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Faut-il légaliser le cannabis ?

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Faut-il légaliser le cannabis ? La question revient sans cesse. Malgré l’échec de la prohibition à endiguer la consommation et malgré ses effets pervers, la France maintient l'interdiction totale du cannabis, alors qu'un mouvement de libéralisation se fait jour ailleurs dans le monde. Différentes solutions sont évoquées : contraventionnalisation, dépénalisation, légalisation... L'Uruguay, un certain nombre d'États américains et, en 2018, le Canada, ont sauté le pas de la légalisation. Le débat est centré sur la France, mais beaucoup d'arguments sont universels.

IntroductionDépénalisation, légalisation, quelle différence ?

Dépénalisation

Dans le débat sur les drogues, dépénaliser signifie renoncer à punir pénalement l’acte de consommer des stupéfiants, considéré en France comme un délit et passible d’une peine pouvant aller jusqu'à un an de prison et assorti d’une amende pouvant aller jusqu'à 3750 €. Cette dépénalisation peut être de niveaux différents. Elle peut aller jusqu'à une déjudiciarisation : ce n’est alors plus une infraction. C’est le cas de l’ivresse alcoolique chez soi qui est déjudiciarisée (mais pas pour autant favorisée) alors que l’ivresse publique est une infraction. Mais elle peut aussi modifier le niveau de l’infraction du délit à la contravention. La contravention est l'infraction pénale la moins grave. Il s'agit d'une amende assortie parfois de peines complémentaires (ex : suspension du permis de conduire). Les contraventions sont réparties en 5 classes selon leur gravité et les peines qui leur sont applicables .

Légalisation

Légaliser signifie donner un cadre légal à quelque chose ou à un acte qui n’en avait pas. Cela signifie ouvrir un accès légal à la substance. Mais une légalisation peut prendre différentes formes, de la plus stricte à la plus libérale, selon les limitations et les contrôles mis en place pour produire, transporter, vendre la substance . La légalisation va plus loin que la dépénalisation. Elle autorise l'organisation d'un marché légal du cannabis, de la production à la distribution, alors que la dépénalisation rend l'usage libre mais ne donne pas les moyens à l'usager de s'approvisionner de manière légale.

IntroductionOù en est la France ?

Le cannabis est un produit classé stupéfiant et son usage est interdit, conformément à la loi du 31 décembre 1970. En acheter, en consommer, en détenir, en donner, en revendre, en cultiver (chez soi ou à l'extérieur), en transporter ou conduire après en avoir consommé sont autant d'infractions à la loi, passibles d'une peine pouvant aller jusqu'à un an de prison et assorties d’une amende pouvant aller jusqu'à 3750 €, quelle que soit la quantité de cannabis incriminée. Les peines sont doublées quand le cannabis est vendu ou donné à des mineurs .
Projet de contraventionnalisation
L'Assemblée nationale a voté le 23 novembre 2018 la mise en place d'un système d’amende forfaitaire pour usage de stupéfiants, que pourront infliger directement les forces de l’ordre sur la voie publique. Son montant sera de 200 €. Cette « nouvelle procédure ne viendra pas se substituer aux autres types de réponses pénales déjà existantes ». Elle est censée offrir une solution plus rapide et efficace afin de dissuader la consommation mais également de faire gagner du temps aux forces de l'ordre et à la justice .

IntroductionOù en sont les autres pays ?

Panorama des législations sur le cannabis dans le monde (Wikipédia).
Wikipedia.svg
Voir aussi : Libéralisation du cannabis sur Wikipédia [ modifier ]

Pour comprendre le débatCarte des arguments

POUR

Argument POURLa prohibition est inefficace
Argument POURLa prohibition est préjudiciable aux usagers
Argument POURLa prohibition est préjudiciable à la société
Argument POURLa prohibition manque de légitimité
Argument POURLa loi de 1970 est inadaptée
Argument POURLa légalisation serait bénéfique

CONTRE

Argument CONTRELa prohibition est efficace
Argument CONTREIl faut protéger l'individu
Argument CONTRELa société doit se protéger
Argument CONTRELa légalisation n'est ni possible ni souhaitable
Argument CONTRELa légalisation serait préjudiciable

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  2. Cet argument est-il important selon vous ?

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Arguments POURArguments POUR [ modifier ]

Argument POURLa prohibition est inefficace

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SOUS-ARGUMENTS

Sous-argumentLa consommation de cannabis augmente

« Plus de 13 millions de Français ont expérimenté au moins une fois du cannabis, avec une hausse progressive depuis le début des années 1990 – la proportion d'expérimentateurs parmi les 18-64 ans, qui atteignait les 24 % en 2000, est ainsi passée à 29 % en 2005, puis à 33 % en 2011. »
Alain Rigaud, Laurent Appel, Faut-il dépénaliser le cannabis ?, p.70, Le Muscadier, 2013.
Sous-débat
Le débat continue. Consultez la page détaillée
La consommation de cannabis augmente en France
SOUS-ARGUMENTS OBJECTIONS
Aucun sous-argument n'a été entré. Objection Il y a des signes de fléchissement de la consommation
de l'argument pour aller plus loin.

Sous-argumentLe cannabis reste très accessible

« Les enquêtes en population générale fournissent une autre mesure de l'accessibilité en questionnant la perception qu'ont les individus de la facilité avec laquelle ils pourraient ou peuvent se procurer du cannabis. Elles montrent ainsi que le cannabis paraît très accessible à la majorité des Français, qu'ils consomment ou non : près de six personnes âgées de 15 à 64 ans sur dix (58,0 %) jugent qu'il leur serait facile d'obtenir du cannabis en 24 heures, s'ils en voulaient (30,4 % assez facile et 27,5 % très facile). Les hommes de 20-25 ans sont particulièrement nombreux à partager cette opinion (79,2 % contre 61,3 % dans le reste de la population). Moins d'une personne sur dix (7,2 %) dit ne pas pouvoir se prononcer sur la question, cette proportion augmentant de façon nette avec l'âge des personnes interrogées, de 2,0 % parmi les 15-19 ans à 14,3 % parmi les plus de 55 ans. Il faut reconnaître que cette question trouve ses limites face aux individus qui n'ont aucune envie de se procurer du cannabis et n'acceptent pas vraiment la mise en situation qui leur est proposée. Les difficultés semblent peu affecter la plupart des consommateurs. L'anticipation par la constitution des petites réserves, le dépannage entre usagers et le recours à d'autres réseaux d'approvisionnement tendent à amortir l'impact d'une réduction momentanée de la disponibilité. Un consommateur régulier et averti est en mesure, en toute circonstance, de satisfaire ses besoins d'une forme ou d'une autre de cannabis. »
Observatoire français des drogues et toxicomanies, « Cannabis, données essentielles. Partie 3 : le marché du cannabis en France », OFDT, p.67-68, 2007.

Sous-argumentL'interdit rend le cannabis plus attractif

Un produit autorisé est moins attractif qu'un produit interdit. Ce sont les risques pour la santé ou la désapprobation sociale qui dissuadent les jeunes.
« La prohibition crée une attirance pour l'interdit : dans les pays où la drogue est légale, la consommation stagne. »
Frédéric Beigbeder, Drogues : Pourquoi la légalisation est inévitable, p.9, Denoël, 2011.
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« Il y a eu des études sur des personnes qui ne consomment pas de cannabis (ces études ont surtout porté sur des étudiants). Celles-ci ont motivé leur choix non pas à cause de la loi, mais par crainte des risques pour la santé ou encore d'une désapprobation sociale dans leur milieu. »
Erickson - 2001, Les drogues. Les coûts cachés de la prohibition, p.190, Lanctôt, 2003.
Sous-débat
Le débat continue. Consultez la page détaillée
L'interdit rend le cannabis plus attractif
SOUS-ARGUMENTS OBJECTIONS
Aucun sous-argument n'a été entré. Objection L'interdiction est plus dissuasive qu'attractive
Objection Le tabac et l'alcool, licites, sont très attractifs
de l'argument pour aller plus loin.

