La liste des opinions dangereuses et toxiques à interdire est sans fin

De Wikidébats
Sauter à la navigation Sauter à la recherche
Le titre de cet argument est trop long. Il contient plusieurs phrases ou est globalement trop développé.
Réécrivez le titre sous forme d'une phrase compacte qui résume de manière claire et précise l'argument.
Débat parentCet argument est utilisé dans le débat Faut-il débattre avec l'ennemi ?.
Mots-clés : Débat, Opinion, Danger, Censure[ modifier ].

RésuméRésumé [ modifier ]

Aujourd'hui, le conspirationnisme véhicule des clichés antisémites qui viennent directement du "Protocole des Sages de Sion", il faudrait l'interdire. Mais l'antisémitisme sévit aussi sous couvert de discours antisionistes virulents, qui comparent Israël à un Etat quasi-nazi. Un rapport de l'écrivain Jean-Christophe Rufin en 2004 préconisait de sanctionner cet antisionisme rabique et violent ; le même débat est revenu récemment avec un projet de loi visant à pénaliser l'antisionisme radical, finalement retiré. On peut aussi s'interroger sur les livres saints, souvent misogynes et homophobes, et l'influence est certaine. Ne faudrait-il pas supprimer leurs passages toxiques pour limiter les dégâts ? Et les capitalistes, les libéraux, ne sont-ils pas responsables aussi de crimes comme la colonisation, ou la dévastation de la planète ? Leurs propos ne méritent-ils pas d'être sanctionnés car ils causent ou ont causé des drames innommables ? Et les communistes, avec leurs cortèges de crimes et de violence, ne véhiculent-ils pas des idées dangereuses ? Et les antivaccins, qui prônent des théories dangereuses pour la santé, veulent dissuader de prendre des vaccins qui évitent les maladies, pourquoi devraient-ils continuer à s'exprimer ? Et les sectes dangereuses, qui mettent leurs adeptes sous emprise psychologique et les exploitent ?

On a toujours des bonnes raisons de vouloir interdire des idéologies diverses au motif de leurs dangers possibles. C'est un processus sans fin, dans lequel la loi se substitue au débat et aux décisions des gens.

CitationsCitations [ modifier ]

« C’est de reprendre à la base l’éducation des Français qu’il s’agit ; et, pour cela, il ne suffit pas de s’attaquer à des groupes minoritaires plus ou moins clandestins, mais à des idéologies qui ont pignon sur rue et qu’encensent les médias. Il ne suffit pas non plus de faire confiance à la bonne volonté, elle aussi incontestable, de la plupart des enseignants du primaire et du secondaire. Face aux difficultés qu’ils affrontent quotidiennement dans leurs classes, ceux-ci ont grand besoin, avant toute chose, de se sentir soutenus par leur hiérarchie – autrement dit, par l’État qui, là encore, doit assumer ses responsabilités.

C’est la raison pour laquelle je me prononce ici, en toute clarté, en faveur de la pénalisation de l’antisionisme radical, c’est-à-dire de la position consistant à caractériser Israël comme un État nazi, raciste et pratiquant l’apartheid ou – ce qui revient au même, puisque « nazisme » désigne en principe l’ennemi absolu – à nier purement et simplement son droit à l’existence. La négation de ce droit s’inscrit en effet dans la logique même du « négationnisme » qui consistait naguère à nier la réalité de la Shoah. Et comme la progression de cette forme déjà ancienne de négationnisme (la négation du fait) n’a pu être bloquée, en France, que par une loi, je crains fort que la progression de ses formes les plus récentes (la négation du droit) ne puisse l’être, à son tour, que par des dispositions de même nature.

Qu’on ne vienne pas nous dire que la liberté d’opinion serait alors en danger – car l’antisémitisme, comme l’a bien vu Sartre, n’est pas une « opinion » parmi d’autres. »
Christian Delacampagne, « Anti-américanisme, antisémitisme, altermondialisme : décryptage », Cités, 2005.
« Cet amendement vise à élargir le champ d’application de la présente proposition de loi à l’antisionisme, soit tout propos, quel que soit son format, visant à appeler à la négation et/ou à la destruction de l’État d’Israël.

