Les pays de l'OTAN doivent-ils sanctionner la Russie pour son invasion de l'Ukraine ?

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Mots-clés : Guerre, OTAN, Russie, Ukraine [ modifier ]

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Pour comprendre le débatCarte des arguments

POUR

Argument POURLa Russie de Poutine constitue une menace pour les démocraties occidentales
Argument POURLa situation dramatique des Ukrainiens exige une réponse forte et pacifique de l'OTAN

CONTRE

Argument CONTREEn faisant monter la pression sur la Russie, les pays de l'OTAN portent une lourde responsabilité dans la guerre actuelle en Ukraine
Argument CONTRELes sanctions frapperont durement les populations et notamment les plus pauvres, pas les dirigeants
Argument CONTREEn attisant les sentiments nationalistes, les sanctions dressent les peuples les uns contre les autres plutôt que contre leurs dirigeants
Argument CONTRELes sanctions ne feront que renforcer l'escalade guerrière
Argument CONTREPour arrêter la guerre actuelle en Ukraine, il existe de meilleures solutions que les sanctions contre la Russie

Arguments POURArguments POUR [ modifier ]

Argument POURLa Russie de Poutine constitue une menace pour les démocraties occidentales

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SOUS-ARGUMENTS [ modifier ]

Sous-argumentVladimir Poutine ne cache pas son intention d'annexer d'autres territoires européens

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Sous-argumentVladimir Poutine est un dictateur aux méthodes cyniques et brutales

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Sous-argumentVladimir Poutine est devenu fou

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Sous-argumentLa guerre en Ukraine n'est que le reflet des ambitions expansionnistes de Poutine

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Sous-argumentPar son invasion, la Russie empêche l'Ukraine de produire des ressources qui participent à la stabilité alimentaire, économique et sociale mondiale

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OBJECTIONS [ modifier ]

ObjectionLes pays de l'OTAN n'ont aucune leçon à donner à la Russie en matière de paix et de démocratie

« Les uns et les autres se moquent du sort des Ukrainiens comme de tous les peuples qu’ils oppriment eux-mêmes partout dans le monde.

Ils se prétendent les champions de la liberté, mais ils empêchent des femmes et des hommes de circuler librement pour fuir la guerre ou la misère. Ils ont reconstitué un rideau de fer en installant des barbelés qui provoquent la mort de nombreux migrants entre la Biélorussie et la Pologne.

Ils prônent la paix et la démocratie, mais ils entretiennent une multitude de guerres régionales meurtrières et arment des dictateurs. Macron fait la leçon à Poutine, mais la France maintient des troupes dans neuf pays d’Afrique. Au Burkina Faso ou au Mali, ses troupes apparaissent si peu comme des libératrices qu’elles sont conspuées par la population.

En Europe de l’Est, comme en Afrique ou en Asie, les grandes puissances interviennent pour défendre les intérêts de leurs capitalistes respectifs, en lutte pour se partager les marchés et accéder aux matières premières. »
Lutte ouvrière, « Menace de guerre en Ukraine : ne nous laissons pas embrigader ! », Lutte ouvrière, n°2794, 16/02/2022.
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« Biden et ses alliés se moquent bien de la souveraineté de l’Ukraine et de la démocratie qu’ils prétendent défendre pour justifier leur politique. Comme si les dirigeants américains avaient été gênés de violer la souveraineté de l’Afghanistan et de l’Irak, qu’ils ont envahis en inventant les mensonges les plus grossiers ! Quand les militaires français interviennent en Afrique, c’est pour défendre Total, Bouygues et la Françafrique, pas les droits démocratiques des populations. Cela finit tellement par se voir que des manifestations ont eu lieu récemment dans plusieurs pays pour exiger leur départ. »
Lutte ouvrière, « À bas les guerres de Poutine, de Biden et de l'OTAN contre les peuples ! », Lutte ouvrière, n°2796, 02/03/2022.

ObjectionLes "démocraties" de l'OTAN n'ont eu aucun problème avec les méthodes dictatoriales de Vladimir Poutine quand celles-ci servaient les intérêts de l'OTAN

« Biden et Macron fustigent Poutine parce qu’il déploie des troupes aux portes de l’Ukraine. Mais quand, début janvier, le même Poutine a envoyé 3 000 parachutistes russes pour aider le dictateur du Kazakhstan à mater la révolte ouvrière, leur silence a été assourdissant. Au Kazakhstan, il s’agissait de réprimer des ouvriers qui protestaient contre la vie chère. L’enjeu était de sauver les profits de Total, Chevron, ArcelorMittal et autres trusts occidentaux qui exploitent les ressources et les travailleurs de ce pays ex-soviétique. Pour réprimer les révoltes, Poutine, Biden et Macron sont complices ! »
Lutte ouvrière, « Menace de guerre en Ukraine : ne nous laissons pas embrigader ! », Lutte ouvrière, n°2794, 16/02/2022.
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« Le dictateur [Poutine] ne provoqua aucune réaction des puissances occidentales en déclenchant une deuxième guerre en Tchétchénie, en 2004, faisant au moins 150 000 victimes, pour mater toute velléité d’indépendance. Et en janvier dernier les « grandes démocraties » ne se sont pas plus indignées quand Poutine a envoyé son armée au Kazakhstan pour écraser dans le sang la révolte ouvrière contre la cherté de la vie. La réalité des intérêts des trusts américains, anglais et français, dans ce pays qui concentre une bonne part des réserves mondiales de pétrole ou encore d’uranium, a été plus forte que les postures et les mensonges sur les grands principes démocratiques ! »
Lutte ouvrière, « Contre Poutine et contre les fauteurs de guerre impérialistes », Lutte ouvrière, n°2797, 09/03/2022.

