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Il faut protéger l'individu contre les dangers du cannabis

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Sous-argumentsSous-arguments [ modifier ]

Sous-argumentLe cannabis est dangereux pour la santé physique et mentale

C'est l'argument clé de Jean Costentin, qu'il développe dans ses livres (voir Bibliographie) et ses articles.
« Lutter contre le cannabis est aussi légitime que lutter contre la tuberculose. »
Jean Costentin, Pourquoi il ne faut pas dépénaliser l'usage du cannabis ?, p.30, Odile Jacob, 2011.
SOUS-ARGUMENTS
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OBJECTIONS

ObjectionLe cannabis en lui-même n'est pas dangereux, c'est sa consommation précoce qui l'est

« Comme tout produit, même l'eau, le danger est dans l'excès, et qu'il soit précoce ou pas, il est à proscrire. L'eau peut tuer si on en abuse. Le cannabis peut avoir un impact négatif sur la vie si on en abuse même de façon festive et occasionnelle. Mais tout : le café (nervosité et insomnie et addiction), le chocolat (crise de foie et addiction), les patates, le fromage, les cigares etc etc... L'usage de cannabis par des personnes au cerveau non fini est un sujet de polémique, et aucune preuve tangible n'a encore été apportée que cet argument est avéré. »
Amine Benyamina, Le Monde, 2/02/2013.
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« Le cerveau de l’adolescent est plus vulnérable aux substances psychoactives que le cerveau de l’adulte. Il présente la particularité d’être dans un état de transition vers l’état adulte. Les processus de maturation cérébrale (qui se poursuivent jusqu’à environ 25 ans) entraînent une vulnérabilité exacerbée de l’adolescent vis-à-vis de la neurotoxicité des substances psychoactives en général. Une zone du cerveau, le cortex préfrontal, qui permet la prise de décision, l’adaptation du comportement à la situation, est plus particulièrement concernée par cette maturation à l’adolescence. »

ObjectionLa dangerosité du cannabis est faible

« La justification de la prohibition du cannabis par sa dangerosité n’est plus crédible – celle-ci étant faible, en termes de santé publique et de dommages individuels comme sociaux, loin derrière le tabac et l’alcool. »
Alain Rigaud, Laurent Appel, Faut-il dépénaliser le cannabis ?, p.94, Le Muscadier, 2013.
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« Pour le cannabis, l’usage récréatif – c’est-à-dire épisodique et à faibles doses – n’est pas plus dangereux que celui identique que 30 millions de Français font de l’alcool. »
Alain Rigaud, Laurent Appel, Faut-il dépénaliser le cannabis ?, p.74, Le Muscadier, 2013.
« La nocivité de l’usage occasionnel du cannabis n’est pas sérieusement documentée. »
Nicole Maestracci, Drogues : Pourquoi la légalisation est inévitable, p.234, Denoël, 2011.
« On ne peut pas mourir d’une overdose de cannabis mais on peut faire une intoxication aiguë, plus communément appelée “bad trip”. »
Institut national de prévention et d'éducation pour la santé, Cannabis, ce qu'il faut savoir, Drogues Info Service, 2014.

ObjectionOn peut réduire les risques en jouant sur le mode de consommation

« Il faut s’appuyer sur l’expertise de l’usager. On doit s’intéresser à lui plus qu’à la substance. Le cannabis est en ce sens symbolique : une drogue dite douce qui peut faire l’objet d’un usage dur. L’inverse aussi peut être vrai, de substances dites dures dont on peut faire un usage doux. Il faut donc mettre l’usage au centre des politiques. Mais en France, sur le cannabis, on promeut juste l’abstinence. »
Laurent Appel, « «Il faut une approche ni hypocrite ni Bisounours» », Libération, 13/04/2014.

ObjectionCe n'est pas le produit seul qui fait la dangerosité

« Ce n’est pas le produit seul qui fait la dangerosité, mais le comportement de consommation et la fragilité de celui qui consomme. »
Nicole Maestracci, Drogues : Pourquoi la légalisation est inévitable, p.226, Denoël, 2011.

ObjectionIl n'est pas légitime de punir quelqu'un pour un dommage qu'il se fait à lui-même

« La loi du 31 décembre 1970 sur les drogues est une loi d'exception. C’est le seul domaine dans lequel un individu est passible d’une peine d’emprisonnement pour un dommage qu’il se fait à lui-même. Peut-on en effet imaginer sur le plan éthique de prévenir et d’agir sur le suicide en mettant en prison ceux qui en commettent des tentatives ? »
Jean-Michel Costes, « Il faut dépénaliser l'usage de drogue », Le Monde, 31/12/2011.

ObjectionSi le cannabis est dangereux, pourquoi en confier la gestion au crime organisé ?

