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Les révolutionnaires ne doivent pas défendre le système de retraite par répartition

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Sous-argumentLes différents systèmes de retraite par répartition n'ont jamais été de réels progrès pour les travailleurs

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SOUS-ARGUMENTS

Sous-argumentLe premier système de retraite par répartition, mis en place en 1889 en Allemagne par le chancelier Bismarck, était conçu pour ne toucher que très peu de travailleurs

« Bismarck avait mis en place, au cours des années 1880, une législation en avance sur celles des autres puissances capitalistes d’Europe. Le système était pourtant loin d’assurer une retraite à la majorité des ouvriers, et encore moins une retraite décente. Bismarck, demandant à son conseiller sous forme de boutade : « À quel âge faut-il fixer la retraite pour qu’on n’ait jamais à la verser ? », se serait vu répondre : « À 65 ans »… Dans la loi, il fut même porté à 70 ans ! »
Lutte ouvrière, « Les révolutionnaires face aux premières lois sur les retraites », Lutte de classe, n°203, novembre 2019.

Sous-argumentLe projet des retraites de 1910 en France était dérisoire tant pour la proportion de travailleurs concernés que pour le montant des pensions

« Le montant des cotisations avait été fixé à un niveau très faible. La part ouvrière représentait, sur un an, de 0,3 à 1 % du salaire. En gros, l'équivalent d'une journée de travail pour un ouvrier parisien. […] Si les cotisations étaient très basses, les pensions que pouvaient espérer toucher les travailleurs à partir de 65 ans (âge ramené à 60 ans en 1912) risquaient de l'être tout autant. Le projet prévoyait donc une contribution de l'État pour assurer à tous un minimum de 100 francs annuels, c'est-à-dire la valeur de... trois œufs par jour. »
Lutte ouvrière, « Les retraites : faire face à l'attaque qui se prépare contre la classe ouvrière », Cercle Léon Trotsky, n°92, 31/01/2003.
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« Sur une affiche de la CGT, on pouvait lire : « En somme, camarade, si tu n’es pas crevé avant tes 65 ans d’ici l’année 1950 , tu auras 27 centimes et demi à manger par jour. Quelle duperie et quelle ironie que ces retraites pour les morts ! » Ce n’était pas un slogan. À cette date, moins de 5 % des 11 millions de travailleurs atteignaient l’âge de 65 ans. »
Lutte ouvrière, « Les révolutionnaires face aux premières lois sur les retraites », Lutte de classe, n°203, novembre 2019.
« Après le vote, un tract de la CGT expliquait : « à 65 ans, il n'y a plus d'ouvriers. Les Chambres ont voté la retraite pour les morts ! ». C'était assez bien vu. Dans ces années-là, seulement 12,6 % de la population française vivait au-delà de 60 ans, et 8,4 % au-delà de 65 ans, toutes catégories sociales confondues, proportion encore plus faible dans la classe ouvrière. »
Lutte ouvrière, « Les retraites : faire face à l'attaque qui se prépare contre la classe ouvrière », Cercle Léon Trotsky, n°92, 31/01/2003.

Sous-argumentLe projet des retraites de 1910 en France permettait d'enrichir les capitalistes

« Les années 1908 à 1910 furent marquées par la dénonciation du projet de retraites par l’aile révolutionnaire de la CGT, représentée notamment par Griffuelhes, Merrheim et Pouget. Outre les méfaits déjà soulignés, ledit projet offrait par le recours à la capitalisation un trésor de guerre aux industriels, aux financiers et à leur État. Les sommes placées en actions devaient rapporter 10 % aux capitalistes, tandis que les pensions ouvrières devaient être rémunérées comme des emprunts, avec un taux d’intérêt de l’ordre de 4 %. Les termes de « vol » et « d’escroquerie » n’étaient pas usurpés. »
Lutte ouvrière, « Les révolutionnaires face aux premières lois sur les retraites », Lutte de classe, n°203, novembre 2019.