Sous-argumentLes sanctions ne sont pas dissuasives

« La peur de la sanction ne dissuade que les individus déjà les moins susceptibles de consommer et qui n'ont pas d'usage problématique. D'après le rapport 2011 de l'OEDT, il n'y a pas de corrélation entre le niveau de répression et la baisse de l'usage – et à l'opposé, la dépénalisation n'entraîne pas d'augmentation significative de la consommation de cannabis. »
Alain Rigaud, Laurent Appel, Faut-il dépénaliser le cannabis ?, p.87 et 90, Le Muscadier, 2013.
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« De toute façon, la plupart des jeunes fument ; si on ne fait que de la répression, le trafic continuera. »
Groupe de lycéens de 1re ES, « Le cannabis ? Chut ! », Le Monde, 9/11/2012.
Sous-débat
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Les sanctions contre les consommateurs de cannabis ne sont pas dissuasives
SOUS-ARGUMENTS OBJECTIONS
Aucun sous-argument n'a été entré. Objection Des faits montrent qu'elles peuvent l'être
Objection Il faut faire preuve de pédagogie
de l'argument pour aller plus loin.

Sous-argumentL'interdiction peut être contournée

« L'interdiction a été accompagnée par l'essor de nouvelles molécules de synthèse qui imitent les effets du cannabis mais qui, n'étant pas interdites, échappent de fait à la législation. »
MacCoun et Reuter (2001), Faut-il dépénaliser le cannabis ?, p.11, Le Muscadier, 2013.

Sous-argumentLes comportements addictifs sont très peu sensibles aux lois

« La poursuite de la consommation malgré la connaissance de ses conséquences négatives fait d'ailleurs partie de la définition de l'addiction. La prohibition et la répression de l'usage ne sauraient donc être suffisantes pour empêcher les consommations des substances psychoactives car, pour les usagers, elles ne sont pas seulement nocives, mais aussi attractives. »
Alain Rigaud, Laurent Appel, Faut-il dépénaliser le cannabis ?, p.76, Le Muscadier, 2013.

Sous-argumentLa prohibition passe à côté des motifs de la consommation

« Si certaines personnes consomment des quantités de nourriture telles qu'elles nuisent à leur santé, on ne cherche pas la cause de ce comportement dans la nourriture, mais dans les motivations qu'elles ont à manger de manière compulsive. (...) De la même manière, si certaines personnes consomment des drogues illicites au point de ne plus pouvoir gérer leur vie, il y a lieu de s'interroger non pas sur les drogues, mais sur les motivations de ces personnes à les consommer de cette manière. »
Lise Beauchesne, Les drogues. Les coûts cachés de la prohibition, p.121, Lanctôt, 2003.

Sous-argumentLa prohibition de l'alcool au début du XXème siècle a été un échec

« Au début des années 1930, l’échec de la tentative était patent et très largement reconnu. Il était évident que la Prohibition avait donné lieu à un boom de la criminalité organisée, et avait contribué à considérablement développer les ravages de la corruption au sein de la classe politique et de l’institution judiciaire. En outre, elle avait causé un dommage évident aux finances publiques : le manque à gagner fiscal et douanier était très substantiel, fraude et contrebande échappaient à tout contrôle. En outre, aucune diminution décisive de la consommation d’alcool ne venait compenser ce lourd passif. Bien au contraire ! »
François Bujon de l'Estang, « La prohibition aux Etats-Unis dans les 1920 : Un échec cuisant », Colloque de l’Académie du Vin de France et de la Société de Géographie, 27/01/2012.
OBJECTIONS

ObjectionCe n'est pas parce qu'une politique a échoué que l'on doit y renoncer

« L'interdiction de la pédophilie, des vols, viols et crimes ne les a pas éradiqués, mais ce n'est pas une raison pour y renoncer. »
Jean Costentin, Faut-il dépénaliser le cannabis ?, p.112, Le Muscadier, 2013.

Argument POURLa prohibition est préjudiciable aux usagers

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SOUS-ARGUMENTS

Sous-argumentEntrave à la prévention et aux soins

« [La peur de la sanction] les détourne de l’accès aux soins. […] « La répression fabrique de la clandestinité. Et la clandestinité augmente les pratiques à risques ». (selon la psychiatre Béatrice Stambul ) […] [La pénalisation] complique l’élaboration de campagnes adéquates par les acteurs de prévention qui sont en toute logique censés n’avoir d’autre message à passer que : « Ne consommez pas, c’est interdit ! » […] Dans le contexte répressif, les consommateurs n’accordent pas beaucoup de crédit à l’information officielle, souvent assimilée à de la propagande prohibitionniste. »
Alain Rigaud, Laurent Appel, Faut-il dépénaliser le cannabis ?, p.87, 85, 88 et 89, Le Muscadier, 2013.
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« La prohibition complique la tâche de ceux qui veulent faire une bonne prévention des usages problématiques de drogues chez les jeunes qui se fonde sur une autre base que l'interdit par la peur, peu efficace. L'effet pervers le plus inquiétant de cette stratégie de la peur est que de nombreux jeunes sentent qu'on leur ment et rejettent cette dramatisation des produits au profit d'une banalisation tout aussi exagérée. C'est comme affirmer aux jeunes que toucher à l'alcool c'est se diriger vers l'alcoolisme et l'itinérance. […] Le résultat de la prohibition est que les parents confient à la police la prévention de l'abus des drogues chez les jeunes, croyant, à tort, qu'ils n'ont pas les connaissances pour faire de la bonne prévention (...) non pas parler des produits, mais prévenir les motifs qui peuvent mener à des usages problématiques. »
Lise Beauchesne, Les drogues. Les coûts cachés de la prohibition, p.246 et 278, Lanctôt, 2003.

Sous-argumentClandestinité, exclusion sociale, sentiment de discrimination

« La répression et la criminalisation excluent et rejettent ceux qui ont besoin d’aide, fabriquent du trafic et des consommations clandestines plus dangereuses et font obstacle à l’information et à la prévention. (Selon les docteurs Béatrice Stambul et Jean-Pierre Lhomme) […] La répression s’applique surtout aux jeunes issus des minorités visibles et de quartiers défavorisés. Elle renforce la défiance à l’égard de la police et entretient le sentiment de discrimination – surtout chez ceux contrôlés plusieurs fois par jour. L’exemple le plus probant est celui de la Seine-Saint- Denis : en 2008, le département se classe au 42e rang pour le nombre d’usagers réguliers et au 1er rang pour le nombre d’interpellations. »
Alain Rigaud, Laurent Appel, Faut-il dépénaliser le cannabis ?, p.88 et 78, Le Muscadier, 2013.
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« La plupart des consommateurs de cannabis ne sont pas des marginaux, pourquoi les transformer en criminels ? »
Michel Henry, Drogues : Pourquoi la légalisation est inévitable, p.13, Denoël, 2011.

Sous-argumentUne partie des usagers subit les conséquences de séjours en prison et/ou d'une inscription au casier judiciaire

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Sous-argumentAbsence de garantie de qualité des produits

« La clandestinité de l’offre ne permet pas de contrôler la qualité des produits vendus ni d’éviter l’offre simultanée d’autres substances illicites, ce qui augmente les risques. »
Alain Rigaud, Laurent Appel, Faut-il dépénaliser le cannabis ?, p.90, Le Muscadier, 2013.
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« Avec la légalisation, on saurait ce qu’on fume. La drogue d’Etat serait de meilleure qualité donc un peu moins mauvaise pour la santé que celle consommée actuellement. »
Groupe de lycéens de 1re ES, « Le cannabis ? Chut ! », Le Monde, 9/11/2012.

