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La colonisation a donné les moyens à la bourgeoisie impérialiste de corrompre toute une couche de la classe ouvrière

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« L’enrichissement des bourgeoisies impérialistes, à travers le pillage colonial et le partage du monde, leur donna les moyens de corrompre toute une couche de la classe ouvrière. Comme le constatait Lénine en 1915, « l’impérialisme tend à créer, parmi les ouvriers, des catégories privilégiées et à les détacher de la grande masse du prolétariat ». En une ou deux générations, des millions d’ouvriers virent leur vie quotidienne transformée. Certains accédèrent à de meilleurs logements. De plus en plus de patrons lâchaient du lest, augmentant les salaires ou réduisant la longueur des journées de travail, pour conserver et stabiliser la main-d’œuvre qualifiée dont ils avaient besoin. Cela ne toucha jamais toute la classe ouvrière. Les plus fraîchement immigrés ou débarqués de la campagne subissaient toujours la pire exploitation. Ils restaient parqués dans les logements les plus insalubres. Mais les améliorations, même limitées à une minorité, furent suffisamment spectaculaires pour rendre crédible l’idée qu’on pouvait améliorer son sort dans le cadre du capitalisme. »
Lutte ouvrière, « Les syndicats hier et aujourd'hui », Cercle Léon Trotsky, 15/10/2010.

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Sous-argumentsSous-arguments [ modifier ]

Sous-argumentAux États-Unis, les directions syndicales ont été corrompues par la bourgeoisie dans les années 1930

« Aux États-Unis, l’American Federation of Labour avait un quasi monopole de la représentation ouvrière. L’AFL refusait de syndiquer les ouvriers non qualifiés, les femmes et les Noirs. Grâce à des cotisations élevées, elle rétribuait une bureaucratie qu’un sénateur républicain avait très justement appelée « les lieutenants ouvriers des capitaines d’industrie ». Par la corruption et la répression systématique, violente, la bourgeoisie avait réussi à éviter pendant des décennies l’organisation des ouvriers non qualifiés de la grande industrie. »
Lutte ouvrière, « Les syndicats hier et aujourd'hui », Cercle Léon Trotsky, 15/10/2010.
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