Comme le soulignait le Président de la République lors du dîner du CRIF le 20 février dernier, nous devons « nommer le mal, qui ne voit que l’antisémitisme se cache de plus en plus sous le masque de l’antisionisme. […] Rien n’est plus insupportable pour les victimes que l’absence de sanctions. […] Nous devons lutter contre ceux qui cachent derrière le rejet d’Israël la négation même de l’existence d’Israël et la haine des Juifs la plus primaire. »

La haine « n’a de virtuel que le nom. Il y a dans cette haine sans visage, qui se croit délivrée de tout droit, les prémices de la haine qui, ensuite, sort dans rue et commet le pire. » »
Assemblée nationale, « Amendement n°254 », 28/06/2019.
« Nathalie Kosciusko-Morizet veut interdire le salafisme. La chef de l'opposition à Paris, l'affirme dans une tribune à l'Opinion et le confirme mercredi sur Europe 1. "Il faut trouver une base légale pour l’interdire en tant que tel. Les salafistes prêchent la supériorité des lois religieuses sur les lois de la République, ils prêchent la soumission de la femme", pointe NKM, sept jours après l'attentat de Nice. "Cela fait des mois, des années, qu'il y a des salles de prières, des gens qui sont salafistes et il n'existe aucun moyen ou seulement des moyens détournés de fermer ces salles de prières", déplore la député Les Républicains. "Il faut attendre d’avoir des preuves extrêmement précises" pour les fermer.

"Dérive sectaire". Selon elle, il existe des bases légales qui permettraient d'interdire cette dérive de l'islam appelant au djihad. "Peut être peut-on déclarer que le salafisme est une dérive sectaire de l’islam. L'autre base légale possible , c’est l’atteinte aux intérêts fondamentaux de la nation, c’est l’ordre public. Et cela permet de déclarer le salafisme hors la loi."

"Viser les chefs". Aussi, Nathalie Kosciusko-Morizet souhaite viser les chefs. "On a des chefs extrêmement pervers, manipulateurs, qui sur la base d’un terreau, le salafisme, sur lequel prospère la radicalisation, embrigadent une partie de la population." »
Auteur non renseigné, Europe1.
« Aujourd’hui parmi les personnes qui meurent du Covid, 97 à 98% sont des individus non-vaccinés, rappelle Gilbert Deray. Il poursuit en dénonçant les anti-vaccins qu’il qualifie de « petite horde de boutiquiers, qui pour des raisons politiques, de pouvoir et d’argent, mènent des gens à la mort ». Si les anti-vaccins sont des « criminels », il les distingue de ceux qui hésitent. Il comprend que l’on puisse douter, mais il ne cautionne pas ceux qui s’opposent à la vaccination au nom de la liberté. En effet, il considère « qu’il n’y a qu’une seule définition de la liberté » et selon celle-ci « l’individu est libre de faire ce qu’il veut tant qu’il ne nuit pas à autrui ». »
Gilbert Deray, « Covid-19 : « Les anti-vaccins sont des criminels » selon Gilbert Deray », Radio Classique, 20/07/2021.
« Beaucoup de questions à ce sujet dont notamment celle de savoir s’il ne fallait pas interdire le parti communiste, après la chute du régime, ont été posées par eux aux participants à un récent colloque organisé à l’occasion du 20e anniversaire de la révolution de Velours par Václav Havel. Première question posée à Václav Havel auquel certains reprochaient une attitude trop douce à l’égard du parti communiste : ne pense-t-il pas qu’un procès analogue à celui de Nuremberg devait être intenté contre les principaux responsables de la dictature communiste en Tchécoslovaquie ? Car, d’après les étudiants, il est très difficile de s’acquitter du passé totalitaire, de parler et d’enseigner le communisme, si les députés de ce parti siègent toujours au parlement et si l’existence de ce parti est un fait généralement admis. »
Auteur non renseigné, « Fallait-il interdire le parti communiste, après novembre 1989 ? », Radio Prague International, 25/11/2009.
« Les réactionnaires polonais ont donc modifié modifié l’article 256 du code pénal rendant désormais illégal le communisme, au même titre que le fascisme ou le nazisme (la loi polonaise fait une différence entre fascisme et nazisme).

« Article 256 :

§ 1. Toute personne faisant la promotion d’un régime nazi, communiste, fasciste ou d’un tout autre régime totalitaire ou incite à la haine sur fond racial […] s’expose à une peine de privation de liberté qui peut aller jusqu’à 3 ans.

§ 1a. À la même peine sont soumises les personnes qui propagent publiquement une idéologie nazi, communiste, fasciste ou une idéologie appelant à la violence ayant comme but d’influencer la vie politique ou la vie sociale.

§ 2. La même peine est appliquée à quiconque, dans le but de diffuser, produit, enregistre ou importe, acquiert, vend, offre, stocke, conserve, présente, transporte ou transmet un objet imprimé, enregistrant ou autre contenant le contenu. spécifié au § 1 ou 1a ou qui est porteur du symbolisme totalitaire nazi, communiste, fasciste ou autre, utilisé de manière à propager le contenu spécifié au § 1 ou 1a. »

 »
Auteur non renseigné, « Le projet de loi visant à interdire le communisme en Pologne », A gauche.org, 8/08/2022.

Références bibliographiquesRéférences [ modifier ]

Sous-argumentsSous-arguments [ modifier ]

Contre-argumentsContre-arguments [ modifier ]

Débat parentDébat parent