Ce fut par centaines de milliers et non par dizaines millions que l'on compte le nombre de morts du communisme stalinien

De Wikidébats
Aller à : navigation, rechercher

Présentation de l'argument [ modifier ]

En tout quatre millions cent-mille personnes ont été condamnées "pour crime contre-révolutionnaires " entre 1921 et 1953, dont à peu près 800.000 (799. 455 et non 700. 000 comme c'est écrit ci-dessous) à la peine de mort et 2.631.000 à des peines de prison ou au goulag.. On voit qu'un peu moins d'un million (963. 766) trépassèrent dans les camps en quatorze ans (1er janvier 1934-31 décembre 1947). Une bonne moitié d'entre eux ont été en fait des victimes indirectes de l'hitlérisme : l'agresssion nazie de juin 1941 qui provoqua dans tout le pays, chez les libres comme chez les prisonniers soviétiques, famines et épidémies. Entre 1934 et 1941, années de paix de grande répression, 700.000 personnes ont été passées par les armes, 290.000 périrent dans les camps. Alors que tous ces chiffre s'étalent sur 32 ans de régime, -ce qui biaise d'ailleurs l'analyse statistique qui n'a pas été faite pour des démocraties occidentales - les 25 millions de morts du nazisme se concentrent aux années 1939-1945. Et pour cause il s'agit d'un choix délibéré exprimé dans les années 1920 par le futur Fuhrer dans Mein Kampf. On n'oubliera pas entre 1933 et 1939 les 330.000 handicapés morts dans des opérations de stérilisation. Des écoles pour handicapés étaient en construction dans l'URSS stalinienne.

Citations [ modifier ]

« J'ajoute des données tirées d'une source qu'utilise Kurassvili. Il s'agit d'un chercheur de Moscou , V. S. Zemskov, connu pour avoir publié des données fiables sur les camps et les purges. Zemskov polémique avec Roy Medvedev et Olga Satnovskai (...) Medvedev affirmait que durant les purges de 1937-1938, le nombre de détenus au goulag avait augmenté de plusieurs millions et que 5 à 7 millions de personnes avaient été victimes de la répression (...) Il y a bien eu une explosion du nombre de détenus en 1937-1938 mais elle se chiffre en centaines de milliers et non en millions. Krjuckov (chef du KGB sous Gorbatchev) a déclaré qu'il n'y a pas eu plus d'un million d'arrestations" en 1937-1938 (...) environ 700. 000 arrêtées pour des raisons politiques ont été exécutées entre 1921 et 1953. Satunovskaia (elle-même victime de la répression et qui a participé à la campagne de réhabilitation sous Khrouchtchev) a affirmé que pour la seule période 1935-1941, plus de 19 millions de personnes avaient été arrêtées et 7 millions fusillées (des chiffres repris avac enthousiasme à l'Ouest)- les autres ayant disparu dans les camps. Or Zemskov écrit que Satunovskaia a multiplié les chiffres par dix - une exagération de taille ! Des données fiables existent pour la période du 1er janvier 1934 au 31 décembre 1947, montrant que dans l'ensemble des camps du goulag, 963. 766 prisonniers sont morts - ce chiffre concerne les "ennemis du peuple", mais aussi les détenus de droit commun. Ce dernier chiffre, ainsi que celui des personnes décédées lors de la déportation des koulaks, peut être ajouté au "terrible prix" qui a été payé. »
Moshe Lewin, Le siècle soviétique, p.515, Annexe 2, Fayard / Le Monde diplomatique, Paris, 2003.
« Le Purgatoire est représenté par les camps de travail en Union soviétique, où l'abandon se combine avec un travail forcé chaotique. L'Enfer, au sens littéral du terme, a été incarné par ces types de camps, réalisés à la perfection par les nazis : là l'ensemble de la vie fut minutieusement et systématiquement organisé en vue des plus grands tourments (...) Point important à préciser : en aucun lieu, ni à aucun moment, la mortalité des camps de travail soviétiques n’a atteint celle que l’on a pu observer dans les camps de concentration nazis durant la guerre, et qui était de l’ordre de 50 à 60 % »
Nicolas Werth, Le phénomène concentrationnaire soviétique au XXeme siècle , Les tumultes d'un siècle,, p.157-175,, Editions Complexe, Bruxelles, 2000.
« Selon Conquest, entre 1939 et 1953, il y eut, dans les camps de travail, 10 % de décès par an, au total 12 millions. Une moyenne de 855.000 morts par an. Le chiffre réel, en temps ordinaire, était de 49.000. Conquest a « rêvé » un surplus de 806.000 morts par an. Pendant les quatre années de la guerre, quand la barbarie nazie a provoqué des conditions insupportables pour tous les Soviétiques, la moyenne des décès était de 194.000. Ainsi, en quatre ans, les nazis causèrent un surplus de 580.000 décédés, mis sur le dos de Staline… Werth, qui dénonce les falsifications de Conquest, s’efforce quand même de maintenir autant que possible le mythe des « crimes » staliniens. « En quatorze ans (1934-1947) 1 millions (sic) de morts furent enregistrées dans les seuls camps de travail. » Ainsi, Werth aussi met les 580.000 morts supplémentaires, dus aux nazis, sur le compte du socialisme ! »
Ludo Martens, « Les vraies statistiques du goulag sont enfin connues : les millions de victimes du stalinisme, l'intox ! », Solidaire, octobre 1993.
« Dans son article “les victimes du stalinisme et de la police secrète soviétique : la comparabilité et la fiabilité des données d’archives – ce n’est pas le dernier mot” paru en 1999 dans la prestigieuse revue Europe Asia studies l’historien spécialiste de l’URSS Stephen G. Wheatcroft décrit les enjeux pour les historiens, des enjeux qui n’ont guère changé à ce jour plus de 20 ans après l’ouverture des archives :

