À Cogolin, le maire RN se vante d’être hors la loi

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« Le dévoilement de plusieurs heures d’enregistrements de conversations téléphoniques entre le maire, un notable bistrotier et son fils, en février 2017, est édifiant : menaces et chantages à peine voilés, mépris affiché des petits commerçants, cynisme vis-à-vis de sa propre majorité qualifiée de « liste de débiles que je trimbale » accusée de « demander des choses pour eux » dans leur « pré carré ». La cerise sur le gâteau arrive quand il parle de lui-même : lui qui est « prêt à tout » pour rester maire « ad vitam aeternam », qui se vante d’être un « vrai petit écureuil » qui a mis de l’argent partout, et pas seulement en Croatie, et qui explique à son interlocuteur qui lui certifiait n’avoir jamais fait les choses hors la loi : « Tu as bien de la chance, moi j’ai fait ça toute ma vie. »

Quel vent de panique a poussé Marc-Étienne Lansade à se lâcher ainsi et pourquoi, un an après, les enregistrements sont-ils sortis ? Le contexte politique l’explique : après de nombreuses défections, la majorité municipale ne tenait plus qu’à un fil et des élections anticipées se profilaient. Le maire préparait déjà les élections de 2020 en voulant « faire une liste divers droite, avec tous les gens normaux ». Pour ce faire, il voulait des déclarations publiques d’allégeance de notables de la ville et était prêt à toutes les pressions dans ce but ; il ne les a pas obtenu, par contre, il a réussi à « retourner » un conseiller municipal de l’opposition et à écarter ainsi provisoirement le spectre d’un retour aux urnes anticipé.

Et maintenant ? Sur le plan judiciaire, les enregistrements saisis par la gendarmerie de Saint-Tropez ont atterri sur le bureau du procureur de la République à Draguignan. On attend les suites. Sur le plan politique, les espoirs de reclassement « divers droite » du maire sont très compromis et le fossé avec son opposition de droite, ses ex-colistiers « traîtres » et les notables cogolinois n’a jamais été si profond. Signe des temps, en mai, le maire a une fois de plus demandé au conseil municipal la protection juridictionnelle pour lui-même dans cette affaire. Mais le quorum n’étant pas atteint, il s’est permis de voter, ce qui est contraire à la loi vu qu’il est directement concerné.

L’opposition a saisi le préfet pour faire annuler cette délibération. Un deuxième vote a eu lieu au conseil municipal du 26 juin pour confirmer celui du mois précédent.

Cette histoire nauséabonde n’empêche pas la mairie de continuer son Monopoly juteux. Ainsi, le 13 juin, Var Matin annonçait que la régie municipale du port des Marines de Cogolin avait fait l’acquisition d’un ensemble immobilier pour 3 millions d’euros pour y installer un yacht-club et qu’elle allait emprunter 6 millions d’euros en 2018. »

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