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ObjectionL'absence de garantie sur la qualité du produit présente elle-même des risques

« La clandestinité de l’offre ne permet pas de contrôler la qualité des produits vendus ni d’éviter l’offre simultanée d’autres substances illicites, ce qui augmente les risques. »
Alain Rigaud, Laurent Appel, Faut-il dépénaliser le cannabis ?, p.90, Le Muscadier, 2013.
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« Avec la légalisation, on saurait ce qu’on fume. La drogue d’Etat serait de meilleure qualité donc un peu moins mauvaise pour la santé que celle consommée actuellement. »
Groupe de lycéens de 1re ES, « Le cannabis ? Chut ! », Le Monde, 9/11/2012.

ObjectionL'alcool et la cigarette aussi, et pourtant, ils sont légaux

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Sous-argumentIl potentialise les effets de l’alcool et du tabac

« Le cannabis, ajouté au tabac, en accroît très notablement la toxicité. (p. 33) Le cannabis est également souvent associé à l’alcool. Loin d’une simple addition de leurs effets respectifs, l’effet résultant est très supérieur – ce que la pharmacologie qualifie de synergie potentialisatrice. (p. 59) »
Jean Costentin, Faut-il dépénaliser le cannabis ?, Le Muscadier, 2013.
SOUS-ARGUMENTS
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Sous-argumentSon pouvoir addictif est important

« Un sujet sur trois qui a expérimenté le cannabis en devient un usager régulier. »
Jean Costentin, Faut-il dépénaliser le cannabis ?, p.54, Le Muscadier, 2013.
SOUS-ARGUMENTS
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OBJECTIONS

ObjectionSon pouvoir addictif est assez faible

« We now know that while estimates vary, marijuana leads to dependence in around 9 to 10% of its adult users. By comparison, cocaine hooks 20% of those who use it. Around 25% of heroin users become addicted. The worst is tobacco, where the number is closer to 30% of smokers. [Même si les estimations peuvent varier, nous savons que la marijuana rend dépendants de 9 à 10% des consommateurs adultes. En comparaison, la cocaïne accroche 20% des utilisateurs. Environ 25% des usagers d'héroïne deviennent toxicomanes. Le pire c'est le tabac, pour lequel le nombre approche 30% des fumeurs] »
Dr. Sanjay Gupta, « Why I changed my mind on weed », CNN, 9/08/2013.
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« L’usage de cannabis s’avère le plus souvent transitoire : même en cas de dépendance, deux tiers des usagers arrêtent spontanément leur consommation entre 25 et 30 ans. »
Laqueille, Liot, Faut-il dépénaliser le cannabis ?, p.22, Le Muscadier, 2013.

ObjectionSon pouvoir addictif n'est ni faible ni fort en soi, il dépend de son niveau d'usage

« Le pouvoir addictif du cannabis n'est ni faible ni fort en soi, mais dépend de son niveau d'usage. Il n'y a pas de drogues dures et de drogues douces mais des manières dures ou douces de consommer des drogues, quelles qu'elles soient. L'addiction est dans le rapport au produit. »
Jean-Luc Ferry, p.9, 24/01/2014.

ObjectionLa dépendance à une drogue ne se produit pas indépendamment de la personne et de son environnement. La drogue est un moyen d'adaptation à la vie, pas une cause

« Le débat est le suivant : la dépendance à une drogue illicite se produit-elle indépendamment de la personne et de l'environnement ? Dans ce cas, la drogue est cause de la dépendance. Ou la dépendance à une drogue se produit-elle parce que cette habitude a répondu aux besoins d'une personne dans un environnement donné ? Dans ce cas, la drogue est une solution, un moyen d'adaptation à la vie, non pas une cause.

Ces questions en apparence anodines, sont fondamentales quand on analyse la pertinence de la prohibition. La croyance que les drogues illicites causent la dépendance indépendamment du rapport que la personne établit avec ces drogues et de l'environnement de cette consommation, constitue la première justification de la prohibition dans la population. Si la réponse est que la drogue constitue un moyen d'adaptation pour certaines personnes à leur vie et que, parmi ces personnes, certaines développeront une habitude néfaste au produit, corriger la cause du problème ne signifie pas interdire les drogues. Les drogues furent un moyen parmi d'autres. Corriger le problème signifie agir pour aider la personne et/ou modifier ses conditions de vie.

S'il fallait interdire tous les produits ou comportements pour lesquels certaines personnes ont des vulnérabilités de dépendance négative, il faudrait interdire les sucreries, la junk food, la télé, les jeux d'ordi et même le travail et les rapports amoureux. »
Lise Beauchesne, Les drogues. Les coûts cachés de la prohibition, p.133-134, Lanctôt, 2003.

ObjectionIl l'est moins que l'alcool, qui lui, est légal

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Références bibliographiquesRéférences [ modifier ]

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