m'a expliqué que le féminisme ne faisait pas partie de notre culture, que le féminisme n'était pas africain, et que c'était sous l'influence des livres occidentaux (...). J'ai donc décidé d'être désormais une Féministe Africaine Heureuse qui ne déteste pas les hommes. »
            Chimamanda Ngozi Adichie, Nous sommes tous des féministes, 2012.
            SOUS-ARGUMENTS

            Sous-argumentPour avoir un sens, le féminisme est universaliste

            Aucun résumé ni citation n'a été entré.

            Sous-argumentLe féminisme occidental doit soutenir les combats féministes non occidentaux

            Aucun résumé ni citation n'a été entré.
            OBJECTIONS

            ObjectionChaque culture doit s'approprier son féminisme

            Aucun résumé ni citation n'a été entré.
            Sous-débat
            Le débat continue. Consultez la page détaillée
            Chaque culture doit s'approprier son féminisme
            SOUS-ARGUMENTS OBJECTIONS
            Aucun sous-argument n'a été entré. Objection Il y a risque de féminismes au rabais voire de positions sexistes se disant "féministes"
            de l'argument pour aller plus loin.

            ObjectionIl faut refuser de créer un impérialisme féministe

            Aucun résumé ni citation n'a été entré.

            Argument POURUne dénonciation de la masculinité toxique

            Au travers de nouvelles masculinités recontexualisées dans la modernité, l'homme cherche encore, parfois involontairement à assoir une certaine hégémonie. Occupation démesurée de l'espace, intervention intempestive dans une conversation en coupant la parole à une femme, discours moraliste inutile envers une femme... Ce sont les nouvelles masculinités : concepts affublés d'un néologisme anglicisé qui se veulent percutants et compréhensibles à leur seule évocation.

            Références

            SOUS-ARGUMENTS

            Sous-argumentL'homme cherche encore à donner des leçons de vie à la femme (Mansplaining)

            Le mansplaining (de l'anglais « man », homme, et « explaining », explication) est un concept féministe né dans les années 2010 qui désigne une situation où un homme explique à une femme quelque chose qu'elle sait déjà, voire dont elle est experte, sur un ton potentiellement paternaliste ou condescendant.

            Le terme est apparu en 2008 aux États-Unis dans un article de Rebecca Solnit paru sur le site TomDispatch. L’article, intitulé Ces hommes qui m’expliquent ma vie, raconte comment un homme a voulu lui expliquer le sens d'un livre qu'elle avait elle-même écrit, sans l'écouter quand elle disait en être l'autrice. Elle voit dans ce phénomène une combinaison d'excès de confiance et d'ignorance de la part de l'interlocuteur.
            « La différence entre un vis et un clou … dans mon propre magasin de bricolage »
            Sailor Anxiety, Twitter, 2017.
            Voir plus...
            « Un homme m’a récemment « mecspliqué » la grossesse ainsi qu’à trois autres femmes, dont l’une a eu 4 enfants. Miraculeusement, il est encore en vie »
            Lauren Abramo, Twitter, 2017.
            « Comment mettre correctement un tampon. Non cette personne n’était pas médecin »
            Charleyy Hodson, Twitter, 2017.

            Références

            Sous-argumentL'homme coupe encore trop souvent la parole à la femme (Manterrupting)

            Un autre mot "valise" est arrivé sur le marché médiatique féministe en 2015: le manterrupting ("man" pour homme et "-terrupting" tiré de l'anglais "interrupting",interrompre) ou comment les hommes interrompent les femmes, leur coupe la parole, la plupart du temps pour les corriger, les contrer et monopoliser le discours. Jessica Benett l'emploie dans son essai "Feminist Fight Club: An Office Survival Manual for a Sexist Workplace" (Le fight Club féministe ouLe Manuel de Survie du bureau dans un lieu de travail sexiste). L'autrice le définit comme "l'interruption non nécessaire d'une femme par un homme". Certains politiciens comme Donald Trump sont passés maitres en la matière, coupant la parole à Hillary Clinton 51 fois en 2016 lors du débat présidentielcontre 17. Les relents d'une culture patriarcale ? L'arrivée des femmes en politique comme aux postes de pouvoir étant plus récente, elles peuvent donc avoir plus de difficulté à se légitimer. Pour la politiste Frédérique Matonti, la réponse tient en un mot : la socialisation.

            Les études sur l’éducation montrent que les parents, sans en avoir conscience, encouragent les filles au retrait plutôt qu’à la mise en avant, explique-t-elle. Les garçons ont souvent le droit de faire du bruit alors que les filles doivent rester discrètes et baisser la voix. Petit à petit, les enfants intériorisent ces valeurs masculines et féminines : les garçons apprennent à prendre la parole, à dire qu’ils n’ont pas peur et à faire face, les filles à écouter et à faire attention aux autres.
            « En 1975 déjà, une étude des sociologues Don Zimmerman et Candace West révélait que, lors de 42 conversations entre hommes et femmes, la femme était toujours interrompue. En 2014, une autre étude analysait 900 minutes de conversation homme/femme au sein d’une entreprise. Il s’est avéré que les hommes interrompaient deux fois plus les femmes qu’elles ne le faisaient. En 2015, une autre étude menée sur 12 ans montrait que les femmes travaillant dans le domaine de la justice ne représentaient que 4% des interruptions de parole. »
            Aurore Esclauze, « Manterrupting : couper la parole aux femmes est une habitude très ancrée, et pas près de disparaître », Neon Magazine, 20/07/2018.
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            « Les hommes affirment de manière asymétrique un droit de contrôle sur les sujets de conversation et ils le font avec des conséquences évidentes, écrivent-ils. Il faut en conclure que, au moins dans ces transcriptions, les hommes contestent aux femmes le statut de partenaires égaux dans la conversation »
            Don Zimmerman, Candace West, « "Sex roles, interruptions and silences in conversation", étude menée sur le campus de l’université de Santa Barbara (Californie) », 1975.
            « Le genre constitue un handicap, toutes choses égales par ailleurs, écrivent-elles. En séances plénières, quel que soit en effet le type d’intervention (dépôt d’amendement, rappel au règlement, questions orales, explications de vote), les hommes interviennent toujours plus que les femmes : sur huit séances entre avril 2004 et mars 2005, les hommes sont intervenus 142 fois et les femmes 80 »
            Frédérique Matonti et Delphine Dulong, Sociétés & Représentations, 2007.

            Références

            Sous-argumentL'homme prend encore trop de place dans l'espace public (Manspreading et Manslaming)

            Toutes l'ont expérimenté dans l'espace public ou les transports, cette propension qu'ont certains hommes à "s'étaler", à s'asseoir jambes écartées dans le métro, à s'avachir sans se soucier des voisins et particulièrement des femmes, occupantes des sièges limitrophes. Cette attitude à un nom : le Manspreading.

            Expression d'une attitude machiste qui fait l'objet depuis 2013 de campagnes de pub dans les transports en commun des grandes villes du monde entier. Il pose question et fait les choux gras des pamphlets féministes.

            Références

            Sous-argumentLes autres formes de dérives : apologie du masculisnisme

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            Les autres formes de dérives : apologie du masculisnisme
            SOUS-ARGUMENTS OBJECTIONS
            Sous-argument Les Incel représentent un groupe sectaire masculiniste dangereux
            Sous-argument Les stages masculinistes stigmatisent la caractère patriarcal des hommes
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            OBJECTIONS
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            Argument POURUn féminisme nécessaire dans les quartiers populaires

            Mariages forcés, excision... Il y a tout un ensemble de pratiques souvent associées aux cités défavorisées qui sont le terreau d'un nouveau féminisme, naguère incarné par une association comme "Ni putes ni soumises", qui est plus que jamais d'actualité.

