Le revenu de base est une bonne chose pour l'économie nationale

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Mots-clés : Revenu de base, Travail [ modifier ]

Résumé de l'argumentRésumé de l'argument [ modifier ]

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CitationsCitations [ modifier ]

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Sous-argumentsSous-arguments [ modifier ]

Sous-argumentUne incitation à la création d'entreprises

En offrant à tous un revenu suffisant pour bien vivre, le revenu de base permet à ceux qui voudraient créer une entreprise d'avoir un « filet de sécurité » au cas où celle-ci ne marche pas. Le revenu de base favorise ainsi le développement d'activités risquées, ou qui ne sont pas forcément rentables à court terme.
« Donner un revenu de base à tout le monde, serait-ce « payer les gens à ne rien faire » ? C’est ce que j’entends souvent autour de moi lorsque le sujet est évoqué. Pourtant, les personnes qui en bénéficieraient le plus pourraient bien être ceux-là mêmes qui créent de l’activité et des emplois dans l’économie. J’ai nommé les entrepreneurs. Je l’affirme avec autant d’aisance que mon métier est précisément d’investir de l’argent dans de jeunes entreprises. Au quotidien, j’ai donc en face de moi des hommes et des femmes qui se lancent dans l’aventure de créer leur propre activité. C’est dans ses premiers mois d’existence que l’entreprise a le plus besoin de financement, en particulier pour payer les salaires des collaborateurs. Dans une économie de plus en plus immatérielle, les ressources les plus précieuses sont en effet la matière grise et le temps, plus que les machines ou le stock. L’enjeu est donc de permettre aux entrepreneurs de libérer leurs talents – et ceux des autres – pour les mettre au service de leur projet. Bien souvent, ces personnes ont fait le choix de quitter le confort d’un emploi stable en CDI. D’autres démarrent directement dans l’aventure entrepreneuriale à la sortie de l’école ou après une période de chômage. Ceux-là n’ont même pas pu constituer une petite épargne avant de se lancer. »
Nicolas Debock, « Pôle emploi subventionne déjà la créativité des entrepreneurs », L'inconditionnel, n°1, décembre 2014.
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« Un revenu de base rend aussi les choses plus faciles pour les personnes qui veulent créer leur entreprise, parce qu'elles n'ont plus à se soucier de leurs moyens d'existence. En soutenant la création d'entreprises, surtout de petites entreprises, le revenu de base pourra améliorer le développement économique général et les possibilités d'emploi. »
Fondation du revenu de base global, « Un revenu de base global ».
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Sous-argumentUne relance de la consommation

En distribuant à tous une somme non négligeable d'argent, le revenu de base fait augmenter le pouvoir d'achat des ménages et permet de relancer la consommation.
« Un revenu de base supérieur au RSA actuel accroîtrait le pouvoir d’achat d’un grand nombre de ménages modestes, et donc la consommation, les ménages modestes dépensant une part plus importante de leur revenu que les ménages aisés. La hausse de la demande augmentera l’activité des entreprises, qui chercheront alors à embaucher et à investir davantage. Ceci permettra en retour un accroissement supplémentaire de la demande embarquant l’économie dans un cercle vertueux auto-entretenu, suivant le mécanisme bien connu du multiplicateur keynésien. »
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Sous-argumentUne réduction du chômage

Imaginons qu'un revenu de base soit instauré ; le revenu de base s'ajoute alors au salaire que l'on a en travaillant. Le revenu de base permet donc aux travailleurs de toucher un revenu de même montant que leur ancien salaire sans travailler autant d'heures. Par là le revenu de base favorise la réduction du temps de travail, et par conséquent la création d'emplois pour les chômeurs.
« Dans un système de revenu de base, chaque heure supplémentaire de travail payé conduit à une augmentation du revenu, parce que l'allocation de revenu de base ne sera pas réduite. Cela fait que c'est plus profitable et facile pour les personnes de travailler à temps partiel. Contrairement à la situation actuelle, où il y a beaucoup de personnes qui doivent faire de longues journées de travail pendant que d'autres ne peuvent pas trouver un travail, un revenu de base conduit à une meilleure distribution du travail rémunéré et à une réduction du chômage. »
Fondation du revenu de base global, « Un revenu de base global ».
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ObjectionUne aggravation du chômage

