Les EMI sont une reconstruction d'un modèle de réalité

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Présentation de l'argument [ modifier ]

Susan Blackmore a proposé un modèle complexe, intégrant les dimensions psychologiques et neurophysiologiques, pour rendre compte de l’ensemble de la séquence EMI. Son modèle est à ce jour l’un des plus élaboré.

Citations [ modifier ]

« Nous savons que notre cerveau est constamment en train de construire un modèle de la réalité qui nous entoure à partir de l’ensemble des signaux sensoriels qui lui parviennent. Le modèle de Blackmore spécule que lorsque ces signaux cessent, nous nous servons de notre mémoire et de fragments de perceptions pour reconstruire un modèle de notre réalité. Ainsi, l’expérience de décorporation résulterait de la tentative d’un cerveau agonisant de reconstruire un modèle de l’univers à partir de signaux sensoriels limités. Elle propose en outre que "l’expérience du tunnel et de la lumière" trouve son origine dans la structure du cortex visuel, la partie du cerveau qui traite les informations visuelles. Pour éviter tous "bruits de fond" au niveau de cette partie du cerveau, certains de ses neurones ont pour rôle d’inhiber l’activité de leurs voisins. En état de mort imminente, le manque d’oxygène produirait une désinhibition (réduction de cette inhibition), ce qui provoquerait une augmentation progressive de l’activité basale des cellules du cortex visuel. Dans la représentation du monde extérieur qui est organisée au niveau du cortex visuel, beaucoup de cellules représentent le centre de notre champ visuel, alors que très peu correspondent à ses bords. Aussi, si le bruit de fond augmente graduellement dans le cortex visuel, un point lumineux devrait tout d’abord être aperçu au centre du champ visuel, puis celui-ci devrait grossir peu à peu pour finalement occuper tout le champ, ce qui serait interprété par le cerveau comme un mouvement à travers un tunnel vers une source lumineuse. Cette hypothèse conduit à la prédiction suivante : une personne aveugle à cause d’un problème au niveau des yeux, mais ayant un cortex visuel normal devrait pouvoir vivre cet épisode de l’expérience, alors que si son handicap résulte d’un défaut au niveau du cortex visuel, elle ne devrait pas être capable de voir ce tunnel. Cette prédiction n’a pas encore été testée. »
Sylvie Déthiollaz, « Qu'en dit la science ? », noesis.ch.

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Sous-arguments

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Références

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