Sous-argumentLe système de retraite mis en place en 1945 en France était très faible tant pour la proportion de travailleurs concernés que pour le montant des pensions

« Cette retraite de la Sécurité sociale était si faible, malgré l’ambition de « permettre aux travailleurs de vivre dignement » affichée par le programme du CNR, que très vite il fallut y remédier. Les cadres dont la retraite était plafonnée se mirent les premiers en mouvement pour instituer une retraite complémentaire spécifique, calculée par points. Puis le patronat accepta la mise sur pied d’une retraite complémentaire pour les salariés non-cadres, qui fut généralisée à partir de 1957. Assurée par des cotisations patronales et ouvrières, elle était gérée par le patronat et les syndicats, et calculée elle aussi sur la base de points gagnés tout au long de la carrière. Au fil des ans et des reculs de la retraite de la Sécurité sociale, elle prit une place de plus en plus grande dans le montant total de la retraite. En 2015, elle assurait 57 % du montant total de la retraite pour les cadres et assimilés et, en moyenne, 31 % pour les non-cadres, mais souvent jusqu’à 40 % pour une partie de ces travailleurs. C’est dire si « la grande conquête de la Libération » n’a pas eu d’effet libérateur pour les travailleurs. »
Lutte ouvrière, « L’offensive de Macron et du grand patronat contre les retraites ouvrières », Lutte de classe, n°203, novembre 2019.
OBJECTIONS
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Sous-argumentLes révolutionnaires ont longtemps combattu les projets de retraite par répartition

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SOUS-ARGUMENTS

Sous-argumentLa CGT s'y est opposé lors de son congrès fondateur en 1895

« Au sein de la Fédération nationale des Bourses du travail puis de la Confédération générale du travail, ce sont les positions des guesdistes et des anarchistes qui prévalurent longtemps. […] En 1895, lors du congrès de Limoges qui vit la création de la CGT, cette question des retraites fut d’emblée mise à l’ordre du jour. La résolution finale était sans ambiguïté : « Demandant l’abolition du régime capitaliste..., [la CGT] est absolument opposée à tout ce qui pourrait y avoir trait directement ou indirectement » (« Compte rendu du premier congrès confédéral CGT, Limoges, du 23 au 28 septembre 1895 », Limoges, 1896). Il n’était pas question d’accepter que les travailleurs financent ce salaire différé que représentent les pensions de retraite ou d’invalidité et en abandonnent la gestion à l’État et donc à la bourgeoisie. »
Lutte ouvrière, « Les révolutionnaires face aux premières lois sur les retraites », Lutte de classe, n°203, novembre 2019.

Sous-argumentLe projet des retraites de 1910 en France a été sévèrement dénoncé par la CGT et le Parti ouvrier

« En France, en 1906, Clemenceau créa un ministère du Travail, confié au transfuge socialiste Viviani. Son gouvernement lança le projet de loi sur les « retraites ouvrières et paysannes ». Il s'agissait d'instaurer une retraite obligatoire pour les travailleurs de plus de 65 ans, financée par les ouvriers eux-mêmes. C'était l'ancêtre de notre système de retraite par répartition. Ce projet présenté par l'ancien syndicaliste Aristide Briand devenu ministre, fut combattu par la majorité de la CGT. Elle dénonçait « l'escroquerie des retraites ouvrières » et considéraient, au regard de l'espérance de vie de l'époque, que « les Chambres ont voté une retraite pour les morts ». Jules Guesde, seul député socialiste à voter contre la loi, refusait « tout prélèvement sur les salaires ouvriers ». Il réclamait « des impôts spéciaux n'atteignant que les privilégiés du capitalisme industriel et terrien ». Pour la CGT comme pour Guesde, c'était au patronat de financer les retraites, pas aux travailleurs. »
Lutte ouvrière, « Les syndicats hier et aujourd’hui », Cercle Léon Trotsky, n°121, 15/10/2010.
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« Lors de l'adoption de la loi, tous les députés du groupe socialiste votèrent le texte à l'appel de Jaurès, sauf un, Jules Guesde, qui proposa un amendement supprimant « tout prélèvement sur les salaires ouvriers » et son remplacement par « des impôts spéciaux n'atteignant que les privilégiés du capitalisme industriel et terrien ». Pour Guesde, faire payer les travailleurs pour une retraite qu'ils avaient déjà largement gagnée, c'était un vol de plus. Les syndicalistes de la CGT, eux non plus, n'avaient pas désarmé : à la fin de 1909 et au début de 1910, juste avant le vote, la CGT avait organisé une grande campagne contre la loi, avec des meetings dans plus de soixante-dix villes, dénonçant « l'escroquerie des retraites ». »
Lutte ouvrière, « Les retraites : faire face à l'attaque qui se prépare contre la classe ouvrière », Cercle Léon Trotsky, n°92, 31/01/2003.