Argument POURLa situation dramatique des Ukrainiens exige une réponse forte et pacifique de l'OTAN

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SOUS-ARGUMENTS [ modifier ]

Sous-argumentLes bombes pleuvent sur les grandes villes ukrainiennes

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Sous-argumentLes combats font des milliers de morts

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Sous-argumentDes millions d'Ukrainiens sont amenés à fuir leur pays

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OBJECTIONS [ modifier ]

ObjectionLes sanctions contre la Russie frapperont durement les populations, pas les dirigeants

« Les sanctions économiques n’auront aucune influence sur la politique guerrière de Poutine et n’écorneront peut-être même pas les grosses fortunes des oligarques et des affairistes. En revanche, elles frapperont durement les populations en dégradant leur vie quotidienne, et en les privant de l’indispensable, nourriture, logement, soins. »
Lutte ouvrière, « Des sanctions qui frapperont les populations », Lutte ouvrière, n°2796, 02/03/2022.
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« Les sanctions pleuvent donc sur certaines têtes au sommet. D’autres sanctions, qui frappent cette fois la population, ne cessent de tomber, venant de l’Occident. Chaque jour ou presque en annonce de nouvelles. Officiellement, elles sont censées viser les hiérarques du régime, les proches du président, et les oligarques […]. Mais, malheureusement, les sanctions occidentales frappent surtout, sinon exclusivement, les travailleurs et les petites gens de Russie. »
Lutte ouvrière, « Russie : guerre, sanctions, répression… », Lutte ouvrière, n°2798, 16/03/2022.

ObjectionEn faisant monter la pression sur la Russie, les pays de l'OTAN portent une lourde responsabilité dans la guerre actuelle en Ukraine

« C’est la politique des grandes puissances occidentales qui a fait de l’Ukraine le théâtre de leur bras de fer avec la Russie. Depuis la disparition de l’URSS en 1991, les dirigeants américains n’ont pas cessé d’accroître leur pression militaire sur la Russie. Leur bras armé, l’OTAN, cette alliance conçue au temps de la guerre froide pour isoler et affaiblir l’Union soviétique, n’a jamais été dissoute. Au contraire, elle a continué de mener une politique d’encerclement, intégrant les États de l’ex-bloc soviétique limitrophes de la Russie. Les dirigeants occidentaux et ceux qui se font leur porte-parole nous présentent Poutine comme le seul agresseur pour dissimuler leur responsabilité écrasante dans l’évolution qui a conduit à la guerre. Comment Biden aurait-il réagi si la Russie avait installé des bases militaires au Mexique ou au Canada, aux frontières des États-Unis ? »
Lutte ouvrière, « À bas les guerres de Poutine, de Biden et de l'OTAN contre les peuples ! », Lutte ouvrière, n°2796, 02/03/2022.
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« Si le dictateur Poutine est bien celui qui a franchi le pas de l’invasion militaire, c’est le résultat d’une escalade dont les puissances impérialistes ont été parties prenantes. L’OTAN, alliance militaire créée en 1949 sous la houlette de l’impérialisme américain contre l’URSS, a renforcé sa pression militaire, même après 1991 et la dislocation de l’Union soviétique. Elle a intégré douze États supplémentaires entre 1997 et 2009, le long de la façade ouest de la Russie. »
Lutte ouvrière, « Contre Poutine et contre les fauteurs de guerre impérialistes », Lutte ouvrière, n°2797, 09/03/2022.

ObjectionLes pays de l'OTAN n'ont rien fait pour aider la population ukrainienne

« Les dirigeants occidentaux se prétendent les protecteurs de la population ukrainienne mais n'ont que du sang et des larmes à lui proposer. Ils lui ont refusé l'entrée dans l'Union européenne et les quelques avantages qu'elle aurait pu y gagner. En guise de soutien économique, les banquiers exigent de l'Ukraine des taux d'intérêts usuraires. »
Lutte ouvrière, « Otan - Russie : ils méprisent tous le sort des peuples », Lutte ouvrière, n°2795, 23/02/2022.

ObjectionL'OTAN n'est pas une agence de paix, mais le bras armé des puissances occidentales

« Les discours présentant l’OTAN (Organisation du traité de l’Atlantique nord) comme le défenseur de la paix en Europe sont mensongers. Depuis sa naissance, cette alliance militaire n’a qu’un seul objectif : être le bras armé de l’impérialisme américain. »
Lutte ouvrière, « OTAN : le bras armé des États-Unis », Lutte ouvrière, n°2796, 02/03/2022.
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« L’OTAN n’est pas une alliance symbolique : elle a à son actif une campagne de bombardements aériens contre la Serbie en 1999, une intervention en Afghanistan à partir de 2003 et en Libye en 2011… Prétendre que l’OTAN est là pour assurer la paix est un mensonge. Sa mission est de maintenir l’ordre impérialiste, et en particulier la domination de l’impérialisme américain dans le monde. Pour cela, cette alliance militaire doit en permanence préparer la guerre, et parfois la faire. »
Lutte ouvrière, « OTAN : le bras armé des États-Unis », Lutte ouvrière, n°2796, 02/03/2022.

