Le vote électronique n'est pas fiable

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ObjectionCet argument est une objection à Le vote électronique permet d'en finir avec le risque d'erreur humaine
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Mots-clés : Vote électronique, Vote par internet, Machine à voter, Fiabilité [ modifier ]

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Sous-argumentDes failles informatiques existent

« Suite à un rapport d’experts du 21 janvier 2004, le projet SERVE (Secure Electronic Registration and Voting Experiment) a été abandonné du fait des nombreuses failles de sécurité détectées. [...] Pour les auteurs du rapport remis au Pentagone, le système présentait de « nombreuses failles de sécurité l’exposant à une grande variété d’attaques bien connues », d’une manière d’autant plus sensible que l’envergure de l’opération lui offrait une exposition particulière. En conséquence, « au vu de l’impossibilité de garantir la légitimité des votes » en l’état actuel des technologies, le rapport préconisait l’arrêt immédiat du projet jusqu’à ce que « les infrastructures Internet et informatiques domestiques n’aient pas été totalement repensées ». »
Commission nationale de l’informatique et des libertés (CNIL), « Le vote par internet aux élections politiques, les éléments du débat », 28 mai 2006.
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Sous-argumentLes machines peuvent avoir des dysfonctionnements

« Des centaines d’erreurs et de dysfonctionnements ont été collectées, en voici un échantillon :
  • Schaerbeek (Belgique) : Lors des élections du 18 mai 2003, à Schaerbeek, un candidat d’une liste obtient plus de voix qu’il n’est possible d’en obtenir. Le recomptage manuel à partir des cartes magnétiques a montré une erreur de 4096 voix, erreur qu’il a été impossible d’expliquer ou de reproduire lors de nombreux tests menés sur le même ordinateur
  • USA : le 10 septembre 2002, les ordinateurs fournis par Election Systems and Software (ES&S) ont présenté des délais de démarrage particulièrement longs le jour des élections : entre 10 et 23 minutes au lieu des 2 minutes annoncées par le constructeur. Ces systèmes avaient pourtant été préalablement examinés et jugés corrects par les observateurs de l’État et des agences de contrôle (qui ont été réprimandées par la très officielle NASED (National Association of State Election Directors) pour leur manque de perspicacité).
  • USA : en mars 2002, dans la ville de Wellington, une élection visant à départager deux candidats se déroule sur des ordinateurs de vote. Les résultats sont de 1263 voix pour un candidat contre 1259 voix pour l’autre, mais 78 voix n’ont pas été enregistrées alors que les électeurs ont émargé. La directrice des élections a conclu que ces personnes n’ont simplement pas voté lorsqu’ils étaient en présence de l’ordinateur, ce qui n’est vraiment pas prouvé. Il est bien plus probable que ces votes n’ont pas été enregistrés par l’ordinateur. Des incidents similaires ont eu lieu à Palm Beach, et Miami.
  • USA : en novembre 2003, dans le comté de Boone (Indiana), un ordinateur de vote a enregistré plus de 144 000 votes alors qu’il n’y avait que 19 000 électeurs. »
Association Ordinateurs de vote, « Questions fréquentes », 20 septembre 2007.
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« Comme le relevait Mme Chantal Enguehard lors de son audition, au-delà de l'hypothèse d'une attaque contre le système informatique, possible mais rare, le principal danger provient d'un bogue informatique. »
Alain Anziani, Antoine Lefèvre, « Rapport d'information sur le vote électronique », Sénat, 9 avril 2014.
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Sous-argumentLes ordinateurs personnels ne sont pas bien sécurisés

« En matière de vote à distance, la sécurité est d'autant plus délicate à garantir que la puissance publique n'a aucune prise ou moyen de contrôle sur le terminal qui sert à l'électeur à voter. L'électeur choisit librement le terminal de vote, le plus souvent un ordinateur personnel. Or, comme le rappelaient les représentants de l'agence nationale de sécurité des systèmes d'information (ANSSI), les moyens pour parer tous les risques informatiques sont hors de prix pour un simple particulier. Ce risque est d'autant plus fort que selon les électeurs, les terminaux varient, de même que les logiciels et les navigateurs. »
Alain Anziani, Antoine Lefèvre, « Rapport d'information sur le vote électronique », Sénat, 9 avril 2014.
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ObjectionLes machines à voter sont sécurisées par des experts

Contrairement aux ordinateurs personnels des votants par internet, les machines à voter sont analysées par des experts et leur niveau de sécurité est bien plus élevé.
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Les machines à voter sont sécurisées par des experts
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Sous-argumentIl est plus difficile de vérifier l'identité des votants

