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Le communisme soviétique n'a pas fait 20 millions de morts mais un peu moins de 800 mille

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Résumé de l'argumentRésumé de l'argument [ modifier ]

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CitationsCitations [ modifier ]

« S’agissant des condamnations à mort, Wheatcroft les évalue d’après les archives à 799. 000 sur la période 1921-1953 dont 682. 000 durant la période des grandes purges de 1937 1938. On est ici très loin du slogan des “20 millions de morts de Staline” propagé par l’extrême-droite et repris en cœur par la propagande anti-communiste durant la guerre froide »
Auteur anonyme, « Vrais chiffres du goulag vs propagande anticommuniste : les faits historiques », Initiative communiste journal mensuel du Pôle de la Renaissance Communiste en France, 12 novembre 2017.

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Sous-argumentsSous-arguments [ modifier ]

Sous-argumentPeut-être même un peu moins : 640 à 643 mille

D'après une autre source d'archives soviétiques communiquée par Nicolas Werth en 1993. Ainsi, le 14 février 1954 le procureur de l’URSS, le ministre de la justice et le ministre de l’intérieur envoyèrent une note à N. Khrouchtchev : entre le 1er janvier 1921 et le 1er février 1954, 3.777. 380 condamnations pour « activités contre-révolutionnaires » (et non 4 millions 60 mille) « par les collèges spéciaux et les troikas de l’OGPU et du NKVD ; le collège militaire de la Cour suprême et les tribunaux militaires.» dont 642.980 condamnations à mort et "peut-être un demi-million" en 1937-1938. La tranche chronologique1921-1954 est un peu plus étendue que la précédente (1921-1953) Nicolas Werth « Goulag, les vrais chiffres », L’Histoire N° 169, septembre 1993, p. 50
« On sait le flou qui entourait la notion d’ « activités contre-révolutionnaires ». Néanmoins ce document donne un ordre de grandeur : peut-être un demi-million d’exécutions pour les deux années les plus terribles de la répression ; tous les témoignages en effet confirment, en effet que les exécutions de « politiques » furent beaucoup plus rares au cours des autres années. Un second document –révélé aux seuls délégués du Plénum du Comité central qui se tint du 22 au 28 juin 1957 et qui condamna le « groupe antiparti » Molotov- Malenkov-Kaganovitch, et récemment exhumé – fait état de 681.692 (toutes "catégories "confondues, « droits communs » et « politiques ») en 1937-1938. »
Nicolas Werth, « goulag les vrais chiffres », L'Histoire, p.50, Paris, septembre 1993.
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Voir les citations restantes dans la page détaillée de l'argument.
« En février 1954, un certificat a été préparé au nom de NS Khrouchtchev, signé par le procureur général de l'URSS R. Rudenko, ministre des Affaires intérieures de l'URSS S.Kruglov et ministre de la Justice de l'URSS K.Gorshenin, dans lequel le nombre de personnes condamnées pour crimes contre-révolutionnaires pour la période allant de 1921 au 1er février 1954. Au total, pendant cette période, 3. 777. 380 personnes ont été condamnées par le Collège OGPU, les troïkas du NKVD, la Réunion spéciale, le Collège militaire, les tribunaux et les tribunaux militaires, dont 642. 980 condamnés à la peine capitale ; (...) Il faut le souligner : du document officiel de l'État ci-dessus, il découle que pour la période de 1921 à 1953. moins de 700. 000 personnes arrêtées pour des raisons politiques ont été condamnées à mort. »
Victor Zemskov, « Le goulag (aspect historique et sociologique) », Revue sociologique, n°6 Sociologiceskie issledovanija, p.p. 3-16 (12-13), 1991.
SOUS-ARGUMENTS
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OBJECTIONS
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ObjectionsObjections [ modifier ]

ObjectionsSi l'on ne compte pas les victimes de la grande famine en Ukraine, celles de la dékoulaisation ni les morts au Goulag, on peut baisser artificiellement le nombre de morts

« Selon certains 10 à 18 millions de personnes séjournèrent dans les camps du Goulag (1,6 million de détenus y mourant, victimes de maladies et de traumatismes provoqués par la faim, l'épuisement et le froid, ou sous les balles des gardiens)4,5 et plusieurs millions furent exilées ou déportées dans diverses régions de l'Union soviétique6,7. Pour d'autres le nombre impressionnant de détenus se limite à quelques millions entre 1934 et 1953. 963 766 d'entre eux périrent de faim et d'épuisement ; mais surtout pendant les années de guerre 1941-1945 imposées à l'URSS par l'invasion allemande. Entre 1921 et 1953, sur 4 060 306 personnes condamnées, 799 455 furent exécutées, dont 681 692 dans les années 1937-19388. Toujours en 1993, Nicolas Werth citait un chiffrage légèrement inférieur sur la base d'une autre source d'archive : le 14 février 1954, le procureur de l’URSS, le ministre de la justice et le ministre de l’intérieur envoyèrent une note à N. Khrouchtchev communiquant des estimations pour une période un peu plus étendue « entre le 1er janvier 1921 et le 1er février 1954 : 3 777 380 condamnations pour « activités contre-révolutionnaires » « par les « collèges spéciaux » et les « troïkas » de l’OGPU et du NKVD ; le collège militaire de la Cour suprême et les tribunaux militaires ». 642 980 d'entre eux furent condamnés à mort9. On y ajoutera entre 1929 et 1933 2 100 000 victimes par la déportation de la dékoulakisation dont en 1930 et 1931 1 800 000 paysans qualifiés de koulaks. Parmi eux 530 000 à 600 000 hommes femmes et enfants moururent10. En 2017, Nicolas Werth et Luba Jurgenson évoquent les chiffres de 20 millions de détenus et 4 millions de morts dans leur ouvrage Le Goulag entre 1929 et 195411. »
Auteur anonyme, « Goulag », Wikipédia.
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« Il y a eu deux séries de famines en URSS, la première en 1921, causée par la désorganisation de l'agriculture à la suite de la Révolution d'Octobre, la seconde, artificielle, liée à la collectivisation des terres. Les famines soviétiques de 1931-1933 ont touché l'ensemble de l'Union des républiques socialistes soviétiques) dans les années 1931-1933, faisant entre 6 et 8 millions de morts selon les estimations. Cet épisode tragique est longtemps resté un sujet tabou en Union soviétique. »
SOUS-ARGUMENTS
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OBJECTIONS