Sous-argumentExposition à l’univers des dealers et à des drogues plus dures

« [La prohibition] contraint les usagers à s’approvisionner au marché noir qui les expose à d’autres drogues et à la criminalité. »
Alain Rigaud, Laurent Appel, Faut-il dépénaliser le cannabis ?, p.87, Le Muscadier, 2013.
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« La porte d'entrée vers la cocaïne, ce n'était donc pas le cannabis, mais le dealer. De plus, le fait d'aller sur le marché noir côtoyer des personnes dangereuses induisait des stress psychiques importants chez mes patients. »
Raquel Peyraube, « Raquel Peyraube, addictologue et militante pour le cannabis médical », Le Monde, 8/07/2018.
OBJECTIONS
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Argument POURLa prohibition est préjudiciable à la société

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SOUS-ARGUMENTS

Sous-argumentLa prohibition génère beaucoup de contrôles qui peuvent toucher tout le monde

« Les services de contrôle redoublent aujourd’hui d’efforts, notamment en direction des usagers, et une réponse pénale est désormais presque systématiquement apportée à chaque infraction détectée. »
Robin Reda, « Rapport d'étape sur le cannabis récréatif », Assemblée nationale, p.16, 5/05/2021.

Sous-argumentElle entraîne le développement d'une économie parallèle très lucrative avec ses conséquences : corruption, blanchiment d’argent, recrutement de jeunes, violence, insécurité, trafic d'armes

« Les milliards d’euros de bénéfices blanchis depuis des années gangrènent l’économie officielle, favorisent la corruption et bouleversent les valeurs. Ils potentialisent la dérive mafieuse des gangs de nos cités, ainsi que les risques de débordements dans la sphère publique. (…) Le contrôle des deals donne souvent lieu à des affrontements et des règlements de compte à l’arme automatique. Cette guerre de territoires a provoqué des dizaines de morts ces dernières années, principalement en région parisienne et à Marseille, sans oublier les séquestrations avec sévices et les disparitions. (…) Le business cannabique attire de nombreux jeunes au détriment de l’école et de l’insertion sociale. Il crée une tension palpable qui exacerbe toutes les relations humaines et favorise la violence et la peur. Les nuisances du trafic provoquent chez les habitants des quartiers les plus touchés une volonté de distinction, afin de ne pas être assimilés à ces gangs. (…) La tentation de l’autodéfense, de s’armer à l’américaine, se fait plus grande. D’autres penchent plutôt pour les patrouilles de vigilants ou les milices de défense, comme en Italie ou en Hongrie. Certains proposent des sociétés de sécurité avec gardes armées comme en Afrique du Sud, ou l’intervention d’une armée d’occupation des quartiers. La dérégulation sociale entraînée par la prohibition du cannabis nourrit les tentations extrémistes. Le principal dommage social du cannabis devient la violence liée à sa prohibition et à son marché clandestin. »
Alain Rigaud, Laurent Appel, Faut-il dépénaliser le cannabis ?, p.79, Le Muscadier, 2013.
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« Il est inacceptable pour le maire d’une commune de 51 000 habitants de laisser s’installer cette société de la peur, qui place des populations affaiblies socialement et économiquement sous l’emprise de bandes armées. »
Stéphane Gatigon, Le Monde, 16/06/2011.
« La prohibition résulte en de multiples contrôles abusifs et ce, sans compter les violences que subissent les citoyens à l'échelle locale par la présence du marché noir. De plus, la puissance du marché noir issu de la prohibition permet aux acteurs à la tête de ce marché d’utiliser la fraude économique et la corruption politique et policière pour maintenir et accroître leurs profits. Clairement, la prohibition diminue la démocratie au nom d'un moralisme et d'un paternalisme juridique trompeurs. Ceci se fait insidieusement, et les réactions de la population à l'égard de cette diminution de la démocratie liée à la guerre à la drogue sont freinées par leur adhésion au discours de la prohibition. »
Lise Beauchesne, Les drogues. Les coûts cachés de la prohibition, p.289, Lanctôt, 2003.

Sous-argumentLa prohibition accroît la rentabilité du cannabis en faisant monter les prix

« Le marché du cannabis montre un paradoxe fondamental. Plus la répression augmente, plus le prix pour le consommateur augmente par un mécanisme économique de base. Ce qui a pour conséquence une rentabilité accrue de la production de drogue et une intensification du commerce de cannabis. Pour résumer, plus on le réprime, plus le trafic de cannabis est florissant… »
Paul De Grauwe, L'Écho (Belgique), 20/10/2017.

Sous-argumentLa lutte contre les trafics coûte cher, et c'est un échec

« Ses collègues et tous ceux qui sont passés dans son bureau peuvent en témoigner : le procureur de la République de Grenoble, Jean-Yves Coquillat, n’est ni un fieffé gauchiste ni un grand laxiste. Et pourtant, la semaine dernière, présentant ses vœux en audience solennelle, ce magistrat a osé briser un tabou en évoquant la nécessité d’ouvrir un débat sur la politique de répression de la consommation et de la vente de cannabis, actant «l’échec» de la législation actuelle. Il a aussi évoqué «de faire évoluer le droit en fonction de l’évolution de la société». »
Alice Géraud, « Cannabis : un réquisitoire contre la loi », Libération, 5/02/2014.

Références

  • Serge Supersac, Stéphane Gatignon, Pour en finir avec les dealers, Grasset, 2011.  

    Sous-argumentUne économie parallèle cherche toujours à élargir son marché, alors qu'une distribution contrôlée cherche au contraire à le réduire

    « Les lois prohibitives ont fait du commerce illicite de drogues un marché florissant à l'échelle internationale. En effet, la façon d'opérer de ces vendeurs répond aux mêmes besoins que n'importe quel marché licite : repérer une clientèle potentielle, s'assurer de sa régularité, créer de nouvelles clientèles, etc. Toutefois, le commerce, la concentration et la qualité des produits n'étant pas réglementés, tous les coups sont permis pour accroître ce marché, que ce soit la vente de drogues aux enfants ou la mise sur le marché de produits extrêmement toxiques. L'objectif de certains vendeurs est de créer un acheteur à vie du produit en stimulant des modes de consommation qui peuvent créer plus facilement de la dépendance que d'autres modes de consommation plus sécuritaires. Egalement, on fait varier les produits dans le temps pour conserver l'intérêt de la clientèle en créant des modes, en lançant régulièrement sur le marché de nouveaux produits (...). On essaie aussi d'atteindre la clientèle la plus variée possible en ayant des drogues couvrant une large gamme de prix (...). On cherche de la même manière à étendre géographiquement le marché en faisant du dumping de drogues dans certaines régions jusque là peu atteintes pour attirer de nouvelles clientèles. Il n'y a pas lieu de s'étonner de cette situation. Le marché des drogues illicites est un marché très rentable qui couvre la planète. Cela vaut la peine pour les vendeurs d'utiliser les meilleures techniques possibles de distribution et de promotion de leurs produits. »
    Lise Beauchesne, Les drogues. Les coûts cachés de la prohibition, Lanctôt, 2003.

    Sous-argumentPerte importante de recettes pour l'Etat. Laisser se développer un marché échappant à toute taxe revient même à le subventionner

    « This is little short of a state subsidy to organised crime (Cela ressemble à une subvention publique au crime organisé). »
    Simon Jenkins, « Heroic Uruguay deserves a Nobel peace prize for legalising cannabis », The Guardian, 12/12/2013.

    Sous-argumentLa production clandestine de cannabis est à l'origine de nombreux incendies

    Aucun résumé ni citation n'a été entré pour le moment.

    Références

      Sous-argumentLa guerre contre la drogue exacerbe les persécutions des minorités

      Aucun résumé ni citation n'a été entré.
      OBJECTIONS
      Aucune objection n'a été entrée pour le moment.

