<?xml version="1.0"?>
<feed xmlns="http://www.w3.org/2005/Atom" xml:lang="fr">
	<id>https://fr.wikidebates.org/w/api.php?action=feedcontributions&amp;feedformat=atom&amp;user=Sverdlov</id>
	<title>Wikidébats - Contributions [fr]</title>
	<link rel="self" type="application/atom+xml" href="https://fr.wikidebates.org/w/api.php?action=feedcontributions&amp;feedformat=atom&amp;user=Sverdlov"/>
	<link rel="alternate" type="text/html" href="https://fr.wikidebates.org/wiki/Sp%C3%A9cial:Contributions/Sverdlov"/>
	<updated>2026-04-09T07:46:04Z</updated>
	<subtitle>Contributions</subtitle>
	<generator>MediaWiki 1.43.6</generator>
	<entry>
		<id>https://fr.wikidebates.org/w/index.php?title=Le_Rassemblement_national_est-il_un_parti_fasciste_%3F&amp;diff=3133</id>
		<title>Le Rassemblement national est-il un parti fasciste ?</title>
		<link rel="alternate" type="text/html" href="https://fr.wikidebates.org/w/index.php?title=Le_Rassemblement_national_est-il_un_parti_fasciste_%3F&amp;diff=3133"/>
		<updated>2017-05-07T18:55:24Z</updated>

		<summary type="html">&lt;p&gt;Sverdlov : &lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;{{Tableau pour/contre FN}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Arguments POUR ==&lt;br /&gt;
{{argument pour&lt;br /&gt;
 |titre-argument = Le FN est un parti nationaliste&lt;br /&gt;
 |niveau-argument = 3&lt;br /&gt;
 |résumé-argument = {{citation&lt;br /&gt;
 |auteur1=Pierre Tourev&lt;br /&gt;
 |citation=Comme son nom l&#039;indique clairement, le nationalisme est l&#039;un des piliers du Front national. Le FN se qualifie lui-même de « parti patriote ». C&#039;est un parti nationaliste qui glorifie le mythe de la nation. Marine Le Pen a même accepté le qualificatif de « nationaliste-populiste ». Ce nationalisme se manifeste principalement autour de deux thèmes, de deux boucs-émissaires extérieurs qui seraient la cause de tous les problèmes que rencontre la société française :&lt;br /&gt;
# L&#039;immigration rendue responsable du chômage, des déficits et de l&#039;insécurité. Elle est présentée comme une menace pour l&#039;identité nationale. En conséquence et logiquement le FN entend donner la priorité aux Français : « la priorité nationale ».&lt;br /&gt;
# L&#039;Union européenne et l&#039;euro considérés comme sources de contraintes et responsables de la perte d&#039;une indépendance qu&#039;il faudrait reconquérir.&lt;br /&gt;
Il en résulte des positions souverainistes et protectionnistes.&lt;br /&gt;
 |article=Le Front national. Est-ce un parti fasciste, populiste, nationaliste, poujadiste ou d&#039;extrême droite ?&lt;br /&gt;
 |date=9 mars 2017&lt;br /&gt;
 |lien=http://www.toupie.org/Textes/Front_national.htm&lt;br /&gt;
 |titre=non&lt;br /&gt;
}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
{{citation&lt;br /&gt;
 |auteur1=Anonyme&lt;br /&gt;
 |citation=Le Parti national fasciste et le Front national partagent la même conception de la nation. Par opposition au matérialisme marxiste, la nation a une valeur absolue. Elle n’est pas un simple regroupement d’humains constitué au hasard des migrations, mais un « organisme » constitué d’individus appartenant à une même ethnie et partageant des valeurs communes. De même dans la vision de la France de Vichy, l’individu n’existe qu’en tant que membre de groupes : famille, région, métier, qui tous forment la nation française. Il ne s’agit pas, dans le fascisme italien de 1921, de racisme systématique comme dans le nazisme. Même après l’arrivée au pouvoir, la doctrine fasciste, qui à ce moment-là s’oppose à la démocratie classique, continue à dire que la nation est « &#039;&#039;non pas une race (razza), ni une région géographiquement délimitée, mais une lignée (schiatta) qui se perpétue au cours de l’histoire, une multitude réunie autour d’une idée, qui est volonté d’existence et de puissance : conscience de soi, personnalité.&#039;&#039; ». Cela changera au cours des années 30 : le fascisme deviendra officiellement raciste, et en particulier antisémite. Le Pen est en quelque sorte en avance sur Mussolini puisqu’il a reconnu qu’il ne croyait pas à l’égalité des races. Cela dit, son programme officiel est plutôt centré, comme le programme fasciste, sur la notion d’une communauté d’individus, homogène sur le plan ethnique et unie par des valeurs communes. Un étranger, s’il accepte toutes ces valeurs, peut rejoindre cette communauté dans certaines conditions, en particulier après une mise à l’épreuve.&lt;br /&gt;
 |article= Le Pen et le fascisme : une comparaison des programmes &lt;br /&gt;
 |date=1er mai 2002&lt;br /&gt;
 |lien=http://1libertaire.free.fr/LePenFascisteQuid.html&lt;br /&gt;
 |titre=non&lt;br /&gt;
}}&lt;br /&gt;
 |titre-argument-détaillé = &lt;br /&gt;
 |titre-objection1 = &lt;br /&gt;
 |résumé-objection1 = &lt;br /&gt;
 |titre-objection-détaillée1 = &lt;br /&gt;
 |titre-débat-connexe1 = &lt;br /&gt;
 |titre-objection2 = &lt;br /&gt;
 |résumé-objection2 = &lt;br /&gt;
 |titre-objection-détaillée2 = &lt;br /&gt;
 |titre-objection3 = &lt;br /&gt;
 |résumé-objection3 = &lt;br /&gt;
 |titre-objection-détaillée3 = &lt;br /&gt;
 |guillemets=oui&lt;br /&gt;
}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
{{argument pour&lt;br /&gt;
 |titre-argument = Le FN est un parti raciste, xénophobe, antisémite et homophobe&lt;br /&gt;
 |niveau-argument = 3&lt;br /&gt;
 |résumé-argument = {{citation&lt;br /&gt;
 |auteur1=AFP&lt;br /&gt;
 |citation=Le 13 septembre 1987, Jean Marie Le Pen déclare sur RTL que les chambres à gaz sont « &#039;&#039;un point de détail de l’histoire de la Seconde Guerre mondiale&#039;&#039; ». [...] Le 2 septembre 1988, dans un discours, M. Le Pen évoque le ministre de la Fonction publique Michel Durafour, et fait un calembour : « &#039;&#039;Durafour crématoire&#039;&#039; ». [...] Le 12 janvier 2005, Jean-Marie Le Pen estime dans un entretien à l’hebdomadaire Rivarol que l’occupation allemande en France « &#039;&#039;n’a pas été particulièrement inhumaine&#039;&#039; ». [...] Fin décembre 2010, Marine Le Pen assimile les prières de rues musulmanes à « &#039;&#039;une occupation&#039;&#039; ». [...] Le 7 avril 2015, Jean-Marie Le Pen affirme dans Rivarol qu’il n’a « &#039;&#039;jamais considéré le maréchal Pétain comme un traître&#039;&#039; ». [...] Le 7 juin 2014, Jean-Marie Le Pen s’en prend dans une vidéo à des artistes qui ont pris position contre le FN. A son interlocutrice qui évoque le nom de Patrick Bruel, il répond : « &#039;&#039;Ecoutez, on fera une fournée la prochaine fois&#039;&#039; ». Le 9 avril 2017, en pleine campagne pour l’élection présidentielle, Marine Le Pen déclare : « &#039;&#039;Je pense que la France n’est pas responsable du Vel d’Hiv&#039;&#039; » en référence à la rafle, en 1942 à Paris, au cours de laquelle plus de 13 000 juifs avaient été arrêtés par la France.&lt;br /&gt;
 |article=Le Front National, l’antisémitisme et la Shoah : des polémiques à répétition&lt;br /&gt;
 |livre=The Times of Israel&lt;br /&gt;
 |numéro=&lt;br /&gt;
 |date=28 avril 2017&lt;br /&gt;
 |lien=http://fr.timesofisrael.com/le-front-national-lantisemitisme-et-la-shoah-des-polemiques-a-repetition/&lt;br /&gt;
 |titre=non&lt;br /&gt;
}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
{{citation&lt;br /&gt;
 |auteur1=François-Damien Bourgery&lt;br /&gt;
 |citation=Fin mai, Jean-Marie Le Pen avait évoqué « &#039;&#039;monseigneur Ebola&#039;&#039; » pour « &#039;&#039;régler&#039;&#039; » les problèmes d’immigration. Le voilà qui vient de récidiver en parlant de faire une « &#039;&#039;fournée&#039;&#039; » de Patrick Bruel qui s’était alarmé du score du FN lors des élections européennes. [...] Les jeux de mots ne lui réussissent décidément pas. En 2012, alors qu’il a laissé la présidence du parti à sa fille l’année précédente, il se fend d’un nouveau « trait d’esprit » à l’encontre des Roms : « &#039;&#039;Les Roms volent naturellement, comme les oiseaux&#039;&#039; ». [...] En mai 1987, invité à l’émission &#039;&#039;L’Heure de vérité&#039;&#039; sur Antenne 2, Jean-Marie Le Pen appelle à isoler les malades du sida qu’il compare à des lépreux : « &#039;&#039;Le sidaïque&#039;&#039; (sic) […] &#039;&#039;est contagieux par sa transpiration, ses larmes, sa salive, son contact. C’est une espèce de lépreux. Et celui-là, je souhaiterais qu’il soit dans un centre&#039;&#039; ». Dix ans plus tard, en 1997, il s’interroge : « &#039;&#039;Que faut-il que je fasse pour ne pas être raciste ? Epouser une Noire ? Avec le sida, si possible ?&#039;&#039; » [...] En août 1996, lors d’une université d’été, Jean-Marie Le Pen évoque « &#039;&#039;l’inégalité des races&#039;&#039; » : « &#039;&#039;Je crois à l’inégalité des races, oui, bien sûr, c’est évident. Toute l’histoire le démontre. Elles n’ont pas la même capacité ni le même niveau d’évolution historique&#039;&#039; ». Des propos qu’il réitère un mois plus tard sur l’antenne d’Europe 1 et qu’il justifie avec un exemple sportif : « &#039;&#039;Aux Jeux olympiques, il y a une évidente inégalité entre la race noire et la race blanche&#039;&#039; ».&lt;br /&gt;
 |article=Jean-Marie Le Pen, 30 ans de propos provocateurs&lt;br /&gt;
 |livre=&lt;br /&gt;
 |numéro=&lt;br /&gt;
 |date=9 juin 2014&lt;br /&gt;
 |lien=http://www.rfi.fr/france/20140609-france-le-pen-front-national-fournee-propos-provocateurs-antisemitisme-racisme&lt;br /&gt;
 |titre=non&lt;br /&gt;
}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
{{citation&lt;br /&gt;
 |auteur1=Nonna Mayer&lt;br /&gt;
 |citation=Sur toutes les questions relatives à la perception de l’Autre, « autre » par ses origines, sa couleur de peau, sa religion, sa culture, et quelle que soit la vague de sondage retenue, les réponses des sympathisants du FN sont toujours beaucoup plus négatives que celles des sympathisants des autres partis. […] Les sympathisants du FN battent tous les records d’intolérance à l’Autre. Si on répartit les personnes interrogées en quatre groupes par niveau croissant d’ethnocentrisme, de « très faible » (scores 0-1) à « très fort » (6-10), 87 % d’entre eux sont très ethnocentristes, contre 48 % des proches des partis de droite, 33 % des proches des partis du centre, et 18 % des proches des partis de gauche. Inversement, aucun proche du FN n’a sur notre échelle un score inférieur à 2 (contre respectivement 3 % des sympathisants de droite, 11 % des centristes et un quart des sympathisants de gauche).&lt;br /&gt;
 |article=Le mythe de la dédiabolisation du FN&lt;br /&gt;
 |livre=La vie des idées&lt;br /&gt;
 |numéro=&lt;br /&gt;
 |date=4 décembre 2015&lt;br /&gt;
 |lien=http://www.laviedesidees.fr/Le-mythe-de-la-dediabolisation-du-FN.html&lt;br /&gt;
 |titre=non&lt;br /&gt;
}}&lt;br /&gt;
 |titre-argument-détaillé = &lt;br /&gt;
 |titre-objection1 = &lt;br /&gt;
 |résumé-objection1 = &lt;br /&gt;
 |titre-objection-détaillée1 = &lt;br /&gt;
 |titre-débat-connexe1 = &lt;br /&gt;
 |titre-objection2 = &lt;br /&gt;
 |résumé-objection2 = &lt;br /&gt;
 |titre-objection-détaillée2 = &lt;br /&gt;
 |titre-objection3 = &lt;br /&gt;
 |résumé-objection3 = &lt;br /&gt;
 |titre-objection-détaillée3 = &lt;br /&gt;
 |guillemets=oui&lt;br /&gt;
}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
{{argument pour&lt;br /&gt;
 |titre-argument = Le FN tire son origine d&#039;individus et groupes fascistes&lt;br /&gt;
 |niveau-argument = 3&lt;br /&gt;
 |résumé-argument = {{citation&lt;br /&gt;
 |auteur1=Nicolas Lebourg&lt;br /&gt;
 |citation=Le Front national est un projet porté par le mouvement néofasciste Ordre nouveau, fondé en 69 et dissout par l’Etat en 1973. [...] Ordre nouveau [ON] se définit comme « nationaliste-révolutionnaire » et ne fait pas de mystère sur que ce que signifie néofasciste dans le cadre de l’après-guerre. Le mouvement se veut très subversif, mais dans ses sections on lit quand même plutôt Maurras, il y a une petite difficulté à accorder le ressenti révolutionnaire avec des idées qui le soient autant. D’où l’importance de la violence physique, qui donne chair à ce révolutionnarisme mais finit par mener à la dissolution. Se retrouvent à ON tous les items qui font l’extrême droite : représentation de la nation comme un organisme, utopie de régénération, dégagement des « élites véritables » en lieu et place de la « démoploutocratie », etc.&lt;br /&gt;
 |article=Les origines du Front national&lt;br /&gt;
 |date=13 octobre 2013&lt;br /&gt;
 |lien=https://tempspresents.com/2013/10/13/nicolas-lebourg-origines-du-front-national/&lt;br /&gt;
 |titre=non&lt;br /&gt;
}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
{{citation&lt;br /&gt;
 |auteur1=Léon Landini&lt;br /&gt;
 |citation=Parmi les tous premiers organisateurs du Front national figurent une kyrielle d’individus issus d’Ordre nouveau ou d’autres organisations d’extrême-droite et fascistes qui, actuellement encore, démontrent par leur présence aux côtés des Le Pen que ce parti reste un parti d’extrême droite […].&lt;br /&gt;
* Commençons par Pierre Bousquet. Membre du Parti franciste depuis 1935, il était devenu délégué général du bureau de commandement de la jeunesse franciste en 1941. Ancien caporal de la 33e division de grenadiers SS Charlemagne, il fait partie des 300 Français qui combattirent les Russes en avril 1945 dans la capitale allemande. Il a été membre du premier bureau politique du Front national et son premier trésorier pendant 9 ans. […]&lt;br /&gt;
* Léon Gaultier. Il a été secrétaire à l’Information du gouvernement de Pétain. Il fut également un des fondateurs de la Milice nationale de Pétain. Lieutenant des Waffen SS, il commanda une unité française sur le front de l’Est durant l’été 1944. À son retour en France, frappé d’indignité nationale, il fut emprisonné et condamné aux travaux forcés. Libéré après avoir passé une certaine période en prison, il devint, en 1972, cofondateur du Front national dont il fut trésorier. Il figure comme une personnalité importante parmi les membres fondateurs de cette organisation.&lt;br /&gt;
* François Duprat. L’homme d’extrême-droite qui inventa le Front national. Auteur spécialisé dans le fascisme et les mouvements d’extrême-droite, il eut un rôle fondamental dans la naissance et l’ascension finale du Front national. Adepte des thèses révisionnistes, il fut une des figures de l’extrême-droite dans les années 1960-70. Il était à ce moment-là numéro 2 au Front national. Il était auparavant adhérent de diverses organisations fascistes, comme l’OAS, en passant par la Fédération des étudiants nationalistes et Ordre nouveau. C’est lui, par exemple, qui souffla à Jean-Marie Le Pen une expression devenue une des marques du parti d’extrême droite, le fameux : « Un million de chômeurs, c’est un million d’immigrés en trop », expression reprise aujourd’hui sous d’autres formes par Marine Le Pen. [...]&lt;br /&gt;
* François Brigneau. Militant d’extrême-droite, il adhère au « frontisme » en 1937. Membre du Rassemblement national populaire de Marcel Déat, il s’oriente vers la Collaboration et en juin 1944, au lendemain du débarquement allié en Normandie, il s’engage dans la Milice. […] Au moment de la création du FN, il en devient vice-président. Un demi-siècle plus tard, « il tire toujours une certaine gloire » de ses engagements et se vante d’avoir été un compagnon de cellule de Brasillach. Brasillach est surtout connu pour son engagement à l’extrême-droite. Membre de l’Action française, dans les années 1930, il évolue vers le fascisme.&lt;br /&gt;
 |article=Front national : Les chiens ne font pas des chats !&lt;br /&gt;
 |date=avril 2017&lt;br /&gt;
 |lien=http://www.initiative-communiste.fr/articles/front-national-chiens-ne-chats-leon-landini-resistant-ftp-moi/&lt;br /&gt;
 |titre=non&lt;br /&gt;
}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
{{citation&lt;br /&gt;
 |auteur1=Momo-B&lt;br /&gt;
 |citation=En plus d&#039;accueillir un ancien nazi dans ses rangs, il [le FN] s&#039;est très largement inspiré du MSI, parti fasciste italien. Outre la reprise du logo (flamme tricolore), le lien entre les deux partis ne fut pas froid, comme le rappelle fièrement Lorrain de Saint Affrique (conseiller de Jean-Marie Le Pen) : « &#039;&#039;Bien sûr, c&#039;est la petite flamme du MSI. Dans les années 1970, le lien politique avec le FN était très important. Jean-Marie Le Pen et Giorgio Almirante ont d&#039;ailleurs fait partie du même groupe au Parlement européen en 1984&#039;&#039;. »&lt;br /&gt;
 |article= Pourquoi ne pas voter FN ?&lt;br /&gt;
 |date=26 décembre 2016&lt;br /&gt;
 |lien=https://blogs.mediapart.fr/momo-b/blog/261216/pourquoi-ne-pas-voter-fn&lt;br /&gt;
 |titre=non&lt;br /&gt;
}}&lt;br /&gt;
 |titre-argument-détaillé = &lt;br /&gt;
 |titre-débat-connexe = &lt;br /&gt;
 |titre-objection1 = La filiation n’est que chronologique&lt;br /&gt;
 |résumé-objection1 = {{citation&lt;br /&gt;
 |auteur1=Jean-Yves Camus&lt;br /&gt;
 |citation=Nous l’avons dit : Ordre nouveau fut à l’origine du FN. Mais peut-on encore parler en 2014 de filiation autre que chronologique ? Il reste dans la formation de Marine Le Pen d’anciens militants d’Ordre nouveau [ON]. Leur fidélité à l’engagement nationaliste est intacte mais le parti dans lequel ils militent ne peut plus être un calque de celui de leur jeunesse : la violence politique a drastiquement diminué ; les lois réprimant le racisme et la xénophobie rendraient certainement illégaux nombre d’éléments de langage d’ON ; l’anticommunisme et l’antigaullisme ne sont plus des déterminants majeurs du combat politique ; enfin, la « dédiabolisation » voulue par l’actuelle direction passe par l’élimination de la visibilité du « folklore » nationaliste (mais non des fondamentaux nationalistes).&lt;br /&gt;
 |article=Préface&lt;br /&gt;
 |livre=Aux racines du FN&lt;br /&gt;
 |édition=Éditions Fondation Jean-Jaurès&lt;br /&gt;
 |date=2014&lt;br /&gt;
 |lien=http://www.youscribe.com/BookReader/Index/2681316?documentId=2840555&lt;br /&gt;
 |titre=non&lt;br /&gt;
}}&lt;br /&gt;
 |titre-objection-détaillée1 = &lt;br /&gt;
 |titre-débat-connexe1 = &lt;br /&gt;
 |titre-objection2 = Le FN compte aussi à sa fondation dans ses rangs des Résistants&lt;br /&gt;
 |résumé-objection2 = {{citation&lt;br /&gt;
 |auteur1=Jordi Vives&lt;br /&gt;
 |citation=Si le parti de Marine Le Pen est présenté régulièrement par ses adversaires comme un parti de « collabos », il ne faut pas oublier que le Front national a compté dans ses rangs, et depuis sa fondation, de nombreux résistants et déportés dont voici quelques noms célèbres :&lt;br /&gt;
* Maître Jean-Baptiste Biaggi, avocat, ancien député de Paris, ancien conseiller régional de Corse, ancien maire de Cagnano (Corse), officier de la Légion d’honneur, Croix de guerre 1939-1945, médaille de la Résistance.&lt;br /&gt;
* Rolande Birgy, ancienne de la JOC (1928), membre du Sillon catholique (1930), de la CFTC (1929) et du MRP (1945), résistante (Réseau Valette d’Osia), croix du Combattant volontaire de la résistance, Yad-Waschem (titre de « Juste » décerné par l’Etat d’Israël, en 1984), membre de SOS Tout Petits.&lt;br /&gt;
* Jean-Charles Bloch, Croix de guerre, président du Comité des Français juifs.&lt;br /&gt;
* [...]&lt;br /&gt;
 |article=Le Front national et la Résistance française, une histoire méconnue&lt;br /&gt;
 |livre=Lengadoc Info&lt;br /&gt;
 |date=28 avril 2017&lt;br /&gt;
 |lien=http://www.lengadoc-info.com/4976/politique/front-national-resistance-francaise/&lt;br /&gt;
 |titre=non&lt;br /&gt;
}}&lt;br /&gt;
 |titre-objection-détaillée2 = &lt;br /&gt;
 |titre-débat-connexe2 = &lt;br /&gt;
 |titre-objection3 = &lt;br /&gt;
 |résumé-objection3 = &lt;br /&gt;
 |titre-objection-détaillée3 = &lt;br /&gt;
 |titre-débat-connexe3 = &lt;br /&gt;
 |guillemets=oui&lt;br /&gt;
}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
{{argument pour&lt;br /&gt;
 |titre-argument = Les Le Pen entretiennent des liens avec des personnes considérées fascistes&lt;br /&gt;
 |niveau-argument = 3&lt;br /&gt;
 |résumé-argument = {{citation&lt;br /&gt;
 |auteur1=Léon Landini&lt;br /&gt;
 |citation=Au début des années 1960, Jean Marie Le Pen, n’ayant rien renié de son passé sulfureux, se rend en Espagne pour aller saluer d’anciens compagnons de combat. Il rend visite à :&lt;br /&gt;
* Abel Bonnard : Maurassien, il évolue vers le fascisme dans les années 1930. Partisan d’un rapprochement franco-allemand, il devient, durant la seconde guerre mondiale, une figure de la collaboration avec l’occupant nazi. Nommé ministre de l’Éducation nationale en 1942, il fait partie des « ultra » et des derniers partisans du régime de Vichy. […]&lt;br /&gt;
* Louis Darquier de Pellepoix : Individu politique d’extrême droite, il est principalement connu pour son engagement antisémite et pour son activité de collaborateur durant la Seconde Guerre mondiale. […]&lt;br /&gt;
* Léon Degrelle : Journaliste et homme politique engagé à l’extrême droite, il est surtout connu pour son engagement antisémite et pour son activité de collaborateur durant la Seconde Guerre mondiale. […] Engagé volontaire, il combattit sur le front de l’Est avec le grade de commandant dans la 28e division SS Wallonie.&lt;br /&gt;
* Otto SKORZENY : Il rejoint le parti nazi autrichien en 1931. Comme colonel SS, il participa à de très nombreuses opérations prestigieuses, telle que l’évasion de Mussolini d’une prison italienne, en 1944.&lt;br /&gt;
 |article=Front national : Les chiens ne font pas des chats !&lt;br /&gt;
 |date=avril 2017&lt;br /&gt;
 |lien=http://www.initiative-communiste.fr/articles/front-national-chiens-ne-chats-leon-landini-resistant-ftp-moi/&lt;br /&gt;
 |titre=non&lt;br /&gt;
}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
{{citation&lt;br /&gt;
 |auteur1=Abel Mestre&lt;br /&gt;
 |auteur2=Caroline Monnot&lt;br /&gt;
 |citation=Si elle s&#039;est séparée de plusieurs compagnons de la première heure, elle reste fidèle à certaines amitiés à la trajectoire jugée sulfureuse, au nombre desquelles on compte des proches issus du GUD...&lt;br /&gt;
Emmanuel Leroy... Cet ancien d&#039;Ordre nouveau a un parcours beaucoup plus marqué à l&#039;extrême droite dure. Il a, par le passé, animé une lettre aux relents néonazis (la Lettre noire) et revendique toujours sa filiation nationaliste-révolutionnaire et gréciste... Il est encore consulté de temps à autre sur des dossiers précis, notamment concernant les relations avec la Russie..&lt;br /&gt;
Un ancien acteur est Philippe Peninque, ancien du GUD...&lt;br /&gt;
Cette défaite n&#039;entame pourtant en rien le crédit de Philippe Péninque, qui continue de prodiguer ses conseils à Marine Le Pen, celle-ci le chargeant de surcroît de quelques missions délicates, notamment en ce qui concerne les finances de son parti.&lt;br /&gt;
Un ultime groupe évolue quant à lui en dehors du FN. La trajectoire politique de ses membres, quadragénaires passés par le GUD, et réunis autour de Frédéric Chatillon... &lt;br /&gt;
 |livre=Les faux-semblants du Front national&lt;br /&gt;
 |article=Les réseaux du Front national&lt;br /&gt;
 |édition=Presse de Sciences Po&lt;br /&gt;
 |lieu=Paris&lt;br /&gt;
 |date=2015&lt;br /&gt;
 |lien=&lt;br /&gt;
 |titre=non&lt;br /&gt;
}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
{{citation&lt;br /&gt;
 |auteur1=Abel Mestre&lt;br /&gt;
 |auteur2=Caroline Monnot&lt;br /&gt;
 |citation=De sa jeunesse d&#039;étudiante en droit à l&#039;université parisienne d&#039;Assas, Marine Le Pen a en effet conservé des amitiés qui nuisent à sa stratégie de dédiabolisation et de normalisation. Frédéric Chatilon, président du GUD au début des années 1990, est de celles-ci. Lui et une poignée d&#039;anciens militants de ce syndicat étudiant aux méthodes violentes ont monté un réseau d&#039;entreprises où les prises de participation se font entre amis et dont les avocats-conseil sont eux-mêmes d&#039;anciens du GUD. À partir de 2012, ils forment l&#039;un des cercles les plus fermés et les plus rapprochés de la présidente du FN. Mêlant affaires et politique, ils vont devenir les prestataires de services quasi exclusifs du parti version Marine Le Pen. Ils sont notamment aux commandes de Jeanne, le microparti dont s&#039;est dotée la présidente du FN pour financer ses campagnes électorales. La conception et la fabrication du matériel de campagne sont exclusivement dévolus à Riwal, l&#039;entreprise de communication de Frédéric Chatillon. La société de sécurité d&#039;Axel Coustau (Vendôme, puis Colisée) se substitue ici et là au Département protection sécurité (DPS), le service d&#039;ordre officiel du FN, souvent composé de bénévoles. Les « gudards » apparaissent ainsi au cœur de la logistique et du financement du « nouveau » FN. Malgré leurs écarts de conduite, notamment des actes d&#039;intimidation répétés envers la presse, une proximité est affichée avec Alain Soral ou l&#039;humoriste Dieudonné. Ils bénéficient de la part de Marine Le Pen d&#039;une impunité totale.&lt;br /&gt;
 |livre=Les faux-semblants du Front national&lt;br /&gt;
 |article=Les réseaux du Front national&lt;br /&gt;
 |édition=Presse de Sciences Po&lt;br /&gt;
 |lieu=Paris&lt;br /&gt;
 |date=2015&lt;br /&gt;
 |lien=&lt;br /&gt;
 |titre=non&lt;br /&gt;
}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
{{citation&lt;br /&gt;
 |auteur1=Alexis Corbière&lt;br /&gt;
 |citation=Pendant une année, en 2007, au Parlement européen, Marine Le Pen a fait partie d’un groupe parlementaire composé de 20 parlementaires qui se nommait Identité Tradition Souveraineté (ITS). Parmi les deux députés italiens qui composaient ce groupe, qui se réunissaient avec Mme Le Pen sans que cela ne lui pose le moindre problème, il y avait une certaine… Alessandra Mussolini ! Cette dernière est la petite-fille du « Duce » Benito Mussolini. Sur les plateaux de télé elle refuse publiquement que l’on rejette « l’héritage mussolinien ». Le 9 mars 2006 (soit un an avant que Mme Le Pen ne voit aucune difficulté à faire un groupe parlementaire avec elle) Mme Alessandra Mussolini avait déclaré à la télé « &#039;&#039;Meglio fascista che frocio !&#039;&#039; » ce qui signifie en bon français : « &#039;&#039;Mieux vaut être fasciste que pédé !&#039;&#039; ». Classe, non ? Ces propos n’ont bien sûr jamais été condamnés par la présidente du FN.&lt;br /&gt;
 |article=Marine Le Pen porte plainte contre Jean-Luc Mélenchon… Qu’elle y vienne !&lt;br /&gt;
 |date=7 mars 2011&lt;br /&gt;
 |lien=http://www.jean-luc-melenchon.fr/2011/03/09/marine-le-pen-porte-plainte-contre-jean-luc-melenchon%E2%80%A6-qu%E2%80%99elle-y-vienne/&lt;br /&gt;
 |titre=non&lt;br /&gt;
}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
{{citation&lt;br /&gt;
 |auteur1= Jean-Patrick Grumberg&lt;br /&gt;
 |citation=Depuis 2005, par un vote de l’assemblée générale de l’ONU, le 27 janvier est devenue la « Journée internationale de commémoration en mémoire des victimes de l&#039;Holocauste ».  […] Le même jour, [...] Marine Le Pen dansait la valse, à Vienne, avec la crème européenne des néonazis, des nostalgiques du IIIe Reich, et des négationistes. La candidate du Front National a répondu à l&#039;invitation du FPÖ, le parti de feu Jorg Haider, et de sa figure de proue, l’antisémite et néonazi Martin Graf, au bal annuel d’Olympia, cette société secrète interdite aux Juifs et aux femmes, et dont les membres sont chargés de véhiculer dans la société des idées néonazies, pangermanistes, antisémites et négationnistes. Jean Marie Le Pen, qui assistait au bal avec Bruno Gollnisch, et qui en a été l&#039;invité d&#039;honneur en 2008, a ainsi montré à sa fille Marine Le Pen l’exemple à suivre.&lt;br /&gt;
 |article=Pourquoi Marine le Pen dansait-elle au bal des néo-nazis à Vienne le jour de célébration de la Shoah ?&lt;br /&gt;
 |date=28 janvier 2012 &lt;br /&gt;
 |lien=http://www.dreuz.info/2012/01/28/pourquoi-marine-le-pen-dansait-elle-au-bal-des-neo-nazis-a-vienne-le-jour-de-celebration-de-la-shoah/&lt;br /&gt;
 |titre=non&lt;br /&gt;
}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
{{citation&lt;br /&gt;
 |auteur1=Jim Jarrassé&lt;br /&gt;
 |citation=C&#039;est une photo dont Marion Maréchal-Le Pen se serait bien passée. Sur cette image, [...] la benjamine de l&#039;Assemblée nationale pose en compagnie d&#039;Edouard Klein, leader du GUD (Groupe union défense, une organisation étudiante d&#039;extrême droite), et de Baptiste Coquelle, présenté comme un membre du « mouvement skin ». La photo date du 11 décembre 2012. Ce soir-là, le FN célébrait en grande pompe ses 40 années d&#039;existence à la salle de la Mutualité, à Paris. Au centre, Baptiste Coquelle. Sur un autre cliché non daté publié par l&#039;hebdomadaire, on retrouve Baptiste Coquelle, casque de SS sur la tête, réalisant un salut nazi devant un drapeau frappé de la croix celtique, symbole des néonazis.&lt;br /&gt;
 |article=La photo qui embarrasse Marion Maréchal-Le Pen et le FN&lt;br /&gt;
 |livre=Le Figaro&lt;br /&gt;
 |date=11 avril 2013&lt;br /&gt;
 |lien=http://www.lefigaro.fr/politique/2013/04/11/01002-20130411ARTFIG00418-la-photo-qui-embarrasse-marion-marechal-le-pen-et-le-fn.php&lt;br /&gt;
 |titre=non&lt;br /&gt;
}}&lt;br /&gt;
 |titre-argument-détaillé = &lt;br /&gt;
 |titre-objection1 = &lt;br /&gt;
 |résumé-objection1 = &lt;br /&gt;
 |titre-objection-détaillée1 = &lt;br /&gt;
 |titre-débat-connexe1 = &lt;br /&gt;
 |titre-objection2 = &lt;br /&gt;
 |résumé-objection2 = &lt;br /&gt;
 |titre-objection-détaillée2 = &lt;br /&gt;
 |titre-objection3 = &lt;br /&gt;
 |résumé-objection3 = &lt;br /&gt;
 |titre-objection-détaillée3 = &lt;br /&gt;
 |guillemets=oui&lt;br /&gt;
}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
{{argument pour&lt;br /&gt;
 |titre-argument = L&#039;étude du fascisme fait partie de la formation des militants&lt;br /&gt;
 |niveau-argument = 3&lt;br /&gt;
 |résumé-argument = {{citation&lt;br /&gt;
 |auteur1=Jean-Yves Camus&lt;br /&gt;
 |citation=Ce n&#039;est pas la propagande frontiste qui relaie les thèmes des fascismes européens, mais les livres recommandés par la presse favorable au FN (et souvent écrits par des membres ou sympathisants du parti), ainsi le réseau de librairies militantes qui vendent par correspondance ou en magasin à ses membres. L&#039;étude des fascismes fait donc partie de la culture historique et idéologique acquise par les mieux formés des adhérents. Un signe de la nostalgie du romantisme fasciste réside dans la vénération quasi unanime dont sont l&#039;objet au FN deux hommes : François Brigneau et Roland Gaucher. Le sympathisant frontiste qui fréquente les librairies nationalistes se voient proposer trois modèles de dirigeants et de meneur d&#039;hommes : Corneliu Z. Codreanu, idéologue de la Garde de Fer roumaine ; Léon Degrelle, fondateur belge du Rexisme ; José Antonio Primo de Rivera, théoricien de la Phalange espagnole. Dans un ouvrage qui a formé nombre de militants (une photographie de Le Pen le montre même en train de le lire), et intitulé &#039;&#039;Doctrines du nationalisme&#039;&#039;, Jacques Ploncard d&#039;Assac, collaborateur de &#039;&#039;Présent&#039;&#039; et &#039;&#039;National-Hebdo&#039;&#039;, expose les idées politiques de José Antonio, Onesimo Redondo et Ramiro Ledesma Ramos. C&#039;est encore la Croisade franquiste qui est décrite dans &#039;&#039;Les Héros de l&#039;Alcazar&#039;&#039; (1987), livre d&#039;Alain Sanders (rédacteur à Présent) et Francis Bergeron, ancien candidat du FN. La Phalange espagnole retient leur attention comme mouvement anticommuniste, profondément catholique et mystique. Un petit groupe, le Cercle Franco-Hispanique, se dévoue d&#039;ailleurs uniquement à la commémoration du nationalisme phalangiste, et plusieurs cadres frontistes participent à ses activités. Degrelle est l&#039;auteur de plusieurs ouvrages apologétiques de son engagement dans la division Wallonie de la Waffen SS, vendus par Diffusion de la Pensée Française (DPF), éditeur par correspondance qui existe depuis 1966 et possède un fichier de 40 000 clients. DPF, qui vend plus de 3000 titres, commercialise les livres de nombreux dirigeants frontistes, à commencer par Le Pen. Cependant l&#039;admiration de Degrelle pour Hitler a conduit le journal &#039;&#039;Présent&#039;&#039; à recommander en modèle un autre rexiste, José Streel, plus catholique et favorable au maintien d&#039;une Nation belge. Enfin, Codreanu, étudié par Francis Bergeron dans &#039;&#039;Codréanu et la Garde de Fer&#039;&#039; (1993), intéresse par le caractère mystique de sa doctrine et l&#039;importance qu&#039;il attache à la communauté des combattants et au sens du sacrifice. L&#039;adhérent connait aussi le fascisme à travers le témoignage des anciens. Le principal est François Brigneau (1919), qui est le meilleur polémiste de la presse d&#039;extrême droite.&lt;br /&gt;
 |livre=Le Front national&lt;br /&gt;
 |édition=&lt;br /&gt;
 |lieu=&lt;br /&gt;
 |date=1997&lt;br /&gt;
 |lien=&lt;br /&gt;
 |titre=non&lt;br /&gt;
}}&lt;br /&gt;
 |titre-argument-détaillé = &lt;br /&gt;
 |titre-objection1 = La formation interne a écarté tous les liens avec le fascisme&lt;br /&gt;
 |résumé-objection1 = Voir l&#039;argument « contre » : [[#.7B.7B.7B2.7D.7D.7D_.C2.AB.C2.A0Le_FN_s.27est_d.C3.A9diabolis.C3.A9_avec_Marine_Le_Pen.C2.A0.C2.BB|Le FN s&#039;est dédiabolisé avec Marine Le Pen]].&lt;br /&gt;
 |titre-objection-détaillée1 = &lt;br /&gt;
 |titre-débat-connexe1 = &lt;br /&gt;
 |titre-objection2 = &lt;br /&gt;
 |résumé-objection2 = &lt;br /&gt;
 |titre-objection-détaillée2 = &lt;br /&gt;
 |titre-objection3 = &lt;br /&gt;
 |résumé-objection3 = &lt;br /&gt;
 |titre-objection-détaillée3 = &lt;br /&gt;
 |guillemets=oui&lt;br /&gt;
}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
{{argument pour&lt;br /&gt;
 |titre-argument = Le FN a la base sociale traditionnelle du fascisme&lt;br /&gt;
 |niveau-argument = 3&lt;br /&gt;
 |résumé-argument = {{citation&lt;br /&gt;
 |auteur1=Cédric Piktoroff&lt;br /&gt;
 |citation=Comme tout mouvement fasciste, la base sociale principale du FN est la petite bourgeoisie déclassée que la crise plonge dans le désespoir et à laquelle il tente de donner une expression politique. Pour acquérir une audience, il est poussé à s’adapter aux références et aux préoccupations des petits commerçants, médecins, auto-entrepreneurs, petits bureaucrates et autres contremaîtres qu’il espère séduire.&lt;br /&gt;
 |article=F comme fascistes, N comme Nazis !&lt;br /&gt;
 |livre=Que faire ?&lt;br /&gt;
 |date=9 avril 2011&lt;br /&gt;
 |lien=http://quefaire.lautre.net/F-comme-fascistes-N-comme-Nazis&lt;br /&gt;
 |titre=non&lt;br /&gt;
 |guillemets=oui&lt;br /&gt;
}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
{{citation&lt;br /&gt;
 |auteur1=Denis Godard&lt;br /&gt;
 |citation=Le FN n’est pas seulement une version « hard » de l’UMP. Sa base sociale n’est pas celle d’un parti de droite « classique ». Il touche actuellement très peu les couches les plus aisées de la population. S’il y a quelque chose de commun dans son électorat c’est la peur de l’évolution de la situation sans garde-fou social autre qu’un État fort : petits commerçants, artisans et chefs de petites entreprises, chômeurs et intérimaires, ouvriers et employés précarisés et atomisés ou en voie de l’être, femmes au foyer. Cette sociologie se reflète dans ses implantations géographiques, périphérie des concentrations urbaines, régions désindustrialisées comme le Nord ou l’Est. Certains cherchent à se rassurer en pointant le recul du vote FN dans les grands centres urbains et dans les banlieues. Cela a sans doute plus à voir avec une évolution sociologique de ces zones (la « gentrification » des centres des grandes villes et la « ghettoïsation » des banlieues) qu’avec un recul du FN dans les couches sociales où il est fort. Cette base sociale est la version moderne de celle du fascisme traditionnel. Elle explique ce qui fait le fonds des idées qui dominent au FN, l’attachement à la nation, à un État fort (économiquement comme politiquement et « militairement »), à la famille comme base de la société, le racisme, l’unité autour d’un chef... et la haine de la gauche notamment des syndicats.&lt;br /&gt;
 |livre=Tout est à nous !&lt;br /&gt;
 |numéro=149&lt;br /&gt;
 |article=Contre le FN, faut-il attendre de mourir pour lutter contre la maladie ?&lt;br /&gt;
 |date=17 mai 2012&lt;br /&gt;
 |lien=https://npa2009.org/content/tribunes-comment-combattre-l%E2%80%99extr%C3%AAme-droite%E2%80%89&lt;br /&gt;
 |titre=non&lt;br /&gt;
}}&lt;br /&gt;
 |guillemets=oui&lt;br /&gt;
}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
{{argument pour&lt;br /&gt;
 |titre-argument = Le slogan « Ni gauche, ni droite » est typiquement fasciste&lt;br /&gt;
 |niveau-argument = 3&lt;br /&gt;
 |résumé-argument = {{citation&lt;br /&gt;
 |auteur1=Ugo Palheta&lt;br /&gt;
 |citation=En brouillant ainsi les frontières entre droite et gauche, en accentuant passablement la ligne « ni droite ni gauche », le FN a d’ailleurs retrouvé l’inspiration originelle du fascisme historique qui, notamment en Italie, s’est initialement construit sur un programme paraissant très à gauche sur les questions sociales (incluant notamment des revendications radicales contre la propriété privée), programme qui fut immédiatement mis de côté une fois le pouvoir conquis au prix d’une alliance avec une partie des élites traditionnelles.&lt;br /&gt;
 |article=Le danger fasciste en France : de quoi le FN est-il le nom ?&lt;br /&gt;
 |livre=Contretemps&lt;br /&gt;
 |numéro=&lt;br /&gt;
 |date=14 décembre 2015&lt;br /&gt;
 |lien=https://www.contretemps.eu/le-danger-fasciste-en-france-1ere-partie-de-quoi-le-fn-est-il-le-nom/&lt;br /&gt;
 |titre=non&lt;br /&gt;
}}&lt;br /&gt;
 |guillemets=oui&lt;br /&gt;
}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Arguments CONTRE ==&lt;br /&gt;
{{argument contre&lt;br /&gt;
 |titre-argument = Le FN s&#039;est dédiabolisé avec Marine Le Pen&lt;br /&gt;
 |niveau-argument = 3&lt;br /&gt;
 |résumé-argument = {{citation&lt;br /&gt;
 |auteur1=Stéphane Lebourg&lt;br /&gt;
 |citation=Lorsqu&#039;elle décide d&#039;entreprendre sa stratégie de normalisation, au début des années 2000, Marine Le Pen s&#039;applique à marquer une rupture avec les fondamentaux nationalistes des origines. Celle-ci passe par une prise de distance avec les conceptions racialistes et antisémites et par un virage sociétal en rupture avec les conceptions des nationaux-catholiques qui continuent de peser dans l&#039;appareil. [...] Marine Le Pen a tapageusement exclu en 2011 les cadres du FN membres de l&#039;Oeuvre Française (OF), Yvan Benedetti et Alexandre Gabriac, faisant ainsi coup double, puisqu&#039;ils étaient également des soutiens de Bruno Gollnisch. Les groupuscules périphériques apparaissent ainsi instrumentalisés dans le jeu de concurrence interne au parti, même si Pierre Sidos affirme que l&#039;OF n&#039;a nullement cessé son entrisme. Marine Le Pen a pu de cette manière se donner à voir comme celle qui rompait avec l&#039;antisémitisme et le référentiel fascisant. D&#039;ailleurs, sitôt élue présidente du FN, elle a fait une déclaration qui se voulait exemplaire en indiquant que « &#039;&#039;ce qui s&#039;est passé&#039;&#039; » dans les rangs nazis constitue le « &#039;&#039;summum de la barbarie&#039;&#039; ».&lt;br /&gt;
 |livre=Les faux-semblants du Front national&lt;br /&gt;
 |article=Le Front national et la galaxie des extrêmes droites radicales&lt;br /&gt;
 |édition=Presse de Sciences Po&lt;br /&gt;
 |lieu=Paris&lt;br /&gt;
 |date=2015&lt;br /&gt;
 |lien=&lt;br /&gt;
 |titre=non&lt;br /&gt;
}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
{{citation&lt;br /&gt;
 |auteur1=Stéphane Lebourg&lt;br /&gt;
 |citation=Pour le parti, la solution passe à l&#039;évidence par la formation des militants. En confiant celle-ci à son aile modérée en 2012, alors qu&#039;elle avait été jusqu&#039;ici marquée de la patte des radicaux, le FN entrave tout projet éventuel de l&#039;extrême-droite radicale d&#039;influencer la ligne du parti. S&#039;il parvenait à mener cet encadrement à terme, ce serait la défaite définitive de Dominique Venner, lui qui espérait un contrôle du parti unitaire par un groupuscule radical, avec une cristallisation peut-être plus nette des deux sous-ensembles majeurs de l&#039;extrême-droite, l&#039;un constitué de ses groupuscules, l&#039;autre que l&#039;autre que l&#039;on pourrait qualifier, dorénavant, d&#039;institutionnel.&lt;br /&gt;
 |livre=Les faux-semblants du Front national&lt;br /&gt;
 |article=Le Front national et la galaxie des extrêmes droites radicales&lt;br /&gt;
 |édition=Presse de Sciences Po&lt;br /&gt;
 |lieu=Paris&lt;br /&gt;
 |date=2015&lt;br /&gt;
 |lien=&lt;br /&gt;
 |titre=non&lt;br /&gt;
}}&lt;br /&gt;
 |titre-argument-détaillé = &lt;br /&gt;
 |titre-objection1 = Les propos racistes, antisémites et islamophobes sont toujours en vigueur chez les militants&lt;br /&gt;
 |résumé-objection1 = {{citation&lt;br /&gt;
 |auteur1=Nonna Mayer&lt;br /&gt;
 |citation=Cette stratégie [de dédiabolisation] ne fait pourtant pas l’unanimité dans le parti, si l’on en juge par les nombreuses défections de nouvelles recrues, déçues de découvrir une réalité à mille lieux des discours de la présidente. Nadia Portheault, d’origine algérienne, tête de liste FN à Saint-Alban, en Haute-Garonne, est partie après qu’un cadre lui eut lancé : « Toi et tes enfants, vous êtes bons pour le four… » (La voix du Midi, 4 novembre 2013). Arnaud Cléré aussi, transfuge de l’UMP dans la Somme, effaré de voir des croix gammées tatoués aux bras de certains militants, ou encore Anna Rosso-Roig (Front de gauche) à Marseille et Vincent Morelle (UMP) à Meaux. Sans compter les propos racistes et antisémites avérés de 104 candidats du FN aux départementales de 2015, malgré les strictes consignes données par la direction. Ces exemples incitent à s’interroger sur le degré de racisme et d’antisémitisme au sein du « nouveau » Front national.&lt;br /&gt;
 |article=Le mythe de la dédiabolisation du FN&lt;br /&gt;
 |livre=La vie des idées&lt;br /&gt;
 |numéro=&lt;br /&gt;
 |date=4 décembre 2015&lt;br /&gt;
 |lien=http://www.laviedesidees.fr/Le-mythe-de-la-dediabolisation-du-FN.html&lt;br /&gt;
 |titre=non&lt;br /&gt;
}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
{{citation&lt;br /&gt;
 |auteur1=Stéphane Lebourg&lt;br /&gt;
 |citation=Les élections de 2014 et 2015 ont montré les limites de ce dispositif [de normalisation]. Les médias ont largement relayé des commentaires racistes, antisémites, islamophobes, postés sur les réseaux sociaux par des candidats FN. De leur côté, un certain nombre de nouveaux militants, censés être modérés, s&#039;approprient des points de vue jugés excessifs par la présidente quand elle est interrogée à leur propos dans les médias, qu&#039;il s&#039;agisse du « grand remplacement » ou de la « remigration », deux thèmes issus des périphéries du FN mais bien relayés dans le parti. Se défaire de membres de l&#039;extrême-droite radicale ne saurait suffire à débarrasser le FN de sa virulence altérophobe.&lt;br /&gt;
 |livre=Les faux-semblants du Front national&lt;br /&gt;
 |article=Le Front national et la galaxie des extrêmes droites radicales&lt;br /&gt;
 |édition=Presse de Sciences Po&lt;br /&gt;
 |lieu=Paris&lt;br /&gt;
 |date=2015&lt;br /&gt;
 |lien=&lt;br /&gt;
 |titre=non&lt;br /&gt;
}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
{{citation&lt;br /&gt;
 |auteur1=Maxime Vivas&lt;br /&gt;
 |citation=Le vrai FN d&#039;aujourd&#039;hui :&lt;br /&gt;
*Anne-Sophie Leclère, candidate FN dans les Ardennes, a comparé Christiane Taubira à un singe.&lt;br /&gt;
*Alexandre Gabriac, élu régional du FN en Rhône-Alpes et candidat au second tour des cantonales à Grenoble, a posé pour une photo en faisant le salut nazi devant un drapeau frappé de la croix gammée.&lt;br /&gt;
*Nicolas Reynès, candidat FN aux législatives dans la 2e circonscription du Nord, a renvoyé depuis sa page Facebook à un site eugéniste à la gloire de la race blanche.&lt;br /&gt;
*François Chatelain, candidat FN aux municipales à Neuville-en-Ferrain (Nord), a publié sur sa page Facebook des propos et images antisémites et xénophobes.&lt;br /&gt;
*Jacques Coutela, candidat dans l’Yonne aux cantonales de mars 2011, a posté sur son blog des propos faisant l’apologie d’Anders Breivik, le responsable de la tuerie d’Utoya (Norvège).&lt;br /&gt;
*Stéphane Poncet, candidat frontiste aux législatives dans le Rhône, a publié sur son blog des dessins à caractère raciste.&lt;br /&gt;
*André Kornmann, tête de liste FN aux municipales à Strasbourg, veut rétablir l’ordre avec des « &#039;&#039;chiens d’attaque, pas des teckels ou des chihuahua&#039;&#039; ».&lt;br /&gt;
*Nadia Portheault, candidate FN aux municipales de 2014 à Saint-Alban (Haute-Garonne), a quitté le FN, fatiguée, dit-elle, des propos racistes, antisémites et homophobes entendus en coulisse.&lt;br /&gt;
 |article=Marine Le Pen, présidente de la République en 2017 ?&lt;br /&gt;
 |livre=Le Grand Soir&lt;br /&gt;
 |date=17 novembre 2014&lt;br /&gt;
 |lien=https://www.legrandsoir.info/marine-le-pen-presidente-de-la-republique-en-2017.html&lt;br /&gt;
 |titre=non&lt;br /&gt;
}}&lt;br /&gt;
 |titre-objection-détaillée1 = &lt;br /&gt;
 |titre-débat-connexe1 = &lt;br /&gt;
 |titre-objection2 = Des propos qui étaient auparavant considérés comme des dérapages sont aujourd&#039;hui banalisés en raison de la droitisation de la vie politique&lt;br /&gt;
 |résumé-objection2 = {{citation&lt;br /&gt;
 |auteur1=Sylvain Crépon&lt;br /&gt;
 |auteur2=Alexandre Dézé&lt;br /&gt;
 |auteur3=Nonna Mayer&lt;br /&gt;
 |citation=Il y a encore quelques années, ces propos auraient eu un coût pour le FN et entraîné une baisse au moins ponctuelle de l&#039;importance de ses soutiens dans l&#039;opinion et, par extension, dans le corps électoral. Or, il faut croire que ces effets de disqualification sont devenus quasi nuls. Les dérapages s&#039;accumulent, mais sans avoir d&#039;incidence majeure pour le FN. Ce qui en dit long sur le niveau de banalisation, non pas tant du parti, mais de certaines de ses idées.&lt;br /&gt;
