La concentration de la production et des banques a conduit au partage du monde entre grandes puissances

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Mots-clés : Capitalisme, Monopoles, Concentration, Production économique, Banques, Partage du monde, Grandes puissances [ modifier ]

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CitationsCitations [ modifier ]

« Ce qui caractérise notamment le capitalisme actuel, c’est la domination des groupements monopolistes constitués par les plus gros entrepreneurs. Ces monopoles sont surtout solides lorsqu’ils accaparent dans leurs seules mains toutes les sources de matières brutes, et nous avons vu avec quelle ardeur les groupements capitalistes internationaux tendent leurs efforts pour arracher à l’adversaire toute possibilité de concurrence, pour accaparer, par exemple, les gisements de fer ou de pétrole, etc. Seule la possession des colonies donne au monopole de complètes garanties de succès contre tous les aléas de la lutte avec ses rivaux, même au cas où ces derniers s’aviseraient de se défendre par une loi établissant le monopole d’État. Plus le capitalisme est développé, plus le manque de matières premières se fait sentir, plus la concurrence et la recherche des sources de matières premières dans le monde entier sont acharnées, et plus est brutale la lutte pour la possession des colonies. »
« Le trait caractéristique de la période envisagée [la fin du 19e siècle], c’est le partage définitif du globe, définitif non en ce sens qu’un nouveau partage est impossible – de nouveaux partages étant au contraire possibles et inévitables –, mais en ce sens que la politique coloniale des pays capitalistes en a terminé avec la conquête des territoires inoccupés de notre planète. Pour la première fois, le monde se trouve entièrement partagé, si bien qu’à l’avenir il ne pourra uniquement être question de nouveaux partages, c’est-à-dire du passage d’un « possesseur » à un autre, et non de la « prise de possession » de territoires sans maître. »
« Le capitalisme prémonopoliste, le capitalisme où prédomine la libre concurrence, atteint la limite de son développement entre 1860 et 1880 ; or, l’on voit maintenant que c’est précisément au lendemain de cette période que commence l’« essor » prodigieux des conquêtes coloniales, que la lutte pour le partage territorial du monde devient infiniment âpre. Il est donc hors de doute que le passage du capitalisme à son stade monopoliste, au capital financier, est lié à l’aggravation de la lutte pour le partage du monde. »

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