            Références

            SOUS-ARGUMENTS

            Sous-argument70 000 femmes menacées de mariages forcés en France

            « En France, seuls dix cas de mariages forcés ont été traités cette année dans les consulats de France. Mais le Haut conseil à l'intégration vient de lancer une bombe : dans notre pays, 70.000 jeunes femmes seraient potentiellement menacées d'être mariées de force. Ce lundi, la Commission nationale consultative des droits de l'Homme a remis un rapport au gouvernement. Son objectif ? Améliorer les droits des femmes étrangères en France, au travers de quinze recommandations, telle que la négociation de conventions avec les pays étrangers, notamment avec l’Algérie et le Maroc. (...) Le mariage forcé est « une pratique dont on parle peu en France mais qui est bien réelle », explique Hélène Conway-Mouret, qui indique que, « le plus souvent, il s’agit de mariage arrangé par les parents avec un membre de la même famille vivant dans le pays dont la famille est issue. » »
            marieclaire.news, « Les mariages forcés en France, une réalité », Marie-Claire.

            Sous-argumentLa polygamie persiste

            « Pourtant, malgré cette interdiction officielle, un rapport de la Commission nationale consultative des droits de l'homme (CNCDH) estimait en 2006 qu'entre 18 000 et 20 000 foyers étaient encore polygames en France. Soit environ 200 000 personnes. Un nombre qui, selon Sonia Imloul, présidente de l'association Réseau 93 et auteur d'un rapport sur la polygamie en France en 2009, "pourrait aujourd'hui avoir doublé"."La polygamie est un sujet tabou et difficile à quantifier. On constate, cependant, qu'elle a tendance à décroitre dans les pays qui l'autorisent et à augmenter dans les pays qui l'interdisent comme la France", explique-t-elle avant d'ajouter: "Il s'agit dans la majorité des cas de familles originaires d'Afrique sub-saharienne". »
            Emilie Weynants, « Où en est la polygamie en France? », L'Express.

            Sous-argumentUn climat sexiste étouffant dans certains quartiers populaires

            « Le 4 octobre 2002, Sohane Benziane, une jeune fille de 17 ans est brûlée vive à Vitry-sur Seine (94), parce que son ex-petit-ami ne supporte pas de la laisser vivre sa vie.

            C’est en mémoire de Sohane que Vitry-sur Seine est choisi comme point de départ de « La marche des femmes des quartiers contre les ghettos et pour l’égalité » qui traverse la France en février 2003. Objectif : "Dénoncer le sexisme omniprésent, la violence verbale, physique, la sexualité interdite, le viol organisé en “tournantes”, le mariage forcé, la fratrie en gardien et l’honneur de la famille ou des quartiers en prison."

            La caravane traverse une vingtaine de villes, pour aboutir à Paris, à la grosse manifestation nationale du 8 mars 2003, qui consacre la naissance de l’association « Ni Putes Ni Soumises ». »
            Auteur anonyme, « La Marche des femmes des quartiers », 2003.

            Sous-argumentLes femmes subissent encore l'excision en France

            Selon les chiffres du gouvernement, 60 000 femmes seraient concernées. Alors que la loi du 4 Avril 2006 interdit la mutilation génitale, considérée comme un acte de torture, plusieurs associations et ONG conjointement avec le conseil scientifique des gynécologues lancent un plan le 21 juin 2019 pour éradiquer cette pratique. Le rapport ici.
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            Les femmes subissent encore l'excision en France
            SOUS-ARGUMENTS OBJECTIONS
            Aucun sous-argument n'a été entré. Objection Le féminisme doit respecter les différentes cultures
            de l'argument pour aller plus loin.

            Sous-argumentUn espace public et des cafés où les femmes ne sont pas les bienvenues

            « À Sevran, en Seine-Saint-Denis, et à Rilleux-la-Pape, dans la banlieue de Lyon, les caméras de France 2 ont filmé des scènes démontrant l'interdiction pure et simple faite aux femmes de fréquenter certains établissements, de facto réservés aux hommes. "Dans ce café, il n'y a pas de mixité", s'entend ainsi dire par exemple une cliente. L'argument de ces hommes qui font la loi ? "T'es dans le 93 ici, t'es pas à Paris ! Ici c'est une mentalité différente, c'est comme au bled !" Le reste du reportage, diffusé le 7 décembre, est à l'avenant, accablant sur la situation des femmes dans les quartiers concernés… »
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            Voir les citations restantes dans la page détaillée de l'argument.
            « Au cours d’une "déambulation" dans les rues de la cité, elle [Marlène Schiappa] a voulu s’arrêter dans un café tenu par des musulmans, où les femmes ne sont pas les bienvenues. Il a fallu que le préfet des Yvelines l’invite prestement à poursuivre son chemin, afin d’éviter un incident. »

            Références

              Sous-débat
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              Un espace public et des cafés où les femmes ne sont pas les bienvenues
              SOUS-ARGUMENTS OBJECTIONS
              Aucun sous-argument n'a été entré. Objection Ces lieux publics "interdits aux femmes" sont très exagérés par des reportages peu rigoureux
              de l'argument pour aller plus loin.
              OBJECTIONS

              ObjectionCe féminisme pourrait bien n'être qu'un "racisme vertueux"

              « A gauche de la gauche, certains vont aujourd'hui beaucoup plus loin en dénonçant un féminisme «qui s'est focalisé sur les violences faites aux femmes au sein des communautés noires et arabes afin de mieux rendre invisibles la domination masculine et l'oppression de genre qui sévissent "ailleurs", c'est-à-dire chez les "Blancs"», dénoncent Stella Magliani-Belkacem et Félix Boggio Ewanjé-Epée, auteurs des Féministes blanches et l'empire (la Fabrique, 2012). Pour Nacira Guénif-Souilamas, derrière l'importance prise par NPNS, il y a aussi un grand malaise du féminisme français qui avait «déserté les problématiques des femmes les plus démunies, et les plus ségréguées. […] Sur le terrain, une partie du mouvement féministe a été déstabilisée par la question raciale, alors même que les ségrégations ethniques et spatiales n'ont jamais cessé de croître». »
              Alice Géraud, « Les choix délicats de Ni putes ni soumises », Libération, 7/03/2013.

              ObjectionL'antiracisme doit primer le féminisme, même au prix du sexisme

              « Guénolé embraye sur la conception de Houria Bouteldja de la place de la femme par rapport à l'homme, dévoilée dans ce même livre avec cette citation : "Si une femme noire est violée par un noir, c'est compréhensible qu'elle ne porte pas plainte pour protéger la communauté noire". »
              Bruno Rieth, « Indigènes de la République : Thomas Guénolé démontre le racisme, la misogynie et l'homophobie de Houria Bouteldja », Marianne, 21/03/2016.
              Sous-débat
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              L'antiracisme doit primer le féminisme, même au prix du sexisme
              SOUS-ARGUMENTS OBJECTIONS
              Aucun sous-argument n'a été entré. Objection Les deux doivent aller de pair
              Objection Le sexisme couplé au racisme est différent de celui sans racisme
              de l'argument pour aller plus loin.

              ObjectionIl n'y a pas besoin d'un traitement spécifique des questions féministes dans les quartiers populaires

              En luttant contre le sexisme, les viols, le harcèlement de rue, les violences conjugales, les discriminations de genre etc. dans la société en général, on lutte aussi contre ces phénomènes dans les quartiers populaires. Il n'y a donc pas besoin de faire un effort spécifique dans ces quartiers, ni de braquer le projecteur sur ce qu'il s'y passe, car cela risque surtout d'avoir un effet de stigmatisation qui n'apporte rien.
              Sous-débat
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              Il n'y a pas besoin d'un traitement spécifique des questions féministes dans les quartiers populaires
              SOUS-ARGUMENTS OBJECTIONS
              Aucun sous-argument n'a été entré. Objection Il existe certaines oppressions sexistes plus spécifiques aux quartiers populaires
              Objection Certaines cultures sont plus patriarcales que d'autres
              de l'argument pour aller plus loin.