ObjectionL'assistance fournie au peuple ukrainien est loin d'être désintéressée

Des guerres ont lieu à plusieurs endroits dans le monde en toute impunité et sans émouvoir qui que ce soit. La solidarité apparente envers le peuple ukrainien n'est motivée que par un double standard raciste ainsi que la crainte que notre pays soit la prochaine cible des frappes russes.

Arguments CONTREArguments CONTRE [ modifier ]

Argument CONTREEn faisant monter la pression sur la Russie, les pays de l'OTAN portent une lourde responsabilité dans la guerre actuelle en Ukraine

« C’est la politique des grandes puissances occidentales qui a fait de l’Ukraine le théâtre de leur bras de fer avec la Russie. Depuis la disparition de l’URSS en 1991, les dirigeants américains n’ont pas cessé d’accroître leur pression militaire sur la Russie. Leur bras armé, l’OTAN, cette alliance conçue au temps de la guerre froide pour isoler et affaiblir l’Union soviétique, n’a jamais été dissoute. Au contraire, elle a continué de mener une politique d’encerclement, intégrant les États de l’ex-bloc soviétique limitrophes de la Russie. Les dirigeants occidentaux et ceux qui se font leur porte-parole nous présentent Poutine comme le seul agresseur pour dissimuler leur responsabilité écrasante dans l’évolution qui a conduit à la guerre. Comment Biden aurait-il réagi si la Russie avait installé des bases militaires au Mexique ou au Canada, aux frontières des États-Unis ? »
Lutte ouvrière, « À bas les guerres de Poutine, de Biden et de l'OTAN contre les peuples ! », Lutte ouvrière, n°2796, 02/03/2022.
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« Si le dictateur Poutine est bien celui qui a franchi le pas de l’invasion militaire, c’est le résultat d’une escalade dont les puissances impérialistes ont été parties prenantes. L’OTAN, alliance militaire créée en 1949 sous la houlette de l’impérialisme américain contre l’URSS, a renforcé sa pression militaire, même après 1991 et la dislocation de l’Union soviétique. Elle a intégré douze États supplémentaires entre 1997 et 2009, le long de la façade ouest de la Russie. »
Lutte ouvrière, « Contre Poutine et contre les fauteurs de guerre impérialistes », Lutte ouvrière, n°2797, 09/03/2022.
SOUS-ARGUMENTS [ modifier ]

Sous-argumentAu lieu d'être dissoute à l'effondrement de l'URSS, l'OTAN n'a cessé d'intégrer des pays voisins de la Russie pour contrer son influence en Europe

« Quand, en 1991, les bureaucrates de Moscou, Kiev et Minsk ont fait éclater l'Union soviétique, sans consulter ses peuples, les États-Unis n'ont pas dissout l'Otan, cette alliance militaire construite pour isoler l'Union soviétique. Bien au contraire, profitant de l'affaiblissement de la Russie sous Eltsine, ils y ont intégré les trois États baltes, la Pologne, la Roumanie, la Hongrie, etc. Ils ont pris pied en Géorgie et en Asie centrale. »
Lutte ouvrière, « Menace de guerre en Ukraine : ne nous laissons pas embrigader ! », Lutte ouvrière, n°2794, 16/02/2022.
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« L’effondrement de l’Union soviétique en 1991 entraîna la disparition du bloc de l’Est, mais pas de l’OTAN qui, au contraire, n’a alors cessé d’étendre son influence. En 1997, elle a intégré la Pologne, la Tchéquie et la Hongrie. La Bulgarie, la Roumanie, la Slovaquie et la Slovénie ont adhéré à l’OTAN en 2004, tout comme l’Estonie, la Lettonie et la Lituanie, les trois États baltes qui faisaient partie de l’URSS. L’Albanie et la Croatie en sont devenues membres en 2009. »
Lutte ouvrière, « OTAN : le bras armé des États-Unis », Lutte ouvrière, n°2796, 02/03/2022.
« Symbole de cette politique expansionniste, l’OTAN, au lieu de se dissoudre comme certains dirigeants américains l’avaient promis à Gorbatchev en 1990, a entouré la Russie de bases militaires, dans les pays Baltes, en Roumanie, en Pologne. »

Sous-argumentPeu à peu, l'OTAN a ceinturé la Russie de bases militaires

« Biden et l'administration américaine se posent en défenseurs de la paix. Mais depuis trente ans ils ont ceinturé la Russie avec des bases de l'Otan, cette organisation militaire bâtie pendant la guerre froide pour isoler l'Union soviétique. Depuis 2015, des soldats américains sont déployés dans les trois pays Baltes, en Géorgie et dans certains pays d'Asie centrale, aux frontières de la Russie. C'est pour desserrer cet étau que Poutine a déployé ses troupes. »
Lutte ouvrière, « Otan - Russie : ils méprisent tous le sort des peuples », Lutte ouvrière, n°2795, 23/02/2022.
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« Profitant de l’affaiblissement de la Russie au début des années 2000, l’OTAN a installé des bases militaires dans trois ex-républiques soviétiques d’Asie centrale, en Ouzbékistan, au Tadjikistan et au Kirghizstan. Menant une politique faite de pressions, de chantage et de contrainte directe visant à rétablir l’autorité de l’État russe dans son « étranger proche », Poutine a obtenu des gouvernements de ces républiques qu’ils mettent fin à cette présence militaire américaine. En Ukraine, la confrontation a conduit à la guerre actuelle. »
Lutte ouvrière, « OTAN : le bras armé des États-Unis », Lutte ouvrière, n°2796, 02/03/2022.