      Argument POURLa prohibition manque de légitimité

      Aucun résumé ni citation n'a été entré pour le moment.
      SOUS-ARGUMENTS

      Sous-argumentElle est contraire à la liberté individuelle

      « L’ONG Human rights watch considère ainsi que la pénalisation de l’usage de stupéfiants constitue « une atteinte aux droits humains fondamentaux » et demande la dépénalisation de la consommation de toutes les drogues.

      La prohibition apparait comme au service d’un contrôle social.

      Ces évolutions sociétales s’inscrivent dans un mouvement de redéfinition de ce qui relève de la sphère privée et des préférences personnelles face à ce qui regarde la sphère publique. Ces évolutions concernent les croyances religieuses, les préférences sexuelles et bien d’autres choix de vie. On se souviendra que le divorce fut impossible puis encadré, ou que l’homosexualité fut un crime ; l’avortement était également un crime passible des assises. »
      Alain Rigaud, Laurent Appel, Faut-il dépénaliser le cannabis ?, p.78, 90 et 91, Le Muscadier, 2013.
      Voir plus...
      Voir les citations restantes dans la page détaillée de l'argument.
      « Le rapport de 1994 sur les toxicomanies adopté par le Comité consultatif national d’éthique pour les sciences de la vie et de la santé affirmait : « Le simple usage d’un produit dangereux ne devrait être réprimé que lorsqu’il est public, ou lorsque la preuve est apportée (en toute régularité de procédure) qu’il a une influence néfaste sur l’entourage, notamment familial. » »
      Françoise Branget, Gilbert Barbier, « La dépénalisation de l'usage, une impasse éthique et juridique », Mission d’information sur les toxicomanies, Assemblée nationale, 30/06/2011.
      « La loi du 31 décembre 1970 sur les drogues est une loi d'exception. C’est le seul domaine dans lequel un individu est passible d’une peine d’emprisonnement pour un dommage qu’il se fait à lui-même. Peut-on en effet imaginer sur le plan éthique de prévenir et d’agir sur le suicide en mettant en prison ceux qui en commettent des tentatives ? »
      Jean-Michel Costes, « Il faut dépénaliser l'usage de drogue », Le Monde, 31/12/2011.
      Sous-débat
      Le débat continue. Consultez la page détaillée
      La prohibition du cannabis est contraire à la liberté individuelle
      SOUS-ARGUMENTS OBJECTIONS
      Aucun sous-argument n'a été entré. Objection La liberté de devenir esclave !
      de l'argument pour aller plus loin.

      Sous-argumentL'interdit attaché au cannabis dépend des époques et des cultures

      « Ce qui est prohibé ici est autorisé là, et il en va de même d’une époque à une autre dans une même civilisation. L’usage privé de stupéfiants était toléré avant la loi de 1970 et pourrait ainsi tout aussi bien l’être à nouveau… »
      Alain Rigaud, Laurent Appel, Faut-il dépénaliser le cannabis ?, p.78, Le Muscadier, 2013.

      Sous-argumentLa prohibition ne fait pas de distinction entre usage simple et toxicomanie

      « Étendre les effets néfastes de l’usage régulier à tout usage simple, pour mieux affirmer que toute consommation est déjà une toxicomanie, reviendrait à affirmer pour l’alcool que toute consommation est déjà de l’alcoolisme. Frapper les esprits avec la formule « plus tôt l’essayer, c’est plus vite l’adopter » fait oublier que la plupart des expérimentateurs de cannabis l’abandonne ou le cantonne à des usages exceptionnels. »
      Alain Rigaud, Laurent Appel, Faut-il dépénaliser le cannabis ?, p.117, Le Muscadier, 2013.

      Sous-argumentL'alcool et le tabac sont autorisés alors qu’ils sont plus dangereux

      « L’argument de la dangerosité devrait logiquement conduire à prohiber et pénaliser l’usage du tabac et de l’alcool avant celui du cannabis. »
      Alain Rigaud, Laurent Appel, Faut-il dépénaliser le cannabis ?, p.94, Le Muscadier, 2013.
      Sous-débat
      Le débat continue. Consultez la page détaillée
      L'alcool et le tabac sont autorisés alors qu’ils sont plus dangereux que le cannabis
      SOUS-ARGUMENTS OBJECTIONS
      Aucun sous-argument n'a été entré. Objection L'alcool et le tabac ne sont pas dangereux en soi, seul leur abus l'est
      Objection Le cannabis est toujours dangereux car le seul but des fumeurs est de planer
      de l'argument pour aller plus loin.
      OBJECTIONS
      Aucune objection n'a été entrée pour le moment.

      Argument POURLa loi de 1970 est inadaptée

      Aucun résumé ni citation n'a été entré pour le moment.
      SOUS-ARGUMENTS

      Sous-argumentElle n'a pas été faite pour le cannabis

      « La loi de 1970 a été fabriquée par rapport à des sujets qui restaient marginaux dans la société. Mais il y a eu, depuis, une massification énorme de la consommation. La montée en puissance du cannabis, l’arrivée de l’héroïne, de la cocaïne, du crack. »
      Daniel Vaillant, Drogues : Pourquoi la légalisation est inévitable, p.171, Denoël, 2011.
      Voir plus...
      « La mesure d’injonction thérapeutique s’avère inadaptée aux usagers de cannabis, en majorité non problématiques. Elle indique combien c’est plus largement au phénomène des addictions, quel que soit le produit support, qu’il convient de s’attaquer dans une approche plus cohérente. »
      Alain Rigaud, Laurent Appel, Faut-il dépénaliser le cannabis ?, p.83, Le Muscadier, 2013.
      Sous-débat
      Le débat continue. Consultez la page détaillée
      La loi de 1970 sur les drogues n'a pas été faite pour le cannabis
      SOUS-ARGUMENTS OBJECTIONS
      Aucun sous-argument n'a été entré. Objection Elle a été conçue en réponse à l'extension du cannabis
      de l'argument pour aller plus loin.

      Sous-argumentElle focalise trop sur les usagers

      « L’usage et la détention représentent en France l’essentiel du contentieux des stupéfiants (86%, contre 66% dans l’UE) selon une tendance accrue, à rebours de l’évolution européenne, où les sanctions réprimant la détention de drogues pour usage personnel diminuent (+ 3,1 % en France contre – 7,2 % dans l’UE). »
      OEDT, Faut-il dépénaliser le cannabis ?, p.18, Le Muscadier, 2013.
      Voir plus...
      « On est à nouveau partis sur une politique de tolérance zéro, dont tout le monde sait pourtant qu’elle est illusoire. Si les interpellations d’usagers de cannabis continuent à progresser, c’est surtout parce qu’elles sont très rentables sur le plan statistique. Mais tout le monde sait très bien que cela ne permet presque jamais de mettre à jour une affaire de trafic. »
      Nicole Maestracci, Drogues : Pourquoi la légalisation est inévitable, p.227, Denoël, 2011.

      Sous-argumentElle n'est plus comprise par les usagers

      « Au-delà de son obsolescence, la loi de 1970 n’est plus comprise par les usagers de cannabis. Conscients que sa dangerosité est différente de celle des autres drogues, et que son usage régulier est néfaste, ils savent également qu’il est possible d’en faire un usage épisodique à des fins récréatives, comme beaucoup d’autres Français en font de l’alcool. »
      Alain Rigaud, Laurent Appel, Faut-il dépénaliser le cannabis ?, p.87, Le Muscadier, 2013.

      Sous-argumentElle est difficilement applicable

      « L’incarcération me parait un peu loin de l’objectif qu’on cherche à atteindre (...) Je souhaite que quand l’usage intervient, il soit sanctionné de manière intelligente. »
      Etienne Apaire, Drogues : Pourquoi la légalisation est inévitable, p.209, Denoël, 2011.
      Voir plus...
      « Si la loi de 1970 était appliquée, il faudrait 100 prisons de plus. En Espagne ou aux Pays-Bas, la loi est plus souple, mais appliquée. Cela me semble davantage efficace. »
      Amine Benyamina, Le Monde, 2/02/2013.
      « L’interdit pénal n’est donc plus systématiquement respecté, et ne peut plus l’être tant le recours à l’emprisonnement apparaît aujourd’hui comme totalement disproportionné, inapproprié et stigmatisant. »
      Alain Rigaud, Laurent Appel, Faut-il dépénaliser le cannabis ?, p.82, Le Muscadier, 2013.
      « Aujourd’hui, l’usage est un délit mais il n’est, en réalité, pas sanctionné parce que c’est trop lourd. »
      Emmanuel Roux, « Cannabis : un réquisitoire contre la loi », Libération, 5/02/2014.