              Argument POUROui, mais au-delà du féminisme libéral et bourgeois, pour un féminisme "non élitiste"

              « Quels sont les combats prioritaires à inscrire à l’agenda féministe ? Pour Nancy Fraser, il s'agit de sortir des strictes questions de genre pour s'intéresser aux inégalités sociales et politiques dont sont victimes les femmes. Elle revient sur la vague "MeToo", un mouvement féministe né de la petite sphère du cinéma et des médias… Le féminisme doit sortir des ambitions d'égalité entre les plus riches, du féminisme bourgeois et néolibéral. En féministe marxiste, elle s'oppose au féminisme d’en haut, dit « libéral », élitiste, individualiste, qui veut étendre à toutes sa culture dominante. »
              Nancy Fraser, Olivia Gesbert, « Comment en finir avec le féminisme des élites ? », France Culture, 4/06/2019.
              SOUS-ARGUMENTS
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              OBJECTIONS
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              Argument POURLes femmes subissent un grand nombre de violences

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              SOUS-ARGUMENTS

              Sous-argumentViols

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              Sous-argumentFéminicides

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              Sous-argumentSlutshaming

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              Sous-argumentCyberharcèlement

              Aucun résumé ni citation n'a été entré.

              Sous-argumentAgressions

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              Sous-argumentBody shaming

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              OBJECTIONS
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              Argument POURLes lois et organes judiciaires sont gravement défaillants

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              SOUS-ARGUMENTS

              Sous-argumentLa majorité des plaintes pour viols ne débouchent sur aucune condamnation

              Aucun résumé ni citation n'a été entré.

              Sous-argumentL'acceuil réservé par la police en cas de plainte pour agressions sexistes est désastreux

              Aucun résumé ni citation n'a été entré.

              Sous-argumentLes cyberviolences sont majoritairement impunies

              Aucun résumé ni citation n'a été entré.

              Sous-argumentDes femmes se font tuer du fait de l'inaction de la police

              Aucun résumé ni citation n'a été entré.

              Sous-argumentLes droits des femmes sont menacés dans le monde entier

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              OBJECTIONS
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              Argument POURLe sexisme, le harcèlement voire les agressions sexuelles sont répandues dans des milieux notamment médiatiques et les entreprises

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              SOUS-ARGUMENTS

              Sous-argumentLes agressions sexuelles existent dans le milieu du cinéma

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              Sous-argumentLe harcèlement existe en entreprises

              Aucun résumé ni citation n'a été entré.

              Sous-argumentLe sexisme est parfois présent dans le milieu des médias

              Aucun résumé ni citation n'a été entré.

              Sous-argumentLe milieu du sport connaît des agressions sexuelles

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              Argument CONTREUne égalité en place depuis longtemps

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              ObjectionLes droits des femmes s'étoffent chaque année grâce au combat féministe

              Les actions menées par les associations et sympathisants féministes obligent le gouvernement à réviser constamment les lois. La chronologie des droits des femmes indique que les dernières lois adoptées dans le cadre de la protection des femmes datent de 2020 :

              Mars 2020 Début de la crise sanitaire liée au Covid-19 qui a eu un effet révélateur sur les violences conjugales, en forte hausse durant les confinements.

              25 août 2020 Un décret étend la gratuité de la contraception aux filles de moins de 15 ans.

              23 septembre 2020 Un décret met en place un dispositif électronique mobile anti-rapprochement destiné à assurer le contrôle à distance des conjoints ou ex-conjoints violents.

              Cette constatation incite à affirmer que le combat pour l'égalité hommes/femmes n'est pas terminé.

              Références

                ObjectionIl y a un combat à mener à l'international pour le droit des femmes

                L'égalité de genre est inexistante dans de nombreux pays.

                ObjectionOn constate du sexisme dans les quartiers populaires

                Aucun résumé ni citation n'a été entré.

                ObjectionL'égalité de fait est loin d'être totalement effective

                Aucun résumé ni citation n'a été entré.

                ObjectionLes lois garantissant l'égalité de droits ne sont pas toujours respectées

                Les lois sur l'égalité salariale et le viol sont très rarement respectées.

                ObjectionL'égalité de droits est imparfaite

                Aucun résumé ni citation n'a été entré.

                ObjectionL'égalité de droits est menacée

                Les droits des femmes sont remis en questions voire reculent dans de nombreux pays.

                Argument CONTREUne occultation de la souffrance des hommes

                Le débat actuel majoritairement centré sur les débats féministes met sous silence une réalité alternative : le désarroi des hommes face à leurs propres peurs et obligations morales ou physiques. Si la société tend à décharger les hommes de certaines responsabilités petit à petit, il n'en a pas moins hérité de sa propre charge mentale. L'attente est immense et parait pour certains bien insurmontable. Il est aujourd'hui sommé de satisfaire sexuellement les femmes mais se rajoute aujourd'hui la complexité de devoir se familiariser avec l'éventail des désirs féminins, décomplexé par la libération de la parole. On nous matraque de tutos et autres ouvrages censés explorer tous les fantasmes féminins et les ramifications de leurs désirs. Ce sujet, malgré l'abondance des outils proposés n'a jamais semblé si nébuleux. Les hommes doivent avancer sur ce chemin miné, écrasés par des affirmations insurmontables telles que : l'orgasme féminin est bien plus puissant que l'orgasme masculin, la majorité des femmes simulent, l'orgasme féminin est très dur à atteindre... L'humoriste Blanche Gardin décrit ce phénomène dans son sketch "être une femme, être un homme" : "le premier défi qui se pose à l'homme dans sa vie, c'est de devoir bander(...) c'est une servitude monstrueuse".

                Sur la plan sociétal, il est impensable de ne pas travailler, de ne pas subvenir aux besoins du foyer... Sur le plan sentimental, draguer est une entreprise risquée. Beaucoup, sur le modèle des allemands et scandinaves ont un peu démissionné et laissent la main aux femmes, consentement assuré. Plusieurs avouent faire très attention à leur paroles "pour ne pas être accusés de mauvaise foi" ou de complaisance avec la culture du viol. D'autres vont même jusqu'à avoir changé de comportement.

                Dans le milieu professionnel, faire des blagues sexistes est devenu compliqué. L'obligation de la parité a fait naitre un épuisement mental du fait de la constante attention requise. Apparu aux états-unis en 2009, ce phénomène est appelé la "gender fatigue".
                D'après une étude réalisée pour Le Parisien par Opinion Way (en Juin 2018 sur un échantillon de 1055 hommes), le jugement sur le retentissement de l'affaire Weinstein est perçu comme : "fatigant" 47% "excessif" 45% "agaçant" 42%

                et enfin 38% des hommes actifs expliquent avoir du changer leur comportement et/ou se poser des questions.
                « Ça a fait naître toute une série de questions. Par exemple le fait de boire un verre avec une fille et de finir tous les deux ivres : si on va chez moi, ai-je le droit d’avoir une relation sexuelle ? Est-ce que je ne vais pas risquer d’abuser d’elle si, là, elle est consentante mais ivre ? Où s’arrête le consentement ? Ce fut le point de départ d’une remise en question plus vaste : est-ce que mon attitude est correcte ou non ? Du coup, je drague beaucoup moins dans la rue, dans le métro ; ou alors j’y vais de façon moins sereine. Je fais attention à tout. Je m’excuse beaucoup, je suis plus en retrait. »
                Quentin, ancien sérial dragueur, « Après #metoo, peut-on encore draguer ? ».
                Voir plus...
                « La crainte, c'est de ne plus pouvoir faire de l'humour, être tactile, ou même dire ce qu'on pense. L'entreprise va devenir froide, formelle. »
                Raphaël Liogier, « Sociologue ».
                « Aucune femme ne doit prouver qu'elle est une femme de la manière pénible par laquelle l'homme, lui, doit prouver qu'il est un homme »
                Camille Paglia, Sexual Personae, VIntage Books, 1990.

