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Dans certains pays belligérants, la presse sociale-démocrate a fourni une aide précieuse à la conduite de la Première guerre mondiale

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CitationsCitations [ modifier ]

« La presse sociale-démocrate [allemande], à quelques rares exceptions près, exaltait tout haut le principe de l'unité nationale dans l'intérêt vital du peuple allemand. Au moment de la déclaration de guerre, elle mit même ses lecteurs en garde contre les retraits des sommes déposées dans les caisses d'épargne ; par là, elle contribua grandement à empêcher des troubles dans la vie économique du pays et elle permit aux fonds des caisses d'épargne de servir aux emprunts de guerre de façon notable ; elle conseillait les femmes prolétariennes de ne pas informer leurs maris envoyés au front de la misère où elles se trouvaient ainsi que leurs enfants, et de ne pas les mettre au courant de l'insuffisance des approvisionnements fournis par l'État, mais leur suggérait plutôt de « produire un effet apaisant et exaltant » sur les combattants en leur dépeignant les charmes du bonheur familial et « en leur décrivant avec bienveillance l'aide dont elles avaient bénéficié jusqu'ici ». »
Rosa Luxemburg, La crise de la social-démocratie, 1916.
« Elle [la presse sociale-démocrate allemande] louait le travail éducateur du mouvement ouvrier moderne comme fournissant une aide précieuse à la conduite de la guerre, comme par exemple dans ce morceau classique :

« C'est dans le besoin qu'on reconnaît ses vrais amis. Ce vieux proverbe se confirme à l'heure présente. En butte à tant de vexations et de tracasseries, les sociaux-démocrates se lèvent comme un seul homme pour défendre la patrie, et les centrales syndicales allemandes, à qui on a si souvent mené la vie dure en Allemagne prussienne, annoncent toutes unanimement que leurs meilleurs hommes se trouvent sous les drapeaux. Même des journaux d'entreprise du genre du Generalanzeiger, annoncent ce fait et ajoutent qu'ils sont persuadés que "ces gens" accompliront leur devoir comme les autres et que là où ils se trouveront, les coups tomberont peut-être le plus dru. »

« Quant à nous, nous sommes persuadés que, grâce à leur instruction, nos syndiqués peuvent faire bien mieux que "rentrer dedans". Avec les armées de masse modernes, les généraux n'ont pas la tâche facile pour mener la guerre : les obus modernes d'infanterie qui permettent de toucher une cible jusqu'à 3000 mètres et avec précision jusqu'à 2000 mètres font qu'il est tout à fait impossible aux chefs d'armée de faire avancer de grands corps de troupes en colonne de marche serrée. C'est pourquoi il faut au préalable "s'étirer", et cet étirement exige à son tour un nombre beaucoup plus grand de patrouilles et une grande discipline et une grande clarté de jugement, aussi bien de la part des détachements que des hommes isolés, et c'est là qu'on voit quel rôle éducateur ont joué les syndicats et à quel point on peut compter sur cette éducation dans des jours aussi difficiles que ceux-ci. Le soldat russe et le soldat français peuvent bien accomplir des prodiges de bravoure, mais pour ce qui est de la réflexion froide et calme, le syndiqué allemand les surpassera. En plus de cela, il y a le fait que, dans les zones frontières, les gens organisés connaissent souvent tous les recoins du terrain comme leur poche, et que beaucoup de fonctionnaires syndicaux possèdent aussi leur connaissance des langues, etc. Ainsi donc, si on a pu dire en 1866 que la marche en avant des troupes prussiennes était une victoire du maître d'école, il faudra parler cette fois-ci d'une victoire du fonctionnaire syndical. » (Frankfurter Volksstimme du 18 août 1914) »
Rosa Luxemburg, La crise de la social-démocratie, 1916.

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