Lénine reconnaissait et corrigeait ses erreurs

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Citations [ modifier ]

« Je soumets à la discussion cet examen des failles et des erreurs qui ont pu contribuer à creuser l'ornière du stalinisme. Lénine lui-même les apercevait souvent en cours de route, et s'efforçait de les corriger ; mais il a quitté la scène de l'histoire à 53 ans, laissant à peine ouvert le chantier de la construction d'une société nouvelle. De la première grande tentative de dépassement du système capitaliste, l'histoire aujourd'hui est bouclée ; elle a largement confirmé l'avertissement que le grand révolutionnaire, en janvier 1921, adressait au IIème Congrès des mineurs de Russie : "Nul ne peut causer notre perte, sauf nos propres erreurs." Cette lucidité-là et cette capacité de se remettre en cause, "en conservant force et souplesse pour, à nouveau repartir à zéro", voilà sans doute ce qui a le plus manqué après lui. C'est aussi ce dont nous avons besoin : de ce point de vue, Lénine reste un grand exemple. »
Jean-Jacques Goblot, « Lénine et la genèse du stalinisme », Cahiers d'histoire Espace Marx, vol. 159 pages, n°63, p.104, pp. 93-106, 2ème trimestre 1996.
« En 1921 il écrit dans la Pravda : "je vois maintenant que j'avais tort et que le camarade Boukharine avait raison..." (tome 32, p. 431) - imagine-t-on un instant Staline en faire autant ? En 1922, il écrit même que dans certains cas "il est arrivé aux mencheviks d'avoir raison contre les bolcheviks" (tome 33 p. 210). Honnêteté intellectuelle extrême, des plus rares chez un dirigeant politique de premier plan, qui dit sans équivoque l'attachement à une façon démocratiquement énergique de gouverner - le contraire de ce que sera dès l'origine la pratique stalinienne. »
Lucien Sève, Penser avec Marx aujourd'hui tome IV "Le communisme" ? Première partie., p.383, Chapitre II Communisme et "communisme" dans le court XXème siècle. L'insoutenable filiation de Lénine à Staline., La Dispute, Paris, 2019.
« A propos de la discussion du 30 décembre, je dois encore rectifier une de mes erreurs : j'ai dit : "En fait notre Etat n'et pas un état ouvrier, mais ouvrier-paysan". Le camarade Boukharine s'est écrié aussitôt "Comment ?" Et je lui ai répondu en le renvoyant au VIIIème congrès des Soviets, qui venait de s'achever. En relisant le compte-rendu de la discussion, je vois maintenant que j'avais tort et que le camarade Boukharine avait raison. J'aurais dû lui dire : Un Etat ouvrier est une abstraction. En réalité nous avons un état ouvrier, premièrement, avec cette particularité que c'est la population paysanne et non ouvrière qui prédomine dans le pays et deuxièmement c'est un Etat ouvrier avec une déformation bureaucratique. »
Lénine, « La crise du parti », oeuvres de Lénine, tome 32, décembre1920-août 1921, p.41, 19 janvier 1921, Editions sociales, Paris, 1962.

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Objections [ modifier ]

L'autocritique porte sur un problème purement sémantique

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L'autocritique porte sur un problème purement sémantique
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« Le lecteur qui voudra bien relire tout mon discours constatera que cette rectification ne modifie en rien ni le cours de mon argumentation ni mes conclusions. »
Lénine, « La crise du parti », oeuvres de Lénine, tome 32 décembre 1920- août 1921, p.41, 19 janvier 1921, Editions sociales, Paris, 1962.

Le désaccord ne semble pas porter sur la glavlit mise en place en juin 1922

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Le désaccord ne semble pas porter sur la glavlit mise en place en juin 1922
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« « En 1922, le gouvernement soviétique (Conseil des commissaires du peuple) crée un organisme spécial, le Glavlit, censé réguler la censure dans le domaine de l'édition, de la presse, du théâtre, du cinéma, etc. Le Glavlit met en place non seulement une censure préalable, mais aussi, à l'aide des services secrets (TCHK, GPU, OGPU, NKVD : les "ancêtres" du KGB), une censure punitive. Les critères d'interdiction de publication par le Glavlit figuraient dans le décret de 1922 : agitation contre le pouvoir soviétique, ouverture du secret militaire de la République, diffusion d'informations fausses, provocation de fanatisme national et religieux, caractère pornographique. » »
Auteur anonyme, « La production des biens culturels en URSS ; une autre industrie cuturelle », les enjeux de l'information et de la communication, p.30-39, 2004.
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« « La Direction générale des affaires littéraires et de l'édition (Glavnoe Upravlenie po Delam Literatury i Izdatelstv), connue sous le nom de Glavlit, était l'organisme d'État responsable de la censure des imprimés en Union soviétique. Bien que l'imprimé soit son objectif principal, il supervisait parfois la censure d'autres médias, notamment la radio, la télévision, le théâtre et le cinéma. Glavlit a été créée en 1922 pour remplacer un réseau d'agences de censure militaires et civiles non coordonnées créées après la prise du pouvoir par les bolcheviks. Bien que la liberté de la presse existait nominalement en Union soviétique, le gouvernement s'est réservé le droit d'empêcher la publication de certains documents. » »
Auteur anonyme, « Glavlit », Encyclopedia.com, 2020.

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Références

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Débat parent