                Références

                SOUS-ARGUMENTS
                Aucun sous-argument n'a été entré pour le moment.
                OBJECTIONS

                ObjectionLa prise en compte de la souffrance des hommes fait partie du combat féministes

                Aucun résumé ni citation n'a été entré.

                ObjectionLa souffrance des hommes est exagérée par rapport aux statistiques réelles

                Aucun résumé ni citation n'a été entré.

                Argument CONTRELe féminisme moderne considère tous les hommes comme de potentiels agresseurs

                Janvier 2021, comme pour fêter la nouvelle année, un nouveau hashtag fait son entrée dans la place twitter : #commentfairepourqueleshommescessentdevioler Twitter censure en invoquant une "infraction à nos règles relatives aux conduites haineuses". Car oui ce n'est pas "comment fait-on pour que certains hommes"... mais bien "comment fait-on pour que les hommes"... Le quiproquo n'est pas permis, tous les hommes sont concernés.

                On se souvient alors les propos de Caroline de Haas dans l'Obs qui se pose la question de un ou deux hommes sur trois étant agresseurs. Même si les chiffres tendent en faveur d'une majorité d'hommes incriminée, une petite partie des agresseurs sont des agresseuses. 149 000 hommes ont été victimes de violences au sein de leur couple en 2012 et 2013, et 25 en sont morts selon l’Observatoire national de la délinquance et des réponses pénales. Sujet tabou et peu relayé mais non pas moins existant. Il laisse les victimes démunies car peu de structures encadrent ce phénomène.
                « Aujourd'hui, il est admis qu'une femme sur deux a été victime de viol, d'agression ou de harcèlement. En revanche, ce qui n'imprime pas, c'est la conclusion qu'il faut en tirer. A savoir qu'un homme sur deux ou sur trois est un agresseur »
                Caroline de Haas, « Un homme sur deux ou trois est un agresseur », L'Obs, 14/02/2018.
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                « Impossible pour un homme de lire Brownmiller - pourtant, par rapport à certaines de ses consoeurs féministes plus jeunes, plutôt "modérée" - sans avoir le sentiment d'appartenir à un genre haï, foncièrement condamnable, en somme d'être totalement exclu, de par sa condition mâle, de tout groupe civilisé. C'est le même sentiment que doivent éprouver les enseignants universitaires à la lecture du "Professeur libidineux", car ce livre est fondé sur la même croyance implicite (...) : tout enseignant mâle, au contact d'étudiantes plus jeunes, plus "faibles", facilement impressionnées, rêvera de les posséder sexuellement et de les dominer intellectuellement, parce que c'est sa nature, parce qu'il est foncièrement libidineux. Pour Brownmiller, il en est de même pour l'homme, qu'il soit enseignant, homme politique, laveur de carreaux - sa condition mâle est prédéterminante. »
                Edward Behr, Une Amérique qui fait peur (La liberté est-elle devenue l'instrument d'une nouvelle tyrannie ?), p.254-255, Pocket, 1996.

                Références

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                OBJECTIONS

                ObjectionAu contraire, il veut démonter la croyance selon laquelle l'homme est un agresseur par nature

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                ObjectionLe féminisme valorise des comportements positifs effectués par des hommes

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                Argument CONTREUne tâche trop grande

                Elles sont plusieurs à témoigner de cet engagement qui a mis leur vie entre parenthèses. Le combat d'une existence, chronophage et usant. On parle de burn out militant. L'ampleur du phénomène a même crée l'émulation du hashtag #PayeTonBurnOutMilitant. Les victimes militantes parlent d'épuisement et certaines de stress post traumatique (ou traumatisme vicariant) chez certains travailleurs sociaux et professionnels de l'aide. Devant l'afflux des témoignages, elles vivent par procuration le désarroi des victimes. Considérant parfois "faire le travail de l'état" en étant sur toute la chaine d'accompagnement : prise en charge, consolation, suivi dans la procédure judiciaire... Certaines jettent l'éponge, pour retourner à une existence plus calme et classique, considérant le combat perdu d'avance et démesuré.
                « Je n’ai pas ou plus les épaules, je suis épuisée et, honnêtement, terrorisée (...) Je n’arrive plus à lire vos témoignages et à les digérer en plus des violences que je vis dès que je mets le pied dehors. La colère que j’ai accumulée en presque 7 ans me bouffe et me pousse à réagir quasi systématiquement, et la plupart du temps, ça ne fait qu’envenimer la situation »
                Anais Bourdet, Créatrice du Tumblr "Paye ta Shnek".

                Références

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                  Objectionça ne rend pas la cause moins valide

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                  ObjectionToutes les causes sont concernées

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                  ObjectionLe burn-out militant vient avant tout d'une négligence de sa propre santé mentale

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                  ObjectionDire qu'on n'a pas besoin du féminisme parce que l'engagement militant mène au burn-out est aussi pertinent de dire qu'on n'a pas besoin des pompiers parce que être pompier vous expose aux brûlures.

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                  Argument CONTREUn féminisme misandre aujourd'hui

                  Le 19 Août 2020, le pamphlet "Moi les hommes, je les déteste" faisait sa sortie de manière discrète édité à 450 exemplaires. Son autrice, Pauline Harmantage, 25 ans, mariée et relativement inconnue tient un blog et s'annonce féministe. L'ouvrage bénéficie d'une couverture médiatique inespérée suite à la menace d'interdiction par Ralph Zumély, chargé de mission pour l'égalité hommes/femmes. Un engouement à la portée de son titre provocateur. Pour répondre à la demande, l'essai ressort chez les éditions Seuil en septembre 2020 et se vend comme des petits pains. L'autrice assume, elle est misandre est entend dénoncer les hommes comme groupe social faisant du mal aux femmes. Il n'est pas sans rappeler des écrits ouvertement misandres du XXème siècle oubliés dont le fameux SCUM Manifesto de Valérie Solanas en 1967 (qui a tiré sur Andy Warhol), mais encore des essayistes comme Natalie Clifford Barney ou Mireille Havet.

                  #menaretrash N'oublions pas le champ du numérique ! Vaste terrain de détestations. En 2016 est né le hashtag #menaretrash (traduisez par : "les hommes sont des déchets", ambiance...) en Afrique du Sud. Suite à une série de féminicides, il a connu un regain d'intérêt en 2017 pour ensuite se généraliser sur les réseaux sociaux au niveau mondial. Accompagné pour la plupart des tweets et autres posts par des dénonciations, d'aucun de lui conférer une valeur généraliste et stigmatisante sinon haineuse. Les plus réfractaires relancent le débat de la cancel culture et accusent le-dit hashtag de servir d'outil pour un tribunal populaire médiatique indépendamment des procédures juridiques et au risque même de la cannibaliser.

