Lénine a instauré un culte du chef

De Wikidébats
Sauter à la navigation Sauter à la recherche
Mots-clés : Léninisme, Révolution russe, URSS, Terreur, Bolchévisme, Totalitarisme, Parti, Culte du chef [ modifier ]

Résumé de l'argumentRésumé [ modifier ]

Aucun résumé n'a été entré pour le moment.

CitationsCitations [ modifier ]

« Derrière ce parti [bolchevik] promu démiurge de l’Histoire, se profile la silhouette de son chef. Car, derrière le discours explicite, en apparence rationnel, du révolutionnaire se montrant attaché à l’efficacité générale du mouvement socialiste, pointe le discours implicite d’un homme qui cherche à imposer sa suprématie personnelle. À travers sa défense d’un marxisme radical et dogmatique, Lénine revendique le monopole de l’idéologie révolutionnaire : monopole de la pensée, réservé aux intellectuels au détriment des ouvriers et autres petits-bourgeois, et monopole du savoir révolutionnaire de Lénine – et de ses partisans – au détriment des autres groupes et leaders de la social-démocratie russe et internationale. Même si par prudence il ne précise jamais qui va diriger son « parti de type nouveau », il est clair qu’il s’en réserve le monopole de direction. »
Stéphane Courtois, « Guerre et totalitarisme », Communisme et totalitarisme, Perrin, Paris, 2009.
« Dès le 14 novembre 1917, dans un moment de courage, Lounatcharski déclare devant une réunion de bolcheviks à Petrograd qu’« il ne restera bientôt qu’un seul homme dans le parti – le Dictateur ». Le 15 novembre, Kamenev est mis en accusation. Lénine convoque chaque membre du Comité central et les contraint à signer l’ultimatum qu’au nom de la majorité du CC il veut imposer à sa minorité, sous peine d’exclusion. Le 17 novembre, Zinoviev, Kamenev et Rykov démissionnent du Comité central et cinq commissaires du peuple sur quinze démissionnent du Sovnarkom. Ils publient une lettre ouverte où ils dénoncent la logique de monopole du pouvoir, symbolisée par un gouvernement purement bolchevique ne pouvant, à leurs yeux, se maintenir que « par la terreur politique », ce qui mènerait « à l’établissement d’un régime incompréhensible et à la destruction de la révolution et du pays ». « Incompréhensible » : l’aveu est de taille sur l’incapacité, chez ces protestataires, à imaginer ce qui est en train de se dérouler, même s’ils ont instinctivement senti la logique du processus engagé. Le 17 novembre encore, Lozovski proteste contre les méthodes dictatoriales de la fraction léniniste dans le parti et déclare que « le culte du héros » qui entoure Lénine est devenu le principe de base de la discipline du parti. On le voit, la logique du culte du chef ne date pas de Staline, même si Lénine était plus habile pour la camoufler. »
Stéphane Courtois, « Guerre et totalitarisme », Communisme et totalitarisme, Perrin, Paris, 2009.

Références bibliographiquesRéférences [ modifier ]

Aucune référence n'a été entrée pour le moment.

Sous-argumentsSous-arguments [ modifier ]

Aucun sous-argument n'a été entré pour le moment.

Contre-argumentsContre-arguments [ modifier ]

ObjectionA sa mort, en janvier 1924, sa veuve Nadejda Kroupskaïa a mis en garde contre son culte

ObjectionMarx refusait le marxisme et Lénine le "Léninisme", mot popularisé par Zinoviev en 1924

Débat parentDébat parent