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Faut-il préserver les Murs à pêches de Montreuil ?

De Wikidébats
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Pour comprendre le débatPour comprendre le débat [ modifier ]

IntroductionDescription des Murs à pêches

Les Murs à pêches sont un ensemble de parcelles, ou « clos », délimités par des murs destinés à favoriser la culture de pêches et de fleurs. Situé à Montreuil, en Seine-Saint-Denis, le site des Murs à pêches est partagé entre un grand nombre de propriétaires privés et publics (un tiers appartenant à la municipalité, un tiers au département). Une partie de ces clos bénéficient aujourd'hui à des associations, qui font vivre les lieux en proposant du théâtre, du jardinage, une épicerie solidaire, etc.

IntroductionHistoire du site

Les Murs à pêches ont été créés dès le dix-septième siècle et se sont développés jusqu’au dix-neuvième. En 1870, au plus fort de leur production, ils couvraient 600 kilomètres de murs et fournissaient 17 millions de fruits. Construits en plâtre, ces murs emmagasinaient la chaleur le jour pour la restituer aux arbres fruitiers la nuit. Ce procédé permettait de produire sous le climat de la région parisienne des variétés de fruits habituellement réservées aux climats doux du sud de la France. Connues jusqu'à la cour des rois de France, d'Angleterre et de Russie, les pêches de Montreuil ont vu leur production diminuer à la fin du dix-neuvième siècle. De ces murs, il ne reste aujourd'hui qu'une dizaine de kilomètres, en partie détruits ou fondus dans le paysage de la ville.

IntroductionActualité du débat

Sur la surface restante, 50 hectares initialement protégés sont aujourd'hui une zone urbanisable à 80 %. 37 hectares sont devenus une réserve foncière pour l’implantation d’activités. Seuls 35 hectares de clos ne subsistent, dont 8 ont été classés en 2003 au titre de « Sites et paysages ». Situés aux abords de Paris, ces 35 hectares des Murs à pêches suscitent aujourd'hui de nombreux débats quant à leur avenir. Faut-il profiter de cet espace inutilisé pour construire de nouveaux logements et infrastructures au service de la population ? Ou faut-il préserver cet espace vert à valeur de patrimoine, qui permet de dynamiser la vie culturelle de la ville ? Cette page a été constituée à partir d'un atelier Wikidébats organisé le jeudi 14 septembre 2017 avec l'association La régie Oxymore .
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Voir aussi : Murs à pêches sur Wikipédia [ modifier ]

Pour comprendre le débatCarte des arguments

POUR

Argument POURPour sauvegarder un patrimoine
Argument POURPour sauvegarder un savoir-faire
Argument POURPour préserver un espace vert à côté de Paris
Argument POURPour promouvoir la biodiversité
Argument POURPour relancer une agriculture urbaine de proximité
Argument POURPour accueillir des associations

CONTRE

Argument CONTREUn espace inutilisé
Argument CONTREUn besoin de logements
Argument CONTREUn besoin de commerces et de services de proximité
Argument CONTREUn projet de reconversion de l'usine EIF
Argument CONTREUn projet d'ateliers de maintenance du tramway
Argument CONTREUne zone de non-droit

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Arguments POURArguments POUR [ modifier ]

Argument POURPour sauvegarder un patrimoine

Les Murs à pêches sont un patrimoine horticole et architectural à protéger. En plus des fameuses pêches de Montreuil, le site accueille des cultures de fruits (pommes, cerises, vignes) et de fleurs (chrysanthèmes, lilas, dahlias). Les murs sont, quant à eux, les restes d'une histoire locale qui rappelle que Montreuil était, il n'y a pas si longtemps encore, une commune agricole. Il faut préserver cet héritage et le faire perdurer comme un musée vivant à destination des générations présentes et futures.
« Préserver les Murs à pêches, c’est avant une question de patrimoine. Il ne s’agit pas de remettre une toute petite partie des murs en état d’être restitués dans l’usage agricole qu’ils avaient à une époque révolue. Vu la quantité de murs qui se dégradent jour après jour et dont il faut enrayer la dégradation, il faut consacrer les moyens dont nous disposons à les protéger « au niveau de leur tête » afin d’éviter que l’eau ne ravine la terre des murs et que lorsqu’il gèle, les murs ne gonflent et que les pierres ne se descellent. »
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Voir les citations restantes dans la page détaillée de l'argument.
SOUS-ARGUMENTS
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OBJECTIONS

ObjectionUne partie a déjà été classée « Sites et paysages »

Huit hectares des Murs à pêches ont déjà été classés au patrimoine, en 2003, au titre des sites et paysages. Ce territoire est protégé des constructions et sera préservé. Le patrimoine des Murs à pêches fait donc déjà l'objet d'une sauvegarde et d'une protection.

ObjectionIl y a des projets d'aménagements prioritaires

Vouloir protéger l'ensemble ou la plus grande partie des Murs à pêches, c'est empêcher la construction d'infrastructures pourtant essentielles dans le quartier : commerces, services de proximité, piscine, nouveaux logements, etc. Ces constructions sont plus prioritaires que la préservation des Murs à pêches.