 |livre=Les faux-semblants du Front national&lt;br /&gt;
 |article=Redécouvrir le Front national&lt;br /&gt;
 |édition=Presse de Sciences Po&lt;br /&gt;
 |lieu=Paris&lt;br /&gt;
 |date=2015&lt;br /&gt;
 |lien=&lt;br /&gt;
 |titre=non&lt;br /&gt;
}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
{{citation&lt;br /&gt;
 |auteur1=Stéphane Lebourg&lt;br /&gt;
 |citation=La normalisation du parti est certes passée par des purges et la stabilisation de son camp, mais elle relève moins d&#039;une dédiabolisation que d&#039;une droitisation de la vie politique française.&lt;br /&gt;
 |livre=Les faux-semblants du Front national&lt;br /&gt;
 |article=Le Front national et la galaxie des extrêmes droites radicales&lt;br /&gt;
 |édition=Presse de Sciences Po&lt;br /&gt;
 |lieu=Paris&lt;br /&gt;
 |date=2015&lt;br /&gt;
 |lien=&lt;br /&gt;
 |titre=non&lt;br /&gt;
}}&lt;br /&gt;
 |titre-objection-détaillée2 = &lt;br /&gt;
 |titre-objection3 = Si les thèmes fascistes sont publiquement mis en sourdine, ils sont beaucoup plus présents en « off »&lt;br /&gt;
 |résumé-objection3 = {{citation&lt;br /&gt;
 |auteur1=Michel Wieviorka&lt;br /&gt;
 |citation=Le Front national n&#039;a pas tout abandonné de ses inspirations antérieures : le pétanisme, l&#039;antigaullisme, la préférence nationale, le retour à la peine de mort, le refus de l&#039;avortement, le natalisme, etc. Simplement, ces thèmes sont mis en sourdine, nuancés, du moins dans le discours public. En privé, ce peut être très différent. La vieille idéologie n&#039;a pas disparu, elle fonctionne chez certains militants et dirigeants, mais en interne. Elle est parfois aussi dévoilée par accident.&lt;br /&gt;
 |livre=Le Front national, entre extrémisme, populisme et démocratie&lt;br /&gt;
 |édition=Maison des Sciences de l’Homme&lt;br /&gt;
 |lieu=&lt;br /&gt;
 |date=2013&lt;br /&gt;
 |lien=&lt;br /&gt;
 |titre=non&lt;br /&gt;
}}&lt;br /&gt;
 |titre-objection-détaillée3 = &lt;br /&gt;
 |titre-objection4 = Il existe une deuxième ligne au FN, qui garde le fascisme pour héritage&lt;br /&gt;
 |résumé-objection4 = &lt;br /&gt;
{{citation&lt;br /&gt;
 |auteur1=Lutte ouvrière&lt;br /&gt;
 |citation=En réaffirmant qu&#039;il admirait le maréchal Pétain et que les chambres à gaz étaient un « détail de l&#039;histoire de la Seconde Guerre mondiale », Jean-Marie Le Pen a déclenché une crise politique au sein du Front national. [...] cet épisode illustre la coexistence de deux lignes politiques entremêlées au sein du FN. L&#039;une est incarnée par Marine Le Pen, lancée depuis son accession à la tête du parti en 2011 dans l&#039;entreprise dite de « dédiabolisation ». [...] L&#039;autre ligne est celle dont le fondateur du FN ne cesse de rappeler l&#039;existence : la référence au régime de Pétain, l&#039;admiration pour des organisations terroristes d&#039;extrême droite comme l&#039;OAS et la conquête du pouvoir en s&#039;appuyant sur des milices et des moyens extraparlementaires. Même si Marine le Pen a exclu les membres du FN, y compris des cadres, qui affichaient trop ostensiblement leur admiration pour les régimes fascistes ou manifestaient de façon trop grossière leur racisme et leur xénophobie, ce courant reste l&#039;ADN du FN. Il suffit de voir le succès d&#039;estime remporté devant les militants par le vieux Le Pen forçant l&#039;accès à la tribune à l&#039;occasion du rassemblement du 1er mai dernier devant l&#039;Opéra de Paris, alors même qu&#039;il était interdit de discours avant d&#039;être carrément suspendu de son statut d&#039;adhérent.&lt;br /&gt;
 |article=Où va le Front national ?&lt;br /&gt;
 |livre=Lutte de classe&lt;br /&gt;
 |numéro=168&lt;br /&gt;
 |date=mai-juin 2015&lt;br /&gt;
 |lien=https://mensuel.lutte-ouvriere.org/documents/archives/la-revue-lutte-de-classe/serie-actuelle-1993/article/ou-va-le-front-national&lt;br /&gt;
 |titre=non&lt;br /&gt;
}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
{{citation&lt;br /&gt;
 |auteur1=Cédric Piktoroff&lt;br /&gt;
 |citation=La direction du Front national, autour de Marine Le Pen, a fait de grands efforts pour se débarrasser de son image de parti fasciste.‬ ‪Il y a eu une lutte au sein du parti pour faire respecter cette ligne et pour ne pas mettre en avant les éléments les plus liés à son passé fasciste.‬ ‪Mais il y a un noyau dur fasciste au sein du FN et de sa direction.‬ ‪Le FN a discrètement maintenu ses liens avec des groupes violents qui ont la rue comme terrain et a été impliqué dans des attaques violentes contre la gauche.‬&lt;br /&gt;
 |article=La gauche doit mener la lutte contre Le Pen‬&lt;br /&gt;
 |livre=Que faire ?&lt;br /&gt;
 |date=26 avril 2012&lt;br /&gt;
 |lien=http://quefaire.lautre.net/%E2%80%AALa-gauche-doit-mener-la-lutte&lt;br /&gt;
 |titre=non&lt;br /&gt;
}}&lt;br /&gt;
 |titre-objection-détaillée4 = &lt;br /&gt;
 |titre-objection5 = Les relations entre les groupes fascistes et le FN sont devenues moins visibles, mais sont toujours présentes&lt;br /&gt;
 |résumé-objection5 = {{citation&lt;br /&gt;
 |auteur1=Stéphane Lebourg&lt;br /&gt;
 |citation=Marine Le Pen a par ailleurs individualisé, voire privatisé, les relations avec des figures issues de la mouvance radicale. Celles-ci n&#039;ont pas la carte du FN et ne disposent plus de structures militantes mais plutôt d&#039;entreprises, ce qui lui permet d&#039;affirmer que le parti ne serait pas lié à des éléments radicaux. Les anciens du GUD [Groupe union défense] semblent particulièrement impliqués. Le microparti de Marine Le Pen fondé en 2010, Jeanne, est ainsi passé de la direction d&#039;Olivier Duguet à celle d&#039;Alex Lousteau lorsque le premier a été condamné pour escroquerie. Le second, également mis en examen au même motif en 2015, est responsable du cercle Cardinal destiné à prospecter les milieux patronaux, et tout particulièrement ceux des PME-PMI, pour le compte du FN. La communication des candidats frontistes, elle, est entre les mains de Frédéric Chatillon, ancien meneur gudard proche d&#039;Alain Soral. C&#039;est de cette mouvance que vient Minh Tran-Long, ancien de la Fédération d&#039;action nationaliste et européenne (FANE), mouvement ouvertement néonazi, dont l&#039;entreprise a travaillé pour la campagne présidentielle de Marine Le Pen en 2012, ainsi que pour la mairie de Fréjus conquise par le FN en 2014.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les radicaux ne se trouvent pas que parmi les techniciens, comme en témoigne le ralliement de deux ex-mégrétistes : celui d&#039;Emmanuel Leroy, premier conseiller en relations internationales de la jeune présidente, marqué par l&#039;idéologie du GRECE, à la lisière des courants néonazis et NR, ou encore celui de Philippe Olivier, le beau-frère de Marine Le Pen. Enfin, les municipalités FN représentent un réel débouché social pour les radicaux. Les maires FN de Beaucaire et de Cogolin ont fait appel aux identitaires pour gérer leur communication. Le cas le plus intéressant est celui de la mairie de Béziers, conquise par Robert Ménard. Ce dernier a fait campagne en rassemblant toutes les chapelles, du FN au Bloc identitaire en passant par l&#039;Action française. S&#039;installant à la mairie, il a pris des collaborateurs avec des trajectoires très marquées, par exemple André-Yves Beck, ancien de Troisième Voie, Nouvelle Résistance et Unité radicale, puis cadre de la mairie d&#039;Orange, ou Robert Ottaviani, ancien du groupe néonazi Ultime assaut, du FN et de son Département protection et sécurité. Les postes d&#039;assistants parlementaires au Parlement européen ont également permis de placer divers anciens radicaux.&lt;br /&gt;
La relation entre les instances frontistes et l&#039;extrême-droite radicale n&#039;a donc pas pris fin, elle s&#039;est atomisée.&lt;br /&gt;
 |livre=Les faux-semblants du Front national&lt;br /&gt;
 |article=Le Front national et la galaxie des extrêmes droites radicales&lt;br /&gt;
 |édition=Presse de Sciences Po&lt;br /&gt;
 |lieu=Paris&lt;br /&gt;
 |date=2015&lt;br /&gt;
 |lien=&lt;br /&gt;
 |titre=non&lt;br /&gt;
}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
{{citation&lt;br /&gt;
 |auteur1=Sylvain Crépon&lt;br /&gt;
 |auteur2=Alexandre Dézé&lt;br /&gt;
 |auteur3=Nonna Mayer&lt;br /&gt;
 |citation=Marine Le Pen a également mis sur pied une structure périphérique susceptible d&#039;accueillir toute personne souhaitant rallier le FN sans en devenir membre, autrement dit sans endosser le stigmate de la marque frontiste. C&#039;est ainsi que le Rassemblement bleu marine (RBM) a vu le jour en mai 2012 dans la perspective des élections législatives, avant d&#039;être transformé en association en septembre et de servir de structure d&#039;accueil à des transfuges (dont Gilbert Collard et Sébastien Chenu), mais aussi de sigle pour des listes dites d&#039;ouverture lors des élections municipales de 2014, listes sur lesquelles ont pu figurer des personnalités appartenant aux courants monarchistes, identitaires et nationalistes-révolutionnaires de l&#039;extrême-droite... Mais il fait aussi office d&#039; « organisation parapluie » abritant « sous son toit plusieurs sensibilités idéologiques dont le FN, tout à sa stratégie de dédiabolisation, ne souhaite plus assumer la présence en son sein même ».&lt;br /&gt;
 |livre=Les faux-semblants du Front national&lt;br /&gt;
 |article=Redécouvrir le Front national&lt;br /&gt;
 |édition=Presse de Sciences Po&lt;br /&gt;
 |lieu=Paris&lt;br /&gt;
 |date=2015&lt;br /&gt;
 |lien=&lt;br /&gt;
 |titre=non&lt;br /&gt;
}}&lt;br /&gt;
 |titre-objection-détaillée5 = &lt;br /&gt;
 |titre-objection6 = Le FN a toujours des élus se revendiquant du fascisme&lt;br /&gt;
 |résumé-objection6 = {{citation&lt;br /&gt;
 |auteur1=Lutte ouvrière&lt;br /&gt;
 |citation=Marine Le Pen met en avant des candidats bien propres sur eux, plutôt jeunes et bon chic-bon genre. [...] Mais d&#039;autres sont issus de groupes dont les références explicites sont les régimes de Pétain, Mussolini voire même celui de Hitler. La presse a révélé que l&#039;homme qui a ouvert un compte en Suisse pour Cahuzac, Philippe Péninque, est un ancien du GUD, devenu avocat d&#039;affaires et toujours très proche de Marine Le Pen. Le Groupe union défense (GUD) est né de la reconstitution d&#039;Occident dissous en 1968. Actif dans les années 1970 où il faisait le coup de poing contre l&#039;extrême gauche, en sommeil pendant longtemps, ce groupe s&#039;est réactivé ces dernières années.&lt;br /&gt;
 |article=France - L’extrême droite, un danger mortel pour la classe ouvrière&lt;br /&gt;
 |livre=Lutte de classe&lt;br /&gt;
 |numéro=153&lt;br /&gt;
 |date=juillet-août 2013&lt;br /&gt;
 |lien=https://mensuel.lutte-ouvriere.org/documents/archives/la-revue-lutte-de-classe/serie-actuelle-1993/article/france-l-extreme-droite-un-danger&lt;br /&gt;
 |titre=non&lt;br /&gt;
}}&lt;br /&gt;
 |titre-objection-détaillée6 = &lt;br /&gt;
 |titre-objection7 = Il y a une continuité entre la génération de la « dédiabolisation » du FN et l&#039;ancienne&lt;br /&gt;
 |résumé-objection7 = {{citation&lt;br /&gt;
 |auteur1=Lutte ouvrière&lt;br /&gt;
 |citation=Les cadres qui entourent Marine Le Pen à la tête du FN sont des opportunistes capables d&#039;adapter leur stratégie au gré des circonstances. Portés par leurs succès électoraux, ils se sont démarqués avec empressement des déclarations du vieux Le Pen. Dans l&#039;état actuel de la situation politique, ils veulent montrer leur compatibilité avec les institutions républicaines. Ils mettent en avant les personnalités de la société civile qu&#039;ils ont su séduire, l&#039;avocat Collard, député du FN, ou l&#039;ancien journaliste Ménard, nouveau maire de Béziers. Le vice-président du FN et proche conseiller de Marine Le Pen, Florian Philippot, est un énarque, gaulliste et souverainiste qui a démarré sa carrière en soutenant Chevènement en 2002. Ces gens-là aspirent aux ors de la République. Mais la plupart des membres du nouveau comité central du FN, élu en 2011, ont rejoint le FN à l&#039;époque où Le Pen père le dirigeait. Ils n&#039;étaient gênés ni par ses petites phrases ni par son idéologie. À commencer par Marine Le Pen elle-même. Pour ne citer que quelques noms parmi ces nouveaux dirigeants, Stéphane Ravier, 44 ans, sénateur-maire du 7e secteur de Marseille, a adhéré au FN à l&#039;âge de 16 ans, séduit par les idées du vieux Le Pen. Louis Aliot, dont la mère rapatriée d&#039;Algérie était elle-même membre du FN, a fait ovationner lors d&#039;un meeting Bastien-Thiry, organisateur pour l&#039;OAS de l&#039;attentat du Petit-Clamart contre de Gaulle. David Rachline, sénateur-maire de Fréjus de 26 ans, a fait un passage à Égalité et réconciliation, le mouvement identitaire et antisémite d&#039;Alain Soral, avant de s&#039;en éloigner pour policer son image. Quant aux cadres dans l&#039;ombre du FN, ceux qui animent aujourd&#039;hui le micro-parti Jeanne dédié au financement des campagnes de Marine Le Pen ou l&#039;agence Riwal qui organise sa communication, ce sont des anciens du GUD, cette association étudiante d&#039;extrême droite qui faisait le coup de poing dans les années 1970. Tout cela indique la continuité entre la nouvelle génération dirigeante du FN et l&#039;ancienne. Selon les circonstances, les chantres de la dédiabolisation d&#039;aujourd&#039;hui pourraient devenir demain ou après-demain les parrains de milices paramilitaires envoyées contre les travailleurs mobilisés.&lt;br /&gt;
 |article=Où va le Front national ?&lt;br /&gt;
 |livre=Lutte de classe&lt;br /&gt;
 |numéro=168&lt;br /&gt;
 |date=mai-juin 2015&lt;br /&gt;
 |lien=https://mensuel.lutte-ouvriere.org/documents/archives/la-revue-lutte-de-classe/serie-actuelle-1993/article/ou-va-le-front-national&lt;br /&gt;
 |titre=non&lt;br /&gt;
}}&lt;br /&gt;
 |titre-objection8 = La dédiabolisation ne pourra être effective que lorsque le FN renoncera à son héritage fasciste&lt;br /&gt;
 |résumé-objection8 = {{citation&lt;br /&gt;
 |auteur1=Sylvain Crépon&lt;br /&gt;
 |auteur2=Alexandre Dézé&lt;br /&gt;
 |auteur3=Nonna Mayer&lt;br /&gt;
 |citation=La dédiabolisation s&#039;arrête, pour les dirigeants du FN, à la suppression de toute forme de négationnisme, de néonazisme ou d&#039;antisémitisme. De fait, un tel processus ne peut être effectif tant que le FN n&#039;aura pas modifié de manière substantielle son logiciel doctrinal, dont la préférence nationale, qui demeure un principe inconstitutionnel, reste l&#039;élément central. C&#039;est à cette condition, c&#039;est-à-dire en renonçant à son héritage fasciste, que l&#039;ancien parti d&#039;extrême droite [italien], le MSI, est devenu, au terme d&#039;un long processus de transformation, un parti de droite conservateur.&lt;br /&gt;
 |livre=Les faux-semblants du Front national&lt;br /&gt;
 |article=Redécouvrir le Front national&lt;br /&gt;
 |édition=Presse de Sciences Po&lt;br /&gt;
 |lieu=Paris&lt;br /&gt;
 |date=2015&lt;br /&gt;
 |lien=&lt;br /&gt;
 |titre=non&lt;br /&gt;
}}&lt;br /&gt;
 |titre-objection-détaillée7 = &lt;br /&gt;
 |guillemets=oui&lt;br /&gt;
}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
{{argument contre&lt;br /&gt;
 |titre-argument = La tendance fasciste du FN est en voie de marginalisation&lt;br /&gt;
 |niveau-argument = 3&lt;br /&gt;
 |résumé-argument = La tendance fasciste :&lt;br /&gt;
* est de plus en plus minoritaire ;&lt;br /&gt;
* n&#039;a plus d&#039;aura auprès des dirigeants du parti.&lt;br /&gt;
Les militants tenant publiquement des propos fascistes sont exclus.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
{{citation&lt;br /&gt;
 |auteur1=Jean-Yves Camus&lt;br /&gt;
 |citation=Les néo-nazis ne sont plus qu&#039;une infime minorité au sein du FN depuis 1981-82 et leur engagement est purement individuel... À partir de 1985, les sympathisants frontistes aux convictions néo-nazies rejoignent, à sa création, le Parti Nationaliste Français Européen (PNFE)... En règle générale, la durée de l&#039;engagement frontiste des néo-nazis est courte : elle se termine soit par exclusion, soit par départ volontaire en direction des groupuscules.&lt;br /&gt;
 |livre=Le Front national&lt;br /&gt;
 |édition=&lt;br /&gt;
 |lieu=&lt;br /&gt;
 |date=1997&lt;br /&gt;
 |lien=&lt;br /&gt;
 |titre=non&lt;br /&gt;
}}&lt;br /&gt;
 |titre-argument-détaillé = &lt;br /&gt;
 |titre-objection1 = La littérature fasciste circule toujours, de façon dissimulée&lt;br /&gt;
 |résumé-objection1 = {{citation&lt;br /&gt;
 |auteur1=Jean-Yves Camus&lt;br /&gt;
 |citation=Ce n&#039;est pas la propagande frontiste qui relaie les thèmes des fascismes européens, mais les livres recommandés par la presse favorable au FN (et souvent écrits par des membres ou sympathisants du parti), ainsi le réseau de librairies militantes qui vendent par correspondance ou en magasin à ses membres. L&#039;étude des fascismes fait donc partie de la culture historique et idéologique acquise par les mieux formés des adhérents.&lt;br /&gt;
 |livre=Le Front national&lt;br /&gt;
 |édition=&lt;br /&gt;
 |lieu=&lt;br /&gt;
 |date=1997&lt;br /&gt;
 |lien=&lt;br /&gt;
 |titre=non&lt;br /&gt;
}}&lt;br /&gt;
 |titre-objection-détaillée1 = &lt;br /&gt;
 |titre-débat-connexe1 = &lt;br /&gt;
 |titre-objection2 = Le FN n&#039;a pas intérêt à se réclamer du fascisme&lt;br /&gt;
 |résumé-objection2 = {{citation&lt;br /&gt;
 |auteur1=Sylvain Crépon&lt;br /&gt;
 |citation=Le Front national n&#039;ignore pas non plus que les démocraties européennes se sont reconstruites, après la Libération, contre l&#039;idéologie nazie, ses théories racistes, son action exterminatrice. Que toute ambiguité sur la question constitue un préjudice insurmontable pour qui prétend atteindre le pouvoir... Tout à sa stratégie de la dédiabolisation, sa fille souhaiterait quant à elle accéder véritablement au pouvoir. Il lui faut donc présenter des gages de bonne tenue démocratique et, en l&#039;occurrence, républicaine.&lt;br /&gt;
 |livre=Enquête au cœur du nouveau Front national&lt;br /&gt;
 |édition=Nouveau Monde éditions&lt;br /&gt;
 |lieu=Paris&lt;br /&gt;
 |date=2012&lt;br /&gt;
 |lien=&lt;br /&gt;
 |titre=non&lt;br /&gt;
}}&lt;br /&gt;
 |titre-objection-détaillée2 = &lt;br /&gt;
 |titre-objection3 = Alain Soral, bien qu&#039;ayant rompu avec le FN, est très influent auprès des jeunes militants frontistes&lt;br /&gt;
 |résumé-objection3 = &lt;br /&gt;
 |titre-objection-détaillée3 = &lt;br /&gt;
 |titre-objection4 = Le FN peut difficilement se passer des fascistes, car beaucoup sont des cadres compétents&lt;br /&gt;
 |résumé-objection4 = &lt;br /&gt;
 |titre-objection-détaillée4 = &lt;br /&gt;
 |titre-objection5 = Les militants exclus pour fascisme reviennent quand le scandale est oublié&lt;br /&gt;
 |résumé-objection5 = &lt;br /&gt;
 |titre-objection-détaillée5 = &lt;br /&gt;
 |titre-objection6 = L&#039;exclusion des militants pointés du doigt comme fasciste permet au FN de se dédouaner&lt;br /&gt;
 |résumé-objection6 = {{citation&lt;br /&gt;
 |auteur1=Jean-Yves Camus&lt;br /&gt;
 |citation=En règle générale, la durée de l&#039;engagement frontiste des néo-nazis est courte : elle se termine soit par exclusion, soit par départ volontaire en direction des groupuscules. Ceux-ci ont une fonction positive pour l&#039;image du FN : d&#039;une part ils servent de lieu d&#039;accueil aux nostalgiques de l&#039;hitlérisme, peu désirés au sein du parti ; d&#039;autre part, par leur exposition médiatique et les outrances de leur presse, ils démontrent au public l&#039;existence de néo-nazis authentiques et contribuent par là même à respectabiliser l&#039;image du FN.&lt;br /&gt;
 |livre=Le Front National&lt;br /&gt;
 |édition=Milan&lt;br /&gt;
 |lieu=&lt;br /&gt;
 |date=1997&lt;br /&gt;
 |lien=&lt;br /&gt;
 |titre=non&lt;br /&gt;
}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
{{argument contre&lt;br /&gt;
 |titre-argument = Le FN n&#039;a pas de milices armées&lt;br /&gt;
 |niveau-argument = 3&lt;br /&gt;
 |résumé-argument = {{citation&lt;br /&gt;
 |auteur1=Jacques Sapir&lt;br /&gt;
 |citation=Quelles que soient les critiques que l’on peut faire à Mme Marine le Pen, et j’en ai fait quelques unes dans ce carnet, la décence devrait obliger cette même meute de reconnaître qu’il n’y a rien de « fasciste » ni dans son programme ni dans le comportement de son mouvement. Où sont donc les milices armées qui tiendraient les rues ? Depuis des années elles viennent d’une toute autre mouvance que le FN.&lt;br /&gt;
 |article=Mélenchon, la meute et la dignité&lt;br /&gt;
 |date=28 avril 2017&lt;br /&gt;
 |lien=https://russeurope.hypotheses.org/5948&lt;br /&gt;
 |titre=non&lt;br /&gt;
}}&lt;br /&gt;
 |titre-argument-détaillé = &lt;br /&gt;
 |titre-objection1 = Le FN n&#039;a pas besoin d&#039;écraser militairement le mouvement ouvrier, car celui-ci est devenu très faible&lt;br /&gt;
 |résumé-objection1 = {{citation&lt;br /&gt;
 |auteur1=Ligue trotskiste de France&lt;br /&gt;
 |citation=Les conséquences réactionnaires de la contre-révolution sont manifestes. Les partis communistes de masse qui existaient en Italie et en France et qui, même si leur politique était réformiste, étaient tout de même le reflet d’une certaine identification avec la révolution d’Octobre de la part de nombreux ouvriers, ne sont plus que l’ombre d’eux-mêmes. C’est d’ailleurs en grande partie à cause de l’impact du climat de réaction actuel sur la classe ouvrière que la bourgeoisie ne voit pas de menace prolétarienne à l’horizon et qu’elle n’a donc pas besoin du fascisme pour assurer son pouvoir.&lt;br /&gt;
 |article=IG : Les mensonges débiles de menteurs débiles&lt;br /&gt;
 |livre=Le Bolchévik&lt;br /&gt;
 |numéro=161&lt;br /&gt;
 |date=automne 2002&lt;br /&gt;
 |lien=http://www.icl-fi.org/francais/oldsite/IG161.HTM&lt;br /&gt;
 |titre=non&lt;br /&gt;
}}&lt;br /&gt;
 |titre-objection-détaillée1 = &lt;br /&gt;
 |titre-débat-connexe1 = &lt;br /&gt;
 |titre-objection2 = Les moyens de répression de l&#039;État suffisent&lt;br /&gt;
 |résumé-objection2 = {{citation&lt;br /&gt;
 |auteur1=Ligue trotskiste de France&lt;br /&gt;
 |citation=La bourgeoisie n’a pas pour l’instant besoin de se servir des bandes fascistes car sa machine d’Etat « démocratique » est tout à fait adéquate pour accomplir le boulot de répression et de terreur nécessaire pour mater la classe ouvrière.&lt;br /&gt;
 |article=IG : Les mensonges débiles de menteurs débiles&lt;br /&gt;
 |livre=Le Bolchévik&lt;br /&gt;
 |numéro=161&lt;br /&gt;
 |date=automne 2002&lt;br /&gt;
 |lien=http://www.icl-fi.org/francais/oldsite/IG161.HTM&lt;br /&gt;
 |titre=non&lt;br /&gt;
}}&lt;br /&gt;
 |titre-objection-détaillée2 = &lt;br /&gt;
 |titre-objection3 = Le FN n&#039;a actuellement pas besoin de groupes armés, mais cela pourrait changer&lt;br /&gt;
 |résumé-objection3 = {{citation&lt;br /&gt;
 |auteur1=Ligue trotskiste de France&lt;br /&gt;
 |citation=Quand on parle de fascisme, pour des marxistes cela veut dire des bandes armées extra-parlementaires, des masses de petits bourgeois ruinés et enragés par la crise, mobilisées par le grand capital pour écraser le mouvement ouvrier organisé. C’étaient les chemises noires de Mussolini en 1922, les SA de Hitler en 1933. Il est nécessaire d’insister que pour le moment nous n’en sommes pas là parce que la classe ouvrière est loin de menacer directement le pouvoir de la bourgeoisie : le Front national en France est un phénomène essentiellement électoral. Aujourd’hui l’immense majorité des crimes racistes dans ce pays sont commis par des flics dans l’exercice de leurs fonctions, pas par des fascistes en tant que tels. [...] Mais les choses pourraient changer si la crise économique et sociale s’approfondit. Il n’y a en effet pas besoin de gratter bien loin pour voir au FN un aspect beaucoup plus sinistre que de la simple gesticulation électorale. Le secrétaire départemental du FN pour la Haute-Vienne, un certain Vincent Gérard, s’est fait pincer le mois dernier pour avoir attaqué avec d’autres militants du FN à coups de couteau et de batte de base-ball un bar fréquenté par des militants de gauche. Pas plus tard que samedi dernier, deux musulmans âgés de 70 ans ont été tabassés par des skinheads se revendiquant de Le Pen à Amiens.&lt;br /&gt;
 |article=Victoire de Hollande : cinq ans de sale boulot en perspective&lt;br /&gt;
 |livre=Le Bolchévik&lt;br /&gt;
 |numéro=200&lt;br /&gt;
 |date=juin 2012&lt;br /&gt;
 |lien=http://www.icl-fi.org/print/francais/lebol/200/frontpop.html&lt;br /&gt;
 |titre=non&lt;br /&gt;
}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
{{citation&lt;br /&gt;
 |auteur1=Lutte ouvrière&lt;br /&gt;
 |citation=L&#039;avenir du FN, entre une évolution vers un grand parti d&#039;extrême droite particulièrement réactionnaire mais intégré dans le jeu parlementaire, et une formation fascisante s&#039;attaquant à la classe ouvrière et aux militants de gauche, ne se déterminera pas dans l&#039;affrontement tragi-comique interne à la famille Le Pen, ni même en interne au FN. La question sera tranchée par la situation économique et ses conséquences sociales. Si l&#039;aggravation de la crise et l&#039;intensification des attaques portées par la bourgeoisie finissent par déclencher des mobilisations sociales et des affrontements entre la classe ouvrière et la bourgeoisie, ou une radicalisation de la petite bourgeoisie frappée par la crise, les partisans des méthodes musclées à l&#039;extrême droite, autrement dit des méthodes de type fasciste, seront alors disponibles et renforcés. Les cadres qui entourent Marine Le Pen à la tête du FN sont des opportunistes capables d&#039;adapter leur stratégie au gré des circonstances. [...] Selon les circonstances, les chantres de la dédiabolisation d&#039;aujourd&#039;hui pourraient devenir demain ou après-demain les parrains de milices paramilitaires envoyées contre les travailleurs mobilisés.&lt;br /&gt;
 |article=Où va le Front national ?&lt;br /&gt;
 |livre=Lutte de classe&lt;br /&gt;
 |numéro=168&lt;br /&gt;
 |date=mai-juin 2015&lt;br /&gt;
 |lien=https://mensuel.lutte-ouvriere.org/documents/archives/la-revue-lutte-de-classe/serie-actuelle-1993/article/ou-va-le-front-national&lt;br /&gt;
 |titre=non&lt;br /&gt;
}}&lt;br /&gt;
 |titre-objection-détaillée3 = &lt;br /&gt;
 |guillemets=oui&lt;br /&gt;
}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
{{argument contre&lt;br /&gt;
 |titre-argument = Le FN n&#039;a pas pour objectif de façonner un ordre nouveau&lt;br /&gt;
 |niveau-argument = 3&lt;br /&gt;
 |résumé-argument = {{citation&lt;br /&gt;
 |auteur1=No pasaran&lt;br /&gt;
 |citation=Le FN n’est pas un parti fasciste, au sens historique du terme, car il n’a pas pour vocation de proposer un « ordre nouveau », ayant des finalités totalitaires, motivé par des penchants révolutionnaires ; au contraire il œuvre plutôt vers un retour des « valeurs traditionnelles », et ce pour endiguer la décadence dans laquelle évoluerait actuellement la société française ; il est donc un parti réactionnaire ou ultra-réactionnaire. Le FN n’a pas pour objectif de façonner un « homme nouveau ».&lt;br /&gt;
 |article=Le Front National : fascisme et réaction ?&lt;br /&gt;
 |date=1992&lt;br /&gt;
 |lien=http://nopasaran.samizdat.net/spip.php?article277&lt;br /&gt;
 |titre=non&lt;br /&gt;
}}&lt;br /&gt;
 |titre-argument-détaillé = &lt;br /&gt;
 |titre-débat-connexe = &lt;br /&gt;
 |titre-objection1 = &lt;br /&gt;
 |résumé-objection1 = &lt;br /&gt;
 |titre-objection-détaillée1 = &lt;br /&gt;
 |titre-débat-connexe1 = &lt;br /&gt;
 |titre-objection2 = &lt;br /&gt;
 |résumé-objection2 = &lt;br /&gt;
 |titre-objection-détaillée2 = &lt;br /&gt;
 |titre-débat-connexe2 = &lt;br /&gt;
 |titre-objection3 = &lt;br /&gt;
 |résumé-objection3 = &lt;br /&gt;
 |titre-objection-détaillée3 = &lt;br /&gt;
 |titre-débat-connexe3 = &lt;br /&gt;
 |guillemets=oui&lt;br /&gt;
}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
{{argument contre&lt;br /&gt;
 |titre-argument = Le FN est un parti intégré dans le jeu électoral&lt;br /&gt;
 |niveau-argument = 3&lt;br /&gt;
 |résumé-argument = Les fascistes ont pris le pouvoir par la force (Marche sur Rome pour Mussolini ; Nuit de cristal pour Hitler ; guerre civile pour Franco). Ce n&#039;est pas l&#039;ambition du FN, qui ne cherche pas à prendre le pouvoir autrement que par les élections.&lt;br /&gt;
 |titre-argument-détaillé = &lt;br /&gt;
 |titre-objection1 = Hitler et Mussolini se sont aussi présentés aux élections&lt;br /&gt;
 |résumé-objection1 = {{citation&lt;br /&gt;
 |auteur1=Internationalist Group&lt;br /&gt;
 |citation=Les nazis de Hitler ont joué le jeu électoral de la bourgeoisie, et ne l’ont abandonné qu’après s’être saisis du pouvoir.&lt;br /&gt;
 |article=National Front At Forefront of Capitalist Drive Toward “Strong State” in France &lt;br /&gt;
 |livre=The Internationalist&lt;br /&gt;
 |numéro=&lt;br /&gt;
 |date=8 juin 2002&lt;br /&gt;
 |lien=http://www.internationalist.org/nationalfront&amp;amp;strongstate0602.html&lt;br /&gt;
 |titre=non&lt;br /&gt;
}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
 |titre-objection2 = c&#039;est juste une question tactique&lt;br /&gt;
 |résumé-objection1 = {{citation&lt;br /&gt;
 |auteur1=Robert Soucy&lt;br /&gt;
 |citation=Hitler était profondément nationaliste et, à la suite du putsch de Munich en 1923, il choisit d&#039;atteindre le pouvoir par la voie électorale. Dans les années vingt et trente, les responsables fascistes français faisaient preuve d&#039;une aussi grande flexibilité et n&#039;en étaient pas moins fascistes pour autant... Quand l&#039;orage frondait, ils affichaient de manière plus voyante leur hostilité à la démocratie et penchaient davantage pour « l&#039;action »...&lt;br /&gt;
Les fascistes prenaient souvent un ton docte et pieux lorsqu&#039;ils parlaient d&#039;entreprendre le renouveau « spirituel de la France, en réalité, leurs objectifs fondamentaux étaient très nettement matérialistes. Se posant  en moralisateurs, ils dénonçaient l&#039;hédonisme et honoraient l&#039;esprit d&#039;abnégation qui régnait pendant la Première Guerre mondiale et, d&#039;un autre côté, leurs programmes défendaient la propriété privée, une politique fiscale très modérée et la hiérarchie sociale. …&lt;br /&gt;
 |livre=Le Fascisme français, 1924-1933&lt;br /&gt;
 |pages=320 et 321&lt;br /&gt;
 |date=1992&lt;br /&gt;
  |titre=non&lt;br /&gt;
}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
{{citation&lt;br /&gt;
 |auteur1=Cédric Piktoroff&lt;br /&gt;
 |citation=Bien qu’il leur fallut mettre l’accent à tel ou tel moment sur l’une ou l’autre de ces tactiques, Hitler comme Mussolini ont combiné la construction d’une force violente sur le terrain et la constitution d’une façade politique « respectable ». Dans des contextes différents, ces deux mouvements ont connu des courbes de développement semblables : construction de groupes de combats en réaction à la puissance des organisations ouvrières, recherche de support électoral et construction d’un mouvement de masse basé sur la petite bourgeoisie déclassée, ralliement de forces de la bourgeoisie jusqu’alors hésitantes et accession au pouvoir, destruction physique des forces du mouvement ouvrier et des acquis démocratiques. Les tentatives de coups d’Etat s’étant avérées infructueuses et la voie électorale insuffisante pour leur amener une majorité de voix, Hitler comme Mussolini sont d’abord arrivés aux affaires par des alliances parlementaires avec des partis libéraux et conservateurs, dont ils se sont débarrassés une fois leur pouvoir consolidé. En janvier 1933, le mois où Hitler fut nommé chancelier, le socialiste Hilferding proclama « la chute du fascisme », assurant que « la légalité sera sa perte ». Hilferding mourut huit ans plus tard entre les mains de la Gestapo et sa femme fut assassinée à Auschwitz. Loin de le supprimer, le légalisme est un élément de la stratégie du fascisme dans sa marche vers la prise du pouvoir.&lt;br /&gt;
 |article=F comme fascistes, N comme Nazis !&lt;br /&gt;
 |livre=Que faire ?&lt;br /&gt;
 |date=9 avril 2011&lt;br /&gt;
 |lien=http://quefaire.lautre.net/F-comme-fascistes-N-comme-Nazis&lt;br /&gt;
 |titre=non&lt;br /&gt;
}}&lt;br /&gt;
 |titre-objection-détaillée1 = &lt;br /&gt;
 |titre-débat-connexe1 = &lt;br /&gt;
 |titre-objection2 = Le FN joue le jeu électoral seulement pour acquérir une large audience&lt;br /&gt;
 |résumé-objection2 = {{citation&lt;br /&gt;
 |auteur1=Cédric Piktoroff&lt;br /&gt;
 |citation=Le fascisme est un mouvement dynamique qui doit être compris dans son processus de développement. Si le FN met aujourd’hui davantage l’accent sur son activité électorale que sur l’activisme contre les immigrés et le mouvement ouvrier, c’est que cela constitue la tactique la mieux adaptée pour acquérir une audience dans une situation où la capacité de la classe dominante à diriger la société commence seulement à vaciller. Il nous faut donc identifier l’endroit où réside dans la situation présente la possibilité de construction d’un parti fasciste de masse. Dire que le FN n’est pas un parti fasciste en ne considérant que son étape actuelle de développement, c’est croire que la situation politique et sociale ne peut que rester stable. Or, la crise du capitalisme n’est plus seulement une possibilité évoquée par une poignée d’irréductibles révolutionnaires. Elle commence à façonner la réalité de façon de plus en plus palpable, accentuant l’instabilité sociale et politique tout comme les confrontations de masse.&lt;br /&gt;
 |article=F comme fascistes, N comme Nazis !&lt;br /&gt;
 |livre=Que faire ?&lt;br /&gt;
 |date=9 avril 2011&lt;br /&gt;
 |lien=http://quefaire.lautre.net/F-comme-fascistes-N-comme-Nazis&lt;br /&gt;
 |titre=non&lt;br /&gt;
}}&lt;br /&gt;
 |titre-objection-détaillée2 = &lt;br /&gt;
 |titre-objection3 = Le FN pourrait être amené à prendre le pouvoir par la force dans un contexte de crise sociale aiguë&lt;br /&gt;
 |résumé-objection3 = {{citation&lt;br /&gt;
 |auteur1=Ligue trotskiste de France&lt;br /&gt;
 |citation=Le FN de Marine Le Pen se présente pour le moment principalement comme un phénomène électoral centré sur le nationalisme français et le racisme anti-arabe. Mais cette posture ne réussit pas à dissimuler le fait que le FN est infesté de nervis fascistes, comme le montre le nombre impressionnant de candidats aux élections municipales que Le Pen a été obligée de retirer de ses listes après qu’ils se furent révélés sous leur vrai jour, avec tatouages à la gloire des Waffen SS et autres insignes nazis. Leur posture parlementaire peut donc vite changer avec l’aggravation de la crise économique et sociale et la consolidation par le FN d’une base active dans le pays.&lt;br /&gt;
 |article=Les trahisons des directions du mouvement ouvrier attisent la réaction&lt;br /&gt;
 |livre=Le Bolchévik&lt;br /&gt;
 |numéro=207&lt;br /&gt;
 |date=mars 2014&lt;br /&gt;
 |lien=http://www.icl-fi.org/print/francais/lebol/207/dieudonne.html&lt;br /&gt;
 |titre=non&lt;br /&gt;
}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
{{citation&lt;br /&gt;
 |auteur1=Cédric Piktoroff&lt;br /&gt;
 |citation=Les années 20 et 30 furent marquées par des périodes de polarisation aigüe, et le fascisme prit son essor à travers la peur qu’inspira à la petite bourgeoisie puis au grand capital la poussée révolutionnaire du mouvement ouvrier. Aujourd’hui, les fascistes ont pris acte d’un changement stratégique fondamental : ils doivent d’abord rechercher la respectabilité électorale avant d’espérer pouvoir transformer leur soutien en mouvement de masse. Avant de viser à rassurer les capitalistes en leur montrant qu’ils peuvent gouverner le pays en défendant leurs intérêts, la recherche d’audience électorale constitue pour les fascistes, plus encore qu’hier, une condition pour pouvoir construire un mouvement populaire et indépendant. Pour le noyau fasciste qui dirige le FN, la possibilité d’une stratégie plus brutale reste ouverte, lorsque les circonstances se montreront plus favorables. L’accent mis sur l’activité électorale plutôt que sur les méthodes violentes est davantage une stratégie imposée par la situation qu’une remise en cause des buts poursuivis.&lt;br /&gt;
 |article=F comme fascistes, N comme Nazis !&lt;br /&gt;
 |livre=Que faire ?&lt;br /&gt;
 |date=9 avril 2011&lt;br /&gt;
 |lien=http://quefaire.lautre.net/F-comme-fascistes-N-comme-Nazis&lt;br /&gt;
 |titre=non&lt;br /&gt;
}}&lt;br /&gt;
 |titre-objection-détaillée4 = &lt;br /&gt;
 |titre-objection4 = &lt;br /&gt;
 |résumé-objection4 = &lt;br /&gt;
 |titre-objection-détaillée4 = &lt;br /&gt;
 |guillemets=oui&lt;br /&gt;
}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
{{argument contre&lt;br /&gt;
 |titre-argument = Le FN est un parti national-populiste&lt;br /&gt;
 |niveau-argument = 3&lt;br /&gt;
 |résumé-argument = {{citation&lt;br /&gt;
 |auteur1=Nicolas Lebourg&lt;br /&gt;
 |auteur2=Joël Gombin&lt;br /&gt;
 |auteur3=Stéphane François&lt;br /&gt;
 |auteur4=Alexandre Dézé&lt;br /&gt;
 |auteur5=Jean-Yves Camus&lt;br /&gt;
 |auteur6=Gaël Brustier&lt;br /&gt;
 |citation=La dynastie Le Pen incarne un courant bien spécifique de l&#039;extrême droite : le national-populisme, qui s&#039;est cristallisé lors de la vague boulangiste (1887-1889) et constitue depuis la tendance la plus classique de l&#039;extrême droite en France. Le national-populisme conçoit l&#039;évolution politique comme une décadence dont seul le peuple, sain, peut préserver la nation. Privilégiant le rapport direct entre le sauveur et le peuple, par-delà les clivages et les institutions parasites censées menacer de mort la nation, le national-populisme se réclame de la défense du petit peuple, du « Français moyen » de « bon sens », face à la trahison d&#039;élites, fatalement corrompues. Il fait l&#039;apologie d&#039;un nationalisme fermé, se met en quête d&#039;une unité nationale mythique et est « altérophobe ». Il réunit des valeurs sociales de gauche et des valeurs politiques de droite (ordre, autorité, etc.). Bien qu&#039;il recoure à une esthétique verbale socialisante, il prône l&#039;union de tous après l&#039;exclusion de l&#039;infime couche de profiteurs traîtres à la patrie, ce qui implique de rompre avec l&#039;idéologie de la lutte des classes. Pour faire coïncider la nation et le peuple, il effectue des permutations entre les sens du mot « peuple ». Le peuple, c&#039;est le &#039;&#039;demos&#039;&#039;, l&#039;unité politique ; c&#039;est également l&#039;&#039;&#039;ethnos&#039;&#039;, l&#039;unité biologique ; c&#039;est encore un corps social, les « classes populaires » ; et c&#039;est enfin la « plèbe », les masses. L&#039;extrême droite national-populiste joue sur la confusion entre toutes ces significations.&lt;br /&gt;
 |article=Le FN, un national populisme&lt;br /&gt;
 |livre=Le Monde&lt;br /&gt;
 |numéro=&lt;br /&gt;
 |date=5 octobre 2013&lt;br /&gt;
 |lien=http://abonnes.lemonde.fr/idees/article/2013/10/05/le-fn-un-national-populisme_3490433_3232.html&lt;br /&gt;
 |titre=non&lt;br /&gt;
}}&lt;br /&gt;
|résumé-argument = {{citation&lt;br /&gt;
 |auteur1=Stéphanes Lebourg&lt;br /&gt;
  |citation=Le FN s&#039;ancre dans la veine nationale-populiste installée dans la vie politique française par le général Boulanger (1887-1889) et visant à établir une république autoritaire, il a toujours attiré des membres issus de l&#039;extrême-droite radicale dont l&#039;action s&#039;inscrivait dans une perspective révolutionnaire |article=Le Front national et la galaxie des extrêmes droites radicales&lt;br /&gt;
 |livre=Les Faux-semblants du FN&lt;br /&gt;
  |date=2015&lt;br /&gt;
 |titre=non&lt;br /&gt;
}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
 |titre-argument-détaillé = &lt;br /&gt;
 |titre-objection1 = Le terme « populiste » n&#039;est pas rigoureusement défini&lt;br /&gt;
 |résumé-objection1 = {{citation&lt;br /&gt;
 |auteur1=Michel Wieviorka&lt;br /&gt;
 |citation=Le recours à la qualification de populisme et à ses variantes, le national-populisme, selon le néologisme formé par Pierre-André Taguieff (1984) ou bien encore le néo-populisme, selon le titre de l&#039;histoire du FN proposée par Erwan Lecoeur (2003), pose plusieurs problèmes. Le premier tient au flou qui entoure ce terme : on ne sait jamais très bien si son usage correspond à une exigence scientifique, ou au sens commun ou journalistique. La littérature spécialisée regorge de livres et d&#039;articles s&#039;efforçant d&#039;affronter ce problème.&lt;br /&gt;
 |livre=Le Front national, entre extrémisme, populisme et démocratie&lt;br /&gt;
 |édition=Maison des Sciences de l’Homme&lt;br /&gt;
 |lieu=&lt;br /&gt;
 |date=2013&lt;br /&gt;
 |lien=&lt;br /&gt;
 |titre=non&lt;br /&gt;
}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
{{citation&lt;br /&gt;
 |auteur1=Michael Löwy&lt;br /&gt;
 |auteur2=Francis Sitel&lt;br /&gt;
 |citation=La confusion des repères et le brouillage du clivage gauche/droite sont permis et aggravés par l’usage fort répandu de la notion de populisme. En Amérique latine, au cours de la période allant des années 1930 aux années 1960 le terme de populisme correspondait à une réalité spécifique : des gouvernements nationaux populaires ou des mouvements rassemblés autour de figures charismatiques – Vargas, Perón, Cardenas – disposant d’un soutien populaire important et développant une rhétorique anti-impérialiste. Or, l’usage qui est fait du terme aujourd’hui en France et en Europe est vague et imprécis. Ainsi, à propos du Front national, P.-A. Taguieff définit le populisme comme « un style rhétorique qui est lié directement à l’appel au peuple ». D’autres politologues réfèrent le populisme à « une position politique qui se situe du côté du peuple contre les élites » : une caractérisation qui peut convenir pour presque tous les partis et mouvements !&lt;br /&gt;
 |article=Le Front national dans une perspective européenne&lt;br /&gt;
 |livre=Contretemps&lt;br /&gt;
 |numéro=&lt;br /&gt;
 |date=17 octobre 2016&lt;br /&gt;
 |lien=https://www.contretemps.eu/fn-europe-fascisme/&lt;br /&gt;
 |titre=non&lt;br /&gt;
}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
{{citation&lt;br /&gt;
 |auteur1=Michel Wieviorka&lt;br /&gt;
 |citation=La référence au terme de populisme renvoie à une histoire qui convoque les Narodniki russes des années 1840-1880, marchant vers le peule pour assurer la rédemption du pays à partir des campagnes (Venturi 1972) ; le People&#039;s Party des petits paysans du Sud, du Middle West et de l&#039;Ouest des Etats-Unis, en lutte contre la haute finance et les grandes compagnies et plaidant pour le bimétallisme ; les mouvements et les régimes des années 1930 à 1960 dans toute l&#039;Amérique latine, etc. Mais ces acteurs sont fort différents les uns des autres. Il est hasardeux d&#039;en proposer un concept fédérateur. [...] Situer principalement le FN dans leur sillage, c&#039;est risquer de passer à côté de bien des spécificités des uns et des autres. Or, comme le souligne Annie Collovald avec détermination (Collovald 2003), c&#039;est aussi minimiser d&#039;autres lignées historiques, le fascisme, le pétainisme et Vichy, l&#039;OAS, l&#039;appel à une violence qui, contrairement à celle des Narodniki ayant viré au terrorisme, ne peut prétendre en aucune façon être émancipatrice, c&#039;est gommer le caractère d&#039;extrême droite du Front national.&lt;br /&gt;
 |livre=Le Front national, entre extrémisme, populisme et démocratie&lt;br /&gt;
 |édition=Maison des Sciences de l’Homme&lt;br /&gt;
 |lieu=&lt;br /&gt;
 |date=2013&lt;br /&gt;
 |lien=&lt;br /&gt;
 |titre=non&lt;br /&gt;
}}&lt;br /&gt;
{{citation&lt;br /&gt;
 |auteur1=Alaxandre Dézé&lt;br /&gt;
 |citation=Cependant, on peut s&#039;étonner de voir resurgir la notion de « populisme » pour qualifier le parti de Marine Le Pen, tant les mises au point académiques sur le sujet ont été nombreuses par le passé. D&#039;une part, en effet, le terme a perdu toute signification à force d&#039;être utilisé pour désigner un ensemble toujours plus large de personnalités ou de phénomènes (de Margaret Thatcher au chanteur Renaud, de Bernard Tapie au guide Michelin, du général Boulanger à Internet, de Lech Walesa au mouvement altermondialiste, etc.). D&#039;autre part, le plus petit dénominateur commun entre ses multiples manifestations réside dans un style politique d&#039;appel au peuple – style qui ne saurait être considéré comme une nouveauté au FN, il faut donc admettre que cette notion est impropre à qualifier le parti de Marine Le Pen, même si la présidente du parti le revendique pour elle-même (précisément parce qu&#039;elle est moins « stigmatisante » que l&#039;étiquette d&#039;extrême droite qui est généralement accolée au FN).&lt;br /&gt;
 |livre=Le Front national : à la conquête du pouvoir ?&lt;br /&gt;
 |édition=Armand Colin&lt;br /&gt;
 |lieu=&lt;br /&gt;
 |date=2012&lt;br /&gt;
 |lien=&lt;br /&gt;
 |titre=non&lt;br /&gt;
}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
 |titre-objection-détaillée1 = &lt;br /&gt;
 |titre-débat-connexe1 = &lt;br /&gt;
 |titre-objection2 = Le terme « populiste » ne renvoie qu&#039;à une partie des idées du FN&lt;br /&gt;
 |résumé-objection2 = {{citation&lt;br /&gt;
 |auteur1=Alexandre Dézé&lt;br /&gt;
