Staline est un héritier calomnié de Lénine

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Mots-clés : Léninisme, Révolution russe, URSS, Terreur, Bolchévisme, Totalitarisme [ modifier ]

Résumé de l'argumentRésumé de l'argument [ modifier ]

Dans ce débat on ne saurait ignorer le problème de la révision à la baisse des chiffres des victimes du stalinisme qu'avait mise en avant Nicolas Werth en septembre 1993 dans l'Histoire, et dont le parti communiste du travail de Belgique, sous l'autorité de Ludo Martens, a aussitôt et presque seul (un article dans le Monde de Michel Tatu a également suivi) informé ; serait-ce sur un ton polémique. La filiation Lénine/Staline est implicite, les auteurs n'ayant jamais que mis en accusation les successeurs de Staline, Khrouchtchev en particulier. Martens attaque en particulier les chiffres apocalyptiques communiqués en 1971 par l'historien britannique Robert Conquest puis par le dissident soviétique Roy Medvedev. A suivi en 1998 un article du communiste suédois Mario Sousa.

CitationsCitations [ modifier ]

« L’article qui suit a été rédigé par Ludo Martens dans le n° 39 de Solidaire (octobre 1993), le journal du Parti du Travail de Belgique. Martens se contente de commenter un article de Nicolas Werth écrit sur la base des archives soviétiques et publié en septembre 1993 dans la revue spécialisée L’Histoire intitulé : « Goulags : les vrais chiffres » dans lequel il dévoile que les chiffres autrefois admis par les « historiens » dominants à propos des victimes des goulags sont tout simplement faux. Là où cet article est doublement intéressant c’est que l’auteur, Nicolas Werth, deviendra peu après, au nom de la propagande anticommuniste, collaborateur du Livre noir du communisme dans lequel Courtois affirme que Staline a tué 20 millions de personnes en URSS, Werth a finalement préféré faire passer l’idéologie au-dessus de la vérité historique, mais les faits sont là. »
Rédaction de la revue Progrès Humain, journal, "Progrès Humain" ( Ludo Martens, "Solidaire"), 22 décembre 2014 (octobre 1993).
« En 1990, les historiens soviétiques Zemskov et Dougin ont publié les statistiques inédites du Goulag. Elles contiennent les arrivées et les départs, consignés jusqu’au dernier homme. Conséquence inattendue : ces livres de comptes ont permis d’arracher le masque scientifique de Conquest et de condamner ses allégations comme des mensonges motivés par des considérations politiques. En 1934, Conquest a compté 5 millions d’internés politiques. En fait, ils étaient entre 127.000 et 170.000. Le nombre exact de tous les détenus dans les camps de travail, politiques et droits communs confondus, était de 510.307. Sur l’ensemble des détenus, il n’y avait qu’entre 25 et 33 % de politiques. Aux 150.000 détenus politiques de 1934, Conquest en a rajouté 4.850.000. Un détail. En moyenne annuelle, Conquest a vu 8 millions de détenus dans les camps. Et Medvedev 12 à 13 millions. En réalité, le nombre de détenus politiques a oscillé entre un minimum de 127.000 en 1934 et un maximum de 500.000 pendant les deux années de guerre 1941 et 1942. Les chiffres réels ont donc été multipliés par 16 à 26. Là où se trouvaient en moyenne 272.000 détenus politiques, Conquest en a « inventé » 7.728.000 en plus ! »
Ludo Martens, « Les vraies statistiques du "Goulag" sont enfin connues : "Les millions de victimes du stalinisme : de l'intox"! », cité par le journal, "Progrès Humain" sous le titre "Les millions de morts du stalinisme : de l'intox"!, 22 décembre 2014 (octobre 1993).
« L’idéologue de Gorbatchev, Medvedev, a noté 12 à 13 millions de gens dans les camps « staliniens » ; sous le libéral Khrouchtchev, heureusement, il n’en restait que 2 millions : tous des droits communs. Quelle fut la réalité ? Sous Staline, le plus grand nombre de détenus du Goulag a été enregistré en 1951. Il y avait alors 1.948.158 droits communs… juste autant que sous Khrouchtchev ! Le nombre réel des détenus politiques étaient alors de 579.878. La plupart de ces « politiques » étaient des individus qui avaient collaborés avec les nazis : ceux condamnés pour trahison étaient 334.538. »
Ludo Martens, « Les vraies statistiques du goulag sont enfin connues "Les millions de victimes du stalinisme : de l'intox"! », cité par le journal, "Progrès Humain" sous le titre "Les millions de morts du stalinisme : de l'intox"!, 22 décembre 2014 ( octobre 1993 ).
