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Autoévaluation du débat : Faut-il légaliser le cannabis ?

De Wikidébats
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Veuillez déterminer, pour l'argument ci-dessous :
  1. s'il est fondé (vrai, correct, exact), discutable (incertain, insatisfaisant, pas sûr) ou infondé (fondé sur des erreurs de raisonnement ou des faits inexistants ou trop incertains) ;
  2. s'il n'est pas important (il ne compte pas dans le débat), peu important (il n'apporte pas grand-chose), assez important (il faut en tenir compte), important (il pèse un poids certain dans la délibération) ou très important (décisif).

Précisons qu'un argument faux peut être important (s'il était vrai, il serait décisif dans la discussion) et qu'un argument bien fondé peut être négligeable (il est vrai mais n'a pas beaucoup d'importance dans le débat).

En pondérant chaque argument selon son bienfondé et son importance, vous lui affecterez un certain poids. Leur somme permet d'estimer votre opinion globale sur le débat.

Argument POUR 1 sur 7

Argument POURLa prohibition du cannabis est inefficace

Aucun résumé ni citation n'a été entré pour le moment.
SOUS-ARGUMENTS

Sous-argumentLa consommation de cannabis augmente

« Plus de 13 millions de Français ont expérimenté au moins une fois du cannabis, avec une hausse progressive depuis le début des années 1990 – la proportion d'expérimentateurs parmi les 18-64 ans, qui atteignait les 24 % en 2000, est ainsi passée à 29 % en 2005, puis à 33 % en 2011. »
Alain Rigaud, Laurent Appel, Faut-il dépénaliser le cannabis ?, p.70, Le Muscadier, 2013.
Sous-débat
Le débat continue. Consultez la page détaillée
La consommation de cannabis augmente en France
SOUS-ARGUMENTS OBJECTIONS
Aucun sous-argument n'a été entré. Objection Il y a des signes de fléchissement de la consommation
de l'argument pour aller plus loin.

Sous-argumentLe cannabis reste très accessible

« Les enquêtes en population générale fournissent une autre mesure de l'accessibilité en questionnant la perception qu'ont les individus de la facilité avec laquelle ils pourraient ou peuvent se procurer du cannabis. Elles montrent ainsi que le cannabis paraît très accessible à la majorité des Français, qu'ils consomment ou non : près de six personnes âgées de 15 à 64 ans sur dix (58,0 %) jugent qu'il leur serait facile d'obtenir du cannabis en 24 heures, s'ils en voulaient (30,4 % assez facile et 27,5 % très facile). Les hommes de 20-25 ans sont particulièrement nombreux à partager cette opinion (79,2 % contre 61,3 % dans le reste de la population). Moins d'une personne sur dix (7,2 %) dit ne pas pouvoir se prononcer sur la question, cette proportion augmentant de façon nette avec l'âge des personnes interrogées, de 2,0 % parmi les 15-19 ans à 14,3 % parmi les plus de 55 ans. Il faut reconnaître que cette question trouve ses limites face aux individus qui n'ont aucune envie de se procurer du cannabis et n'acceptent pas vraiment la mise en situation qui leur est proposée. Les difficultés semblent peu affecter la plupart des consommateurs. L'anticipation par la constitution des petites réserves, le dépannage entre usagers et le recours à d'autres réseaux d'approvisionnement tendent à amortir l'impact d'une réduction momentanée de la disponibilité. Un consommateur régulier et averti est en mesure, en toute circonstance, de satisfaire ses besoins d'une forme ou d'une autre de cannabis. »
Observatoire français des drogues et toxicomanies, « Cannabis, données essentielles. Partie 3 : le marché du cannabis en France », OFDT, p.67-68, 2007.

Sous-argumentL'interdit rend le cannabis plus attractif

Un produit autorisé est moins attractif qu'un produit interdit. Ce sont les risques pour la santé ou la désapprobation sociale qui dissuadent les jeunes.
« La prohibition crée une attirance pour l'interdit : dans les pays où la drogue est légale, la consommation stagne. »
Frédéric Beigbeder, Drogues : Pourquoi la légalisation est inévitable, p.9, Denoël, 2011.
Voir plus...
« Il y a eu des études sur des personnes qui ne consomment pas de cannabis (ces études ont surtout porté sur des étudiants). Celles-ci ont motivé leur choix non pas à cause de la loi, mais par crainte des risques pour la santé ou encore d'une désapprobation sociale dans leur milieu. »
Erickson - 2001, Les drogues. Les coûts cachés de la prohibition, p.190, Lanctôt, 2003.
Sous-débat
Le débat continue. Consultez la page détaillée
L'interdit rend le cannabis plus attractif
SOUS-ARGUMENTS OBJECTIONS
Aucun sous-argument n'a été entré. Objection L'interdiction est plus dissuasive qu'attractive
Objection Le tabac et l'alcool, licites, sont très attractifs
de l'argument pour aller plus loin.