                  La question se pose sur la médiatisation et l'inquiétude de certains face à cette misandrie affichée : Vengeance ? Communautarisme ? Féminisme radical ? Le sujet n'a pas fini d'enflammer les foules des deux sexes.
                  « Je vois dans la misandrie une porte de sortie. Une manière d'exister en dehors du passage clouté, une manière de dire non à chaque respiration. Détester les hommes, en tant que groupe social et souvent en tant qu'individus aussi, m'apporte beaucoup de joie – et pas seulement parce que je suis une vieille sorcière folle à chats. Si on devenait toutes misandres, on pourrait former une grande et belle sarabande. On se rendrait compte (et ce serait peut-être un peu douloureux au début) qu'on n'a vraiment pas besoin des hommes. On pourrait, je crois, libérer un pouvoir insoupçonné : celui, en planant très loin au-dessus du regard des hommes et des exigences masculines, de nous révéler à nous-mêmes »
                  Pauline Harmange, Moi les hommes, je les déteste, Le Seuil, 19/09/2020.
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                  Voir les citations restantes dans la page détaillée de l'argument.
                  « Ce livre est de toute évidence, tant au regard du résumé qui en est fait sur votre site qu’à la lecture de son titre, une ode à la misandrie (= haine des hommes). Or, je me permets de vous rappeler que la provocation à la haine à raison du sexe est un délit pénal ! En conséquence, je vous demande d’immédiatement retirer ce livre de votre catalogue sous peine de poursuites pénales. »
                  Ralph Zurmély, « A propos de l'essai "Moi les hommes, je les déteste" de Pauline Harmange », 19/08/2020.
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                  ObjectionLa misandrie est une réponse à la misogynie et se veut majoritairement non violente

                  La misandrie affichée, qu'elle passe par des hashtags #menaretrash ou #balancetonporc fait grincer des dents la gent masculine, promptement encline à répondre #notallmen ou "tous les hommes ne sont pas des monstres". Certes. En effet, les femmes attaquent, certes avec une forme à l'apparence stigmatisante mais qui vient après des millénaires de patriarcat et autant de tribunes mettant en branle leur légitimité. Autant de soutien-gorges brûlés, de poitrines nues énervées exhibant des slogans féministes pour encore se voir accusées de détester intrinsèquement les hommes. Ce n'est pas aussi simple. A l'inverse de la misogynie, la misandrie n'est pas institutionnalisée, est non violente (peu de victimes à ce jour), et se veut une réponse directe au masculinisme et à une tradition littéraire machiste. En faisant le calcul, de potentiels futurs siècles de misandrie littéraire n'effaceraient pas tous les écrits misogynes des siècles passés. Au pire, les hommes risquent d'observer certaines femmes se détourner volontairement de l'hétérosexualité comme Virginie Despentes, ou d'être ignorés. Si mouvement misandre il y a, son émulation reste dérisoire face aux fondations patriarcales existantes et ses risques létaux mineurs. Si on se souvient avec nostalgie du #girlpower des Spice Girls, force est de constater qu' aucun groupe ou collectif féminin sur Terre ne revendique LE pouvoir ni d'ailleurs quelconque pouvoir sur l'homme. Il faut replacer le contexte des écris et sorties "misandres" de certaines féministes zélées, intervenant toujours dans un contexte où les hommes agissent comme prédateurs. Et les chiffres vont dans le sens de ces dites féministes. Dans un article de Libération paru suite à la sortie de son livre Moi les hommes, je les déteste, Pauline Harmange parle des insultes et menaces qui ont suivi. Comme elle, celles osant braver le spectre d'une sexualité sans homme ou attaquant leur masculinité font face à une machine de décridibilisation, facilement assimilées à des camionneuses virilistes poilues et mal baisées. C'est connu, si LA femme gueule, c'est une vieille fille mal pénétrée. On pense à Milla, jeune-femme queer menacée de mort sur les réseaux sociaux suite à ses invectives contre l'islam et à son coming out, à Simone Veil lors de son entrée dans l'hémicycle sous les injures antisémites et sexistes alors qu'elle défendait le droit à l'avortement, à Dominique Bombardier venue dénoncer la pédophilie et clamer son dégout à Gabriel Matzneff sur le plateau télévisé de Pivot s'est ensuite faite taxer de "salope" et de "mal baisée"...
                  On constate que certains hommes et élites réagissent très violemment quand ceux-ci sentent leurs prérogatives menacées.

                  N'oublions pas que "détester" un homme dans le féminisme dit "moderne", c'est surtout :
                  - réinventer une sexualité féminine pour sortir des diktats de pénétration masculine invasive
                  - lutter contre une image conformiste de femme passive
                  - se défendre pour refuser le viol, les agressions et le sexisme
                  - s'émanciper dans tous les domaines vers une égalité avec les hommes
                  - lutter contre l'institution du patriarcat et non contre les hommes eux-mêmes

                  Nous finirons par mettre d'accord ces messieurs : oui certaines femmes sont violentes, certaines agissent mal après un divorce, certaines savent mal exprimer leur peur des hommes, d'autres ne manqueront pas de renvoyer systématiquement la carte du sexisme pour se défendre, certaines restent vindicatives même entre elles, certaines femmes sont capables du pire.. oui oui et oui. Mais beaucoup sinon la majorité souhaitent juste un peu d'empathie.
                  « Notre misandrie fait peur aux hommes, parce qu'elle est le signe qu'ils vont devoir commencer à mériter notre attention. Détester les hommes et tout ce qu'ils représentent est notre droit le plus strict. C'est aussi une fête. Qui aurait cru qu'il y aurait autant de joie dans la misandrie »
                  Pauline Harmange, Moi les hommes, je les déteste, 10/08/2020.
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                  « Le Bas-bleu, c’est la femme littéraire. C’est la femme qui fait métier et marchandise de littérature. C’est la femme qui se croit cerveau d’homme et demande sa part dans la publicité et dans la gloire »
                  Barbey d’Aurevilly.
                  « Elle est bête, elle est lourde, elle est bavarde ; elle a dans les idées morales la même profondeur de jugement et la même délicatesse de sentiment que les concierges et les filles entretenues. (…) Que quelques hommes aient pu s’amouracher de cette latrine, c’est bien la preuve de l’abaissement des hommes de ce siècle »
                  Charles Baudelaire, « A propos de Geoge Sand ».
                  « Pour ma part j’ai toujours considéré les féministes comme d’aimables connes »
                  Michel Houellebecq, Postface de SCUM Manifesto, 1998.
                  « Sortir de l’hétérosexualité a été un énorme soulagement »
                  Virginie Despentes, « Interview dans le Monde », 2017.

                  Références

                    ObjectionLa misandrie ne met aucune vie en danger

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                    Argument CONTREUne victimisation des femmes

                    « Lorsque l’on se pose comme victime, on pose l’autre comme bourreau. C’est aussi ce qui ce qui passe avec le conflit israélo-palestinien. Je trouve cela très pervers, car je vois bien tout le travail pour montrer que les femmes sont victimes dans une proportion incroyable, que toutes les femmes sont potentiellement victimes des hommes. Ce thème est inlassablement développé. Si l’homme est bourreau, il en découle une véritable incompatibilité. Ce féminisme que je critique n’a absolument pas en vue d’établir des relations améliorées entre hommes et femmes. Ce n’est pas du tout le sujet. »
                    Elisabeth Badinter, L'Arche, 2003.
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                    « Limitons-nous ici à la victimisation féminine. Si les femmes sont par nature des victimes, il faut conclure qu’elles sont condamnées à subir leur vie déterminée par leur naissance. En d’autres termes, elles ne possèdent ni le libre arbitre ni la force de briser les chaînes qui les entravent. Elles n’ont ainsi d’avenir qu’à travers leurs bourreaux, car une victime est inexorablement tributaire de son bourreau. Jamais elles ne pourront accéder à l’égalité. »
                    Denise Bombardier, Le journal de Montréal, 2017.
                    « "Féministe", qu'est-ce qu'on entend par cela ? Je ne crois pas être féministe au sens de revendication des femmes : vouloir démontrer qu'elles ont été les esclaves des hommes et qu'elles ont été très malheureuses, je n'appréhende pas le problème de cette façon. Mais je crois que les femmes peuvent apporter beaucoup dans notre société. Maintenant qu'elles ont le sentiment d'avoir ce rôle à jouer, elles doivent pouvoir épanouir leur personnalité comme elles le souhaitent. »
                    Simone Veil, ORTF, 1974.