 |citation=On peut s&#039;étonner de voir resurgir la notion de « populisme » pour qualifier le parti de Marine Le Pen, tant les mises au point académiques sur le sujet ont été nombreuses par le passé. D&#039;une part, en effet, le terme a perdu toute signification à force d&#039;être utilisé pour désigner un ensemble toujours plus large de personnalités ou de phénomènes (de Margaret Thatcher au chanteur Renaud, de Bernard Tapie au guide Michelin, du général Boulanger à Internet, de Lech Walesa au mouvement altermondialiste, etc.). D&#039;autre part, le plus petit dénominateur commun entre ses multiples manifestations réside dans un style politique d&#039;appel au peuple – style qui ne saurait être considéré comme une nouveauté au FN. Il faut donc admettre que cette notion est impropre à qualifier le parti de Marine Le Pen, même si la présidente du parti le revendique pour elle-même, précisément parce qu&#039;elle est moins « stigmatisante » que l&#039;étiquette d&#039;extrême droite qui est généralement accolée au FN.&lt;br /&gt;
 |livre=Le Front national : à la conquête du pouvoir ?&lt;br /&gt;
 |édition=Armand Colin&lt;br /&gt;
 |lieu=Paris&lt;br /&gt;
 |date=2012&lt;br /&gt;
 |lien=&lt;br /&gt;
 |titre=non&lt;br /&gt;
}}&lt;br /&gt;
 |titre-objection-détaillée2 = &lt;br /&gt;
 |titre-objection3 = Le populisme ne s&#039;installe pas durablement dans le paysage politique&lt;br /&gt;
 |résumé-objection3 = {{citation&lt;br /&gt;
 |auteur1=Michel Wieviorka&lt;br /&gt;
 |citation=Il faut tirer quelques leçons de ces indications encore élémentaires. La première est que contrairement au « boulangisme » ou au « poujadisme », le FN est inscrit dans la durée, capable de survivre à des changements importants, tant internes (scission de 1998 ou succession de 2011), que dans son environnement politique, social, culturel. [...] L&#039;adjectif « populiste » n&#039;en demeure pas moins souvent appliqué. Mais, en règle générale, le populisme ne s&#039;installe pas durablement, c&#039;est plutôt un moment, une configuration qui correspond à un état singulier d&#039;une société. Ce n&#039;est pas le cas avec le Front national.&lt;br /&gt;
 |livre=Le Front national, entre extrémisme, populisme et démocratie&lt;br /&gt;
 |édition=Maison des Sciences de l’Homme&lt;br /&gt;
 |lieu=&lt;br /&gt;
 |date=2013&lt;br /&gt;
 |lien=&lt;br /&gt;
 |titre=non&lt;br /&gt;
}}&lt;br /&gt;
 |titre-objection-détaillée3 = &lt;br /&gt;
 |titre-objection4 = L&#039;usage du terme « populisme » sert à éviter de qualifier le FN de raciste&lt;br /&gt;
 |résumé-objection4 = {{citation&lt;br /&gt;
 |auteur1=Michael Löwy&lt;br /&gt;
 |auteur2=Francis Sitel&lt;br /&gt;
 |citation=Quand on l’applique au Front national (ou à d’autres partis européens d’extrême droite) ce pseudo concept [de populisme] devient un euphémisme trompeur qui permet – délibérément ou non – de les légitimer, les rendant plus acceptables, voire appelant – car qui refuse d’être pour le peuple contre les élites ? – à écarter les termes dérangeants de racisme, xénophobie, fascisme, ou extrême-droite.&lt;br /&gt;
 |article=Le Front national dans une perspective européenne&lt;br /&gt;
 |livre=Contretemps&lt;br /&gt;
 |numéro=&lt;br /&gt;
 |date=17 octobre 2016&lt;br /&gt;
 |lien=https://www.contretemps.eu/fn-europe-fascisme/&lt;br /&gt;
 |titre=non&lt;br /&gt;
}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
{{citation&lt;br /&gt;
 |auteur1=Jean Quatremer&lt;br /&gt;
 |citation=Pour contourner le véritable interdit moral qui empêche désormais toute assimilation du FN français ou du FPÖ autrichien au fascisme, les « intellectuels » ont inventé le mot de « populisme », jugé historiquement plus « neutre » et moins polémique. Quelle erreur ! Ce faisant, on a légitimé un peu plus ces partis : dans « populisme », il y a peuple et le FN, par exemple, en joue pour affirmer qu’il est le parti du peuple. Ce terme qui se veut méprisant valide en réalité son discours : d’un côté, il y aurait un parti populiste ou « anti-establishment », pour reprendre une expression de Le Pen père, à l’écoute du peuple, de l’autre « l’UMPS » représentant les élites. Le mot « populisme » donne une façade aimable à des partis qui détestent les valeurs européennes d’égalité, de liberté, de fraternité léguées par la Révolution française. S’interdire de nommer ce que l’on combat, c’est s’interdire tout simplement de le combattre : si les jeunes sont attirés par ces partis, c’est aussi parce qu’ils sont sans filiation encombrante, qu’ils paraissent neufs alors, ce qui leur permet de se revendiquer des traditions nationales les plus nobles, comme le fait sans vergogne le FN avec De Gaulle et Jaurès.&lt;br /&gt;
 |article= Le fascisme à visage humain&lt;br /&gt;
 |date=17 octobre 2016&lt;br /&gt;
 |lien=http://bruxelles.blogs.liberation.fr/2015/05/06/le-fascisme-visage-humain/&lt;br /&gt;
 |titre=non&lt;br /&gt;
}}&lt;br /&gt;
 |titre-objection-détaillée4 = &lt;br /&gt;
 |titre-objection5 = L&#039;usage du terme « populisme » sert à amalgamer extrême droite et gauche radicale&lt;br /&gt;
 |résumé-objection5 = {{citation&lt;br /&gt;
 |auteur1=Michael Löwy&lt;br /&gt;
 |auteur2=Francis Sitel&lt;br /&gt;
 |citation=En France et en Europe le mot populisme est aussi délibérément utilisé par certains idéologues et médias comme un moyen de mystification, qui permet d’opérer un amalgame entre l’extrême droite et la gauche radicale, par exemple le Front de gauche, de mettre en regard d’un populisme de droite un populisme de gauche, sous prétexte que les deux s’opposent aux politiques néolibérales et à la construction européenne…&lt;br /&gt;
 |article=Le Front national dans une perspective européenne&lt;br /&gt;
 |livre=Contretemps&lt;br /&gt;
 |numéro=&lt;br /&gt;
 |date=17 octobre 2016&lt;br /&gt;
 |lien=https://www.contretemps.eu/fn-europe-fascisme/&lt;br /&gt;
 |titre=non&lt;br /&gt;
}}&lt;br /&gt;
 |titre-objection-détaillée5 = &lt;br /&gt;
 |guillemets=oui&lt;br /&gt;
}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
{{Métabalises débat|sujet=le caractère fasciste ou non du Front national|mots-clés=front, national, FN, fasciste}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
__NOTOC__&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Sverdlov</name></author>
	</entry>
	<entry>
		<id>https://fr.wikidebates.org/w/index.php?title=Le_Rassemblement_national_est-il_un_parti_fasciste_%3F&amp;diff=3132</id>
		<title>Le Rassemblement national est-il un parti fasciste ?</title>
		<link rel="alternate" type="text/html" href="https://fr.wikidebates.org/w/index.php?title=Le_Rassemblement_national_est-il_un_parti_fasciste_%3F&amp;diff=3132"/>
		<updated>2017-05-07T18:48:15Z</updated>

		<summary type="html">&lt;p&gt;Sverdlov : &lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;{{Tableau pour/contre FN}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Arguments POUR ==&lt;br /&gt;
{{argument pour&lt;br /&gt;
 |titre-argument = Le FN est un parti nationaliste&lt;br /&gt;
 |niveau-argument = 3&lt;br /&gt;
 |résumé-argument = {{citation&lt;br /&gt;
 |auteur1=Pierre Tourev&lt;br /&gt;
 |citation=Comme son nom l&#039;indique clairement, le nationalisme est l&#039;un des piliers du Front national. Le FN se qualifie lui-même de « parti patriote ». C&#039;est un parti nationaliste qui glorifie le mythe de la nation. Marine Le Pen a même accepté le qualificatif de « nationaliste-populiste ». Ce nationalisme se manifeste principalement autour de deux thèmes, de deux boucs-émissaires extérieurs qui seraient la cause de tous les problèmes que rencontre la société française :&lt;br /&gt;
# L&#039;immigration rendue responsable du chômage, des déficits et de l&#039;insécurité. Elle est présentée comme une menace pour l&#039;identité nationale. En conséquence et logiquement le FN entend donner la priorité aux Français : « la priorité nationale ».&lt;br /&gt;
# L&#039;Union européenne et l&#039;euro considérés comme sources de contraintes et responsables de la perte d&#039;une indépendance qu&#039;il faudrait reconquérir.&lt;br /&gt;
Il en résulte des positions souverainistes et protectionnistes.&lt;br /&gt;
 |article=Le Front national. Est-ce un parti fasciste, populiste, nationaliste, poujadiste ou d&#039;extrême droite ?&lt;br /&gt;
 |date=9 mars 2017&lt;br /&gt;
 |lien=http://www.toupie.org/Textes/Front_national.htm&lt;br /&gt;
 |titre=non&lt;br /&gt;
}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
{{citation&lt;br /&gt;
 |auteur1=Anonyme&lt;br /&gt;
 |citation=Le Parti national fasciste et le Front national partagent la même conception de la nation. Par opposition au matérialisme marxiste, la nation a une valeur absolue. Elle n’est pas un simple regroupement d’humains constitué au hasard des migrations, mais un « organisme » constitué d’individus appartenant à une même ethnie et partageant des valeurs communes. De même dans la vision de la France de Vichy, l’individu n’existe qu’en tant que membre de groupes : famille, région, métier, qui tous forment la nation française. Il ne s’agit pas, dans le fascisme italien de 1921, de racisme systématique comme dans le nazisme. Même après l’arrivée au pouvoir, la doctrine fasciste, qui à ce moment-là s’oppose à la démocratie classique, continue à dire que la nation est « &#039;&#039;non pas une race (razza), ni une région géographiquement délimitée, mais une lignée (schiatta) qui se perpétue au cours de l’histoire, une multitude réunie autour d’une idée, qui est volonté d’existence et de puissance : conscience de soi, personnalité.&#039;&#039; ». Cela changera au cours des années 30 : le fascisme deviendra officiellement raciste, et en particulier antisémite. Le Pen est en quelque sorte en avance sur Mussolini puisqu’il a reconnu qu’il ne croyait pas à l’égalité des races. Cela dit, son programme officiel est plutôt centré, comme le programme fasciste, sur la notion d’une communauté d’individus, homogène sur le plan ethnique et unie par des valeurs communes. Un étranger, s’il accepte toutes ces valeurs, peut rejoindre cette communauté dans certaines conditions, en particulier après une mise à l’épreuve.&lt;br /&gt;
 |article= Le Pen et le fascisme : une comparaison des programmes &lt;br /&gt;
 |date=1er mai 2002&lt;br /&gt;
 |lien=http://1libertaire.free.fr/LePenFascisteQuid.html&lt;br /&gt;
 |titre=non&lt;br /&gt;
}}&lt;br /&gt;
 |titre-argument-détaillé = &lt;br /&gt;
 |titre-objection1 = &lt;br /&gt;
 |résumé-objection1 = &lt;br /&gt;
 |titre-objection-détaillée1 = &lt;br /&gt;
 |titre-débat-connexe1 = &lt;br /&gt;
 |titre-objection2 = &lt;br /&gt;
 |résumé-objection2 = &lt;br /&gt;
 |titre-objection-détaillée2 = &lt;br /&gt;
 |titre-objection3 = &lt;br /&gt;
 |résumé-objection3 = &lt;br /&gt;
 |titre-objection-détaillée3 = &lt;br /&gt;
 |guillemets=oui&lt;br /&gt;
}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
{{argument pour&lt;br /&gt;
 |titre-argument = Le FN est un parti raciste, xénophobe, antisémite et homophobe&lt;br /&gt;
 |niveau-argument = 3&lt;br /&gt;
 |résumé-argument = {{citation&lt;br /&gt;
 |auteur1=AFP&lt;br /&gt;
 |citation=Le 13 septembre 1987, Jean Marie Le Pen déclare sur RTL que les chambres à gaz sont « &#039;&#039;un point de détail de l’histoire de la Seconde Guerre mondiale&#039;&#039; ». [...] Le 2 septembre 1988, dans un discours, M. Le Pen évoque le ministre de la Fonction publique Michel Durafour, et fait un calembour : « &#039;&#039;Durafour crématoire&#039;&#039; ». [...] Le 12 janvier 2005, Jean-Marie Le Pen estime dans un entretien à l’hebdomadaire Rivarol que l’occupation allemande en France « &#039;&#039;n’a pas été particulièrement inhumaine&#039;&#039; ». [...] Fin décembre 2010, Marine Le Pen assimile les prières de rues musulmanes à « &#039;&#039;une occupation&#039;&#039; ». [...] Le 7 avril 2015, Jean-Marie Le Pen affirme dans Rivarol qu’il n’a « &#039;&#039;jamais considéré le maréchal Pétain comme un traître&#039;&#039; ». [...] Le 7 juin 2014, Jean-Marie Le Pen s’en prend dans une vidéo à des artistes qui ont pris position contre le FN. A son interlocutrice qui évoque le nom de Patrick Bruel, il répond : « &#039;&#039;Ecoutez, on fera une fournée la prochaine fois&#039;&#039; ». Le 9 avril 2017, en pleine campagne pour l’élection présidentielle, Marine Le Pen déclare : « &#039;&#039;Je pense que la France n’est pas responsable du Vel d’Hiv&#039;&#039; » en référence à la rafle, en 1942 à Paris, au cours de laquelle plus de 13 000 juifs avaient été arrêtés par la France.&lt;br /&gt;
 |article=Le Front National, l’antisémitisme et la Shoah : des polémiques à répétition&lt;br /&gt;
 |livre=The Times of Israel&lt;br /&gt;
 |numéro=&lt;br /&gt;
 |date=28 avril 2017&lt;br /&gt;
 |lien=http://fr.timesofisrael.com/le-front-national-lantisemitisme-et-la-shoah-des-polemiques-a-repetition/&lt;br /&gt;
 |titre=non&lt;br /&gt;
}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
{{citation&lt;br /&gt;
 |auteur1=François-Damien Bourgery&lt;br /&gt;
 |citation=Fin mai, Jean-Marie Le Pen avait évoqué « &#039;&#039;monseigneur Ebola&#039;&#039; » pour « &#039;&#039;régler&#039;&#039; » les problèmes d’immigration. Le voilà qui vient de récidiver en parlant de faire une « &#039;&#039;fournée&#039;&#039; » de Patrick Bruel qui s’était alarmé du score du FN lors des élections européennes. [...] Les jeux de mots ne lui réussissent décidément pas. En 2012, alors qu’il a laissé la présidence du parti à sa fille l’année précédente, il se fend d’un nouveau « trait d’esprit » à l’encontre des Roms : « &#039;&#039;Les Roms volent naturellement, comme les oiseaux&#039;&#039; ». [...] En mai 1987, invité à l’émission &#039;&#039;L’Heure de vérité&#039;&#039; sur Antenne 2, Jean-Marie Le Pen appelle à isoler les malades du sida qu’il compare à des lépreux : « &#039;&#039;Le sidaïque&#039;&#039; (sic) […] &#039;&#039;est contagieux par sa transpiration, ses larmes, sa salive, son contact. C’est une espèce de lépreux. Et celui-là, je souhaiterais qu’il soit dans un centre&#039;&#039; ». Dix ans plus tard, en 1997, il s’interroge : « &#039;&#039;Que faut-il que je fasse pour ne pas être raciste ? Epouser une Noire ? Avec le sida, si possible ?&#039;&#039; » [...] En août 1996, lors d’une université d’été, Jean-Marie Le Pen évoque « &#039;&#039;l’inégalité des races&#039;&#039; » : « &#039;&#039;Je crois à l’inégalité des races, oui, bien sûr, c’est évident. Toute l’histoire le démontre. Elles n’ont pas la même capacité ni le même niveau d’évolution historique&#039;&#039; ». Des propos qu’il réitère un mois plus tard sur l’antenne d’Europe 1 et qu’il justifie avec un exemple sportif : « &#039;&#039;Aux Jeux olympiques, il y a une évidente inégalité entre la race noire et la race blanche&#039;&#039; ».&lt;br /&gt;
 |article=Jean-Marie Le Pen, 30 ans de propos provocateurs&lt;br /&gt;
 |livre=&lt;br /&gt;
 |numéro=&lt;br /&gt;
 |date=9 juin 2014&lt;br /&gt;
 |lien=http://www.rfi.fr/france/20140609-france-le-pen-front-national-fournee-propos-provocateurs-antisemitisme-racisme&lt;br /&gt;
 |titre=non&lt;br /&gt;
}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
{{citation&lt;br /&gt;
 |auteur1=Nonna Mayer&lt;br /&gt;
 |citation=Sur toutes les questions relatives à la perception de l’Autre, « autre » par ses origines, sa couleur de peau, sa religion, sa culture, et quelle que soit la vague de sondage retenue, les réponses des sympathisants du FN sont toujours beaucoup plus négatives que celles des sympathisants des autres partis. […] Les sympathisants du FN battent tous les records d’intolérance à l’Autre. Si on répartit les personnes interrogées en quatre groupes par niveau croissant d’ethnocentrisme, de « très faible » (scores 0-1) à « très fort » (6-10), 87 % d’entre eux sont très ethnocentristes, contre 48 % des proches des partis de droite, 33 % des proches des partis du centre, et 18 % des proches des partis de gauche. Inversement, aucun proche du FN n’a sur notre échelle un score inférieur à 2 (contre respectivement 3 % des sympathisants de droite, 11 % des centristes et un quart des sympathisants de gauche).&lt;br /&gt;
 |article=Le mythe de la dédiabolisation du FN&lt;br /&gt;
 |livre=La vie des idées&lt;br /&gt;
 |numéro=&lt;br /&gt;
 |date=4 décembre 2015&lt;br /&gt;
 |lien=http://www.laviedesidees.fr/Le-mythe-de-la-dediabolisation-du-FN.html&lt;br /&gt;
 |titre=non&lt;br /&gt;
}}&lt;br /&gt;
 |titre-argument-détaillé = &lt;br /&gt;
 |titre-objection1 = &lt;br /&gt;
 |résumé-objection1 = &lt;br /&gt;
 |titre-objection-détaillée1 = &lt;br /&gt;
 |titre-débat-connexe1 = &lt;br /&gt;
 |titre-objection2 = &lt;br /&gt;
 |résumé-objection2 = &lt;br /&gt;
 |titre-objection-détaillée2 = &lt;br /&gt;
 |titre-objection3 = &lt;br /&gt;
 |résumé-objection3 = &lt;br /&gt;
 |titre-objection-détaillée3 = &lt;br /&gt;
 |guillemets=oui&lt;br /&gt;
}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
{{argument pour&lt;br /&gt;
 |titre-argument = Le FN tire son origine d&#039;individus et groupes fascistes&lt;br /&gt;
 |niveau-argument = 3&lt;br /&gt;
 |résumé-argument = {{citation&lt;br /&gt;
 |auteur1=Nicolas Lebourg&lt;br /&gt;
 |citation=Le Front national est un projet porté par le mouvement néofasciste Ordre nouveau, fondé en 69 et dissout par l’Etat en 1973. [...] Ordre nouveau [ON] se définit comme « nationaliste-révolutionnaire » et ne fait pas de mystère sur que ce que signifie néofasciste dans le cadre de l’après-guerre. Le mouvement se veut très subversif, mais dans ses sections on lit quand même plutôt Maurras, il y a une petite difficulté à accorder le ressenti révolutionnaire avec des idées qui le soient autant. D’où l’importance de la violence physique, qui donne chair à ce révolutionnarisme mais finit par mener à la dissolution. Se retrouvent à ON tous les items qui font l’extrême droite : représentation de la nation comme un organisme, utopie de régénération, dégagement des « élites véritables » en lieu et place de la « démoploutocratie », etc.&lt;br /&gt;
 |article=Les origines du Front national&lt;br /&gt;
 |date=13 octobre 2013&lt;br /&gt;
 |lien=https://tempspresents.com/2013/10/13/nicolas-lebourg-origines-du-front-national/&lt;br /&gt;
 |titre=non&lt;br /&gt;
}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
{{citation&lt;br /&gt;
 |auteur1=Léon Landini&lt;br /&gt;
 |citation=Parmi les tous premiers organisateurs du Front national figurent une kyrielle d’individus issus d’Ordre nouveau ou d’autres organisations d’extrême-droite et fascistes qui, actuellement encore, démontrent par leur présence aux côtés des Le Pen que ce parti reste un parti d’extrême droite […].&lt;br /&gt;
* Commençons par Pierre Bousquet. Membre du Parti franciste depuis 1935, il était devenu délégué général du bureau de commandement de la jeunesse franciste en 1941. Ancien caporal de la 33e division de grenadiers SS Charlemagne, il fait partie des 300 Français qui combattirent les Russes en avril 1945 dans la capitale allemande. Il a été membre du premier bureau politique du Front national et son premier trésorier pendant 9 ans. […]&lt;br /&gt;
* Léon Gaultier. Il a été secrétaire à l’Information du gouvernement de Pétain. Il fut également un des fondateurs de la Milice nationale de Pétain. Lieutenant des Waffen SS, il commanda une unité française sur le front de l’Est durant l’été 1944. À son retour en France, frappé d’indignité nationale, il fut emprisonné et condamné aux travaux forcés. Libéré après avoir passé une certaine période en prison, il devint, en 1972, cofondateur du Front national dont il fut trésorier. Il figure comme une personnalité importante parmi les membres fondateurs de cette organisation.&lt;br /&gt;
* François Duprat. L’homme d’extrême-droite qui inventa le Front national. Auteur spécialisé dans le fascisme et les mouvements d’extrême-droite, il eut un rôle fondamental dans la naissance et l’ascension finale du Front national. Adepte des thèses révisionnistes, il fut une des figures de l’extrême-droite dans les années 1960-70. Il était à ce moment-là numéro 2 au Front national. Il était auparavant adhérent de diverses organisations fascistes, comme l’OAS, en passant par la Fédération des étudiants nationalistes et Ordre nouveau. C’est lui, par exemple, qui souffla à Jean-Marie Le Pen une expression devenue une des marques du parti d’extrême droite, le fameux : « Un million de chômeurs, c’est un million d’immigrés en trop », expression reprise aujourd’hui sous d’autres formes par Marine Le Pen. [...]&lt;br /&gt;
* François Brigneau. Militant d’extrême-droite, il adhère au « frontisme » en 1937. Membre du Rassemblement national populaire de Marcel Déat, il s’oriente vers la Collaboration et en juin 1944, au lendemain du débarquement allié en Normandie, il s’engage dans la Milice. […] Au moment de la création du FN, il en devient vice-président. Un demi-siècle plus tard, « il tire toujours une certaine gloire » de ses engagements et se vante d’avoir été un compagnon de cellule de Brasillach. Brasillach est surtout connu pour son engagement à l’extrême-droite. Membre de l’Action française, dans les années 1930, il évolue vers le fascisme.&lt;br /&gt;
 |article=Front national : Les chiens ne font pas des chats !&lt;br /&gt;
 |date=avril 2017&lt;br /&gt;
 |lien=http://www.initiative-communiste.fr/articles/front-national-chiens-ne-chats-leon-landini-resistant-ftp-moi/&lt;br /&gt;
 |titre=non&lt;br /&gt;
}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
{{citation&lt;br /&gt;
 |auteur1=Momo-B&lt;br /&gt;
 |citation=En plus d&#039;accueillir un ancien nazi dans ses rangs, il [le FN] s&#039;est très largement inspiré du MSI, parti fasciste italien. Outre la reprise du logo (flamme tricolore), le lien entre les deux partis ne fut pas froid, comme le rappelle fièrement Lorrain de Saint Affrique (conseiller de Jean-Marie Le Pen) : « &#039;&#039;Bien sûr, c&#039;est la petite flamme du MSI. Dans les années 1970, le lien politique avec le FN était très important. Jean-Marie Le Pen et Giorgio Almirante ont d&#039;ailleurs fait partie du même groupe au Parlement européen en 1984&#039;&#039;. »&lt;br /&gt;
 |article= Pourquoi ne pas voter FN ?&lt;br /&gt;
 |date=26 décembre 2016&lt;br /&gt;
 |lien=https://blogs.mediapart.fr/momo-b/blog/261216/pourquoi-ne-pas-voter-fn&lt;br /&gt;
 |titre=non&lt;br /&gt;
}}&lt;br /&gt;
 |titre-argument-détaillé = &lt;br /&gt;
 |titre-débat-connexe = &lt;br /&gt;
 |titre-objection1 = La filiation n’est que chronologique&lt;br /&gt;
 |résumé-objection1 = {{citation&lt;br /&gt;
 |auteur1=Jean-Yves Camus&lt;br /&gt;
 |citation=Nous l’avons dit : Ordre nouveau fut à l’origine du FN. Mais peut-on encore parler en 2014 de filiation autre que chronologique ? Il reste dans la formation de Marine Le Pen d’anciens militants d’Ordre nouveau [ON]. Leur fidélité à l’engagement nationaliste est intacte mais le parti dans lequel ils militent ne peut plus être un calque de celui de leur jeunesse : la violence politique a drastiquement diminué ; les lois réprimant le racisme et la xénophobie rendraient certainement illégaux nombre d’éléments de langage d’ON ; l’anticommunisme et l’antigaullisme ne sont plus des déterminants majeurs du combat politique ; enfin, la « dédiabolisation » voulue par l’actuelle direction passe par l’élimination de la visibilité du « folklore » nationaliste (mais non des fondamentaux nationalistes).&lt;br /&gt;
 |article=Préface&lt;br /&gt;
 |livre=Aux racines du FN&lt;br /&gt;
 |édition=Éditions Fondation Jean-Jaurès&lt;br /&gt;
 |date=2014&lt;br /&gt;
 |lien=http://www.youscribe.com/BookReader/Index/2681316?documentId=2840555&lt;br /&gt;
 |titre=non&lt;br /&gt;
}}&lt;br /&gt;
 |titre-objection-détaillée1 = &lt;br /&gt;
 |titre-débat-connexe1 = &lt;br /&gt;
 |titre-objection2 = Le FN compte aussi à sa fondation dans ses rangs des Résistants&lt;br /&gt;
 |résumé-objection2 = {{citation&lt;br /&gt;
 |auteur1=Jordi Vives&lt;br /&gt;
 |citation=Si le parti de Marine Le Pen est présenté régulièrement par ses adversaires comme un parti de « collabos », il ne faut pas oublier que le Front national a compté dans ses rangs, et depuis sa fondation, de nombreux résistants et déportés dont voici quelques noms célèbres :&lt;br /&gt;
* Maître Jean-Baptiste Biaggi, avocat, ancien député de Paris, ancien conseiller régional de Corse, ancien maire de Cagnano (Corse), officier de la Légion d’honneur, Croix de guerre 1939-1945, médaille de la Résistance.&lt;br /&gt;
* Rolande Birgy, ancienne de la JOC (1928), membre du Sillon catholique (1930), de la CFTC (1929) et du MRP (1945), résistante (Réseau Valette d’Osia), croix du Combattant volontaire de la résistance, Yad-Waschem (titre de « Juste » décerné par l’Etat d’Israël, en 1984), membre de SOS Tout Petits.&lt;br /&gt;
* Jean-Charles Bloch, Croix de guerre, président du Comité des Français juifs.&lt;br /&gt;
* [...]&lt;br /&gt;
 |article=Le Front national et la Résistance française, une histoire méconnue&lt;br /&gt;
 |livre=Lengadoc Info&lt;br /&gt;
 |date=28 avril 2017&lt;br /&gt;
 |lien=http://www.lengadoc-info.com/4976/politique/front-national-resistance-francaise/&lt;br /&gt;
 |titre=non&lt;br /&gt;
}}&lt;br /&gt;
 |titre-objection-détaillée2 = &lt;br /&gt;
 |titre-débat-connexe2 = &lt;br /&gt;
 |titre-objection3 = &lt;br /&gt;
 |résumé-objection3 = &lt;br /&gt;
 |titre-objection-détaillée3 = &lt;br /&gt;
 |titre-débat-connexe3 = &lt;br /&gt;
 |guillemets=oui&lt;br /&gt;
}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
{{argument pour&lt;br /&gt;
 |titre-argument = Les Le Pen entretiennent des liens avec des personnes considérées fascistes&lt;br /&gt;
 |niveau-argument = 3&lt;br /&gt;
 |résumé-argument = {{citation&lt;br /&gt;
 |auteur1=Léon Landini&lt;br /&gt;
 |citation=Au début des années 1960, Jean Marie Le Pen, n’ayant rien renié de son passé sulfureux, se rend en Espagne pour aller saluer d’anciens compagnons de combat. Il rend visite à :&lt;br /&gt;
* Abel Bonnard : Maurassien, il évolue vers le fascisme dans les années 1930. Partisan d’un rapprochement franco-allemand, il devient, durant la seconde guerre mondiale, une figure de la collaboration avec l’occupant nazi. Nommé ministre de l’Éducation nationale en 1942, il fait partie des « ultra » et des derniers partisans du régime de Vichy. […]&lt;br /&gt;
* Louis Darquier de Pellepoix : Individu politique d’extrême droite, il est principalement connu pour son engagement antisémite et pour son activité de collaborateur durant la Seconde Guerre mondiale. […]&lt;br /&gt;
* Léon Degrelle : Journaliste et homme politique engagé à l’extrême droite, il est surtout connu pour son engagement antisémite et pour son activité de collaborateur durant la Seconde Guerre mondiale. […] Engagé volontaire, il combattit sur le front de l’Est avec le grade de commandant dans la 28e division SS Wallonie.&lt;br /&gt;
* Otto SKORZENY : Il rejoint le parti nazi autrichien en 1931. Comme colonel SS, il participa à de très nombreuses opérations prestigieuses, telle que l’évasion de Mussolini d’une prison italienne, en 1944.&lt;br /&gt;
 |article=Front national : Les chiens ne font pas des chats !&lt;br /&gt;
 |date=avril 2017&lt;br /&gt;
 |lien=http://www.initiative-communiste.fr/articles/front-national-chiens-ne-chats-leon-landini-resistant-ftp-moi/&lt;br /&gt;
 |titre=non&lt;br /&gt;
}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
{{citation&lt;br /&gt;
 |auteur1=Abel Mestre&lt;br /&gt;
 |auteur2=Caroline Monnot&lt;br /&gt;
 |citation=Si elle s&#039;est séparée de plusieurs compagnons de la première heure, elle reste fidèle à certaines amitiés à la trajectoire jugée sulfureuse, au nombre desquelles on compte des proches issus du GUD...&lt;br /&gt;
Emmanuel Leroy... Cet ancien d&#039;Ordre nouveau a un parcours beaucoup plus marqué à l&#039;extrême droite dure. Il a, par le passé, animé une lettre aux relents néonazis (la Lettre noire) et revendique toujours sa filiation nationaliste-révolutionnaire et gréciste... Il est encore consulté de temps à autre sur des dossiers précis, notamment concernant les relations avec la Russie..&lt;br /&gt;
Un ancien acteur est Philippe Peninque, ancien du GUD...&lt;br /&gt;
Cette défaite n&#039;entame pourtant en rien le crédit de Philippe Péninque, qui continue de prodiguer ses conseils à Marine Le Pen, celle-ci le chargeant de surcroît de quelques missions délicates, notamment en ce qui concerne les finances de son parti.&lt;br /&gt;
Un ultime groupe évolue quant à lui en dehors du FN. La trajectoire politique de ses membres, quadragénaires passés par le GUD, et réunis autour de Frédéric Chatillon... &lt;br /&gt;
 |livre=Les faux-semblants du Front national&lt;br /&gt;
 |article=Les réseaux du Front national&lt;br /&gt;
 |édition=Presse de Sciences Po&lt;br /&gt;
 |lieu=Paris&lt;br /&gt;
 |date=2015&lt;br /&gt;
 |lien=&lt;br /&gt;
 |titre=non&lt;br /&gt;
}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
{{citation&lt;br /&gt;
 |auteur1=Abel Mestre&lt;br /&gt;
 |auteur2=Caroline Monnot&lt;br /&gt;
 |citation=De sa jeunesse d&#039;étudiante en droit à l&#039;université parisienne d&#039;Assas, Marine Le Pen a en effet conservé des amitiés qui nuisent à sa stratégie de dédiabolisation et de normalisation. Frédéric Chatilon, président du GUD au début des années 1990, est de celles-ci. Lui et une poignée d&#039;anciens militants de ce syndicat étudiant aux méthodes violentes ont monté un réseau d&#039;entreprises où les prises de participation se font entre amis et dont les avocats-conseil sont eux-mêmes d&#039;anciens du GUD. À partir de 2012, ils forment l&#039;un des cercles les plus fermés et les plus rapprochés de la présidente du FN. Mêlant affaires et politique, ils vont devenir les prestataires de services quasi exclusifs du parti version Marine Le Pen. Ils sont notamment aux commandes de Jeanne, le microparti dont s&#039;est dotée la présidente du FN pour financer ses campagnes électorales. La conception et la fabrication du matériel de campagne sont exclusivement dévolus à Riwal, l&#039;entreprise de communication de Frédéric Chatillon. La société de sécurité d&#039;Axel Coustau (Vendôme, puis Colisée) se substitue ici et là au Département protection sécurité (DPS), le service d&#039;ordre officiel du FN, souvent composé de bénévoles. Les « gudards » apparaissent ainsi au cœur de la logistique et du financement du « nouveau » FN. Malgré leurs écarts de conduite, notamment des actes d&#039;intimidation répétés envers la presse, une proximité est affichée avec Alain Soral ou l&#039;humoriste Dieudonné. Ils bénéficient de la part de Marine Le Pen d&#039;une impunité totale.&lt;br /&gt;
 |livre=Les faux-semblants du Front national&lt;br /&gt;
 |article=Les réseaux du Front national&lt;br /&gt;
 |édition=Presse de Sciences Po&lt;br /&gt;
 |lieu=Paris&lt;br /&gt;
 |date=2015&lt;br /&gt;
 |lien=&lt;br /&gt;
 |titre=non&lt;br /&gt;
}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
{{citation&lt;br /&gt;
 |auteur1=Alexis Corbière&lt;br /&gt;
 |citation=Pendant une année, en 2007, au Parlement européen, Marine Le Pen a fait partie d’un groupe parlementaire composé de 20 parlementaires qui se nommait Identité Tradition Souveraineté (ITS). Parmi les deux députés italiens qui composaient ce groupe, qui se réunissaient avec Mme Le Pen sans que cela ne lui pose le moindre problème, il y avait une certaine… Alessandra Mussolini ! Cette dernière est la petite-fille du « Duce » Benito Mussolini. Sur les plateaux de télé elle refuse publiquement que l’on rejette « l’héritage mussolinien ». Le 9 mars 2006 (soit un an avant que Mme Le Pen ne voit aucune difficulté à faire un groupe parlementaire avec elle) Mme Alessandra Mussolini avait déclaré à la télé « &#039;&#039;Meglio fascista che frocio !&#039;&#039; » ce qui signifie en bon français : « &#039;&#039;Mieux vaut être fasciste que pédé !&#039;&#039; ». Classe, non ? Ces propos n’ont bien sûr jamais été condamnés par la présidente du FN.&lt;br /&gt;
 |article=Marine Le Pen porte plainte contre Jean-Luc Mélenchon… Qu’elle y vienne !&lt;br /&gt;
 |date=7 mars 2011&lt;br /&gt;
 |lien=http://www.jean-luc-melenchon.fr/2011/03/09/marine-le-pen-porte-plainte-contre-jean-luc-melenchon%E2%80%A6-qu%E2%80%99elle-y-vienne/&lt;br /&gt;
 |titre=non&lt;br /&gt;
}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
{{citation&lt;br /&gt;
 |auteur1= Jean-Patrick Grumberg&lt;br /&gt;
 |citation=Depuis 2005, par un vote de l’assemblée générale de l’ONU, le 27 janvier est devenue la « Journée internationale de commémoration en mémoire des victimes de l&#039;Holocauste ».  […] Le même jour, [...] Marine Le Pen dansait la valse, à Vienne, avec la crème européenne des néonazis, des nostalgiques du IIIe Reich, et des négationistes. La candidate du Front National a répondu à l&#039;invitation du FPÖ, le parti de feu Jorg Haider, et de sa figure de proue, l’antisémite et néonazi Martin Graf, au bal annuel d’Olympia, cette société secrète interdite aux Juifs et aux femmes, et dont les membres sont chargés de véhiculer dans la société des idées néonazies, pangermanistes, antisémites et négationnistes. Jean Marie Le Pen, qui assistait au bal avec Bruno Gollnisch, et qui en a été l&#039;invité d&#039;honneur en 2008, a ainsi montré à sa fille Marine Le Pen l’exemple à suivre.&lt;br /&gt;
 |article=Pourquoi Marine le Pen dansait-elle au bal des néo-nazis à Vienne le jour de célébration de la Shoah ?&lt;br /&gt;
 |date=28 janvier 2012 &lt;br /&gt;
 |lien=http://www.dreuz.info/2012/01/28/pourquoi-marine-le-pen-dansait-elle-au-bal-des-neo-nazis-a-vienne-le-jour-de-celebration-de-la-shoah/&lt;br /&gt;
 |titre=non&lt;br /&gt;
}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
{{citation&lt;br /&gt;
 |auteur1=Jim Jarrassé&lt;br /&gt;
 |citation=C&#039;est une photo dont Marion Maréchal-Le Pen se serait bien passée. Sur cette image, [...] la benjamine de l&#039;Assemblée nationale pose en compagnie d&#039;Edouard Klein, leader du GUD (Groupe union défense, une organisation étudiante d&#039;extrême droite), et de Baptiste Coquelle, présenté comme un membre du « mouvement skin ». La photo date du 11 décembre 2012. Ce soir-là, le FN célébrait en grande pompe ses 40 années d&#039;existence à la salle de la Mutualité, à Paris. Au centre, Baptiste Coquelle. Sur un autre cliché non daté publié par l&#039;hebdomadaire, on retrouve Baptiste Coquelle, casque de SS sur la tête, réalisant un salut nazi devant un drapeau frappé de la croix celtique, symbole des néonazis.&lt;br /&gt;
 |article=La photo qui embarrasse Marion Maréchal-Le Pen et le FN&lt;br /&gt;
 |livre=Le Figaro&lt;br /&gt;
 |date=11 avril 2013&lt;br /&gt;
 |lien=http://www.lefigaro.fr/politique/2013/04/11/01002-20130411ARTFIG00418-la-photo-qui-embarrasse-marion-marechal-le-pen-et-le-fn.php&lt;br /&gt;
 |titre=non&lt;br /&gt;
}}&lt;br /&gt;
 |titre-argument-détaillé = &lt;br /&gt;
 |titre-objection1 = &lt;br /&gt;
 |résumé-objection1 = &lt;br /&gt;
 |titre-objection-détaillée1 = &lt;br /&gt;
 |titre-débat-connexe1 = &lt;br /&gt;
 |titre-objection2 = &lt;br /&gt;
 |résumé-objection2 = &lt;br /&gt;
 |titre-objection-détaillée2 = &lt;br /&gt;
 |titre-objection3 = &lt;br /&gt;
 |résumé-objection3 = &lt;br /&gt;
 |titre-objection-détaillée3 = &lt;br /&gt;
 |guillemets=oui&lt;br /&gt;
}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
{{argument pour&lt;br /&gt;
 |titre-argument = L&#039;étude du fascisme fait partie de la formation des militants&lt;br /&gt;
 |niveau-argument = 3&lt;br /&gt;
 |résumé-argument = {{citation&lt;br /&gt;
 |auteur1=Jean-Yves Camus&lt;br /&gt;
 |citation=Ce n&#039;est pas la propagande frontiste qui relaie les thèmes des fascismes européens, mais les livres recommandés par la presse favorable au FN (et souvent écrits par des membres ou sympathisants du parti), ainsi le réseau de librairies militantes qui vendent par correspondance ou en magasin à ses membres. L&#039;étude des fascismes fait donc partie de la culture historique et idéologique acquise par les mieux formés des adhérents. Un signe de la nostalgie du romantisme fasciste réside dans la vénération quasi unanime dont sont l&#039;objet au FN deux hommes : François Brigneau et Roland Gaucher. Le sympathisant frontiste qui fréquente les librairies nationalistes se voient proposer trois modèles de dirigeants et de meneur d&#039;hommes : Corneliu Z. Codreanu, idéologue de la Garde de Fer roumaine ; Léon Degrelle, fondateur belge du Rexisme ; José Antonio Primo de Rivera, théoricien de la Phalange espagnole. Dans un ouvrage qui a formé nombre de militants (une photographie de Le Pen le montre même en train de le lire), et intitulé &#039;&#039;Doctrines du nationalisme&#039;&#039;, Jacques Ploncard d&#039;Assac, collaborateur de &#039;&#039;Présent&#039;&#039; et &#039;&#039;National-Hebdo&#039;&#039;, expose les idées politiques de José Antonio, Onesimo Redondo et Ramiro Ledesma Ramos. C&#039;est encore la Croisade franquiste qui est décrite dans &#039;&#039;Les Héros de l&#039;Alcazar&#039;&#039; (1987), livre d&#039;Alain Sanders (rédacteur à Présent) et Francis Bergeron, ancien candidat du FN. La Phalange espagnole retient leur attention comme mouvement anticommuniste, profondément catholique et mystique. Un petit groupe, le Cercle Franco-Hispanique, se dévoue d&#039;ailleurs uniquement à la commémoration du nationalisme phalangiste, et plusieurs cadres frontistes participent à ses activités. Degrelle est l&#039;auteur de plusieurs ouvrages apologétiques de son engagement dans la division Wallonie de la Waffen SS, vendus par Diffusion de la Pensée Française (DPF), éditeur par correspondance qui existe depuis 1966 et possède un fichier de 40 000 clients. DPF, qui vend plus de 3000 titres, commercialise les livres de nombreux dirigeants frontistes, à commencer par Le Pen. Cependant l&#039;admiration de Degrelle pour Hitler a conduit le journal &#039;&#039;Présent&#039;&#039; à recommander en modèle un autre rexiste, José Streel, plus catholique et favorable au maintien d&#039;une Nation belge. Enfin, Codreanu, étudié par Francis Bergeron dans &#039;&#039;Codréanu et la Garde de Fer&#039;&#039; (1993), intéresse par le caractère mystique de sa doctrine et l&#039;importance qu&#039;il attache à la communauté des combattants et au sens du sacrifice. L&#039;adhérent connait aussi le fascisme à travers le témoignage des anciens. Le principal est François Brigneau (1919), qui est le meilleur polémiste de la presse d&#039;extrême droite.&lt;br /&gt;
 |livre=Le Front national&lt;br /&gt;
 |édition=&lt;br /&gt;
 |lieu=&lt;br /&gt;
 |date=1997&lt;br /&gt;
 |lien=&lt;br /&gt;
 |titre=non&lt;br /&gt;
}}&lt;br /&gt;
 |titre-argument-détaillé = &lt;br /&gt;
 |titre-objection1 = La formation interne a écarté tous les liens avec le fascisme&lt;br /&gt;
 |résumé-objection1 = Voir l&#039;argument « contre » : [[#.7B.7B.7B2.7D.7D.7D_.C2.AB.C2.A0Le_FN_s.27est_d.C3.A9diabolis.C3.A9_avec_Marine_Le_Pen.C2.A0.C2.BB|Le FN s&#039;est dédiabolisé avec Marine Le Pen]].&lt;br /&gt;
 |titre-objection-détaillée1 = &lt;br /&gt;
 |titre-débat-connexe1 = &lt;br /&gt;
 |titre-objection2 = &lt;br /&gt;
 |résumé-objection2 = &lt;br /&gt;
 |titre-objection-détaillée2 = &lt;br /&gt;
 |titre-objection3 = &lt;br /&gt;
 |résumé-objection3 = &lt;br /&gt;
 |titre-objection-détaillée3 = &lt;br /&gt;
 |guillemets=oui&lt;br /&gt;
}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
{{argument pour&lt;br /&gt;
 |titre-argument = Le FN a la base sociale traditionnelle du fascisme&lt;br /&gt;
 |niveau-argument = 3&lt;br /&gt;
 |résumé-argument = {{citation&lt;br /&gt;
 |auteur1=Cédric Piktoroff&lt;br /&gt;
 |citation=Comme tout mouvement fasciste, la base sociale principale du FN est la petite bourgeoisie déclassée que la crise plonge dans le désespoir et à laquelle il tente de donner une expression politique. Pour acquérir une audience, il est poussé à s’adapter aux références et aux préoccupations des petits commerçants, médecins, auto-entrepreneurs, petits bureaucrates et autres contremaîtres qu’il espère séduire.&lt;br /&gt;
 |article=F comme fascistes, N comme Nazis !&lt;br /&gt;
 |livre=Que faire ?&lt;br /&gt;
 |date=9 avril 2011&lt;br /&gt;
 |lien=http://quefaire.lautre.net/F-comme-fascistes-N-comme-Nazis&lt;br /&gt;
 |titre=non&lt;br /&gt;
 |guillemets=oui&lt;br /&gt;
}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
{{citation&lt;br /&gt;
 |auteur1=Denis Godard&lt;br /&gt;
 |citation=Le FN n’est pas seulement une version « hard » de l’UMP. Sa base sociale n’est pas celle d’un parti de droite « classique ». Il touche actuellement très peu les couches les plus aisées de la population. S’il y a quelque chose de commun dans son électorat c’est la peur de l’évolution de la situation sans garde-fou social autre qu’un État fort : petits commerçants, artisans et chefs de petites entreprises, chômeurs et intérimaires, ouvriers et employés précarisés et atomisés ou en voie de l’être, femmes au foyer. Cette sociologie se reflète dans ses implantations géographiques, périphérie des concentrations urbaines, régions désindustrialisées comme le Nord ou l’Est. Certains cherchent à se rassurer en pointant le recul du vote FN dans les grands centres urbains et dans les banlieues. Cela a sans doute plus à voir avec une évolution sociologique de ces zones (la « gentrification » des centres des grandes villes et la « ghettoïsation » des banlieues) qu’avec un recul du FN dans les couches sociales où il est fort. Cette base sociale est la version moderne de celle du fascisme traditionnel. Elle explique ce qui fait le fonds des idées qui dominent au FN, l’attachement à la nation, à un État fort (économiquement comme politiquement et « militairement »), à la famille comme base de la société, le racisme, l’unité autour d’un chef... et la haine de la gauche notamment des syndicats.&lt;br /&gt;
 |livre=Tout est à nous !&lt;br /&gt;
 |numéro=149&lt;br /&gt;
 |article=Contre le FN, faut-il attendre de mourir pour lutter contre la maladie ?&lt;br /&gt;
 |date=17 mai 2012&lt;br /&gt;
 |lien=https://npa2009.org/content/tribunes-comment-combattre-l%E2%80%99extr%C3%AAme-droite%E2%80%89&lt;br /&gt;
 |titre=non&lt;br /&gt;
}}&lt;br /&gt;
 |guillemets=oui&lt;br /&gt;
}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
{{argument pour&lt;br /&gt;
 |titre-argument = Le slogan « Ni gauche, ni droite » est typiquement fasciste&lt;br /&gt;
 |niveau-argument = 3&lt;br /&gt;
 |résumé-argument = {{citation&lt;br /&gt;
 |auteur1=Ugo Palheta&lt;br /&gt;
 |citation=En brouillant ainsi les frontières entre droite et gauche, en accentuant passablement la ligne « ni droite ni gauche », le FN a d’ailleurs retrouvé l’inspiration originelle du fascisme historique qui, notamment en Italie, s’est initialement construit sur un programme paraissant très à gauche sur les questions sociales (incluant notamment des revendications radicales contre la propriété privée), programme qui fut immédiatement mis de côté une fois le pouvoir conquis au prix d’une alliance avec une partie des élites traditionnelles.&lt;br /&gt;
 |article=Le danger fasciste en France : de quoi le FN est-il le nom ?&lt;br /&gt;
 |livre=Contretemps&lt;br /&gt;
 |numéro=&lt;br /&gt;
 |date=14 décembre 2015&lt;br /&gt;
 |lien=https://www.contretemps.eu/le-danger-fasciste-en-france-1ere-partie-de-quoi-le-fn-est-il-le-nom/&lt;br /&gt;
 |titre=non&lt;br /&gt;
}}&lt;br /&gt;
 |guillemets=oui&lt;br /&gt;
}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Arguments CONTRE ==&lt;br /&gt;
{{argument contre&lt;br /&gt;
 |titre-argument = Le FN s&#039;est dédiabolisé avec Marine Le Pen&lt;br /&gt;
 |niveau-argument = 3&lt;br /&gt;
 |résumé-argument = {{citation&lt;br /&gt;
 |auteur1=Stéphane Lebourg&lt;br /&gt;
 |citation=Lorsqu&#039;elle décide d&#039;entreprendre sa stratégie de normalisation, au début des années 2000, Marine Le Pen s&#039;applique à marquer une rupture avec les fondamentaux nationalistes des origines. Celle-ci passe par une prise de distance avec les conceptions racialistes et antisémites et par un virage sociétal en rupture avec les conceptions des nationaux-catholiques qui continuent de peser dans l&#039;appareil. [...] Marine Le Pen a tapageusement exclu en 2011 les cadres du FN membres de l&#039;Oeuvre Française (OF), Yvan Benedetti et Alexandre Gabriac, faisant ainsi coup double, puisqu&#039;ils étaient également des soutiens de Bruno Gollnisch. Les groupuscules périphériques apparaissent ainsi instrumentalisés dans le jeu de concurrence interne au parti, même si Pierre Sidos affirme que l&#039;OF n&#039;a nullement cessé son entrisme. Marine Le Pen a pu de cette manière se donner à voir comme celle qui rompait avec l&#039;antisémitisme et le référentiel fascisant. D&#039;ailleurs, sitôt élue présidente du FN, elle a fait une déclaration qui se voulait exemplaire en indiquant que « &#039;&#039;ce qui s&#039;est passé&#039;&#039; » dans les rangs nazis constitue le « &#039;&#039;summum de la barbarie&#039;&#039; ».&lt;br /&gt;
 |livre=Les faux-semblants du Front national&lt;br /&gt;
 |article=Le Front national et la galaxie des extrêmes droites radicales&lt;br /&gt;
 |édition=Presse de Sciences Po&lt;br /&gt;
 |lieu=Paris&lt;br /&gt;
 |date=2015&lt;br /&gt;
 |lien=&lt;br /&gt;
 |titre=non&lt;br /&gt;
}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
{{citation&lt;br /&gt;
 |auteur1=Stéphane Lebourg&lt;br /&gt;
 |citation=Pour le parti, la solution passe à l&#039;évidence par la formation des militants. En confiant celle-ci à son aile modérée en 2012, alors qu&#039;elle avait été jusqu&#039;ici marquée de la patte des radicaux, le FN entrave tout projet éventuel de l&#039;extrême-droite radicale d&#039;influencer la ligne du parti. S&#039;il parvenait à mener cet encadrement à terme, ce serait la défaite définitive de Dominique Venner, lui qui espérait un contrôle du parti unitaire par un groupuscule radical, avec une cristallisation peut-être plus nette des deux sous-ensembles majeurs de l&#039;extrême-droite, l&#039;un constitué de ses groupuscules, l&#039;autre que l&#039;autre que l&#039;on pourrait qualifier, dorénavant, d&#039;institutionnel.&lt;br /&gt;
 |livre=Les faux-semblants du Front national&lt;br /&gt;
 |article=Le Front national et la galaxie des extrêmes droites radicales&lt;br /&gt;
 |édition=Presse de Sciences Po&lt;br /&gt;
 |lieu=Paris&lt;br /&gt;
 |date=2015&lt;br /&gt;
 |lien=&lt;br /&gt;
 |titre=non&lt;br /&gt;
}}&lt;br /&gt;
 |titre-argument-détaillé = &lt;br /&gt;