Sous-argumentDepuis 2014, avec la guerre du Donbass, les États-Unis ont étendu leur influence et leur présence militaire en Ukraine

« Depuis 2014, les États-Unis ont alloué quelque 2,7 milliards de dollars d’aide à l’armée ukrainienne. Outre les armes destinées à alimenter la guerre meurtrière du Donbass, ils ont envoyé des instructeurs pour former et encadrer les milices ultranationalistes, hostiles aux russophones ukrainiens. Les États-Unis et l’OTAN ont ainsi reconstitué, modernisé et équipé une armée ukrainienne en guerre depuis huit ans avec les séparatistes pro-russes. Cette politique ne pouvait qu’être interprétée comme une menace directe par le régime de Poutine. »
Lutte ouvrière, « OTAN : une intervention bien réelle », Lutte ouvrière, n°2798, 16/03/2022.
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« Dans le conflit actuel, Poutine cherche à obtenir l’assurance que l’Ukraine ne rejoindra pas l’OTAN. Les dirigeants américains, eux, n’ont aucunement l’intention de prendre un tel engagement. Au contraire, leur politique consiste à renforcer leur présence militaire dans les États de l’ex-URSS qui ceinturent la Russie. Cette présence en Ukraine est déjà bien réelle, comme l’atteste l’annonce de l’évacuation de 150 conseillers militaires américains, membres de la Garde nationale de Floride, venus former et entraîner les soldats ukrainiens. C’est bien l’impérialisme américain qui est à l’offensive, n’hésitant pas à faire monter la tension diplomatique et militaire, entraînant ses alliés, le Canada, le Japon et l’Union européenne. »
Lutte ouvrière, « Crise ukrainienne : l’impérialisme américain à la manœuvre », Lutte ouvrière, n°2794, 16/02/2022.

Sous-argumentDepuis 2016, l'OTAN a multiplié les manoeuvres militaires en Europe de l'Est

« En Europe de l’Est, l’OTAN a multiplié les manœuvres militaires, comme l’opération Anaconda organisée en 2016 en Pologne et dans les pays baltes avec 30 000 soldats, dont 14 000 Américains. Depuis 2017, le Pentagone a quadruplé ses dépenses dans cette région, notamment pour déployer une brigade blindée de 4 000 hommes. »
Lutte ouvrière, « La guerre en Ukraine, nouveau pas vers une guerre générale ? », Lutte de classe, n°223, avril 2022.

Sous-argumentEn 2021, les États-Unis ont renforcé leur volonté d'intégrer l'Ukraine à l'OTAN, condition inacceptable pour la Russie

« En juin 2021, Anthony Blinken, le secrétaire d’État de Biden, déclarait encore : « Nous soutenons l’adhésion de l’Ukraine à l’OTAN. » »
Lutte ouvrière, « La guerre en Ukraine, nouveau pas vers une guerre générale ? », Lutte de classe, n°223, avril 2022.
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« Pour la Russie, il ne pouvait en être question. Cela aurait signifié que serait passé dans le camp d’en face un pays avec lequel elle partage un long passé commun, une même langue et d’innombrables liens familiaux, culturels et autres. Cette adhésion aurait parachevé l’encerclement militaire de la Russie par l’OTAN, ses troupes et ses missiles se trouvant désormais au contact direct des frontières russes. Car l’OTAN, un bloc militaire créé contre l’Union soviétique en 1949 par les États-Unis et leurs alliés, n’a pas disparu avec l’effondrement de l’URSS. Alors que disparut fin 1991 ce qui avait servi de justification à l’OTAN durant la guerre froide, l’existence d’une URSS présentée comme superpuissante et menaçante, cette alliance militaire n’a cessé de s’étendre et de se renforcer depuis trois décennies, et de façon quasi exclusive au détriment de la Russie. »
Lutte ouvrière, « La société russe et la guerre fratricide de Poutine », Lutte de classe, n°223, avril 2022.

Sous-argumentEn 2022, les pays de l'OTAN ont fait monter la pression en renforçant les troupes américaines en Roumanie et en Pologne et en multipliant les envois d'armes à l'Ukraine

« Quels hypocrites ! Depuis des semaines, ils [les dirigeants occidentaux] accusent Poutine de préparer l'invasion de l'Ukraine. Depuis des semaines, ils font monter la pression en renforçant les troupes américaines déployées en Roumanie et en Pologne et en multipliant les envois d'armes à l'Ukraine. »
Lutte ouvrière, « Otan - Russie : ils méprisent tous le sort des peuples », Lutte ouvrière, n°2795, 23/02/2022.
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« Depuis l’invasion russe du 24 février, une nouvelle enveloppe de 350 millions de dollars a immédiatement été attribuée par le département américain de la Défense [américaine]. Des convois de munitions, de drones, de missiles antichars ou antiaériens ne cessent d’arriver en Ukraine par la Pologne ou la Roumanie, tandis que des instructeurs étrangers continuent de former les recrues ukrainiennes. Ce sont ces armes et ces troupes que visait l’armée russe en bombardant le 13 mars une base militaire proche de la frontière polonaise. »
Lutte ouvrière, « OTAN : une intervention bien réelle », Lutte ouvrière, n°2798, 16/03/2022.