Sous-argumentDans les années 1920, la CGTU continue à s’opposer à un système de retraites basé sur les cotisations des travailleurs

« La CGT-U, liée au Parti Communiste, dénonçait, elle, la loi sur les Assurances sociales comme « une véritable machine de conservation sociale... Un moyen habile pour obliger, sans bourse délier, les travailleurs de ce pays à mettre leurs misères en commun pour diminuer les affres des plus malheureux. » Elle s'opposait au principe de la cotisation ouvrière, réclamait la gratuité des soins médicaux et le versement d'indemnités de maladie égales au salaire ; elle réclamait que ces indemnités soient financées par des versements patronaux complétés par des versements de l'État « prélevés sur les budgets de la guerre et de la police », et elle réclamait l'extension de l'assurance à tous les salariés et la gestion des caisses d'assurances par les salariés. »
Lutte ouvrière, « L'État, la Sécurité sociale et le système de santé », Cercle Léon Trotsky, n°94, 07/11/2003.
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« Des discussions sur l’instauration effective d’un système de retraite accompagnèrent toute cette période [d’après 1918]. La partie révolutionnaire, représentée par la CGTU animée par les militants du Parti communiste, après l’exclusion en 1921 de l’aile révolutionnaire de la CGT par Jouhaux et les réformistes, continua de défendre l’idée simple déjà exprimée avant la guerre : « C’est à la bourgeoisie et à elle seule de financer le paiement des salariés mis à la retraite. » La CGTU refusa jusqu’en 1934 la participation des travailleurs, par le biais d’une cotisation, à la mise sur pied de retraites ouvrières. »
Lutte ouvrière, « Les révolutionnaires face aux premières lois sur les retraites », Lutte de classe, n°203, novembre 2019.

Sous-argumentLes révolutionnaires ne défendaient pas que les caisses de retraite soient gérées par l’État mais par les travailleurs

« Guesde et Lafargue refusaient en outre que les caisses de retraite soient gérées par l’État bourgeois, arguant que leur gestion autonome par les travailleurs permettrait de dégager « des munitions toutes trouvées pour les grèves, qui n’échouent le plus souvent que parce qu’il a fallu aller à la bataille avec des fusils vides. Le prolétariat, dans tous les cas, a, là, les premiers éléments d’un budget de classe qu’il ne tiendra qu’à lui de transformer en budget de guerre sociale et libératrice. » (Jules Guesde, Paul Lafargue, Le programme du Parti ouvrier, Lille, Imprimerie du Parti ouvrier, 1894, p. 74). C’était là un langage clair, direct qui exprimait le rejet complet de tout l’ordre social. »
Lutte ouvrière, « Les révolutionnaires face aux premières lois sur les retraites », Lutte de classe, n°203, novembre 2019.