ObjectionLa statistique des déportations et des morts au goulag comprend indistinctement les politiques et les droits communs

« Des données fiables existent pour la période du 1er janvier 1934 au 31 décembre 1947, montrant que dans l'ensemble des camps du goulag 963.766 prisonniers sont morts - ce chiffre comprend les "ennemis du peuple" mais aussi les détenus de droit commun. »
Moshe Lewin, Le Siècle soviétique, p.515, Annexes (annexe 2 ), Arthème Fayard / Le Monde diplomatique, Paris, 2003.
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« Nous avons des informations très précises selon lesquelles pendant la période du 1er janvier 1934 au 31 décembre 1947, 963. 766 prisonniers sont morts dans les camps de travail du GOULAG, et ce nombre comprend non seulement les «ennemis du peuple», mais aussi les criminels. »
Victor Zemskov, « Le goulag ( histoire et sociologie ) », Revue sociologique p. 3-16, 1991 n)6.
Sous-débat
Le débat continue. Consultez la page détaillée de l'argument pour aller plus loin.

ObjectionOn ne peut tout à la fois recenser 1,6 million et 4 millions de morts au goulag entre 1929 et 1953

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ObjectionLe gouvernement soviétique a mis tout en oeuvre pour juguler la famine

« le gouvernement soviétique a fait des choix difficiles compte tenu de cette situation dramatique : mais une aide significative (plus de 3,5 millions de tonnes en deux ans, soit rapportés à la population des secteurs touchés environ 40 kg de grains par habitant pour chacune des années) a été apportée aux régions touchées, y compris à l’Ukraine rurale. »
Auteur anonyme, « Sur la famine de 1932/1933 : la vérité historique contre la propagande avec Himka, Tauger, Wheatcroft et Davies », Initative communiste Pole de renaissance communiste en France, 28 juin 2020.

ObjectionLa famine de 1921 est la conséquence des interventions étrangères contre le pouvoir bolchevik

« Le spectre du communisme devenu réalité, il n'était pas du goût des classes possédantes du monde capitaliste de laisser un tel cauchemar hanter leurs nuits (...) Sans laisser le temps à la révolution de célébrer son premier anniversaire, elles prient une part active aux évènements russes (...) A partir de l'été 1918, des troupes toujours plus nombreuses, venues des différents continents ont ainsi foulé le sol russe pour tenter de briser le pouvoir soviétique : la Tchécoslovaquie envoya 50. 000 hommes ; le Royaume-Uni, 40. 000 ; le Japon, 28. 000 ; la Grèce, 24. 000 ; la Pologne, 12.000 ; les Etats-Unis, 13. 000 ; la France, 12. 000 ; l'Estonie, 11. 500 ; le Canada, 5. 000 ; la Serbie, 4. 000 ; la Roumanie, 4. 000 ; l'Italie, 2. 500 ; la Chine, 2. 300... Qui pourrait prétendre justifier la présence de cette armée de 200. 000 soldats au titre de l'ingérence humanitaire ? La terrible famine qui causa la mort de millions de personnes à cette époque ne peut être la raison invoquée pour légitimer cette intervention puisqu'elle fut la conséquence et non la cause de cette intrusion qui généralisa la guerre civile. »
Olivier Besancenot, Que faire de 1917 ? Une contre-histoire de la révolution russe, p.129-130, Seconde parite chapitre 1, 1917 prise au piège de la guerre civile ; le monde déclare la guerre à la révolution russe, Autrement, Paris, 2017.

ObjectionLe chiffre de 20 millions de décès a été donné pour la période 1935-1941, postérieure à la dékoulakisation et à la famine

« À cet égard, nous considérons qu'il est de notre devoir de réfuter la déclaration de l'ancienne membre du Comité de contrôle du Parti sous le Comité central du PCUS et de la Commission d'enquête sur le meurtre de SM Kirov et les procès politiques des années 1930, Olga G Shatunovskaya. Se référant à un certain document du KGB de l'URSS, qui aurait ensuite mystérieusement disparu, elle écrit : "... Du 1er janvier 1935 au 22 juin 1941, 19 millions 840 000" ennemis du peuple "ont été arrêtés. ceux-ci, 7 millions ont été abattus. La plupart des autres sont morts dans les camps. " »
Victor Zemskov, « Le goulag (aspect historique et sociologique) », Revue sociologique n°6 Sociologiceskie issledovanija, p.p. 3-16 (12-13), 1991 ».

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Références bibliographiquesRéférences [ modifier ]

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