Sous-argumentPar sa politique expansionniste, l'OTAN a consciemment pris le risque d'une escalade guerrière avec la Russie

« Cet interventionnisme militaire des États-Unis aux frontières immédiates de la Russie ne pouvait qu’être perçu comme une menace par Poutine. Un officier de l’armée française l’écrivait dès 2015 : « En Ukraine, la Russie d’aujourd’hui ne peut en aucun cas accepter de reculer devant Washington, sous peine de reproduire l’engrenage de renoncements qui conduisit à l’implosion de l’URSS. […] Cela démontre ainsi que le Kremlin choisira toujours l’escalade plutôt que de courir le risque de voir Kiev l’emporter. […] Très clairement, les États-Unis prennent un risque en cherchant à gagner une course aux armements en utilisant l’Ukraine contre la Russie, pour la vaincre en particulier dans son voisinage. » (source : Colonel Philippe Sidos, « Une vision stratégique d'une aide militaire à l'Ukraine », Revue de défense nationale, n°779, 2015/4) »
Lutte ouvrière, « La guerre en Ukraine, nouveau pas vers une guerre générale ? », Lutte de classe, n°223, avril 2022.

Sous-argumentLa guerre actuelle en Ukraine est le résultat de la rivalité instaurée entre les pays de l'OTAN et la Russie depuis des décennies

« Dès les années 1990, l’impérialisme a commencé à avancer ses pions dans tout l’espace ex-soviétique. Le capitalisme était bien incapable d’assimiler l’économie construite à l’époque soviétique. Mais il était prêt à exploiter ce qui pouvait lui être profitable, c’est-à-dire des marchés où exporter ses capitaux, des matières premières, de la main-d’œuvre qualifiée à moindre coût. Une rivalité s’instaura aussitôt entre la Russie de Poutine, qui cherchait à reconstituer des partenariats avec les ex-républiques soviétiques en préservant les liens économiques historiques indispensables, et l’impérialisme qui s’efforçait de les attirer aux dépens de la Russie. […] La question des relations avec l’Ukraine, qui a débouché sur la crise de 2014 et en fin de compte sur la guerre actuelle, après d’autres conflits en Géorgie, en Moldavie, en Arménie, illustre cette rivalité. »
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« Les États impérialistes, à commencer par les États-Unis, ont évidemment vu la fin de l’URSS d’un œil favorable. Les dirigeants russes qui étaient, de l’aveu de Poutine, tout prêts à coopérer ont dû se rendre compte que l’impérialisme voulait une Russie à genoux, soumise à son bon vouloir et réduite à la portion congrue. […] La situation actuelle est due […] à la guerre économique qui règne sur la planète. »
OBJECTIONS [ modifier ]
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Argument CONTRELes sanctions frapperont durement les populations et notamment les plus pauvres, pas les dirigeants

« Les sanctions économiques n’auront aucune influence sur la politique guerrière de Poutine et n’écorneront peut-être même pas les grosses fortunes des oligarques et des affairistes. En revanche, elles frapperont durement les populations en dégradant leur vie quotidienne, et en les privant de l’indispensable, nourriture, logement, soins. »
Lutte ouvrière, « Des sanctions qui frapperont les populations », Lutte ouvrière, n°2796, 02/03/2022.
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Voir les citations restantes dans la page détaillée de l'argument.
« Les sanctions pleuvent donc sur certaines têtes au sommet. D’autres sanctions, qui frappent cette fois la population, ne cessent de tomber, venant de l’Occident. Chaque jour ou presque en annonce de nouvelles. Officiellement, elles sont censées viser les hiérarques du régime, les proches du président, et les oligarques […]. Mais, malheureusement, les sanctions occidentales frappent surtout, sinon exclusivement, les travailleurs et les petites gens de Russie. »
Lutte ouvrière, « Russie : guerre, sanctions, répression… », Lutte ouvrière, n°2798, 16/03/2022.
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Sous-argumentLes sanctions contre les oligarques russes n'auront que peu d'effet

« On ne sait pas si, comme certains dirigeants occidentaux le prétendent, ces sanctions pousseront à désolidariser du régime ceux qui sont ou apparaissent comme ses propres hommes d’affaires. Pour ceux d’entre eux qui n’avaient pas pris leurs précautions en quittant la Russie à temps, le fait de ne plus pouvoir dépenser des sommes folles dans des stations de ski huppées comme Courchevel, ou regagner leur villa de luxe près de Miami ou rejoindre leur yacht sur la Côte d’Azur n’a certainement pas de quoi faire pleurer dans les chaumières. »
Lutte ouvrière, « Russie : guerre, sanctions, répression… », Lutte ouvrière, n°2798, 16/03/2022.