                    Références

                    SOUS-ARGUMENTS
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                    ObjectionLa reconnaissance en tant que victime est nécessaire pour se reconstruire

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                    ObjectionLa reconnaissance en tant que victime est essentielle pour montrer la réalité d'une agression

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                    ObjectionÊtre victime n'est pas une tare

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                    Argument CONTREUn risque d'importation des dérives du féminisme américain

                    « Sincèrement, je trouve que les relations entre hommes et femmes sont plus agréables en France qu'aux États-Unis. Metoo va sans doute aggraver la défiance qui existe déjà ici entre les deux sexes. D'ailleurs, MeToo n'a pas été initié par les féministes radicales. C'est le prolongement d'un mouvement amorcé depuis longtemps sur les campus américains et connu sous le nom de Title IX, nom d'une mesure adoptée en 1972 pour obliger les universités à financer à parts égales les équipes de sport féminines et masculines. Au fil des ans, son application s'est étendue à la lutte contre le harcèlement sexuel et les discriminations. Title IX a fait beaucoup pour l'égalité entre les sexes mais les meilleures intentions sont souvent perverties. La question du consentement, largement reprise par MeToo, l'illustre: est-il raisonnable, par exemple, qu'une femme puisse retirer son consentement après l'acte sexuel parce que, le lendemain, elle apprend que son partenaire lui a menti sur sa situation matrimoniale? (...) Vous n'imaginez pas cependant à quel point les féministes sont divisées. Les plus radicales ne cherchent pas à en finir avec le patriarcat mais à prendre leur revanche en instaurant le matriarcat. L'homme blanc de plus de 50 ans est la cible préférée de ces féministes, mais elles s'en prennent aussi aux femmes blanches, accusées de ne pas être suffisamment conscientes des privilèges «associés» à leur couleur de peau. Alors pour répondre à votre question: non, ce genre de féminisme, si l'on peut dire, n'est pas une alternative au trumpisme puisqu'il est lui aussi, une manifestation de la «fracturation identitaire» qui mine les États-Unis. »
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                    Voir les citations restantes dans la page détaillée de l'argument.
                    « (...) à l'université de Maryland, des participantes à un cours intitulé "Issues contemporaines dans l'art féministe", crurent bon de distribuer des centaines d'affiches à travers le campus où figuraient les noms, choisis au hasard, de cinquante étudiants avec la légende suivante : "Attention : ces hommes sont des violeurs potentiels." Egalement dans le cadre de ce festival d'art féministe, sur tout un pan de mur de l'université, étaient inscrits les noms de 15 000 étudiants, avec la légende suivante : "Beaucoup de ces hommes ont des vélléités de viol." Le professeur responsable du cours jugea ces manifestations "follement couronnées de succès". »
                    Edward Behr, Une Amérique qui fait peur (La liberté est-elle devenue l'instrument d'une nouvelle tyrannie ?), p.249-250, Pocket.

                    Références

                    • Edward Behr, Une Amérique qui fait peur (La liberté est-elle l'instrument d'une nouvelle tyrannie ?), Pocket, 1996.  
                    SOUS-ARGUMENTS
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                    ObjectionOn ne peut pas invalider tout un mouvement sur la seule base de ses dérives

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                    Argument CONTRELe féminisme bride la liberté de création

                    La création est a-morale, voire anti-morale. Or, en moralisant le langage et les relations hommes/femmes, le féminisme risque souvent d'aboutir à l'autocensure des artistes.
                    « J’imaginais l’homme ronchon et réac, je me trompais. J’ai rencontré un petit garçon de 84 ans la tête dans les étoiles et les lèvres toujours prêtes à sourire. Un homme doux et sincère, un peu dépassé par le nouveau monde qu’il a du mal à comprendre tant il lui paraît absurde et qui l’inquiète tant il efface à grande vitesse tout ce qu’il a chéri, à commencer par la liberté et l’insouciance qui sont la grammaire de ses films.

                    Causeur. Pensez-vous qu’aujourd’hui vous pourriez tourner Les Galettes de Pont-Aven ou Comme la lune ? Joël Séria. Oh non… ce serait impossible. Avec « Balance ton porc » et « Metoo », ce serait un scandale. Je trouve ahurissant tout ce qui se passe. Je ne comprends pas trop… On dirait que les féministes d’aujourd’hui détestent la drague. Des femmes font des scandales parce qu’on leur a touché le bras. Dans ces conditions, il n’y a plus rien de possible entre les hommes et les femmes, c’est tout. Vous imaginez si elles voyaient mes films ? Marielle leur touche un peu plus que le bras ! À la réflexion, plus personne n’oserait faire une comédie avec du cul. Or, il faut avouer que je suis très porté là-dessus. On me tomberait dessus.

                    Vous avez raison. Pour autant, il faut regarder la réalité dans son entièreté. Aujourd’hui, pour beaucoup de jeunes, Les Galettes de Pont-Aven est un film culte qui leur donne la nostalgie de cette époque de liberté qu’ils n’ont pas connue. En effet, malgré le politiquement correct totalitaire, les vraies gens continuent de parler entre eux de manière politiquement incorrecte. Les garçons parlent des filles comme vos personnages. Or le cinéma dit « populaire » d’aujourd’hui, soumis à la bien-pensance et à la morale, est déconnecté de la vraie vie, des vrais désirs sexuels, des vrais sentiments humains.

                    Et le pire, c’est l’autocensure ! Les réalisateurs ne se battent pas contre des censeurs, ils se soumettent à l’air du temps. Je crois qu’aujourd’hui, je n’essaierais même pas de faire des films. C’est décourageant. »
                    Voir plus...
                    « Si l’artiste n’est pas au-dessus des lois, car il est un citoyen comme tout un chacun et qu’il est comptable de ses actes quand il s’exprime dans une œuvre, il doit pouvoir représenter le racisme, le machisme, la domination masculine ou la colonisation sans qu’on le lui reproche (...) Or, on voit se constituer ici et là des tribunaux populaires, pétitionnaires, qui se donnent le droit de prononcer des «sentences» relayées par les réseaux sociaux contre tel spectacle, telle scène de pièce de théâtre, telle rétrospective, telle chanson. Ces mises en cause publiques des œuvres ne se contentent pas - ce qu’elles seraient parfaitement libres de faire -, de critiquer, mais elles ne cherchent pas le débat. Elles assènent des lectures uniques, dogmatiques, et appellent à l’interdiction, hors de tout dispositif légal ou judiciaire. Ces attaques répétées risquent, au-delà des œuvres qu’elles visent, de conduire à la pire des censures »
                    L’Observatoire de la liberté de création, Libération, 03/01/2018.

                    Références

                      SOUS-ARGUMENTS
                      Aucun sous-argument n'a été entré pour le moment.
                      OBJECTIONS

                      ObjectionNon, car même sans sexisme la créativité reste large

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                      Sous-débat
                      Le débat continue. Consultez la page détaillée
                      Non, car même sans sexisme la créativité reste large
                      SOUS-ARGUMENTS OBJECTIONS
                      Aucun sous-argument n'a été entré. Objection La définition du sexisme est trop large pour permettre la création
                      Objection La lutte contre le sexisme se confond avec un climat puritain qui compromet la création
                      de l'argument pour aller plus loin.

                      ObjectionLe sexisme bride la liberté de création des femmes

                      Aucun résumé ni citation n'a été entré.