      Sous-argumentConserver une sanction pénale qui n'est pratiquemment plus appliquée n'est pas sain

      « Conserver une sanction pénale qui n’est pratiquement plus appliquée devient dérisoire et déconsidère la justice aux yeux des adolescents. Certains n’ont d’ailleurs plus conscience de violer un interdit tant le phénomène leur parait banal. »
      Françoise Branget, Gilbert Barbier, « La dépénalisation de l'usage, une impasse éthique et juridique », MISSION D’INFORMATION SUR LES TOXICOMANIES. Rapport d'information sur les toxicomanies, Assemblée nationale (France), 30/06/2011.
      Sous-débat
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      Conserver les sanctions pénales de la loi de 1970 sur les drogues qui ne sont pratiquemment plus appliquées n'est pas sain
      SOUS-ARGUMENTS OBJECTIONS
      Aucun sous-argument n'a été entré. Objection Avant de supprimer la loi, il faut la faire appliquer
      de l'argument pour aller plus loin.

      Sous-argumentElle est trop diversement appliquée

      « On a comparé des populations de jeunes en établissements scolaires ZEP et non ZEP. Les jeunes en ZEP consomment plutôt moins de cannabis, de tabac et d’alcool. Néanmoins, on ne voit devant les tribunaux, que des jeunes défavorisés. Donc il y a un biais qui est forcément mal ressenti. Je ne dis pas que la police ne cherche à interpeller que des jeunes défavorisés. Simplement, elle est là où sont ces jeunes, qui sont dehors et qui « tiennent les murs », alors que les jeunes plus favorisés consomment à l’abri des regards, souvent dans les appartements de leurs parents. »
      Nicole Maestracci, Drogues : Pourquoi la légalisation est inévitable, p.228, Denoël, 2011.
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      « Les poursuites pour usage illicite varient d’une juridiction à l’autre. Des écarts géographiques importants s’observent en fonction de l’acuité locale du problème, de la motivation et des moyens du parquet. Les options alternatives à la répression sont envisagées en fonction du type de produit en cause, du niveau de consommation et du profil de l’usager (antécédents judiciaires ou non) selon des critères variables d’un parquet à l’autre. (…) En outre, une autre voie répressive émerge ces dernières années pour tenter d’endiguer ce phénomène de masse : il s’agit de punir le consommateur par une amende douanière payable immédiatement. Faute de pouvoir atteindre les organisateurs du trafic, l’idée est de déstabiliser ceux-ci en tarissant le flux de consommateurs. Cette mesure n’est toutefois appliquée pour le moment que dans certaines régions (notamment en Île-de-France et dans les Bouches-du-Rhône). »
      Alain Rigaud, Laurent Appel, Faut-il dépénaliser le cannabis ?, p.83, Le Muscadier, 2013.

      Sous-argumentElle n'a jamais été évaluée

      « Il n’existe aucune recherche évaluation interdisciplinaire sur la pertinence des dispositifs judiciaires ou sanitaires mis en place. »
      Alain Rigaud, Laurent Appel, Faut-il dépénaliser le cannabis ?, p.85, Le Muscadier, 2013.
      OBJECTIONS
      Aucune objection n'a été entrée pour le moment.

      Argument POURLa légalisation serait bénéfique

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      SOUS-ARGUMENTS

      Sous-argumentLa légalisation permettrait de dégager des ressources pour la prévention

      « L’Etat continue de dépenser autour de 300 millions d’euros par an pour interpeller environ 80000 personnes, sans que cela ait un effet radical sur la consommation (…) Si le cannabis était taxé comme le tabac, il rapporterait plus de 1 Md € à l’Etat. »
      Voir plus...
      « La légalisation permettrait d’engranger de l’argent et d’en économiser. »
      Alain Labrousse, Drogues : Pourquoi la légalisation est inévitable, p.19, Denoël, 2011.
      Sous-débat
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      La légalisation du cannabis permettrait de dégager des ressources pour la prévention
      SOUS-ARGUMENTS OBJECTIONS
      Aucun sous-argument n'a été entré. Objection Les ressources dégagées par la légalisation risquent de devoir être utilisées pour lutter contre de nouveaux trafics
      de l'argument pour aller plus loin.

      Sous-argumentVider les prisons, soulager les policiers, la justice

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      Sous-argumentLa légalisation du cannabis récréatif ouvrirait la voie à l'utilisation thérapeutique

      « L’idée fait son chemin dans les pays occidentaux : ainsi, le Canada et treize états des États-Unis l’autorisent ; son usage est toléré aux Pays-Bas, en Allemagne, en Espagne, au Portugal, en Italie, en Autriche, en Islande, en Belgique, au Danemark, ou encore en République tchèque. En France actuellement, seules des autorisations temporaires d’utilisation (ATU) délivrées par l’Agence nationale de sécurité du médicament et des produits de santé (ASNM) permettent à quelques rares patients de pouvoir disposer de produits issus du cannabis. »
      Joël Plantet, « Dépénalisation, légalisation, statu quo ? », Lien social, 8/11/2012.
      Sous-débat
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      La légalisation du cannabis récréatif ouvrirait la voie à l'utilisation thérapeutique
      SOUS-ARGUMENTS OBJECTIONS
      Aucun sous-argument n'a été entré. Objection On peut dissocier l'utilisation thérapeutique et l'utilisation récréative du cannabis
      Objection L'utilisation thérapeutique du cannabis est-elle appropriée ?
      de l'argument pour aller plus loin.

      Sous-argumentLa légalisation peut faire baisser la consommation d'alcool

      « Dans les États américains où la marijuana a été légalisée, les chercheurs ont constaté en près de dix ans une baisse moyenne de 15% de la consommation d'alcool »
      Sous-débat
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      La légalisation du cannabis peut faire baisser la consommation d'alcool
      SOUS-ARGUMENTS OBJECTIONS
      Aucun sous-argument n'a été entré. Objection Les études américaines sur le lien entre cannabis et consommation d'alcool ne vont pas toutes dans le même sens
      de l'argument pour aller plus loin.

      Sous-argumentLa légalisation peut faire baisser la mortalité par overdose de drogues plus dures

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      Sous-argumentLa légalisation mettrait fin aux trafics

      « La légalisation du cannabis assécherait le marché des dealers comme à Chicago en 1933. »
      Francis Caballero, Drogues : Pourquoi la légalisation est inévitable, p.15, Denoël, 2011.

      Sous-argumentLa légalisation peut faire baisser la criminalité

      « La criminalité a baissé de 13% en moyenne, de 15% en Californie, l'Etat le plus peuplé [alors que jusque là, seul le cannabis médical y avait été légalisé]. Et ce sont les délits les plus violents qui ont baissé le plus : les attaques à main armées, -19% et d'une façon générale, les meurtres ont partout baissé de 10% ! »
      Anthony Bellanger, « Aux États-Unis, la légalisation du cannabis a fait baisser la criminalité », France Inter, 15/01/2018.

