Le revenu de base favorise un meilleur rapport au travail

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Mots-clés : Revenu de base, Travail [ modifier ]

Résumé de l'argumentRésumé de l'argument [ modifier ]

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CitationsCitations [ modifier ]

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Sous-argumentsSous-arguments [ modifier ]

Sous-argumentLa négociation de meilleures conditions de travail

En offrant aux individus un revenu suffisant pour bien vivre sans travailler, le revenu de base change le rapport de force entre employeurs et employés, en faveur des employés : ces derniers pourraient alors négocier des salaires plus attractifs et de meilleures conditions de travail.
« Un revenu de base inconditionnel, permettant la réduction et la redistribution du temps de travail, facilitera une nouvelle forme de plein emploi, avec création de postes de travail supplémentaires. Cette offre d’emplois supplémentaire renforcera le pouvoir compensatoire des salariés et leur permettra de négocier des meilleures conditions de travail et d’existence. »
Collectif de l'initiative citoyenne européenne, « Initiative citoyenne européenne pour un revenu de base inconditionnel ».
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« L'obligation formelle de travailler et la dépendance au travail pour un revenu donne aux employés une position de négociation faible vis-à-vis des employeurs. Cela obstrue le libre fonctionnement du marché du travail. Un revenu de base donnera aux employés une position plus égale de négociation. Cela conduira à de meilleures conditions de travail, et des salaires plus justes. »
Fondation du revenu de base global, « Un revenu de base global ».
« Chaque citoyen a droit au revenu universel et le touche sans avoir à apporter de justification. Puisqu’il n’est pas contraint de travailler et n’est plus mis en concurrence avec une masse de chômeurs, le salarié peut mieux négocier ses conditions de travail. Alors que le travailleur est aujourd’hui contraint d’accepter les conditions d’embauche et de travail fixées par l’employeur, le revenu universel permet d’inverser le rapport de force et d’aller vers une activité choisie plutôt que subie. »
Mouvement Utopia, Le travail, quelles valeurs ? Idées reçues et propositions, p.65, Utopia, Paris, 2012.
SOUS-ARGUMENTS [ modifier ]
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OBJECTIONS [ modifier ]

ObjectionTout dépend du montant

Le revenu de base n'est garant de meilleures conditions de vie que s'il est d'un montant suffisant. Il faut que le montant versé suffise à assurer l'autonomie financière, notamment pour que le choix de ne pas travailler ou de réduire son temps de travail ne soit pas contraint par un besoin d'argent supplémentaire. Ce qui n'est le cas d'aucun modèle de revenu de base proposé par ses différents partisans.
« Les promoteurs libéraux du revenu inconditionnel proposent par exemple la suppression de tous les dispositifs de redistribution et même de certains dispositifs relevant du régime assurantiel (pensions de retraites ou allocations chômage par exemple) ! Typique de l'approche libérale, cette option ne saurait être retenue dans une version de gauche. En effet, accompagnée d'une suppression de tous les dispositifs de redistribution, la mise en place d'un revenu inconditionnel pourrait se traduire par une dégradation de la situation financière des plus démunis, surtout si le montant auquel ce revenu est fixé est particulièrement faible, comme le préconisent les libéraux... »
Baptiste Mylondo, Un revenu pour tous ! Précis d'utopie réaliste, Utopia, 2010.

ObjectionUne extension de la précarité

Si le montant du revenu de base est peu élevé, la généralisation du travail précaire a un coût social fort. Il s'agit dans ce cas d'une régression sociale, contre laquelle il s'agit justement de lutter.
« Un revenu de base dérisoire ne permettrait pas de refuser un emploi précaire ou trop mal payé. La « sécurité » des quelques centaines d’euros qu’il apporterait justifierait aux yeux des employeurs l’extension de toutes les formes d’emplois précaires et la baisse des salaires. La « flexisécurité » ainsi instaurée favoriserait la disparition de l’emploi statutaire ou à durée indéterminée, au profit du temps partiel imposé, de contrats courts, du recours généralisé aux « emplois Uber » et aux « auto-entrepreneurs ». Ces deux dernières « nouveautés » constituent en fait un retour aux formes les plus archaïques de l’exploitation, celles du « journalier » (fût-il un travailleur « intellectuel ») contraint de vendre individuellement sa force de travail sur le marché, sans aucune des garanties collectives qu’ont pu acquérir les salariés. »
Jean-Claude Laumonier, « Le revenu de base ou l’ombre de l’émancipation », 2016/10/01.