 |titre-objection1 = Les propos racistes, antisémites et islamophobes sont toujours en vigueur chez les militants&lt;br /&gt;
 |résumé-objection1 = {{citation&lt;br /&gt;
 |auteur1=Nonna Mayer&lt;br /&gt;
 |citation=Cette stratégie [de dédiabolisation] ne fait pourtant pas l’unanimité dans le parti, si l’on en juge par les nombreuses défections de nouvelles recrues, déçues de découvrir une réalité à mille lieux des discours de la présidente. Nadia Portheault, d’origine algérienne, tête de liste FN à Saint-Alban, en Haute-Garonne, est partie après qu’un cadre lui eut lancé : « Toi et tes enfants, vous êtes bons pour le four… » (La voix du Midi, 4 novembre 2013). Arnaud Cléré aussi, transfuge de l’UMP dans la Somme, effaré de voir des croix gammées tatoués aux bras de certains militants, ou encore Anna Rosso-Roig (Front de gauche) à Marseille et Vincent Morelle (UMP) à Meaux. Sans compter les propos racistes et antisémites avérés de 104 candidats du FN aux départementales de 2015, malgré les strictes consignes données par la direction. Ces exemples incitent à s’interroger sur le degré de racisme et d’antisémitisme au sein du « nouveau » Front national.&lt;br /&gt;
 |article=Le mythe de la dédiabolisation du FN&lt;br /&gt;
 |livre=La vie des idées&lt;br /&gt;
 |numéro=&lt;br /&gt;
 |date=4 décembre 2015&lt;br /&gt;
 |lien=http://www.laviedesidees.fr/Le-mythe-de-la-dediabolisation-du-FN.html&lt;br /&gt;
 |titre=non&lt;br /&gt;
}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
{{citation&lt;br /&gt;
 |auteur1=Stéphane Lebourg&lt;br /&gt;
 |citation=Les élections de 2014 et 2015 ont montré les limites de ce dispositif [de normalisation]. Les médias ont largement relayé des commentaires racistes, antisémites, islamophobes, postés sur les réseaux sociaux par des candidats FN. De leur côté, un certain nombre de nouveaux militants, censés être modérés, s&#039;approprient des points de vue jugés excessifs par la présidente quand elle est interrogée à leur propos dans les médias, qu&#039;il s&#039;agisse du « grand remplacement » ou de la « remigration », deux thèmes issus des périphéries du FN mais bien relayés dans le parti. Se défaire de membres de l&#039;extrême-droite radicale ne saurait suffire à débarrasser le FN de sa virulence altérophobe.&lt;br /&gt;
 |livre=Les faux-semblants du Front national&lt;br /&gt;
 |article=Le Front national et la galaxie des extrêmes droites radicales&lt;br /&gt;
 |édition=Presse de Sciences Po&lt;br /&gt;
 |lieu=Paris&lt;br /&gt;
 |date=2015&lt;br /&gt;
 |lien=&lt;br /&gt;
 |titre=non&lt;br /&gt;
}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
{{citation&lt;br /&gt;
 |auteur1=Maxime Vivas&lt;br /&gt;
 |citation=Le vrai FN d&#039;aujourd&#039;hui :&lt;br /&gt;
*Anne-Sophie Leclère, candidate FN dans les Ardennes, a comparé Christiane Taubira à un singe.&lt;br /&gt;
*Alexandre Gabriac, élu régional du FN en Rhône-Alpes et candidat au second tour des cantonales à Grenoble, a posé pour une photo en faisant le salut nazi devant un drapeau frappé de la croix gammée.&lt;br /&gt;
*Nicolas Reynès, candidat FN aux législatives dans la 2e circonscription du Nord, a renvoyé depuis sa page Facebook à un site eugéniste à la gloire de la race blanche.&lt;br /&gt;
*François Chatelain, candidat FN aux municipales à Neuville-en-Ferrain (Nord), a publié sur sa page Facebook des propos et images antisémites et xénophobes.&lt;br /&gt;
*Jacques Coutela, candidat dans l’Yonne aux cantonales de mars 2011, a posté sur son blog des propos faisant l’apologie d’Anders Breivik, le responsable de la tuerie d’Utoya (Norvège).&lt;br /&gt;
*Stéphane Poncet, candidat frontiste aux législatives dans le Rhône, a publié sur son blog des dessins à caractère raciste.&lt;br /&gt;
*André Kornmann, tête de liste FN aux municipales à Strasbourg, veut rétablir l’ordre avec des « &#039;&#039;chiens d’attaque, pas des teckels ou des chihuahua&#039;&#039; ».&lt;br /&gt;
*Nadia Portheault, candidate FN aux municipales de 2014 à Saint-Alban (Haute-Garonne), a quitté le FN, fatiguée, dit-elle, des propos racistes, antisémites et homophobes entendus en coulisse.&lt;br /&gt;
 |article=Marine Le Pen, présidente de la République en 2017 ?&lt;br /&gt;
 |livre=Le Grand Soir&lt;br /&gt;
 |date=17 novembre 2014&lt;br /&gt;
 |lien=https://www.legrandsoir.info/marine-le-pen-presidente-de-la-republique-en-2017.html&lt;br /&gt;
 |titre=non&lt;br /&gt;
}}&lt;br /&gt;
 |titre-objection-détaillée1 = &lt;br /&gt;
 |titre-débat-connexe1 = &lt;br /&gt;
 |titre-objection2 = Des propos qui étaient auparavant considérés comme des dérapages sont aujourd&#039;hui banalisés en raison de la droitisation de la vie politique&lt;br /&gt;
 |résumé-objection2 = {{citation&lt;br /&gt;
 |auteur1=Sylvain Crépon&lt;br /&gt;
 |auteur2=Alexandre Dézé&lt;br /&gt;
 |auteur3=Nonna Mayer&lt;br /&gt;
 |citation=Il y a encore quelques années, ces propos auraient eu un coût pour le FN et entraîné une baisse au moins ponctuelle de l&#039;importance de ses soutiens dans l&#039;opinion et, par extension, dans le corps électoral. Or, il faut croire que ces effets de disqualification sont devenus quasi nuls. Les dérapages s&#039;accumulent, mais sans avoir d&#039;incidence majeure pour le FN. Ce qui en dit long sur le niveau de banalisation, non pas tant du parti, mais de certaines de ses idées.&lt;br /&gt;
 |livre=Les faux-semblants du Front national&lt;br /&gt;
 |article=Redécouvrir le Front national&lt;br /&gt;
 |édition=Presse de Sciences Po&lt;br /&gt;
 |lieu=Paris&lt;br /&gt;
 |date=2015&lt;br /&gt;
 |lien=&lt;br /&gt;
 |titre=non&lt;br /&gt;
}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
{{citation&lt;br /&gt;
 |auteur1=Stéphane Lebourg&lt;br /&gt;
 |citation=La normalisation du parti est certes passée par des purges et la stabilisation de son camp, mais elle relève moins d&#039;une dédiabolisation que d&#039;une droitisation de la vie politique française.&lt;br /&gt;
 |livre=Les faux-semblants du Front national&lt;br /&gt;
 |article=Le Front national et la galaxie des extrêmes droites radicales&lt;br /&gt;
 |édition=Presse de Sciences Po&lt;br /&gt;
 |lieu=Paris&lt;br /&gt;
 |date=2015&lt;br /&gt;
 |lien=&lt;br /&gt;
 |titre=non&lt;br /&gt;
}}&lt;br /&gt;
 |titre-objection-détaillée2 = &lt;br /&gt;
 |titre-objection3 = Si les thèmes fascistes sont publiquement mis en sourdine, ils sont beaucoup plus présents en « off »&lt;br /&gt;
 |résumé-objection3 = {{citation&lt;br /&gt;
 |auteur1=Michel Wieviorka&lt;br /&gt;
 |citation=Le Front national n&#039;a pas tout abandonné de ses inspirations antérieures : le pétanisme, l&#039;antigaullisme, la préférence nationale, le retour à la peine de mort, le refus de l&#039;avortement, le natalisme, etc. Simplement, ces thèmes sont mis en sourdine, nuancés, du moins dans le discours public. En privé, ce peut être très différent. La vieille idéologie n&#039;a pas disparu, elle fonctionne chez certains militants et dirigeants, mais en interne. Elle est parfois aussi dévoilée par accident.&lt;br /&gt;
 |livre=Le Front national, entre extrémisme, populisme et démocratie&lt;br /&gt;
 |édition=Maison des Sciences de l’Homme&lt;br /&gt;
 |lieu=&lt;br /&gt;
 |date=2013&lt;br /&gt;
 |lien=&lt;br /&gt;
 |titre=non&lt;br /&gt;
}}&lt;br /&gt;
 |titre-objection-détaillée3 = &lt;br /&gt;
 |titre-objection4 = Il existe une deuxième ligne au FN, qui garde le fascisme pour héritage&lt;br /&gt;
 |résumé-objection4 = &lt;br /&gt;
{{citation&lt;br /&gt;
 |auteur1=Lutte ouvrière&lt;br /&gt;
 |citation=En réaffirmant qu&#039;il admirait le maréchal Pétain et que les chambres à gaz étaient un « détail de l&#039;histoire de la Seconde Guerre mondiale », Jean-Marie Le Pen a déclenché une crise politique au sein du Front national. [...] cet épisode illustre la coexistence de deux lignes politiques entremêlées au sein du FN. L&#039;une est incarnée par Marine Le Pen, lancée depuis son accession à la tête du parti en 2011 dans l&#039;entreprise dite de « dédiabolisation ». [...] L&#039;autre ligne est celle dont le fondateur du FN ne cesse de rappeler l&#039;existence : la référence au régime de Pétain, l&#039;admiration pour des organisations terroristes d&#039;extrême droite comme l&#039;OAS et la conquête du pouvoir en s&#039;appuyant sur des milices et des moyens extraparlementaires. Même si Marine le Pen a exclu les membres du FN, y compris des cadres, qui affichaient trop ostensiblement leur admiration pour les régimes fascistes ou manifestaient de façon trop grossière leur racisme et leur xénophobie, ce courant reste l&#039;ADN du FN. Il suffit de voir le succès d&#039;estime remporté devant les militants par le vieux Le Pen forçant l&#039;accès à la tribune à l&#039;occasion du rassemblement du 1er mai dernier devant l&#039;Opéra de Paris, alors même qu&#039;il était interdit de discours avant d&#039;être carrément suspendu de son statut d&#039;adhérent.&lt;br /&gt;
 |article=Où va le Front national ?&lt;br /&gt;
 |livre=Lutte de classe&lt;br /&gt;
 |numéro=168&lt;br /&gt;
 |date=mai-juin 2015&lt;br /&gt;
 |lien=https://mensuel.lutte-ouvriere.org/documents/archives/la-revue-lutte-de-classe/serie-actuelle-1993/article/ou-va-le-front-national&lt;br /&gt;
 |titre=non&lt;br /&gt;
}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
{{citation&lt;br /&gt;
 |auteur1=Cédric Piktoroff&lt;br /&gt;
 |citation=La direction du Front national, autour de Marine Le Pen, a fait de grands efforts pour se débarrasser de son image de parti fasciste.‬ ‪Il y a eu une lutte au sein du parti pour faire respecter cette ligne et pour ne pas mettre en avant les éléments les plus liés à son passé fasciste.‬ ‪Mais il y a un noyau dur fasciste au sein du FN et de sa direction.‬ ‪Le FN a discrètement maintenu ses liens avec des groupes violents qui ont la rue comme terrain et a été impliqué dans des attaques violentes contre la gauche.‬&lt;br /&gt;
 |article=La gauche doit mener la lutte contre Le Pen‬&lt;br /&gt;
 |livre=Que faire ?&lt;br /&gt;
 |date=26 avril 2012&lt;br /&gt;
 |lien=http://quefaire.lautre.net/%E2%80%AALa-gauche-doit-mener-la-lutte&lt;br /&gt;
 |titre=non&lt;br /&gt;
}}&lt;br /&gt;
 |titre-objection-détaillée4 = &lt;br /&gt;
 |titre-objection5 = Les relations entre les groupes fascistes et le FN sont devenues moins visibles, mais sont toujours présentes&lt;br /&gt;
 |résumé-objection5 = {{citation&lt;br /&gt;
 |auteur1=Stéphane Lebourg&lt;br /&gt;
 |citation=Marine Le Pen a par ailleurs individualisé, voire privatisé, les relations avec des figures issues de la mouvance radicale. Celles-ci n&#039;ont pas la carte du FN et ne disposent plus de structures militantes mais plutôt d&#039;entreprises, ce qui lui permet d&#039;affirmer que le parti ne serait pas lié à des éléments radicaux. Les anciens du GUD [Groupe union défense] semblent particulièrement impliqués. Le microparti de Marine Le Pen fondé en 2010, Jeanne, est ainsi passé de la direction d&#039;Olivier Duguet à celle d&#039;Alex Lousteau lorsque le premier a été condamné pour escroquerie. Le second, également mis en examen au même motif en 2015, est responsable du cercle Cardinal destiné à prospecter les milieux patronaux, et tout particulièrement ceux des PME-PMI, pour le compte du FN. La communication des candidats frontistes, elle, est entre les mains de Frédéric Chatillon, ancien meneur gudard proche d&#039;Alain Soral. C&#039;est de cette mouvance que vient Minh Tran-Long, ancien de la Fédération d&#039;action nationaliste et européenne (FANE), mouvement ouvertement néonazi, dont l&#039;entreprise a travaillé pour la campagne présidentielle de Marine Le Pen en 2012, ainsi que pour la mairie de Fréjus conquise par le FN en 2014.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les radicaux ne se trouvent pas que parmi les techniciens, comme en témoigne le ralliement de deux ex-mégrétistes : celui d&#039;Emmanuel Leroy, premier conseiller en relations internationales de la jeune présidente, marqué par l&#039;idéologie du GRECE, à la lisière des courants néonazis et NR, ou encore celui de Philippe Olivier, le beau-frère de Marine Le Pen. Enfin, les municipalités FN représentent un réel débouché social pour les radicaux. Les maires FN de Beaucaire et de Cogolin ont fait appel aux identitaires pour gérer leur communication. Le cas le plus intéressant est celui de la mairie de Béziers, conquise par Robert Ménard. Ce dernier a fait campagne en rassemblant toutes les chapelles, du FN au Bloc identitaire en passant par l&#039;Action française. S&#039;installant à la mairie, il a pris des collaborateurs avec des trajectoires très marquées, par exemple André-Yves Beck, ancien de Troisième Voie, Nouvelle Résistance et Unité radicale, puis cadre de la mairie d&#039;Orange, ou Robert Ottaviani, ancien du groupe néonazi Ultime assaut, du FN et de son Département protection et sécurité. Les postes d&#039;assistants parlementaires au Parlement européen ont également permis de placer divers anciens radicaux.&lt;br /&gt;
La relation entre les instances frontistes et l&#039;extrême-droite radicale n&#039;a donc pas pris fin, elle s&#039;est atomisée.&lt;br /&gt;
 |livre=Les faux-semblants du Front national&lt;br /&gt;
 |article=Le Front national et la galaxie des extrêmes droites radicales&lt;br /&gt;
 |édition=Presse de Sciences Po&lt;br /&gt;
 |lieu=Paris&lt;br /&gt;
 |date=2015&lt;br /&gt;
 |lien=&lt;br /&gt;
 |titre=non&lt;br /&gt;
}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
{{citation&lt;br /&gt;
 |auteur1=Sylvain Crépon&lt;br /&gt;
 |auteur2=Alexandre Dézé&lt;br /&gt;
 |auteur3=Nonna Mayer&lt;br /&gt;
 |citation=Marine Le Pen a également mis sur pied une structure périphérique susceptible d&#039;accueillir toute personne souhaitant rallier le FN sans en devenir membre, autrement dit sans endosser le stigmate de la marque frontiste. C&#039;est ainsi que le Rassemblement bleu marine (RBM) a vu le jour en mai 2012 dans la perspective des élections législatives, avant d&#039;être transformé en association en septembre et de servir de structure d&#039;accueil à des transfuges (dont Gilbert Collard et Sébastien Chenu), mais aussi de sigle pour des listes dites d&#039;ouverture lors des élections municipales de 2014, listes sur lesquelles ont pu figurer des personnalités appartenant aux courants monarchistes, identitaires et nationalistes-révolutionnaires de l&#039;extrême-droite... Mais il fait aussi office d&#039; « organisation parapluie » abritant « sous son toit plusieurs sensibilités idéologiques dont le FN, tout à sa stratégie de dédiabolisation, ne souhaite plus assumer la présence en son sein même ».&lt;br /&gt;
 |livre=Les faux-semblants du Front national&lt;br /&gt;
 |article=Redécouvrir le Front national&lt;br /&gt;
 |édition=Presse de Sciences Po&lt;br /&gt;
 |lieu=Paris&lt;br /&gt;
 |date=2015&lt;br /&gt;
 |lien=&lt;br /&gt;
 |titre=non&lt;br /&gt;
}}&lt;br /&gt;
 |titre-objection-détaillée5 = &lt;br /&gt;
 |titre-objection6 = Le FN a toujours des élus se revendiquant du fascisme&lt;br /&gt;
 |résumé-objection6 = {{citation&lt;br /&gt;
 |auteur1=Lutte ouvrière&lt;br /&gt;
 |citation=Marine Le Pen met en avant des candidats bien propres sur eux, plutôt jeunes et bon chic-bon genre. [...] Mais d&#039;autres sont issus de groupes dont les références explicites sont les régimes de Pétain, Mussolini voire même celui de Hitler. La presse a révélé que l&#039;homme qui a ouvert un compte en Suisse pour Cahuzac, Philippe Péninque, est un ancien du GUD, devenu avocat d&#039;affaires et toujours très proche de Marine Le Pen. Le Groupe union défense (GUD) est né de la reconstitution d&#039;Occident dissous en 1968. Actif dans les années 1970 où il faisait le coup de poing contre l&#039;extrême gauche, en sommeil pendant longtemps, ce groupe s&#039;est réactivé ces dernières années.&lt;br /&gt;
 |article=France - L’extrême droite, un danger mortel pour la classe ouvrière&lt;br /&gt;
 |livre=Lutte de classe&lt;br /&gt;
 |numéro=153&lt;br /&gt;
 |date=juillet-août 2013&lt;br /&gt;
 |lien=https://mensuel.lutte-ouvriere.org/documents/archives/la-revue-lutte-de-classe/serie-actuelle-1993/article/france-l-extreme-droite-un-danger&lt;br /&gt;
 |titre=non&lt;br /&gt;
}}&lt;br /&gt;
 |titre-objection-détaillée6 = &lt;br /&gt;
 |titre-objection7 = Il y a une continuité entre la génération de la « dédiabolisation » du FN et l&#039;ancienne&lt;br /&gt;
 |résumé-objection7 = {{citation&lt;br /&gt;
 |auteur1=Lutte ouvrière&lt;br /&gt;
 |citation=Les cadres qui entourent Marine Le Pen à la tête du FN sont des opportunistes capables d&#039;adapter leur stratégie au gré des circonstances. Portés par leurs succès électoraux, ils se sont démarqués avec empressement des déclarations du vieux Le Pen. Dans l&#039;état actuel de la situation politique, ils veulent montrer leur compatibilité avec les institutions républicaines. Ils mettent en avant les personnalités de la société civile qu&#039;ils ont su séduire, l&#039;avocat Collard, député du FN, ou l&#039;ancien journaliste Ménard, nouveau maire de Béziers. Le vice-président du FN et proche conseiller de Marine Le Pen, Florian Philippot, est un énarque, gaulliste et souverainiste qui a démarré sa carrière en soutenant Chevènement en 2002. Ces gens-là aspirent aux ors de la République. Mais la plupart des membres du nouveau comité central du FN, élu en 2011, ont rejoint le FN à l&#039;époque où Le Pen père le dirigeait. Ils n&#039;étaient gênés ni par ses petites phrases ni par son idéologie. À commencer par Marine Le Pen elle-même. Pour ne citer que quelques noms parmi ces nouveaux dirigeants, Stéphane Ravier, 44 ans, sénateur-maire du 7e secteur de Marseille, a adhéré au FN à l&#039;âge de 16 ans, séduit par les idées du vieux Le Pen. Louis Aliot, dont la mère rapatriée d&#039;Algérie était elle-même membre du FN, a fait ovationner lors d&#039;un meeting Bastien-Thiry, organisateur pour l&#039;OAS de l&#039;attentat du Petit-Clamart contre de Gaulle. David Rachline, sénateur-maire de Fréjus de 26 ans, a fait un passage à Égalité et réconciliation, le mouvement identitaire et antisémite d&#039;Alain Soral, avant de s&#039;en éloigner pour policer son image. Quant aux cadres dans l&#039;ombre du FN, ceux qui animent aujourd&#039;hui le micro-parti Jeanne dédié au financement des campagnes de Marine Le Pen ou l&#039;agence Riwal qui organise sa communication, ce sont des anciens du GUD, cette association étudiante d&#039;extrême droite qui faisait le coup de poing dans les années 1970. Tout cela indique la continuité entre la nouvelle génération dirigeante du FN et l&#039;ancienne. Selon les circonstances, les chantres de la dédiabolisation d&#039;aujourd&#039;hui pourraient devenir demain ou après-demain les parrains de milices paramilitaires envoyées contre les travailleurs mobilisés.&lt;br /&gt;
 |article=Où va le Front national ?&lt;br /&gt;
 |livre=Lutte de classe&lt;br /&gt;
 |numéro=168&lt;br /&gt;
 |date=mai-juin 2015&lt;br /&gt;
 |lien=https://mensuel.lutte-ouvriere.org/documents/archives/la-revue-lutte-de-classe/serie-actuelle-1993/article/ou-va-le-front-national&lt;br /&gt;
 |titre=non&lt;br /&gt;
}}&lt;br /&gt;
 |titre-objection8 = La dédiabolisation ne pourra être effective que lorsque le FN renoncera à son héritage fasciste&lt;br /&gt;
 |résumé-objection8 = {{citation&lt;br /&gt;
 |auteur1=Sylvain Crépon&lt;br /&gt;
 |auteur2=Alexandre Dézé&lt;br /&gt;
 |auteur3=Nonna Mayer&lt;br /&gt;
 |citation=La dédiabolisation s&#039;arrête, pour les dirigeants du FN, à la suppression de toute forme de négationnisme, de néonazisme ou d&#039;antisémitisme. De fait, un tel processus ne peut être effectif tant que le FN n&#039;aura pas modifié de manière substantielle son logiciel doctrinal, dont la préférence nationale, qui demeure un principe inconstitutionnel, reste l&#039;élément central. C&#039;est à cette condition, c&#039;est-à-dire en renonçant à son héritage fasciste, que l&#039;ancien parti d&#039;extrême droite [italien], le MSI, est devenu, au terme d&#039;un long processus de transformation, un parti de droite conservateur.&lt;br /&gt;
 |livre=Les faux-semblants du Front national&lt;br /&gt;
 |article=Redécouvrir le Front national&lt;br /&gt;
 |édition=Presse de Sciences Po&lt;br /&gt;
 |lieu=Paris&lt;br /&gt;
 |date=2015&lt;br /&gt;
 |lien=&lt;br /&gt;
 |titre=non&lt;br /&gt;
}}&lt;br /&gt;
 |titre-objection-détaillée7 = &lt;br /&gt;
 |guillemets=oui&lt;br /&gt;
}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
{{argument contre&lt;br /&gt;
 |titre-argument = La tendance fasciste du FN est en voie de marginalisation&lt;br /&gt;
 |niveau-argument = 3&lt;br /&gt;
 |résumé-argument = La tendance fasciste :&lt;br /&gt;
* est de plus en plus minoritaire ;&lt;br /&gt;
* n&#039;a plus d&#039;aura auprès des dirigeants du parti.&lt;br /&gt;
Les militants tenant publiquement des propos fascistes sont exclus.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
{{citation&lt;br /&gt;
 |auteur1=Jean-Yves Camus&lt;br /&gt;
 |citation=Les néo-nazis ne sont plus qu&#039;une infime minorité au sein du FN depuis 1981-82 et leur engagement est purement individuel... À partir de 1985, les sympathisants frontistes aux convictions néo-nazies rejoignent, à sa création, le Parti Nationaliste Français Européen (PNFE)... En règle générale, la durée de l&#039;engagement frontiste des néo-nazis est courte : elle se termine soit par exclusion, soit par départ volontaire en direction des groupuscules.&lt;br /&gt;
 |livre=Le Front national&lt;br /&gt;
 |édition=&lt;br /&gt;
 |lieu=&lt;br /&gt;
 |date=1997&lt;br /&gt;
 |lien=&lt;br /&gt;
 |titre=non&lt;br /&gt;
}}&lt;br /&gt;
 |titre-argument-détaillé = &lt;br /&gt;
 |titre-objection1 = La littérature fasciste circule toujours, de façon dissimulée&lt;br /&gt;
 |résumé-objection1 = {{citation&lt;br /&gt;
 |auteur1=Jean-Yves Camus&lt;br /&gt;
 |citation=Ce n&#039;est pas la propagande frontiste qui relaie les thèmes des fascismes européens, mais les livres recommandés par la presse favorable au FN (et souvent écrits par des membres ou sympathisants du parti), ainsi le réseau de librairies militantes qui vendent par correspondance ou en magasin à ses membres. L&#039;étude des fascismes fait donc partie de la culture historique et idéologique acquise par les mieux formés des adhérents.&lt;br /&gt;
 |livre=Le Front national&lt;br /&gt;
 |édition=&lt;br /&gt;
 |lieu=&lt;br /&gt;
 |date=1997&lt;br /&gt;
 |lien=&lt;br /&gt;
 |titre=non&lt;br /&gt;
}}&lt;br /&gt;
 |titre-objection-détaillée1 = &lt;br /&gt;
 |titre-débat-connexe1 = &lt;br /&gt;
 |titre-objection2 = Le FN n&#039;a pas intérêt à se réclamer du fascisme&lt;br /&gt;
 |résumé-objection2 = {{citation&lt;br /&gt;
 |auteur1=Sylvain Crépon&lt;br /&gt;
 |citation=Le Front national n&#039;ignore pas non plus que les démocraties européennes se sont reconstruites, après la Libération, contre l&#039;idéologie nazie, ses théories racistes, son action exterminatrice. Que toute ambiguité sur la question constitue un préjudice insurmontable pour qui prétend atteindre le pouvoir... Tout à sa stratégie de la dédiabolisation, sa fille souhaiterait quant à elle accéder véritablement au pouvoir. Il lui faut donc présenter des gages de bonne tenue démocratique et, en l&#039;occurrence, républicaine.&lt;br /&gt;
 |livre=Enquête au cœur du nouveau Front national&lt;br /&gt;
 |édition=Nouveau Monde éditions&lt;br /&gt;
 |lieu=Paris&lt;br /&gt;
 |date=2012&lt;br /&gt;
 |lien=&lt;br /&gt;
 |titre=non&lt;br /&gt;
}}&lt;br /&gt;
 |titre-objection-détaillée2 = &lt;br /&gt;
 |titre-objection3 = Alain Soral, bien qu&#039;ayant rompu avec le FN, est très influent auprès des jeunes militants frontistes&lt;br /&gt;
 |résumé-objection3 = &lt;br /&gt;
 |titre-objection-détaillée3 = &lt;br /&gt;
 |titre-objection4 = Le FN peut difficilement se passer des fascistes, car beaucoup sont des cadres compétents&lt;br /&gt;
 |résumé-objection4 = &lt;br /&gt;
 |titre-objection-détaillée4 = &lt;br /&gt;
 |titre-objection5 = Les militants exclus pour fascisme reviennent quand le scandale est oublié&lt;br /&gt;
 |résumé-objection5 = &lt;br /&gt;
 |titre-objection-détaillée5 = &lt;br /&gt;
 |titre-objection6 = L&#039;exclusion des militants pointés du doigt comme fasciste permet au FN de se dédouaner&lt;br /&gt;
 |résumé-objection6 = {{citation&lt;br /&gt;
 |auteur1=Jean-Yves Camus&lt;br /&gt;
 |citation=En règle générale, la durée de l&#039;engagement frontiste des néo-nazis est courte : elle se termine soit par exclusion, soit par départ volontaire en direction des groupuscules. Ceux-ci ont une fonction positive pour l&#039;image du FN : d&#039;une part ils servent de lieu d&#039;accueil aux nostalgiques de l&#039;hitlérisme, peu désirés au sein du parti ; d&#039;autre part, par leur exposition médiatique et les outrances de leur presse, ils démontrent au public l&#039;existence de néo-nazis authentiques et contribuent par là même à respectabiliser l&#039;image du FN.&lt;br /&gt;
 |livre=Le Front National&lt;br /&gt;
 |édition=Milan&lt;br /&gt;
 |lieu=&lt;br /&gt;
 |date=1997&lt;br /&gt;
 |lien=&lt;br /&gt;
 |titre=non&lt;br /&gt;
}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
{{argument contre&lt;br /&gt;
 |titre-argument = Le FN n&#039;a pas de milices armées&lt;br /&gt;
 |niveau-argument = 3&lt;br /&gt;
 |résumé-argument = {{citation&lt;br /&gt;
 |auteur1=Jacques Sapir&lt;br /&gt;
 |citation=Quelles que soient les critiques que l’on peut faire à Mme Marine le Pen, et j’en ai fait quelques unes dans ce carnet, la décence devrait obliger cette même meute de reconnaître qu’il n’y a rien de « fasciste » ni dans son programme ni dans le comportement de son mouvement. Où sont donc les milices armées qui tiendraient les rues ? Depuis des années elles viennent d’une toute autre mouvance que le FN.&lt;br /&gt;
 |article=Mélenchon, la meute et la dignité&lt;br /&gt;
 |date=28 avril 2017&lt;br /&gt;
 |lien=https://russeurope.hypotheses.org/5948&lt;br /&gt;
 |titre=non&lt;br /&gt;
}}&lt;br /&gt;
 |titre-argument-détaillé = &lt;br /&gt;
 |titre-objection1 = Le FN n&#039;a pas besoin d&#039;écraser militairement le mouvement ouvrier, car celui-ci est devenu très faible&lt;br /&gt;
 |résumé-objection1 = {{citation&lt;br /&gt;
 |auteur1=Ligue trotskiste de France&lt;br /&gt;
 |citation=Les conséquences réactionnaires de la contre-révolution sont manifestes. Les partis communistes de masse qui existaient en Italie et en France et qui, même si leur politique était réformiste, étaient tout de même le reflet d’une certaine identification avec la révolution d’Octobre de la part de nombreux ouvriers, ne sont plus que l’ombre d’eux-mêmes. C’est d’ailleurs en grande partie à cause de l’impact du climat de réaction actuel sur la classe ouvrière que la bourgeoisie ne voit pas de menace prolétarienne à l’horizon et qu’elle n’a donc pas besoin du fascisme pour assurer son pouvoir.&lt;br /&gt;
 |article=IG : Les mensonges débiles de menteurs débiles&lt;br /&gt;
 |livre=Le Bolchévik&lt;br /&gt;
 |numéro=161&lt;br /&gt;
 |date=automne 2002&lt;br /&gt;
 |lien=http://www.icl-fi.org/francais/oldsite/IG161.HTM&lt;br /&gt;
 |titre=non&lt;br /&gt;
}}&lt;br /&gt;
 |titre-objection-détaillée1 = &lt;br /&gt;
 |titre-débat-connexe1 = &lt;br /&gt;
 |titre-objection2 = Les moyens de répression de l&#039;État suffisent&lt;br /&gt;
 |résumé-objection2 = {{citation&lt;br /&gt;
 |auteur1=Ligue trotskiste de France&lt;br /&gt;
 |citation=La bourgeoisie n’a pas pour l’instant besoin de se servir des bandes fascistes car sa machine d’Etat « démocratique » est tout à fait adéquate pour accomplir le boulot de répression et de terreur nécessaire pour mater la classe ouvrière.&lt;br /&gt;
 |article=IG : Les mensonges débiles de menteurs débiles&lt;br /&gt;
 |livre=Le Bolchévik&lt;br /&gt;
 |numéro=161&lt;br /&gt;
 |date=automne 2002&lt;br /&gt;
 |lien=http://www.icl-fi.org/francais/oldsite/IG161.HTM&lt;br /&gt;
 |titre=non&lt;br /&gt;
}}&lt;br /&gt;
 |titre-objection-détaillée2 = &lt;br /&gt;
 |titre-objection3 = Le FN n&#039;a actuellement pas besoin de groupes armés, mais cela pourrait changer&lt;br /&gt;
 |résumé-objection3 = {{citation&lt;br /&gt;
 |auteur1=Ligue trotskiste de France&lt;br /&gt;
 |citation=Quand on parle de fascisme, pour des marxistes cela veut dire des bandes armées extra-parlementaires, des masses de petits bourgeois ruinés et enragés par la crise, mobilisées par le grand capital pour écraser le mouvement ouvrier organisé. C’étaient les chemises noires de Mussolini en 1922, les SA de Hitler en 1933. Il est nécessaire d’insister que pour le moment nous n’en sommes pas là parce que la classe ouvrière est loin de menacer directement le pouvoir de la bourgeoisie : le Front national en France est un phénomène essentiellement électoral. Aujourd’hui l’immense majorité des crimes racistes dans ce pays sont commis par des flics dans l’exercice de leurs fonctions, pas par des fascistes en tant que tels. [...] Mais les choses pourraient changer si la crise économique et sociale s’approfondit. Il n’y a en effet pas besoin de gratter bien loin pour voir au FN un aspect beaucoup plus sinistre que de la simple gesticulation électorale. Le secrétaire départemental du FN pour la Haute-Vienne, un certain Vincent Gérard, s’est fait pincer le mois dernier pour avoir attaqué avec d’autres militants du FN à coups de couteau et de batte de base-ball un bar fréquenté par des militants de gauche. Pas plus tard que samedi dernier, deux musulmans âgés de 70 ans ont été tabassés par des skinheads se revendiquant de Le Pen à Amiens.&lt;br /&gt;
 |article=Victoire de Hollande : cinq ans de sale boulot en perspective&lt;br /&gt;
 |livre=Le Bolchévik&lt;br /&gt;
 |numéro=200&lt;br /&gt;
 |date=juin 2012&lt;br /&gt;
 |lien=http://www.icl-fi.org/print/francais/lebol/200/frontpop.html&lt;br /&gt;
 |titre=non&lt;br /&gt;
}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
{{citation&lt;br /&gt;
 |auteur1=Lutte ouvrière&lt;br /&gt;
 |citation=L&#039;avenir du FN, entre une évolution vers un grand parti d&#039;extrême droite particulièrement réactionnaire mais intégré dans le jeu parlementaire, et une formation fascisante s&#039;attaquant à la classe ouvrière et aux militants de gauche, ne se déterminera pas dans l&#039;affrontement tragi-comique interne à la famille Le Pen, ni même en interne au FN. La question sera tranchée par la situation économique et ses conséquences sociales. Si l&#039;aggravation de la crise et l&#039;intensification des attaques portées par la bourgeoisie finissent par déclencher des mobilisations sociales et des affrontements entre la classe ouvrière et la bourgeoisie, ou une radicalisation de la petite bourgeoisie frappée par la crise, les partisans des méthodes musclées à l&#039;extrême droite, autrement dit des méthodes de type fasciste, seront alors disponibles et renforcés. Les cadres qui entourent Marine Le Pen à la tête du FN sont des opportunistes capables d&#039;adapter leur stratégie au gré des circonstances. [...] Selon les circonstances, les chantres de la dédiabolisation d&#039;aujourd&#039;hui pourraient devenir demain ou après-demain les parrains de milices paramilitaires envoyées contre les travailleurs mobilisés.&lt;br /&gt;
 |article=Où va le Front national ?&lt;br /&gt;
 |livre=Lutte de classe&lt;br /&gt;
 |numéro=168&lt;br /&gt;
 |date=mai-juin 2015&lt;br /&gt;
 |lien=https://mensuel.lutte-ouvriere.org/documents/archives/la-revue-lutte-de-classe/serie-actuelle-1993/article/ou-va-le-front-national&lt;br /&gt;
 |titre=non&lt;br /&gt;
}}&lt;br /&gt;
 |titre-objection-détaillée3 = &lt;br /&gt;
 |guillemets=oui&lt;br /&gt;
}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
{{argument contre&lt;br /&gt;
 |titre-argument = Le FN n&#039;a pas pour objectif de façonner un ordre nouveau&lt;br /&gt;
 |niveau-argument = 3&lt;br /&gt;
 |résumé-argument = {{citation&lt;br /&gt;
 |auteur1=No pasaran&lt;br /&gt;
 |citation=Le FN n’est pas un parti fasciste, au sens historique du terme, car il n’a pas pour vocation de proposer un « ordre nouveau », ayant des finalités totalitaires, motivé par des penchants révolutionnaires ; au contraire il œuvre plutôt vers un retour des « valeurs traditionnelles », et ce pour endiguer la décadence dans laquelle évoluerait actuellement la société française ; il est donc un parti réactionnaire ou ultra-réactionnaire. Le FN n’a pas pour objectif de façonner un « homme nouveau ».&lt;br /&gt;
 |article=Le Front National : fascisme et réaction ?&lt;br /&gt;
 |date=1992&lt;br /&gt;
 |lien=http://nopasaran.samizdat.net/spip.php?article277&lt;br /&gt;
 |titre=non&lt;br /&gt;
}}&lt;br /&gt;
 |titre-argument-détaillé = &lt;br /&gt;
 |titre-débat-connexe = &lt;br /&gt;
 |titre-objection1 = &lt;br /&gt;
 |résumé-objection1 = &lt;br /&gt;
 |titre-objection-détaillée1 = &lt;br /&gt;
 |titre-débat-connexe1 = &lt;br /&gt;
 |titre-objection2 = &lt;br /&gt;
 |résumé-objection2 = &lt;br /&gt;
 |titre-objection-détaillée2 = &lt;br /&gt;
 |titre-débat-connexe2 = &lt;br /&gt;
 |titre-objection3 = &lt;br /&gt;
 |résumé-objection3 = &lt;br /&gt;
 |titre-objection-détaillée3 = &lt;br /&gt;
 |titre-débat-connexe3 = &lt;br /&gt;
 |guillemets=oui&lt;br /&gt;
}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
{{argument contre&lt;br /&gt;
 |titre-argument = Le FN est un parti intégré dans le jeu électoral&lt;br /&gt;
 |niveau-argument = 3&lt;br /&gt;
 |résumé-argument = Les fascistes ont pris le pouvoir par la force (Marche sur Rome pour Mussolini ; Nuit de cristal pour Hitler ; guerre civile pour Franco). Ce n&#039;est pas l&#039;ambition du FN, qui ne cherche pas à prendre le pouvoir autrement que par les élections.&lt;br /&gt;
 |titre-argument-détaillé = &lt;br /&gt;
 |titre-objection1 = Hitler et Mussolini se sont aussi présentés aux élections&lt;br /&gt;
 |résumé-objection1 = {{citation&lt;br /&gt;
 |auteur1=Internationalist Group&lt;br /&gt;
 |citation=Les nazis de Hitler ont joué le jeu électoral de la bourgeoisie, et ne l’ont abandonné qu’après s’être saisis du pouvoir.&lt;br /&gt;
 |article=National Front At Forefront of Capitalist Drive Toward “Strong State” in France &lt;br /&gt;
 |livre=The Internationalist&lt;br /&gt;
 |numéro=&lt;br /&gt;
 |date=8 juin 2002&lt;br /&gt;
 |lien=http://www.internationalist.org/nationalfront&amp;amp;strongstate0602.html&lt;br /&gt;
 |titre=non&lt;br /&gt;
}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
 |titre-objection2 = c&#039;est juste une question tactique&lt;br /&gt;
 |résumé-objection1 = {{citation&lt;br /&gt;
 |auteur1=Robert Soucy&lt;br /&gt;
 |citation=Hitler était profondément nationaliste et, à la suite du putsch de Munich en 1923, il choisit d&#039;atteindre le pouvoir par la voie électorale. Dans les années vingt et trente, les responsables fascistes français faisaient preuve d&#039;une aussi grande flexibilité et n&#039;en étaient pas moins fascistes pour autant... Quand l&#039;orage frondait, ils affichaient de manière plus voyante leur hostilité à la démocratie et penchaient davantage pour « l&#039;action »...&lt;br /&gt;
Les fascistes prenaient souvent un ton docte et pieux lorsqu&#039;ils parlaient d&#039;entreprendre le renouveau « spirituel de la France, en réalité, leurs objectifs fondamentaux étaient très nettement matérialistes. Se posant  en moralisateurs, ils dénonçaient l&#039;hédonisme et honoraient l&#039;esprit d&#039;abnégation qui régnait pendant la Première Guerre mondiale et, d&#039;un autre côté, leurs programmes défendaient la propriété privée, une politique fiscale très modérée et la hiérarchie sociale. …&lt;br /&gt;
 |livre=Le Fascisme français, 1924-1933&lt;br /&gt;
 |pages=320 et 321&lt;br /&gt;
 |date=1992&lt;br /&gt;
  |titre=non&lt;br /&gt;
}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
{{citation&lt;br /&gt;
 |auteur1=Cédric Piktoroff&lt;br /&gt;
 |citation=Bien qu’il leur fallut mettre l’accent à tel ou tel moment sur l’une ou l’autre de ces tactiques, Hitler comme Mussolini ont combiné la construction d’une force violente sur le terrain et la constitution d’une façade politique « respectable ». Dans des contextes différents, ces deux mouvements ont connu des courbes de développement semblables : construction de groupes de combats en réaction à la puissance des organisations ouvrières, recherche de support électoral et construction d’un mouvement de masse basé sur la petite bourgeoisie déclassée, ralliement de forces de la bourgeoisie jusqu’alors hésitantes et accession au pouvoir, destruction physique des forces du mouvement ouvrier et des acquis démocratiques. Les tentatives de coups d’Etat s’étant avérées infructueuses et la voie électorale insuffisante pour leur amener une majorité de voix, Hitler comme Mussolini sont d’abord arrivés aux affaires par des alliances parlementaires avec des partis libéraux et conservateurs, dont ils se sont débarrassés une fois leur pouvoir consolidé. En janvier 1933, le mois où Hitler fut nommé chancelier, le socialiste Hilferding proclama « la chute du fascisme », assurant que « la légalité sera sa perte ». Hilferding mourut huit ans plus tard entre les mains de la Gestapo et sa femme fut assassinée à Auschwitz. Loin de le supprimer, le légalisme est un élément de la stratégie du fascisme dans sa marche vers la prise du pouvoir.&lt;br /&gt;
 |article=F comme fascistes, N comme Nazis !&lt;br /&gt;
 |livre=Que faire ?&lt;br /&gt;
 |date=9 avril 2011&lt;br /&gt;
 |lien=http://quefaire.lautre.net/F-comme-fascistes-N-comme-Nazis&lt;br /&gt;
 |titre=non&lt;br /&gt;
}}&lt;br /&gt;
 |titre-objection-détaillée1 = &lt;br /&gt;
 |titre-débat-connexe1 = &lt;br /&gt;
 |titre-objection2 = Le FN joue le jeu électoral seulement pour acquérir une large audience&lt;br /&gt;
 |résumé-objection2 = {{citation&lt;br /&gt;
 |auteur1=Cédric Piktoroff&lt;br /&gt;
 |citation=Le fascisme est un mouvement dynamique qui doit être compris dans son processus de développement. Si le FN met aujourd’hui davantage l’accent sur son activité électorale que sur l’activisme contre les immigrés et le mouvement ouvrier, c’est que cela constitue la tactique la mieux adaptée pour acquérir une audience dans une situation où la capacité de la classe dominante à diriger la société commence seulement à vaciller. Il nous faut donc identifier l’endroit où réside dans la situation présente la possibilité de construction d’un parti fasciste de masse. Dire que le FN n’est pas un parti fasciste en ne considérant que son étape actuelle de développement, c’est croire que la situation politique et sociale ne peut que rester stable. Or, la crise du capitalisme n’est plus seulement une possibilité évoquée par une poignée d’irréductibles révolutionnaires. Elle commence à façonner la réalité de façon de plus en plus palpable, accentuant l’instabilité sociale et politique tout comme les confrontations de masse.&lt;br /&gt;
 |article=F comme fascistes, N comme Nazis !&lt;br /&gt;
 |livre=Que faire ?&lt;br /&gt;
 |date=9 avril 2011&lt;br /&gt;
 |lien=http://quefaire.lautre.net/F-comme-fascistes-N-comme-Nazis&lt;br /&gt;
 |titre=non&lt;br /&gt;
}}&lt;br /&gt;
 |titre-objection-détaillée2 = &lt;br /&gt;
 |titre-objection3 = Le FN pourrait être amené à prendre le pouvoir par la force dans un contexte de crise sociale aiguë&lt;br /&gt;
 |résumé-objection3 = {{citation&lt;br /&gt;
 |auteur1=Ligue trotskiste de France&lt;br /&gt;
 |citation=Le FN de Marine Le Pen se présente pour le moment principalement comme un phénomène électoral centré sur le nationalisme français et le racisme anti-arabe. Mais cette posture ne réussit pas à dissimuler le fait que le FN est infesté de nervis fascistes, comme le montre le nombre impressionnant de candidats aux élections municipales que Le Pen a été obligée de retirer de ses listes après qu’ils se furent révélés sous leur vrai jour, avec tatouages à la gloire des Waffen SS et autres insignes nazis. Leur posture parlementaire peut donc vite changer avec l’aggravation de la crise économique et sociale et la consolidation par le FN d’une base active dans le pays.&lt;br /&gt;
 |article=Les trahisons des directions du mouvement ouvrier attisent la réaction&lt;br /&gt;
 |livre=Le Bolchévik&lt;br /&gt;
 |numéro=207&lt;br /&gt;
 |date=mars 2014&lt;br /&gt;
 |lien=http://www.icl-fi.org/print/francais/lebol/207/dieudonne.html&lt;br /&gt;
 |titre=non&lt;br /&gt;
}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
{{citation&lt;br /&gt;
 |auteur1=Cédric Piktoroff&lt;br /&gt;
 |citation=Les années 20 et 30 furent marquées par des périodes de polarisation aigüe, et le fascisme prit son essor à travers la peur qu’inspira à la petite bourgeoisie puis au grand capital la poussée révolutionnaire du mouvement ouvrier. Aujourd’hui, les fascistes ont pris acte d’un changement stratégique fondamental : ils doivent d’abord rechercher la respectabilité électorale avant d’espérer pouvoir transformer leur soutien en mouvement de masse. Avant de viser à rassurer les capitalistes en leur montrant qu’ils peuvent gouverner le pays en défendant leurs intérêts, la recherche d’audience électorale constitue pour les fascistes, plus encore qu’hier, une condition pour pouvoir construire un mouvement populaire et indépendant. Pour le noyau fasciste qui dirige le FN, la possibilité d’une stratégie plus brutale reste ouverte, lorsque les circonstances se montreront plus favorables. L’accent mis sur l’activité électorale plutôt que sur les méthodes violentes est davantage une stratégie imposée par la situation qu’une remise en cause des buts poursuivis.&lt;br /&gt;
 |article=F comme fascistes, N comme Nazis !&lt;br /&gt;
 |livre=Que faire ?&lt;br /&gt;
 |date=9 avril 2011&lt;br /&gt;
 |lien=http://quefaire.lautre.net/F-comme-fascistes-N-comme-Nazis&lt;br /&gt;
 |titre=non&lt;br /&gt;
}}&lt;br /&gt;
 |titre-objection-détaillée4 = &lt;br /&gt;
 |titre-objection4 = &lt;br /&gt;
 |résumé-objection4 = &lt;br /&gt;
 |titre-objection-détaillée4 = &lt;br /&gt;
 |guillemets=oui&lt;br /&gt;
}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
{{argument contre&lt;br /&gt;
 |titre-argument = Le FN est un parti national-populiste&lt;br /&gt;
 |niveau-argument = 3&lt;br /&gt;
 |résumé-argument = {{citation&lt;br /&gt;
 |auteur1=Nicolas Lebourg&lt;br /&gt;
 |auteur2=Joël Gombin&lt;br /&gt;
 |auteur3=Stéphane François&lt;br /&gt;
 |auteur4=Alexandre Dézé&lt;br /&gt;
 |auteur5=Jean-Yves Camus&lt;br /&gt;
 |auteur6=Gaël Brustier&lt;br /&gt;
 |citation=La dynastie Le Pen incarne un courant bien spécifique de l&#039;extrême droite : le national-populisme, qui s&#039;est cristallisé lors de la vague boulangiste (1887-1889) et constitue depuis la tendance la plus classique de l&#039;extrême droite en France. Le national-populisme conçoit l&#039;évolution politique comme une décadence dont seul le peuple, sain, peut préserver la nation. Privilégiant le rapport direct entre le sauveur et le peuple, par-delà les clivages et les institutions parasites censées menacer de mort la nation, le national-populisme se réclame de la défense du petit peuple, du « Français moyen » de « bon sens », face à la trahison d&#039;élites, fatalement corrompues. Il fait l&#039;apologie d&#039;un nationalisme fermé, se met en quête d&#039;une unité nationale mythique et est « altérophobe ». Il réunit des valeurs sociales de gauche et des valeurs politiques de droite (ordre, autorité, etc.). Bien qu&#039;il recoure à une esthétique verbale socialisante, il prône l&#039;union de tous après l&#039;exclusion de l&#039;infime couche de profiteurs traîtres à la patrie, ce qui implique de rompre avec l&#039;idéologie de la lutte des classes. Pour faire coïncider la nation et le peuple, il effectue des permutations entre les sens du mot « peuple ». Le peuple, c&#039;est le &#039;&#039;demos&#039;&#039;, l&#039;unité politique ; c&#039;est également l&#039;&#039;&#039;ethnos&#039;&#039;, l&#039;unité biologique ; c&#039;est encore un corps social, les « classes populaires » ; et c&#039;est enfin la « plèbe », les masses. L&#039;extrême droite national-populiste joue sur la confusion entre toutes ces significations.&lt;br /&gt;
 |article=Le FN, un national populisme&lt;br /&gt;
 |livre=Le Monde&lt;br /&gt;
 |numéro=&lt;br /&gt;
 |date=5 octobre 2013&lt;br /&gt;
 |lien=http://abonnes.lemonde.fr/idees/article/2013/10/05/le-fn-un-national-populisme_3490433_3232.html&lt;br /&gt;
 |titre=non&lt;br /&gt;
}}&lt;br /&gt;
 |titre-argument-détaillé = &lt;br /&gt;
 |titre-objection1 = Le terme « populiste » n&#039;est pas rigoureusement défini&lt;br /&gt;
 |résumé-objection1 = {{citation&lt;br /&gt;
 |auteur1=Michel Wieviorka&lt;br /&gt;
 |citation=Le recours à la qualification de populisme et à ses variantes, le national-populisme, selon le néologisme formé par Pierre-André Taguieff (1984) ou bien encore le néo-populisme, selon le titre de l&#039;histoire du FN proposée par Erwan Lecoeur (2003), pose plusieurs problèmes. Le premier tient au flou qui entoure ce terme : on ne sait jamais très bien si son usage correspond à une exigence scientifique, ou au sens commun ou journalistique. La littérature spécialisée regorge de livres et d&#039;articles s&#039;efforçant d&#039;affronter ce problème.&lt;br /&gt;
 |livre=Le Front national, entre extrémisme, populisme et démocratie&lt;br /&gt;
 |édition=Maison des Sciences de l’Homme&lt;br /&gt;
 |lieu=&lt;br /&gt;
 |date=2013&lt;br /&gt;
 |lien=&lt;br /&gt;
 |titre=non&lt;br /&gt;
}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
{{citation&lt;br /&gt;
 |auteur1=Michael Löwy&lt;br /&gt;
 |auteur2=Francis Sitel&lt;br /&gt;