Argument POURPour sauvegarder un savoir-faire

La construction des murs, le marquage des fruits, le taillage des arbres, et bien d'autres techniques encore, représentent un savoir-faire local qui disparaitrait sans la préservation des Murs à pêches. Il faut sauvegarder ce savoir-faire intact et pour cela le maintenir vivant.
« Les horticulteurs et arboriculteurs de Montreuil ont légué à la ville sa structure parcellaire en la recouvrant presque entièrement de murs agricoles à partir du XVIIe siècle pour couvrir en 1907 près de 720 hectares sur les 930 de la ville. Ils ont légué aussi leur savoir-faire qui a fait connaître les fruits de Montreuil sur les plus grandes tables d’Europe, et a permis la création de nouvelles variétés de pêches, de fraises et de cerises et de techniques arboricoles encore utilisées ou redécouvertes aujourd’hui. Ils ont su tirer parti de leur positionnement géographique proche des marchés parisiens, du sous-sol de Montreuil qui leur a fourni le plâtre pour réchauffer et protéger leurs fruits à l’abri des murs et du moindre espace pour compenser par l’imagination le peu de surface qui leur revenait. »
Manuel Martinez, Pierre Desgranges, Patrick Petitjean, « Commission extra-municipale sur l’aménagement du secteur des murs à pêches », avril 2009.
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« Mettre en valeur et faire revivre le savoir faire et les techniques perfectionnées au fil du temps par les cultivateurs de Montreuil autour de la culture de murs à pêches. La pêche pourrait redevenir l'emblème de la ville de Montreuil, comme elle le fut par le passé. »
SOUS-ARGUMENTS
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OBJECTIONS

ObjectionIl n'y a pas besoin de préserver l'ensemble du site pour cela

Il n'est pas nécessaire de préserver l'ensemble ou la plus grande partie du site des Murs à pêches pour sauvegarder les savoir-faire du lieu. Une petite partie peut être consacrée à cette sauvegarde, comme les huit hectares protégés par la loi de 2003. Le reste de la surface peut être destiné à d'autres projets d'aménagement.

ObjectionIl y a des projets d'aménagements prioritaires

Vouloir protéger l'ensemble ou la plus grande partie des Murs à pêches, c'est empêcher la construction d'infrastructures pourtant essentielles dans le quartier : commerces, services de proximité, piscine, nouveaux logements, etc. Ces constructions sont plus prioritaires que la préservation des Murs à pêches.

ObjectionIl faut savoir évoluer

Les techniques de construction et d'arboriculture utilisées dans les Murs à pêches sont des techniques centenaires aujourd'hui dépassées. La construction a fait des progrès, l'arboriculture obtient aujourd'hui des rendements bien plus élevés. S'obstiner à utiliser de telles techniques est rétrograde, pour ne pas dire réactionnaire.

Argument POURPour préserver un espace vert à côté de Paris

Le site des Murs à pêches est un coin de nature à seulement six kilomètres du périphérique parisien. Lieu sauvage, havre de paix, les Murs à pêches sont un espace idéal pour se dépayser, se déconnecter de la ville et se ressourcer. Paris offre très peu d'espaces verts comparé aux autres capitales européennes. À l'heure de la bétonisation continuelle des paysages, il est capital de maintenir ce « poumon » de verdure pour les Montreuillois et les habitants des villes alentour.
« La ville de Montreuil se trouve ainsi dotée d’un espace non bâti approchant les 30 hectares en cœur de ville, pourvu d’une identité paysagère unique. Le cumul identité paysagère remarquable et territoire non bâti en cœur de ville n’existe pratiquement pas en situation urbaine ou périurbaine dans les villes de France. La Petite Amazonie au cœur de Nantes, le Bois de Boulogne au cœur de Lille ou les Fortifications Vauban de Maubeuge trouvent leur origine dans un passé militaire ou dans une longue histoire de délaissée (Nantes). La production vivrière ayant créé le paysage de Montreuil ne trouve donc aucun équivalent paysager urbain. Dans une perspective protectionniste, cette seule raison suffirait à entreprendre les démarches qui permettent de restaurer et de maintenir ce paysage. »
Association Murs à pêches, « Le point de vue de Gilles Clément, paysagiste, sur les Murs à pêches », 2009/01/10.
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Voir les citations restantes dans la page détaillée de l'argument.
« Aujourd’hui, sauvegarder l’environnement et assurer une meilleure maîtrise de la consommation des espaces verts et agricoles sont des objectifs partagés par le Conseil Régional, l’État et le Conseil Économique et Social de la Région Île-de-France. Au sein d’une agglomération toujours plus dense, il est nécessaire de protéger durablement les espaces ouverts pour y « reconstruire » de l’espace public, accessible à tous.

Cela est particulièrement vrai pour le département de la Seine-Saint-Denis qui manquent cruellement de sites protégés et aménagés pour les populations les plus diverses et les plus démunies. La Seine-Saint-Denis ne compte en effet que deux sites classés (Parc Forestier de la poudrerie de Sevran et les Murs à Pêches), quand le reste de l’Île-de-France en compte 111.