      Sous-argumentLa légalisation de nombreuses drogues a fait ses preuves au Portugal

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      OBJECTIONS
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      Arguments CONTREArguments CONTRE [ modifier ]

      Argument CONTRELa prohibition est efficace

      L'interdit et les sanctions sont dissuasifs.
      SOUS-ARGUMENTS
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      OBJECTIONS

      ObjectionLa consommation de cannabis augmente en France

      « Plus de 13 millions de Français ont expérimenté au moins une fois du cannabis, avec une hausse progressive depuis le début des années 1990 – la proportion d'expérimentateurs parmi les 18-64 ans, qui atteignait les 24 % en 2000, est ainsi passée à 29 % en 2005, puis à 33 % en 2011. »
      Alain Rigaud, Laurent Appel, Faut-il dépénaliser le cannabis ?, p.70, Le Muscadier, 2013.
      Sous-débat
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      La consommation de cannabis augmente en France
      SOUS-ARGUMENTS OBJECTIONS
      Aucun sous-argument n'a été entré. Objection Il y a des signes de fléchissement de la consommation
      de l'argument pour aller plus loin.

      ObjectionLe cannabis reste très accessible

      « Les enquêtes en population générale fournissent une autre mesure de l'accessibilité en questionnant la perception qu'ont les individus de la facilité avec laquelle ils pourraient ou peuvent se procurer du cannabis. Elles montrent ainsi que le cannabis paraît très accessible à la majorité des Français, qu'ils consomment ou non : près de six personnes âgées de 15 à 64 ans sur dix (58,0 %) jugent qu'il leur serait facile d'obtenir du cannabis en 24 heures, s'ils en voulaient (30,4 % assez facile et 27,5 % très facile). Les hommes de 20-25 ans sont particulièrement nombreux à partager cette opinion (79,2 % contre 61,3 % dans le reste de la population). Moins d'une personne sur dix (7,2 %) dit ne pas pouvoir se prononcer sur la question, cette proportion augmentant de façon nette avec l'âge des personnes interrogées, de 2,0 % parmi les 15-19 ans à 14,3 % parmi les plus de 55 ans. Il faut reconnaître que cette question trouve ses limites face aux individus qui n'ont aucune envie de se procurer du cannabis et n'acceptent pas vraiment la mise en situation qui leur est proposée. Les difficultés semblent peu affecter la plupart des consommateurs. L'anticipation par la constitution des petites réserves, le dépannage entre usagers et le recours à d'autres réseaux d'approvisionnement tendent à amortir l'impact d'une réduction momentanée de la disponibilité. Un consommateur régulier et averti est en mesure, en toute circonstance, de satisfaire ses besoins d'une forme ou d'une autre de cannabis. »
      Observatoire français des drogues et toxicomanies, « Cannabis, données essentielles. Partie 3 : le marché du cannabis en France », OFDT, p.67-68, 2007.

      ObjectionL'interdit rend le cannabis plus attractif

      Un produit autorisé est moins attractif qu'un produit interdit. Ce sont les risques pour la santé ou la désapprobation sociale qui dissuadent les jeunes.
      « La prohibition crée une attirance pour l'interdit : dans les pays où la drogue est légale, la consommation stagne. »
      Frédéric Beigbeder, Drogues : Pourquoi la légalisation est inévitable, p.9, Denoël, 2011.
      Voir plus...
      « Il y a eu des études sur des personnes qui ne consomment pas de cannabis (ces études ont surtout porté sur des étudiants). Celles-ci ont motivé leur choix non pas à cause de la loi, mais par crainte des risques pour la santé ou encore d'une désapprobation sociale dans leur milieu. »
      Erickson - 2001, Les drogues. Les coûts cachés de la prohibition, p.190, Lanctôt, 2003.
      Sous-débat
      Le débat continue. Consultez la page détaillée
      L'interdit rend le cannabis plus attractif
      SOUS-ARGUMENTS OBJECTIONS
      Aucun sous-argument n'a été entré. Objection L'interdiction est plus dissuasive qu'attractive
      Objection Le tabac et l'alcool, licites, sont très attractifs
      de l'argument pour aller plus loin.

      ObjectionLes sanctions contre les consommateurs de cannabis ne sont pas dissuasives

      « La peur de la sanction ne dissuade que les individus déjà les moins susceptibles de consommer et qui n'ont pas d'usage problématique. D'après le rapport 2011 de l'OEDT, il n'y a pas de corrélation entre le niveau de répression et la baisse de l'usage – et à l'opposé, la dépénalisation n'entraîne pas d'augmentation significative de la consommation de cannabis. »
      Alain Rigaud, Laurent Appel, Faut-il dépénaliser le cannabis ?, p.87 et 90, Le Muscadier, 2013.
      Voir plus...
      « De toute façon, la plupart des jeunes fument ; si on ne fait que de la répression, le trafic continuera. »
      Groupe de lycéens de 1re ES, « Le cannabis ? Chut ! », Le Monde, 9/11/2012.
      Sous-débat
      Le débat continue. Consultez la page détaillée
      Les sanctions contre les consommateurs de cannabis ne sont pas dissuasives
      SOUS-ARGUMENTS OBJECTIONS
      Aucun sous-argument n'a été entré. Objection Des faits montrent qu'elles peuvent l'être
      Objection Il faut faire preuve de pédagogie
      de l'argument pour aller plus loin.

      ObjectionL'interdiction du cannabis peut être contournée

      « L'interdiction a été accompagnée par l'essor de nouvelles molécules de synthèse qui imitent les effets du cannabis mais qui, n'étant pas interdites, échappent de fait à la législation. »
      MacCoun et Reuter (2001), Faut-il dépénaliser le cannabis ?, p.11, Le Muscadier, 2013.

      ObjectionLes comportements addictifs sont très peu sensibles aux lois

      « La poursuite de la consommation malgré la connaissance de ses conséquences négatives fait d'ailleurs partie de la définition de l'addiction. La prohibition et la répression de l'usage ne sauraient donc être suffisantes pour empêcher les consommations des substances psychoactives car, pour les usagers, elles ne sont pas seulement nocives, mais aussi attractives. »
      Alain Rigaud, Laurent Appel, Faut-il dépénaliser le cannabis ?, p.76, Le Muscadier, 2013.

      ObjectionLa prohibition passe à côté des motifs de la consommation

      « Si certaines personnes consomment des quantités de nourriture telles qu'elles nuisent à leur santé, on ne cherche pas la cause de ce comportement dans la nourriture, mais dans les motivations qu'elles ont à manger de manière compulsive. (...) De la même manière, si certaines personnes consomment des drogues illicites au point de ne plus pouvoir gérer leur vie, il y a lieu de s'interroger non pas sur les drogues, mais sur les motivations de ces personnes à les consommer de cette manière. »
      Lise Beauchesne, Les drogues. Les coûts cachés de la prohibition, p.121, Lanctôt, 2003.

      Argument CONTREIl faut protéger l'individu

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      SOUS-ARGUMENTS

      Sous-argumentLe cannabis est dangereux pour la santé physique et mentale

      C'est l'argument clé de Jean Costentin, qu'il développe dans ses livres (voir Bibliographie) et ses articles.
      « Lutter contre le cannabis est aussi légitime que lutter contre la tuberculose. »
      Jean Costentin, Pourquoi il ne faut pas dépénaliser l'usage du cannabis ?, p.30, Odile Jacob, 2011.

      Sous-argumentIl potentialise les effets de l’alcool et du tabac

      « Le cannabis, ajouté au tabac, en accroît très notablement la toxicité. (p. 33) Le cannabis est également souvent associé à l’alcool. Loin d’une simple addition de leurs effets respectifs, l’effet résultant est très supérieur – ce que la pharmacologie qualifie de synergie potentialisatrice. (p. 59) »
      Jean Costentin, Faut-il dépénaliser le cannabis ?, Le Muscadier, 2013.