Sous-argumentLes révolutionnaires ont revendiqué une retraite entièrement financée par le patronat et les dépenses nuisibles de l’État

« La CGT réclamait à cette date [1895] l’instauration d’une retraite à 50 ans pour vingt-cinq années de service, d’une pension d’invalidité sans aucune retenue sur le salaire ouvrier, et ce sans distinction de sexe, de nationalité ni de profession. Pour compenser l’effet prévisible à la baisse des salaires – la CGT anticipait le fait que le patronat risquait de les raboter pour compenser le paiement des retraites ouvrières – la nécessité d’un salaire minimum fut proclamée. Et pour financer une partie des dépenses, elle réclamait à son tour la diminution, voire la suppression pure et simple de certaines institutions gouvernementales, comme la présidence de la République ou le Sénat, du budget des armées et des aides au patronat. »
Lutte ouvrière, « Les révolutionnaires face aux premières lois sur les retraites », Lutte de classe, n°203, novembre 2019.
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« Le programme du PO, dont Jules Guesde [qui appartenait alors à l’aile révolutionnaire du mouvement socialiste] avait été l’un des rédacteurs, soulignait en 1894 dans l’article 7 de sa partie économique : « La société bourgeoise et capitaliste, qui crée et favorise l’exploitation du prolétariat, doit pourvoir au bien-être et à la subsistance des vieux travailleurs. » Il n’était donc pas question d’accepter le principe de cotisations ouvrières, c’est-à-dire d’un nouvel impôt grevant encore un peu plus les revenus du prolétariat. En revanche, les militants expliquaient dans la presse ouvrière et dans les ateliers que la suppression de l’armée permanente, comme des subventions au grand patronat, en premier lieu celui des chemins de fer, pouvait donner à l’État les moyens supplémentaires de verser une retraite digne à chacun. L’argent pour financer les vieux jours des travailleurs, il fallait aller le chercher dans les caisses du patronat et dans les dépenses nuisibles de son État. »
Lutte ouvrière, « Les révolutionnaires face aux premières lois sur les retraites », Lutte de classe, n°203, novembre 2019.
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Sous-argumentLes projets de retraite par répartition ont été des armes servant à détourner le mouvement ouvrier de la révolution

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SOUS-ARGUMENTS

Sous-argumentLes premiers systèmes de retraite ont été des armes pour combattre la montée des idées socialistes et révolutionnaires dans la classe ouvrière

« À l’époque du développement impérialiste, devant cette montée du mouvement ouvrier, la bourgeoisie occidentale tenta par tous les moyens de détourner les travailleurs des idées révolutionnaires. Grâce à la surexploitation des masses pauvres des colonies, elle lâcha quelques miettes, en donnant « du grain à moudre » à l’aile conservatrice du mouvement ouvrier, pendant qu’elle réprimait très durement son aile la plus avancée en faisant intervenir l’armée lors des grèves et en jetant ses militants en prison. Le premier système général de retraite ne fut donc pas mis en place à la suite d’une revendication ouvrière et d’un combat sur ce terrain, mais il fut une arme pour tenter de combattre la montée des idées socialistes et révolutionnaires dans la classe ouvrière. »
Lutte ouvrière, « Les révolutionnaires face aux premières lois sur les retraites », Lutte de classe, n°203, novembre 2019.
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« Le premier gouvernement à présenter [en France], en 1901, un projet de loi instituant un système de retraite obligatoire pour les travailleurs, financé non seulement par des cotisations ouvrières, mais aussi par des cotisations patronales, fut un gouvernement dirigé par un radical, Waldeck-Rousseau. C'était aussi le premier gouvernement à faire une place à un ministre venu des rangs socialistes, Millerand. Et ce n'était pas par hasard. Il s'agissait pour le gouvernement de s'attirer les bonnes grâces – notamment électorales – de la classe ouvrière, mais aussi de concurrencer, sur leur terrain, socialistes et syndicalistes, pour tenter d'enrayer leur progression. Un peu comme l'avait fait Bismarck en Allemagne, qui avait, le premier, entre 1883 et 1889, instauré un système d'assurances sociales pour prendre à contre-pied la propagande du parti social-démocrate allemand. »
Lutte ouvrière, « Les retraites : faire face à l'attaque qui se prépare contre la classe ouvrière », Cercle Léon Trotsky, n°92, 31/01/2003.

