Nourrir les villes et l'armée était une question vitale pour les bolcheviks

De Wikidébats
Aller à : navigation, rechercher

Présentation de l'argument

[ + Ajouter un résumé ]

Citations [ modifier ]

« Si les horreurs de la guerre civile sont dès lors partagées entre « rouges » et « blancs », la matrice de toutes les terreurs à venir résiderait cependant dans une guerre cachée, une guerre dans la guerre, contre la paysannerie. Afin d’inscrire les victimes de la famine de 1921-1922 au tableau des crimes du communisme, Nicolas Werth tend parfois à la présenter parfois comme le résultat d’un choix d’extermination délibéré de la paysannerie. Les documents sur la répression des villages sont souvent accablants. Mais est-il possible pour autant de dissocier les deux problèmes, celui de la guerre civile et celui de la question agraire ? Pour faire front à l’agression, l’Armée rouge a dû mobiliser en quelques mois quatre millions de combattants qu’il a fallu équiper et nourrir. En deux ans, Pétrograd et Moscou ont perdu plus de la moitié de leur population. L’industrie dévastée ne produisait plus rien. Dans ces conditions, pour nourrir les villes et l’armée, quelle autre solution que les réquisitions ? Sans doute peut-on imaginer d’autres formes, tenir compte, avec le recul du temps, de la logique propre d’une police politique, des dangers d’arbitraire bureaucratique exercé par des tyranneaux improvisés. Mais c’est une discussion concrète, en termes de choix politiques, d’alternatives imaginables devant des épreuves réelles, et non de jugements abstraits. »
Daniel Bensaïd, « Communisme contre stalinisme », Rouge, n°1755, 1997.

[ ± Ajouter ou retirer une citation ]

Sous-arguments [ modifier ]

Lénine a rejeté, en décembre 1919, de manière argumentée, les accusations de violences contre les paysans

Page détaillée
Lénine a rejeté, en décembre 1919, de manière argumentée, les accusations de violences contre les paysans
SOUS-ARGUMENTS OBJECTIONS
En 1921 quand Lénine lance la NEP il s'adapte aux réalités
Aucune objection n'a été entrée.
[ modifier ]
« S'il est pourtant une très vaste part de la population sur laquelle est censée s'exercer la systématique violence "léniniste" "préfigunt la violence stalinienne, c'est la paysannerie. C'est même là une antienne de l'histoire totalitariste de l'Union Soviétique. Dans son Lénine Hélène Carrère d'Encausse, par exemple, écrit péremptoirment -sans le moindre texte à l'appui- que Lénine "n'a jamais cru à la nécessité de traiter la paysannerie avec ménagement", alors qu'il ne cesse de dire le contraire ": jamais aucun bolchevik, aucun socialiste sensé n'a jamais admis l'idée de la violence contre les paysans moyens. Tous les socialistes ont toujours parlé d'un accord avec eux, d'un ralliement gaduel et librement consenti des paysans moyens au socialisme " (t. 36, 516 ; cf aussi t. 28, 208 ; t. 30, 185... ). Nous n'admettons aucune violence à l'égard de la paysannerie moyenne" répète-t-il encore et encore tout au long du VIIè Congrès du PC (b) en mars 1919 (t. 29, 205 - c'est justement de ce principe essentiel que Staline va faire gravement litère en 1929) - une violente lutte de classe n'étant inévitable que contre les koulaks, paysannerie riche définie notamment par l'exploitation de main d'oeuvre salariée - encore que même en ce cas, précise Lénine, "nous ne sommes pas aussi catégoriques que pour la bourgeoisie" (t. 29, 205) »
Lucien Sève, Octobre 1917. Une lecture très critique de l'historiographie dominante. Suivi d'un choix de textes de Lénine, p.35-36, "La Terreur nous a été imposée", Editions sociales les parallèles, 1917 + cent, Paris, 2017.
Voir plus...
Voir les citations restantes dans la page détaillée de l'argument.

[ ± Ajouter ou retirer un sous-argument ]

Objections

[ ± Ajouter ou retirer une objection ]

Références

[ ± Ajouter ou retirer une référence ]

Débat parent