      Sous-argumentSon pouvoir addictif est important

      « Un sujet sur trois qui a expérimenté le cannabis en devient un usager régulier. »
      Jean Costentin, Faut-il dépénaliser le cannabis ?, p.54, Le Muscadier, 2013.
      OBJECTIONS
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      Argument CONTRELa société doit se protéger

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      SOUS-ARGUMENTS

      Sous-argumentLe cannabis est nuisible à la société

      « On a montré les graves nuisances qui résultent pour l’être humain, en tant que personne et en tant que citoyen, ainsi que pour la société dans son ensemble, des toxicomanies. L’article 5 de la Déclaration de 1789 permet à la loi d’interdire les « actions nuisibles à la société » : la consommation de drogues est assurément l’une de ces actions. »
      Françoise Branget, Gilbert Barbier, « La dépénalisation de l'usage, une impasse éthique et juridique », MISSION D’INFORMATION SUR LES TOXICOMANIES. Rapport d'information sur les toxicomanies, Assemblée nationale (France), 30/06/2011.
      Voir plus...
      « La drogue n’est pas seulement un problème de santé publique, c’est aussi une menace pour la démocratie. »
      Paul Quilès, Faut-il dépénaliser le cannabis ?, p.71, Le Muscadier, 2013.
      « En élargissant la palette des drogues licites, la létalité serait bien supérieure avec, en prime, une détérioration majeure de l’intelligence collective. »
      Jean Costentin, Faut-il dépénaliser le cannabis ?, p.111, Le Muscadier, 2013.
      Sous-débat
      Le débat continue. Consultez la page détaillée
      Le cannabis est nuisible à la société
      SOUS-ARGUMENTS OBJECTIONS
      Aucun sous-argument n'a été entré. Objection L'usage privé simple n'est pas dommageable à autrui
      Objection La prohibition du cannabis est plus nuisible encore
      de l'argument pour aller plus loin.

      Sous-argumentLe cannabis engendre des coûts pour la société

      « La société a le droit de tout faire pour raréfier les situations qui seront à sa charge. »
      Jean Costentin, Pourquoi il ne faut pas dépénaliser l'usage du cannabis ?, p.24, Odile Jacob, 2011.
      Sous-débat
      Le débat continue. Consultez la page détaillée
      Le cannabis engendre des coûts pour la société
      SOUS-ARGUMENTS OBJECTIONS
      Aucun sous-argument n'a été entré. Objection La prohibition engendre des coûts importants (perte de recettes fiscales, police, justice...)
      de l'argument pour aller plus loin.

      Sous-argumentLe cannabis est impliqué dans les accidents de la route

      « Cannabis seul, risque multiplié par 2,5. »
      Françoise Branget, Gilbert Barbier, « La dépénalisation de l'usage, une impasse éthique et juridique », MISSION D’INFORMATION SUR LES TOXICOMANIES. Rapport d'information sur les toxicomanies, Assemblée nationale, 30/06/2011.
      Voir plus...
      « L’ébriété cannabique est, sur la route, à l’origine d’environ 300 morts chaque année, comme l’a révélé l’étude SAM (Stupéfiants et accidents mortels de la circulation routière) menée en 2005. Pourtant, cette étude ne prenait en compte que les taux sanguins de THC supérieurs à 2 microgrammes par litre (μg/L) de sang, alors que l’on sait maintenant doser le THC à une concentration dix fois moindre (0,2 μg/L). L’association du cannabis et de l’alcool multiplie par 14 le risque d’un accident mortel. Baisser le nombre des accidents de la route passe par l’éradication du cannabis et par une plus grande rigueur vis-à-vis de l’alcool. »
      Jean Costentin, Faut-il dépénaliser le cannabis ?, p.55, Le Muscadier, 2013.
      Sous-débat
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      Le cannabis est impliqué dans les accidents de la route
      SOUS-ARGUMENTS OBJECTIONS
      Aucun sous-argument n'a été entré. Objection Le cannabis seul augmente peu le risque d'accidents de la route
      Objection C'est avant tout l'alcool qui est responsable
      de l'argument pour aller plus loin.
      OBJECTIONS
      Aucune objection n'a été entrée pour le moment.

      Argument CONTRELa légalisation n'est ni possible ni souhaitable

      Aucun résumé ni citation n'a été entré pour le moment.
      SOUS-ARGUMENTS

      Sous-argumentLa dépénalisation du cannabis est impossible

      Au niveau international, le cannabis est classé comme stupéfiant depuis 1925. Sa production, son commerce, sa cession, sa détention et son usage sont interdits dans tous les pays signataires des conventions internationales sur les stupéfiants (Convention unique de 1961, Convention de 1988).

      Sous-argumentL'opinion publique n'y est pas favorable

      Debat-sensible.svgLe résumé de cet argument est désavantageux
      L'argument est présenté de façon lacunaire ou caricaturée. Une version plus convaincante doit être rédigée.
      Selon un sondage IFOP-Atlantico, 70 % des français y étaient opposés en 2012, 63 % en 2011.
      « Il ne pourra y avoir d’évolution et de réussite sans l’adhésion de la population à un tel projet. »
      Alain Rigaud, Laurent Appel, Faut-il dépénaliser le cannabis ?, p.95, Le Muscadier, 2013.
      Voir plus...
      « Il n’y a pas d’adhésion collective à un système cohérent, car la drogue fait peur et nul ne connait les effets de ce qu’on va autoriser ou interdire. S’il y avait une certitude que cette régulation, par l’équivalent des coffee-shops, était positive, je pense qu’on l’adopterait. Mais on ne sait rien et on préfère jouer l’autruche (…) Reste à la justice à se débrouiller avec les moyens du bord. »
      Eric de Montgolfier, Drogues : Pourquoi la légalisation est inévitable, p.218, Denoël, 2011.
      Sous-débat
      Le débat continue. Consultez la page détaillée de l'argument pour aller plus loin.

      Sous-argumentIl ne faut pas toucher à la législation en vigueur

      « L’équilibre auquel nous sommes parvenus, si instable et approximatif soit-il, reste une forme d’équilibre. Est-il raisonnable d’y toucher, alors que nous ne disposons d’aucune certitude ? Si la science était assez ferme sur le sujet, peut-être pourrions-nous construire un système efficace ? »
      Eric de Montgolfier, Drogues : Pourquoi la légalisation est inévitable, p.222, Denoël, 2011.
      Voir plus...
      « Je suis assez hésitante, essentiellement en raison de l’expérience que nous avons des difficultés à limiter l’accès aux produits légalisés tels que l’alcool et le tabac. »
      Nicole Maestracci, Drogues : Pourquoi la légalisation est inévitable, p.234, Denoël, 2011.

      Sous-argumentLa légalisation dans un seul pays est source de problèmes

      Selon le maire de Windsor, une localité frontalière entre le Canada et les Ėtats-Unis, la légalisation du cannabis au Canada pourrait créer « plus de délais à la frontière » et perturber le commerce frontalier.

      Références

        Sous-argumentLégaliser le cannabis, c'est le soumettre aux lois du marché

        « N. M. - Si on légalise le cannabis, c’est un produit qui rentre dans le marché. C’est une société commerciale qui cherche à vendre. Elle veut des parts de marché. C’est inévitable.

        M. H. - Sauf si on organise un monopole ou un contrôle d’Etat.

        N. M. - Je ne vois pas comment la production et la vente du cannabis pourraient devenir un monopole d’Etat, alors que l’Union européenne nous oblige à mettre fin à toutes politiques protectionnistes. »
        Nicole Maestracci, Drogues : Pourquoi la légalisation est inévitable, p.231, Denoël, 2011.
        Sous-débat
        Le débat continue. Consultez la page détaillée
        Légaliser le cannabis, c'est le soumettre aux lois du marché
        SOUS-ARGUMENTS OBJECTIONS
        Aucun sous-argument n'a été entré. Objection Certains pays comme l'Uruguay encadrent fortement le marché du cannabis
        Objection Un contrôle d'État est possible en France
        de l'argument pour aller plus loin.