                      Argument CONTRELe féminisme veut détruire les différences naturelles entre hommes et femmes et rendre ainsi les femmes malheureuses

                      Aucun résumé ni citation n'a été entré.
                      SOUS-ARGUMENTS

                      Sous-argumentIl existe des différences physiques entre femmes et hommes qui impliquent des différences psychologiques

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                      Sous-débat
                      Le débat continue. Consultez la page détaillée
                      Il existe des différences physiques entre femmes et hommes qui impliquent des différences psychologiques
                      SOUS-ARGUMENTS OBJECTIONS
                      Aucun sous-argument n'a été entré. Objection On peut être une femme tout en ayant un physique perçu comme masculin, et vice-versa
                      Objection Argument transphobe et essentialiste
                      de l'argument pour aller plus loin.

                      Sous-argumentIl existe des différences hormonales entre femmes et hommes qui impliquent des différences psychologiques

                      « L’ocytocine est un octopeptide synthétisé dans l’hypothalamus qui permet de stimuler l’émission de lait ainsi que les contractions utérines. (...) L’ocytocine, en plus de son action sur l’allaitement et les contractions utérines, apparaît comme l’hormone de l’attachement, qui établit les liens protecteurs de la mère avec ses petits. Du point de vue phylogénétique, ces liens, en garantissant la sécurité des petits, favorisent la survie de l’espèce. En outre, l’ocytocine joue un rôle dans les liens sociaux et atténue la phobie sociale. Elle interviendrait dans le sentiment d’appartenance à un groupe et dans la confiance entre les éléments du groupe. Hormone de la confiance, elle augmente l’empathie et la générosité. Du point de vue clinique, les études actuelles sont de durée trop brève pour pouvoir proposer l’ocytocine comme traitement adjuvant dans la phobie sociale ou dans l’autisme, et des études prolongées sont encore nécessaires avant d’envisager son utilisation comme psychotrope. »
                      Sous-débat
                      Le débat continue. Consultez la page détaillée
                      Il existe des différences hormonales entre femmes et hommes qui impliquent des différences psychologiques
                      SOUS-ARGUMENTS OBJECTIONS
                      Aucun sous-argument n'a été entré. Objection Le rôle des hormones sexuelles dans nos comportements est très exagéré
                      de l'argument pour aller plus loin.

                      Sous-argumentLe féminisme gomme les différences et empêche chacun et chacune de se réaliser

                      Aucun résumé ni citation n'a été entré.
                      Sous-débat
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                      Le féminisme gomme les différences et empêche chacun et chacune de se réaliser
                      SOUS-ARGUMENTS OBJECTIONS
                      Aucun sous-argument n'a été entré. Objection Le patriarcat crée des différences arbitraires et punit celles et ceux qui cherchent à s'en démarquer
                      de l'argument pour aller plus loin.
                      OBJECTIONS

                      ObjectionLes différences entre femmes et hommes ne justifient pas des inégalités sociales

                      Aucun résumé ni citation n'a été entré.

                      ObjectionLe rôle de femme au foyer ne vient pas des différences entre femmes et hommes mais du patriarcat

                      Aucun résumé ni citation n'a été entré.

                      ObjectionIl n'y a pas d'assignation naturelle mais chaque individu se construit et diffère de tous les autres

                      Aucun résumé ni citation n'a été entré.

                      ObjectionIl n'y a pas de différences significatives entre femmes et hommes

                      Aucun résumé ni citation n'a été entré.

                      ObjectionLes différences entre les hommes et les femmes sont d'origine culturelle

                      Aucun résumé ni citation n'a été entré.

                      ObjectionLa société punit les personnes qui se démarquent des rôles genrés traditionnels

                      Aucun résumé ni citation n'a été entré.

                      Argument CONTRELe féminisme radical conduit à des dérives

                      Aucun résumé ni citation n'a été entré.
                      SOUS-ARGUMENTS

                      Sous-argumentLa Cancel culture est une arme du féminisme radical

                      Arme des rangs féministes radicaux autant que conséquence des appels militants, la Cancel culture, toute droite venue des Etats-Unis est un mouvement consistant à museler une personne, un groupe ou une "oeuvre" considérée comme offensante. Le principe est simple : dénonciation sur les réseaux sociaux (à la simple valeur d'un ou quelques témoignages de "victimes"), appel à la démission, au lynchage médiatique et au bannissement d'une personnalité. Le concept entend assainir la société en boycottant ou censurant la source, jugée discriminante, des cercles sociaux et culturels.

                      La Cancel culture liée au féminisme le plus radical a vu Tex se faire viré par France 2 des Z'Amours pour une blague sexiste et plus récemment le dessin animé Pépé le Putois supprimé de la plateforme Warner pour son supposé soutient à la culture du viol. La suppression devient parfois institutionnelle : chaines de télévision, plateformes de streaming, studios de cinéma... grincent des dents face au désormais "infréquentable" et cèdent souvent sous la pression médiatique (parfois sans attendre d'éventuelles suite juridiques) par peur d'être associés à la polémique, plus que par souci éthique. Les excommuniés n'ont pas le loisir de s'expliquer sur des propos ou actes parfois prescris parce qu'on bien ici de procès de moralité et non politico-juridique et c'est bien là le problème.
                      « Ce mortel ennui devant ce qui était l’arme des révolutionnaires – l’indignation – devenue la monnaie courante de tous les frustrés de la terre, des médiocres, de ceux qui veulent exister mais n’ont d’autres moyens que de vomir des insultes, de confondre les plans, l’opinion, la justice, la rumeur, les faits, d’invoquer un nouvel ordre moral au lieu de faire de la politique.

                      Et que deviendra l’art, dans tout ça ? Des livrets de vertu qu’on distribuera au seuil des nouvelles églises ? Des éditoriaux pleins de bons sentiments mâtinés de haine rance de vieilles filles ? Des imprécations béni-oui-oui de néoromantiques exaltés par les combats sur Facebook ? Des œuvres théâtrales où l’on dira le catéchisme, le mal contre le bien, dont on voit vite les incarnations ? Des tableaux respectant la parité, homme, femme, Noir, Blanc, vieux, jeunes, handicapés, dans des champs de blé bio et des plants de tomates en permaculture ?

                      Mortel ennui. Et où mettra-t-on donc les déviants ? Car ils risquent de devenir très nombreux »
                      Voir plus...
                      « (...) il faut faire une différence entre #MeToo, qui a permis de montrer l’ampleur des violences faites aux femmes, et #BalanceTonPorc, qui a livré des noms à la vindicte populaire (...) Il faut donc pouvoir critiquer #BalanceTonPorc, au nom d’un féminisme plus juste »
                      Laure Daussy, Charlie Hebdo, 09/11/2020.

                      Références

                        Sous-argumentLa Woke culture est un allié du féminisme radical

                        Débarquée comme tant d'autres mouvements des USA, la Woke culture impose sa loi aussi en France. Pas de jaloux. De l'anglais "awake" ou éveillé, elle synthétise tous les moyens mis en oeuvre dans le cas d'une forme de veille morale de tout type de discrimination. Un éveil permanent face à l'injustice contre les minorités et en particulier les femmes. Elle modélise un militantisme parfois radical et tendant à purifier les sphères sociales, où certaines minorités ont trop longtemps été opprimées. Aujourd'hui on assiste surtout à une hypersensibilité de communautés "woke" (éveillées) anti sexistes (et autres intersectionnalités : anti-racistes, écolos...) prêtes à dégainer l'argument numérique indigné et accusateur. ne courret-on pas vers une société épurée et aseptisée ? Dans un article de Figaro paru le 26 janvier 2021, Benjamin Sire détaille : "La principale fonction de Twitter est désormais la confession publique. Elle donne un rôle majeur de caisse de résonance aux aspirations néo-puritaines qui se font jour dans un monde occidental de plus en plus frustré et déçu de lui-même, à la recherche d’une régénération morale dont le retour sur la scène publique est parfois déconcertant, d’autant qu’il n’y a pour l’heure pas de Contre-Reforme, ni de concile de Trente, à lui opposer...

