Le Rassemblement national a la base sociale traditionnelle du fascisme

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Mots-clés : Front national, Fascisme [ modifier ]

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CitationsCitations [ modifier ]

« Comme tout mouvement fasciste, la base sociale principale du FN est la petite bourgeoisie déclassée que la crise plonge dans le désespoir et à laquelle il tente de donner une expression politique. Pour acquérir une audience, il est poussé à s’adapter aux références et aux préoccupations des petits commerçants, médecins, auto-entrepreneurs, petits bureaucrates et autres contremaîtres qu’il espère séduire. »
Cédric Piktoroff, « F comme fascistes, N comme Nazis ! », Que faire ?, 9 avril 2011.
« Le FN n’est pas seulement une version « hard » de l’UMP. Sa base sociale n’est pas celle d’un parti de droite « classique ». Il touche actuellement très peu les couches les plus aisées de la population. S’il y a quelque chose de commun dans son électorat c’est la peur de l’évolution de la situation sans garde-fou social autre qu’un État fort : petits commerçants, artisans et chefs de petites entreprises, chômeurs et intérimaires, ouvriers et employés précarisés et atomisés ou en voie de l’être, femmes au foyer. Cette sociologie se reflète dans ses implantations géographiques, périphérie des concentrations urbaines, régions désindustrialisées comme le Nord ou l’Est. Certains cherchent à se rassurer en pointant le recul du vote FN dans les grands centres urbains et dans les banlieues. Cela a sans doute plus à voir avec une évolution sociologique de ces zones (la « gentrification » des centres des grandes villes et la « ghettoïsation » des banlieues) qu’avec un recul du FN dans les couches sociales où il est fort. Cette base sociale est la version moderne de celle du fascisme traditionnel. Elle explique ce qui fait le fonds des idées qui dominent au FN, l’attachement à la nation, à un État fort (économiquement comme politiquement et « militairement »), à la famille comme base de la société, le racisme, l’unité autour d’un chef... et la haine de la gauche notamment des syndicats. »
Denis Godard, « Contre le FN, faut-il attendre de mourir pour lutter contre la maladie ? », Tout est à nous !, n°149, 17 mai 2012.

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