        Sous-argumentLégaliser le cannabis est la porte ouverte à la légalisation des drogues dures

        « Ces mêmes défenseurs de la dépénalisation du cannabis sont souvent aussi à la manœuvre pour revendiquer celle de toutes les autres drogues. Premier couronnement de leurs efforts de recrutement à tout-va de toxicomanes, ils ont plaidé pour l'instauration des salles de shoot et viennent d'obtenir du ministère leur instauration. »
        Jean Costentin, Faut-il dépénaliser le cannabis ?, p.63, Le Muscadier, 2013.
        Sous-débat
        Le débat continue. Consultez la page détaillée
        Légaliser le cannabis est la porte ouverte à la légalisation des drogues dures
        SOUS-ARGUMENTS OBJECTIONS
        Aucun sous-argument n'a été entré. Objection Parmi les États ayant légalisé le cannabis, aucun n'a légalisé de drogue dure
        Objection Sophisme de la pente glissante
        de l'argument pour aller plus loin.
        OBJECTIONS

        ObjectionLa légalisation du cannabis est en vigueur dans de nombreux pays

        Lois sur la possession de petites quantités de cannabis :

        • Bleu : Légal ou essentiellement légal
        • Orange : Illégal mais dépénalisé
        • Rose : Illégal mais souvent inappliquées
        • Rouge : Illégal
        • Gris : Aucune information
        Source : Wikipédia : Législation sur le cannabis
        Sous-débat
        Le débat continue. Consultez la page détaillée
        La légalisation du cannabis est en vigueur dans de nombreux pays
        SOUS-ARGUMENTS OBJECTIONS
        Aucun sous-argument n'a été entré. Objection Les pays ayant dépénalisé le cannabis font marche arrière
        de l'argument pour aller plus loin.

        ObjectionLa légalisation du cannabis sera mise en place, comme l'ont été de nombreuses avancées sociales décriées

        « On se souviendra que le divorce fut impossible puis encadré, ou que l'homosexualité fut un crime ; l’avortement était également un crime passible des assises, et sa déjudiciarisation n’a pas eu d’effet de recrudescence, mais a permis une approche sanitaire qui a réduit les dommages liés à la clandestinité et permis un accompagnement des femmes en difficulté. »
        Alain Rigaud, Laurent Appel, Faut-il dépénaliser le cannabis ?, p.91, Le Muscadier, 2013.

        Argument CONTRELa légalisation serait préjudiciable

        Aucun résumé ni citation n'a été entré pour le moment.
        SOUS-ARGUMENTS

        Sous-argumentLa légalisation multiplierait le nombre d'usagers

        « La légalisation du cannabis serait interprétée comme un fallacieux signal d’innocuité. Beaucoup de ceux qui ne consomment pas de cannabis le font par respect de l’interdiction. Sa levée précipiterait beaucoup d’entre eux dans sa consommation. »
        Jean Costentin, Pourquoi il ne faut pas dépénaliser l'usage du cannabis ?, p.24, Odile Jacob, 2011.
        Voir plus...
        « Aligner la législation du cannabis sur celle du tabac multipliera par dix le nombre d'usagers, de 1 600 000 actuellement à 15 000 000, à égalité avec les sujets tabaco-dépendants. »
        Jean Costentin, « Peut-on envisager de légaliser le cannabis ? », Le Figaro, 4/09/2011.
        « Dépénalisation=banalisation. Si la consommation est dépénalisée, elle augmentera, car son accès sera plus facile. »
        Claude Guéant, « Dépénalisation du cannabis, un débat biaisé », Le Monde, 15/6/2011.
        Sous-débat
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        La légalisation du cannabis multiplierait le nombre d'usagers
        SOUS-ARGUMENTS OBJECTIONS
        Aucun sous-argument n'a été entré. Objection L'exemple de certains pays montre que la légalisation n'augmente pas le nombre d'usagers
        Objection Le prix de vente est la variable essentielle
        de l'argument pour aller plus loin.

        Sous-argumentLa légalisation reporterait les usagers vers les drogues dures

        « Légaliser le cannabis reviendrait à contraindre le transgressif à se tourner d’emblée vers des drogues situées plus haut sur l’échelle des toxicomanies. »
        Jean Costentin, Faut-il dépénaliser le cannabis ?, p.41, Le Muscadier, 2013.

        Sous-argumentLa légalisation serait un danger pour les mineurs

        « Que l’on ne prétende surtout pas qu’autorisant le cannabis aux adultes, on l’interdirait aux mineurs. L’exemple du tabac nous démontre l’inanité de ce type de disposition. Une enquête récente révèle ainsi que l’interdiction de la vente du tabac aux mineurs est enfreinte par 60 % des buralistes ! »
        Jean Costentin, Faut-il dépénaliser le cannabis ?, p.40, Le Muscadier, 2013.
        Sous-débat
        Le débat continue. Consultez la page détaillée
        La légalisation du cannabis serait un danger pour les mineurs
        SOUS-ARGUMENTS OBJECTIONS
        Aucun sous-argument n'a été entré. Objection Pour un mineur, il serait plus difficile de s'approvisionner en magasin qu'actuellement au marché noir
        de l'argument pour aller plus loin.

        Sous-argumentLa légalisation aurait trop d'impacts sociaux et économiques sur les banlieues

        Aucun résumé ni citation n'a été entré pour le moment.
        Sous-débat
        Le débat continue. Consultez la page détaillée
        La légalisation du cannabis aurait trop d'impacts sociaux et économiques sur les banlieues
        SOUS-ARGUMENTS OBJECTIONS
        Aucun sous-argument n'a été entré. Objection Des solutions existent
        de l'argument pour aller plus loin.
        OBJECTIONS
        Aucune objection n'a été entrée pour le moment.

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        Pour aller plus loinPour aller plus loin

        BibliographieBibliographie [ modifier ]

        Plutôt POURPlutôt POUR [ modifier ]

        • Robin Reda, « Rapport d'étape sur le cannabis récréatif », Assemblée nationale, 5/05/2021.
        • Jean-Pierre Couteron, Pierre-Yves Geoffard, Katia Dubreuil, « Drogues: la prohibition, une efficacité illusoire », Le Figaro, 5/05/2021.
        • Bruno Laforestrie, « Hasch, la honte de la République », JC Lattès, 2020.
        • Bernard Kouchner, Patrick Aeberhard, Jean-Pierre Daulouède, Bertrand Lebeau, William Lowenstein, Toxic, Odile Jacob, 2018.
        • Tom Decorte, Paul De Grauwe, Jan Tytgat, Le cannabis sous contrôle : comment ?, Lannoo, 2017.
        • Emmanuelle Auriol, Pour en finir avec les mafias, Armand Colin, 2016.
        • Christian Ben Lakhdar, De l'intérêt de sortir le cannabis des réseaux criminels, Le Bord de l'eau, 2016.
        • Anne Coppel, Olivier Doubre, Drogues : sortir de l'impasse, La Découverte, 2012.
        • Stéphane Gatignon, Serge Supersac, Pour en finir avec les dealers, Grasset, 2011.
        • Michel Henry, Drogues : Pourquoi la légalisation est inévitable, Denoël, 2011.
        • Lise Beauchesne, Les drogues. Les coûts cachés de la prohibition, Lanctôt, 2003.

        Plutôt CONTREPlutôt CONTRE [ modifier ]

        • Jean Costentin, Pourquoi il ne faut pas dépénaliser l'usage du cannabis, Odile Jacob, 2012.

        Ni POUR ni CONTRENi POUR ni CONTRE [ modifier ]

        • Alexandre Marchant, L'impossible prohibition, Perrin, 2018.  
        • Ivana Obradovic, Jean Costentin, Alain Rigaud, Laurent Appel, Faut-il dépénaliser le cannabis ?, Le Muscadier, 2014.  
        • Alain Morel, Jean-Pierre Couteron, Drogues : faut-il interdire ?, Dunod, 2011.  

        SitographieSitographie [ modifier ]

        VidégraphieVidéographie [ modifier ]

        Plutôt POURPlutôt POUR [ modifier ]

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        Plutôt CONTREPlutôt CONTRE [ modifier ]

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