Certains militants antiracistes sont les idiots utiles de la mondialisation capitaliste et obéissent sans le savoir aux injonctions du patronat pour toujours plus d'immigration

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CitationsCitations

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« le FN se tait évidemment sur la responsabilité des grandes entreprises, qui sont allées chercher ces étrangers dans leurs pays d’origines, pas d’analyse de classe, bien sûr, et de ce fait rien sur les processus d’exploitation qui exacerbent les inégalités entre immigrés et nationaux. De son côté, le Parti socialiste, est devenu le bouclier du capitalisme néolibéral. Après avoir enterré le marxisme, la lutte des classes et s’être converti à l’économie de marché,  l’hégémonie à gauche du PS a rendu toute critique de l’immigration comme “d’extrême droite”. S’opposant totalement au FN, l’immigration se voit défendue comme un enrichissement pour le pays, ignorant comme chez l’adversaire les raisons et les responsabilités derrière le fait migratoire. Il n’est plus désormais question que de morale et d’individus. Enfin il ne faut pas oublier que l’immigration de travail a été remplacée par une immigration familiale principale pourvoyeuse d’immigration peu ou pas diplômée. Les nouvelles vagues d’immigration amènent sur le territoire une main d’œuvre  qui est mise en concurrence avec les vagues d’immigration précédentes.

Trouver un nouveau paradigme

Alors que la France oscille entre 8 et 10% de chômage depuis 30 ans le MEDEF continue de plaider en faveur du recrutement des étrangers[13][14][15]. Le réfugié politique est d’ailleurs vu sous l’angle économique[16]. L’embauche de clandestins est encouragé par la Commission européenne, les syndicats et les employeurs via l’Office français de l’immigration et de l’intégration[17]. Elle est très demandée dans le secteur de l’hôtellerie[18]. »

Auteur non renseigné, « Immigration et patronat, une histoire de la politique française », Le Monde moderne, 1/07/2021.

« Face aux tentatives d’organisation de l’immigration dans l’intérêt des travailleurs, le patronat et la droite ripostent. A la fin de la Seconde Guerre mondiale, tout sera fait pour saper l’ONI créée par Ambroise Croizat. L’ONI assure un contrat, un logement, des droits sociaux pour les travailleurs étrangers. Ces dispositions ne réjouissent pas le patronat. Alors que le centre de recrutement tarde à se mettre en place, le patronat le contourne, fait venir des travailleurs clandestins en masse, poussant la CGT à protester contre cet afflux incontrôlé d’étrangers. Ambroise Croizat, Ministre du travail communiste de l’époque décide de fermer la frontière avec l’Italie en mai 1946. Le ministre de l’intérieur envoie aux préfets des départements limitrophes une circulaire imposant l’exclusion des clandestins arrêtés lors de la traversée de la frontière et le renvoi en 48h de ceux découverts à l’intérieur du pays sans titre de séjour et sans travail. Les inspecteurs du travail ont pour ordre de contrôler systématiquement les industries, les employeurs sont sommés de déclarer les clandestins qui y travaillent sous peine de sanction lourde. Ces clandestins étaient  ensuite régularisés après une inspection professionnelle et sanitaire[8]. En 1963, Georges Pompidou, alors Premier ministre, déclare: “l’immigration est un moyen de créer une détente sur le marché du travail, et de résister à la pression sociale”.  Michel Massenet directeur de la Population et des Immigrations au Ministère des Affaires sociales affirme en 1966 “l’existence d’une immigration étrangère importante constitue un instrument incomparable de lutte contre le réchauffement conjoncturel[9]. Cette stratégie n’a rien de neuf. En 1907, dans le port de Marseille et dans les usines environnantes, des italiens sont embauchés. Mais à mesure que le temps passe, ils se montrent de plus en plus revendicatifs, alors qu’ils avaient été recrutés pour effectuer des tâches particulièrement ingrates et sous-payées. Les grèves se multiplient et le patronat trouve sa solution, remplacer les Italiens par des Kabyles. C’est ainsi qu’à plusieurs reprises entre 1907 et 1910 ils introduisent des travailleurs Kabyles pour faire tourner les usines. Les Français et les Italiens les considèreront comme des briseurs de grève. Le patronat cherche toujours à maximiser ses profits en cassant les grèves tout en divisant le monde ouvrier, exacerbant la xénophobie. Pompidou reproduira le même schéma. »

Auteur non renseigné, « Immigration et patronat, une histoire de la politique française », Le Monde moderne, 1/07/2021.

RéférencesRéférences

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Arguments pourSous-arguments

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Arguments contreContre-arguments

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  • Argument contreCes "injonctions" sont du pur fantasme
  • Argument contreLe vernis "antimondialiste" est le fond de commerce de l'extrême-droite