Sous-argumentLes sanctions commerciales frappent durement la consommation du peuple russe

« Le conflit a ainsi servi de prétexte à une nouvelle attaque contre la classe ouvrière. Le lien saute aussi aux yeux entre cette guerre et l’effondrement du rouble. Depuis le 22 février, la monnaie russe a perdu la moitié de sa valeur en dollars ou en euros. Du coup, de nombreux produits importés, quand ils n’ont pas disparu avec les sanctions occidentales, ont vu leur prix exploser sans que les salaires suivent. C’est le niveau de vie de dizaines de millions de travailleurs et de retraités qui s’effondre avec la guerre. »
Lutte ouvrière, « Poutine fait aussi la guerre à son propre peuple », Lutte ouvrière, n°2797, 09/03/2022.
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Voir les citations restantes dans la page détaillée de l'argument.
« Les prolétaires russes vont le payer avec le blocus que veulent mettre en place les Occidentaux et qui risque de leur faire revivre l’effondrement économique catastrophique qu’ils ont vécu il y a trente ans au moment où Eltsine a organisé l’éclatement de l’URSS. »

Sous-argumentLes fermetures d'entreprises occidentales en Russie sanctionnent les travailleurs russes

« Malheureusement, les sanctions occidentales frappent surtout, sinon exclusivement, les travailleurs et les petites gens de Russie. C’est le cas, par exemple, des 62 000 salariés que McDonald’s a jetés à la rue du jour au lendemain quand la firme a décidé de fermer tous ses magasins russes, en représailles, a-t-elle dit, contre l’invasion de l’Ukraine. Ikea comme McDonald’s sauront, n’en doutons pas, se faire indemniser par les gouvernements. Mais leurs salariés russes ? Il se dit qu’ils seront indemnisés par leur ancien employeur. Mais quand, comment le seront-ils et sur quelle base ? De toute façon, cela ne pourrait se faire qu’en fonction de leur salaire déclaré, qui est bien moindre que leur salaire réel, déjà pas bien grand. »
Lutte ouvrière, « Russie : guerre, sanctions, répression… », Lutte ouvrière, n°2798, 16/03/2022.
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Voir les citations restantes dans la page détaillée de l'argument.
« Cela vaut pour des centaines de milliers d’autres travailleurs de grands groupes occidentaux qui ont fermé, ou ceux de certaines de leurs filiales, qui elles aussi ont licencié : dans l’automobile, la grande distribution, les services, etc. Cela atteint des proportions telles que le Kremlin évoque maintenant la possibilité de nationaliser les entreprises de 59 des 350 grands groupes concernés pour les remettre en route. Mais ce qu’on voit déjà, c’est qu’une partie importante de la classe ouvrière russe est frappée par ces sanctions. »
Lutte ouvrière, « Russie : guerre, sanctions, répression… », Lutte ouvrière, n°2798, 16/03/2022.

Sous-argumentLes sanctions contre la Russie frappent les travailleurs d'Europe et d'Amérique

« Dans divers entreprises, les ruptures d’approvisionnements provoquées par les combats en Ukraine ou par les sanctions contre la Russie servent déjà à imposer des jours de chômage et de nouveaux reculs sur les conditions de travail. »
Lutte ouvrière, « La guerre en Ukraine, nouveau pas vers une guerre générale ? », Lutte de classe, n°223, avril 2022.

Sous-argumentLes sanctions contre la Russie menacent le niveau de vie des populations sur toute la planète

« La guerre en Ukraine et les sanctions imposées à la Russie ont provoqué une explosion du prix des céréales sur le marché mondial. Des pays comme l’Égypte, la Somalie ou le Mozambique, très gros importateurs de blé russe ou ukrainien, pourraient connaître des famines à court terme. »
Lutte ouvrière, « Prix des céréales : les criminels de guerre », Lutte ouvrière, n°2801, 06/04/2022.
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« L’Égypte, premier importateur mondial, achète plus de 10 millions de tonnes de blé par an et doit se réapprovisionner régulièrement sur le marché. En mars, elle a renoncé à des achats de blé à cause des prix exorbitants. Les produits de base, fruits, légumes, céréales et le pain du marché libre, ont augmenté de 20 % en février. Ces hausses font mécaniquement plonger des millions d’Égyptiens dans la pauvreté et les privent parfois d’un repas. Au Mozambique, le prix de la tonne de blé est passé en un mois de 300 à 450 dollars. Au prix du blé s’ajoutent ceux du pétrole et du gaz, indispensables pour moudre la farine, fabriquer les pâtes ou d’autres aliments. En quelques semaines, le prix du pain a augmenté de 12 %. Le secrétaire général de l’ONU redoute « un ouragan de famine en Afrique ». […] Les dirigeants occidentaux prétendent punir Poutine et les oligarques avec leurs sanctions économiques. En réalité, ceux qui paieront sont les travailleurs et les pauvres, en Russie comme dans le monde entier. »
Lutte ouvrière, « Prix des céréales : les criminels de guerre », Lutte ouvrière, n°2801, 06/04/2022.
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Argument CONTREEn attisant les sentiments nationalistes, les sanctions dressent les peuples les uns contre les autres plutôt que contre leurs dirigeants

