Aller au contenu

La gauche construit un "danger fasciste" qui n'existe que dans son imagination, par aveuglément ou par calcul

Wikidébats, l'encyclopédie des débats et des arguments « pour » et « contre »
Cet argument est utilisé dans le débat : Le Rassemblement national est-il un parti fasciste ?.
Cet argument est un argument « contre » dans le débat : Le Rassemblement national est-il un parti fasciste ?.
Mots-clés : aucun .

Résumé 

Le "danger fasciste" a été reconnu comme un fantasme ou un moyen de lutte politique par l'ancien Premier ministre socialiste Lionel Jospin et l'ancien Ministre des Affaires étrangères socialiste Roland Dumas, qui se gaussait même : "Le FN c'est une rigolade ! La menace Le Pen, on a fait voter tous les socialistes comme des couillons pour Chirac" ( https://www.dailymotion.com/video/x5k1z0q ). Cette mode de poser l'étiquette "fasciste" sur ses adversaires conservateurs remonte à loin. Ne parlns pas de Sarkozy, qui a donné lieu à une construction théorique élaborée pour annoncer que son élection serait une véritable prise de pouvoir fasciste (voir la Justification). Déjà De Gaulle était accusé de vouloir devenir un dictateur par la gauche, les CRS étaient comparés à des SS ("CRS, SS !" criaient les étudiants en 68), Chirac était considéré quasiment comme d'extrême droite fascisante dans les années 70. Cette mode à gauche d'assimiler des conservateurs au fascisme voire au nazisme remonte peut-être au philosophe Herbert Marcuse, qui avait fui l'Allemagne nazie et craignait qu'un fascisme émerge aux USA.

Citations 

« Dès 2007, l’ancien trotskiste Lionel Jospin devenu premier ministre avait eu le courage de déclarer que la rhétorique antifasciste des années Mitterrand concernant le Front national « n’était que du théâtre ». Un théâtre qui, 15 ans plus tard, fait toujours salle comble. »

Auteur non renseigné, « Le « théâtre antifasciste » », Le Devoir, 2/10/22

« « Toujours obnubilé, plusieurs décennies plus tard et à des milliers de kilomètres, par l'Allemagne nazie, le philosophe (Marcuse) se permet de formuler l'argument suivant : dans la mesure où la société dans laquelle il vit serait dans les faits antidémocratique, alors les révolutionnaires devront user de moyens antidémocratiques pour sauver la démocratie. Si l'on avait mis fin à la tolérance démocratique avant que les nazis aient pu réciter leurs discours, il n'y aurait pas eu Auschwitz. En toute logique, la simple censure des mouvements de droite n'est pas suffisante, car la distance temporelle entre les discours haineux et les actes haineux est désormais trop courte dans une société de communication. En conséquence, l'époque "post-fasciste" (qui comporte ds dangers immédiats et clairs) dans laquelle il vit requiert carrément la "pré-censure" de certains écrits, les empêchant même d'être publiés. On comprend pourquoi MacIntyre voit dans le concept de "tolérance répressive" la plus dangereuse des doctrines de Marcuse, qui nous inviterait à réitérer une partie de l'expérience stalinienne. » »

Pierre Valentin, Comprendre la révolution woke, p.161, Gallimard

«  Fichage des enfants dès la maternelle, pour repérer les "futurs délinquants".

(En tant que ministre de l’intérieur, Nicolas Sarkozy avait prévu de faire adopter cette mesure début 2007, mais il l’a finalement retirée à cause de la polimique qu’elle pouvait susciter avant l’élection présidentielle)

Création de prisons privées, comme dans le film "Fortress". Aux Etats-Unis, un tiers des prisons sont déjà privées, et l’un des buts de la répression est désormais de gonfler les profits des sociétés qui gèrent ces prisons et qui sont rémunérées en fonction du nombre de prisonniers.

Et à plus long-terme :

Arrestations préventives, comme dans "Minority Report", avec emprisonnement des personnes en raison des crimes qu’elles "pourraient commettre" en fonction de probabilités établies par la police grâce au recoupement des fichiers informatiques publics et privés. Ces fichiers enregistrent de multiples données qui permettent de presque tout savoir sur chaque individu (consommation, déplacements, fréquentations, situation professionelle, financière, familiale, santé, horaires et habitudes de vie, lectures et sites internet consultés, caméras de surveillance, etc)

Utilisation du terrorisme comme prétexte pour rendre obligatoire le marquage de chaque citoyen avec une puce électronique insérée sous la peau et lisible par un scanner ou par satellite. (voir l’article sur les implants)

Avec Nicolas Sarkozy, vivre en France deviendra un cauchemar digne des visions les plus sombres de la science-fiction, comme "1984" de George Orwell ou "un bonheur insoutenable" d’Ira Levin. Une minorité de privilégiés vivront dans l’opulence et à l’abri de la répression, tandis que le reste de la population vivra dans la misère et dans la peur (peur de la répression, peur des délinquants, peur des attentats, peur de perdre son misérable emploi ou son logement). »

Auteur non renseigné, « Sarko, un facho ? », Demain le Grand Soir, 2007

Références 

Justifications 

Objections 

Débat parent