« Conquest, l'escroc, prétend qu'en 1937-38 les camps ont été gonflés de 7 millions de "politiques", et qu'il y eut 2 millions de morts. En fait, de 1936 à 1939, le nombre de détenus dans les camps a augmenté de 477.789 personnes (de 839.406 à 1.317.195). Un facteur de falsification de 14. Les décès se chiffraient en 1937-1938 à 115.922 et non pas à 2.000.000. Là où 116.000 personnes sont décédées en 37-38 pour diverses causes, Conquest rajoute 1.884.000 "victimes du stalinisme". »
Ludo Martens, « Les vraies statistiques du goulag sont enfin connues "Les millions de victimes du stalinisme : de l'intox"! », cité par le journal, "Progrès Humain" sous le titre "Les millions de morts du stalinisme : de l'intox"!, 22 décembre 2014 (octobre 1993).
« En 1939, il y avait, camp, prisons et colonies confondus, un total de 2 millions de prisonniers. 454 000 d’entre eux avaient été condamnés pour crimes politiques, et non 9 millions comme l’assure Conquest. Ceux qui sont morts dans les camps de travail entre 1937 et 1939 atteignent le chiffre de 160 000 et non 3 millions comme le dit encore Conquest. En 1950, il y avait 578 000 prisonniers politiques dans les camps de travail et non 12 millions comme le dit Conquest. »
Mario Sousa, « Les mensonges sur l'histoire de l'Union Soviétique », Communist Proletaren, avril 1998.
« La recherche sur le système pénal soviétique est exposée dans un document de presque 9.000 pages. Les auteurs de ce compte rendu sont nombreux, mais les plus connu d’entre eux sont les historiens russes V N Zemskov, un N Dougin et O V Xlevjnik. Leurs travaux ont commencé à être publiés en 1990 et dès 1992, la publication était presque achevée. Les comptes rendus ont été portés à la connaissance de l'Ouest à la suite de la collaboration entre les chercheurs de différents pays Occidentaux. Les travaux avec lesquels le présent auteur de cet article est familier sont : L’article publié dans le journal français l'Histoire en septembre 1993, écrit par Nicholas Werth, chercheur au CNRS (Centre National de la Recherche Scientifique) et le travail de Arch Getty J, un professeur d'histoire à l'Université de Californie publié dans l’American Historical Review, avec la collaboration avec G T Rettersporn, un chercheur du CRNS et le chercheur russe, V un Zemskov, de l'Institut d'Histoire Russe (faisant partie de l'Académie des Sciences russe). Aujourd'hui des livres sur cette question ont été publiés par les chercheurs susmentionnés ou par d'autres chercheurs de la même équipe de recherche. Avant d'aller plus loin, je veux indiquer clairement, pour qu'aucune confusion ne surgisse dans l'avenir, qu'aucun des scientifiques impliqués dans cette recherche n’ont une conception socialiste du monde. Au contraire leur idéologie est bourgeoise et antisocialiste. En effet beaucoup d'entre eux sont tout à fait réactionnaires (...) Ce qu’ont fait les chercheurs susmentionnés en démontant à fond tous les mensonges de Conquest, Soljenitsyne, Medvedev et d'autres, c’est simplement leur travail de scientifique, plaçant leur intégrité professionnelle en avant en refusant toute utilisation à des fins de propagande. »
Mario Sousa, « Les mensonges sur l'histoire de l'Union Soviétique », Comunist Proletären, p.18, avril 1998.
« Combien de gens sont morts dans les camps de travaux forcés ? Le nombre varie d'année en année, de 5.2 % en 1934 à 0.3 % en 1953. Les morts dans les camps de travaux forcés ont été causées par le manque général de ressources de la société dans son ensemble, en particulier la pénurie de médicaments nécessaires pour se battre contre les épidémies (...) En fait, les plus mauvaises années ont été les années de guerre où les barbares Nazis ont imposé des conditions de vie très dures à tous les citoyens soviétiques. Pendant ces 4 ans, plus d'un demi-million de personnes sont mortes dans les camps de travaux forcés - la moitié du nombre total sur la période de 20 ans en question. N’oublions pas que dans les années de guerre, 25 millions de personnes libres sont mortes. En 1950, quand les conditions en Union soviétique s’étaient améliorées et que les antibiotiques avaient été introduits, le nombre des personnes mortes en prison est tombé à 0.3 %. »
Mario Sousa, « Les mensonges sur l'histoire de l'Union Soviétique », Réveil communiste, p.24, 1998.

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