L'émigration est un déchirement, une politique de gauche consiste à réduire les inégalités Nord/Sud pour que les peuples du Sud n'aient pas besoin d'émigrer

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Mots-clés : immigration massive, immigration, co-développement, développement, Tiers-monde, Pays du Sud, Afrique [ modifier ]

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« C'est une nouvelle prise de position pour le moins étonnante. Interrogé ce vendredi sur RTL, Jean-Luc Mélenchon, a estimé ce vendredi matin qu'accueillir les réfugiés n'était «pas la réponse au problème». «Le vrai réalisme, c'est de bloquer les causes du départ. C'est pas d'empêcher les gens d'arriver, c'est de les dissuader de partir», a-t-il martelé. «Les Français sont plus intelligents que ne le croient leurs élites. Ils ont parfaitement compris, ils sont tous d'accord pour accueillir des réfugiés aujourd'hui - et je dis qu'il faut le faire parce que nous n'avons pas le choix, on ne va pas les rejeter à la mer! Mais les gens (...) savent que si on commence comme ça on devra continuer d'année en année et ça n'a pas de sens!», s'est alarmé l'ancien candidat à la présidentielle, tandis que la France s'est engagée à accueillir 24.000 réfugiés sur deux ans. »
« Une seule solution s’impose , à laquelle j’avais appelé publiquement autrefois avec un dirigeant du PCF du Val-de-Marne (si je me souviens bien) : le co-développement. Il s’agit d’aider les pays qu’il faut continuer à dire « sous-développés » (« émergents » est un voile habile) à se développer de plusieurs manières : par des aides financières substantielles, dont l’Europe doit être aussi un vecteur ; par un contrôle de l’utilisation de ces aides dans les pays en question pour qu’elles n’aillent pas enrichir les bourgeoisies locales (ce qui se fait, hélas, couramment) ; enfin et tout autant, il nous faut aider leurs élites, en particulier scientifiques et médicales, à se former chez nous tout en leur demandant de revenir ensuite dans leurs pays pour leur permettre précisément de se développer au profit de leurs peuples. Or l’on sait que ce n’est pas souvent le cas et que, dans le domaine médical, bien des médecins formés en France, préférèrent y rester pour y être davantage heureux, eux et leur famille. Certes, cette réaction est humainement compréhensible : mais est-elle moralement digne ? Je laisse le lecteur répondre à cette question délicate, mais qui met bien en jeu le co-développement. »
Yvon Quiniou, « Le problème difficile de l'immigration », Blog Médiapart, 1/07/2021.
« Il nous faut revenir à un discours clair sur l’immigration: la critique des processus d’immigration s’arrête où débute la stigmatisation des immigrés. Sans stigmatisation, la régulation peut et doit être recommandée. C’est une condition nécessaire pour unir un électorat atomisé, divisé et stérilisé dans l’abstention ou le vote protestataire. Ceux qui s’attachent aux classes populaires doivent réussir à porter un discours soulignant la mise en concurrence des différentes vagues d’immigration entre elles, appuyées par une politique capitaliste menée par le CAC40 et la Commission européenne. Les problèmes liés à la pauvreté, le chômage, l’intégration ne pourront être résolus si les nouvelles arrivées persistent, précarisant toujours plus les immigrés précédant et empêchant leurs enfants d’accéder à des opportunités professionnelles. Accueillir des personnes issues d’une immigration peu ou pas diplômée c’est condamner à la pauvreté une bonne part des personnes déjà accueillies. L’OCDE nous montre qu’il faut 6 générations pour sortir de la pauvreté aujourd’hui en France, soit 180 années! Ne soyons pas dupes et analysons les enquêtes d’opinions qui confirment études après études qu’une large majorité de français souhaite diminuer l’immigration sans rejeter l’accueil de réfugiés politiques. Pour contrer le vote en faveur de l’extrême droite, il faut s’attaquer aux causes qui motivent ce vote tout en n’acceptant aucune forme de xénophobie. L’immigré n’est pas responsable, il est victime du système qui l’amène sur notre territoire. Une politique de ralentissement des flux migratoires doit aller de pair avec une solidarité entre nationaux et immigrés. Un nouveau paradigme doit être trouvé, l’héritage du mouvement ouvrier est précieux afin d’enrayer les discours dominants qui condamnent à une voie sans issue. »
Auteur anonyme, « Immigration et patronat, une histoire de la politique française », Le Monde moderne, 1/07/2021.

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