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Les EMI sont dues à une suractivité caractéristique du cerveau juste après l'arrêt cardiaque

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CitationsCitations [ modifier ]

« l’équipe de recherche s’est résolue à sacrifier quelques nouveaux rats (neuf en tout), en leur injectant une dose de chlorure de potassium. Que s’est-il passé ? À peine le cœur arrêté, le cerveau a réagi tout d’abord pendant quelques secondes exactement comme lors d’une anesthésie. Puis tout à coup, l’activité cérébrale s’est emballée pendant une demi-minute au point d’être supérieure à ce qu’elle est en état de veille (2) ! Plus surprenant : les ondes cérébrales des différentes parties du cerveau se sont mises à se coordonner selon un phénomène dit de « synchronisation ». Dans cet état, les groupes de neurones sont excités selon des fréquences et amplitudes communes. Cette synchronisation cérébrale est associée chez les humains à un état mental de concentration et de grande acuité sensorielle. (...)

l’activité cérébrale constatée juste après leur mort clinique porte une signature caractéristique : le cerveau réagit vivement pendant trente secondes, et cette activation correspond à celle d’humains ayant des visions intenses.

D’après Jimo Borjigin, « un tel effet peut expliquer pourquoi les gens qui vivent une expérience de mort imminente rapportent des scènes ou des conversations qui se sont produites pendant cette période où ils étaient cliniquement morts ». »
Auteur anonyme, « Des expériences au seuil de la mort observées...chez les rats ! », Sciences Humaines, Déc. 2013/Fév. 2014.

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ObjectionsObjections [ modifier ]

ObjectionsCette suractivité cérébrale après un arrêt cardiaque n'est pas établie chez les humains

« Partir de l'idée qu'à l'instar des rats de l'expérience, un électro-encéphalogramme serait identique chez des humains en arrêt cardiaque "est extrêmement hypothétique et ne s'appuie sur aucune indication tangible", estime par ailleurs Sam Parnia de l'université de Southampton, au sud de la Grande-Bretagne. »
Auteur anonyme, « Expériences de mort imminente : le "baroud d'honneur" du cerveau ? », Le Point, 16/08/2013.
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ObjectionsLa suractivité neuronale ne peut pas expliquer l'ensemble des EMI

« Il est vrai qu’une étude récente de l’université du Michigan effectuée sur des rats a montré que l’électro-encéphalogramme des rongeurs enregistrait un nombre élevé d’interactions neuronales dans les trente secondes qui suivaient l’arrêt du cœur, ce qui tendrait à montrer (pour autant bien sûr qu’il en soit de même chez l’homme) qu’une activité de conscience cérébrale puisse survivre entre l’arrêt du cœur et l’EEG plat. Mais on comprendrait alors mal comment cet état de dérèglement, ce « dernier hourra », comme le dise joliment les chercheurs de l’étude, puisse non seulement produire la certitude paisible et lucide qu’on est mort, mais encore et surtout structurer ce fameux scénario identique que l’on retrouve chez tous les expérienceurs d’EMI (incluant aveugles, enfants, athées, non-occidentaux…), à savoir : décorporation, conscience renforcée, traversée d’un tunnel, lumière sublime, rencontre d’êtres mystiques ou de proches décédés dont on ne vérifie parfois qu’après coup le lien d’affinité, passage en revue de la vie.

Passage en revue qu’il ne faut d’ailleurs pas confondre avec… avec reproduction à l’identique non seulement de ses propres sentiments mais de ceux avec qui l’on a interagi, tout en incluant çà et là la redécouverte d’événements qu’on avait complètement oubliés, puis entrevue d’un monde qualifié de spirituel, accès à une connaissance supérieure, et enfin frontière, et retour volontaire ou non dans le corps.

Ajoutons que le souvenir de tout ce cheminement reste vivace pour le restant de l’existence, et il nous faudrait alors admettre, du point de vue sceptique, qu’un résidu d’activité cérébrale probablement chaotique de trente secondes (et non encore observé chez l’homme) produit dans l’imagination des effets plus rationnels et mieux organisés que ceux d’un cerveau en parfait état de marche. Il nous faudrait admettre que le caractère précis, cohérent, lucide, prégnant, systématique des expériences soit le fait de cerveaux en voie d’extinction. »
Yann Flipo, « Philosopher après les EMI », Le Philosophoire, 2016.
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ObjectionsLes expérienceurs rapportent des conversations ou des faits qui se sont produits bien plus que 30 secondes après leur arrêt cardiaque

« de nombreux témoignages d’EMI comprennent des expériences perceptives vérifiables, ancrées sur des périodes bien plus longues que 30 secondes après l’arrêt cardiaque, la durée du pic d’activité électrique dans cette étude. (Holden et al., 2009). »
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ObjectionsIl est trompeur de dire que le tracé EEG de ces rats montre un état d'hyper-éveil

« l'activité observée dans les suites de l’arrêt cardiaque ne représente qu’une faible fraction de l’activité neuro-électrique totale présente juste avant l’arrêt cardiaque (comme indiqué dans les figures 1 et 2 de Borjigin et al.), ce qui rend trompeur de décrire ces rats comme "hyper-éveillés" (hyper-aroused). Tout ce que l’on peut en déduire, est qu’une activité d’une signification inconnue a été observée par endroits sur le spectre EEG dans le contexte d’un effacement quasi-total de l’activité EEG observée habituellement dans la veille. La question pertinente ici, n’est pas s’il existe une activité cérébrale de quelque nature après l’arrêt cardiaque, mais s’il existe une activité du type actuellement supposé comme étant nécessaire à l’expérience consciente. »
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ObjectionsChez les humains, il n'y a plus d'activité cérébrale à l'EEG après 20 secondes

« la pertinence dans la physiologie humaine de ces découvertes chez les rats, reste à déterminer. Le monitorage de l’activité électrique corticale chez les humains durant l’arrêt cardiaque, a montré un ralentissement et une diminution de l’activité EEG 6.5 sec (en moyenne) après l’arrêt cardiaque, jusqu’à l’état isoélectrique, et l’absence de potentiels évoqués après 10 à 20 sec. (Van Lommel, 2004). »
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Références bibliographiquesRéférences [ modifier ]

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