Sous-argumentLes sanctions ne sont pas dissuasives

« La peur de la sanction ne dissuade que les individus déjà les moins susceptibles de consommer et qui n'ont pas d'usage problématique. D'après le rapport 2011 de l'OEDT, il n'y a pas de corrélation entre le niveau de répression et la baisse de l'usage – et à l'opposé, la dépénalisation n'entraîne pas d'augmentation significative de la consommation de cannabis. »
Alain Rigaud, Laurent Appel, Faut-il dépénaliser le cannabis ?, p.87 et 90, Le Muscadier, 2013.
Voir plus...
« De toute façon, la plupart des jeunes fument ; si on ne fait que de la répression, le trafic continuera. »
Groupe de lycéens de 1re ES, « Le cannabis ? Chut ! », Le Monde, 9/11/2012.
Sous-débat
Le débat continue. Consultez la page détaillée
Les sanctions contre les consommateurs de cannabis ne sont pas dissuasives
SOUS-ARGUMENTS OBJECTIONS
Aucun sous-argument n'a été entré. Objection Des faits montrent qu'elles peuvent l'être
Objection Il faut faire preuve de pédagogie
de l'argument pour aller plus loin.

Sous-argumentL'interdiction peut être contournée

« L'interdiction a été accompagnée par l'essor de nouvelles molécules de synthèse qui imitent les effets du cannabis mais qui, n'étant pas interdites, échappent de fait à la législation. »
MacCoun et Reuter (2001), Faut-il dépénaliser le cannabis ?, p.11, Le Muscadier, 2013.

Sous-argumentLes comportements addictifs sont très peu sensibles aux lois

« La poursuite de la consommation malgré la connaissance de ses conséquences négatives fait d'ailleurs partie de la définition de l'addiction. La prohibition et la répression de l'usage ne sauraient donc être suffisantes pour empêcher les consommations des substances psychoactives car, pour les usagers, elles ne sont pas seulement nocives, mais aussi attractives. »
Alain Rigaud, Laurent Appel, Faut-il dépénaliser le cannabis ?, p.76, Le Muscadier, 2013.

Sous-argumentLa prohibition passe à côté des motifs de la consommation

« Si certaines personnes consomment des quantités de nourriture telles qu'elles nuisent à leur santé, on ne cherche pas la cause de ce comportement dans la nourriture, mais dans les motivations qu'elles ont à manger de manière compulsive. (...) De la même manière, si certaines personnes consomment des drogues illicites au point de ne plus pouvoir gérer leur vie, il y a lieu de s'interroger non pas sur les drogues, mais sur les motivations de ces personnes à les consommer de cette manière. »
Lise Beauchesne, Les drogues. Les coûts cachés de la prohibition, p.121, Lanctôt, 2003.

Sous-argumentLa prohibition de l'alcool au début du XXème siècle a été un échec

« Au début des années 1930, l’échec de la tentative était patent et très largement reconnu. Il était évident que la Prohibition avait donné lieu à un boom de la criminalité organisée, et avait contribué à considérablement développer les ravages de la corruption au sein de la classe politique et de l’institution judiciaire. En outre, elle avait causé un dommage évident aux finances publiques : le manque à gagner fiscal et douanier était très substantiel, fraude et contrebande échappaient à tout contrôle. En outre, aucune diminution décisive de la consommation d’alcool ne venait compenser ce lourd passif. Bien au contraire ! »
François Bujon de l'Estang, « La prohibition aux Etats-Unis dans les 1920 : Un échec cuisant », Colloque de l’Académie du Vin de France et de la Société de Géographie, 27/01/2012.

Sous-argumentLa prohibition est contreproductive

Les pays qui ont légalisé le cannabis ont vu leur consommation diminuer.
OBJECTIONS

ObjectionCe n'est pas parce qu'une politique a échoué que l'on doit y renoncer

« L'interdiction de la pédophilie, des vols, viols et crimes ne les a pas éradiqués, mais ce n'est pas une raison pour y renoncer. »
Jean Costentin, Faut-il dépénaliser le cannabis ?, p.112, Le Muscadier, 2013.

Pour moi, cet argument est :

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