Accéder à la nature en ville, c‘est aussi développer un imaginaire urbain de qualité, solidaire, a contrario de celui qui est lié au pavillonnaire. Ici, nous avons la chance de pouvoir créer un pôle de tourisme agricole et culturel dans des parcelles cultivées de murs à pêches restaurés, en partenariat avec la Région, les arboriculteurs franciliens et les organismes qui œuvrent dans les domaines culturel, pédagogique, patrimonial et environnemental. »
SOUS-ARGUMENTS
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OBJECTIONS

ObjectionUne préoccupation de bobos

Défendre un lieu de « nature », de « silence » et de « ressourcement »... Il s'agit bien là d'une préoccupation de bobos déconnectés des besoins des habitants du quartier, qui ne fréquentent d'ailleurs quasiment pas les Murs à pêches. Il y a des priorités dans l'aménagement du Haut-Montreuil : des logements, des services de proximité, des commerces, des lieux de divertissement, etc.

ObjectionLes Murs à pêches ne sont assez ouverts au public et sont le plus souvent fermés

Les Murs à pêches sont fermés au public, à l'exception du dimanche entre 14h30 et 16h30, et de certains évènements dont le festival des Murs à pêches, ouvert trois jours consécutifs le week-end de la Pentecôte. Le site ne peut donc avoir la vocation d'être le « poumon de Paris », tel que ses défenseurs le revendiquent (ou alors seulement pour la minorité qui y a accès).

Argument POURPour promouvoir la biodiversité

« En Île-de-France il n'existe aucun lieu de découverte de ces différents aspects de la biodiversité réunis et accessible à un large public et permettant de développer des programmes pédagogiques. La création d'un tel lieu semble donc opportun sur les murs à pêches : à la fois verger conservatoire et pédagogique pour la découverte des variétés de goûts et des pratiques horticoles et apprentissages des différents milieux, de la flore et de la faune et des enjeux de leur préservation et de leurs interactions. »
Manuel Martinez, Pierre Desgranges, Patrick Petitjean, « Commission extra-municipale sur l’aménagement du secteur des murs à pêches », avril 2009.
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« Parmi les ressources du secteur des murs à pêches la biodiversité du site a été mise en exergue par les membres de la commission. A la fois la biodiversité sauvage née de la reprise de la nature sur les terres agricoles délaissées, la biodiversité urbaine, et particulièrement la biodiversité travaillée par l'homme, héritage des horticulteurs Montreuillois qui ont créé de nombreuses variétés à préserver et à faire connaître.

En parallèle des travaux de la commission la ville a été sollicitée par le Conservatoire botanique du bassin parisien à la recherche d'un nouveau site d'installation pour ses locaux scientifiques et pour le développement de son espace de conservation d'espèces et avec la volonté de mener des actions pédagogiques à destination du grand public, dans le cadre d’un projet de jardin de la biodiversité.

Si la spécialité actuelle des scientifiques du CBN est la flore sauvage, ils ont néanmoins été intéressés par l’histoire particulière du site des murs à pêches permettant de présenter et d’expliquer à un large public dans un même lieu l’ensemble des enjeux de la biodiversité et particulièrement l’interaction entre le sauvage et le cultivé. »
Manuel Martinez, Pierre Desgranges, Patrick Petitjean, « Commission extra-municipale sur l’aménagement du secteur des murs à pêches », janvier 1970.
SOUS-ARGUMENTS
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OBJECTIONS

ObjectionIl n'y a pas besoin de préserver l'ensemble du site pour cela

Il n'est pas nécessaire de préserver l'ensemble ou la plus grande partie du site des Murs à pêches pour installer un verger pédagogique et promouvoir la biodiversité. Une petite partie peut être consacrée à cette promotion, et cela peut notamment se faire sur les huit hectares protégés par la loi de 2003. Cela n'empêche pas de consacrer une partie du site des Murs à pêches à d'autres projets d'aménagement utiles (nouveaux logements, services de proximité, etc.).