« S'agissant de la sincérité du scrutin, il n'y aucune garantie que la personne votant « par internet » soit l'électeur concerné. L'authentification de l'électeur à l'aide uniquement d'un identifiant et d'un authentifiant adressés par voie postale ne constitue pas une garantie absolue. Ces éléments d'authentification peuvent avoir été détournés par un tiers, mal dirigés par les services postaux, voire monnayés par un électeur indélicat. »
Alain Anziani, Antoine Lefèvre, « Rapport d'information sur le vote électronique », Sénat, 9 avril 2014.
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« Une solution miracle pourtant entachée de nombreux scandales. Le vote par internet lors du dernier référendum sur l’unité de la gauche en vue des régionales a connu de nombreuses fraudes et d’usurpations d’identités. Farouche opposante au scrutin, la secrétaire générale d’Europe Ecologie-Les Verts, Emmanuelle Cosse avait par exemple reçu, à sa grande surprise, un mail la remerciant d’avoir participé au scrutin. On ne saurait oublier non plus les bugs en série lors des primaires UMP pour les dernières élections municipales mais aussi lors de l’élection du président du parti en novembre 2014. »
Simon Barbarit, « Le vote par Internet : le remède contre l’abstention ? », 5 novembre 2015.
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ObjectionUne carte d'identité électronique peut être mise en place

« En théorie obligatoire, la carte d’identité électronique a déjà été distribuée à près des deux tiers des 1,33 millions d’Estoniens. Dotée d’une puce et d’un code secret, comme sur les cartes de crédit, cette ID Card a donc servi à identifier les votants (résidant en Estonie ou à l’étranger) sur le site sécurisé des élections, ouvert préalablement au scrutin traditionnel pendant 72 heures. »
Commission nationale de l’informatique et des libertés (CNIL), « Le vote par internet aux élections politiques, les éléments du débat », 28 mai 2006.

ObjectionUne authentification forte est possible

« Une autre inquiétude concerne la vérification de l'identité des votants : est-il bien celui qu'il prétend être ? Il est vrai que les votants correspondent aux identités qu'ils utilisent sur les applis qui requièrent une authentification sécurisée de ses utilisateurs. Ces dernières sont bien connues, et utilisées par un grand nombre d'entre nous. Il s'agit de l'authentification forte et de l'encryptage de données. En renforçant l'authentification forte, l'identité est vérifiée digitalement et ajoute une couche de sécurité supplémentaire, physique cette fois-ci. Soit sous la forme d'un token ou d'un device dont l'utilisateur aurait besoin d'avoir en sa possession pour s'identifier. Ainsi, le vol d'identifiants et d'informations personnelles ne suffit plus pour pirater une identité ou un compte. Cela rend les choses plus compliquées pour les pirates de se faire passer pour quelqu'un d'autre en ligne. Dans certains pays, cela est devenu officiel. En Belgique, par exemple, ils utilisent une carte d'identité électronique dotée d'une puce. Cette carte intelligente peut être utilisée afin d'authentifier un utilisateur qui, par exemple, se rendrait sur un site de paris en ligne, mais serait automatiquement exclu s'il n'avait pas l'âge légal ou s'il était sur la liste noire des joueurs interdits. Beaucoup de pays utilisent désormais l'identité électronique pour les services gouvernementaux, et les gouvernements l'ont acceptée pour que les citoyens s'identifient. En général, le feu vert est donné dès lors que les méthodes de sécurité ont été scrupuleusement vérifiées. »

ObjectionUne vérification par la blockchain est possible

« Les critiques ont la dent dure à l’égard de ces systèmes : opaques, souvent jugés vulnérables, difficiles à auditer et à mettre en place, les machines de vote électronique telles qu’elles sont conçues peinent à convaincre. Mais les technologies ont évolué et aujourd’hui, l’émergence de la blockchain vient bousculer le secteur. En effet, la blockchain offre l’équivalent d’une base de données distribuée, consultable et vérifiée par les utilisateurs du réseau. Et si celle-ci s’est surtout fait connaître grâce à l’émergence du Bitcoin, les applications envisagées par la blockchain sont bien plus larges que le seul domaine des cryptomonnaies. »
Louis Adam, « Vote électronique : la blockchain à la rescousse ? », ZDNet, 22 mars 2017.

