Il n'existe aucune preuve que ça leur donne une difficulté accrue
Résumé
Citations
« On ne peut nier que des difficultés existent à la lecture de phrases utilisant l’écriture inclusive mais
– elles n’empêchent pas la compréhension sémantique des phrases;
– elles existent majoritairement lors d’utilisation de ligatures inclusives, signes typographiques qui étaient pour plus de la moitié des participant·es inconnues avant de répondre à l’enquête;
– elles sont plus nombreuses chez les personnes ayant des troubles cognitifs tels que la dyslexie, l’autisme, les troubles de l’attention, mais elles existent aussi chez les personnes n’en ayant aucun, dans une moindre proportion;
– le nombre de personnes ayant rencontré des difficultés de lecture est souvent inférieur au nombre de personnes n’ayant jamais rencontré l’écriture inclusive.
Nous pouvons donc en conclure que l’écriture inclusive n’est pas «illisible pour les personnes dys», comme on l’entend souvent, et même préciser plus globalement, qu’elle n’est pas illisible en soi. En effet, l’écriture inclusive utilisant le point médian – la plus répandue aujourd’hui – n’empêche pas la compréhension sémantique des textes et ne freine que très peu le déchiffrage des lettres. De leur côté, les ligatures inclusives, ces nouvelles lettres tendant vers la non-binarité de l’écriture, ont demandé des efforts à de nombreux·ses participant·es, mais i·els les découvraient pour la première fois, et ont pour autant compris le sens des phrases qui en utilisaient. »
Références
Justifications
Objections