Argument POURPour relancer une agriculture urbaine de proximité

« La présence de terres anciennement agricoles en plein tissu urbain à Montreuil pourrait être une opportunité pour développer des projets de proximité en résonance avec l’orientation régionale, par exemple parmi les suivants :
  • Appuyer la démarche régionale en mettant à disposition de l'agriculture des parcelles à cultiver pour une vitrine des produits agricoles d'Île-de-France et/ou une « maison des terroirs », lieux de vente et de présentation éventuellement accompagné d’une plate-forme de distribution.
  • Appuyer des démarches de circuits courts comme celui des AMAP
  • Permettre un accès à des produits frais aux habitants des quartiers défavorisés par le développement de jardins collectifs
  • Permettre aux enfants et aux adultes de la ville de s’éduquer au goût et à la nature
  • Introduire une démarche d’agriculture urbaine qui pourrait être reprise dans d’autres quartiers et parcs de la ville
  • Créer une écofilière autour des productions végétales, par la transformation artisanale des produits cultivés, des lieux de vente de proximité ou plus loin l’implantation d’entreprises de phyto/bio cosmétologie ou d’autres productions utilisant le végétal. »
Manuel Martinez, Pierre Desgranges, Patrick Petitjean, « Commission extra-municipale sur l’aménagement du secteur des murs à pêches », 10 janvier 2009.
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Voir les citations restantes dans la page détaillée de l'argument.
« Relancer une agriculture urbaine, notamment sous des formes économiquement durables. Les pistes sont nombreuses : vergers de production et de démonstration, ferme de cueillette, ferme pédagogique, terrain d’expérimentation pour les écoles, AMAP, pépinières, jardins familiaux, jardins partagés, jardins d’insertion, jardins botaniques, potagers du monde, marché pérenne. Le site est suffisamment vaste pour accueillir des projets différents qui puissent entrer en synergie. Dans tous les cas, ils devront être au service du patrimoine exceptionnel que constituent les murs à pêches, non pas dans une optique protectionniste, mais au contraire de développement, en utilisant les atouts, tant matériels qu’immatériels, du site. »
Jacques Brunet, Gilles Clément, Véronique Ilié, Cathy Lamry, Manuel Pluvinage, « Contribution à la commission extra-municipale des murs à pêches », 10 janvier 2009.
SOUS-ARGUMENTS
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OBJECTIONS

ObjectionDes sols pollués

D'après les études qui ont été faites, la terre des Murs à pêches contient une proportion anormalement élevée de métaux lourds tels que le plomb et le mercure. Les « légumes feuilles » (salade, poireaux, rhubarbe) sont ainsi impropres à la consommation. Seuls les fruits et les « légumes fruits » (tomates, courgettes, poivrons) peuvent être destinés à la consommation.

Source de l'étude : https://mursapeches.files.wordpress.com/2009/01/driaf2.pdf
« Les contraintes : la pollution des sols ; les sols des murs à pêches sont très fortement contaminés par des métaux tels que le plomb, le mercure et le cadmium. Le plomb passe dans un certain nombre de végétaux de façon importante. »
Association Murs à pêches, « Les écoquartiers ».
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Sous-débat
Le débat continue. Consultez la page détaillée
Les sols des Murs à pêches de Montreuil sont pollués
SOUS-ARGUMENTS OBJECTIONS
Aucun sous-argument n'a été entré. Objection Les cultures fruitières sont épargnées
Objection Des solutions de décontamination existent
de l'argument pour aller plus loin.

ObjectionUne filière consommatrice d'espace

« S’il serait intéressant que cette filière [la filière agricole] puisse être présente dans son intégralité sur le secteur des murs à pêches, la volonté de préserver des terres cultivées implique de limiter l’implantation sur de nouveaux terrains d’entreprises du bâtiment. Ceci d’autant plus que ces activités peuvent être très consommatrices d’espace »
Manuel Martinez, Pierre Desgranges, Patrick Petitjean, « Commentaires sur le rapport de la commission extra-municipale sur l’aménagement du secteur des murs à pêches », 13 avril 2009.
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« L’hypothèse du développement d’activités agricoles nous semble peu soutenue par une analyse sérieuse des potentiels. Si l’idée d’une production agricole locale (maraîchère et fruitière ?) associée à une AMAP est, sur le papier séduisante, nous craignons qu’elle n’aboutisse à une consommation importante d’espace pour un nombre de bénéficiaire très confidentiel (1 ou 2 producteurs pour quelques familles privilégiées membres de l’AMAP). »

ObjectionUne filière entrainant des nuisances

« La volonté de préserver des terres cultivées implique [...] des nuisances en termes de circulation de poids lourds par exemple, que les habitants du quartier ont suffisamment subies. »
Manuel Martinez, Pierre Desgranges, Patrick Petitjean, « Commentaires sur le rapport de la commission extra-municipale sur l’aménagement du secteur des murs à pêches », 13 avril 2009.

ObjectionUne privatisation de l'espace

« Les autres activités « agriculturelles » évoquées nous laissent craindre une forme de privatisation de l’espace (au sens d’accès restreint à un nombre limité d’habitants), évolution plutôt contraire au souhait initial d’ouverture des murs à pêches pour qu’ils intègrent le « domaine public ». »

ObjectionCe n'est pas l'agriculture urbaine qui va pouvoir nourrir les populations locales

Trop chère, de faible rendement, l'agriculture urbaine n'a pas les moyens de répondre au défi alimentaire de nourrir les habitants de Montreuil et des alentours. Pour ce qui est de la consommation, les AMAP restent la plupart du temps l'apanage d'une minorité... qui peut se le permettre.

Argument POURPour accueillir des associations

Le site des Murs à pêches offre un espace accueillant de nombreuses associations, dont le festival des Murs à pêches est la vitrine chaque week-end de Pentecôte. Ce serait une réelle perte pour la vie culturelle de Montreuil si les associations locales ne pouvaient plus être hébergées dans les Murs à pêches.