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Sous-argumentLes sanctions contre la Russie attisent les sentiments anti-russes au sein des populations de l'OTAN

« Je voudrais vous faire part d’un témoignage, qui illustre un des aspects détestables du nationalisme à l’œuvre ces jours-ci. Ma collègue a la double nationalité, française et russe. Cela faisait plusieurs mois qu’elle travaillait en prestation pour le CNRS comme ingénieure informatique. Elle était dans un secteur qui ne nécessitait aucune habilitation, c’est-à-dire qui n’impliquait pas des informations « sensibles ». Et pourtant le CNRS a brutalement mis fin à sa mission pour cause de guerre en Ukraine. Faut-il comprendre que, selon le CNRS, être d’origine russe c’est être suspect ou dangereux ? De plus, il s’avère que cette collègue, loin d’être un soutien de Poutine, se montrait même choquée par le rapprochement des États européens « démocratiques » avec Poutine, et elle nous expliquait qu’il était l’homme du KGB, la police de Staline. Et quand on sait qu’elle avait dû quitter la Russie avec sa famille pour éviter à son fils – en âge d’être enrôlé – de partir faire la guerre en Tchétchénie, on ne peut qu’être révolté par ce qui lui arrive aujourd’hui. »
Lutte ouvrière, « Nos lecteurs écrivent : délire anti-russe », Lutte ouvrière, n°2798, 16/03/2022.
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« Des travailleurs ont été insultés dans certains établissements Leroy Merlin de France, sous prétexte que l’entreprise a décidé de laisser ses magasins ouverts en Russie. Ces salariés ont été traités de « collabos de Poutine », voire « d’assassins ». C’est imbécile, mais c’est aussi une retombée de la propagande nationaliste diffusée à outrance par les médias. Des individus se sentent autorisés à agresser des travailleurs – heureusement pour l’instant uniquement verbalement – comme si ces derniers avaient voix au chapitre concernant les décisions du groupe dans lequel ils travaillent ! Qu’ils choisissent de rester en Russie ou d’en partir, le choix des capitalistes n’a rien à voir avec le sort du peuple ukrainien, pas plus qu’avec celui du peuple russe. Il est uniquement dicté par leur soif de profits. Comme toutes leurs décisions, ils l’imposent à tous leurs salariés, ici comme en Russie. Mais certains estiment évidemment plus facile d’agresser l’employé ou la caissière que de demander des comptes à leur patron. »
Lutte ouvrière, « Leroy Merlin : la bêtise nationaliste et ses dégâts », Lutte ouvrière, n°2800, 30/03/2022.

Sous-argumentLes sanctions contre la Russie soudent la population russe derrière Poutine, y compris ses opposants

« Alors que les grandes puissances multiplient les sanctions contre la Russie, prétendant que cela doit la forcer à négocier, la situation ainsi créée joue plutôt en faveur de Poutine. Ces sanctions frappent en effet plus lourdement le Russe de la rue, ou le « migrant » tadjik, moldave ou ukrainien venu gagner quelques roubles en travaillant en Russie, que l’oligarque ou le haut bureaucrate que sa fortune met à l’abri du besoin pour longtemps. Or la population constate que l’Occident la met dans le même sac que le régime. Sanctionnée par les gouvernants européens et américains pour une guerre fratricide qu’elle n’a pas voulue et dont elle ne voit pas ce qui pourrait y mettre un terme, elle se trouve rejetée dans le camp de « son » État et de « ses » privilégiés, les nantis de l’oligarchie et de la haute bureaucratie. C’est cela qui la pousse, pour un temps que l’on peut espérer le plus bref possible, mais avec plus d’efficacité que toute la propagande officielle, à faire bloc avec ce régime dont elle est la première victime depuis des décennies. »
Lutte ouvrière, « Russie : Poutine, sa guerre et ses comparses occidentaux », Lutte ouvrière, n°2801, 06/04/2022.
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« Il faut prendre avec des pincettes les sondages qui affirment, tel celui du Centre panrusse d’opinion publique (pro-Kremlin), que 74 % des Russes soutiennent l’opération militaire de Poutine, dont la cote de popularité aurait ainsi grimpé de 62 % à 80 %. Mais les sondages du centre Levada, indépendant du Kremlin, font le même constat. La cause en est bien moins la politique de Poutine que celle des États membres de l’OTAN. »
Lutte ouvrière, « Russie : Poutine, sa guerre et ses comparses occidentaux », Lutte ouvrière, n°2801, 06/04/2022.
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Argument CONTRELes sanctions ne feront que renforcer l'escalade guerrière

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Sous-argumentLes sanctions contre la Russie vont renforcer les rivalités économiques entre les pays de l'OTAN

« Les sanctions mises en place par les pays occidentaux contre la Russie vont aussi attiser les rivalités économiques au sein du camp occidental. Les États-Unis, qui viennent de déclarer l’embargo sur le gaz russe, veulent que les pays européens fassent de même. Les groupes pétroliers américains espèrent bien récupérer les marchés des entreprises russes en Europe. Peut-être que cela fera les affaires d’EDF, qui augmentera alors ses exportations d’électricité produite par ses centrales nucléaires. Mais cela s’oppose directement aux intérêts des industriels allemands pour qui le gaz russe est une des sources énergétiques principales. Les combats militaires ne mettent pas fin à la guerre économique. Ils en sont le prolongement. »

Sous-argumentIl y a un risque d'escalade vers une troisième guerre mondiale

« Lorsqu'il a lancé son invasion, Poutine a déclaré que toute tentative d'interférence de la part de l'Occident déclencherait «des conséquences telles que vous n'en avez encore jamais vues». Beaucoup ont interprété cette remarque comme la menace d'avoir recours à des armes nucléaires. Si les États-Unis et les autres pays de l'OTAN intervenaient directement dans la guerre, ils pourraient arrêter l'offensive russe et probablement, d'ailleurs, vaincre totalement l'armée russe, et ce en quelques jours.