ObjectionUne situation favorable aux employeurs

« Le revenu de base est alternativement présenté selon les auteurs comme favorable aux employés ou aux employeurs, dans la négociation salariale. Il agirait respectivement comme un revenu d’appui pour l’offre de travail des salariés ou comme un effet d’aubaine pour la demande de travail par les entreprises, ces dernières ajustant alors les salaires à la baisse. Dans le premier cas, les salariés pourraient négocier leur contrat plus librement […]. Dans le second cas, le risque est que les entreprises convertissent le revenu de base en marges supplémentaires, aboutissant à une dégradation des relations de travail si le salaire minimum n’existe plus. »
Groupe de travail Revenu universel de la Fondation Jean-Jaurès, « Le revenu de base, de l’utopie à la réalité ? », 2016/05/22.
Sous-débat
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Le revenu de base est une mesure favorable aux employeurs
SOUS-ARGUMENTS OBJECTIONS
Aucun sous-argument n'a été entré. Objection Tout dépend des secteurs
de l'argument pour aller plus loin.

ObjectionUne situation irréaliste

Instaurer un revenu de base favorable à la population repose sur une inversion du rapport de force qui est tellement éloignée de la situation présente qu'elle nécessiterait, pour être réalisée, des luttes sociales d'ampleur qui ne semblent pas être au goût du jour.
« L’allocation universelle de solidarité au moins égale au salaire minimum garanti signifierait une socialisation généralisée du salaire contre les intermittences du travail. Inutile de préciser qu’il faudrait pour l’arracher un rapport de force extraordinairement favorable, alors que, dans la plupart des pays, l’heure est à la défense de la sécurité sociale, des minima sociaux, au refus de remettre en cause le salaire minimum, face aux assauts du patronat contre les solidarités acquises. Dans ce contexte concret, il est dangereux de jouer avec des revendications assez imprécises pour se prêter à des interprétations opposées. »

ObjectionUne baisse de la compétitivité économique

Si tous les citoyens d'un pays reçoivent un revenu de base suffisant pour vivre sans travailler, de nombreux emplois à bas salaire risquent d'être délaissés. Une conséquence probable est que pour attirer les gens à ces emplois, les employeurs doivent augmenter les salaires. Il en résulte pour les entreprises de ce pays une baisse de compétitivité économiqueWikipedia.svg

La compétitivité économique désigne la capacité d'un secteur économique, d'un territoire (pays, bassin économique…), d'une entreprise, à vendre et fournir durablement un ou plusieurs biens ou services marchands sur un marché donné en situation de concurrence.

Elle s'évalue au travers de la dynamique des parts de marché. Elle résulte de la capacité à être compétitif sur les prix, à proposer régulièrement des innovations et des services additionnels.

Source : Wikipédia
, dommageable pour l'économie nationale.
Sous-débat
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Instaurer un revenu de base conduit à une baisse de compétitivité
SOUS-ARGUMENTS OBJECTIONS
Aucun sous-argument n'a été entré. Objection C'est pour cela qu'il faut instaurer un revenu de base à une échelle supra-nationale
Objection Une plus grande flexibilité du travail
Objection Une hausse de productivité
de l'argument pour aller plus loin.

Sous-argumentUne sécurisation des parcours professionnels

« Dans le contexte d’un chômage de masse et d’une précarité croissante du travail qui touche en particulier les jeunes générations, la proposition d’un revenu de base apparaît sous un jour nouveau, comme l’invention d’un nouveau rapport au travail. D'une part, un tel dispositif permettrait une forme de sécurisation des parcours professionnels sur le plan financier et inciterait ainsi à davantage de prise de risque dans les choix individuels. »
Groupe de travail Revenu universel de la Fondation Jean-Jaurès, « Le revenu de base, de l’utopie à la réalité ? », 2016/05/22.
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Sous-argumentLa valorisation des activités bénévoles

Le « travail invisible » désigne l'ensemble du travail qui n'est pas rémunéré dans la société, du bénévolat au travail domestiqueWikipedia.svg

La production domestique comprend tout le travail à domicile (travail domestique) qui pourrait être accompli par autrui : ménage, entretien du linge, couture, jardinage, bricolage, éducation des enfants, soins aux animaux domestiques, soins à des parents, malades, handicapés ou personnes âgées, etc.

En comptabilité nationale, ce travail – non-rémunéré – correspond à la « production domestique » (on parle aussi d’« activités domestiques », et parfois « travail domestique », mais cette notion peut aussi désigner le travail rémunéré fait dans la sphère domestique) effectuée à l’intérieur des ménages.

Selon l'Institut national de la statistique et des études économiques (Insee) en 2012, les Français (notamment les Françaises) ont consacré, en 2010, en moyenne, trois heures par jour à des tâches domestiques (cuisine, ménage, courses et soins aux enfants, etc.), soit environ 60 milliards d'heures. Cette activité, si elle était valorisée au niveau du Salaire minimum interprofessionnel de croissance (Smic), équivaudrait au tiers de la richesse produite en France.