Sous-argumentPar le système de retraite par répartition, la bourgeoisie a cherché à faire collaborer et à corrompre les représentants du mouvement ouvrier

« Bismarck avait instauré pour la première fois des caisses d’assurance contre la maladie (1883), les accidents du travail (1884), puis contre la vieillesse et l’invalidité (1889), caisses financées par un système d’assurance obligatoire alimenté par le patronat et les travailleurs. Elles étaient gérées paritairement par les syndicats et les patrons. La bourgeoisie espérait ainsi attacher plus encore les représentants des travailleurs au système du salariat et les corrompre efficacement. Avec l’aide de l’État et de ses fonctionnaires, la collaboration des classes était à l’ordre du jour. C’est dans ce cadre qu’en France toute une série de réformes furent proposées par la bourgeoisie. Cela allait de la mise sur pied en 1906 d’un ministère du Travail « pour régler pacifiquement les conflits entre travailleurs et patrons », au système de retraite en 1910. »
Lutte ouvrière, « Les révolutionnaires face aux premières lois sur les retraites », Lutte de classe, n°203, novembre 2019.

Sous-argumentLe système de retraite mis en place en 1945 en France a servi à prémunir la bourgeoisie d'éventuelles explosions sociales dans un contexte d'écroulement de l'État et de faillite de l'économie

« Le PCF, devenu le défenseur acharné du système capitaliste, se présenta à la bourgeoisie comme son meilleur protecteur face à la crise économique et sociale qui menaçait d’éclater au sortir de la guerre. Avant même la fin de celle-ci, il entra dans le gouvernement provisoire de De Gaulle. Il mit alors en tête de son programme « la renaissance de la France », bourgeoise bien entendu. Il entreprit d’encadrer la classe ouvrière pour l’empêcher de revendiquer. Il fit tout pour qu’elle se crève à produire toujours plus, pour des salaires de misère, afin de remettre sur pied l’économie capitaliste défaillante. C’est dans cette perspective que fut mis sur pied le programme du Conseil national de la résistance, le CNR, et le programme « social » qui l’accompagnait. Il s’agissait de contenir la colère qui pouvait éclater dans les classes populaires avec la disette qui régnait dans tout le pays, alors que l’écroulement de l’État français de Pétain risquait de produire un vide étatique. »
Lutte ouvrière, « L’offensive de Macron et du grand patronat contre les retraites ouvrières », Lutte de classe, n°203, novembre 2019.
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« Comme au lendemain de la Première Guerre mondiale et pour mystifier les travailleurs, pour qu’ils produisent sans revendiquer, on mit sur pied des réformes qui ne coûtaient rien aux bourgeois. La Sécurité sociale fut instituée, avec sa branche retraite censée garantir la retraite à 65 ans. Comment la financer, sans faire payer les capitalistes ? C’est pour cela que la retraite par répartition, déjà mise en place par le régime de Vichy, fut généralisée pour les salariés du privé. C’est d’ailleurs un ancien dirigeant de la CGT, René Belin, nommé ministre du Travail par Pétain, qui en avait instauré le principe en 1941, en même temps qu’il créait un minimum vieillesse et supprimait le régime par capitalisation qui avait été mis en place en 1930. »
Lutte ouvrière, « L’offensive de Macron et du grand patronat contre les retraites ouvrières », Lutte de classe, n°203, novembre 2019.
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Sous-argumentLes défenseurs des systèmes de retraite par répartition sont réformistes

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Références bibliographiquesRéférences [ modifier ]

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