En incitant les citoyens à vivre aux dépens des personnes qui travaillent, et qui ne seront plus incitées à travailler, instaurer un revenu de base risque d'aggraver le chômage, déjà élevé.
« De toute évidence, le revenu universel incite à minimiser ses efforts productifs et à vivre aux dépens des autres. Symétriquement, ceux qui auraient la charge de financer par leurs impôts ce revenu universel seraient moins incités à développer leurs activités productives. Une telle réforme risquerait donc d’aggraver la situation actuelle de faible croissance et de chômage élevé. »

ObjectionMieux vaut lutter contre les causes du chômage

Plutôt que de compenser les défaillances du système actuel, il serait plus judicieux de lutter contre les causes du chômage et de créer les conditions d'un accès à l'emploi pour tous : en diminuant les prélèvements obligatoires, en partageant le travail entre tous, etc.
« Il serait plus important de recréer des conditions permettant au plus grand nombre de travailler et d’être bien rémunéré plutôt que de compenser les défaillances du système actuel par l’instauration d’un revenu universel. Dans la mesure où les défaillances actuelles sont essentiellement dues à un excès de prélèvements obligatoires, il conviendrait surtout de diminuer ceux-ci plutôt que de les augmenter par la création d’un revenu universel. »

Sous-argumentUne simplification administrative et fiscale

Puisque le revenu de base est inconditionnel, il est versé sans aucun contrôle ou presque. L'administration habituellement chargée de vérifier qu'il n'y a pas de fraude aux aides sociales que le revenu de base remplacerait (minimas sociaux, allocations familiales, aide au logement, aides à l'emploi, bourses scolaires et universitaires) n'aurait alors plus de place.
« La mise en place d’un revenu de base pourrait permettre de diminuer le coût de fonctionnement des administrations chargées de distribuer les aides sociales. En effet, plus besoin de contrôler les ressources du ménage ni les efforts des bénéficiaires pour rechercher un emploi. Les ressources budgétaires seront réorientées : moins de dépenses seront affectées à des fins de contrôle, mais davantage pour permettre d’accéder à l’activité (accompagnement des chercheurs d’emploi...). »
Jean-Éric Hyafil, Stanislas Jourdan, Hugo Stéphan, « Comment financer un revenu de base ? », L'inconditionnel, n°1, décembre 2014.
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ObjectionLa mise au chômage d'une partie du personnel administratif

Le revenu de base permet une simplification administrative qui conduit à mettre une partie du personnel administratif au chômage.

ObjectionsObjections [ modifier ]

ObjectionsPlus personne n'ira travailler

Si un revenu est versé sans obligation de travailler, une grande partie des gens feront le choix de moins travailler, voire de ne pas travailler du tout. Cela touchera particulièrement les travaux pénibles, qui risqueront d'être désertés. Au final, c'est la production nationale qui risque de baisser.
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ObjectionDes études et des sondages qui tendent à prouver que non

Différentes expérimentations de revenu de base ont eu lieu, et à chaque fois la baisse du nombre d'heures travaillées a été relativement faible. De même, des sondages demandant aux personnes interrogées si elles continueraient à travailler si elles touchaient un revenu de base ont révélé que la majorité des personnes continueraient de travailler, tout en considérant que les autres ne travailleraient plus.
Sous-débat
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ObjectionUn besoin de travailler

Les êtres humains n'aiment généralement pas rester passifs, assis sur une chaise longue toute la journée. Ils ont besoin de travailler, notamment pour accomplir certains besoins d'interaction sociale, d'estime ou d'accomplissement de soi.
« Plus personne ne travaillera ? Vraiment ? Le revenu de base inconditionnel nous pousserait à passer notre vie sur une chaise longue ? Depuis la nuit des temps, l’humain aime inventer, créer, se lancer des défis, monter des projets. Rester couché sur une chaise longue fait surtout rêver quand on vit dans un rythme effréné et quand on déteste son travail. Quand on a la possibilité de choisir ce que l’on veut vraiment faire de sa vie et pas dans la vie, la chaise longue ça va un moment, au début. Puis on se lasse. »
Mathieu Despont, « Le revenu de base pour pouvoir travailler (librement) », décembre 2014.