Actuellement, ces associations sont de différents types :

  • Jardinage : jardin du Sens de l'humus, jardin partagé du Secours catholique, jardin de la Lune, Racines en ville ;
  • Travail d'insertion et recyclage : la Collecterie ;
  • Spectacles de théâtre, clown, poésie, concerts, bals : théâtre la Girandole, Lez'Arts dans les Murs, Fer à coudre, Cirque Aliboro, Régie Oxy More et sa guinguette pirate, la guinguette des Trois mulets ;
  • Agriculture urbaine : Montreuil environnement ;
  • Horticulture : Société régionale d'horticulture de Montreuil (SRHM) ;
  • Sauvegarde des Murs à pêches : association les Murs à pêches (MAP)
  • Accueil d'enfants et d'ados, animations pédagogiques : Lez'Arts dans les Murs ;
  • Épicerie solidaire ;
  • etc.
« Mettre en œuvre des jardins maraîchers à vocation d'insertion sociale et professionnelle, afin de permettre à des personnes en difficulté de retrouver un emploi et de (re)construire un projet personnel. »
SOUS-ARGUMENTS
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OBJECTIONS

ObjectionCes associations n'attirent pas les habitants du quartier

La vie associative des Murs à pêches, à de rares exceptions, n'attire pas les habitants du quartier. Plutôt que de contenter une petite minorité, il serait plus utile d'aménager dans cet espace des infrastructures qui répondent aux besoins des populations locales : nouveaux logements, commerces, services de proximité, etc.

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Arguments CONTREArguments CONTRE [ modifier ]

Argument CONTREUn espace inutilisé

Le site des Murs à pêches occupe aujourd'hui une superficie de plusieurs dizaines d'hectares sous-utilisés. Alors que le manque d'espace en ville est criant, alors que Montreuil sera bientôt inclus dans le Grand Paris, on ne peut laisser tout ce territoire en friche : les besoins d'infrastructures ne manquent pas.

Depuis les années 2000, une partie des Murs à pêches a ainsi été utilisée pour construire une maison de retraite, un collège et une piscine extérieure. D'autres projets utiles sont en cours et doivent aboutir.
SOUS-ARGUMENTS
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OBJECTIONS

ObjectionIl faut arrêter de considérer l'espace comme un moyen de gagner de l'argent

Les Murs à pêches représentent un patrimoine qu'on ne peut pas quantifier en termes d'argent. Certains usages du site (conserver une trace du passé agricole de la ville, accéder à un coin de nature et de tranquillité, etc.) ne peuvent pas être sources de recettes importantes pour la ville et le département, et pourtant ils apportent beaucoup aux Montreuillois.

Il faut cesser de considérer l'espace comme une source de rentabilité : les Murs à pêches ne doivent pas être vendus à des promoteurs avides de bénéfices.

ObjectionIl y a déjà assez de constructions sur les Murs à pêches

Il y a déjà eu la construction d'une maison de retraite, d'un collège et d'une piscine. Il y a déjà de nouveaux logements en cours de construction. Au vu du nombre de nouveaux bâtiments qui poussent en ce moment, il n'y a vraiment pas besoin de supprimer un autre espace vert dans une ville qui en compte si peu.

Argument CONTREUn besoin de logements

La ville de Montreuil connait un déficit de logements qui ne fait aller que grandissant. Par ailleurs, de nombreuses familles tsiganes vivent aujourd'hui sur le site et devront être relogés un jour. Avec l'intégration prochaine de Montreuil dans le Grand Paris, construire de nouveaux logements est une urgence. Cela passe par l'utilisation de terrains en friche appartenant au site des Murs à pêches.
« Considérant le déficit de logement sur la ville et la grande densité existant dans de nombreux secteurs, il nous semble que l’hypothèse de construire seulement 400 logements sur les MAP, par rapport aux 4000 logements que la municipalité s’engage à produire, va générer des contraintes et des déséquilibres. Nous souhaiterions que cette hypothèse soit revue à la hausse. Il est possible de construire plus de logement sur ce secteur tout en conservant la valeur patrimoniale de cet espace. »
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« L'amélioration des conditions d'habitat actuel (tsigane notamment mais aussi de l'habitat ancien et/ou dégradé), la nécessité de bâti pour certaines activités à développer dans le quartier (commerce de proximité, support des activités agriculturelles), la nécessité d'engager rapidement des opérations de nouveaux logements à l'échelle de la ville pour répondre à la crise du logement et contribuer à la réalisation des objectifs du SDRIF, de développer la mixité sociale du secteur et de raccrocher le quartier au reste de la ville ont conduit la commission à proposer des orientations pour prendre en compte ces différents besoins dans le projet d'aménagement du quartier tout en inscrivant la question de l’habitat dans l’identité spécifique de ce quartier. »
Manuel Martinez, Pierre Desgranges, Patrick Petitjean, « Commission extra-municipale sur l’aménagement du secteur des murs à pêches », avril 2009.
SOUS-ARGUMENTS
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OBJECTIONS

ObjectionUn sol peu propice à la construction

L'Île-de-France est le plus gros gisement de gypse (à la base du plâtre) en quantité comme en qualité. La ville de Montreuil étant ainsi construite sur d'anciennes carrières, de nombreux terrains comportent un risque élevé d'affaissement.

