En 1909 Lénine accepte de militer avec les prêtres et les ouvriers croyants

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Présentation de l'argument

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Citations [ modifier ]

« Si un prêtre vient à nous pour militer à nos côtés et qu'il s'acquitte consciencieusement de sa tâche dans le parti sans s'élever contre le programme du parti, nous pouvons l'admettre dans les rangs de la social-démocratie, car la contradiction de l'esprit et des principes de notre programme avec les convictions religieuses du prêtre, pourrait dans ces conditions, demeurer sa contradiction à lui, le concernant personnellement ; quant à faire subir à ses membres un examen pour savoir s'il y a chez eux absence de contradiction entre leurs opinions et le programme du parti, une organisation politique ne peut s'y livrer. »
Lénine, « De l'attitude du parti ouvrier à l'égard de la religion », oeuvres de Lénine, tome 15 mars 1908-août 1909, p.439, 13 (26) mai 1909, Editions sociales, Paris, 1967.
« Nous devons non seulement admettre, mais travailler à attirer au parti social-démocrate tous les ouvriers qui conservent la foi en Dieu ; nous sommes absolument contre la moindre injure à leurs convictions religieuses, mais nous les attirons pour les éduquer dans l'esprit de notre programme, et non pour qu'ils combattent activement ce dernier. Nous autorisons à l'intérieur du parti la liberté d'opinion, mais seulement dans certaines limites, déterminées par la liberté de tendances : nous ne sommes pas tenus de marcher la main dans la main avec les propagateurs actifs de points de vue écartés par la majorité du parti. »
Lénine, « De l'attitude du parti ouvrier à l'égard de la religion », oeuvres de Lénine, tome 15 mars 1908-août 1909, p.439-440, 13 (26) mai 1909, Editions sociales, Paris, 1967.

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Sous-arguments [ modifier ]

Déjà en 1905 Lénine considère la religion comme une affaire privée

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Déjà en 1905 Lénine considère la religion comme une affaire privée
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« La religion doit être déclarée affaire privée. C'est ainsi qu'on définit ordinairement l'attitude des socialistes à l'égard de la religion (...) L'État ne doit pas se mêler de religion, les sociétés religieuses ne doivent pas être liées au pouvoir d'État. Chacun doit être parfaitement libre de professer n'importe quelle religion ou de n'en reconnaître aucune, c'est-à-dire d'être athée, comme le sont généralement les socialistes. Aucune différence de droits civiques motivée par des croyances religieuses ne doit être tolérée. Toute mention de la confession des citoyens dans les papiers officiels doit être incontestablement supprimée. L'État ne doit accorder aucune subvention ni à l'Église ni aux associations confessionnelles ou religieuses, qui doivent devenir des associations de citoyens coreligionnaires, entièrement libres et indépendantes à l'égard du pouvoir. Seule la réalisation totale de ces revendications peut mettre fin à ce passé honteux et maudit où l'Église était asservie à l'État, les citoyens russes étant à leur tour asservis à l'Église d'État, où existaient et étaient appliquées des lois inquisitoriales moyenâgeuses (maintenues jusqu'à ce jour dans nos dispositions (égaies), qui persécutaient la croyance ou l'incroyance, violaient la conscience et faisaient dépendre les promotions et les rémunérations officielles de la distribution de tel ou tel élixir clérical. La séparation complète de l'Église et de l'État, telle est la revendication du prolétariat socialiste à l'égard de l'État et de l'Église modernes. »
Lénine, « Socialisme et religion », oeuvres de Lénine, tome 10 novembre 1905-juin 1906, p.81-82, 3 décembre 1905, Editions sociales, Paris, 1967.

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Objections

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Références

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