ObjectionUn montant qui incite à travailler

Il est tout à fait possible de fixer un montant de revenu de base suffisamment inférieur au salaire minimum pour inciter les gens à travailler. C'est d'ailleurs ce que font un grand nombre de partisans en proposant un montant bien inférieur au SMIC.
« Quel que soit son mode de calcul, le montant du revenu inconditionnel reste modeste. Il assure seulement à son bénéficiaire la possibilité de ne pas vivre dans la misère. Il sera donc tout naturellement incité à travailler pour augmenter ses revenus et jouir d’un meilleur train de vie. »
Mouvement français pour un revenu de base, « Quelles sont les critiques ? ».

ObjectionReconsidérer les travaux pénibles

Différentes choses pourraient être faites pour que les travaux pénibles soient malgré tout pris en charge. En particulier :

  • essayer de diminuer au maximum les travaux pénibles ;
  • mieux rémunérer les travaux pénibles ;
  • mêler les tâches pénibles aux tâches intéressantes et gratifiantes ;
  • instaurer un service civique ou un service d'intérêt général de tâches collectives.
« Le revenu inconditionnel est un dû de la collectivité à chacun de ses membres. Cela étant, rien n’interdit de l’assortir d’un service civique. En effet, malgré le progrès technique, il restera probablement dans nos sociétés une barre incompressible de travail non épanouissant, voire primaire, sale et servile. Si ces travaux sont indispensables à la collectivité, qu’ils soient assurés par tous, sur un temps donné, à définir comme une contribution sociale. »
Mouvement français pour un revenu de base, « Quelles sont les critiques ? ».
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ObjectionUne hausse de productivité

Ce n'est pas parce que le nombre d'heures travaillées diminue que la production baisse. Les heures non travaillées peuvent être compensées par l'augmentation de la productivité. En effet, la majorité des fois qu'il y a eu une réduction du temps de travail, on a constaté que la productivité augmentait.
« Quand bien même l'instauration d'un revenu inconditionnel entraînerait une diminution du temps de travail, celle-ci ne s'accompagnerait pas nécessairement d'une baisse équivalente de la production. Souvenons-nous par exemple que le passage aux « 35 heures » a entraîné une nette augmentation de la productivité des Français. L'hypothétique diminution du volume de travail n'aurait donc pas nécessairement un impact catastrophique sur l'activité économique. Notons au passage que les gains de productivité engendrés par les « 35 heures » ont été l'une des raisons de leur faible impact sur l'emploi. »
Baptiste Mylondo, Un revenu pour tous ! Précis d'utopie réaliste, Utopia, 2010.

ObjectionLa baisse de la production ne signifie pas la détérioration du bien-être

Le Produit intérieur brut (PIBWikipedia.svg

Le produit intérieur brut (PIB) est l'indicateur économique qui permet de quantifier la valeur totale de la « production de richesse » annuelle effectuée par les agents économiques (ménages, entreprises, administrations publiques) résidant à l'intérieur d'un territoire.

Le produit intérieur brut est le principal indicateur de la mesure de la production économique réalisée à l’intérieur d'un pays et l'un des agrégats majeurs des comptes nationaux.

Le PIB reflète donc l'activité économique interne d'un pays et la variation du PIB d'une période à l'autre est censée mesurer son taux de croissance économique.