ObjectionNon à la bétonisation

À Montreuil, comme dans de nombreuses villes françaises, la tendance est à la disparition des espaces verts et à la bétonisation du paysage. Il faut préserver les Murs à pêches de cette tendance et sauvegarder les quelques coins de verdure existant encore à la périphérie proche de Paris.

ObjectionUn écoquartier est possible

Pour pallier le déficit de logements, plutôt que des pavillons en béton, il vaut mieux construire un écoquartier, respectueux du paysage et de l'environnement.
« Le périmètre d’étude proposé par la municipalité est de 50 hectares, où nous proposons de faire un écoquartier. Ce périmètre recouvre :
  • une zone pavillonnaire (SU1d) où nous proposons de faire un programme d’amélioration de l’habitat pour aller vers les caractéristiques d’un écoquartier
  • une zone industrielle (SU1a) où nous devons réfléchir aux types d’activités futures qu’il faut favoriser pour de la même façon aller vers les caractéristiques d’un éco quartier
  • et enfin la zone « naturelle » de 35 hectares qui ne doit pas recevoir de nouveau programme d’habitation ou d’équipement public autres que ceux nécessaires à l’animation et la gestion du site et être traité selon les caractéristiques d’un écoquartier et selon la charte d’Aalborg signée par la ville de Montreuil. »
Association Murs à pêches, « Les écoquartiers ».

Argument CONTREUn besoin de commerces et de services de proximité

Le quartier des Murs à pêches souffre d'un manque de commerces criant. Construire des services de proximité (magasins, banques, bars, etc.) est une préoccupation majeure pour les habitants de cette enclave du Haut-Montreuil.
« Certaines activités sont singulièrement sous-représentées voire inexistantes dans les MAP ; il s’agit principalement de commerces et services destinés tant aux habitants qu’aux entreprises (bars, restaurants et commerces de proximité) et des activités traditionnelles du secteur : seuls un pépiniériste et un horticulteur sont encore actifs. Le reste des terres est actuellement soit en friche pour la plus grande partie, soit valorisé à usage personnel par des jardins familiaux ou par des jardins associatifs partagés ou à valeur sociale (insertion). »
Manuel Martinez, Pierre Desgranges, Patrick Petitjean, « Commission extra-municipale sur l’aménagement du secteur des murs à pêches », janvier 1970.
SOUS-ARGUMENTS
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OBJECTIONS

ObjectionDes lieux non commerciaux sont à inventer

Les Murs à pêches accueillent déjà une épicerie solidaire, des jardins partagés, des lieux de spectacle... Il faut continuer de développer ce genre d'activités non commerciales, le plus souvent gratuites ou à faible coût, plutôt que de faire venir des entreprises dont l'objectif principal est de gagner de l'argent.

Argument CONTREUn projet de reconversion de l'usine EIF

Soumise au concours « Inventons la métropole du Grand Paris », l'ancienne peausserie EIF a fait l'objet d'un projet de reconversion qui permettrait de mettre en place un pôle d'activité dédié à l'économie sociale et solidaire et de construire de nouveaux logements.
« La reconversion de l’usine EIF et de ses abords présente un fort enjeu de régénération urbaine, au sein d’un ensemble paysager unique. La transformation du site de 1,9 ha sera un catalyseur de la valorisation patrimoniale, culturelle et agricole du quartier des Murs-à-Pêches, territoire emblématique de l’histoire horticole du plateau de Montreuil. A l’articulation de quartiers d’habitat social, de lieux de détente et d’équipements structurants, il bénéficiera de nouvelles mobilités avec les prolongements de la ligne de tramway 1 et des lignes de métro 1 et 11, renforçant son attractivité à l’échelle métropolitaine. »
Atelier parisien d'urbanisme, « Reconversion de l'usine EIF (abords Murs à pêches) ».
Voir plus...
« Le passage du futur tramway, qui empruntera le tracé actuel de l’autoroute, outre son intérêt propre de transport en commun, est un enjeu pour relier le haut et le bas Montreuil grâce à des voies perpendiculaires reconnectées et des aménagements sur les délaissés de l’ancienne autoroute et autour des futures stations. L’équipe municipale prévoit la création d’un écoquartier le long du passage du tramway, qui rejoindra celui des murs à pêches au niveau des stations Rosny/Mozinor et Théophile Sueur dans sa continuité à la hauteur de la rue Pierre de Montreuil. »
Manuel Martinez, Pierre Desgranges, Patrick Petitjean, « Commission extra-municipale sur l’aménagement du secteur des murs à pêches », janvier 1970.
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OBJECTIONS

ObjectionUn terrain qui recoupe des parcelles classées

« D’après l’élu [le député PS Razzy Hammadi], la municipalité a passé certains éléments sous silence. Le candidat socialiste s’appuie sur un courrier du préfet datant du 10 mai : le représentant de l’Etat dit avoir « été alerté par l’architecte des bâtiments de France » du fait que « le terrain proposé […] recoupe le site classé sur deux parcelles (NDLR : soit 0,27 ha) » et qu’une autorisation doit être obtenue avant tous travaux. »
Voir plus...
« Incompétence ? Maquillage ? Le classement « patrimoine » des parcelles concernées n’était nullement indiqué dans le cahier des charges (https://mursapeches.files.wordpress.com/2017/02/appel-acc80-projets-eif-ilovepdf-compressed.pdf). Bien au contraire, en qualifiant la zone « d’abords des murs à pêches », il s’agissait de dissimuler la vente d’un patrimoine protégé. C’était sans compter la vigilance du Conseil de Quartier, des associations, du Député et du Préfet. »
Association Murs à pêches, « EIF, « porte de sortie » des Murs à Pêches ? », 9 juin 2017.