 |citation=La confusion des repères et le brouillage du clivage gauche/droite sont permis et aggravés par l’usage fort répandu de la notion de populisme. En Amérique latine, au cours de la période allant des années 1930 aux années 1960 le terme de populisme correspondait à une réalité spécifique : des gouvernements nationaux populaires ou des mouvements rassemblés autour de figures charismatiques – Vargas, Perón, Cardenas – disposant d’un soutien populaire important et développant une rhétorique anti-impérialiste. Or, l’usage qui est fait du terme aujourd’hui en France et en Europe est vague et imprécis. Ainsi, à propos du Front national, P.-A. Taguieff définit le populisme comme « un style rhétorique qui est lié directement à l’appel au peuple ». D’autres politologues réfèrent le populisme à « une position politique qui se situe du côté du peuple contre les élites » : une caractérisation qui peut convenir pour presque tous les partis et mouvements !&lt;br /&gt;
 |article=Le Front national dans une perspective européenne&lt;br /&gt;
 |livre=Contretemps&lt;br /&gt;
 |numéro=&lt;br /&gt;
 |date=17 octobre 2016&lt;br /&gt;
 |lien=https://www.contretemps.eu/fn-europe-fascisme/&lt;br /&gt;
 |titre=non&lt;br /&gt;
}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
{{citation&lt;br /&gt;
 |auteur1=Michel Wieviorka&lt;br /&gt;
 |citation=La référence au terme de populisme renvoie à une histoire qui convoque les Narodniki russes des années 1840-1880, marchant vers le peule pour assurer la rédemption du pays à partir des campagnes (Venturi 1972) ; le People&#039;s Party des petits paysans du Sud, du Middle West et de l&#039;Ouest des Etats-Unis, en lutte contre la haute finance et les grandes compagnies et plaidant pour le bimétallisme ; les mouvements et les régimes des années 1930 à 1960 dans toute l&#039;Amérique latine, etc. Mais ces acteurs sont fort différents les uns des autres. Il est hasardeux d&#039;en proposer un concept fédérateur. [...] Situer principalement le FN dans leur sillage, c&#039;est risquer de passer à côté de bien des spécificités des uns et des autres. Or, comme le souligne Annie Collovald avec détermination (Collovald 2003), c&#039;est aussi minimiser d&#039;autres lignées historiques, le fascisme, le pétainisme et Vichy, l&#039;OAS, l&#039;appel à une violence qui, contrairement à celle des Narodniki ayant viré au terrorisme, ne peut prétendre en aucune façon être émancipatrice, c&#039;est gommer le caractère d&#039;extrême droite du Front national.&lt;br /&gt;
 |livre=Le Front national, entre extrémisme, populisme et démocratie&lt;br /&gt;
 |édition=Maison des Sciences de l’Homme&lt;br /&gt;
 |lieu=&lt;br /&gt;
 |date=2013&lt;br /&gt;
 |lien=&lt;br /&gt;
 |titre=non&lt;br /&gt;
}}&lt;br /&gt;
{{citation&lt;br /&gt;
 |auteur1=Alaxandre Dézé&lt;br /&gt;
 |citation=Cependant, on peut s&#039;étonner de voir resurgir la notion de « populisme » pour qualifier le parti de Marine Le Pen, tant les mises au point académiques sur le sujet ont été nombreuses par le passé. D&#039;une part, en effet, le terme a perdu toute signification à force d&#039;être utilisé pour désigner un ensemble toujours plus large de personnalités ou de phénomènes (de Margaret Thatcher au chanteur Renaud, de Bernard Tapie au guide Michelin, du général Boulanger à Internet, de Lech Walesa au mouvement altermondialiste, etc.). D&#039;autre part, le plus petit dénominateur commun entre ses multiples manifestations réside dans un style politique d&#039;appel au peuple – style qui ne saurait être considéré comme une nouveauté au FN, il faut donc admettre que cette notion est impropre à qualifier le parti de Marine Le Pen, même si la présidente du parti le revendique pour elle-même (précisément parce qu&#039;elle est moins « stigmatisante » que l&#039;étiquette d&#039;extrême droite qui est généralement accolée au FN).&lt;br /&gt;
 |livre=Le Front national : à la conquête du pouvoir ?&lt;br /&gt;
 |édition=Armand Colin&lt;br /&gt;
 |lieu=&lt;br /&gt;
 |date=2012&lt;br /&gt;
 |lien=&lt;br /&gt;
 |titre=non&lt;br /&gt;
}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
 |titre-objection-détaillée1 = &lt;br /&gt;
 |titre-débat-connexe1 = &lt;br /&gt;
 |titre-objection2 = Le terme « populiste » ne renvoie qu&#039;à une partie des idées du FN&lt;br /&gt;
 |résumé-objection2 = {{citation&lt;br /&gt;
 |auteur1=Alexandre Dézé&lt;br /&gt;
 |citation=On peut s&#039;étonner de voir resurgir la notion de « populisme » pour qualifier le parti de Marine Le Pen, tant les mises au point académiques sur le sujet ont été nombreuses par le passé. D&#039;une part, en effet, le terme a perdu toute signification à force d&#039;être utilisé pour désigner un ensemble toujours plus large de personnalités ou de phénomènes (de Margaret Thatcher au chanteur Renaud, de Bernard Tapie au guide Michelin, du général Boulanger à Internet, de Lech Walesa au mouvement altermondialiste, etc.). D&#039;autre part, le plus petit dénominateur commun entre ses multiples manifestations réside dans un style politique d&#039;appel au peuple – style qui ne saurait être considéré comme une nouveauté au FN. Il faut donc admettre que cette notion est impropre à qualifier le parti de Marine Le Pen, même si la présidente du parti le revendique pour elle-même, précisément parce qu&#039;elle est moins « stigmatisante » que l&#039;étiquette d&#039;extrême droite qui est généralement accolée au FN.&lt;br /&gt;
 |livre=Le Front national : à la conquête du pouvoir ?&lt;br /&gt;
 |édition=Armand Colin&lt;br /&gt;
 |lieu=Paris&lt;br /&gt;
 |date=2012&lt;br /&gt;
 |lien=&lt;br /&gt;
 |titre=non&lt;br /&gt;
}}&lt;br /&gt;
 |titre-objection-détaillée2 = &lt;br /&gt;
 |titre-objection3 = Le populisme ne s&#039;installe pas durablement dans le paysage politique&lt;br /&gt;
 |résumé-objection3 = {{citation&lt;br /&gt;
 |auteur1=Michel Wieviorka&lt;br /&gt;
 |citation=Il faut tirer quelques leçons de ces indications encore élémentaires. La première est que contrairement au « boulangisme » ou au « poujadisme », le FN est inscrit dans la durée, capable de survivre à des changements importants, tant internes (scission de 1998 ou succession de 2011), que dans son environnement politique, social, culturel. [...] L&#039;adjectif « populiste » n&#039;en demeure pas moins souvent appliqué. Mais, en règle générale, le populisme ne s&#039;installe pas durablement, c&#039;est plutôt un moment, une configuration qui correspond à un état singulier d&#039;une société. Ce n&#039;est pas le cas avec le Front national.&lt;br /&gt;
 |livre=Le Front national, entre extrémisme, populisme et démocratie&lt;br /&gt;
 |édition=Maison des Sciences de l’Homme&lt;br /&gt;
 |lieu=&lt;br /&gt;
 |date=2013&lt;br /&gt;
 |lien=&lt;br /&gt;
 |titre=non&lt;br /&gt;
}}&lt;br /&gt;
 |titre-objection-détaillée3 = &lt;br /&gt;
 |titre-objection4 = L&#039;usage du terme « populisme » sert à éviter de qualifier le FN de raciste&lt;br /&gt;
 |résumé-objection4 = {{citation&lt;br /&gt;
 |auteur1=Michael Löwy&lt;br /&gt;
 |auteur2=Francis Sitel&lt;br /&gt;
 |citation=Quand on l’applique au Front national (ou à d’autres partis européens d’extrême droite) ce pseudo concept [de populisme] devient un euphémisme trompeur qui permet – délibérément ou non – de les légitimer, les rendant plus acceptables, voire appelant – car qui refuse d’être pour le peuple contre les élites ? – à écarter les termes dérangeants de racisme, xénophobie, fascisme, ou extrême-droite.&lt;br /&gt;
 |article=Le Front national dans une perspective européenne&lt;br /&gt;
 |livre=Contretemps&lt;br /&gt;
 |numéro=&lt;br /&gt;
 |date=17 octobre 2016&lt;br /&gt;
 |lien=https://www.contretemps.eu/fn-europe-fascisme/&lt;br /&gt;
 |titre=non&lt;br /&gt;
}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
{{citation&lt;br /&gt;
 |auteur1=Jean Quatremer&lt;br /&gt;
 |citation=Pour contourner le véritable interdit moral qui empêche désormais toute assimilation du FN français ou du FPÖ autrichien au fascisme, les « intellectuels » ont inventé le mot de « populisme », jugé historiquement plus « neutre » et moins polémique. Quelle erreur ! Ce faisant, on a légitimé un peu plus ces partis : dans « populisme », il y a peuple et le FN, par exemple, en joue pour affirmer qu’il est le parti du peuple. Ce terme qui se veut méprisant valide en réalité son discours : d’un côté, il y aurait un parti populiste ou « anti-establishment », pour reprendre une expression de Le Pen père, à l’écoute du peuple, de l’autre « l’UMPS » représentant les élites. Le mot « populisme » donne une façade aimable à des partis qui détestent les valeurs européennes d’égalité, de liberté, de fraternité léguées par la Révolution française. S’interdire de nommer ce que l’on combat, c’est s’interdire tout simplement de le combattre : si les jeunes sont attirés par ces partis, c’est aussi parce qu’ils sont sans filiation encombrante, qu’ils paraissent neufs alors, ce qui leur permet de se revendiquer des traditions nationales les plus nobles, comme le fait sans vergogne le FN avec De Gaulle et Jaurès.&lt;br /&gt;
 |article= Le fascisme à visage humain&lt;br /&gt;
 |date=17 octobre 2016&lt;br /&gt;
 |lien=http://bruxelles.blogs.liberation.fr/2015/05/06/le-fascisme-visage-humain/&lt;br /&gt;
 |titre=non&lt;br /&gt;
}}&lt;br /&gt;
 |titre-objection-détaillée4 = &lt;br /&gt;
 |titre-objection5 = L&#039;usage du terme « populisme » sert à amalgamer extrême droite et gauche radicale&lt;br /&gt;
 |résumé-objection5 = {{citation&lt;br /&gt;
 |auteur1=Michael Löwy&lt;br /&gt;
 |auteur2=Francis Sitel&lt;br /&gt;
 |citation=En France et en Europe le mot populisme est aussi délibérément utilisé par certains idéologues et médias comme un moyen de mystification, qui permet d’opérer un amalgame entre l’extrême droite et la gauche radicale, par exemple le Front de gauche, de mettre en regard d’un populisme de droite un populisme de gauche, sous prétexte que les deux s’opposent aux politiques néolibérales et à la construction européenne…&lt;br /&gt;
 |article=Le Front national dans une perspective européenne&lt;br /&gt;
 |livre=Contretemps&lt;br /&gt;
 |numéro=&lt;br /&gt;
 |date=17 octobre 2016&lt;br /&gt;
 |lien=https://www.contretemps.eu/fn-europe-fascisme/&lt;br /&gt;
 |titre=non&lt;br /&gt;
}}&lt;br /&gt;
 |titre-objection-détaillée5 = &lt;br /&gt;
 |guillemets=oui&lt;br /&gt;
}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
{{Métabalises débat|sujet=le caractère fasciste ou non du Front national|mots-clés=front, national, FN, fasciste}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
__NOTOC__&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Sverdlov</name></author>
	</entry>
	<entry>
		<id>https://fr.wikidebates.org/w/index.php?title=Le_Rassemblement_national_est-il_un_parti_fasciste_%3F&amp;diff=3131</id>
		<title>Le Rassemblement national est-il un parti fasciste ?</title>
		<link rel="alternate" type="text/html" href="https://fr.wikidebates.org/w/index.php?title=Le_Rassemblement_national_est-il_un_parti_fasciste_%3F&amp;diff=3131"/>
		<updated>2017-05-07T17:15:26Z</updated>

		<summary type="html">&lt;p&gt;Sverdlov : &lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;{{Tableau pour/contre FN}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Arguments POUR ==&lt;br /&gt;
{{argument pour&lt;br /&gt;
 |titre-argument = Le FN est un parti nationaliste&lt;br /&gt;
 |niveau-argument = 3&lt;br /&gt;
 |résumé-argument = {{citation&lt;br /&gt;
 |auteur1=Pierre Tourev&lt;br /&gt;
 |citation=Comme son nom l&#039;indique clairement, le nationalisme est l&#039;un des piliers du Front national. Le FN se qualifie lui-même de « parti patriote ». C&#039;est un parti nationaliste qui glorifie le mythe de la nation. Marine Le Pen a même accepté le qualificatif de « nationaliste-populiste ». Ce nationalisme se manifeste principalement autour de deux thèmes, de deux boucs-émissaires extérieurs qui seraient la cause de tous les problèmes que rencontre la société française :&lt;br /&gt;
# L&#039;immigration rendue responsable du chômage, des déficits et de l&#039;insécurité. Elle est présentée comme une menace pour l&#039;identité nationale. En conséquence et logiquement le FN entend donner la priorité aux Français : « la priorité nationale ».&lt;br /&gt;
# L&#039;Union européenne et l&#039;euro considérés comme sources de contraintes et responsables de la perte d&#039;une indépendance qu&#039;il faudrait reconquérir.&lt;br /&gt;
Il en résulte des positions souverainistes et protectionnistes.&lt;br /&gt;
 |article=Le Front national. Est-ce un parti fasciste, populiste, nationaliste, poujadiste ou d&#039;extrême droite ?&lt;br /&gt;
 |date=9 mars 2017&lt;br /&gt;
 |lien=http://www.toupie.org/Textes/Front_national.htm&lt;br /&gt;
 |titre=non&lt;br /&gt;
}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
{{citation&lt;br /&gt;
 |auteur1=Anonyme&lt;br /&gt;
 |citation=Le Parti national fasciste et le Front national partagent la même conception de la nation. Par opposition au matérialisme marxiste, la nation a une valeur absolue. Elle n’est pas un simple regroupement d’humains constitué au hasard des migrations, mais un « organisme » constitué d’individus appartenant à une même ethnie et partageant des valeurs communes. De même dans la vision de la France de Vichy, l’individu n’existe qu’en tant que membre de groupes : famille, région, métier, qui tous forment la nation française. Il ne s’agit pas, dans le fascisme italien de 1921, de racisme systématique comme dans le nazisme. Même après l’arrivée au pouvoir, la doctrine fasciste, qui à ce moment-là s’oppose à la démocratie classique, continue à dire que la nation est « &#039;&#039;non pas une race (razza), ni une région géographiquement délimitée, mais une lignée (schiatta) qui se perpétue au cours de l’histoire, une multitude réunie autour d’une idée, qui est volonté d’existence et de puissance : conscience de soi, personnalité.&#039;&#039; ». Cela changera au cours des années 30 : le fascisme deviendra officiellement raciste, et en particulier antisémite. Le Pen est en quelque sorte en avance sur Mussolini puisqu’il a reconnu qu’il ne croyait pas à l’égalité des races. Cela dit, son programme officiel est plutôt centré, comme le programme fasciste, sur la notion d’une communauté d’individus, homogène sur le plan ethnique et unie par des valeurs communes. Un étranger, s’il accepte toutes ces valeurs, peut rejoindre cette communauté dans certaines conditions, en particulier après une mise à l’épreuve.&lt;br /&gt;
 |article= Le Pen et le fascisme : une comparaison des programmes &lt;br /&gt;
 |date=1er mai 2002&lt;br /&gt;
 |lien=http://1libertaire.free.fr/LePenFascisteQuid.html&lt;br /&gt;
 |titre=non&lt;br /&gt;
}}&lt;br /&gt;
 |titre-argument-détaillé = &lt;br /&gt;
 |titre-objection1 = &lt;br /&gt;
 |résumé-objection1 = &lt;br /&gt;
 |titre-objection-détaillée1 = &lt;br /&gt;
 |titre-débat-connexe1 = &lt;br /&gt;
 |titre-objection2 = &lt;br /&gt;
 |résumé-objection2 = &lt;br /&gt;
 |titre-objection-détaillée2 = &lt;br /&gt;
 |titre-objection3 = &lt;br /&gt;
 |résumé-objection3 = &lt;br /&gt;
 |titre-objection-détaillée3 = &lt;br /&gt;
 |guillemets=oui&lt;br /&gt;
}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
{{argument pour&lt;br /&gt;
 |titre-argument = Le FN est un parti raciste, xénophobe, antisémite et homophobe&lt;br /&gt;
 |niveau-argument = 3&lt;br /&gt;
 |résumé-argument = {{citation&lt;br /&gt;
 |auteur1=AFP&lt;br /&gt;
 |citation=Le 13 septembre 1987, Jean Marie Le Pen déclare sur RTL que les chambres à gaz sont « &#039;&#039;un point de détail de l’histoire de la Seconde Guerre mondiale&#039;&#039; ». [...] Le 2 septembre 1988, dans un discours, M. Le Pen évoque le ministre de la Fonction publique Michel Durafour, et fait un calembour : « &#039;&#039;Durafour crématoire&#039;&#039; ». [...] Le 12 janvier 2005, Jean-Marie Le Pen estime dans un entretien à l’hebdomadaire Rivarol que l’occupation allemande en France « &#039;&#039;n’a pas été particulièrement inhumaine&#039;&#039; ». [...] Fin décembre 2010, Marine Le Pen assimile les prières de rues musulmanes à « &#039;&#039;une occupation&#039;&#039; ». [...] Le 7 avril 2015, Jean-Marie Le Pen affirme dans Rivarol qu’il n’a « &#039;&#039;jamais considéré le maréchal Pétain comme un traître&#039;&#039; ». [...] Le 7 juin 2014, Jean-Marie Le Pen s’en prend dans une vidéo à des artistes qui ont pris position contre le FN. A son interlocutrice qui évoque le nom de Patrick Bruel, il répond : « &#039;&#039;Ecoutez, on fera une fournée la prochaine fois&#039;&#039; ». Le 9 avril 2017, en pleine campagne pour l’élection présidentielle, Marine Le Pen déclare : « &#039;&#039;Je pense que la France n’est pas responsable du Vel d’Hiv&#039;&#039; » en référence à la rafle, en 1942 à Paris, au cours de laquelle plus de 13 000 juifs avaient été arrêtés par la France.&lt;br /&gt;
 |article=Le Front National, l’antisémitisme et la Shoah : des polémiques à répétition&lt;br /&gt;
 |livre=The Times of Israel&lt;br /&gt;
 |numéro=&lt;br /&gt;
 |date=28 avril 2017&lt;br /&gt;
 |lien=http://fr.timesofisrael.com/le-front-national-lantisemitisme-et-la-shoah-des-polemiques-a-repetition/&lt;br /&gt;
 |titre=non&lt;br /&gt;
}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
{{citation&lt;br /&gt;
 |auteur1=François-Damien Bourgery&lt;br /&gt;
 |citation=Fin mai, Jean-Marie Le Pen avait évoqué « &#039;&#039;monseigneur Ebola&#039;&#039; » pour « &#039;&#039;régler&#039;&#039; » les problèmes d’immigration. Le voilà qui vient de récidiver en parlant de faire une « &#039;&#039;fournée&#039;&#039; » de Patrick Bruel qui s’était alarmé du score du FN lors des élections européennes. [...] Les jeux de mots ne lui réussissent décidément pas. En 2012, alors qu’il a laissé la présidence du parti à sa fille l’année précédente, il se fend d’un nouveau « trait d’esprit » à l’encontre des Roms : « &#039;&#039;Les Roms volent naturellement, comme les oiseaux&#039;&#039; ». [...] En mai 1987, invité à l’émission &#039;&#039;L’Heure de vérité&#039;&#039; sur Antenne 2, Jean-Marie Le Pen appelle à isoler les malades du sida qu’il compare à des lépreux : « &#039;&#039;Le sidaïque&#039;&#039; (sic) […] &#039;&#039;est contagieux par sa transpiration, ses larmes, sa salive, son contact. C’est une espèce de lépreux. Et celui-là, je souhaiterais qu’il soit dans un centre&#039;&#039; ». Dix ans plus tard, en 1997, il s’interroge : « &#039;&#039;Que faut-il que je fasse pour ne pas être raciste ? Epouser une Noire ? Avec le sida, si possible ?&#039;&#039; » [...] En août 1996, lors d’une université d’été, Jean-Marie Le Pen évoque « &#039;&#039;l’inégalité des races&#039;&#039; » : « &#039;&#039;Je crois à l’inégalité des races, oui, bien sûr, c’est évident. Toute l’histoire le démontre. Elles n’ont pas la même capacité ni le même niveau d’évolution historique&#039;&#039; ». Des propos qu’il réitère un mois plus tard sur l’antenne d’Europe 1 et qu’il justifie avec un exemple sportif : « &#039;&#039;Aux Jeux olympiques, il y a une évidente inégalité entre la race noire et la race blanche&#039;&#039; ».&lt;br /&gt;
 |article=Jean-Marie Le Pen, 30 ans de propos provocateurs&lt;br /&gt;
 |livre=&lt;br /&gt;
 |numéro=&lt;br /&gt;
 |date=9 juin 2014&lt;br /&gt;
 |lien=http://www.rfi.fr/france/20140609-france-le-pen-front-national-fournee-propos-provocateurs-antisemitisme-racisme&lt;br /&gt;
 |titre=non&lt;br /&gt;
}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
{{citation&lt;br /&gt;
 |auteur1=Nonna Mayer&lt;br /&gt;
 |citation=Sur toutes les questions relatives à la perception de l’Autre, « autre » par ses origines, sa couleur de peau, sa religion, sa culture, et quelle que soit la vague de sondage retenue, les réponses des sympathisants du FN sont toujours beaucoup plus négatives que celles des sympathisants des autres partis. […] Les sympathisants du FN battent tous les records d’intolérance à l’Autre. Si on répartit les personnes interrogées en quatre groupes par niveau croissant d’ethnocentrisme, de « très faible » (scores 0-1) à « très fort » (6-10), 87 % d’entre eux sont très ethnocentristes, contre 48 % des proches des partis de droite, 33 % des proches des partis du centre, et 18 % des proches des partis de gauche. Inversement, aucun proche du FN n’a sur notre échelle un score inférieur à 2 (contre respectivement 3 % des sympathisants de droite, 11 % des centristes et un quart des sympathisants de gauche).&lt;br /&gt;
 |article=Le mythe de la dédiabolisation du FN&lt;br /&gt;
 |livre=La vie des idées&lt;br /&gt;
 |numéro=&lt;br /&gt;
 |date=4 décembre 2015&lt;br /&gt;
 |lien=http://www.laviedesidees.fr/Le-mythe-de-la-dediabolisation-du-FN.html&lt;br /&gt;
 |titre=non&lt;br /&gt;
}}&lt;br /&gt;
 |titre-argument-détaillé = &lt;br /&gt;
 |titre-objection1 = &lt;br /&gt;
 |résumé-objection1 = &lt;br /&gt;
 |titre-objection-détaillée1 = &lt;br /&gt;
 |titre-débat-connexe1 = &lt;br /&gt;
 |titre-objection2 = &lt;br /&gt;
 |résumé-objection2 = &lt;br /&gt;
 |titre-objection-détaillée2 = &lt;br /&gt;
 |titre-objection3 = &lt;br /&gt;
 |résumé-objection3 = &lt;br /&gt;
 |titre-objection-détaillée3 = &lt;br /&gt;
 |guillemets=oui&lt;br /&gt;
}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
{{argument pour&lt;br /&gt;
 |titre-argument = Le FN tire son origine d&#039;individus et groupes fascistes&lt;br /&gt;
 |niveau-argument = 3&lt;br /&gt;
 |résumé-argument = {{citation&lt;br /&gt;
 |auteur1=Nicolas Lebourg&lt;br /&gt;
 |citation=Le Front national est un projet porté par le mouvement néofasciste Ordre nouveau, fondé en 69 et dissout par l’Etat en 1973. [...] Ordre nouveau [ON] se définit comme « nationaliste-révolutionnaire » et ne fait pas de mystère sur que ce que signifie néofasciste dans le cadre de l’après-guerre. Le mouvement se veut très subversif, mais dans ses sections on lit quand même plutôt Maurras, il y a une petite difficulté à accorder le ressenti révolutionnaire avec des idées qui le soient autant. D’où l’importance de la violence physique, qui donne chair à ce révolutionnarisme mais finit par mener à la dissolution. Se retrouvent à ON tous les items qui font l’extrême droite : représentation de la nation comme un organisme, utopie de régénération, dégagement des « élites véritables » en lieu et place de la « démoploutocratie », etc.&lt;br /&gt;
 |article=Les origines du Front national&lt;br /&gt;
 |date=13 octobre 2013&lt;br /&gt;
 |lien=https://tempspresents.com/2013/10/13/nicolas-lebourg-origines-du-front-national/&lt;br /&gt;
 |titre=non&lt;br /&gt;
}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
{{citation&lt;br /&gt;
 |auteur1=Léon Landini&lt;br /&gt;
 |citation=Parmi les tous premiers organisateurs du Front national figurent une kyrielle d’individus issus d’Ordre nouveau ou d’autres organisations d’extrême-droite et fascistes qui, actuellement encore, démontrent par leur présence aux côtés des Le Pen que ce parti reste un parti d’extrême droite […].&lt;br /&gt;
* Commençons par Pierre Bousquet. Membre du Parti franciste depuis 1935, il était devenu délégué général du bureau de commandement de la jeunesse franciste en 1941. Ancien caporal de la 33e division de grenadiers SS Charlemagne, il fait partie des 300 Français qui combattirent les Russes en avril 1945 dans la capitale allemande. Il a été membre du premier bureau politique du Front national et son premier trésorier pendant 9 ans. […]&lt;br /&gt;
* Léon Gaultier. Il a été secrétaire à l’Information du gouvernement de Pétain. Il fut également un des fondateurs de la Milice nationale de Pétain. Lieutenant des Waffen SS, il commanda une unité française sur le front de l’Est durant l’été 1944. À son retour en France, frappé d’indignité nationale, il fut emprisonné et condamné aux travaux forcés. Libéré après avoir passé une certaine période en prison, il devint, en 1972, cofondateur du Front national dont il fut trésorier. Il figure comme une personnalité importante parmi les membres fondateurs de cette organisation.&lt;br /&gt;
* François Duprat. L’homme d’extrême-droite qui inventa le Front national. Auteur spécialisé dans le fascisme et les mouvements d’extrême-droite, il eut un rôle fondamental dans la naissance et l’ascension finale du Front national. Adepte des thèses révisionnistes, il fut une des figures de l’extrême-droite dans les années 1960-70. Il était à ce moment-là numéro 2 au Front national. Il était auparavant adhérent de diverses organisations fascistes, comme l’OAS, en passant par la Fédération des étudiants nationalistes et Ordre nouveau. C’est lui, par exemple, qui souffla à Jean-Marie Le Pen une expression devenue une des marques du parti d’extrême droite, le fameux : « Un million de chômeurs, c’est un million d’immigrés en trop », expression reprise aujourd’hui sous d’autres formes par Marine Le Pen. [...]&lt;br /&gt;
* François Brigneau. Militant d’extrême-droite, il adhère au « frontisme » en 1937. Membre du Rassemblement national populaire de Marcel Déat, il s’oriente vers la Collaboration et en juin 1944, au lendemain du débarquement allié en Normandie, il s’engage dans la Milice. […] Au moment de la création du FN, il en devient vice-président. Un demi-siècle plus tard, « il tire toujours une certaine gloire » de ses engagements et se vante d’avoir été un compagnon de cellule de Brasillach. Brasillach est surtout connu pour son engagement à l’extrême-droite. Membre de l’Action française, dans les années 1930, il évolue vers le fascisme.&lt;br /&gt;
 |article=Front national : Les chiens ne font pas des chats !&lt;br /&gt;
 |date=avril 2017&lt;br /&gt;
 |lien=http://www.initiative-communiste.fr/articles/front-national-chiens-ne-chats-leon-landini-resistant-ftp-moi/&lt;br /&gt;
 |titre=non&lt;br /&gt;
}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
{{citation&lt;br /&gt;
 |auteur1=Momo-B&lt;br /&gt;
 |citation=En plus d&#039;accueillir un ancien nazi dans ses rangs, il [le FN] s&#039;est très largement inspiré du MSI, parti fasciste italien. Outre la reprise du logo (flamme tricolore), le lien entre les deux partis ne fut pas froid, comme le rappelle fièrement Lorrain de Saint Affrique (conseiller de Jean-Marie Le Pen) : « &#039;&#039;Bien sûr, c&#039;est la petite flamme du MSI. Dans les années 1970, le lien politique avec le FN était très important. Jean-Marie Le Pen et Giorgio Almirante ont d&#039;ailleurs fait partie du même groupe au Parlement européen en 1984&#039;&#039;. »&lt;br /&gt;
 |article= Pourquoi ne pas voter FN ?&lt;br /&gt;
 |date=26 décembre 2016&lt;br /&gt;
 |lien=https://blogs.mediapart.fr/momo-b/blog/261216/pourquoi-ne-pas-voter-fn&lt;br /&gt;
 |titre=non&lt;br /&gt;
}}&lt;br /&gt;
 |titre-argument-détaillé = &lt;br /&gt;
 |titre-débat-connexe = &lt;br /&gt;
 |titre-objection1 = La filiation n’est que chronologique&lt;br /&gt;
 |résumé-objection1 = {{citation&lt;br /&gt;
 |auteur1=Jean-Yves Camus&lt;br /&gt;
 |citation=Nous l’avons dit : Ordre nouveau fut à l’origine du FN. Mais peut-on encore parler en 2014 de filiation autre que chronologique ? Il reste dans la formation de Marine Le Pen d’anciens militants d’Ordre nouveau [ON]. Leur fidélité à l’engagement nationaliste est intacte mais le parti dans lequel ils militent ne peut plus être un calque de celui de leur jeunesse : la violence politique a drastiquement diminué ; les lois réprimant le racisme et la xénophobie rendraient certainement illégaux nombre d’éléments de langage d’ON ; l’anticommunisme et l’antigaullisme ne sont plus des déterminants majeurs du combat politique ; enfin, la « dédiabolisation » voulue par l’actuelle direction passe par l’élimination de la visibilité du « folklore » nationaliste (mais non des fondamentaux nationalistes).&lt;br /&gt;
 |article=Préface&lt;br /&gt;
 |livre=Aux racines du FN&lt;br /&gt;
 |édition=Éditions Fondation Jean-Jaurès&lt;br /&gt;
 |date=2014&lt;br /&gt;
 |lien=http://www.youscribe.com/BookReader/Index/2681316?documentId=2840555&lt;br /&gt;
 |titre=non&lt;br /&gt;
}}&lt;br /&gt;
 |titre-objection-détaillée1 = &lt;br /&gt;
 |titre-débat-connexe1 = &lt;br /&gt;
 |titre-objection2 = Le FN compte aussi à sa fondation dans ses rangs des Résistants&lt;br /&gt;
 |résumé-objection2 = {{citation&lt;br /&gt;
 |auteur1=Jordi Vives&lt;br /&gt;
 |citation=Si le parti de Marine Le Pen est présenté régulièrement par ses adversaires comme un parti de « collabos », il ne faut pas oublier que le Front national a compté dans ses rangs, et depuis sa fondation, de nombreux résistants et déportés dont voici quelques noms célèbres :&lt;br /&gt;
* Maître Jean-Baptiste Biaggi, avocat, ancien député de Paris, ancien conseiller régional de Corse, ancien maire de Cagnano (Corse), officier de la Légion d’honneur, Croix de guerre 1939-1945, médaille de la Résistance.&lt;br /&gt;
* Rolande Birgy, ancienne de la JOC (1928), membre du Sillon catholique (1930), de la CFTC (1929) et du MRP (1945), résistante (Réseau Valette d’Osia), croix du Combattant volontaire de la résistance, Yad-Waschem (titre de « Juste » décerné par l’Etat d’Israël, en 1984), membre de SOS Tout Petits.&lt;br /&gt;
* Jean-Charles Bloch, Croix de guerre, président du Comité des Français juifs.&lt;br /&gt;
* [...]&lt;br /&gt;
 |article=Le Front national et la Résistance française, une histoire méconnue&lt;br /&gt;
 |livre=Lengadoc Info&lt;br /&gt;
 |date=28 avril 2017&lt;br /&gt;
 |lien=http://www.lengadoc-info.com/4976/politique/front-national-resistance-francaise/&lt;br /&gt;
 |titre=non&lt;br /&gt;
}}&lt;br /&gt;
 |titre-objection-détaillée2 = &lt;br /&gt;
 |titre-débat-connexe2 = &lt;br /&gt;
 |titre-objection3 = &lt;br /&gt;
 |résumé-objection3 = &lt;br /&gt;
 |titre-objection-détaillée3 = &lt;br /&gt;
 |titre-débat-connexe3 = &lt;br /&gt;
 |guillemets=oui&lt;br /&gt;
}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
{{argument pour&lt;br /&gt;
 |titre-argument = Les Le Pen entretiennent des liens avec des personnes considérées fascistes&lt;br /&gt;
 |niveau-argument = 3&lt;br /&gt;
 |résumé-argument = {{citation&lt;br /&gt;
 |auteur1=Léon Landini&lt;br /&gt;
 |citation=Au début des années 1960, Jean Marie Le Pen, n’ayant rien renié de son passé sulfureux, se rend en Espagne pour aller saluer d’anciens compagnons de combat. Il rend visite à :&lt;br /&gt;
* Abel Bonnard : Maurassien, il évolue vers le fascisme dans les années 1930. Partisan d’un rapprochement franco-allemand, il devient, durant la seconde guerre mondiale, une figure de la collaboration avec l’occupant nazi. Nommé ministre de l’Éducation nationale en 1942, il fait partie des « ultra » et des derniers partisans du régime de Vichy. […]&lt;br /&gt;
* Louis Darquier de Pellepoix : Individu politique d’extrême droite, il est principalement connu pour son engagement antisémite et pour son activité de collaborateur durant la Seconde Guerre mondiale. […]&lt;br /&gt;
* Léon Degrelle : Journaliste et homme politique engagé à l’extrême droite, il est surtout connu pour son engagement antisémite et pour son activité de collaborateur durant la Seconde Guerre mondiale. […] Engagé volontaire, il combattit sur le front de l’Est avec le grade de commandant dans la 28e division SS Wallonie.&lt;br /&gt;
* Otto SKORZENY : Il rejoint le parti nazi autrichien en 1931. Comme colonel SS, il participa à de très nombreuses opérations prestigieuses, telle que l’évasion de Mussolini d’une prison italienne, en 1944.&lt;br /&gt;
 |article=Front national : Les chiens ne font pas des chats !&lt;br /&gt;
 |date=avril 2017&lt;br /&gt;
 |lien=http://www.initiative-communiste.fr/articles/front-national-chiens-ne-chats-leon-landini-resistant-ftp-moi/&lt;br /&gt;
 |titre=non&lt;br /&gt;
}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
{{citation&lt;br /&gt;
 |auteur1=Abel Mestre&lt;br /&gt;
 |auteur2=Caroline Monnot&lt;br /&gt;
 |citation=De sa jeunesse d&#039;étudiante en droit à l&#039;université parisienne d&#039;Assas, Marine Le Pen a en effet conservé des amitiés qui nuisent à sa stratégie de dédiabolisation et de normalisation. Frédéric Chatilon, président du GUD au début des années 1990, est de celles-ci. Lui et une poignée d&#039;anciens militants de ce syndicat étudiant aux méthodes violentes ont monté un réseau d&#039;entreprises où les prises de participation se font entre amis et dont les avocats-conseil sont eux-mêmes d&#039;anciens du GUD. À partir de 2012, ils forment l&#039;un des cercles les plus fermés et les plus rapprochés de la présidente du FN. Mêlant affaires et politique, ils vont devenir les prestataires de services quasi exclusifs du parti version Marine Le Pen. Ils sont notamment aux commandes de Jeanne, le microparti dont s&#039;est dotée la présidente du FN pour financer ses campagnes électorales. La conception et la fabrication du matériel de campagne sont exclusivement dévolus à Riwal, l&#039;entreprise de communication de Frédéric Chatillon. La société de sécurité d&#039;Axel Coustau (Vendôme, puis Colisée) se substitue ici et là au Département protection sécurité (DPS), le service d&#039;ordre officiel du FN, souvent composé de bénévoles. Les « gudards » apparaissent ainsi au cœur de la logistique et du financement du « nouveau » FN. Malgré leurs écarts de conduite, notamment des actes d&#039;intimidation répétés envers la presse, une proximité est affichée avec Alain Soral ou l&#039;humoriste Dieudonné. Ils bénéficient de la part de Marine Le Pen d&#039;une impunité totale.&lt;br /&gt;
 |livre=Les faux-semblants du Front national&lt;br /&gt;
 |article=Les réseaux du Front national&lt;br /&gt;
 |édition=Presse de Sciences Po&lt;br /&gt;
 |lieu=Paris&lt;br /&gt;
 |date=2015&lt;br /&gt;
 |lien=&lt;br /&gt;
 |titre=non&lt;br /&gt;
}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
{{citation&lt;br /&gt;
 |auteur1=Alexis Corbière&lt;br /&gt;
 |citation=Pendant une année, en 2007, au Parlement européen, Marine Le Pen a fait partie d’un groupe parlementaire composé de 20 parlementaires qui se nommait Identité Tradition Souveraineté (ITS). Parmi les deux députés italiens qui composaient ce groupe, qui se réunissaient avec Mme Le Pen sans que cela ne lui pose le moindre problème, il y avait une certaine… Alessandra Mussolini ! Cette dernière est la petite-fille du « Duce » Benito Mussolini. Sur les plateaux de télé elle refuse publiquement que l’on rejette « l’héritage mussolinien ». Le 9 mars 2006 (soit un an avant que Mme Le Pen ne voit aucune difficulté à faire un groupe parlementaire avec elle) Mme Alessandra Mussolini avait déclaré à la télé « &#039;&#039;Meglio fascista che frocio !&#039;&#039; » ce qui signifie en bon français : « &#039;&#039;Mieux vaut être fasciste que pédé !&#039;&#039; ». Classe, non ? Ces propos n’ont bien sûr jamais été condamnés par la présidente du FN.&lt;br /&gt;
 |article=Marine Le Pen porte plainte contre Jean-Luc Mélenchon… Qu’elle y vienne !&lt;br /&gt;
 |date=7 mars 2011&lt;br /&gt;
 |lien=http://www.jean-luc-melenchon.fr/2011/03/09/marine-le-pen-porte-plainte-contre-jean-luc-melenchon%E2%80%A6-qu%E2%80%99elle-y-vienne/&lt;br /&gt;
 |titre=non&lt;br /&gt;
}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
{{citation&lt;br /&gt;
 |auteur1= Jean-Patrick Grumberg&lt;br /&gt;
 |citation=Depuis 2005, par un vote de l’assemblée générale de l’ONU, le 27 janvier est devenue la « Journée internationale de commémoration en mémoire des victimes de l&#039;Holocauste ».  […] Le même jour, [...] Marine Le Pen dansait la valse, à Vienne, avec la crème européenne des néonazis, des nostalgiques du IIIe Reich, et des négationistes. La candidate du Front National a répondu à l&#039;invitation du FPÖ, le parti de feu Jorg Haider, et de sa figure de proue, l’antisémite et néonazi Martin Graf, au bal annuel d’Olympia, cette société secrète interdite aux Juifs et aux femmes, et dont les membres sont chargés de véhiculer dans la société des idées néonazies, pangermanistes, antisémites et négationnistes. Jean Marie Le Pen, qui assistait au bal avec Bruno Gollnisch, et qui en a été l&#039;invité d&#039;honneur en 2008, a ainsi montré à sa fille Marine Le Pen l’exemple à suivre.&lt;br /&gt;
 |article=Pourquoi Marine le Pen dansait-elle au bal des néo-nazis à Vienne le jour de célébration de la Shoah ?&lt;br /&gt;
 |date=28 janvier 2012 &lt;br /&gt;
 |lien=http://www.dreuz.info/2012/01/28/pourquoi-marine-le-pen-dansait-elle-au-bal-des-neo-nazis-a-vienne-le-jour-de-celebration-de-la-shoah/&lt;br /&gt;
 |titre=non&lt;br /&gt;
}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
{{citation&lt;br /&gt;
 |auteur1=Jim Jarrassé&lt;br /&gt;
 |citation=C&#039;est une photo dont Marion Maréchal-Le Pen se serait bien passée. Sur cette image, [...] la benjamine de l&#039;Assemblée nationale pose en compagnie d&#039;Edouard Klein, leader du GUD (Groupe union défense, une organisation étudiante d&#039;extrême droite), et de Baptiste Coquelle, présenté comme un membre du « mouvement skin ». La photo date du 11 décembre 2012. Ce soir-là, le FN célébrait en grande pompe ses 40 années d&#039;existence à la salle de la Mutualité, à Paris. Au centre, Baptiste Coquelle. Sur un autre cliché non daté publié par l&#039;hebdomadaire, on retrouve Baptiste Coquelle, casque de SS sur la tête, réalisant un salut nazi devant un drapeau frappé de la croix celtique, symbole des néonazis.&lt;br /&gt;
 |article=La photo qui embarrasse Marion Maréchal-Le Pen et le FN&lt;br /&gt;
 |livre=Le Figaro&lt;br /&gt;
 |date=11 avril 2013&lt;br /&gt;
 |lien=http://www.lefigaro.fr/politique/2013/04/11/01002-20130411ARTFIG00418-la-photo-qui-embarrasse-marion-marechal-le-pen-et-le-fn.php&lt;br /&gt;
 |titre=non&lt;br /&gt;
}}&lt;br /&gt;
 |titre-argument-détaillé = &lt;br /&gt;
 |titre-objection1 = &lt;br /&gt;
 |résumé-objection1 = &lt;br /&gt;
 |titre-objection-détaillée1 = &lt;br /&gt;
 |titre-débat-connexe1 = &lt;br /&gt;
 |titre-objection2 = &lt;br /&gt;
 |résumé-objection2 = &lt;br /&gt;
 |titre-objection-détaillée2 = &lt;br /&gt;
 |titre-objection3 = &lt;br /&gt;
 |résumé-objection3 = &lt;br /&gt;
 |titre-objection-détaillée3 = &lt;br /&gt;
 |guillemets=oui&lt;br /&gt;
}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
{{argument pour&lt;br /&gt;
 |titre-argument = L&#039;étude du fascisme fait partie de la formation des militants&lt;br /&gt;
 |niveau-argument = 3&lt;br /&gt;
 |résumé-argument = {{citation&lt;br /&gt;
 |auteur1=Jean-Yves Camus&lt;br /&gt;
 |citation=Ce n&#039;est pas la propagande frontiste qui relaie les thèmes des fascismes européens, mais les livres recommandés par la presse favorable au FN (et souvent écrits par des membres ou sympathisants du parti), ainsi le réseau de librairies militantes qui vendent par correspondance ou en magasin à ses membres. L&#039;étude des fascismes fait donc partie de la culture historique et idéologique acquise par les mieux formés des adhérents. Un signe de la nostalgie du romantisme fasciste réside dans la vénération quasi unanime dont sont l&#039;objet au FN deux hommes : François Brigneau et Roland Gaucher. Le sympathisant frontiste qui fréquente les librairies nationalistes se voient proposer trois modèles de dirigeants et de meneur d&#039;hommes : Corneliu Z. Codreanu, idéologue de la Garde de Fer roumaine ; Léon Degrelle, fondateur belge du Rexisme ; José Antonio Primo de Rivera, théoricien de la Phalange espagnole. Dans un ouvrage qui a formé nombre de militants (une photographie de Le Pen le montre même en train de le lire), et intitulé &#039;&#039;Doctrines du nationalisme&#039;&#039;, Jacques Ploncard d&#039;Assac, collaborateur de &#039;&#039;Présent&#039;&#039; et &#039;&#039;National-Hebdo&#039;&#039;, expose les idées politiques de José Antonio, Onesimo Redondo et Ramiro Ledesma Ramos. C&#039;est encore la Croisade franquiste qui est décrite dans &#039;&#039;Les Héros de l&#039;Alcazar&#039;&#039; (1987), livre d&#039;Alain Sanders (rédacteur à Présent) et Francis Bergeron, ancien candidat du FN. La Phalange espagnole retient leur attention comme mouvement anticommuniste, profondément catholique et mystique. Un petit groupe, le Cercle Franco-Hispanique, se dévoue d&#039;ailleurs uniquement à la commémoration du nationalisme phalangiste, et plusieurs cadres frontistes participent à ses activités. Degrelle est l&#039;auteur de plusieurs ouvrages apologétiques de son engagement dans la division Wallonie de la Waffen SS, vendus par Diffusion de la Pensée Française (DPF), éditeur par correspondance qui existe depuis 1966 et possède un fichier de 40 000 clients. DPF, qui vend plus de 3000 titres, commercialise les livres de nombreux dirigeants frontistes, à commencer par Le Pen. Cependant l&#039;admiration de Degrelle pour Hitler a conduit le journal &#039;&#039;Présent&#039;&#039; à recommander en modèle un autre rexiste, José Streel, plus catholique et favorable au maintien d&#039;une Nation belge. Enfin, Codreanu, étudié par Francis Bergeron dans &#039;&#039;Codréanu et la Garde de Fer&#039;&#039; (1993), intéresse par le caractère mystique de sa doctrine et l&#039;importance qu&#039;il attache à la communauté des combattants et au sens du sacrifice. L&#039;adhérent connait aussi le fascisme à travers le témoignage des anciens. Le principal est François Brigneau (1919), qui est le meilleur polémiste de la presse d&#039;extrême droite.&lt;br /&gt;
 |livre=Le Front national&lt;br /&gt;
 |édition=&lt;br /&gt;
 |lieu=&lt;br /&gt;
 |date=1997&lt;br /&gt;
 |lien=&lt;br /&gt;
 |titre=non&lt;br /&gt;
}}&lt;br /&gt;
 |titre-argument-détaillé = &lt;br /&gt;
 |titre-objection1 = La formation interne a écarté tous les liens avec le fascisme&lt;br /&gt;
 |résumé-objection1 = Voir l&#039;argument « contre » : [[#.7B.7B.7B2.7D.7D.7D_.C2.AB.C2.A0Le_FN_s.27est_d.C3.A9diabolis.C3.A9_avec_Marine_Le_Pen.C2.A0.C2.BB|Le FN s&#039;est dédiabolisé avec Marine Le Pen]].&lt;br /&gt;
 |titre-objection-détaillée1 = &lt;br /&gt;
 |titre-débat-connexe1 = &lt;br /&gt;
 |titre-objection2 = &lt;br /&gt;
 |résumé-objection2 = &lt;br /&gt;
 |titre-objection-détaillée2 = &lt;br /&gt;
 |titre-objection3 = &lt;br /&gt;
 |résumé-objection3 = &lt;br /&gt;
 |titre-objection-détaillée3 = &lt;br /&gt;
 |guillemets=oui&lt;br /&gt;
}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
{{argument pour&lt;br /&gt;
 |titre-argument = Le FN a la base sociale traditionnelle du fascisme&lt;br /&gt;
 |niveau-argument = 3&lt;br /&gt;
 |résumé-argument = {{citation&lt;br /&gt;
 |auteur1=Cédric Piktoroff&lt;br /&gt;
 |citation=Comme tout mouvement fasciste, la base sociale principale du FN est la petite bourgeoisie déclassée que la crise plonge dans le désespoir et à laquelle il tente de donner une expression politique. Pour acquérir une audience, il est poussé à s’adapter aux références et aux préoccupations des petits commerçants, médecins, auto-entrepreneurs, petits bureaucrates et autres contremaîtres qu’il espère séduire.&lt;br /&gt;
 |article=F comme fascistes, N comme Nazis !&lt;br /&gt;
 |livre=Que faire ?&lt;br /&gt;
 |date=9 avril 2011&lt;br /&gt;
 |lien=http://quefaire.lautre.net/F-comme-fascistes-N-comme-Nazis&lt;br /&gt;
 |titre=non&lt;br /&gt;
 |guillemets=oui&lt;br /&gt;
}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
{{citation&lt;br /&gt;
 |auteur1=Denis Godard&lt;br /&gt;
 |citation=Le FN n’est pas seulement une version « hard » de l’UMP. Sa base sociale n’est pas celle d’un parti de droite « classique ». Il touche actuellement très peu les couches les plus aisées de la population. S’il y a quelque chose de commun dans son électorat c’est la peur de l’évolution de la situation sans garde-fou social autre qu’un État fort : petits commerçants, artisans et chefs de petites entreprises, chômeurs et intérimaires, ouvriers et employés précarisés et atomisés ou en voie de l’être, femmes au foyer. Cette sociologie se reflète dans ses implantations géographiques, périphérie des concentrations urbaines, régions désindustrialisées comme le Nord ou l’Est. Certains cherchent à se rassurer en pointant le recul du vote FN dans les grands centres urbains et dans les banlieues. Cela a sans doute plus à voir avec une évolution sociologique de ces zones (la « gentrification » des centres des grandes villes et la « ghettoïsation » des banlieues) qu’avec un recul du FN dans les couches sociales où il est fort. Cette base sociale est la version moderne de celle du fascisme traditionnel. Elle explique ce qui fait le fonds des idées qui dominent au FN, l’attachement à la nation, à un État fort (économiquement comme politiquement et « militairement »), à la famille comme base de la société, le racisme, l’unité autour d’un chef... et la haine de la gauche notamment des syndicats.&lt;br /&gt;
 |livre=Tout est à nous !&lt;br /&gt;
 |numéro=149&lt;br /&gt;
 |article=Contre le FN, faut-il attendre de mourir pour lutter contre la maladie ?&lt;br /&gt;
 |date=17 mai 2012&lt;br /&gt;
 |lien=https://npa2009.org/content/tribunes-comment-combattre-l%E2%80%99extr%C3%AAme-droite%E2%80%89&lt;br /&gt;
 |titre=non&lt;br /&gt;
}}&lt;br /&gt;
 |guillemets=oui&lt;br /&gt;
}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
{{argument pour&lt;br /&gt;
 |titre-argument = Le slogan « Ni gauche, ni droite » est typiquement fasciste&lt;br /&gt;
 |niveau-argument = 3&lt;br /&gt;
 |résumé-argument = {{citation&lt;br /&gt;
 |auteur1=Ugo Palheta&lt;br /&gt;
 |citation=En brouillant ainsi les frontières entre droite et gauche, en accentuant passablement la ligne « ni droite ni gauche », le FN a d’ailleurs retrouvé l’inspiration originelle du fascisme historique qui, notamment en Italie, s’est initialement construit sur un programme paraissant très à gauche sur les questions sociales (incluant notamment des revendications radicales contre la propriété privée), programme qui fut immédiatement mis de côté une fois le pouvoir conquis au prix d’une alliance avec une partie des élites traditionnelles.&lt;br /&gt;
 |article=Le danger fasciste en France : de quoi le FN est-il le nom ?&lt;br /&gt;
 |livre=Contretemps&lt;br /&gt;
 |numéro=&lt;br /&gt;
 |date=14 décembre 2015&lt;br /&gt;
 |lien=https://www.contretemps.eu/le-danger-fasciste-en-france-1ere-partie-de-quoi-le-fn-est-il-le-nom/&lt;br /&gt;
 |titre=non&lt;br /&gt;
}}&lt;br /&gt;
 |guillemets=oui&lt;br /&gt;
}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Arguments CONTRE ==&lt;br /&gt;
{{argument contre&lt;br /&gt;