Source : Wikipédia
) ne mesure pas le bonheur ou le bien-être. Ce n'est pas parce qu'il risque d'y avoir une diminution du PIB que les gens vivront moins bien.
« Admettons qu'une baisse du niveau d'activité économique se produise, pourquoi cela poserait-il problème ? L'économie du bonheur nous enseigne aujourd'hui que l'augmentation de la production ne s'accompagne pas toujours d'une augmentation du bien-être des sociétés. En 1972, l'économiste américain Richard Easterlin mettait déjà ce paradoxe en lumière : de 1945 à 1970, malgré une croissance économique continue, le niveau de bien-être des sociétés les plus riches n'a pas augmenté. Pour Easterlin l'explication de ce paradoxe est simple : passé un certain seuil de revenu, toute augmentation du niveau de vie ne se traduit plus par une augmentation du bien-être. C'est pourquoi une société opulente n'est pas nécessairement plus heureuse qu'une société disposant d'un niveau de vie plus modeste. Quelques comparaisons internationales offrent une illustration particulièrement éclairante de ce phénomène. Ainsi, en Europe, l'indice de bien-être déclaré par les Italiens – 6,3 sur 10 – est comparable à celui des Slovènes ou des Hongrois qui disposent pourtant d'un PIB par tête deux fois moins élevé. Plus étonnant encore, les mêmes Italiens se déclarent moins heureux que les Polonais – 6,7 sur 10 – dont le PIB par tête est trois fois moins élevé ! Et il ne s'agit pas là d'une exception italienne. On constate en effet qu'avec 20 000 € de PIB par tête, les Chypriotes sont nettement plus heureux – 7,9 sur 10 – que les Français par exemple – 7,1 sur 10 – dont le PIB par tête est d'environ 30 000 €. On peut donc être plus heureux avec moins. Dans ces conditions, on peut se demander si une baisse d'activité se traduirait réellement par une baisse de bien-être. »
Baptiste Mylondo, Un revenu pour tous ! Précis d'utopie réaliste, Utopia, 2010.
Sous-débat
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Une baisse du PIB n'entraine pas forcément de détérioration du bien-être
SOUS-ARGUMENTS OBJECTIONS
Sous-argument Le PIB ne mesure pas le bien-être
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de l'argument pour aller plus loin.

ObjectionUne baisse de production nécessaire et souhaitable

La décroissance du PIB est une bonne chose pour l'humanité et l'environnement. Le revenu de base est en ce sens un premier pas souhaitable vers la simplicité volontaire et la décroissance.
« [N]ous produisons trop aujourd'hui. Tellement trop qu'une baisse d'activité serait finalement bienvenue ! Nous produisons et consommons beaucoup trop aujourd'hui d'un simple point de vue écologique, la chose est entendue. Mais nous consommons trop aussi d'un point de vue social. Autrement dit, si nous vivons assurément au-dessus de nos moyens – moyens écologiques, dans le sens du dépassement des capacités de renouvellement des énergies fossiles dont nous avons consumé les réserves en à peine deux siècles, et du dépassement des capacités d'absorption par la biosphère de nos émissions de gaz à effet de serre – nous vivons également bien au-dessus de nos besoins. Entendons-nous bien, il n'est pas question ici d'un jugement moral. Il ne s'agit pas de définir autoritairement ce dont les individus ont réellement besoin et ce qui relève du superflu. Cet arbitrage revient évidemment à chacun de nous et doit se limiter à notre seule consommation personnelle. En revanche, on peut formuler l'hypothèse suivante : si nous avions la possibilité d'arbitrer librement entre travail et temps libre, et donc entre consommation et temps libre, peut-être consommerions-nous moins. Si nous pouvions réellement mettre en balance les objets que nous achetons et le travail, la peine, qu'il nous faut consentir pour nous les offrir, peut-être qu'une part d'entre nous préfèrerait travailler un peu voire beaucoup moins quitte à consommer moins. »
Baptiste Mylondo, Un revenu pour tous ! Précis d'utopie réaliste, Utopia, 2010.

ObjectionUn remède à la souffrance au travail

De nombreuses souffrances physiques et psychologiques sont liées au travail. Une réduction du temps de travail induite par un revenu de base pour tous permettrait d'en réduire le nombre.

ObjectionLes expériences passées montrent le contraire

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ObjectionDes salaires plus haut en réponse

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ObjectionsUne baisse de compétitivité

Si tous les citoyens d'un pays reçoivent un revenu de base suffisant pour vivre sans travailler, de nombreux emplois à bas salaire risquent d'être délaissés. Une conséquence probable est que pour attirer les gens à ces emplois, les employeurs doivent augmenter les salaires. Il en résulte pour les entreprises de ce pays une baisse de compétitivité économiqueWikipedia.svg

La compétitivité économique désigne la capacité d'un secteur économique, d'un territoire (pays, bassin économique…), d'une entreprise, à vendre et fournir durablement un ou plusieurs biens ou services marchands sur un marché donné en situation de concurrence.

Elle s'évalue au travers de la dynamique des parts de marché. Elle résulte de la capacité à être compétitif sur les prix, à proposer régulièrement des innovations et des services additionnels.