ObjectionUne usine classée parmi les monuments industriels

« « Certes le concours va apporter des capitaux mais cela va aussi détruire du patrimoine. Il faut que le Grand Paris investisse le lieu mais pour en faire un site d’exception. Est-ce que l’on va construire au château de Versailles ? Non », s’agace Pascal Mage de l’association des murs à pêches. »
Elsa Marnette, « Montreuil : les riverains craignent un nouveau grignotage des Murs à pêches », Le Parisien, 5 février 2017.

ObjectionUn projet qui prépare les opérateurs privés à faire ce qu'ils veulent dans les prochaines années

« L’appel à projets mentionne en effet la possibilité de construire des logements sur le site et de « mettre le plan local d’urbanisme de la ville en compatibilité avec le projet retenu ». « Comme il y a cession des terrains à un opérateur privé, il pourra faire ce qu’il veut dans cinq ou dix ans », s’inquiète Bernard Lelièvre du conseil de quartier. »
Elsa Marnette, « Montreuil : les riverains craignent un nouveau grignotage des Murs à pêches », Le Parisien, 5 février 2017.
Sous-débat
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Le projet de reconversion de l'usine EIF prépare les opérateurs privés à faire ce qu'ils veulent des Murs à pêches de Montreuil
SOUS-ARGUMENTS OBJECTIONS
Aucun sous-argument n'a été entré. Objection La mairie de Montreuil cherche des garanties légales pour protéger les Murs à pêches
de l'argument pour aller plus loin.

ObjectionCe n'est pas aux promoteurs privés de choisir ce qui doit être fait de notre environnement

Le promoteur du projet, Bouygues, est une multinationale qui cherche avant tout à faire du profit en bétonnant. Ce n'est pas aux opérateurs privés de décider de ce qui doit être fait d'un patrimoine historique comme les Murs à pêches. Le terrain doit rester entre les mains des collectivités publiques.

Argument CONTREUn projet d'ateliers de maintenance du tramway

Le projet de prolongation de la ligne 1 du tramway nécessite la construction d'ateliers de maintenance sur une surface d'environ deux hectares. Cette surface ne peut être prise que sur une partie des Murs à pêches.
« Pour le fonctionnement du tram et donc pour la réalisation du projet, des ateliers de maintenance et de remisage doivent êtres aménagés par la RATP à la hauteur du passage sur Montreuil. Ces ateliers, qui doivent être conçus pour ne pas créer de nuisances pour le voisinage et pour se fondre dans le paysage, représentent en revanche une consommation importante de surface, environ deux hectares. »
Manuel Martinez, Pierre Desgranges, Patrick Petitjean, « Commission extra-municipale sur l’aménagement du secteur des murs à pêches », janvier 1970.
SOUS-ARGUMENTS
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OBJECTIONS

ObjectionLes emplacements proposés ne conviennent ni à la RATP ni aux associations

« Proposé par des études antérieures dans le secteur des murs à pêches le long de la rue Maurice Bouchor, à la place actuelle d’AFOR TP et des jardins du cœur, l’emplacement qui leur avait été réservé ne correspondait ni aux besoins de la RATP car ne permettant pas d’entreposer suffisamment de rames, ni à la municipalité qui aurait préféré les installer ailleurs que dans les murs à pêches et si possible les enterrer pour ne pas perdre de surface pour d’autres projets. La ville a donc proposé de tester d’autres emplacements, notamment hors des murs à pêches, le long et sous les voies du tram.

Les options enterrées et en dehors du secteur ont à regret du être rejetées car elles impliquaient notamment la création de longues trémies qui recréaient des ruptures importantes. Parmi les nouveaux emplacements étudiés, c’est finalement l’option située entre les rues Maurice Bouchor et Saint Antoine qui, par défaut, correspond le mieux à un aménagement du quartier permettant sa découverte et la préservation du paysage car elle est en bordure de secteur et ne crée pas de rupture du paysage en son centre, c’est aussi la moins consommatrice de surface. Le défi de cet aménagement est son intégration dans le paysage et les projets attenants ou la création de continuités : parc aquatique notamment et abords de la rue Saint Antoine. Les ateliers devront autant que possible avoir des hauteurs limitées en bordure de Saint Antoine et ne pas être « collés » à la rue. Ses toits pourraient permettre de développer des activités liées au parc aquatique par exemple avec un point de vue sur les murs à pêches.