 |titre-argument = Le FN s&#039;est dédiabolisé avec Marine Le Pen&lt;br /&gt;
 |niveau-argument = 3&lt;br /&gt;
 |résumé-argument = {{citation&lt;br /&gt;
 |auteur1=Stéphane Lebourg&lt;br /&gt;
 |citation=Lorsqu&#039;elle décide d&#039;entreprendre sa stratégie de normalisation, au début des années 2000, Marine Le Pen s&#039;applique à marquer une rupture avec les fondamentaux nationalistes des origines. Celle-ci passe par une prise de distance avec les conceptions racialistes et antisémites et par un virage sociétal en rupture avec les conceptions des nationaux-catholiques qui continuent de peser dans l&#039;appareil. [...] Marine Le Pen a tapageusement exclu en 2011 les cadres du FN membres de l&#039;Oeuvre Française (OF), Yvan Benedetti et Alexandre Gabriac, faisant ainsi coup double, puisqu&#039;ils étaient également des soutiens de Bruno Gollnisch. Les groupuscules périphériques apparaissent ainsi instrumentalisés dans le jeu de concurrence interne au parti, même si Pierre Sidos affirme que l&#039;OF n&#039;a nullement cessé son entrisme. Marine Le Pen a pu de cette manière se donner à voir comme celle qui rompait avec l&#039;antisémitisme et le référentiel fascisant. D&#039;ailleurs, sitôt élue présidente du FN, elle a fait une déclaration qui se voulait exemplaire en indiquant que « &#039;&#039;ce qui s&#039;est passé&#039;&#039; » dans les rangs nazis constitue le « &#039;&#039;summum de la barbarie&#039;&#039; ».&lt;br /&gt;
 |livre=Les faux-semblants du Front national&lt;br /&gt;
 |article=Le Front national et la galaxie des extrêmes droites radicales&lt;br /&gt;
 |édition=Presse de Sciences Po&lt;br /&gt;
 |lieu=Paris&lt;br /&gt;
 |date=2015&lt;br /&gt;
 |lien=&lt;br /&gt;
 |titre=non&lt;br /&gt;
}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
{{citation&lt;br /&gt;
 |auteur1=Stéphane Lebourg&lt;br /&gt;
 |citation=Pour le parti, la solution passe à l&#039;évidence par la formation des militants. En confiant celle-ci à son aile modérée en 2012, alors qu&#039;elle avait été jusqu&#039;ici marquée de la patte des radicaux, le FN entrave tout projet éventuel de l&#039;extrême-droite radicale d&#039;influencer la ligne du parti. S&#039;il parvenait à mener cet encadrement à terme, ce serait la défaite définitive de Dominique Venner, lui qui espérait un contrôle du parti unitaire par un groupuscule radical, avec une cristallisation peut-être plus nette des deux sous-ensembles majeurs de l&#039;extrême-droite, l&#039;un constitué de ses groupuscules, l&#039;autre que l&#039;autre que l&#039;on pourrait qualifier, dorénavant, d&#039;institutionnel.&lt;br /&gt;
 |livre=Les faux-semblants du Front national&lt;br /&gt;
 |article=Le Front national et la galaxie des extrêmes droites radicales&lt;br /&gt;
 |édition=Presse de Sciences Po&lt;br /&gt;
 |lieu=Paris&lt;br /&gt;
 |date=2015&lt;br /&gt;
 |lien=&lt;br /&gt;
 |titre=non&lt;br /&gt;
}}&lt;br /&gt;
 |titre-argument-détaillé = &lt;br /&gt;
 |titre-objection1 = Les propos racistes, antisémites et islamophobes sont toujours en vigueur chez les militants&lt;br /&gt;
 |résumé-objection1 = {{citation&lt;br /&gt;
 |auteur1=Nonna Mayer&lt;br /&gt;
 |citation=Cette stratégie [de dédiabolisation] ne fait pourtant pas l’unanimité dans le parti, si l’on en juge par les nombreuses défections de nouvelles recrues, déçues de découvrir une réalité à mille lieux des discours de la présidente. Nadia Portheault, d’origine algérienne, tête de liste FN à Saint-Alban, en Haute-Garonne, est partie après qu’un cadre lui eut lancé : « Toi et tes enfants, vous êtes bons pour le four… » (La voix du Midi, 4 novembre 2013). Arnaud Cléré aussi, transfuge de l’UMP dans la Somme, effaré de voir des croix gammées tatoués aux bras de certains militants, ou encore Anna Rosso-Roig (Front de gauche) à Marseille et Vincent Morelle (UMP) à Meaux. Sans compter les propos racistes et antisémites avérés de 104 candidats du FN aux départementales de 2015, malgré les strictes consignes données par la direction. Ces exemples incitent à s’interroger sur le degré de racisme et d’antisémitisme au sein du « nouveau » Front national.&lt;br /&gt;
 |article=Le mythe de la dédiabolisation du FN&lt;br /&gt;
 |livre=La vie des idées&lt;br /&gt;
 |numéro=&lt;br /&gt;
 |date=4 décembre 2015&lt;br /&gt;
 |lien=http://www.laviedesidees.fr/Le-mythe-de-la-dediabolisation-du-FN.html&lt;br /&gt;
 |titre=non&lt;br /&gt;
}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
{{citation&lt;br /&gt;
 |auteur1=Stéphane Lebourg&lt;br /&gt;
 |citation=Les élections de 2014 et 2015 ont montré les limites de ce dispositif [de normalisation]. Les médias ont largement relayé des commentaires racistes, antisémites, islamophobes, postés sur les réseaux sociaux par des candidats FN. De leur côté, un certain nombre de nouveaux militants, censés être modérés, s&#039;approprient des points de vue jugés excessifs par la présidente quand elle est interrogée à leur propos dans les médias, qu&#039;il s&#039;agisse du « grand remplacement » ou de la « remigration », deux thèmes issus des périphéries du FN mais bien relayés dans le parti. Se défaire de membres de l&#039;extrême-droite radicale ne saurait suffire à débarrasser le FN de sa virulence altérophobe.&lt;br /&gt;
 |livre=Les faux-semblants du Front national&lt;br /&gt;
 |article=Le Front national et la galaxie des extrêmes droites radicales&lt;br /&gt;
 |édition=Presse de Sciences Po&lt;br /&gt;
 |lieu=Paris&lt;br /&gt;
 |date=2015&lt;br /&gt;
 |lien=&lt;br /&gt;
 |titre=non&lt;br /&gt;
}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
{{citation&lt;br /&gt;
 |auteur1=Maxime Vivas&lt;br /&gt;
 |citation=Le vrai FN d&#039;aujourd&#039;hui :&lt;br /&gt;
*Anne-Sophie Leclère, candidate FN dans les Ardennes, a comparé Christiane Taubira à un singe.&lt;br /&gt;
*Alexandre Gabriac, élu régional du FN en Rhône-Alpes et candidat au second tour des cantonales à Grenoble, a posé pour une photo en faisant le salut nazi devant un drapeau frappé de la croix gammée.&lt;br /&gt;
*Nicolas Reynès, candidat FN aux législatives dans la 2e circonscription du Nord, a renvoyé depuis sa page Facebook à un site eugéniste à la gloire de la race blanche.&lt;br /&gt;
*François Chatelain, candidat FN aux municipales à Neuville-en-Ferrain (Nord), a publié sur sa page Facebook des propos et images antisémites et xénophobes.&lt;br /&gt;
*Jacques Coutela, candidat dans l’Yonne aux cantonales de mars 2011, a posté sur son blog des propos faisant l’apologie d’Anders Breivik, le responsable de la tuerie d’Utoya (Norvège).&lt;br /&gt;
*Stéphane Poncet, candidat frontiste aux législatives dans le Rhône, a publié sur son blog des dessins à caractère raciste.&lt;br /&gt;
*André Kornmann, tête de liste FN aux municipales à Strasbourg, veut rétablir l’ordre avec des « &#039;&#039;chiens d’attaque, pas des teckels ou des chihuahua&#039;&#039; ».&lt;br /&gt;
*Nadia Portheault, candidate FN aux municipales de 2014 à Saint-Alban (Haute-Garonne), a quitté le FN, fatiguée, dit-elle, des propos racistes, antisémites et homophobes entendus en coulisse.&lt;br /&gt;
 |article=Marine Le Pen, présidente de la République en 2017 ?&lt;br /&gt;
 |livre=Le Grand Soir&lt;br /&gt;
 |date=17 novembre 2014&lt;br /&gt;
 |lien=https://www.legrandsoir.info/marine-le-pen-presidente-de-la-republique-en-2017.html&lt;br /&gt;
 |titre=non&lt;br /&gt;
}}&lt;br /&gt;
 |titre-objection-détaillée1 = &lt;br /&gt;
 |titre-débat-connexe1 = &lt;br /&gt;
 |titre-objection2 = Des propos qui étaient auparavant considérés comme des dérapages sont aujourd&#039;hui banalisés en raison de la droitisation de la vie politique&lt;br /&gt;
 |résumé-objection2 = {{citation&lt;br /&gt;
 |auteur1=Sylvain Crépon&lt;br /&gt;
 |auteur2=Alexandre Dézé&lt;br /&gt;
 |auteur3=Nonna Mayer&lt;br /&gt;
 |citation=Il y a encore quelques années, ces propos auraient eu un coût pour le FN et entraîné une baisse au moins ponctuelle de l&#039;importance de ses soutiens dans l&#039;opinion et, par extension, dans le corps électoral. Or, il faut croire que ces effets de disqualification sont devenus quasi nuls. Les dérapages s&#039;accumulent, mais sans avoir d&#039;incidence majeure pour le FN. Ce qui en dit long sur le niveau de banalisation, non pas tant du parti, mais de certaines de ses idées.&lt;br /&gt;
 |livre=Les faux-semblants du Front national&lt;br /&gt;
 |article=Redécouvrir le Front national&lt;br /&gt;
 |édition=Presse de Sciences Po&lt;br /&gt;
 |lieu=Paris&lt;br /&gt;
 |date=2015&lt;br /&gt;
 |lien=&lt;br /&gt;
 |titre=non&lt;br /&gt;
}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
{{citation&lt;br /&gt;
 |auteur1=Stéphane Lebourg&lt;br /&gt;
 |citation=La normalisation du parti est certes passée par des purges et la stabilisation de son camp, mais elle relève moins d&#039;une dédiabolisation que d&#039;une droitisation de la vie politique française.&lt;br /&gt;
 |livre=Les faux-semblants du Front national&lt;br /&gt;
 |article=Le Front national et la galaxie des extrêmes droites radicales&lt;br /&gt;
 |édition=Presse de Sciences Po&lt;br /&gt;
 |lieu=Paris&lt;br /&gt;
 |date=2015&lt;br /&gt;
 |lien=&lt;br /&gt;
 |titre=non&lt;br /&gt;
}}&lt;br /&gt;
 |titre-objection-détaillée2 = &lt;br /&gt;
 |titre-objection3 = Si les thèmes fascistes sont publiquement mis en sourdine, ils sont beaucoup plus présents en « off »&lt;br /&gt;
 |résumé-objection3 = {{citation&lt;br /&gt;
 |auteur1=Michel Wieviorka&lt;br /&gt;
 |citation=Le Front national n&#039;a pas tout abandonné de ses inspirations antérieures : le pétanisme, l&#039;antigaullisme, la préférence nationale, le retour à la peine de mort, le refus de l&#039;avortement, le natalisme, etc. Simplement, ces thèmes sont mis en sourdine, nuancés, du moins dans le discours public. En privé, ce peut être très différent. La vieille idéologie n&#039;a pas disparu, elle fonctionne chez certains militants et dirigeants, mais en interne. Elle est parfois aussi dévoilée par accident.&lt;br /&gt;
 |livre=Le Front national, entre extrémisme, populisme et démocratie&lt;br /&gt;
 |édition=Maison des Sciences de l’Homme&lt;br /&gt;
 |lieu=&lt;br /&gt;
 |date=2013&lt;br /&gt;
 |lien=&lt;br /&gt;
 |titre=non&lt;br /&gt;
}}&lt;br /&gt;
 |titre-objection-détaillée3 = &lt;br /&gt;
 |titre-objection4 = Il existe une deuxième ligne au FN, qui garde le fascisme pour héritage&lt;br /&gt;
 |résumé-objection4 = &lt;br /&gt;
{{citation&lt;br /&gt;
 |auteur1=Lutte ouvrière&lt;br /&gt;
 |citation=En réaffirmant qu&#039;il admirait le maréchal Pétain et que les chambres à gaz étaient un « détail de l&#039;histoire de la Seconde Guerre mondiale », Jean-Marie Le Pen a déclenché une crise politique au sein du Front national. [...] cet épisode illustre la coexistence de deux lignes politiques entremêlées au sein du FN. L&#039;une est incarnée par Marine Le Pen, lancée depuis son accession à la tête du parti en 2011 dans l&#039;entreprise dite de « dédiabolisation ». [...] L&#039;autre ligne est celle dont le fondateur du FN ne cesse de rappeler l&#039;existence : la référence au régime de Pétain, l&#039;admiration pour des organisations terroristes d&#039;extrême droite comme l&#039;OAS et la conquête du pouvoir en s&#039;appuyant sur des milices et des moyens extraparlementaires. Même si Marine le Pen a exclu les membres du FN, y compris des cadres, qui affichaient trop ostensiblement leur admiration pour les régimes fascistes ou manifestaient de façon trop grossière leur racisme et leur xénophobie, ce courant reste l&#039;ADN du FN. Il suffit de voir le succès d&#039;estime remporté devant les militants par le vieux Le Pen forçant l&#039;accès à la tribune à l&#039;occasion du rassemblement du 1er mai dernier devant l&#039;Opéra de Paris, alors même qu&#039;il était interdit de discours avant d&#039;être carrément suspendu de son statut d&#039;adhérent.&lt;br /&gt;
 |article=Où va le Front national ?&lt;br /&gt;
 |livre=Lutte de classe&lt;br /&gt;
 |numéro=168&lt;br /&gt;
 |date=mai-juin 2015&lt;br /&gt;
 |lien=https://mensuel.lutte-ouvriere.org/documents/archives/la-revue-lutte-de-classe/serie-actuelle-1993/article/ou-va-le-front-national&lt;br /&gt;
 |titre=non&lt;br /&gt;
}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
{{citation&lt;br /&gt;
 |auteur1=Cédric Piktoroff&lt;br /&gt;
 |citation=La direction du Front national, autour de Marine Le Pen, a fait de grands efforts pour se débarrasser de son image de parti fasciste.‬ ‪Il y a eu une lutte au sein du parti pour faire respecter cette ligne et pour ne pas mettre en avant les éléments les plus liés à son passé fasciste.‬ ‪Mais il y a un noyau dur fasciste au sein du FN et de sa direction.‬ ‪Le FN a discrètement maintenu ses liens avec des groupes violents qui ont la rue comme terrain et a été impliqué dans des attaques violentes contre la gauche.‬&lt;br /&gt;
 |article=La gauche doit mener la lutte contre Le Pen‬&lt;br /&gt;
 |livre=Que faire ?&lt;br /&gt;
 |date=26 avril 2012&lt;br /&gt;
 |lien=http://quefaire.lautre.net/%E2%80%AALa-gauche-doit-mener-la-lutte&lt;br /&gt;
 |titre=non&lt;br /&gt;
}}&lt;br /&gt;
 |titre-objection-détaillée4 = &lt;br /&gt;
 |titre-objection5 = Les relations entre les groupes fascistes et le FN sont devenues moins visibles, mais sont toujours présentes&lt;br /&gt;
 |résumé-objection5 = {{citation&lt;br /&gt;
 |auteur1=Stéphane Lebourg&lt;br /&gt;
 |citation=Marine Le Pen a par ailleurs individualisé, voire privatisé, les relations avec des figures issues de la mouvance radicale. Celles-ci n&#039;ont pas la carte du FN et ne disposent plus de structures militantes mais plutôt d&#039;entreprises, ce qui lui permet d&#039;affirmer que le parti ne serait pas lié à des éléments radicaux. Les anciens du GUD [Groupe union défense] semblent particulièrement impliqués. Le microparti de Marine Le Pen fondé en 2010, Jeanne, est ainsi passé de la direction d&#039;Olivier Duguet à celle d&#039;Alex Lousteau lorsque le premier a été condamné pour escroquerie. Le second, également mis en examen au même motif en 2015, est responsable du cercle Cardinal destiné à prospecter les milieux patronaux, et tout particulièrement ceux des PME-PMI, pour le compte du FN. La communication des candidats frontistes, elle, est entre les mains de Frédéric Chatillon, ancien meneur gudard proche d&#039;Alain Soral. C&#039;est de cette mouvance que vient Minh Tran-Long, ancien de la Fédération d&#039;action nationaliste et européenne (FANE), mouvement ouvertement néonazi, dont l&#039;entreprise a travaillé pour la campagne présidentielle de Marine Le Pen en 2012, ainsi que pour la mairie de Fréjus conquise par le FN en 2014.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les radicaux ne se trouvent pas que parmi les techniciens, comme en témoigne le ralliement de deux ex-mégrétistes : celui d&#039;Emmanuel Leroy, premier conseiller en relations internationales de la jeune présidente, marqué par l&#039;idéologie du GRECE, à la lisière des courants néonazis et NR, ou encore celui de Philippe Olivier, le beau-frère de Marine Le Pen. Enfin, les municipalités FN représentent un réel débouché social pour les radicaux. Les maires FN de Beaucaire et de Cogolin ont fait appel aux identitaires pour gérer leur communication. Le cas le plus intéressant est celui de la mairie de Béziers, conquise par Robert Ménard. Ce dernier a fait campagne en rassemblant toutes les chapelles, du FN au Bloc identitaire en passant par l&#039;Action française. S&#039;installant à la mairie, il a pris des collaborateurs avec des trajectoires très marquées, par exemple André-Yves Beck, ancien de Troisième Voie, Nouvelle Résistance et Unité radicale, puis cadre de la mairie d&#039;Orange, ou Robert Ottaviani, ancien du groupe néonazi Ultime assaut, du FN et de son Département protection et sécurité. Les postes d&#039;assistants parlementaires au Parlement européen ont également permis de placer divers anciens radicaux.&lt;br /&gt;
La relation entre les instances frontistes et l&#039;extrême-droite radicale n&#039;a donc pas pris fin, elle s&#039;est atomisée.&lt;br /&gt;
 |livre=Les faux-semblants du Front national&lt;br /&gt;
 |article=Le Front national et la galaxie des extrêmes droites radicales&lt;br /&gt;
 |édition=Presse de Sciences Po&lt;br /&gt;
 |lieu=Paris&lt;br /&gt;
 |date=2015&lt;br /&gt;
 |lien=&lt;br /&gt;
 |titre=non&lt;br /&gt;
}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
{{citation&lt;br /&gt;
 |auteur1=Sylvain Crépon&lt;br /&gt;
 |auteur2=Alexandre Dézé&lt;br /&gt;
 |auteur3=Nonna Mayer&lt;br /&gt;
 |citation=Marine Le Pen a également mis sur pied une structure périphérique susceptible d&#039;accueillir toute personne souhaitant rallier le FN sans en devenir membre, autrement dit sans endosser le stigmate de la marque frontiste. C&#039;est ainsi que le Rassemblement bleu marine (RBM) a vu le jour en mai 2012 dans la perspective des élections législatives, avant d&#039;être transformé en association en septembre et de servir de structure d&#039;accueil à des transfuges (dont Gilbert Collard et Sébastien Chenu), mais aussi de sigle pour des listes dites d&#039;ouverture lors des élections municipales de 2014, listes sur lesquelles ont pu figurer des personnalités appartenant aux courants monarchistes, identitaires et nationalistes-révolutionnaires de l&#039;extrême-droite... Mais il fait aussi office d&#039; « organisation parapluie » abritant « sous son toit plusieurs sensibilités idéologiques dont le FN, tout à sa stratégie de dédiabolisation, ne souhaite plus assumer la présence en son sein même ».&lt;br /&gt;
 |livre=Les faux-semblants du Front national&lt;br /&gt;
 |article=Redécouvrir le Front national&lt;br /&gt;
 |édition=Presse de Sciences Po&lt;br /&gt;
 |lieu=Paris&lt;br /&gt;
 |date=2015&lt;br /&gt;
 |lien=&lt;br /&gt;
 |titre=non&lt;br /&gt;
}}&lt;br /&gt;
 |titre-objection-détaillée5 = &lt;br /&gt;
 |titre-objection6 = Le FN a toujours des élus se revendiquant du fascisme&lt;br /&gt;
 |résumé-objection6 = {{citation&lt;br /&gt;
 |auteur1=Lutte ouvrière&lt;br /&gt;
 |citation=Marine Le Pen met en avant des candidats bien propres sur eux, plutôt jeunes et bon chic-bon genre. [...] Mais d&#039;autres sont issus de groupes dont les références explicites sont les régimes de Pétain, Mussolini voire même celui de Hitler. La presse a révélé que l&#039;homme qui a ouvert un compte en Suisse pour Cahuzac, Philippe Péninque, est un ancien du GUD, devenu avocat d&#039;affaires et toujours très proche de Marine Le Pen. Le Groupe union défense (GUD) est né de la reconstitution d&#039;Occident dissous en 1968. Actif dans les années 1970 où il faisait le coup de poing contre l&#039;extrême gauche, en sommeil pendant longtemps, ce groupe s&#039;est réactivé ces dernières années.&lt;br /&gt;
 |article=France - L’extrême droite, un danger mortel pour la classe ouvrière&lt;br /&gt;
 |livre=Lutte de classe&lt;br /&gt;
 |numéro=153&lt;br /&gt;
 |date=juillet-août 2013&lt;br /&gt;
 |lien=https://mensuel.lutte-ouvriere.org/documents/archives/la-revue-lutte-de-classe/serie-actuelle-1993/article/france-l-extreme-droite-un-danger&lt;br /&gt;
 |titre=non&lt;br /&gt;
}}&lt;br /&gt;
 |titre-objection-détaillée6 = &lt;br /&gt;
 |titre-objection7 = Il y a une continuité entre la génération de la « dédiabolisation » du FN et l&#039;ancienne&lt;br /&gt;
 |résumé-objection7 = {{citation&lt;br /&gt;
 |auteur1=Lutte ouvrière&lt;br /&gt;
 |citation=Les cadres qui entourent Marine Le Pen à la tête du FN sont des opportunistes capables d&#039;adapter leur stratégie au gré des circonstances. Portés par leurs succès électoraux, ils se sont démarqués avec empressement des déclarations du vieux Le Pen. Dans l&#039;état actuel de la situation politique, ils veulent montrer leur compatibilité avec les institutions républicaines. Ils mettent en avant les personnalités de la société civile qu&#039;ils ont su séduire, l&#039;avocat Collard, député du FN, ou l&#039;ancien journaliste Ménard, nouveau maire de Béziers. Le vice-président du FN et proche conseiller de Marine Le Pen, Florian Philippot, est un énarque, gaulliste et souverainiste qui a démarré sa carrière en soutenant Chevènement en 2002. Ces gens-là aspirent aux ors de la République. Mais la plupart des membres du nouveau comité central du FN, élu en 2011, ont rejoint le FN à l&#039;époque où Le Pen père le dirigeait. Ils n&#039;étaient gênés ni par ses petites phrases ni par son idéologie. À commencer par Marine Le Pen elle-même. Pour ne citer que quelques noms parmi ces nouveaux dirigeants, Stéphane Ravier, 44 ans, sénateur-maire du 7e secteur de Marseille, a adhéré au FN à l&#039;âge de 16 ans, séduit par les idées du vieux Le Pen. Louis Aliot, dont la mère rapatriée d&#039;Algérie était elle-même membre du FN, a fait ovationner lors d&#039;un meeting Bastien-Thiry, organisateur pour l&#039;OAS de l&#039;attentat du Petit-Clamart contre de Gaulle. David Rachline, sénateur-maire de Fréjus de 26 ans, a fait un passage à Égalité et réconciliation, le mouvement identitaire et antisémite d&#039;Alain Soral, avant de s&#039;en éloigner pour policer son image. Quant aux cadres dans l&#039;ombre du FN, ceux qui animent aujourd&#039;hui le micro-parti Jeanne dédié au financement des campagnes de Marine Le Pen ou l&#039;agence Riwal qui organise sa communication, ce sont des anciens du GUD, cette association étudiante d&#039;extrême droite qui faisait le coup de poing dans les années 1970. Tout cela indique la continuité entre la nouvelle génération dirigeante du FN et l&#039;ancienne. Selon les circonstances, les chantres de la dédiabolisation d&#039;aujourd&#039;hui pourraient devenir demain ou après-demain les parrains de milices paramilitaires envoyées contre les travailleurs mobilisés.&lt;br /&gt;
 |article=Où va le Front national ?&lt;br /&gt;
 |livre=Lutte de classe&lt;br /&gt;
 |numéro=168&lt;br /&gt;
 |date=mai-juin 2015&lt;br /&gt;
 |lien=https://mensuel.lutte-ouvriere.org/documents/archives/la-revue-lutte-de-classe/serie-actuelle-1993/article/ou-va-le-front-national&lt;br /&gt;
 |titre=non&lt;br /&gt;
}}&lt;br /&gt;
 |titre-objection8 = La dédiabolisation ne pourra être effective que lorsque le FN renoncera à son héritage fasciste&lt;br /&gt;
 |résumé-objection8 = {{citation&lt;br /&gt;
 |auteur1=Sylvain Crépon&lt;br /&gt;
 |auteur2=Alexandre Dézé&lt;br /&gt;
 |auteur3=Nonna Mayer&lt;br /&gt;
 |citation=La dédiabolisation s&#039;arrête, pour les dirigeants du FN, à la suppression de toute forme de négationnisme, de néonazisme ou d&#039;antisémitisme. De fait, un tel processus ne peut être effectif tant que le FN n&#039;aura pas modifié de manière substantielle son logiciel doctrinal, dont la préférence nationale, qui demeure un principe inconstitutionnel, reste l&#039;élément central. C&#039;est à cette condition, c&#039;est-à-dire en renonçant à son héritage fasciste, que l&#039;ancien parti d&#039;extrême droite [italien], le MSI, est devenu, au terme d&#039;un long processus de transformation, un parti de droite conservateur.&lt;br /&gt;
 |livre=Les faux-semblants du Front national&lt;br /&gt;
 |article=Redécouvrir le Front national&lt;br /&gt;
 |édition=Presse de Sciences Po&lt;br /&gt;
 |lieu=Paris&lt;br /&gt;
 |date=2015&lt;br /&gt;
 |lien=&lt;br /&gt;
 |titre=non&lt;br /&gt;
}}&lt;br /&gt;
 |titre-objection-détaillée7 = &lt;br /&gt;
 |guillemets=oui&lt;br /&gt;
}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
{{argument contre&lt;br /&gt;
 |titre-argument = La tendance fasciste du FN est en voie de marginalisation&lt;br /&gt;
 |niveau-argument = 3&lt;br /&gt;
 |résumé-argument = La tendance fasciste :&lt;br /&gt;
* est de plus en plus minoritaire ;&lt;br /&gt;
* n&#039;a plus d&#039;aura auprès des dirigeants du parti.&lt;br /&gt;
Les militants tenant publiquement des propos fascistes sont exclus.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
{{citation&lt;br /&gt;
 |auteur1=Jean-Yves Camus&lt;br /&gt;
 |citation=Les néo-nazis ne sont plus qu&#039;une infime minorité au sein du FN depuis 1981-82 et leur engagement est purement individuel... À partir de 1985, les sympathisants frontistes aux convictions néo-nazies rejoignent, à sa création, le Parti Nationaliste Français Européen (PNFE)... En règle générale, la durée de l&#039;engagement frontiste des néo-nazis est courte : elle se termine soit par exclusion, soit par départ volontaire en direction des groupuscules.&lt;br /&gt;
 |livre=Le Front national&lt;br /&gt;
 |édition=&lt;br /&gt;
 |lieu=&lt;br /&gt;
 |date=1997&lt;br /&gt;
 |lien=&lt;br /&gt;
 |titre=non&lt;br /&gt;
}}&lt;br /&gt;
 |titre-argument-détaillé = &lt;br /&gt;
 |titre-objection1 = La littérature fasciste circule toujours, de façon dissimulée&lt;br /&gt;
 |résumé-objection1 = {{citation&lt;br /&gt;
 |auteur1=Jean-Yves Camus&lt;br /&gt;
 |citation=Ce n&#039;est pas la propagande frontiste qui relaie les thèmes des fascismes européens, mais les livres recommandés par la presse favorable au FN (et souvent écrits par des membres ou sympathisants du parti), ainsi le réseau de librairies militantes qui vendent par correspondance ou en magasin à ses membres. L&#039;étude des fascismes fait donc partie de la culture historique et idéologique acquise par les mieux formés des adhérents.&lt;br /&gt;
 |livre=Le Front national&lt;br /&gt;
 |édition=&lt;br /&gt;
 |lieu=&lt;br /&gt;
 |date=1997&lt;br /&gt;
 |lien=&lt;br /&gt;
 |titre=non&lt;br /&gt;
}}&lt;br /&gt;
 |titre-objection-détaillée1 = &lt;br /&gt;
 |titre-débat-connexe1 = &lt;br /&gt;
 |titre-objection2 = Le FN n&#039;a pas intérêt à se réclamer du fascisme&lt;br /&gt;
 |résumé-objection2 = {{citation&lt;br /&gt;
 |auteur1=Sylvain Crépon&lt;br /&gt;
 |citation=Le Front national n&#039;ignore pas non plus que les démocraties européennes se sont reconstruites, après la Libération, contre l&#039;idéologie nazie, ses théories racistes, son action exterminatrice. Que toute ambiguité sur la question constitue un préjudice insurmontable pour qui prétend atteindre le pouvoir... Tout à sa stratégie de la dédiabolisation, sa fille souhaiterait quant à elle accéder véritablement au pouvoir. Il lui faut donc présenter des gages de bonne tenue démocratique et, en l&#039;occurrence, républicaine.&lt;br /&gt;
 |livre=Enquête au cœur du nouveau Front national&lt;br /&gt;
 |édition=Nouveau Monde éditions&lt;br /&gt;
 |lieu=Paris&lt;br /&gt;
 |date=2012&lt;br /&gt;
 |lien=&lt;br /&gt;
 |titre=non&lt;br /&gt;
}}&lt;br /&gt;
 |titre-objection-détaillée2 = &lt;br /&gt;
 |titre-objection3 = Alain Soral, bien qu&#039;ayant rompu avec le FN, est très influent auprès des jeunes militants frontistes&lt;br /&gt;
 |résumé-objection3 = &lt;br /&gt;
 |titre-objection-détaillée3 = &lt;br /&gt;
 |titre-objection4 = Le FN peut difficilement se passer des fascistes, car beaucoup sont des cadres compétents&lt;br /&gt;
 |résumé-objection4 = &lt;br /&gt;
 |titre-objection-détaillée4 = &lt;br /&gt;
 |titre-objection5 = Les militants exclus pour fascisme reviennent quand le scandale est oublié&lt;br /&gt;
 |résumé-objection5 = &lt;br /&gt;
 |titre-objection-détaillée5 = &lt;br /&gt;
 |titre-objection6 = L&#039;exclusion des militants pointés du doigt comme fasciste permet au FN de se dédouaner&lt;br /&gt;
 |résumé-objection6 = {{citation&lt;br /&gt;
 |auteur1=Jean-Yves Camus&lt;br /&gt;
 |citation=En règle générale, la durée de l&#039;engagement frontiste des néo-nazis est courte : elle se termine soit par exclusion, soit par départ volontaire en direction des groupuscules. Ceux-ci ont une fonction positive pour l&#039;image du FN : d&#039;une part ils servent de lieu d&#039;accueil aux nostalgiques de l&#039;hitlérisme, peu désirés au sein du parti ; d&#039;autre part, par leur exposition médiatique et les outrances de leur presse, ils démontrent au public l&#039;existence de néo-nazis authentiques et contribuent par là même à respectabiliser l&#039;image du FN.&lt;br /&gt;
 |livre=Le Front National&lt;br /&gt;
 |édition=Milan&lt;br /&gt;
 |lieu=&lt;br /&gt;
 |date=1997&lt;br /&gt;
 |lien=&lt;br /&gt;
 |titre=non&lt;br /&gt;
}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
{{argument contre&lt;br /&gt;
 |titre-argument = Le FN n&#039;a pas de milices armées&lt;br /&gt;
 |niveau-argument = 3&lt;br /&gt;
 |résumé-argument = {{citation&lt;br /&gt;
 |auteur1=Jacques Sapir&lt;br /&gt;
 |citation=Quelles que soient les critiques que l’on peut faire à Mme Marine le Pen, et j’en ai fait quelques unes dans ce carnet, la décence devrait obliger cette même meute de reconnaître qu’il n’y a rien de « fasciste » ni dans son programme ni dans le comportement de son mouvement. Où sont donc les milices armées qui tiendraient les rues ? Depuis des années elles viennent d’une toute autre mouvance que le FN.&lt;br /&gt;
 |article=Mélenchon, la meute et la dignité&lt;br /&gt;
 |date=28 avril 2017&lt;br /&gt;
 |lien=https://russeurope.hypotheses.org/5948&lt;br /&gt;
 |titre=non&lt;br /&gt;
}}&lt;br /&gt;
 |titre-argument-détaillé = &lt;br /&gt;
 |titre-objection1 = Le FN n&#039;a pas besoin d&#039;écraser militairement le mouvement ouvrier, car celui-ci est devenu très faible&lt;br /&gt;
 |résumé-objection1 = {{citation&lt;br /&gt;
 |auteur1=Ligue trotskiste de France&lt;br /&gt;
 |citation=Les conséquences réactionnaires de la contre-révolution sont manifestes. Les partis communistes de masse qui existaient en Italie et en France et qui, même si leur politique était réformiste, étaient tout de même le reflet d’une certaine identification avec la révolution d’Octobre de la part de nombreux ouvriers, ne sont plus que l’ombre d’eux-mêmes. C’est d’ailleurs en grande partie à cause de l’impact du climat de réaction actuel sur la classe ouvrière que la bourgeoisie ne voit pas de menace prolétarienne à l’horizon et qu’elle n’a donc pas besoin du fascisme pour assurer son pouvoir.&lt;br /&gt;
 |article=IG : Les mensonges débiles de menteurs débiles&lt;br /&gt;
 |livre=Le Bolchévik&lt;br /&gt;
 |numéro=161&lt;br /&gt;
 |date=automne 2002&lt;br /&gt;
 |lien=http://www.icl-fi.org/francais/oldsite/IG161.HTM&lt;br /&gt;
 |titre=non&lt;br /&gt;
}}&lt;br /&gt;
 |titre-objection-détaillée1 = &lt;br /&gt;
 |titre-débat-connexe1 = &lt;br /&gt;
 |titre-objection2 = Les moyens de répression de l&#039;État suffisent&lt;br /&gt;
 |résumé-objection2 = {{citation&lt;br /&gt;
 |auteur1=Ligue trotskiste de France&lt;br /&gt;
 |citation=La bourgeoisie n’a pas pour l’instant besoin de se servir des bandes fascistes car sa machine d’Etat « démocratique » est tout à fait adéquate pour accomplir le boulot de répression et de terreur nécessaire pour mater la classe ouvrière.&lt;br /&gt;
 |article=IG : Les mensonges débiles de menteurs débiles&lt;br /&gt;
 |livre=Le Bolchévik&lt;br /&gt;
 |numéro=161&lt;br /&gt;
 |date=automne 2002&lt;br /&gt;
 |lien=http://www.icl-fi.org/francais/oldsite/IG161.HTM&lt;br /&gt;
 |titre=non&lt;br /&gt;
}}&lt;br /&gt;
 |titre-objection-détaillée2 = &lt;br /&gt;
 |titre-objection3 = Le FN n&#039;a actuellement pas besoin de groupes armés, mais cela pourrait changer&lt;br /&gt;
 |résumé-objection3 = {{citation&lt;br /&gt;
 |auteur1=Ligue trotskiste de France&lt;br /&gt;
 |citation=Quand on parle de fascisme, pour des marxistes cela veut dire des bandes armées extra-parlementaires, des masses de petits bourgeois ruinés et enragés par la crise, mobilisées par le grand capital pour écraser le mouvement ouvrier organisé. C’étaient les chemises noires de Mussolini en 1922, les SA de Hitler en 1933. Il est nécessaire d’insister que pour le moment nous n’en sommes pas là parce que la classe ouvrière est loin de menacer directement le pouvoir de la bourgeoisie : le Front national en France est un phénomène essentiellement électoral. Aujourd’hui l’immense majorité des crimes racistes dans ce pays sont commis par des flics dans l’exercice de leurs fonctions, pas par des fascistes en tant que tels. [...] Mais les choses pourraient changer si la crise économique et sociale s’approfondit. Il n’y a en effet pas besoin de gratter bien loin pour voir au FN un aspect beaucoup plus sinistre que de la simple gesticulation électorale. Le secrétaire départemental du FN pour la Haute-Vienne, un certain Vincent Gérard, s’est fait pincer le mois dernier pour avoir attaqué avec d’autres militants du FN à coups de couteau et de batte de base-ball un bar fréquenté par des militants de gauche. Pas plus tard que samedi dernier, deux musulmans âgés de 70 ans ont été tabassés par des skinheads se revendiquant de Le Pen à Amiens.&lt;br /&gt;
 |article=Victoire de Hollande : cinq ans de sale boulot en perspective&lt;br /&gt;
 |livre=Le Bolchévik&lt;br /&gt;
 |numéro=200&lt;br /&gt;
 |date=juin 2012&lt;br /&gt;
 |lien=http://www.icl-fi.org/print/francais/lebol/200/frontpop.html&lt;br /&gt;
 |titre=non&lt;br /&gt;
}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
{{citation&lt;br /&gt;
 |auteur1=Lutte ouvrière&lt;br /&gt;
 |citation=L&#039;avenir du FN, entre une évolution vers un grand parti d&#039;extrême droite particulièrement réactionnaire mais intégré dans le jeu parlementaire, et une formation fascisante s&#039;attaquant à la classe ouvrière et aux militants de gauche, ne se déterminera pas dans l&#039;affrontement tragi-comique interne à la famille Le Pen, ni même en interne au FN. La question sera tranchée par la situation économique et ses conséquences sociales. Si l&#039;aggravation de la crise et l&#039;intensification des attaques portées par la bourgeoisie finissent par déclencher des mobilisations sociales et des affrontements entre la classe ouvrière et la bourgeoisie, ou une radicalisation de la petite bourgeoisie frappée par la crise, les partisans des méthodes musclées à l&#039;extrême droite, autrement dit des méthodes de type fasciste, seront alors disponibles et renforcés. Les cadres qui entourent Marine Le Pen à la tête du FN sont des opportunistes capables d&#039;adapter leur stratégie au gré des circonstances. [...] Selon les circonstances, les chantres de la dédiabolisation d&#039;aujourd&#039;hui pourraient devenir demain ou après-demain les parrains de milices paramilitaires envoyées contre les travailleurs mobilisés.&lt;br /&gt;
 |article=Où va le Front national ?&lt;br /&gt;
 |livre=Lutte de classe&lt;br /&gt;
 |numéro=168&lt;br /&gt;
 |date=mai-juin 2015&lt;br /&gt;
 |lien=https://mensuel.lutte-ouvriere.org/documents/archives/la-revue-lutte-de-classe/serie-actuelle-1993/article/ou-va-le-front-national&lt;br /&gt;
 |titre=non&lt;br /&gt;
}}&lt;br /&gt;
 |titre-objection-détaillée3 = &lt;br /&gt;
 |guillemets=oui&lt;br /&gt;
}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
{{argument contre&lt;br /&gt;
 |titre-argument = Le FN n&#039;a pas pour objectif de façonner un ordre nouveau&lt;br /&gt;
 |niveau-argument = 3&lt;br /&gt;
 |résumé-argument = {{citation&lt;br /&gt;
 |auteur1=No pasaran&lt;br /&gt;
 |citation=Le FN n’est pas un parti fasciste, au sens historique du terme, car il n’a pas pour vocation de proposer un « ordre nouveau », ayant des finalités totalitaires, motivé par des penchants révolutionnaires ; au contraire il œuvre plutôt vers un retour des « valeurs traditionnelles », et ce pour endiguer la décadence dans laquelle évoluerait actuellement la société française ; il est donc un parti réactionnaire ou ultra-réactionnaire. Le FN n’a pas pour objectif de façonner un « homme nouveau ».&lt;br /&gt;
 |article=Le Front National : fascisme et réaction ?&lt;br /&gt;
 |date=1992&lt;br /&gt;
 |lien=http://nopasaran.samizdat.net/spip.php?article277&lt;br /&gt;
 |titre=non&lt;br /&gt;
}}&lt;br /&gt;
 |titre-argument-détaillé = &lt;br /&gt;
 |titre-débat-connexe = &lt;br /&gt;
 |titre-objection1 = &lt;br /&gt;
 |résumé-objection1 = &lt;br /&gt;
 |titre-objection-détaillée1 = &lt;br /&gt;
 |titre-débat-connexe1 = &lt;br /&gt;
 |titre-objection2 = &lt;br /&gt;
 |résumé-objection2 = &lt;br /&gt;
 |titre-objection-détaillée2 = &lt;br /&gt;
 |titre-débat-connexe2 = &lt;br /&gt;
 |titre-objection3 = &lt;br /&gt;
 |résumé-objection3 = &lt;br /&gt;
 |titre-objection-détaillée3 = &lt;br /&gt;
 |titre-débat-connexe3 = &lt;br /&gt;
 |guillemets=oui&lt;br /&gt;
}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
{{argument contre&lt;br /&gt;
 |titre-argument = Le FN est un parti intégré dans le jeu électoral&lt;br /&gt;
 |niveau-argument = 3&lt;br /&gt;
 |résumé-argument = Les fascistes ont pris le pouvoir par la force (Marche sur Rome pour Mussolini ; Nuit de cristal pour Hitler ; guerre civile pour Franco). Ce n&#039;est pas l&#039;ambition du FN, qui ne cherche pas à prendre le pouvoir autrement que par les élections.&lt;br /&gt;
 |titre-argument-détaillé = &lt;br /&gt;
 |titre-objection1 = Hitler et Mussolini se sont aussi présentés aux élections&lt;br /&gt;
 |résumé-objection1 = {{citation&lt;br /&gt;
 |auteur1=Internationalist Group&lt;br /&gt;
 |citation=Les nazis de Hitler ont joué le jeu électoral de la bourgeoisie, et ne l’ont abandonné qu’après s’être saisis du pouvoir.&lt;br /&gt;
 |article=National Front At Forefront of Capitalist Drive Toward “Strong State” in France &lt;br /&gt;
 |livre=The Internationalist&lt;br /&gt;
 |numéro=&lt;br /&gt;
 |date=8 juin 2002&lt;br /&gt;
 |lien=http://www.internationalist.org/nationalfront&amp;amp;strongstate0602.html&lt;br /&gt;
 |titre=non&lt;br /&gt;
}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
 |titre-objection2 = c&#039;est juste une question tactique&lt;br /&gt;
 |résumé-objection1 = {{citation&lt;br /&gt;
 |auteur1=Robert Soucy&lt;br /&gt;
 |citation=Hitler était profondément nationaliste et, à la suite du putsch de Munich en 1923, il choisit d&#039;atteindre le pouvoir par la voie électorale. Dans les années vingt et trente, les responsables fascistes français faisaient preuve d&#039;une aussi grande flexibilité et n&#039;en étaient pas moins fascistes pour autant... Quand l&#039;orage frondait, ils affichaient de manière plus voyante leur hostilité à la démocratie et penchaient davantage pour « l&#039;action »...&lt;br /&gt;
Les fascistes prenaient souvent un ton docte et pieux lorsqu&#039;ils parlaient d&#039;entreprendre le renouveau « spirituel de la France, en réalité, leurs objectifs fondamentaux étaient très nettement matérialistes. Se posant  en moralisateurs, ils dénonçaient l&#039;hédonisme et honoraient l&#039;esprit d&#039;abnégation qui régnait pendant la Première Guerre mondiale et, d&#039;un autre côté, leurs programmes défendaient la propriété privée, une politique fiscale très modérée et la hiérarchie sociale. …&lt;br /&gt;
 |livre=Le Fascisme français, 1924-1933&lt;br /&gt;
 |pages=320 et 321&lt;br /&gt;
 |date=1992&lt;br /&gt;
  |titre=non&lt;br /&gt;
}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
{{citation&lt;br /&gt;
 |auteur1=Cédric Piktoroff&lt;br /&gt;
 |citation=Bien qu’il leur fallut mettre l’accent à tel ou tel moment sur l’une ou l’autre de ces tactiques, Hitler comme Mussolini ont combiné la construction d’une force violente sur le terrain et la constitution d’une façade politique « respectable ». Dans des contextes différents, ces deux mouvements ont connu des courbes de développement semblables : construction de groupes de combats en réaction à la puissance des organisations ouvrières, recherche de support électoral et construction d’un mouvement de masse basé sur la petite bourgeoisie déclassée, ralliement de forces de la bourgeoisie jusqu’alors hésitantes et accession au pouvoir, destruction physique des forces du mouvement ouvrier et des acquis démocratiques. Les tentatives de coups d’Etat s’étant avérées infructueuses et la voie électorale insuffisante pour leur amener une majorité de voix, Hitler comme Mussolini sont d’abord arrivés aux affaires par des alliances parlementaires avec des partis libéraux et conservateurs, dont ils se sont débarrassés une fois leur pouvoir consolidé. En janvier 1933, le mois où Hitler fut nommé chancelier, le socialiste Hilferding proclama « la chute du fascisme », assurant que « la légalité sera sa perte ». Hilferding mourut huit ans plus tard entre les mains de la Gestapo et sa femme fut assassinée à Auschwitz. Loin de le supprimer, le légalisme est un élément de la stratégie du fascisme dans sa marche vers la prise du pouvoir.&lt;br /&gt;
 |article=F comme fascistes, N comme Nazis !&lt;br /&gt;
 |livre=Que faire ?&lt;br /&gt;
 |date=9 avril 2011&lt;br /&gt;
 |lien=http://quefaire.lautre.net/F-comme-fascistes-N-comme-Nazis&lt;br /&gt;
 |titre=non&lt;br /&gt;
}}&lt;br /&gt;
 |titre-objection-détaillée1 = &lt;br /&gt;
 |titre-débat-connexe1 = &lt;br /&gt;
 |titre-objection2 = Le FN joue le jeu électoral seulement pour acquérir une large audience&lt;br /&gt;
 |résumé-objection2 = {{citation&lt;br /&gt;
 |auteur1=Cédric Piktoroff&lt;br /&gt;
 |citation=Le fascisme est un mouvement dynamique qui doit être compris dans son processus de développement. Si le FN met aujourd’hui davantage l’accent sur son activité électorale que sur l’activisme contre les immigrés et le mouvement ouvrier, c’est que cela constitue la tactique la mieux adaptée pour acquérir une audience dans une situation où la capacité de la classe dominante à diriger la société commence seulement à vaciller. Il nous faut donc identifier l’endroit où réside dans la situation présente la possibilité de construction d’un parti fasciste de masse. Dire que le FN n’est pas un parti fasciste en ne considérant que son étape actuelle de développement, c’est croire que la situation politique et sociale ne peut que rester stable. Or, la crise du capitalisme n’est plus seulement une possibilité évoquée par une poignée d’irréductibles révolutionnaires. Elle commence à façonner la réalité de façon de plus en plus palpable, accentuant l’instabilité sociale et politique tout comme les confrontations de masse.&lt;br /&gt;
 |article=F comme fascistes, N comme Nazis !&lt;br /&gt;
 |livre=Que faire ?&lt;br /&gt;
 |date=9 avril 2011&lt;br /&gt;
 |lien=http://quefaire.lautre.net/F-comme-fascistes-N-comme-Nazis&lt;br /&gt;
 |titre=non&lt;br /&gt;
}}&lt;br /&gt;
 |titre-objection-détaillée2 = &lt;br /&gt;
 |titre-objection3 = Le FN pourrait être amené à prendre le pouvoir par la force dans un contexte de crise sociale aiguë&lt;br /&gt;
 |résumé-objection3 = {{citation&lt;br /&gt;
 |auteur1=Ligue trotskiste de France&lt;br /&gt;
 |citation=Le FN de Marine Le Pen se présente pour le moment principalement comme un phénomène électoral centré sur le nationalisme français et le racisme anti-arabe. Mais cette posture ne réussit pas à dissimuler le fait que le FN est infesté de nervis fascistes, comme le montre le nombre impressionnant de candidats aux élections municipales que Le Pen a été obligée de retirer de ses listes après qu’ils se furent révélés sous leur vrai jour, avec tatouages à la gloire des Waffen SS et autres insignes nazis. Leur posture parlementaire peut donc vite changer avec l’aggravation de la crise économique et sociale et la consolidation par le FN d’une base active dans le pays.&lt;br /&gt;
 |article=Les trahisons des directions du mouvement ouvrier attisent la réaction&lt;br /&gt;
 |livre=Le Bolchévik&lt;br /&gt;
 |numéro=207&lt;br /&gt;
 |date=mars 2014&lt;br /&gt;
 |lien=http://www.icl-fi.org/print/francais/lebol/207/dieudonne.html&lt;br /&gt;
 |titre=non&lt;br /&gt;
}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
{{citation&lt;br /&gt;
 |auteur1=Cédric Piktoroff&lt;br /&gt;
 |citation=Les années 20 et 30 furent marquées par des périodes de polarisation aigüe, et le fascisme prit son essor à travers la peur qu’inspira à la petite bourgeoisie puis au grand capital la poussée révolutionnaire du mouvement ouvrier. Aujourd’hui, les fascistes ont pris acte d’un changement stratégique fondamental : ils doivent d’abord rechercher la respectabilité électorale avant d’espérer pouvoir transformer leur soutien en mouvement de masse. Avant de viser à rassurer les capitalistes en leur montrant qu’ils peuvent gouverner le pays en défendant leurs intérêts, la recherche d’audience électorale constitue pour les fascistes, plus encore qu’hier, une condition pour pouvoir construire un mouvement populaire et indépendant. Pour le noyau fasciste qui dirige le FN, la possibilité d’une stratégie plus brutale reste ouverte, lorsque les circonstances se montreront plus favorables. L’accent mis sur l’activité électorale plutôt que sur les méthodes violentes est davantage une stratégie imposée par la situation qu’une remise en cause des buts poursuivis.&lt;br /&gt;
 |article=F comme fascistes, N comme Nazis !&lt;br /&gt;
 |livre=Que faire ?&lt;br /&gt;
 |date=9 avril 2011&lt;br /&gt;
 |lien=http://quefaire.lautre.net/F-comme-fascistes-N-comme-Nazis&lt;br /&gt;
 |titre=non&lt;br /&gt;
}}&lt;br /&gt;
 |titre-objection-détaillée4 = &lt;br /&gt;
 |titre-objection4 = &lt;br /&gt;
 |résumé-objection4 = &lt;br /&gt;
 |titre-objection-détaillée4 = &lt;br /&gt;
 |guillemets=oui&lt;br /&gt;
}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
{{argument contre&lt;br /&gt;
 |titre-argument = Le FN est un parti national-populiste&lt;br /&gt;
 |niveau-argument = 3&lt;br /&gt;
 |résumé-argument = {{citation&lt;br /&gt;
 |auteur1=Nicolas Lebourg&lt;br /&gt;
 |auteur2=Joël Gombin&lt;br /&gt;
 |auteur3=Stéphane François&lt;br /&gt;
 |auteur4=Alexandre Dézé&lt;br /&gt;
 |auteur5=Jean-Yves Camus&lt;br /&gt;
 |auteur6=Gaël Brustier&lt;br /&gt;