Seulement voilà, Poutine serait alors confronté au choix suivant: soit se rendre et subir une humiliation totale, soit envoyer quelques missiles nucléaires tactiques sur des cibles-clés en Ukraine, ou peut-être sur des bases aériennes dans des pays de l'OTAN, pour tenter de regagner un peu de poids dans des négociations de cessez-le-feu.

C'est parce que la Russie possède des armes nucléaires que Biden insiste depuis le début du conflit sur le fait que ni les États-Unis, ni l'OTAN n'interviendront directement. La puissance nucléaire de Poutine explique également pourquoi les dirigeants de l'OTAN ont rejeté la demande de Zelensky d'instaurer une zone d'exclusion aérienne. Le faire signifierait intervenir directement dans le conflit, ce qui pourrait réellement déclencher la troisième guerre mondiale.


Défendre l'Ukraine, c'est important. Cela mérite d'endurer beaucoup de désagréments et de sacrifices. Mais ça ne vaut pas ça. »
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Argument CONTREPour arrêter la guerre actuelle en Ukraine, il existe de meilleures solutions que les sanctions contre la Russie

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Sous-argumentPour arrêter la guerre menée par Poutine, les pays de l'OTAN doivent aider militairement l'Ukraine

Sous-argumentPour arrêter la guerre actuelle en Ukraine, les peuples doivent refuser de faire bloc derrière leurs dirigeants

« Poutine, Biden et les autres dirigeants des pays de l’OTAN se livrent à une guerre avec la peau des peuples, pour lesquels les uns et les autres partagent le même mépris. [...] Les travailleurs n’ont pas à se ranger dans un camp ou dans l’autre. Biden, Macron et leurs semblables voudraient nous embrigader. Il faut refuser l’union sacrée derrière eux. Cette guerre n’est pas la nôtre ! »
Lutte ouvrière, « À bas les guerres de Poutine, de Biden et de l'OTAN contre les peuples ! », Lutte ouvrière, n°2796, 02/03/2022.
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« Il faut refuser de marcher car cette guerre n'est pas celle des travailleurs. C'est celle de leurs exploiteurs qui rivalisent entre eux pour accaparer la plus grande part de profit. »
Lutte ouvrière, « Menace de guerre en Ukraine : ne nous laissons pas embrigader ! », Lutte ouvrière, n°2794, 16/02/2022.

Sous-argumentPour arrêter la guerre actuelle en Ukraine, les peuples doivent s'unir et renverser le pouvoir des capitalistes

« L’Ukraine est redevenue l’arène sanglante de la rivalité entre les dirigeants impérialistes et ceux de la Russie. La voie pour en sortir, en Ukraine comme ailleurs, reste celle que défendirent avec acharnement Lénine et les bolcheviks il y a un siècle. Elle ne peut être que celle de l’internationalisme et de la lutte contre le chauvinisme, celle de l’alliance fraternelle des peuples que rien n’oppose, bien au contraire. Les travailleurs ont les mêmes intérêts à défendre en commun, face aux mêmes ennemis qui sont leurs exploiteurs, à commencer par ceux de leur propre pays. Aujourd’hui comme hier, il faut répéter : Prolétaires de tous les pays, unissons-nous ! Non à la guerre entre travailleurs, oui à la guerre contre leurs oppresseurs ! »
Lutte ouvrière, « Des peuples unis par la révolution, séparés par la réaction », Lutte ouvrière, n°2796, 02/03/2022.
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Voir les citations restantes dans la page détaillée de l'argument.
« S’ils ne veulent pas perdre leur vie dans les rivalités et la course au profit maximum des capitalistes des grandes puissances, les travailleurs de tous les pays devront se battre pour renverser ce système, en commençant par contester le pouvoir des capitalistes là où ils ont les moyens de le toucher, dans leur propre pays. »
Lutte ouvrière, « Contre Poutine et contre les fauteurs de guerre impérialistes », Lutte ouvrière, n°2797, 09/03/2022.
« Des réactions venant de la classe ouvrière seraient la meilleure chose qui puisse arriver pour faire cesser cette guerre fratricide, et pour faire que cette guerre ne soit pas entre deux pays ou deux parties d’un même peuple, mais entre les exploités d’une part, et leurs oppresseurs, leurs exploiteurs d’autre part, et cela quelle que soit leur nationalité. »
Lutte ouvrière, « Poutine fait aussi la guerre à son propre peuple », Lutte ouvrière, n°2797, 09/03/2022.
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Pour aller plus loinPour aller plus loin

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Débats connexesDébats connexes [ modifier ]