Source : Wikipédia
(cuisine, ménage, courses, soin des enfants, bricolage, etc.). Ce travail invisible est considérable à l'échelle nationale et pourtant il n'est pas rémunéré. Le revenu de base offrirait alors une compensation monétaire à ce travail effectué sans salaire.
« Il [est] intéressant de citer le décompte INSEE des heures de travail : la majorité, de 42 à 77 milliards d’heures, à comparer à 38 (pour l’année 2010) ne sont pas rémunérées. Le travail domestique, le soin apporté à ses enfants ou parents âgés, l’investissement associatif, autant de contributions sociales fondamentales qui ne donnent aujourd’hui pas lieu à contrepartie monétaire (sauf à garder les enfants des autres après avoir déposé les siens à la crèche subventionnée…). Le travail invisible de Pierre-Yves Gomez traduit particulièrement bien le glissement vers une société de rente, où le revenu est de moins en moins la contrepartie d’un travail effectif. Oui, un revenu de base inconditionnel apporte une réponse pertinente à la variété des contributions sociales utiles de la population. »
Voir plus...
« Beaucoup du travail que les personnes effectuent est non rémunéré, comme élever des enfants, le travail ménager ou le travail bénévole pour des organismes sociaux et personnes dans le besoin. Un revenu de base est une reconnaissance du fait que la plupart des personnes qui n'ont pas un travail officiel payé font néanmoins un travail important. »
Fondation du revenu de base global, « Un revenu de base global ».
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ObjectionUne incitation au travail gratuit

Considérer que le revenu de base rétribue le bénévolat peut avoir pour effet pervers d'inciter les entreprises et les collectivités à déléguer une partie du travail salarié, et donc rémunéré, à des associations ou des particuliers faisant ce travail généreusement, gratuitement. Cela peut donc contribuer à faire perdre des emplois.

Sous-argumentLa possibilité de se libérer du travail salarié

En offrant aux individus un revenu suffisant pour bien vivre sans travailler, le revenu de base facilite grandement le refus du travail, entendu en son sens étymologique de tripalium, de torture. Le revenu de base est une condition essentielle de l'émancipation du travail aliénant, le travail salarié.
« En fin de compte, une baisse soutenable de l'activité n'est envisageable qu'à moyen terme, laissant le temps à la société d'opérer progressivement sa mutation. Or, cette mutation est précisément l'objectif avoué du revenu inconditionnel. Cette mesure révolutionnaire vise à changer notre rapport au travail, à nous libérer de l'aliénation au travail et à la consommation, à réduire la place du travail dans nos vies. Ainsi, si plus personne ne veut travailler, tant mieux, peut-être pourrons-nous enfin cesser de perdre notre vie à la gagner... »
Baptiste Mylondo, Un revenu pour tous ! Précis d'utopie réaliste, Utopia, 2010.
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ObjectionTout dépend du montant

Le revenu de base n'est garant de meilleures conditions de vie que s'il est d'un montant suffisant. Il faut que le montant versé suffise à assurer l'autonomie financière, notamment pour que le choix de ne pas travailler ou de réduire son temps de travail ne soit pas contraint par un besoin d'argent supplémentaire. Ce qui n'est le cas d'aucun modèle de revenu de base proposé par ses différents partisans.
« Les promoteurs libéraux du revenu inconditionnel proposent par exemple la suppression de tous les dispositifs de redistribution et même de certains dispositifs relevant du régime assurantiel (pensions de retraites ou allocations chômage par exemple) ! Typique de l'approche libérale, cette option ne saurait être retenue dans une version de gauche. En effet, accompagnée d'une suppression de tous les dispositifs de redistribution, la mise en place d'un revenu inconditionnel pourrait se traduire par une dégradation de la situation financière des plus démunis, surtout si le montant auquel ce revenu est fixé est particulièrement faible, comme le préconisent les libéraux... »
Baptiste Mylondo, Un revenu pour tous ! Précis d'utopie réaliste, Utopia, 2010.

ObjectionUn risque de désocialisation, ennui et dépression

Le travail est un moteur important d'inclusion sociale et de satisfaction personnelle, le fait de ne pas travailler suscitant souvent un sentiment d'inutilité, comme l'attestent les sondages interrogeant les chômeursVoir le sondage IPSOS daté du 3 mai 1994, Paroles de chômeurs..
Sous-débat
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Le revenu de base favorise la solitude, l'ennui et la dépression
SOUS-ARGUMENTS OBJECTIONS
Aucun sous-argument n'a été entré. Objection Le travail peut aussi favoriser les mêmes problèmes
Objection Le chômage ne serait pas un problème dans une société où tout le monde aurait un revenu de base
de l'argument pour aller plus loin.