 |citation=La dynastie Le Pen incarne un courant bien spécifique de l&#039;extrême droite : le national-populisme, qui s&#039;est cristallisé lors de la vague boulangiste (1887-1889) et constitue depuis la tendance la plus classique de l&#039;extrême droite en France. Le national-populisme conçoit l&#039;évolution politique comme une décadence dont seul le peuple, sain, peut préserver la nation. Privilégiant le rapport direct entre le sauveur et le peuple, par-delà les clivages et les institutions parasites censées menacer de mort la nation, le national-populisme se réclame de la défense du petit peuple, du « Français moyen » de « bon sens », face à la trahison d&#039;élites, fatalement corrompues. Il fait l&#039;apologie d&#039;un nationalisme fermé, se met en quête d&#039;une unité nationale mythique et est « altérophobe ». Il réunit des valeurs sociales de gauche et des valeurs politiques de droite (ordre, autorité, etc.). Bien qu&#039;il recoure à une esthétique verbale socialisante, il prône l&#039;union de tous après l&#039;exclusion de l&#039;infime couche de profiteurs traîtres à la patrie, ce qui implique de rompre avec l&#039;idéologie de la lutte des classes. Pour faire coïncider la nation et le peuple, il effectue des permutations entre les sens du mot « peuple ». Le peuple, c&#039;est le &#039;&#039;demos&#039;&#039;, l&#039;unité politique ; c&#039;est également l&#039;&#039;&#039;ethnos&#039;&#039;, l&#039;unité biologique ; c&#039;est encore un corps social, les « classes populaires » ; et c&#039;est enfin la « plèbe », les masses. L&#039;extrême droite national-populiste joue sur la confusion entre toutes ces significations.&lt;br /&gt;
 |article=Le FN, un national populisme&lt;br /&gt;
 |livre=Le Monde&lt;br /&gt;
 |numéro=&lt;br /&gt;
 |date=5 octobre 2013&lt;br /&gt;
 |lien=http://abonnes.lemonde.fr/idees/article/2013/10/05/le-fn-un-national-populisme_3490433_3232.html&lt;br /&gt;
 |titre=non&lt;br /&gt;
}}&lt;br /&gt;
 |titre-argument-détaillé = &lt;br /&gt;
 |titre-objection1 = Le terme « populiste » n&#039;est pas rigoureusement défini&lt;br /&gt;
 |résumé-objection1 = {{citation&lt;br /&gt;
 |auteur1=Michel Wieviorka&lt;br /&gt;
 |citation=Le recours à la qualification de populisme et à ses variantes, le national-populisme, selon le néologisme formé par Pierre-André Taguieff (1984) ou bien encore le néo-populisme, selon le titre de l&#039;histoire du FN proposée par Erwan Lecoeur (2003), pose plusieurs problèmes. Le premier tient au flou qui entoure ce terme : on ne sait jamais très bien si son usage correspond à une exigence scientifique, ou au sens commun ou journalistique. La littérature spécialisée regorge de livres et d&#039;articles s&#039;efforçant d&#039;affronter ce problème.&lt;br /&gt;
 |livre=Le Front national, entre extrémisme, populisme et démocratie&lt;br /&gt;
 |édition=Maison des Sciences de l’Homme&lt;br /&gt;
 |lieu=&lt;br /&gt;
 |date=2013&lt;br /&gt;
 |lien=&lt;br /&gt;
 |titre=non&lt;br /&gt;
}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
{{citation&lt;br /&gt;
 |auteur1=Michael Löwy&lt;br /&gt;
 |auteur2=Francis Sitel&lt;br /&gt;
 |citation=La confusion des repères et le brouillage du clivage gauche/droite sont permis et aggravés par l’usage fort répandu de la notion de populisme. En Amérique latine, au cours de la période allant des années 1930 aux années 1960 le terme de populisme correspondait à une réalité spécifique : des gouvernements nationaux populaires ou des mouvements rassemblés autour de figures charismatiques – Vargas, Perón, Cardenas – disposant d’un soutien populaire important et développant une rhétorique anti-impérialiste. Or, l’usage qui est fait du terme aujourd’hui en France et en Europe est vague et imprécis. Ainsi, à propos du Front national, P.-A. Taguieff définit le populisme comme « un style rhétorique qui est lié directement à l’appel au peuple ». D’autres politologues réfèrent le populisme à « une position politique qui se situe du côté du peuple contre les élites » : une caractérisation qui peut convenir pour presque tous les partis et mouvements !&lt;br /&gt;
 |article=Le Front national dans une perspective européenne&lt;br /&gt;
 |livre=Contretemps&lt;br /&gt;
 |numéro=&lt;br /&gt;
 |date=17 octobre 2016&lt;br /&gt;
 |lien=https://www.contretemps.eu/fn-europe-fascisme/&lt;br /&gt;
 |titre=non&lt;br /&gt;
}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
{{citation&lt;br /&gt;
 |auteur1=Michel Wieviorka&lt;br /&gt;
 |citation=La référence au terme de populisme renvoie à une histoire qui convoque les Narodniki russes des années 1840-1880, marchant vers le peule pour assurer la rédemption du pays à partir des campagnes (Venturi 1972) ; le People&#039;s Party des petits paysans du Sud, du Middle West et de l&#039;Ouest des Etats-Unis, en lutte contre la haute finance et les grandes compagnies et plaidant pour le bimétallisme ; les mouvements et les régimes des années 1930 à 1960 dans toute l&#039;Amérique latine, etc. Mais ces acteurs sont fort différents les uns des autres. Il est hasardeux d&#039;en proposer un concept fédérateur. [...] Situer principalement le FN dans leur sillage, c&#039;est risquer de passer à côté de bien des spécificités des uns et des autres. Or, comme le souligne Annie Collovald avec détermination (Collovald 2003), c&#039;est aussi minimiser d&#039;autres lignées historiques, le fascisme, le pétainisme et Vichy, l&#039;OAS, l&#039;appel à une violence qui, contrairement à celle des Narodniki ayant viré au terrorisme, ne peut prétendre en aucune façon être émancipatrice, c&#039;est gommer le caractère d&#039;extrême droite du Front national.&lt;br /&gt;
 |livre=Le Front national, entre extrémisme, populisme et démocratie&lt;br /&gt;
 |édition=Maison des Sciences de l’Homme&lt;br /&gt;
 |lieu=&lt;br /&gt;
 |date=2013&lt;br /&gt;
 |lien=&lt;br /&gt;
 |titre=non&lt;br /&gt;
}}&lt;br /&gt;
{{citation&lt;br /&gt;
 |auteur1=Alaxandre Dézé&lt;br /&gt;
 |citation=Cependant, on peut s&#039;étonner de voir resurgir la notion de « populisme » pour qualifier le parti de Marine Le Pen, tant les mises au point académiques sur le sujet ont été nombreuses par le passé. D&#039;une part, en effet, le terme a perdu toute signification à force d&#039;être utilisé pour désigner un ensemble toujours plus large de personnalités ou de phénomènes (de Margaret Thatcher au chanteur Renaud, de Bernard Tapie au guide Michelin, du général Boulanger à Internet, de Lech Walesa au mouvement altermondialiste, etc.). D&#039;autre part, le plus petit dénominateur commun entre ses multiples manifestations réside dans un style politique d&#039;appel au peuple – style qui ne saurait être considéré comme une nouveauté au FN, il faut donc admettre que cette notion est impropre à qualifier le parti de Marine Le Pen, même si la présidente du parti le revendique pour elle-même (précisément parce qu&#039;elle est moins « stigmatisante » que l&#039;étiquette d&#039;extrême droite qui est généralement accolée au FN).&lt;br /&gt;
 |livre=Le Front national : à la conquête du pouvoir ?&lt;br /&gt;
 |édition=Armand Colin&lt;br /&gt;
 |lieu=&lt;br /&gt;
 |date=2012&lt;br /&gt;
 |lien=&lt;br /&gt;
 |titre=non&lt;br /&gt;
}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
 |titre-objection-détaillée1 = &lt;br /&gt;
 |titre-débat-connexe1 = &lt;br /&gt;
 |titre-objection2 = Le terme « populiste » ne renvoie qu&#039;à une partie des idées du FN&lt;br /&gt;
 |résumé-objection2 = {{citation&lt;br /&gt;
 |auteur1=Alexandre Dézé&lt;br /&gt;
 |citation=On peut s&#039;étonner de voir resurgir la notion de « populisme » pour qualifier le parti de Marine Le Pen, tant les mises au point académiques sur le sujet ont été nombreuses par le passé. D&#039;une part, en effet, le terme a perdu toute signification à force d&#039;être utilisé pour désigner un ensemble toujours plus large de personnalités ou de phénomènes (de Margaret Thatcher au chanteur Renaud, de Bernard Tapie au guide Michelin, du général Boulanger à Internet, de Lech Walesa au mouvement altermondialiste, etc.). D&#039;autre part, le plus petit dénominateur commun entre ses multiples manifestations réside dans un style politique d&#039;appel au peuple – style qui ne saurait être considéré comme une nouveauté au FN. Il faut donc admettre que cette notion est impropre à qualifier le parti de Marine Le Pen, même si la présidente du parti le revendique pour elle-même, précisément parce qu&#039;elle est moins « stigmatisante » que l&#039;étiquette d&#039;extrême droite qui est généralement accolée au FN.&lt;br /&gt;
 |livre=Le Front national : à la conquête du pouvoir ?&lt;br /&gt;
 |édition=Armand Colin&lt;br /&gt;
 |lieu=Paris&lt;br /&gt;
 |date=2012&lt;br /&gt;
 |lien=&lt;br /&gt;
 |titre=non&lt;br /&gt;
}}&lt;br /&gt;
 |titre-objection-détaillée2 = &lt;br /&gt;
 |titre-objection3 = Le populisme ne s&#039;installe pas durablement dans le paysage politique&lt;br /&gt;
 |résumé-objection3 = {{citation&lt;br /&gt;
 |auteur1=Michel Wieviorka&lt;br /&gt;
 |citation=Il faut tirer quelques leçons de ces indications encore élémentaires. La première est que contrairement au « boulangisme » ou au « poujadisme », le FN est inscrit dans la durée, capable de survivre à des changements importants, tant internes (scission de 1998 ou succession de 2011), que dans son environnement politique, social, culturel. [...] L&#039;adjectif « populiste » n&#039;en demeure pas moins souvent appliqué. Mais, en règle générale, le populisme ne s&#039;installe pas durablement, c&#039;est plutôt un moment, une configuration qui correspond à un état singulier d&#039;une société. Ce n&#039;est pas le cas avec le Front national.&lt;br /&gt;
 |livre=Le Front national, entre extrémisme, populisme et démocratie&lt;br /&gt;
 |édition=Maison des Sciences de l’Homme&lt;br /&gt;
 |lieu=&lt;br /&gt;
 |date=2013&lt;br /&gt;
 |lien=&lt;br /&gt;
 |titre=non&lt;br /&gt;
}}&lt;br /&gt;
 |titre-objection-détaillée3 = &lt;br /&gt;
 |titre-objection4 = L&#039;usage du terme « populisme » sert à éviter de qualifier le FN de raciste&lt;br /&gt;
 |résumé-objection4 = {{citation&lt;br /&gt;
 |auteur1=Michael Löwy&lt;br /&gt;
 |auteur2=Francis Sitel&lt;br /&gt;
 |citation=Quand on l’applique au Front national (ou à d’autres partis européens d’extrême droite) ce pseudo concept [de populisme] devient un euphémisme trompeur qui permet – délibérément ou non – de les légitimer, les rendant plus acceptables, voire appelant – car qui refuse d’être pour le peuple contre les élites ? – à écarter les termes dérangeants de racisme, xénophobie, fascisme, ou extrême-droite.&lt;br /&gt;
 |article=Le Front national dans une perspective européenne&lt;br /&gt;
 |livre=Contretemps&lt;br /&gt;
 |numéro=&lt;br /&gt;
 |date=17 octobre 2016&lt;br /&gt;
 |lien=https://www.contretemps.eu/fn-europe-fascisme/&lt;br /&gt;
 |titre=non&lt;br /&gt;
}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
{{citation&lt;br /&gt;
 |auteur1=Jean Quatremer&lt;br /&gt;
 |citation=Pour contourner le véritable interdit moral qui empêche désormais toute assimilation du FN français ou du FPÖ autrichien au fascisme, les « intellectuels » ont inventé le mot de « populisme », jugé historiquement plus « neutre » et moins polémique. Quelle erreur ! Ce faisant, on a légitimé un peu plus ces partis : dans « populisme », il y a peuple et le FN, par exemple, en joue pour affirmer qu’il est le parti du peuple. Ce terme qui se veut méprisant valide en réalité son discours : d’un côté, il y aurait un parti populiste ou « anti-establishment », pour reprendre une expression de Le Pen père, à l’écoute du peuple, de l’autre « l’UMPS » représentant les élites. Le mot « populisme » donne une façade aimable à des partis qui détestent les valeurs européennes d’égalité, de liberté, de fraternité léguées par la Révolution française. S’interdire de nommer ce que l’on combat, c’est s’interdire tout simplement de le combattre : si les jeunes sont attirés par ces partis, c’est aussi parce qu’ils sont sans filiation encombrante, qu’ils paraissent neufs alors, ce qui leur permet de se revendiquer des traditions nationales les plus nobles, comme le fait sans vergogne le FN avec De Gaulle et Jaurès.&lt;br /&gt;
 |article= Le fascisme à visage humain&lt;br /&gt;
 |date=17 octobre 2016&lt;br /&gt;
 |lien=http://bruxelles.blogs.liberation.fr/2015/05/06/le-fascisme-visage-humain/&lt;br /&gt;
 |titre=non&lt;br /&gt;
}}&lt;br /&gt;
 |titre-objection-détaillée4 = &lt;br /&gt;
 |titre-objection5 = L&#039;usage du terme « populisme » sert à amalgamer extrême droite et gauche radicale&lt;br /&gt;
 |résumé-objection5 = {{citation&lt;br /&gt;
 |auteur1=Michael Löwy&lt;br /&gt;
 |auteur2=Francis Sitel&lt;br /&gt;
 |citation=En France et en Europe le mot populisme est aussi délibérément utilisé par certains idéologues et médias comme un moyen de mystification, qui permet d’opérer un amalgame entre l’extrême droite et la gauche radicale, par exemple le Front de gauche, de mettre en regard d’un populisme de droite un populisme de gauche, sous prétexte que les deux s’opposent aux politiques néolibérales et à la construction européenne…&lt;br /&gt;
 |article=Le Front national dans une perspective européenne&lt;br /&gt;
 |livre=Contretemps&lt;br /&gt;
 |numéro=&lt;br /&gt;
 |date=17 octobre 2016&lt;br /&gt;
 |lien=https://www.contretemps.eu/fn-europe-fascisme/&lt;br /&gt;
 |titre=non&lt;br /&gt;
}}&lt;br /&gt;
 |titre-objection-détaillée5 = &lt;br /&gt;
 |guillemets=oui&lt;br /&gt;
}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
{{Métabalises débat|sujet=le caractère fasciste ou non du Front national|mots-clés=front, national, FN, fasciste}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
__NOTOC__&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Sverdlov</name></author>
	</entry>
	<entry>
		<id>https://fr.wikidebates.org/w/index.php?title=Le_Rassemblement_national_est-il_un_parti_fasciste_%3F&amp;diff=3130</id>
		<title>Le Rassemblement national est-il un parti fasciste ?</title>
		<link rel="alternate" type="text/html" href="https://fr.wikidebates.org/w/index.php?title=Le_Rassemblement_national_est-il_un_parti_fasciste_%3F&amp;diff=3130"/>
		<updated>2017-05-07T16:41:20Z</updated>

		<summary type="html">&lt;p&gt;Sverdlov : &lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;{{Tableau pour/contre FN}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Arguments POUR ==&lt;br /&gt;
{{argument pour&lt;br /&gt;
 |titre-argument = Le FN est un parti nationaliste&lt;br /&gt;
 |niveau-argument = 3&lt;br /&gt;
 |résumé-argument = {{citation&lt;br /&gt;
 |auteur1=Pierre Tourev&lt;br /&gt;
 |citation=Comme son nom l&#039;indique clairement, le nationalisme est l&#039;un des piliers du Front national. Le FN se qualifie lui-même de « parti patriote ». C&#039;est un parti nationaliste qui glorifie le mythe de la nation. Marine Le Pen a même accepté le qualificatif de « nationaliste-populiste ». Ce nationalisme se manifeste principalement autour de deux thèmes, de deux boucs-émissaires extérieurs qui seraient la cause de tous les problèmes que rencontre la société française :&lt;br /&gt;
# L&#039;immigration rendue responsable du chômage, des déficits et de l&#039;insécurité. Elle est présentée comme une menace pour l&#039;identité nationale. En conséquence et logiquement le FN entend donner la priorité aux Français : « la priorité nationale ».&lt;br /&gt;
# L&#039;Union européenne et l&#039;euro considérés comme sources de contraintes et responsables de la perte d&#039;une indépendance qu&#039;il faudrait reconquérir.&lt;br /&gt;
Il en résulte des positions souverainistes et protectionnistes.&lt;br /&gt;
 |article=Le Front national. Est-ce un parti fasciste, populiste, nationaliste, poujadiste ou d&#039;extrême droite ?&lt;br /&gt;
 |date=9 mars 2017&lt;br /&gt;
 |lien=http://www.toupie.org/Textes/Front_national.htm&lt;br /&gt;
 |titre=non&lt;br /&gt;
}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
{{citation&lt;br /&gt;
 |auteur1=Anonyme&lt;br /&gt;
 |citation=Le Parti national fasciste et le Front national partagent la même conception de la nation. Par opposition au matérialisme marxiste, la nation a une valeur absolue. Elle n’est pas un simple regroupement d’humains constitué au hasard des migrations, mais un « organisme » constitué d’individus appartenant à une même ethnie et partageant des valeurs communes. De même dans la vision de la France de Vichy, l’individu n’existe qu’en tant que membre de groupes : famille, région, métier, qui tous forment la nation française. Il ne s’agit pas, dans le fascisme italien de 1921, de racisme systématique comme dans le nazisme. Même après l’arrivée au pouvoir, la doctrine fasciste, qui à ce moment-là s’oppose à la démocratie classique, continue à dire que la nation est « &#039;&#039;non pas une race (razza), ni une région géographiquement délimitée, mais une lignée (schiatta) qui se perpétue au cours de l’histoire, une multitude réunie autour d’une idée, qui est volonté d’existence et de puissance : conscience de soi, personnalité.&#039;&#039; ». Cela changera au cours des années 30 : le fascisme deviendra officiellement raciste, et en particulier antisémite. Le Pen est en quelque sorte en avance sur Mussolini puisqu’il a reconnu qu’il ne croyait pas à l’égalité des races. Cela dit, son programme officiel est plutôt centré, comme le programme fasciste, sur la notion d’une communauté d’individus, homogène sur le plan ethnique et unie par des valeurs communes. Un étranger, s’il accepte toutes ces valeurs, peut rejoindre cette communauté dans certaines conditions, en particulier après une mise à l’épreuve.&lt;br /&gt;
 |article= Le Pen et le fascisme : une comparaison des programmes &lt;br /&gt;
 |date=1er mai 2002&lt;br /&gt;
 |lien=http://1libertaire.free.fr/LePenFascisteQuid.html&lt;br /&gt;
 |titre=non&lt;br /&gt;
}}&lt;br /&gt;
 |titre-argument-détaillé = &lt;br /&gt;
 |titre-objection1 = &lt;br /&gt;
 |résumé-objection1 = &lt;br /&gt;
 |titre-objection-détaillée1 = &lt;br /&gt;
 |titre-débat-connexe1 = &lt;br /&gt;
 |titre-objection2 = &lt;br /&gt;
 |résumé-objection2 = &lt;br /&gt;
 |titre-objection-détaillée2 = &lt;br /&gt;
 |titre-objection3 = &lt;br /&gt;
 |résumé-objection3 = &lt;br /&gt;
 |titre-objection-détaillée3 = &lt;br /&gt;
 |guillemets=oui&lt;br /&gt;
}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
{{argument pour&lt;br /&gt;
 |titre-argument = Le FN est un parti raciste, xénophobe, antisémite et homophobe&lt;br /&gt;
 |niveau-argument = 3&lt;br /&gt;
 |résumé-argument = {{citation&lt;br /&gt;
 |auteur1=AFP&lt;br /&gt;
 |citation=Le 13 septembre 1987, Jean Marie Le Pen déclare sur RTL que les chambres à gaz sont « &#039;&#039;un point de détail de l’histoire de la Seconde Guerre mondiale&#039;&#039; ». [...] Le 2 septembre 1988, dans un discours, M. Le Pen évoque le ministre de la Fonction publique Michel Durafour, et fait un calembour : « &#039;&#039;Durafour crématoire&#039;&#039; ». [...] Le 12 janvier 2005, Jean-Marie Le Pen estime dans un entretien à l’hebdomadaire Rivarol que l’occupation allemande en France « &#039;&#039;n’a pas été particulièrement inhumaine&#039;&#039; ». [...] Fin décembre 2010, Marine Le Pen assimile les prières de rues musulmanes à « &#039;&#039;une occupation&#039;&#039; ». [...] Le 7 avril 2015, Jean-Marie Le Pen affirme dans Rivarol qu’il n’a « &#039;&#039;jamais considéré le maréchal Pétain comme un traître&#039;&#039; ». [...] Le 7 juin 2014, Jean-Marie Le Pen s’en prend dans une vidéo à des artistes qui ont pris position contre le FN. A son interlocutrice qui évoque le nom de Patrick Bruel, il répond : « &#039;&#039;Ecoutez, on fera une fournée la prochaine fois&#039;&#039; ». Le 9 avril 2017, en pleine campagne pour l’élection présidentielle, Marine Le Pen déclare : « &#039;&#039;Je pense que la France n’est pas responsable du Vel d’Hiv&#039;&#039; » en référence à la rafle, en 1942 à Paris, au cours de laquelle plus de 13 000 juifs avaient été arrêtés par la France.&lt;br /&gt;
 |article=Le Front National, l’antisémitisme et la Shoah : des polémiques à répétition&lt;br /&gt;
 |livre=The Times of Israel&lt;br /&gt;
 |numéro=&lt;br /&gt;
 |date=28 avril 2017&lt;br /&gt;
 |lien=http://fr.timesofisrael.com/le-front-national-lantisemitisme-et-la-shoah-des-polemiques-a-repetition/&lt;br /&gt;
 |titre=non&lt;br /&gt;
}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
{{citation&lt;br /&gt;
 |auteur1=François-Damien Bourgery&lt;br /&gt;
 |citation=Fin mai, Jean-Marie Le Pen avait évoqué « &#039;&#039;monseigneur Ebola&#039;&#039; » pour « &#039;&#039;régler&#039;&#039; » les problèmes d’immigration. Le voilà qui vient de récidiver en parlant de faire une « &#039;&#039;fournée&#039;&#039; » de Patrick Bruel qui s’était alarmé du score du FN lors des élections européennes. [...] Les jeux de mots ne lui réussissent décidément pas. En 2012, alors qu’il a laissé la présidence du parti à sa fille l’année précédente, il se fend d’un nouveau « trait d’esprit » à l’encontre des Roms : « &#039;&#039;Les Roms volent naturellement, comme les oiseaux&#039;&#039; ». [...] En mai 1987, invité à l’émission &#039;&#039;L’Heure de vérité&#039;&#039; sur Antenne 2, Jean-Marie Le Pen appelle à isoler les malades du sida qu’il compare à des lépreux : « &#039;&#039;Le sidaïque&#039;&#039; (sic) […] &#039;&#039;est contagieux par sa transpiration, ses larmes, sa salive, son contact. C’est une espèce de lépreux. Et celui-là, je souhaiterais qu’il soit dans un centre&#039;&#039; ». Dix ans plus tard, en 1997, il s’interroge : « &#039;&#039;Que faut-il que je fasse pour ne pas être raciste ? Epouser une Noire ? Avec le sida, si possible ?&#039;&#039; » [...] En août 1996, lors d’une université d’été, Jean-Marie Le Pen évoque « &#039;&#039;l’inégalité des races&#039;&#039; » : « &#039;&#039;Je crois à l’inégalité des races, oui, bien sûr, c’est évident. Toute l’histoire le démontre. Elles n’ont pas la même capacité ni le même niveau d’évolution historique&#039;&#039; ». Des propos qu’il réitère un mois plus tard sur l’antenne d’Europe 1 et qu’il justifie avec un exemple sportif : « &#039;&#039;Aux Jeux olympiques, il y a une évidente inégalité entre la race noire et la race blanche&#039;&#039; ».&lt;br /&gt;
 |article=Jean-Marie Le Pen, 30 ans de propos provocateurs&lt;br /&gt;
 |livre=&lt;br /&gt;
 |numéro=&lt;br /&gt;
 |date=9 juin 2014&lt;br /&gt;
 |lien=http://www.rfi.fr/france/20140609-france-le-pen-front-national-fournee-propos-provocateurs-antisemitisme-racisme&lt;br /&gt;
 |titre=non&lt;br /&gt;
}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
{{citation&lt;br /&gt;
 |auteur1=Nonna Mayer&lt;br /&gt;
 |citation=Sur toutes les questions relatives à la perception de l’Autre, « autre » par ses origines, sa couleur de peau, sa religion, sa culture, et quelle que soit la vague de sondage retenue, les réponses des sympathisants du FN sont toujours beaucoup plus négatives que celles des sympathisants des autres partis. […] Les sympathisants du FN battent tous les records d’intolérance à l’Autre. Si on répartit les personnes interrogées en quatre groupes par niveau croissant d’ethnocentrisme, de « très faible » (scores 0-1) à « très fort » (6-10), 87 % d’entre eux sont très ethnocentristes, contre 48 % des proches des partis de droite, 33 % des proches des partis du centre, et 18 % des proches des partis de gauche. Inversement, aucun proche du FN n’a sur notre échelle un score inférieur à 2 (contre respectivement 3 % des sympathisants de droite, 11 % des centristes et un quart des sympathisants de gauche).&lt;br /&gt;
 |article=Le mythe de la dédiabolisation du FN&lt;br /&gt;
 |livre=La vie des idées&lt;br /&gt;
 |numéro=&lt;br /&gt;
 |date=4 décembre 2015&lt;br /&gt;
 |lien=http://www.laviedesidees.fr/Le-mythe-de-la-dediabolisation-du-FN.html&lt;br /&gt;
 |titre=non&lt;br /&gt;
}}&lt;br /&gt;
 |titre-argument-détaillé = &lt;br /&gt;
 |titre-objection1 = &lt;br /&gt;
 |résumé-objection1 = &lt;br /&gt;
 |titre-objection-détaillée1 = &lt;br /&gt;
 |titre-débat-connexe1 = &lt;br /&gt;
 |titre-objection2 = &lt;br /&gt;
 |résumé-objection2 = &lt;br /&gt;
 |titre-objection-détaillée2 = &lt;br /&gt;
 |titre-objection3 = &lt;br /&gt;
 |résumé-objection3 = &lt;br /&gt;
 |titre-objection-détaillée3 = &lt;br /&gt;
 |guillemets=oui&lt;br /&gt;
}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
{{argument pour&lt;br /&gt;
 |titre-argument = Le FN tire son origine d&#039;individus et groupes fascistes&lt;br /&gt;
 |niveau-argument = 3&lt;br /&gt;
 |résumé-argument = {{citation&lt;br /&gt;
 |auteur1=Nicolas Lebourg&lt;br /&gt;
 |citation=Le Front national est un projet porté par le mouvement néofasciste Ordre nouveau, fondé en 69 et dissout par l’Etat en 1973. [...] Ordre nouveau [ON] se définit comme « nationaliste-révolutionnaire » et ne fait pas de mystère sur que ce que signifie néofasciste dans le cadre de l’après-guerre. Le mouvement se veut très subversif, mais dans ses sections on lit quand même plutôt Maurras, il y a une petite difficulté à accorder le ressenti révolutionnaire avec des idées qui le soient autant. D’où l’importance de la violence physique, qui donne chair à ce révolutionnarisme mais finit par mener à la dissolution. Se retrouvent à ON tous les items qui font l’extrême droite : représentation de la nation comme un organisme, utopie de régénération, dégagement des « élites véritables » en lieu et place de la « démoploutocratie », etc.&lt;br /&gt;
 |article=Les origines du Front national&lt;br /&gt;
 |date=13 octobre 2013&lt;br /&gt;
 |lien=https://tempspresents.com/2013/10/13/nicolas-lebourg-origines-du-front-national/&lt;br /&gt;
 |titre=non&lt;br /&gt;
}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
{{citation&lt;br /&gt;
 |auteur1=Léon Landini&lt;br /&gt;
 |citation=Parmi les tous premiers organisateurs du Front national figurent une kyrielle d’individus issus d’Ordre nouveau ou d’autres organisations d’extrême-droite et fascistes qui, actuellement encore, démontrent par leur présence aux côtés des Le Pen que ce parti reste un parti d’extrême droite […].&lt;br /&gt;
* Commençons par Pierre Bousquet. Membre du Parti franciste depuis 1935, il était devenu délégué général du bureau de commandement de la jeunesse franciste en 1941. Ancien caporal de la 33e division de grenadiers SS Charlemagne, il fait partie des 300 Français qui combattirent les Russes en avril 1945 dans la capitale allemande. Il a été membre du premier bureau politique du Front national et son premier trésorier pendant 9 ans. […]&lt;br /&gt;
* Léon Gaultier. Il a été secrétaire à l’Information du gouvernement de Pétain. Il fut également un des fondateurs de la Milice nationale de Pétain. Lieutenant des Waffen SS, il commanda une unité française sur le front de l’Est durant l’été 1944. À son retour en France, frappé d’indignité nationale, il fut emprisonné et condamné aux travaux forcés. Libéré après avoir passé une certaine période en prison, il devint, en 1972, cofondateur du Front national dont il fut trésorier. Il figure comme une personnalité importante parmi les membres fondateurs de cette organisation.&lt;br /&gt;
* François Duprat. L’homme d’extrême-droite qui inventa le Front national. Auteur spécialisé dans le fascisme et les mouvements d’extrême-droite, il eut un rôle fondamental dans la naissance et l’ascension finale du Front national. Adepte des thèses révisionnistes, il fut une des figures de l’extrême-droite dans les années 1960-70. Il était à ce moment-là numéro 2 au Front national. Il était auparavant adhérent de diverses organisations fascistes, comme l’OAS, en passant par la Fédération des étudiants nationalistes et Ordre nouveau. C’est lui, par exemple, qui souffla à Jean-Marie Le Pen une expression devenue une des marques du parti d’extrême droite, le fameux : « Un million de chômeurs, c’est un million d’immigrés en trop », expression reprise aujourd’hui sous d’autres formes par Marine Le Pen. [...]&lt;br /&gt;
* François Brigneau. Militant d’extrême-droite, il adhère au « frontisme » en 1937. Membre du Rassemblement national populaire de Marcel Déat, il s’oriente vers la Collaboration et en juin 1944, au lendemain du débarquement allié en Normandie, il s’engage dans la Milice. […] Au moment de la création du FN, il en devient vice-président. Un demi-siècle plus tard, « il tire toujours une certaine gloire » de ses engagements et se vante d’avoir été un compagnon de cellule de Brasillach. Brasillach est surtout connu pour son engagement à l’extrême-droite. Membre de l’Action française, dans les années 1930, il évolue vers le fascisme.&lt;br /&gt;
 |article=Front national : Les chiens ne font pas des chats !&lt;br /&gt;
 |date=avril 2017&lt;br /&gt;
 |lien=http://www.initiative-communiste.fr/articles/front-national-chiens-ne-chats-leon-landini-resistant-ftp-moi/&lt;br /&gt;
 |titre=non&lt;br /&gt;
}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
{{citation&lt;br /&gt;
 |auteur1=Momo-B&lt;br /&gt;
 |citation=En plus d&#039;accueillir un ancien nazi dans ses rangs, il [le FN] s&#039;est très largement inspiré du MSI, parti fasciste italien. Outre la reprise du logo (flamme tricolore), le lien entre les deux partis ne fut pas froid, comme le rappelle fièrement Lorrain de Saint Affrique (conseiller de Jean-Marie Le Pen) : « &#039;&#039;Bien sûr, c&#039;est la petite flamme du MSI. Dans les années 1970, le lien politique avec le FN était très important. Jean-Marie Le Pen et Giorgio Almirante ont d&#039;ailleurs fait partie du même groupe au Parlement européen en 1984&#039;&#039;. »&lt;br /&gt;
 |article= Pourquoi ne pas voter FN ?&lt;br /&gt;
 |date=26 décembre 2016&lt;br /&gt;
 |lien=https://blogs.mediapart.fr/momo-b/blog/261216/pourquoi-ne-pas-voter-fn&lt;br /&gt;
 |titre=non&lt;br /&gt;
}}&lt;br /&gt;
 |titre-argument-détaillé = &lt;br /&gt;
 |titre-débat-connexe = &lt;br /&gt;
 |titre-objection1 = La filiation n’est que chronologique&lt;br /&gt;
 |résumé-objection1 = {{citation&lt;br /&gt;
 |auteur1=Jean-Yves Camus&lt;br /&gt;
 |citation=Nous l’avons dit : Ordre nouveau fut à l’origine du FN. Mais peut-on encore parler en 2014 de filiation autre que chronologique ? Il reste dans la formation de Marine Le Pen d’anciens militants d’Ordre nouveau [ON]. Leur fidélité à l’engagement nationaliste est intacte mais le parti dans lequel ils militent ne peut plus être un calque de celui de leur jeunesse : la violence politique a drastiquement diminué ; les lois réprimant le racisme et la xénophobie rendraient certainement illégaux nombre d’éléments de langage d’ON ; l’anticommunisme et l’antigaullisme ne sont plus des déterminants majeurs du combat politique ; enfin, la « dédiabolisation » voulue par l’actuelle direction passe par l’élimination de la visibilité du « folklore » nationaliste (mais non des fondamentaux nationalistes).&lt;br /&gt;
 |article=Préface&lt;br /&gt;
 |livre=Aux racines du FN&lt;br /&gt;
 |édition=Éditions Fondation Jean-Jaurès&lt;br /&gt;
 |date=2014&lt;br /&gt;
 |lien=http://www.youscribe.com/BookReader/Index/2681316?documentId=2840555&lt;br /&gt;
 |titre=non&lt;br /&gt;
}}&lt;br /&gt;
 |titre-objection-détaillée1 = &lt;br /&gt;
 |titre-débat-connexe1 = &lt;br /&gt;
 |titre-objection2 = Le FN compte aussi à sa fondation dans ses rangs des Résistants&lt;br /&gt;
 |résumé-objection2 = {{citation&lt;br /&gt;
 |auteur1=Jordi Vives&lt;br /&gt;
 |citation=Si le parti de Marine Le Pen est présenté régulièrement par ses adversaires comme un parti de « collabos », il ne faut pas oublier que le Front national a compté dans ses rangs, et depuis sa fondation, de nombreux résistants et déportés dont voici quelques noms célèbres :&lt;br /&gt;
* Maître Jean-Baptiste Biaggi, avocat, ancien député de Paris, ancien conseiller régional de Corse, ancien maire de Cagnano (Corse), officier de la Légion d’honneur, Croix de guerre 1939-1945, médaille de la Résistance.&lt;br /&gt;
* Rolande Birgy, ancienne de la JOC (1928), membre du Sillon catholique (1930), de la CFTC (1929) et du MRP (1945), résistante (Réseau Valette d’Osia), croix du Combattant volontaire de la résistance, Yad-Waschem (titre de « Juste » décerné par l’Etat d’Israël, en 1984), membre de SOS Tout Petits.&lt;br /&gt;
* Jean-Charles Bloch, Croix de guerre, président du Comité des Français juifs.&lt;br /&gt;
* [...]&lt;br /&gt;
 |article=Le Front national et la Résistance française, une histoire méconnue&lt;br /&gt;
 |livre=Lengadoc Info&lt;br /&gt;
 |date=28 avril 2017&lt;br /&gt;
 |lien=http://www.lengadoc-info.com/4976/politique/front-national-resistance-francaise/&lt;br /&gt;
 |titre=non&lt;br /&gt;
}}&lt;br /&gt;
 |titre-objection-détaillée2 = &lt;br /&gt;
 |titre-débat-connexe2 = &lt;br /&gt;
 |titre-objection3 = &lt;br /&gt;
 |résumé-objection3 = &lt;br /&gt;
 |titre-objection-détaillée3 = &lt;br /&gt;
 |titre-débat-connexe3 = &lt;br /&gt;
 |guillemets=oui&lt;br /&gt;
}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
{{argument pour&lt;br /&gt;
 |titre-argument = Les Le Pen entretiennent des liens avec des personnes considérées fascistes&lt;br /&gt;
 |niveau-argument = 3&lt;br /&gt;
 |résumé-argument = {{citation&lt;br /&gt;
 |auteur1=Léon Landini&lt;br /&gt;
 |citation=Au début des années 1960, Jean Marie Le Pen, n’ayant rien renié de son passé sulfureux, se rend en Espagne pour aller saluer d’anciens compagnons de combat. Il rend visite à :&lt;br /&gt;
* Abel Bonnard : Maurassien, il évolue vers le fascisme dans les années 1930. Partisan d’un rapprochement franco-allemand, il devient, durant la seconde guerre mondiale, une figure de la collaboration avec l’occupant nazi. Nommé ministre de l’Éducation nationale en 1942, il fait partie des « ultra » et des derniers partisans du régime de Vichy. […]&lt;br /&gt;
* Louis Darquier de Pellepoix : Individu politique d’extrême droite, il est principalement connu pour son engagement antisémite et pour son activité de collaborateur durant la Seconde Guerre mondiale. […]&lt;br /&gt;
* Léon Degrelle : Journaliste et homme politique engagé à l’extrême droite, il est surtout connu pour son engagement antisémite et pour son activité de collaborateur durant la Seconde Guerre mondiale. […] Engagé volontaire, il combattit sur le front de l’Est avec le grade de commandant dans la 28e division SS Wallonie.&lt;br /&gt;
* Otto SKORZENY : Il rejoint le parti nazi autrichien en 1931. Comme colonel SS, il participa à de très nombreuses opérations prestigieuses, telle que l’évasion de Mussolini d’une prison italienne, en 1944.&lt;br /&gt;
 |article=Front national : Les chiens ne font pas des chats !&lt;br /&gt;
 |date=avril 2017&lt;br /&gt;
 |lien=http://www.initiative-communiste.fr/articles/front-national-chiens-ne-chats-leon-landini-resistant-ftp-moi/&lt;br /&gt;
 |titre=non&lt;br /&gt;
}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
{{citation&lt;br /&gt;
 |auteur1=Abel Mestre&lt;br /&gt;
 |auteur2=Caroline Monnot&lt;br /&gt;
 |citation=De sa jeunesse d&#039;étudiante en droit à l&#039;université parisienne d&#039;Assas, Marine Le Pen a en effet conservé des amitiés qui nuisent à sa stratégie de dédiabolisation et de normalisation. Frédéric Chatilon, président du GUD au début des années 1990, est de celles-ci. Lui et une poignée d&#039;anciens militants de ce syndicat étudiant aux méthodes violentes ont monté un réseau d&#039;entreprises où les prises de participation se font entre amis et dont les avocats-conseil sont eux-mêmes d&#039;anciens du GUD. À partir de 2012, ils forment l&#039;un des cercles les plus fermés et les plus rapprochés de la présidente du FN. Mêlant affaires et politique, ils vont devenir les prestataires de services quasi exclusifs du parti version Marine Le Pen. Ils sont notamment aux commandes de Jeanne, le microparti dont s&#039;est dotée la présidente du FN pour financer ses campagnes électorales. La conception et la fabrication du matériel de campagne sont exclusivement dévolus à Riwal, l&#039;entreprise de communication de Frédéric Chatillon. La société de sécurité d&#039;Axel Coustau (Vendôme, puis Colisée) se substitue ici et là au Département protection sécurité (DPS), le service d&#039;ordre officiel du FN, souvent composé de bénévoles. Les « gudards » apparaissent ainsi au cœur de la logistique et du financement du « nouveau » FN. Malgré leurs écarts de conduite, notamment des actes d&#039;intimidation répétés envers la presse, une proximité est affichée avec Alain Soral ou l&#039;humoriste Dieudonné. Ils bénéficient de la part de Marine Le Pen d&#039;une impunité totale.&lt;br /&gt;
 |livre=Les faux-semblants du Front national&lt;br /&gt;
 |article=Les réseaux du Front national&lt;br /&gt;
 |édition=Presse de Sciences Po&lt;br /&gt;
 |lieu=Paris&lt;br /&gt;
 |date=2015&lt;br /&gt;
 |lien=&lt;br /&gt;
 |titre=non&lt;br /&gt;
}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
{{citation&lt;br /&gt;
 |auteur1=Alexis Corbière&lt;br /&gt;
 |citation=Pendant une année, en 2007, au Parlement européen, Marine Le Pen a fait partie d’un groupe parlementaire composé de 20 parlementaires qui se nommait Identité Tradition Souveraineté (ITS). Parmi les deux députés italiens qui composaient ce groupe, qui se réunissaient avec Mme Le Pen sans que cela ne lui pose le moindre problème, il y avait une certaine… Alessandra Mussolini ! Cette dernière est la petite-fille du « Duce » Benito Mussolini. Sur les plateaux de télé elle refuse publiquement que l’on rejette « l’héritage mussolinien ». Le 9 mars 2006 (soit un an avant que Mme Le Pen ne voit aucune difficulté à faire un groupe parlementaire avec elle) Mme Alessandra Mussolini avait déclaré à la télé « &#039;&#039;Meglio fascista che frocio !&#039;&#039; » ce qui signifie en bon français : « &#039;&#039;Mieux vaut être fasciste que pédé !&#039;&#039; ». Classe, non ? Ces propos n’ont bien sûr jamais été condamnés par la présidente du FN.&lt;br /&gt;
 |article=Marine Le Pen porte plainte contre Jean-Luc Mélenchon… Qu’elle y vienne !&lt;br /&gt;
 |date=7 mars 2011&lt;br /&gt;
 |lien=http://www.jean-luc-melenchon.fr/2011/03/09/marine-le-pen-porte-plainte-contre-jean-luc-melenchon%E2%80%A6-qu%E2%80%99elle-y-vienne/&lt;br /&gt;
 |titre=non&lt;br /&gt;
}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
{{citation&lt;br /&gt;
 |auteur1= Jean-Patrick Grumberg&lt;br /&gt;
 |citation=Depuis 2005, par un vote de l’assemblée générale de l’ONU, le 27 janvier est devenue la « Journée internationale de commémoration en mémoire des victimes de l&#039;Holocauste ».  […] Le même jour, [...] Marine Le Pen dansait la valse, à Vienne, avec la crème européenne des néonazis, des nostalgiques du IIIe Reich, et des négationistes. La candidate du Front National a répondu à l&#039;invitation du FPÖ, le parti de feu Jorg Haider, et de sa figure de proue, l’antisémite et néonazi Martin Graf, au bal annuel d’Olympia, cette société secrète interdite aux Juifs et aux femmes, et dont les membres sont chargés de véhiculer dans la société des idées néonazies, pangermanistes, antisémites et négationnistes. Jean Marie Le Pen, qui assistait au bal avec Bruno Gollnisch, et qui en a été l&#039;invité d&#039;honneur en 2008, a ainsi montré à sa fille Marine Le Pen l’exemple à suivre.&lt;br /&gt;
 |article=Pourquoi Marine le Pen dansait-elle au bal des néo-nazis à Vienne le jour de célébration de la Shoah ?&lt;br /&gt;
 |date=28 janvier 2012 &lt;br /&gt;
 |lien=http://www.dreuz.info/2012/01/28/pourquoi-marine-le-pen-dansait-elle-au-bal-des-neo-nazis-a-vienne-le-jour-de-celebration-de-la-shoah/&lt;br /&gt;
 |titre=non&lt;br /&gt;
}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
{{citation&lt;br /&gt;
 |auteur1=Jim Jarrassé&lt;br /&gt;
 |citation=C&#039;est une photo dont Marion Maréchal-Le Pen se serait bien passée. Sur cette image, [...] la benjamine de l&#039;Assemblée nationale pose en compagnie d&#039;Edouard Klein, leader du GUD (Groupe union défense, une organisation étudiante d&#039;extrême droite), et de Baptiste Coquelle, présenté comme un membre du « mouvement skin ». La photo date du 11 décembre 2012. Ce soir-là, le FN célébrait en grande pompe ses 40 années d&#039;existence à la salle de la Mutualité, à Paris. Au centre, Baptiste Coquelle. Sur un autre cliché non daté publié par l&#039;hebdomadaire, on retrouve Baptiste Coquelle, casque de SS sur la tête, réalisant un salut nazi devant un drapeau frappé de la croix celtique, symbole des néonazis.&lt;br /&gt;
 |article=La photo qui embarrasse Marion Maréchal-Le Pen et le FN&lt;br /&gt;
 |livre=Le Figaro&lt;br /&gt;
 |date=11 avril 2013&lt;br /&gt;
 |lien=http://www.lefigaro.fr/politique/2013/04/11/01002-20130411ARTFIG00418-la-photo-qui-embarrasse-marion-marechal-le-pen-et-le-fn.php&lt;br /&gt;
 |titre=non&lt;br /&gt;
}}&lt;br /&gt;
 |titre-argument-détaillé = &lt;br /&gt;
 |titre-objection1 = &lt;br /&gt;
 |résumé-objection1 = &lt;br /&gt;
 |titre-objection-détaillée1 = &lt;br /&gt;
 |titre-débat-connexe1 = &lt;br /&gt;
 |titre-objection2 = &lt;br /&gt;
 |résumé-objection2 = &lt;br /&gt;
 |titre-objection-détaillée2 = &lt;br /&gt;
 |titre-objection3 = &lt;br /&gt;
 |résumé-objection3 = &lt;br /&gt;
 |titre-objection-détaillée3 = &lt;br /&gt;
 |guillemets=oui&lt;br /&gt;
}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
{{argument pour&lt;br /&gt;
 |titre-argument = L&#039;étude du fascisme fait partie de la formation des militants&lt;br /&gt;
 |niveau-argument = 3&lt;br /&gt;
 |résumé-argument = {{citation&lt;br /&gt;
 |auteur1=Jean-Yves Camus&lt;br /&gt;
 |citation=Ce n&#039;est pas la propagande frontiste qui relaie les thèmes des fascismes européens, mais les livres recommandés par la presse favorable au FN (et souvent écrits par des membres ou sympathisants du parti), ainsi le réseau de librairies militantes qui vendent par correspondance ou en magasin à ses membres. L&#039;étude des fascismes fait donc partie de la culture historique et idéologique acquise par les mieux formés des adhérents. Un signe de la nostalgie du romantisme fasciste réside dans la vénération quasi unanime dont sont l&#039;objet au FN deux hommes : François Brigneau et Roland Gaucher. Le sympathisant frontiste qui fréquente les librairies nationalistes se voient proposer trois modèles de dirigeants et de meneur d&#039;hommes : Corneliu Z. Codreanu, idéologue de la Garde de Fer roumaine ; Léon Degrelle, fondateur belge du Rexisme ; José Antonio Primo de Rivera, théoricien de la Phalange espagnole. Dans un ouvrage qui a formé nombre de militants (une photographie de Le Pen le montre même en train de le lire), et intitulé &#039;&#039;Doctrines du nationalisme&#039;&#039;, Jacques Ploncard d&#039;Assac, collaborateur de &#039;&#039;Présent&#039;&#039; et &#039;&#039;National-Hebdo&#039;&#039;, expose les idées politiques de José Antonio, Onesimo Redondo et Ramiro Ledesma Ramos. C&#039;est encore la Croisade franquiste qui est décrite dans &#039;&#039;Les Héros de l&#039;Alcazar&#039;&#039; (1987), livre d&#039;Alain Sanders (rédacteur à Présent) et Francis Bergeron, ancien candidat du FN. La Phalange espagnole retient leur attention comme mouvement anticommuniste, profondément catholique et mystique. Un petit groupe, le Cercle Franco-Hispanique, se dévoue d&#039;ailleurs uniquement à la commémoration du nationalisme phalangiste, et plusieurs cadres frontistes participent à ses activités. Degrelle est l&#039;auteur de plusieurs ouvrages apologétiques de son engagement dans la division Wallonie de la Waffen SS, vendus par Diffusion de la Pensée Française (DPF), éditeur par correspondance qui existe depuis 1966 et possède un fichier de 40 000 clients. DPF, qui vend plus de 3000 titres, commercialise les livres de nombreux dirigeants frontistes, à commencer par Le Pen. Cependant l&#039;admiration de Degrelle pour Hitler a conduit le journal &#039;&#039;Présent&#039;&#039; à recommander en modèle un autre rexiste, José Streel, plus catholique et favorable au maintien d&#039;une Nation belge. Enfin, Codreanu, étudié par Francis Bergeron dans &#039;&#039;Codréanu et la Garde de Fer&#039;&#039; (1993), intéresse par le caractère mystique de sa doctrine et l&#039;importance qu&#039;il attache à la communauté des combattants et au sens du sacrifice. L&#039;adhérent connait aussi le fascisme à travers le témoignage des anciens. Le principal est François Brigneau (1919), qui est le meilleur polémiste de la presse d&#039;extrême droite.&lt;br /&gt;
 |livre=Le Front national&lt;br /&gt;
 |édition=&lt;br /&gt;
 |lieu=&lt;br /&gt;
 |date=1997&lt;br /&gt;
 |lien=&lt;br /&gt;
 |titre=non&lt;br /&gt;
}}&lt;br /&gt;
 |titre-argument-détaillé = &lt;br /&gt;
 |titre-objection1 = La formation interne a écarté tous les liens avec le fascisme&lt;br /&gt;
 |résumé-objection1 = Voir l&#039;argument « contre » : [[#.7B.7B.7B2.7D.7D.7D_.C2.AB.C2.A0Le_FN_s.27est_d.C3.A9diabolis.C3.A9_avec_Marine_Le_Pen.C2.A0.C2.BB|Le FN s&#039;est dédiabolisé avec Marine Le Pen]].&lt;br /&gt;
 |titre-objection-détaillée1 = &lt;br /&gt;
 |titre-débat-connexe1 = &lt;br /&gt;
 |titre-objection2 = &lt;br /&gt;
 |résumé-objection2 = &lt;br /&gt;
 |titre-objection-détaillée2 = &lt;br /&gt;
 |titre-objection3 = &lt;br /&gt;
 |résumé-objection3 = &lt;br /&gt;
 |titre-objection-détaillée3 = &lt;br /&gt;
 |guillemets=oui&lt;br /&gt;
}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
{{argument pour&lt;br /&gt;
 |titre-argument = Le FN a la base sociale traditionnelle du fascisme&lt;br /&gt;
 |niveau-argument = 3&lt;br /&gt;
 |résumé-argument = {{citation&lt;br /&gt;
 |auteur1=Cédric Piktoroff&lt;br /&gt;
 |citation=Comme tout mouvement fasciste, la base sociale principale du FN est la petite bourgeoisie déclassée que la crise plonge dans le désespoir et à laquelle il tente de donner une expression politique. Pour acquérir une audience, il est poussé à s’adapter aux références et aux préoccupations des petits commerçants, médecins, auto-entrepreneurs, petits bureaucrates et autres contremaîtres qu’il espère séduire.&lt;br /&gt;
 |article=F comme fascistes, N comme Nazis !&lt;br /&gt;
 |livre=Que faire ?&lt;br /&gt;
 |date=9 avril 2011&lt;br /&gt;
 |lien=http://quefaire.lautre.net/F-comme-fascistes-N-comme-Nazis&lt;br /&gt;
 |titre=non&lt;br /&gt;
 |guillemets=oui&lt;br /&gt;
}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
{{citation&lt;br /&gt;
 |auteur1=Denis Godard&lt;br /&gt;
