Dans l'après-guerre le communisme a inculqué aux peuples soviétiques une absence de haine envers les Allemands

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Débat parentCet argument est utilisé dans le débat Le communisme a-t-il encore un avenir ?.

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CitationsCitationsmodifier

« Je l'interroge sur les conséquences de la guerre. Je lui dis que j'ai été frappé à plusieurs reprises, depuis mon arrivée en U.R.S.S., en constatant que les Russes ne paraissent pas avoir conservé des sentiments de haine à l'égard des Allemands. Est-ce exact ? Et, dans l'affirmative, comment explique-t-il cette absence de haine pour un ennemi qui vient de faire à la Russie, la guerre la plus terrible de tous les siècles ? Ce sentiment de haine a certainement existé pendant la guerre, dit Tikhonov. Les cruautés bestiales des Allemands, les atrocités auxquelles ils se livraient sur les femmes, les enfants, les vieillards, provoquaient certainement chez nos soldats, surtout après la libération des territoires précédemment occupés par l'ennemi, une haine et une fureur parfaitement justifiées. Mais vous devez comprendre que nous autres, Soviétiques, de par notre formation politique et sociale, ne pouvons pas haïr tout un peuple. Nous avons appris à raisonner autrement. Ce n'est pas pour rien que les causes profondes du fascisme étaient familières à nos jeunes gens, à nos soldats : cela faisait partie de leur éducation. »

Michel Gordey, Visa pour Moscou, p.339, Septième partie Guerre ou paix ? Leur conception du monde. Chapitre XXXIV Visite chez un écrivain, Gallimard L'air Du Temps collection dirigée par Pierre Lazareff, Paris, 1951.

« Nul ne niera les excès auxquels se livra l'Armée rouge dans les territoires occupés pendant et après son offensive de 1944-1945. On ferait bien cependant de se rappeler la soif de vengeance qui animait cette armée après les indicibles atrocités et souffrances de l'occupation allemande en Russie[…] Les soldats avaient découvert les traces encore fraîches de la bestialité allemande […] Il fallait compter avec l’effort physique et moral surhumain, fourni pendant les dernières années de la guerre […] Aussi l’arrivée dans des territoires ennemis et le contact avec des populations hostiles (comme en Pologne) et avec le peuple allemand lui-même, devaient évidemment résulter en incidents massifs du caractère le plus brutal. »

Michel Gordey, Visa pour Moscou, p.434-435, Conclusion. Inventaire des idées fausses (les Soviétiques sont des barbares), Gallimard l'air du temps, Paris, 1951.

« Quant au long des six mille kilomètres parcourus dans cinq grandes villes, je n'ai pas constaté un indice de cette prétendue barbarie. Bien au contraire j'ai vu fréquemment des preuves de bonté et de charité véritablement chrétiennes, ainsi qu'une absence de haine à l'égard des Allemands. J'ai souvent noté un respect du voisin (dans la vie quotidienne) qui me surprenait chez des gens d'allure souvent très frustre. »

Michel Gordey, Visa pour Moscou, p.435, Inventaire des idées fausses (les Soviétiques sont des barbares), Gallimard L'air du temps (collection dirigée par Pierre Lazareff)-, ¨Paris, 1951.

RéférencesRéférencesmodifier

Arguments pourJustificationsmodifier

  • Argument pourStaline explique le comportement fautif de l'Armée rouge

Arguments contreObjectionsmodifier

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