Pour les syndicats

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Sous-arguments [ modifier ]

Les syndicats permettent de regrouper et organiser la classe ouvrière

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Les syndicats permettent de regrouper et organiser la classe ouvrière
SOUS-ARGUMENTS OBJECTIONS
Aucun sous-argument n'a été entré. Les syndicats sont corporatistes
Les syndicats regroupent avant tout les couches privilégiées de la classe ouvrière
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Les syndicats permettent aux travailleurs de se défendre face à l'exploitation patronale

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Les syndicats permettent aux travailleurs de se défendre face à l'exploitation patronale
SOUS-ARGUMENTS OBJECTIONS
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« La pression sur le taux du salaire due à l'intérêt de chaque capitaliste individuel est considérablement accrue par la concurrence entre capitalistes. […] Contre cette pression constante et incessante, les ouvriers inorganisés n'ont aucun moyen effectif de résistance. Donc, dans les métiers où les ouvriers ne sont pas organisés, les salaires tendent constamment à baisser et le nombre d'heures de travail à augmenter. Lentement, mais sûrement, ce processus se poursuit. Les périodes de prospérité peuvent de temps à autre l'interrompre, mais les périodes de dépression qui suivent l'accélèrent encore plus. La classe ouvrière graduellement s'habitue à un niveau de vie de plus en plus bas. Tandis que la durée de la journée de travail s'approche de plus en plus de son maximum, les salaires, eux, s'approchent de plus en plus de leur minimum absolu, c'est-à-dire de la somme en dessous de laquelle il devient absolument impossible pour l'ouvrier de vivre et de se reproduire. »
Friedrich Engels, « Les syndicats (I) », 28 mai 1881.

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Objections [ modifier ]

Les syndicats ne sont pas à la hauteur des luttes à mener

Les syndicats cherchent à contrôler et si besoin freiner les luttes

« Si, en France ou aux États-Unis, les appareils syndicaux ont pu sauver leur existence, contrairement à l’Allemagne, c’est en devenant des interlocuteurs privilégiés du gouvernement. C’est ce que constatait Trotsky en août 1940 : « Il y a un aspect commun […] dans la dégénérescence des organisations syndicales modernes dans le monde entier : c’est leur rapprochement et leur fusion avec le pouvoir d’État ». La crise enlevait toute marge de manœuvre aux bureaucraties syndicales. Face à la puissance des grands groupes capitalistes, elles ne pouvaient conserver leur rôle d’intermédiaires entre patronat et travailleurs qu’en devenant des appendices des États pour subordonner et canaliser les luttes des travailleurs. »
Lutte ouvrière, « Les syndicats hier et aujourd'hui », Cercle Léon Trotsky, 15/10/2010.
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« Un des passages préférés de mon livre préféré sur le Front populaire est celui où Danos et Gibelin racontent dans Juin 36 la première rencontre entre patronat et syndicat à Matignon sous l’arbitrage de Léon Blum. Le patronat commence par faire un tableau apocalyptique de la situation quasi insurrectionnelle dans laquelle est en train de basculer le pays. La CGT en profite pour lui faire la leçon, lui disant en substance : si vous n’aviez pas passé votre temps à chasser nos militants de vos usines, peut-être que nous n’en serions pas là… Et les patrons (paraît-il) de baisser la tête… »

Les syndicats ne cherchent qu'à négocier des miettes et le poids de nos chaînes

Les directions syndicales sont vendues à l'État et au patronat

La lutte syndicale est vouée à un éternel recommencement

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La lutte syndicale est vouée à un éternel recommencement
SOUS-ARGUMENTS OBJECTIONS
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« Ainsi, c’est à travers l’action des syndicats que la loi des salaires est imposée aux employeurs, et que les ouvriers des métiers bien organisés sont capables d’obtenir, au moins approximativement, toute la valeur de la force de travail qu’ils louent à leurs employeurs ; et que, avec l’aide des lois de l’État, les heures de travail sont fixées nu moins pour ne pas excéder de trop cette longueur maximum au-delà de laquelle la force de travail est prématurément épuisée. Ceci, cependant, est le maximum que les syndicats, tels qu’ils sont actuellement organisés, puissent espérer obtenir, et cela seulement par une lutte constante, par une immense dépense de force et l’argent ; et encore, les fluctuations économiques, une fois tous les dix ans au moins, détruiront en un moment ce qui a été conquis et le combat devra recommencer. C’est un cercle vicieux auquel il n’y a pas d’issue. La classe ouvrière reste ce qu’elle était et ce que nos grands-pères chartistes n’avaient pas peur de l’appeler : une classe d’esclaves salariés. Est-ce que ce doit être là le résultat final de tout ce travail, de tous ces sacrifices et souffrances de la classe ouvrière ? Est-ce cela qui demeure à jamais le plus haut but des ouvriers britanniques ? Ou bien ceux-ci doivent-ils au moins essayer de briser ce cercle vicieux et trouver une issue dans une lutte pour l’abolition du système salarial dans son ensemble ? »
Friedrich Engels, « Les syndicats (I) », 28 mai 1881.
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« De nombreux symptômes indiquent que la classe ouvrière de ce pays commence à se rendre compte qu’elle s’est engagée depuis quelque temps sur la mauvaise voie. En effet, elle commence à comprendre que l’agitation actuelle, parce qu’elle tourne exclusivement autour de questions d’augmentation de salaires et de diminution d’horaires de travail, la maintient dans un cercle vicieux sans issue, car le mal fondamental ne réside pas dans le bas niveau des salaires, mais dans le système du salariat lui-même. »
Friedrich Engels, « Les syndicats (II) », 4 juin 1881.

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Références

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