Allons-nous progresser dans notre niveau de compréhension ? Allons nous répondre de façon positive aux nouvelles circonstances créées par l’ouverture d’une très grande masse d’archives désormais disponibles ? Allons-nous essayer d’évaluer de manière critique la fiabilité de ces données ? Allons-nous essayer d’établir des indicateurs crédibles descriptifs du cas soviétique que nous pourrons comparer à d’autres sociétés ?

Ces questions se posent avec force et Wheatcroft de souligner à propos de la machine de propagande visant à donner une apparence de sérieux au slogan des 100 millions de morts du communisme qu’elle est désormais totalement démentie par l’analyse des sources historiques. »
Auteur anonyme, « Vrais chiffres du goulag vs propagande anticommuniste : les faits historiques », Initiative communiste journal mensuel du Pôle de la Renaissance Communiste en France, 12 novembre 2017.
« S’agissant des condamnations à mort, Wheatcroft les évalue d’après les archives à 799 000 sur la période 1921-1953 dont 682 000 durant la période des grandes purges de 1937 1938. On est ici très loin du slogan des “20 millions de morts de Staline” propagé par l’extrême-droite et repris en cœur par la propagande anti-communiste durant la guerre froide. »
Auteur anonyme, « Vrais chiffres du goulag vs propagande anticommuniste : les faits historiques », Initiative communiste journal mensuel du Pôle de la Renaissance Communiste en France, 12 novembre 2017.

[ ± Ajouter ou retirer une citation ]

Sous-arguments [ modifier ]

Beaucoup de détenus du goulag périrent sur le front russe entre 1941 et 1945

Page détaillée
Beaucoup de détenus du goulag périrent sur le front russe entre 1941 et 1945
SOUS-ARGUMENTS OBJECTIONS
Aucun sous-argument n'a été entré. Aucune objection n'a été entrée.
[ modifier ]
Voici un commentaire par un membre du PRCF du documentaire télévisé de Patrick Rotman diffusésur Arte en février 2020 : goulag, une histoire soviétique .
« Surtout, ce documentaire passe sous silence le nombre de décès enregistrés au Goulag. Car aussi terribles que soient ces destins brisés, on n’atteint certainement pas les chiffres de la propagande habituelle de la guerre froide : en effet, 1, 6 million de personnes sont décédées au Goulag. Autre fait que cache savamment ce documentaire : la plupart de ces décès (près de 900. 000) ont eu lieu pendant la Seconde Guerre mondiale, dans des circonstances évidemment exceptionnelles puisque, à cette époque, l’Union soviétique subit la perte de 27 millions de ses concitoyens : le mot d’ordre d’alors, alors que le pays se battait pour sa survie collective, étant « tout pour le Front, tout pour la victoire ». On dénombre ainsi 115 484 morts en 1941, 352. 560 en 1942 (en plein cœur de la guerre totale menée par l’Allemagne nazie et de l’héroïque résistance soviétique), 267 826 en 1943 (année de la fin de la bataille de Stalingrad et de la bataille de Koursk), 114. 481 en 1944 et 81. 917 en 1945 ; soit un total de 932. 267 sur 1. 606 748 pour la période 1930-1956 (chiffres rapportés par A. Applebaum). »
Aymeric Monville, « Une pierre dans notre jardin ou une lapidation ? à propos du documentaire Goulag une histoire soviétique », Initiative communiste, Paris, 2020.

[ ± Ajouter ou retirer un sous-argument ]

Objections

[ ± Ajouter ou retirer une objection ]

Références

[ ± Ajouter ou retirer une référence ]