Les morts décomptés dans le Livre noir du communisme ne sont pas tous imputables au communisme

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Présentation de l'argument

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Citations [ modifier ]

« Cette comptabilité macabre de grossiste, mêlant les pays, les époques, les causes et les camps a quelque chose de cynique et de profondément irrespectueux pour les victimes elles-mêmes. Dans le cas de l'Union soviétique, elle aboutit à un total de 20 millions de victimes sans que l'on sache ce que le chiffre recouvre exactement. Dans sa contribution au Livre noir, Nicolas Werth rectifie plutôt à la baisse les estimations approximatives courantes. Il affirme que les historiens, sur la base d'archives précises, évaluent aujourd'hui à 690 000 les victimes des grandes purges de 1936-1938. C'est déjà énorme, au-delà de l'horreur. Il parvient en outre à un nombre de détenus du Goulag d'environ deux millions en moyenne annuelle, dont une proportion plus importante qu'on ne le croyait a pu être libérée, remplacée par de nouveaux arrivants. Pour atteindre le total de 20 millions de morts, il faudrait donc ajouter aux chiffres des purges et du Goulag, ceux des deux grandes famines (cinq millions en 1921-1922 et six millions en 1932-1933), et ceux de la guerre civile, dont les auteurs du Livre noir ne peuvent pas démontrer, et pour cause, qu'il s'agit de « crimes du communisme », autrement dit d'une extermination froidement décidée. Avec de tels procédés idéologiques, il ne serait pas très difficile d'écrire un Livre rouge des crimes du capital, additionnant les victimes des pillages et des populicides coloniaux, des guerres mondiales, du martyrologue du travail, des épidémies, des famines endémiques, non seulement d'hier, mais d'aujourd'hui. Pour le seul vingtième-siècle, on dénombrerait sans peine plusieurs centaines de millions de victimes. »
Daniel Bensaïd, « Communisme contre stalinisme », Rouge, n°1755, 1997.

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Sous-arguments [ modifier ]

L'internationale communiste est née en 1919 du constat que la "grande guerre" capitaliste avait fait 10 millions de morts et beaucoup plus d'estropiés

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L'internationale communiste est née en 1919 du constat que la "grande guerre" capitaliste avait fait 10 millions de morts et beaucoup plus d'estropiés
SOUS-ARGUMENTS OBJECTIONS
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« Le système capitaliste fut dès son début un système de rapine et d'assassinats massifs. Les horreurs de l'accumulation primitive, la politique coloniale qui, au moyen de la Bible, de la syphilis et de l'alcool, amena l'extermination impitoyable de races et de peuplades entières ; la misère, la famine, l'épuisement et la mort prématurée d'innombrables millions de prolétaires exploités, la répression sanglante de la classe ouvrière lorsqu'elle s'insurgeait contre ses exploiteurs, et enfin la boucherie immense et inouïe qui a transformé la production mondiale en une production de cadavres humains — voilà l'image de l'ordre capitaliste.

Dès le début de la guerre les classes dominantes qui, sur les champs de batailles avaient tué plus de dix millions d'hommes et en avaient estropiés encore bien davantage, ont érigé à l'intérieur de leurs pays aussi le régime de la dictature sanglante.

Le gouvernement tsariste russe fusilla et pendit les ouvriers, organisa des pogromes contre les juifs, extermina tout ce qui vivait dans le pays. La monarchie autrichienne étrangla dans le sang l'insurrection des paysans et des ouvriers ukrainiens et tchèques. La bourgeoisie anglaise assassina les meilleurs représentants du peuple irlandais.L'impérialisme allemand fit rage à l'intérieur de son pays et les marins révolutionnaires furent les première victimes de cette brute. En France on abattit les soldats russes qui n'étaient pas prêts à défendre les profits des banquiers français. En Amérique la bourgeoisie lyncha les internationalistes, condamna des centaines parmi les meilleurs prolétaires à vingt ans de travaux forcés, abattit les ouvriers pour faits de grèves. »
Troisième Internationale, [materialistes.com Résolution sur la Terreur Blanche], mars 1919.

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Objections

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Références

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