Source : Wikipédia
, dommageable pour l'économie nationale.
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ObjectionC'est pour cela qu'il faut instaurer un revenu de base à une échelle supra-nationale

Étant donnée la compétition économique internationale, il faut viser l'instauration d'un revenu de base à une large échelle, mondiale ou notamment européenne, de façon à limiter la concurrence entre les différents pays.

ObjectionUne plus grande flexibilité du travail

Avec l'instauration d'un revenu de base, la baisse de la compétitivité n'est pas une fatalité.

Tout dépend du montant du revenu de base. À un montant faible, le revenu de base peut servir de « filet de sécurité » à une flexibilisationWikipedia.svg

La flexibilité du travail est l'un des moyens permettant à une entreprise de s'adapter aux évolutions de sa demande et de son environnement. Cette flexibilité est une des composantes de sa réactivité industrielle. Elle implique toutes les ressources de l'entreprise et en particulier son personnel, par ses modes de gestion des ressources humaines.

Source : Wikipédia
plus poussée du travail, garante d'une meilleure compétitivité.

ObjectionUne hausse de productivité

Ce n'est pas parce que le nombre d'heures travaillées diminue que la production baisse. Les heures non travaillées peuvent être compensées par l'augmentation de la productivité. En effet, la majorité des fois qu'il y a eu une réduction du temps de travail, on a constaté que la productivité augmentait.
« Quand bien même l'instauration d'un revenu inconditionnel entraînerait une diminution du temps de travail, celle-ci ne s'accompagnerait pas nécessairement d'une baisse équivalente de la production. Souvenons-nous par exemple que le passage aux « 35 heures » a entraîné une nette augmentation de la productivité des Français. L'hypothétique diminution du volume de travail n'aurait donc pas nécessairement un impact catastrophique sur l'activité économique. Notons au passage que les gains de productivité engendrés par les « 35 heures » ont été l'une des raisons de leur faible impact sur l'emploi. »
Baptiste Mylondo, Un revenu pour tous ! Précis d'utopie réaliste, Utopia, 2010.

ObjectionsUn risque d'inflation

Donner un revenu de plusieurs centaines d'euros à chaque citoyen risque de faire augmenter les prix des produits de consommation courante, parce que les vendeurs se diront que les consommateurs disposent de plus d'argent dédié à ces dépenses (de la même façon que l'aide au logement a fait augmenter le prix des loyers, parce que les propriétaires se sont dit que les locataires disposaient de plus d'argent pour leur logement).
« L’introduction d’un revenu de base générerait enfin des effets d’équilibre général majeurs au niveau macroéconomique. De façon générale, le revenu de base peut à la fois entraîner une baisse de la production et une hausse de la demande. Le premier phénomène résulterait de la baisse de l’offre de travail d’individus préférant se consacrer aux loisirs, au bénévolat ou à la formation, tandis que la hausse du pouvoir d’achat permise par l’introduction du revenu de base expliquerait le second. Par conséquent, l’incidence inflationniste du revenu de base est très vraisemblable »
Groupe de travail Revenu universel de la Fondation Jean-Jaurès, « Le revenu de base, de l’utopie à la réalité ? », 2016/05/22.
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ObjectionUne inflation positive

L'inflation est justement recherché pour baisser le poids de la dette publique. Vu que le RU a un effet de compression des écarts de salaires, elle sera forcément limité.
« L'incidence inflationniste du revenu de base est très vraisemblable, ce qui peut évidemment être considéré comme positif dans le contexte particulier de la France de 2016, marqué par une inflation nulle ou faiblement négative. »
Groupe de travail Revenu universel de la Fondation Jean-Jaurès, « Le revenu de base, de l’utopie à la réalité ? », 2016/05/22.

ObjectionsUn risque de fraude pour les expatriés

Donner un revenu de base à tous les citoyens comporte le risque qu'une partie d'entre eux partent vivre à l'étranger, notamment dans un pays où le niveau de vie est moins élevé, et bénéficient du revenu de base sans en apporter de contrepartie.
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ObjectionUn revenu de base en monnaie locale non convertible

Une solution à ce problème est de fournir un revenu de base dans une monnaie qui ne peut être utilisée que dans la zone définie, et qui ne soit pas convertible dans une autre monnaie.

ObjectionLe revenue de base peut être lié à la taxe qui le finance

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Références bibliographiquesRéférences [ modifier ]

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