                        Dépassant le cadre du militantisme pour certains, le phénomène est aussi apparenté à une inquisition 2.0, frisant avec la Cancel culture et amenant à un autre concept : le révisionnisme des oeuvres culturelles et historiques (considérée "ne plus cadrer avec les idéaux actuels).
                        « Il y a des gens qui pensent que pour changer les choses, il suffit de constamment juger et critiquer les autres (...) Si je fais un tweet ou un hashtag sur ce que tu as fait de mal, ou sur le fait que tu as utilisé le mauvais mot ou le mauvais verbe, alors après je peux me détendre et être fier de moi, parce que je suis super “woke” parce que je t'ai montré du doigt. Mais ce n'est pas vraiment de l'activisme. Ce n'est pas comme ça qu'on fait changer les choses (...) le monde [était] compliqué et plein d'ambiguïtés »
                        Barack Obama, « Discours », Sommet de la fondation Obama, Chicago, 2019.

                        Références

                          Sous-argumentLa diffamation, dommage collatéral du féminisme radical

                          Comme tout type de délation, la cousine germaine diffamation n'est jamais loin. En témoigne le récent procès en appel pour diffamation intenté par Eric Brion. Sur le banc des accusés, Sandra Muller, à l'origine du #balancetonporc. Jugée imprudente et en dehors du cadre de harcèlement sexuel, la prévenue s'expose à des dommages et intérêts (15 000 € en première instance) pour son tweet : "#balancetonporc !! Toi aussi raconte en donnant le nom et les détails un harcèlent (sic) sexuel que tu as connu dans ton boulot. Je vous attends ». Quelques minutes plus tard, elle postait un second message : « Tu as des gros seins. Tu es mon type de femme. Je vais te faire jouir toute la nuit. Eric Brion ex-patron d'Equidia #balancetonporc". Dérive ? De nombreux théoriciens voient en twitter notamment une plateforme propice à la diffamation et à la mythomanie.
                          « Ma vie a été réduite en miettes après la publication de ces tweets. Ça a été une déflagration dans ma vie (...) J’ai perdu les quelques missions que j’avais dans une société de conseil, j’ai perdu ma compagne, j’ai perdu ma réputation, je suis tombé dans une profonde dépression »
                          Eric Brion, Balance Ton Père, JC Lattès, 2020.

                          Références

                            Sous-débat
                            Le débat continue. Consultez la page détaillée de l'argument pour aller plus loin.
                            OBJECTIONS

                            ObjectionLe féminisme radical n'est qu'une branche du féminisme parmi tant d'autres

                            Aucun résumé ni citation n'a été entré.

                            ObjectionLes thèses du féminisme radical sont controversées au sein même du mouvement féministe

                            Aucun résumé ni citation n'a été entré.

                            ObjectionLe féminisme radical est une réponse à l'échec du féminisme "pacifiste"

                            Aucun résumé ni citation n'a été entré.

                            ObjectionOn ne peut pas juger l'intégralité d'un mouvement sur la seule base de ses dérives

                            Aucun résumé ni citation n'a été entré.

                            Argument CONTRELe féminisme dominant comporte souvent des oeillères idéologiques qui l'empêchent de soutenir certaines victimes du patriarcat

                            « Pendant que des activistes du féminisme intersectionnel battent le pavé, de vraies victimes se taisent et subissent en silence pressions et violences. Leur liste ne cesse de s’allonger. Elle va de Sadia Sheikh, jeune Belge d’origine pakistanaise mariée religieusement par Internet et assassinée, jusqu’à Mila, cyberharcelée, menacée et contrainte à une existence recluse. (...)

                            Mais derrière Sadia, derrière Mila, derrière cette étudiante, ils et (surtout) elles sont sans doute des milliers d’anonymes victimes de traditions étouffantes : mariages forcés, violences intrafamiliales, crimes d’honneur, attentats et agressions visant à pénétrer notre subconscient du relativisme culturel et du délit de blasphème, … Pourtant, ces victimes ont le droit pour elles. Notre arsenal législatif garantit la liberté de conscience, la liberté d’expression, le droit à l’intégrité physique, la protection de l’État contre les mariages forcés.

                            Comment se fait-il, alors, que leur parole soit moins audible, leur défense moins ardente, leur protection moins assurée que celle de ces victimes en carton-pâte qui se lancent aujourd’hui dans une indécente concurrence victimaire ? »
                            SOUS-ARGUMENTS

                            Sous-argumentUn exemple criant : "l'affaire Mila"

                            « Et puis il y a Mila. Une jeune femme harcelée avec la plus impensable des violences pour avoir critiqué l’islam lorsqu’un dragueur très lourd sur Internet lui a promis le bûcher de l’enfer parce qu’elle lui avait répondu qu’elle était lesbienne et qu’il ferait mieux de lui foutre la paix. (...)

                            Or, bien qu’elle soit femme, lesbienne et clairement victime du patriarcat, les premiers sont fabuleusement silencieux face au sort de la seconde. Incompréhensible paradoxe et révoltante monstruosité (...)

                            Est-ce parce que le harceleur n’est pas un homme blanc (quoiqu’il soit pourtant très très « cis » !), encravaté et d’origine européenne – car c’est bien cela qui importe aux nouveaux antiracistes et féministes essentialistes, les origines ! – qu’on n’entend pas les associations LGBT ? Et qu'on ne voit pas, à de rares exceptions, les associations féministes se mettre toutes vent debout pour faire devant elle le barrage médiatique, politique et humain auquel on devrait s’attendre, et auquel assurément on assisterait si de la même manière elle avait été harcelée pour avoir raillé le catholicisme ou une secte évangéliste quelconque ? »

                            Sous-argumentIl faut revenir à un féminisme universaliste, qui ne soit pas dominé par les idées interrsectionnelles et "wokes"

                            « Marlène Schiappa (...) en réponse à la question narquoise de Sonia Mabrouk sur Europe 1 le jeudi 6 février, ne trouve rien de mieux pour montrer que les féministes n'ont pas été absentes du débat, que de citer... Rokhaya Diallo, qui même si elle a pu dire chez Pujadas que la défense de Mila était l'affaire de toutes les féministes, est une adversaire de l'universalisme des droits prôné par les féministes d'antan (donc nous les signataires), et chantre et relais de l'intersectionnalité, de la défense des personnes "racisées" et autres victimes de la volonté de suprématie des blancs au détriment des "colorés", théories venant tout droit des "études de genre" anglo-saxonnes et... blanches. »
                            Linda Weil-Curiel, Annie Sugier, « Affaire Mila : "Non Marlène Schiappa, les féministes n'ont pas fait preuve de lâcheté" », Marianne, 7/02/2020.
                            Sous-débat
                            Le débat continue. Consultez la page détaillée de l'argument pour aller plus loin.
                            OBJECTIONS

                            ObjectionAu contraire, le féminisme se bat pour toutes les femmes

                            Aucun résumé ni citation n'a été entré.

                            ObjectionQuand bien même ces victimes seraient négligées, ça montrerait juste que le féminisme ne va pas assez loin et non pas qu'on n'en a plus besoin

                            Aucun résumé ni citation n'a été entré.

                            [ ± Ajouter ou retirer un argument CONTRE ]

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                            Plutôt POURPlutôt POUR [ modifier ]

                            Plutôt CONTREPlutôt CONTRE [ modifier ]

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                            SitographieSitographie [ modifier ]

                            Plutôt CONTREPlutôt CONTRE [ modifier ]

                            Aucune référence sitographique CONTRE n'a été entrée pour le moment.

                            Ni POUR ni CONTRENi POUR ni CONTRE [ modifier ]

                            Aucune référence sitographique ni POUR ni CONTRE n'a été entrée pour le moment.

                            Débats connexesDébats connexes [ modifier ]