Sous-argumentDes fuites de données sont possibles

« Le fabricant de machines à voter Election Systems & Software (ES&S), l'un des principaux fournisseurs de ce type d'équipement aux Etats-Unis, a révélé le 17 août avoir exposé les données personnelles de plus de 1,8 million de résidents de Chicago, dans l'Illinois. Les informations incluent les noms, adresses, dates de naissance, numéro de sécurité sociale et partis politiques des personnes concernées. La fuite de données a été repérée par l'entreprise de cybersécurité UpGuard sur un serveur Amazon Web Services (AWS) mal sécurisé. »
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ObjectionLes données sont encryptées

« Dans un contexte des élections démocratiques présidentielles qui se déroulent actuellement en France, l'encryptage prend toute son importance. Alors que de nombreux citoyens peuvent avoir une certaine réticence à voter en ligne, la première étape de la digitalisation du processus électoral serait dans l'isoloir. Cela signifie que les datas des votes doivent être gardées séparément de celles des participants (afin d'éviter de faire coïncider un vote avec un votant) et c'est pour cette raison que les deux ensembles de datas doivent être encryptées. Dans les machines de vote directement, mais également au sein de tous les mediums où les données sont transférées. Le principal risque réside dans la possibilité que des hackers parviennent à avoir accès aux données et les modifient pour manipuler le résultat final. Alors que si les données sont bien encryptées et les clés gardées en sécurité, le risque de manipulation des résultats diminue. »
Giovanni Verhaeghe, « Le vote électronique à l'heure de l'élection présidentielle... », Les Echos, 2 mai 2017.

Sous-argumentLe risque de cyberattaque est réel

« Matthias Fekl a annoncé aux élus la décision du gouvernement de ne pas recourir au vote électronique pour les élections législatives de juin 2017 pour les électeurs inscrits dans les onze circonscriptions électorales à l’étranger. Cette décision a été prise sur la base des recommandations des experts de l’Agence nationale de la sécurité des systèmes informatiques et en tenant compte du niveau de menace extrêmement élevé de cyberattaques qui pourrait affecter le déroulement du vote électronique. En raison de ce contexte, il a été jugé préférable de ne prendre aucun risque de nature à compromettre le scrutin législatif pour les Français de l’étranger. »
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« La principale faiblesse identifiée du système de vote qui devait être utilisé [pour les élections législatives des Français de l'étranger] était qu’il pouvait être vulnérable à une attaque dite de « déni de service », c’est-à-dire à une saturation du système l’empêchant de fonctionner correctement. Ce qui pouvait entraîner, en cas d’attaque, des retards de plusieurs heures, voire empêcher une partie des électeurs de voter. Même si le nombre d’électeurs concernés était faible, une telle perturbation aurait eu « un impact important sur l’image du fonctionnement de la démocratie », expliquait cette semaine Guillaume Poupard, le directeur de l’Anssi, au site NextInpact. »
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ObjectionsIl n'y a pas d'erreurs dues au décompte manuel des suffrages

« Tous les systèmes de vote par Internet ou téléphone ont le potentiel d'améliorer la qualité générale des bulletins de vote en réduisant ou en éliminant le nombre d'erreurs sur les bulletins [...]. En effet, il ne peut y avoir d'erreurs sur les bulletins ni, selon les systèmes, de bulletins annulés, car l'ordinateur ne le permet pas. »
Elections Canada, « Une analyse comparative du vote électronique », 13 juin 2014.
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ObjectionsIl ne peut y avoir de bourrage d'urnes comme dans le vote papier

« Quant aux fraudes, il est plus dur de frauder comme on pourrait le faire avec les bulletins papier. Plus de chaussettes de secours, plus de réserves de voix matérielles. »
Sylvain Rakotoarison, « Le vote électronique, pour ou contre ? », Agoravox, 29 mars 2014.
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ObjectionLe bourrage d'urnes est difficilement réalisable à grande échelle sans être détecté

« Certes, le système papier a connu des défaillance et diverses méthodes de fraudes ont été inventées : bourrage d’urnes par l’ajout d’enveloppes, échange des enveloppes des centaines lors du dépouillement, etc. Cependant, elles sont difficiles à réaliser à grande échelle et sont souvent découvertes ou fortement visibles. On se souvient des élections présidentielles en Ukraine en 2004 qui avait conduit à le Révolution Orange. »
BlogOPhil, « Machine à voter open-source, une solution ? », 9 juillet 2007.

Objectionfraudes massives présidentielles us

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Références bibliographiquesRéférences [ modifier ]

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