ObjectionUn temps libre imprégné de la logique productive du travail

Il ne suffit pas d'un revenu de base décent pour se libérer de l'emprise du travail salarié : les temps sociaux hors du travail, le « temps libre », sont dans notre société toujours conditionnés par les logiques du travail salarié.
« [P]our qu’advienne le « royaume de la liberté », il faut que les principes de fonctionnement du travail nécessaire aient été bouleversés. On ne peut être libéré de l’asservissement du salariat seulement à mi-temps : être exploité, contraint à un travail aliéné, ne serait-ce que deux heures par jour, c’est être asservi le reste du temps. Tout projet d’abandonner à ses maîtres actuels la sphère du travail salarié pour se libérer en dehors du travail, est par conséquent un mirage. Le temps libéré ne peut devenir un temps libre que si sa logique réussit à contaminer l’organisation du travail dans tous ses aspects. Les chômeurs, les précaires, les exclus ne sont évidemment pas plus libres parce qu’il sont moins longtemps salariés que les autres travailleurs. »

ObjectionNe pas se libérer du travail mais du capitalisme

Ce n'est pas le travail en soi qui est aliénant, mais le travail tel qu'il est conçu dans la société capitaliste. Si les travailleurs pouvaient s'approprier le produit de leur travail et en décider collectivement le devenir, leur travail n'aurait pas du tout le même sens et pourrait n'induire ni exploitation ni aliénation.

Sous-argumentLa suppression des trappes à inactivité

En donnant la possibilité de cumuler le revenu de base et un salaire, apporté par un emploi, le revenu de base ne crée pas de trappe à inactivitéWikipedia.svg

La trappe à inactivité (également connue sous le nom de piège à l'emploi en Belgique) désigne les désincitations que connaît une personne sans emploi à en trouver un, notamment en raison de la perte de revenus d'assistance qui résulterait de l'obtention d'un emploi. Elle est différente de la trappe à pauvreté qui désigne, elle, la désincitation à accroître le revenu d'une personne déjà employée (augmentation de la durée d'emploi ou de l'effort en vue d'avoir un meilleur taux de salaire).

Un écart inexistant, insuffisant ou même défavorable entre revenus d'inactivité et revenus d'activité peut aussi bien résulter de l'insuffisance de la rémunération du travail que de l'existence de prestations sociales.

Source : Wikipédia
, c'est-à-dire de situation dans laquelle il est plus intéressant économiquement d'être au chômage que d'avoir un emploi.
« Dans la plupart des systèmes de sécurité sociale, les allocations de travail ne sont plus versées ou elles sont réduites aussitôt qu'une personne retrouve un emploi rémunéré. Cela peut décourager de rechercher du travail, surtout pour les personnes au bas de l'échelle des salaires. Les bénéfices pécuniaires du travail peuvent alors être minimaux ou même négatifs, parce que le travail implique souvent des dépenses additionnelles (transport, garde d'enfants). C'est ce qu'on appelle souvent un piège de pauvreté. Dans un système de revenu de base, chaque heure supplémentaire de travail payé conduit à une augmentation du revenu, parce que l'allocation de revenu de base ne sera pas réduite. Cela fait que c'est plus profitable et facile pour les personnes de travailler à temps partiel. »
Fondation du revenu de base global, « Un revenu de base global ».
Voir plus...
« Comme ce revenu se cumule avec tout autre revenu, il évite l’effet de seuil de la protection sociale selon lequel, en dessous d’un certain niveau de revenu, il vaut mieux ne pas travailler ou bien travailler sans être déclaré pour ne pas perdre le bénéfice de son assistance, inconvénient de l’impôt négatif et de la plupart des autres formules d’assistance. »
Mouvement français pour un revenu de base, « Quelles sont les critiques ? ».
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ObjectionUne situation négligeable

Ces « trappes à inactivité » ne représentent qu'une proportion minime de chômeurs. L'intérêt économique ne guide pas les personnes en situation de chômage, qui recherchent aussi la reconnaissance sociale apportée par un emploi. Selon une étude [à préciser], un tiers des bénéficiaires de l'assurance chômage qui reprennent un emploi n'y ont pas un intérêt économiquement parlant.

ObjectionsObjections [ modifier ]

ObjectionsUne marginalisation des plus pauvres

« Face aux discours sur [l]a raréfaction [du travail], les personnes en situation de pauvreté ont été claires. Elles sont conscientes de la diminution des emplois peu qualifiés – elles en sont les premières victimes. Mais il est hors de question pour elles de renoncer au travail, en particulier pour les jeunes. Elles le savent d’expérience : celui qui ne travaille pas se retrouve trop souvent marginalisé et sans droit à la parole. Avec un revenu universel, ces personnes redoutent d’être abandonnées, définitivement évincées du monde du travail auquel elles aspirent. Elles redoutent de s’entendre dire : « Maintenant on vous a donné un peu d’argent, on ne veut plus vous entendre ». »
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Références bibliographiquesRéférences [ modifier ]

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