L’option proposée sur l’échangeur rue de Rosny reste toutefois une alternative à étudier, dans la mesure où l’option de maintenir la tranchée serait envisagée, les ateliers s’abaisseraient alors au niveau de la tranchée. Mais il est rappelé que ce secteur est celui qui offre une des meilleures vues sur les murs à pêches ainsi qu’une opportunité de développement autour de la future station de tram et qu’il serait dommage de le dédier à des ateliers. Les membres de la commission se sont situés entre résignation et rejet de ces deux options. Aucune n’est satisfaisante pour la mise en valeur du quartier. Elles ne sont envisageables que si la seule solution pour permettre l’arrivée du tram est une implantation des ateliers dans cette zone. Elle suggère que de nouvelles études soient entreprises pour localiser cette implantation en dehors du quartier. »
Manuel Martinez, Pierre Desgranges, Patrick Petitjean, « Commission extra-municipale sur l’aménagement du secteur des murs à pêches », avril 2009.

ObjectionUn aménagement qui va occuper trop d'espace

« L’accueil des ateliers du tramway dans le site pose problème, tant par leur surface qui limitera la déambulation dans le site que par la hauteur du bâti qui ne permettra pas une intégration discrète dans le paysage. Toutes les solutions permettant d’implanter les ateliers du tramway en dehors du site, y compris la modification du tracé, devront être étudiées. »
Jacques Brunet, Gilles Clément, Véronique Ilié, Cathy Lamry, Manuel Pluvinage, « Contribution à la commission extra-municipale des murs à pêches », 7 avril 2009.

ObjectionUn aménagement qui ne s'intègre pas au paysage

« Les ateliers du tramway viendraient dénaturer le site des murs à pêches, alors que celui-ci est destiné à devenir un emblème de l’histoire de Montreuil, une ressource en matière écologique à l’heure des dérèglements climatiques et des pertes de biodiversité, un lieu touristique et patrimonial d’exception, et le cœur identitaire des « Hauts de Montreuil ». Les habitants, usagers et associations locales demandent donc que soit recherché un emplacement hors du site patrimonial des Murs à Pêches pour l'installation de ces ateliers. »
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« L’accueil des ateliers du tramway dans le site pose problème, tant par leur surface qui limitera la déambulation dans le site que par la hauteur du bâti qui ne permettra pas une intégration discrète dans le paysage. Toutes les solutions permettant d’implanter les ateliers du tramway en dehors du site, y compris la modification du tracé, devront être étudiées. »
Jacques Brunet, Gilles Clément, Véronique Ilié, Cathy Lamry, Manuel Pluvinage, « Contribution à la commission extra-municipale des murs à pêches », 7 avril 2009.

ObjectionUn projet qui va à l'encontre de la volonté des habitants

« La perspective de l’implantation de cette structure va à l’encontre de la volonté des habitants, usagers et associations. Jouissant d’un fabuleux écho médiatique dû à son glorieux passé, le quartier suscite un fort intérêt de la part des milliers de Montreuillois(e)s très attaché(e)s à leur patrimoine et qui le fréquentent régulièrement (Festival des Murs à Pêches, Journées du patrimoine, etc.). Les habitants, usagers et associations locales défendent la mise en œuvre d’autres projets d’envergure en synergie avec ce site naturel d’exception (environnementaux, agricoles, culturels, sociaux, économiques, pédagogiques…), et en conséquence la sauvegarde de ces terres cultivables et de ce paysage unique constitutifs du patrimoine horticole montreuillois. »

Argument CONTREUne zone de non-droit

La rue Saint-Antoine, cœur historique du site, est devenu une zone de non-droit, dont les alentours se sont peu à peu transformés en une gigantesque décharge publique. Cette zone est aujourd'hui une source de nuisances pour de nombreux habitants. Cette situation ne peut plus durer.
« Autre questionnement : le bruit. Le calme et le silence, reconnus comme essentiels, peuvent être menacés de différentes manières. Le cirque voisin, les concerts, les installations provisoires de Roms de Roumanie peuvent, à terme, générer des niveaux de bruits très supérieurs à ce qu’ils sont actuellement. Faut-il les réglementer ? »
SOUS-ARGUMENTS
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OBJECTIONS

ObjectionUn besoin de travail social

« Si certains membres de la commission ont évoqué les difficultés de cohabitation entre les habitants ou certaines activités associatives et certaines familles tsiganes ou individus isolés, tous ont convenu que ces difficultés pouvaient être levées par un travail social et par une amélioration des conditions de vie des familles tsiganes (sanitaires notamment). Les membres de la commission ont aussi convenu avec l’adjoint au logement que des terrains devaient êtres destinés à la mise en place de programme d’habitat spécifique pour les familles tsiganes du quartier qui souhaitent s’y maintenir mais qu’il ne fallait pas accueillir de nouvelles familles et permettre à celles qui le souhaitent de se reloger hors du secteur afin de limiter l’effet « ghetto ». La nécessité d’évaluer avec les familles les distances nécessaires entre elles a aussi été soulignée. »
Manuel Martinez, Pierre Desgranges, Patrick Petitjean, « Commission extra-municipale sur l’aménagement du secteur des murs à pêches », avril 2009.

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