 |citation=Le FN n’est pas seulement une version « hard » de l’UMP. Sa base sociale n’est pas celle d’un parti de droite « classique ». Il touche actuellement très peu les couches les plus aisées de la population. S’il y a quelque chose de commun dans son électorat c’est la peur de l’évolution de la situation sans garde-fou social autre qu’un État fort : petits commerçants, artisans et chefs de petites entreprises, chômeurs et intérimaires, ouvriers et employés précarisés et atomisés ou en voie de l’être, femmes au foyer. Cette sociologie se reflète dans ses implantations géographiques, périphérie des concentrations urbaines, régions désindustrialisées comme le Nord ou l’Est. Certains cherchent à se rassurer en pointant le recul du vote FN dans les grands centres urbains et dans les banlieues. Cela a sans doute plus à voir avec une évolution sociologique de ces zones (la « gentrification » des centres des grandes villes et la « ghettoïsation » des banlieues) qu’avec un recul du FN dans les couches sociales où il est fort. Cette base sociale est la version moderne de celle du fascisme traditionnel. Elle explique ce qui fait le fonds des idées qui dominent au FN, l’attachement à la nation, à un État fort (économiquement comme politiquement et « militairement »), à la famille comme base de la société, le racisme, l’unité autour d’un chef... et la haine de la gauche notamment des syndicats.&lt;br /&gt;
 |livre=Tout est à nous !&lt;br /&gt;
 |numéro=149&lt;br /&gt;
 |article=Contre le FN, faut-il attendre de mourir pour lutter contre la maladie ?&lt;br /&gt;
 |date=17 mai 2012&lt;br /&gt;
 |lien=https://npa2009.org/content/tribunes-comment-combattre-l%E2%80%99extr%C3%AAme-droite%E2%80%89&lt;br /&gt;
 |titre=non&lt;br /&gt;
}}&lt;br /&gt;
 |guillemets=oui&lt;br /&gt;
}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
{{argument pour&lt;br /&gt;
 |titre-argument = Le slogan « Ni gauche, ni droite » est typiquement fasciste&lt;br /&gt;
 |niveau-argument = 3&lt;br /&gt;
 |résumé-argument = {{citation&lt;br /&gt;
 |auteur1=Ugo Palheta&lt;br /&gt;
 |citation=En brouillant ainsi les frontières entre droite et gauche, en accentuant passablement la ligne « ni droite ni gauche », le FN a d’ailleurs retrouvé l’inspiration originelle du fascisme historique qui, notamment en Italie, s’est initialement construit sur un programme paraissant très à gauche sur les questions sociales (incluant notamment des revendications radicales contre la propriété privée), programme qui fut immédiatement mis de côté une fois le pouvoir conquis au prix d’une alliance avec une partie des élites traditionnelles.&lt;br /&gt;
 |article=Le danger fasciste en France : de quoi le FN est-il le nom ?&lt;br /&gt;
 |livre=Contretemps&lt;br /&gt;
 |numéro=&lt;br /&gt;
 |date=14 décembre 2015&lt;br /&gt;
 |lien=https://www.contretemps.eu/le-danger-fasciste-en-france-1ere-partie-de-quoi-le-fn-est-il-le-nom/&lt;br /&gt;
 |titre=non&lt;br /&gt;
}}&lt;br /&gt;
 |guillemets=oui&lt;br /&gt;
}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Arguments CONTRE ==&lt;br /&gt;
{{argument contre&lt;br /&gt;
 |titre-argument = Le FN s&#039;est dédiabolisé avec Marine Le Pen&lt;br /&gt;
 |niveau-argument = 3&lt;br /&gt;
 |résumé-argument = {{citation&lt;br /&gt;
 |auteur1=Stéphane Lebourg&lt;br /&gt;
 |citation=Lorsqu&#039;elle décide d&#039;entreprendre sa stratégie de normalisation, au début des années 2000, Marine Le Pen s&#039;applique à marquer une rupture avec les fondamentaux nationalistes des origines. Celle-ci passe par une prise de distance avec les conceptions racialistes et antisémites et par un virage sociétal en rupture avec les conceptions des nationaux-catholiques qui continuent de peser dans l&#039;appareil. [...] Marine Le Pen a tapageusement exclu en 2011 les cadres du FN membres de l&#039;Oeuvre Française (OF), Yvan Benedetti et Alexandre Gabriac, faisant ainsi coup double, puisqu&#039;ils étaient également des soutiens de Bruno Gollnisch. Les groupuscules périphériques apparaissent ainsi instrumentalisés dans le jeu de concurrence interne au parti, même si Pierre Sidos affirme que l&#039;OF n&#039;a nullement cessé son entrisme. Marine Le Pen a pu de cette manière se donner à voir comme celle qui rompait avec l&#039;antisémitisme et le référentiel fascisant. D&#039;ailleurs, sitôt élue présidente du FN, elle a fait une déclaration qui se voulait exemplaire en indiquant que « &#039;&#039;ce qui s&#039;est passé&#039;&#039; » dans les rangs nazis constitue le « &#039;&#039;summum de la barbarie&#039;&#039; ».&lt;br /&gt;
 |livre=Les faux-semblants du Front national&lt;br /&gt;
 |article=Le Front national et la galaxie des extrêmes droites radicales&lt;br /&gt;
 |édition=Presse de Sciences Po&lt;br /&gt;
 |lieu=Paris&lt;br /&gt;
 |date=2015&lt;br /&gt;
 |lien=&lt;br /&gt;
 |titre=non&lt;br /&gt;
}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
{{citation&lt;br /&gt;
 |auteur1=Stéphane Lebourg&lt;br /&gt;
 |citation=Pour le parti, la solution passe à l&#039;évidence par la formation des militants. En confiant celle-ci à son aile modérée en 2012, alors qu&#039;elle avait été jusqu&#039;ici marquée de la patte des radicaux, le FN entrave tout projet éventuel de l&#039;extrême-droite radicale d&#039;influencer la ligne du parti. S&#039;il parvenait à mener cet encadrement à terme, ce serait la défaite définitive de Dominique Venner, lui qui espérait un contrôle du parti unitaire par un groupuscule radical, avec une cristallisation peut-être plus nette des deux sous-ensembles majeurs de l&#039;extrême-droite, l&#039;un constitué de ses groupuscules, l&#039;autre que l&#039;autre que l&#039;on pourrait qualifier, dorénavant, d&#039;institutionnel.&lt;br /&gt;
 |livre=Les faux-semblants du Front national&lt;br /&gt;
 |article=Le Front national et la galaxie des extrêmes droites radicales&lt;br /&gt;
 |édition=Presse de Sciences Po&lt;br /&gt;
 |lieu=Paris&lt;br /&gt;
 |date=2015&lt;br /&gt;
 |lien=&lt;br /&gt;
 |titre=non&lt;br /&gt;
}}&lt;br /&gt;
 |titre-argument-détaillé = &lt;br /&gt;
 |titre-objection1 = Les propos racistes, antisémites et islamophobes sont toujours en vigueur chez les militants&lt;br /&gt;
 |résumé-objection1 = {{citation&lt;br /&gt;
 |auteur1=Nonna Mayer&lt;br /&gt;
 |citation=Cette stratégie [de dédiabolisation] ne fait pourtant pas l’unanimité dans le parti, si l’on en juge par les nombreuses défections de nouvelles recrues, déçues de découvrir une réalité à mille lieux des discours de la présidente. Nadia Portheault, d’origine algérienne, tête de liste FN à Saint-Alban, en Haute-Garonne, est partie après qu’un cadre lui eut lancé : « Toi et tes enfants, vous êtes bons pour le four… » (La voix du Midi, 4 novembre 2013). Arnaud Cléré aussi, transfuge de l’UMP dans la Somme, effaré de voir des croix gammées tatoués aux bras de certains militants, ou encore Anna Rosso-Roig (Front de gauche) à Marseille et Vincent Morelle (UMP) à Meaux. Sans compter les propos racistes et antisémites avérés de 104 candidats du FN aux départementales de 2015, malgré les strictes consignes données par la direction. Ces exemples incitent à s’interroger sur le degré de racisme et d’antisémitisme au sein du « nouveau » Front national.&lt;br /&gt;
 |article=Le mythe de la dédiabolisation du FN&lt;br /&gt;
 |livre=La vie des idées&lt;br /&gt;
 |numéro=&lt;br /&gt;
 |date=4 décembre 2015&lt;br /&gt;
 |lien=http://www.laviedesidees.fr/Le-mythe-de-la-dediabolisation-du-FN.html&lt;br /&gt;
 |titre=non&lt;br /&gt;
}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
{{citation&lt;br /&gt;
 |auteur1=Stéphane Lebourg&lt;br /&gt;
 |citation=Les élections de 2014 et 2015 ont montré les limites de ce dispositif [de normalisation]. Les médias ont largement relayé des commentaires racistes, antisémites, islamophobes, postés sur les réseaux sociaux par des candidats FN. De leur côté, un certain nombre de nouveaux militants, censés être modérés, s&#039;approprient des points de vue jugés excessifs par la présidente quand elle est interrogée à leur propos dans les médias, qu&#039;il s&#039;agisse du « grand remplacement » ou de la « remigration », deux thèmes issus des périphéries du FN mais bien relayés dans le parti. Se défaire de membres de l&#039;extrême-droite radicale ne saurait suffire à débarrasser le FN de sa virulence altérophobe.&lt;br /&gt;
 |livre=Les faux-semblants du Front national&lt;br /&gt;
 |article=Le Front national et la galaxie des extrêmes droites radicales&lt;br /&gt;
 |édition=Presse de Sciences Po&lt;br /&gt;
 |lieu=Paris&lt;br /&gt;
 |date=2015&lt;br /&gt;
 |lien=&lt;br /&gt;
 |titre=non&lt;br /&gt;
}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
{{citation&lt;br /&gt;
 |auteur1=Maxime Vivas&lt;br /&gt;
 |citation=Le vrai FN d&#039;aujourd&#039;hui :&lt;br /&gt;
*Anne-Sophie Leclère, candidate FN dans les Ardennes, a comparé Christiane Taubira à un singe.&lt;br /&gt;
*Alexandre Gabriac, élu régional du FN en Rhône-Alpes et candidat au second tour des cantonales à Grenoble, a posé pour une photo en faisant le salut nazi devant un drapeau frappé de la croix gammée.&lt;br /&gt;
*Nicolas Reynès, candidat FN aux législatives dans la 2e circonscription du Nord, a renvoyé depuis sa page Facebook à un site eugéniste à la gloire de la race blanche.&lt;br /&gt;
*François Chatelain, candidat FN aux municipales à Neuville-en-Ferrain (Nord), a publié sur sa page Facebook des propos et images antisémites et xénophobes.&lt;br /&gt;
*Jacques Coutela, candidat dans l’Yonne aux cantonales de mars 2011, a posté sur son blog des propos faisant l’apologie d’Anders Breivik, le responsable de la tuerie d’Utoya (Norvège).&lt;br /&gt;
*Stéphane Poncet, candidat frontiste aux législatives dans le Rhône, a publié sur son blog des dessins à caractère raciste.&lt;br /&gt;
*André Kornmann, tête de liste FN aux municipales à Strasbourg, veut rétablir l’ordre avec des « &#039;&#039;chiens d’attaque, pas des teckels ou des chihuahua&#039;&#039; ».&lt;br /&gt;
*Nadia Portheault, candidate FN aux municipales de 2014 à Saint-Alban (Haute-Garonne), a quitté le FN, fatiguée, dit-elle, des propos racistes, antisémites et homophobes entendus en coulisse.&lt;br /&gt;
 |article=Marine Le Pen, présidente de la République en 2017 ?&lt;br /&gt;
 |livre=Le Grand Soir&lt;br /&gt;
 |date=17 novembre 2014&lt;br /&gt;
 |lien=https://www.legrandsoir.info/marine-le-pen-presidente-de-la-republique-en-2017.html&lt;br /&gt;
 |titre=non&lt;br /&gt;
}}&lt;br /&gt;
 |titre-objection-détaillée1 = &lt;br /&gt;
 |titre-débat-connexe1 = &lt;br /&gt;
 |titre-objection2 = Des propos qui étaient auparavant considérés comme des dérapages sont aujourd&#039;hui banalisés en raison de la droitisation de la vie politique&lt;br /&gt;
 |résumé-objection2 = {{citation&lt;br /&gt;
 |auteur1=Sylvain Crépon&lt;br /&gt;
 |auteur2=Alexandre Dézé&lt;br /&gt;
 |auteur3=Nonna Mayer&lt;br /&gt;
 |citation=Il y a encore quelques années, ces propos auraient eu un coût pour le FN et entraîné une baisse au moins ponctuelle de l&#039;importance de ses soutiens dans l&#039;opinion et, par extension, dans le corps électoral. Or, il faut croire que ces effets de disqualification sont devenus quasi nuls. Les dérapages s&#039;accumulent, mais sans avoir d&#039;incidence majeure pour le FN. Ce qui en dit long sur le niveau de banalisation, non pas tant du parti, mais de certaines de ses idées.&lt;br /&gt;
 |livre=Les faux-semblants du Front national&lt;br /&gt;
 |article=Redécouvrir le Front national&lt;br /&gt;
 |édition=Presse de Sciences Po&lt;br /&gt;
 |lieu=Paris&lt;br /&gt;
 |date=2015&lt;br /&gt;
 |lien=&lt;br /&gt;
 |titre=non&lt;br /&gt;
}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
{{citation&lt;br /&gt;
 |auteur1=Stéphane Lebourg&lt;br /&gt;
 |citation=La normalisation du parti est certes passée par des purges et la stabilisation de son camp, mais elle relève moins d&#039;une dédiabolisation que d&#039;une droitisation de la vie politique française.&lt;br /&gt;
 |livre=Les faux-semblants du Front national&lt;br /&gt;
 |article=Le Front national et la galaxie des extrêmes droites radicales&lt;br /&gt;
 |édition=Presse de Sciences Po&lt;br /&gt;
 |lieu=Paris&lt;br /&gt;
 |date=2015&lt;br /&gt;
 |lien=&lt;br /&gt;
 |titre=non&lt;br /&gt;
}}&lt;br /&gt;
 |titre-objection-détaillée2 = &lt;br /&gt;
 |titre-objection3 = Si les thèmes fascistes sont publiquement mis en sourdine, ils sont beaucoup plus présents en « off »&lt;br /&gt;
 |résumé-objection3 = {{citation&lt;br /&gt;
 |auteur1=Michel Wieviorka&lt;br /&gt;
 |citation=Le Front national n&#039;a pas tout abandonné de ses inspirations antérieures : le pétanisme, l&#039;antigaullisme, la préférence nationale, le retour à la peine de mort, le refus de l&#039;avortement, le natalisme, etc. Simplement, ces thèmes sont mis en sourdine, nuancés, du moins dans le discours public. En privé, ce peut être très différent. La vieille idéologie n&#039;a pas disparu, elle fonctionne chez certains militants et dirigeants, mais en interne. Elle est parfois aussi dévoilée par accident.&lt;br /&gt;
 |livre=Le Front national, entre extrémisme, populisme et démocratie&lt;br /&gt;
 |édition=Maison des Sciences de l’Homme&lt;br /&gt;
 |lieu=&lt;br /&gt;
 |date=2013&lt;br /&gt;
 |lien=&lt;br /&gt;
 |titre=non&lt;br /&gt;
}}&lt;br /&gt;
 |titre-objection-détaillée3 = &lt;br /&gt;
 |titre-objection4 = Il existe une deuxième ligne au FN, qui garde le fascisme pour héritage&lt;br /&gt;
 |résumé-objection4 = &lt;br /&gt;
{{citation&lt;br /&gt;
 |auteur1=Lutte ouvrière&lt;br /&gt;
 |citation=En réaffirmant qu&#039;il admirait le maréchal Pétain et que les chambres à gaz étaient un « détail de l&#039;histoire de la Seconde Guerre mondiale », Jean-Marie Le Pen a déclenché une crise politique au sein du Front national. [...] cet épisode illustre la coexistence de deux lignes politiques entremêlées au sein du FN. L&#039;une est incarnée par Marine Le Pen, lancée depuis son accession à la tête du parti en 2011 dans l&#039;entreprise dite de « dédiabolisation ». [...] L&#039;autre ligne est celle dont le fondateur du FN ne cesse de rappeler l&#039;existence : la référence au régime de Pétain, l&#039;admiration pour des organisations terroristes d&#039;extrême droite comme l&#039;OAS et la conquête du pouvoir en s&#039;appuyant sur des milices et des moyens extraparlementaires. Même si Marine le Pen a exclu les membres du FN, y compris des cadres, qui affichaient trop ostensiblement leur admiration pour les régimes fascistes ou manifestaient de façon trop grossière leur racisme et leur xénophobie, ce courant reste l&#039;ADN du FN. Il suffit de voir le succès d&#039;estime remporté devant les militants par le vieux Le Pen forçant l&#039;accès à la tribune à l&#039;occasion du rassemblement du 1er mai dernier devant l&#039;Opéra de Paris, alors même qu&#039;il était interdit de discours avant d&#039;être carrément suspendu de son statut d&#039;adhérent.&lt;br /&gt;
 |article=Où va le Front national ?&lt;br /&gt;
 |livre=Lutte de classe&lt;br /&gt;
 |numéro=168&lt;br /&gt;
 |date=mai-juin 2015&lt;br /&gt;
 |lien=https://mensuel.lutte-ouvriere.org/documents/archives/la-revue-lutte-de-classe/serie-actuelle-1993/article/ou-va-le-front-national&lt;br /&gt;
 |titre=non&lt;br /&gt;
}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
{{citation&lt;br /&gt;
 |auteur1=Cédric Piktoroff&lt;br /&gt;
 |citation=La direction du Front national, autour de Marine Le Pen, a fait de grands efforts pour se débarrasser de son image de parti fasciste.‬ ‪Il y a eu une lutte au sein du parti pour faire respecter cette ligne et pour ne pas mettre en avant les éléments les plus liés à son passé fasciste.‬ ‪Mais il y a un noyau dur fasciste au sein du FN et de sa direction.‬ ‪Le FN a discrètement maintenu ses liens avec des groupes violents qui ont la rue comme terrain et a été impliqué dans des attaques violentes contre la gauche.‬&lt;br /&gt;
 |article=La gauche doit mener la lutte contre Le Pen‬&lt;br /&gt;
 |livre=Que faire ?&lt;br /&gt;
 |date=26 avril 2012&lt;br /&gt;
 |lien=http://quefaire.lautre.net/%E2%80%AALa-gauche-doit-mener-la-lutte&lt;br /&gt;
 |titre=non&lt;br /&gt;
}}&lt;br /&gt;
 |titre-objection-détaillée4 = &lt;br /&gt;
 |titre-objection5 = Les relations entre les groupes fascistes et le FN sont devenues moins visibles, mais sont toujours présentes&lt;br /&gt;
 |résumé-objection5 = {{citation&lt;br /&gt;
 |auteur1=Stéphane Lebourg&lt;br /&gt;
 |citation=Marine Le Pen a par ailleurs individualisé, voire privatisé, les relations avec des figures issues de la mouvance radicale. Celles-ci n&#039;ont pas la carte du FN et ne disposent plus de structures militantes mais plutôt d&#039;entreprises, ce qui lui permet d&#039;affirmer que le parti ne serait pas lié à des éléments radicaux. Les anciens du GUD [Groupe union défense] semblent particulièrement impliqués. Le microparti de Marine Le Pen fondé en 2010, Jeanne, est ainsi passé de la direction d&#039;Olivier Duguet à celle d&#039;Alex Lousteau lorsque le premier a été condamné pour escroquerie. Le second, également mis en examen au même motif en 2015, est responsable du cercle Cardinal destiné à prospecter les milieux patronaux, et tout particulièrement ceux des PME-PMI, pour le compte du FN. La communication des candidats frontistes, elle, est entre les mains de Frédéric Chatillon, ancien meneur gudard proche d&#039;Alain Soral. C&#039;est de cette mouvance que vient Minh Tran-Long, ancien de la Fédération d&#039;action nationaliste et européenne (FANE), mouvement ouvertement néonazi, dont l&#039;entreprise a travaillé pour la campagne présidentielle de Marine Le Pen en 2012, ainsi que pour la mairie de Fréjus conquise par le FN en 2014.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les radicaux ne se trouvent pas que parmi les techniciens, comme en témoigne le ralliement de deux ex-mégrétistes : celui d&#039;Emmanuel Leroy, premier conseiller en relations internationales de la jeune présidente, marqué par l&#039;idéologie du GRECE, à la lisière des courants néonazis et NR, ou encore celui de Philippe Olivier, le beau-frère de Marine Le Pen. Enfin, les municipalités FN représentent un réel débouché social pour les radicaux. Les maires FN de Beaucaire et de Cogolin ont fait appel aux identitaires pour gérer leur communication. Le cas le plus intéressant est celui de la mairie de Béziers, conquise par Robert Ménard. Ce dernier a fait campagne en rassemblant toutes les chapelles, du FN au Bloc identitaire en passant par l&#039;Action française. S&#039;installant à la mairie, il a pris des collaborateurs avec des trajectoires très marquées, par exemple André-Yves Beck, ancien de Troisième Voie, Nouvelle Résistance et Unité radicale, puis cadre de la mairie d&#039;Orange, ou Robert Ottaviani, ancien du groupe néonazi Ultime assaut, du FN et de son Département protection et sécurité. Les postes d&#039;assistants parlementaires au Parlement européen ont également permis de placer divers anciens radicaux.&lt;br /&gt;
La relation entre les instances frontistes et l&#039;extrême-droite radicale n&#039;a donc pas pris fin, elle s&#039;est atomisée.&lt;br /&gt;
 |livre=Les faux-semblants du Front national&lt;br /&gt;
 |article=Le Front national et la galaxie des extrêmes droites radicales&lt;br /&gt;
 |édition=Presse de Sciences Po&lt;br /&gt;
 |lieu=Paris&lt;br /&gt;
 |date=2015&lt;br /&gt;
 |lien=&lt;br /&gt;
 |titre=non&lt;br /&gt;
}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
{{citation&lt;br /&gt;
 |auteur1=Sylvain Crépon&lt;br /&gt;
 |auteur2=Alexandre Dézé&lt;br /&gt;
 |auteur3=Nonna Mayer&lt;br /&gt;
 |citation=Marine Le Pen a également mis sur pied une structure périphérique susceptible d&#039;accueillir toute personne souhaitant rallier le FN sans en devenir membre, autrement dit sans endosser le stigmate de la marque frontiste. C&#039;est ainsi que le Rassemblement bleu marine (RBM) a vu le jour en mai 2012 dans la perspective des élections législatives, avant d&#039;être transformé en association en septembre et de servir de structure d&#039;accueil à des transfuges (dont Gilbert Collard et Sébastien Chenu), mais aussi de sigle pour des listes dites d&#039;ouverture lors des élections municipales de 2014, listes sur lesquelles ont pu figurer des personnalités appartenant aux courants monarchistes, identitaires et nationalistes-révolutionnaires de l&#039;extrême-droite... Mais il fait aussi office d&#039; « organisation parapluie » abritant « sous son toit plusieurs sensibilités idéologiques dont le FN, tout à sa stratégie de dédiabolisation, ne souhaite plus assumer la présence en son sein même ».&lt;br /&gt;
 |livre=Les faux-semblants du Front national&lt;br /&gt;
 |article=Redécouvrir le Front national&lt;br /&gt;
 |édition=Presse de Sciences Po&lt;br /&gt;
 |lieu=Paris&lt;br /&gt;
 |date=2015&lt;br /&gt;
 |lien=&lt;br /&gt;
 |titre=non&lt;br /&gt;
}}&lt;br /&gt;
 |titre-objection-détaillée5 = &lt;br /&gt;
 |titre-objection6 = Le FN a toujours des élus se revendiquant du fascisme&lt;br /&gt;
 |résumé-objection6 = {{citation&lt;br /&gt;
 |auteur1=Lutte ouvrière&lt;br /&gt;
 |citation=Marine Le Pen met en avant des candidats bien propres sur eux, plutôt jeunes et bon chic-bon genre. [...] Mais d&#039;autres sont issus de groupes dont les références explicites sont les régimes de Pétain, Mussolini voire même celui de Hitler. La presse a révélé que l&#039;homme qui a ouvert un compte en Suisse pour Cahuzac, Philippe Péninque, est un ancien du GUD, devenu avocat d&#039;affaires et toujours très proche de Marine Le Pen. Le Groupe union défense (GUD) est né de la reconstitution d&#039;Occident dissous en 1968. Actif dans les années 1970 où il faisait le coup de poing contre l&#039;extrême gauche, en sommeil pendant longtemps, ce groupe s&#039;est réactivé ces dernières années.&lt;br /&gt;
 |article=France - L’extrême droite, un danger mortel pour la classe ouvrière&lt;br /&gt;
 |livre=Lutte de classe&lt;br /&gt;
 |numéro=153&lt;br /&gt;
 |date=juillet-août 2013&lt;br /&gt;
 |lien=https://mensuel.lutte-ouvriere.org/documents/archives/la-revue-lutte-de-classe/serie-actuelle-1993/article/france-l-extreme-droite-un-danger&lt;br /&gt;
 |titre=non&lt;br /&gt;
}}&lt;br /&gt;
 |titre-objection-détaillée6 = &lt;br /&gt;
 |titre-objection7 = Il y a une continuité entre la génération de la « dédiabolisation » du FN et l&#039;ancienne&lt;br /&gt;
 |résumé-objection7 = {{citation&lt;br /&gt;
 |auteur1=Lutte ouvrière&lt;br /&gt;
 |citation=Les cadres qui entourent Marine Le Pen à la tête du FN sont des opportunistes capables d&#039;adapter leur stratégie au gré des circonstances. Portés par leurs succès électoraux, ils se sont démarqués avec empressement des déclarations du vieux Le Pen. Dans l&#039;état actuel de la situation politique, ils veulent montrer leur compatibilité avec les institutions républicaines. Ils mettent en avant les personnalités de la société civile qu&#039;ils ont su séduire, l&#039;avocat Collard, député du FN, ou l&#039;ancien journaliste Ménard, nouveau maire de Béziers. Le vice-président du FN et proche conseiller de Marine Le Pen, Florian Philippot, est un énarque, gaulliste et souverainiste qui a démarré sa carrière en soutenant Chevènement en 2002. Ces gens-là aspirent aux ors de la République. Mais la plupart des membres du nouveau comité central du FN, élu en 2011, ont rejoint le FN à l&#039;époque où Le Pen père le dirigeait. Ils n&#039;étaient gênés ni par ses petites phrases ni par son idéologie. À commencer par Marine Le Pen elle-même. Pour ne citer que quelques noms parmi ces nouveaux dirigeants, Stéphane Ravier, 44 ans, sénateur-maire du 7e secteur de Marseille, a adhéré au FN à l&#039;âge de 16 ans, séduit par les idées du vieux Le Pen. Louis Aliot, dont la mère rapatriée d&#039;Algérie était elle-même membre du FN, a fait ovationner lors d&#039;un meeting Bastien-Thiry, organisateur pour l&#039;OAS de l&#039;attentat du Petit-Clamart contre de Gaulle. David Rachline, sénateur-maire de Fréjus de 26 ans, a fait un passage à Égalité et réconciliation, le mouvement identitaire et antisémite d&#039;Alain Soral, avant de s&#039;en éloigner pour policer son image. Quant aux cadres dans l&#039;ombre du FN, ceux qui animent aujourd&#039;hui le micro-parti Jeanne dédié au financement des campagnes de Marine Le Pen ou l&#039;agence Riwal qui organise sa communication, ce sont des anciens du GUD, cette association étudiante d&#039;extrême droite qui faisait le coup de poing dans les années 1970. Tout cela indique la continuité entre la nouvelle génération dirigeante du FN et l&#039;ancienne. Selon les circonstances, les chantres de la dédiabolisation d&#039;aujourd&#039;hui pourraient devenir demain ou après-demain les parrains de milices paramilitaires envoyées contre les travailleurs mobilisés.&lt;br /&gt;
 |article=Où va le Front national ?&lt;br /&gt;
 |livre=Lutte de classe&lt;br /&gt;
 |numéro=168&lt;br /&gt;
 |date=mai-juin 2015&lt;br /&gt;
 |lien=https://mensuel.lutte-ouvriere.org/documents/archives/la-revue-lutte-de-classe/serie-actuelle-1993/article/ou-va-le-front-national&lt;br /&gt;
 |titre=non&lt;br /&gt;
}}&lt;br /&gt;
 |titre-objection8 = La dédiabolisation ne pourra être effective que lorsque le FN renoncera à son héritage fasciste&lt;br /&gt;
 |résumé-objection8 = {{citation&lt;br /&gt;
 |auteur1=Sylvain Crépon&lt;br /&gt;
 |auteur2=Alexandre Dézé&lt;br /&gt;
 |auteur3=Nonna Mayer&lt;br /&gt;
 |citation=La dédiabolisation s&#039;arrête, pour les dirigeants du FN, à la suppression de toute forme de négationnisme, de néonazisme ou d&#039;antisémitisme. De fait, un tel processus ne peut être effectif tant que le FN n&#039;aura pas modifié de manière substantielle son logiciel doctrinal, dont la préférence nationale, qui demeure un principe inconstitutionnel, reste l&#039;élément central. C&#039;est à cette condition, c&#039;est-à-dire en renonçant à son héritage fasciste, que l&#039;ancien parti d&#039;extrême droite [italien], le MSI, est devenu, au terme d&#039;un long processus de transformation, un parti de droite conservateur.&lt;br /&gt;
 |livre=Les faux-semblants du Front national&lt;br /&gt;
 |article=Redécouvrir le Front national&lt;br /&gt;
 |édition=Presse de Sciences Po&lt;br /&gt;
 |lieu=Paris&lt;br /&gt;
 |date=2015&lt;br /&gt;
 |lien=&lt;br /&gt;
 |titre=non&lt;br /&gt;
}}&lt;br /&gt;
 |titre-objection-détaillée7 = &lt;br /&gt;
 |guillemets=oui&lt;br /&gt;
}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
{{argument contre&lt;br /&gt;
 |titre-argument = La tendance fasciste du FN est en voie de marginalisation&lt;br /&gt;
 |niveau-argument = 3&lt;br /&gt;
 |résumé-argument = La tendance fasciste :&lt;br /&gt;
* est de plus en plus minoritaire ;&lt;br /&gt;
* n&#039;a plus d&#039;aura auprès des dirigeants du parti.&lt;br /&gt;
Les militants tenant publiquement des propos fascistes sont exclus.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
{{citation&lt;br /&gt;
 |auteur1=Jean-Yves Camus&lt;br /&gt;
 |citation=Les néo-nazis ne sont plus qu&#039;une infime minorité au sein du FN depuis 1981-82 et leur engagement est purement individuel... À partir de 1985, les sympathisants frontistes aux convictions néo-nazies rejoignent, à sa création, le Parti Nationaliste Français Européen (PNFE)... En règle générale, la durée de l&#039;engagement frontiste des néo-nazis est courte : elle se termine soit par exclusion, soit par départ volontaire en direction des groupuscules.&lt;br /&gt;
 |livre=Le Front national&lt;br /&gt;
 |édition=&lt;br /&gt;
 |lieu=&lt;br /&gt;
 |date=1997&lt;br /&gt;
 |lien=&lt;br /&gt;
 |titre=non&lt;br /&gt;
}}&lt;br /&gt;
 |titre-argument-détaillé = &lt;br /&gt;
 |titre-objection1 = La littérature fasciste circule toujours, de façon dissimulée&lt;br /&gt;
 |résumé-objection1 = {{citation&lt;br /&gt;
 |auteur1=Jean-Yves Camus&lt;br /&gt;
 |citation=Ce n&#039;est pas la propagande frontiste qui relaie les thèmes des fascismes européens, mais les livres recommandés par la presse favorable au FN (et souvent écrits par des membres ou sympathisants du parti), ainsi le réseau de librairies militantes qui vendent par correspondance ou en magasin à ses membres. L&#039;étude des fascismes fait donc partie de la culture historique et idéologique acquise par les mieux formés des adhérents.&lt;br /&gt;
 |livre=Le Front national&lt;br /&gt;
 |édition=&lt;br /&gt;
 |lieu=&lt;br /&gt;
 |date=1997&lt;br /&gt;
 |lien=&lt;br /&gt;
 |titre=non&lt;br /&gt;
}}&lt;br /&gt;
 |titre-objection-détaillée1 = &lt;br /&gt;
 |titre-débat-connexe1 = &lt;br /&gt;
 |titre-objection2 = Le FN n&#039;a pas intérêt à se réclamer du fascisme&lt;br /&gt;
 |résumé-objection2 = {{citation&lt;br /&gt;
 |auteur1=Sylvain Crépon&lt;br /&gt;
 |citation=Le Front national n&#039;ignore pas non plus que les démocraties européennes se sont reconstruites, après la Libération, contre l&#039;idéologie nazie, ses théories racistes, son action exterminatrice. Que toute ambiguité sur la question constitue un préjudice insurmontable pour qui prétend atteindre le pouvoir... Tout à sa stratégie de la dédiabolisation, sa fille souhaiterait quant à elle accéder véritablement au pouvoir. Il lui faut donc présenter des gages de bonne tenue démocratique et, en l&#039;occurrence, républicaine.&lt;br /&gt;
 |livre=Enquête au cœur du nouveau Front national&lt;br /&gt;
 |édition=Nouveau Monde éditions&lt;br /&gt;
 |lieu=Paris&lt;br /&gt;
 |date=2012&lt;br /&gt;
 |lien=&lt;br /&gt;
 |titre=non&lt;br /&gt;
}}&lt;br /&gt;
 |titre-objection-détaillée2 = &lt;br /&gt;
 |titre-objection3 = Alain Soral, bien qu&#039;ayant rompu avec le FN, est très influent auprès des jeunes militants frontistes&lt;br /&gt;
 |résumé-objection3 = &lt;br /&gt;
 |titre-objection-détaillée3 = &lt;br /&gt;
 |titre-objection4 = Le FN peut difficilement se passer des fascistes, car beaucoup sont des cadres compétents&lt;br /&gt;
 |résumé-objection4 = &lt;br /&gt;
 |titre-objection-détaillée4 = &lt;br /&gt;
 |titre-objection5 = Les militants exclus pour fascisme reviennent quand le scandale est oublié&lt;br /&gt;
 |résumé-objection5 = &lt;br /&gt;
 |titre-objection-détaillée5 = &lt;br /&gt;
 |titre-objection6 = L&#039;exclusion des militants pointés du doigt comme fasciste permet au FN de se dédouaner&lt;br /&gt;
 |résumé-objection6 = &lt;br /&gt;
 |titre-objection-détaillée6 = &lt;br /&gt;
 |guillemets=oui&lt;br /&gt;
}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
{{argument contre&lt;br /&gt;
 |titre-argument = Le FN n&#039;a pas de milices armées&lt;br /&gt;
 |niveau-argument = 3&lt;br /&gt;
 |résumé-argument = {{citation&lt;br /&gt;
 |auteur1=Jacques Sapir&lt;br /&gt;
 |citation=Quelles que soient les critiques que l’on peut faire à Mme Marine le Pen, et j’en ai fait quelques unes dans ce carnet, la décence devrait obliger cette même meute de reconnaître qu’il n’y a rien de « fasciste » ni dans son programme ni dans le comportement de son mouvement. Où sont donc les milices armées qui tiendraient les rues ? Depuis des années elles viennent d’une toute autre mouvance que le FN.&lt;br /&gt;
 |article=Mélenchon, la meute et la dignité&lt;br /&gt;
 |date=28 avril 2017&lt;br /&gt;
 |lien=https://russeurope.hypotheses.org/5948&lt;br /&gt;
 |titre=non&lt;br /&gt;
}}&lt;br /&gt;
 |titre-argument-détaillé = &lt;br /&gt;
 |titre-objection1 = Le FN n&#039;a pas besoin d&#039;écraser militairement le mouvement ouvrier, car celui-ci est devenu très faible&lt;br /&gt;
 |résumé-objection1 = {{citation&lt;br /&gt;
 |auteur1=Ligue trotskiste de France&lt;br /&gt;
 |citation=Les conséquences réactionnaires de la contre-révolution sont manifestes. Les partis communistes de masse qui existaient en Italie et en France et qui, même si leur politique était réformiste, étaient tout de même le reflet d’une certaine identification avec la révolution d’Octobre de la part de nombreux ouvriers, ne sont plus que l’ombre d’eux-mêmes. C’est d’ailleurs en grande partie à cause de l’impact du climat de réaction actuel sur la classe ouvrière que la bourgeoisie ne voit pas de menace prolétarienne à l’horizon et qu’elle n’a donc pas besoin du fascisme pour assurer son pouvoir.&lt;br /&gt;
 |article=IG : Les mensonges débiles de menteurs débiles&lt;br /&gt;
 |livre=Le Bolchévik&lt;br /&gt;
 |numéro=161&lt;br /&gt;
 |date=automne 2002&lt;br /&gt;
 |lien=http://www.icl-fi.org/francais/oldsite/IG161.HTM&lt;br /&gt;
 |titre=non&lt;br /&gt;
}}&lt;br /&gt;
 |titre-objection-détaillée1 = &lt;br /&gt;
 |titre-débat-connexe1 = &lt;br /&gt;
 |titre-objection2 = Les moyens de répression de l&#039;État suffisent&lt;br /&gt;
 |résumé-objection2 = {{citation&lt;br /&gt;
 |auteur1=Ligue trotskiste de France&lt;br /&gt;
 |citation=La bourgeoisie n’a pas pour l’instant besoin de se servir des bandes fascistes car sa machine d’Etat « démocratique » est tout à fait adéquate pour accomplir le boulot de répression et de terreur nécessaire pour mater la classe ouvrière.&lt;br /&gt;
 |article=IG : Les mensonges débiles de menteurs débiles&lt;br /&gt;
 |livre=Le Bolchévik&lt;br /&gt;
 |numéro=161&lt;br /&gt;
 |date=automne 2002&lt;br /&gt;
 |lien=http://www.icl-fi.org/francais/oldsite/IG161.HTM&lt;br /&gt;
 |titre=non&lt;br /&gt;
}}&lt;br /&gt;
 |titre-objection-détaillée2 = &lt;br /&gt;
 |titre-objection3 = Le FN n&#039;a actuellement pas besoin de groupes armés, mais cela pourrait changer&lt;br /&gt;
 |résumé-objection3 = {{citation&lt;br /&gt;
 |auteur1=Ligue trotskiste de France&lt;br /&gt;
 |citation=Quand on parle de fascisme, pour des marxistes cela veut dire des bandes armées extra-parlementaires, des masses de petits bourgeois ruinés et enragés par la crise, mobilisées par le grand capital pour écraser le mouvement ouvrier organisé. C’étaient les chemises noires de Mussolini en 1922, les SA de Hitler en 1933. Il est nécessaire d’insister que pour le moment nous n’en sommes pas là parce que la classe ouvrière est loin de menacer directement le pouvoir de la bourgeoisie : le Front national en France est un phénomène essentiellement électoral. Aujourd’hui l’immense majorité des crimes racistes dans ce pays sont commis par des flics dans l’exercice de leurs fonctions, pas par des fascistes en tant que tels. [...] Mais les choses pourraient changer si la crise économique et sociale s’approfondit. Il n’y a en effet pas besoin de gratter bien loin pour voir au FN un aspect beaucoup plus sinistre que de la simple gesticulation électorale. Le secrétaire départemental du FN pour la Haute-Vienne, un certain Vincent Gérard, s’est fait pincer le mois dernier pour avoir attaqué avec d’autres militants du FN à coups de couteau et de batte de base-ball un bar fréquenté par des militants de gauche. Pas plus tard que samedi dernier, deux musulmans âgés de 70 ans ont été tabassés par des skinheads se revendiquant de Le Pen à Amiens.&lt;br /&gt;
 |article=Victoire de Hollande : cinq ans de sale boulot en perspective&lt;br /&gt;
 |livre=Le Bolchévik&lt;br /&gt;
 |numéro=200&lt;br /&gt;
 |date=juin 2012&lt;br /&gt;
 |lien=http://www.icl-fi.org/print/francais/lebol/200/frontpop.html&lt;br /&gt;
 |titre=non&lt;br /&gt;
}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
{{citation&lt;br /&gt;
 |auteur1=Lutte ouvrière&lt;br /&gt;
 |citation=L&#039;avenir du FN, entre une évolution vers un grand parti d&#039;extrême droite particulièrement réactionnaire mais intégré dans le jeu parlementaire, et une formation fascisante s&#039;attaquant à la classe ouvrière et aux militants de gauche, ne se déterminera pas dans l&#039;affrontement tragi-comique interne à la famille Le Pen, ni même en interne au FN. La question sera tranchée par la situation économique et ses conséquences sociales. Si l&#039;aggravation de la crise et l&#039;intensification des attaques portées par la bourgeoisie finissent par déclencher des mobilisations sociales et des affrontements entre la classe ouvrière et la bourgeoisie, ou une radicalisation de la petite bourgeoisie frappée par la crise, les partisans des méthodes musclées à l&#039;extrême droite, autrement dit des méthodes de type fasciste, seront alors disponibles et renforcés. Les cadres qui entourent Marine Le Pen à la tête du FN sont des opportunistes capables d&#039;adapter leur stratégie au gré des circonstances. [...] Selon les circonstances, les chantres de la dédiabolisation d&#039;aujourd&#039;hui pourraient devenir demain ou après-demain les parrains de milices paramilitaires envoyées contre les travailleurs mobilisés.&lt;br /&gt;
 |article=Où va le Front national ?&lt;br /&gt;
 |livre=Lutte de classe&lt;br /&gt;
 |numéro=168&lt;br /&gt;
 |date=mai-juin 2015&lt;br /&gt;
 |lien=https://mensuel.lutte-ouvriere.org/documents/archives/la-revue-lutte-de-classe/serie-actuelle-1993/article/ou-va-le-front-national&lt;br /&gt;
 |titre=non&lt;br /&gt;
}}&lt;br /&gt;
 |titre-objection-détaillée3 = &lt;br /&gt;
 |guillemets=oui&lt;br /&gt;
}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
{{argument contre&lt;br /&gt;
 |titre-argument = Le FN n&#039;a pas pour objectif de façonner un ordre nouveau&lt;br /&gt;
 |niveau-argument = 3&lt;br /&gt;
 |résumé-argument = {{citation&lt;br /&gt;
 |auteur1=No pasaran&lt;br /&gt;
 |citation=Le FN n’est pas un parti fasciste, au sens historique du terme, car il n’a pas pour vocation de proposer un « ordre nouveau », ayant des finalités totalitaires, motivé par des penchants révolutionnaires ; au contraire il œuvre plutôt vers un retour des « valeurs traditionnelles », et ce pour endiguer la décadence dans laquelle évoluerait actuellement la société française ; il est donc un parti réactionnaire ou ultra-réactionnaire. Le FN n’a pas pour objectif de façonner un « homme nouveau ».&lt;br /&gt;
 |article=Le Front National : fascisme et réaction ?&lt;br /&gt;
 |date=1992&lt;br /&gt;
 |lien=http://nopasaran.samizdat.net/spip.php?article277&lt;br /&gt;
 |titre=non&lt;br /&gt;
}}&lt;br /&gt;
 |titre-argument-détaillé = &lt;br /&gt;
 |titre-débat-connexe = &lt;br /&gt;
 |titre-objection1 = &lt;br /&gt;
 |résumé-objection1 = &lt;br /&gt;
 |titre-objection-détaillée1 = &lt;br /&gt;
 |titre-débat-connexe1 = &lt;br /&gt;
 |titre-objection2 = &lt;br /&gt;
 |résumé-objection2 = &lt;br /&gt;
 |titre-objection-détaillée2 = &lt;br /&gt;
 |titre-débat-connexe2 = &lt;br /&gt;
 |titre-objection3 = &lt;br /&gt;
 |résumé-objection3 = &lt;br /&gt;
 |titre-objection-détaillée3 = &lt;br /&gt;
 |titre-débat-connexe3 = &lt;br /&gt;
 |guillemets=oui&lt;br /&gt;
}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
{{argument contre&lt;br /&gt;
 |titre-argument = Le FN est un parti intégré dans le jeu électoral&lt;br /&gt;
 |niveau-argument = 3&lt;br /&gt;
 |résumé-argument = Les fascistes ont pris le pouvoir par la force (Marche sur Rome pour Mussolini ; Nuit de cristal pour Hitler ; guerre civile pour Franco). Ce n&#039;est pas l&#039;ambition du FN, qui ne cherche pas à prendre le pouvoir autrement que par les élections.&lt;br /&gt;
 |titre-argument-détaillé = &lt;br /&gt;
 |titre-objection1 = Hitler et Mussolini se sont aussi présentés aux élections&lt;br /&gt;
 |résumé-objection1 = {{citation&lt;br /&gt;
 |auteur1=Internationalist Group&lt;br /&gt;
 |citation=Les nazis de Hitler ont joué le jeu électoral de la bourgeoisie, et ne l’ont abandonné qu’après s’être saisis du pouvoir.&lt;br /&gt;
 |article=National Front At Forefront of Capitalist Drive Toward “Strong State” in France &lt;br /&gt;
 |livre=The Internationalist&lt;br /&gt;
 |numéro=&lt;br /&gt;
 |date=8 juin 2002&lt;br /&gt;
 |lien=http://www.internationalist.org/nationalfront&amp;amp;strongstate0602.html&lt;br /&gt;
 |titre=non&lt;br /&gt;
}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
 |titre-objection2 = c&#039;est juste une question tactique&lt;br /&gt;
 |résumé-objection1 = {{citation&lt;br /&gt;
 |auteur1=Robert Soucy&lt;br /&gt;
 |citation=Hitler était profondément nationaliste et, à la suite du putsch de Munich en 1923, il choisit d&#039;atteindre le pouvoir par la voie électorale. Dans les années vingt et trente, les responsables fascistes français faisaient preuve d&#039;une aussi grande flexibilité et n&#039;en étaient pas moins fascistes pour autant... Quand l&#039;orage frondait, ils affichaient de manière plus voyante leur hostilité à la démocratie et penchaient davantage pour « l&#039;action »...&lt;br /&gt;
Les fascistes prenaient souvent un ton docte et pieux lorsqu&#039;ils parlaient d&#039;entreprendre le renouveau « spirituel de la France, en réalité, leurs objectifs fondamentaux étaient très nettement matérialistes. Se posant  en moralisateurs, ils dénonçaient l&#039;hédonisme et honoraient l&#039;esprit d&#039;abnégation qui régnait pendant la Première Guerre mondiale et, d&#039;un autre côté, leurs programmes défendaient la propriété privée, une politique fiscale très modérée et la hiérarchie sociale. …&lt;br /&gt;
 |livre=Le Fascisme français, 1924-1933&lt;br /&gt;
 |pages=320 et 321&lt;br /&gt;
 |date=1992&lt;br /&gt;
  |titre=non&lt;br /&gt;
}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
{{citation&lt;br /&gt;
 |auteur1=Cédric Piktoroff&lt;br /&gt;
 |citation=Bien qu’il leur fallut mettre l’accent à tel ou tel moment sur l’une ou l’autre de ces tactiques, Hitler comme Mussolini ont combiné la construction d’une force violente sur le terrain et la constitution d’une façade politique « respectable ». Dans des contextes différents, ces deux mouvements ont connu des courbes de développement semblables : construction de groupes de combats en réaction à la puissance des organisations ouvrières, recherche de support électoral et construction d’un mouvement de masse basé sur la petite bourgeoisie déclassée, ralliement de forces de la bourgeoisie jusqu’alors hésitantes et accession au pouvoir, destruction physique des forces du mouvement ouvrier et des acquis démocratiques. Les tentatives de coups d’Etat s’étant avérées infructueuses et la voie électorale insuffisante pour leur amener une majorité de voix, Hitler comme Mussolini sont d’abord arrivés aux affaires par des alliances parlementaires avec des partis libéraux et conservateurs, dont ils se sont débarrassés une fois leur pouvoir consolidé. En janvier 1933, le mois où Hitler fut nommé chancelier, le socialiste Hilferding proclama « la chute du fascisme », assurant que « la légalité sera sa perte ». Hilferding mourut huit ans plus tard entre les mains de la Gestapo et sa femme fut assassinée à Auschwitz. Loin de le supprimer, le légalisme est un élément de la stratégie du fascisme dans sa marche vers la prise du pouvoir.&lt;br /&gt;
 |article=F comme fascistes, N comme Nazis !&lt;br /&gt;
 |livre=Que faire ?&lt;br /&gt;
 |date=9 avril 2011&lt;br /&gt;
 |lien=http://quefaire.lautre.net/F-comme-fascistes-N-comme-Nazis&lt;br /&gt;
 |titre=non&lt;br /&gt;
}}&lt;br /&gt;
 |titre-objection-détaillée1 = &lt;br /&gt;
 |titre-débat-connexe1 = &lt;br /&gt;
 |titre-objection2 = Le FN joue le jeu électoral seulement pour acquérir une large audience&lt;br /&gt;
 |résumé-objection2 = {{citation&lt;br /&gt;
 |auteur1=Cédric Piktoroff&lt;br /&gt;
 |citation=Le fascisme est un mouvement dynamique qui doit être compris dans son processus de développement. Si le FN met aujourd’hui davantage l’accent sur son activité électorale que sur l’activisme contre les immigrés et le mouvement ouvrier, c’est que cela constitue la tactique la mieux adaptée pour acquérir une audience dans une situation où la capacité de la classe dominante à diriger la société commence seulement à vaciller. Il nous faut donc identifier l’endroit où réside dans la situation présente la possibilité de construction d’un parti fasciste de masse. Dire que le FN n’est pas un parti fasciste en ne considérant que son étape actuelle de développement, c’est croire que la situation politique et sociale ne peut que rester stable. Or, la crise du capitalisme n’est plus seulement une possibilité évoquée par une poignée d’irréductibles révolutionnaires. Elle commence à façonner la réalité de façon de plus en plus palpable, accentuant l’instabilité sociale et politique tout comme les confrontations de masse.&lt;br /&gt;
 |article=F comme fascistes, N comme Nazis !&lt;br /&gt;
 |livre=Que faire ?&lt;br /&gt;
 |date=9 avril 2011&lt;br /&gt;
 |lien=http://quefaire.lautre.net/F-comme-fascistes-N-comme-Nazis&lt;br /&gt;
 |titre=non&lt;br /&gt;
}}&lt;br /&gt;
 |titre-objection-détaillée2 = &lt;br /&gt;
 |titre-objection3 = Le FN pourrait être amené à prendre le pouvoir par la force dans un contexte de crise sociale aiguë&lt;br /&gt;
 |résumé-objection3 = {{citation&lt;br /&gt;
 |auteur1=Ligue trotskiste de France&lt;br /&gt;
 |citation=Le FN de Marine Le Pen se présente pour le moment principalement comme un phénomène électoral centré sur le nationalisme français et le racisme anti-arabe. Mais cette posture ne réussit pas à dissimuler le fait que le FN est infesté de nervis fascistes, comme le montre le nombre impressionnant de candidats aux élections municipales que Le Pen a été obligée de retirer de ses listes après qu’ils se furent révélés sous leur vrai jour, avec tatouages à la gloire des Waffen SS et autres insignes nazis. Leur posture parlementaire peut donc vite changer avec l’aggravation de la crise économique et sociale et la consolidation par le FN d’une base active dans le pays.&lt;br /&gt;
 |article=Les trahisons des directions du mouvement ouvrier attisent la réaction&lt;br /&gt;
 |livre=Le Bolchévik&lt;br /&gt;
 |numéro=207&lt;br /&gt;
 |date=mars 2014&lt;br /&gt;
 |lien=http://www.icl-fi.org/print/francais/lebol/207/dieudonne.html&lt;br /&gt;
 |titre=non&lt;br /&gt;
}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
{{citation&lt;br /&gt;
 |auteur1=Cédric Piktoroff&lt;br /&gt;
 |citation=Les années 20 et 30 furent marquées par des périodes de polarisation aigüe, et le fascisme prit son essor à travers la peur qu’inspira à la petite bourgeoisie puis au grand capital la poussée révolutionnaire du mouvement ouvrier. Aujourd’hui, les fascistes ont pris acte d’un changement stratégique fondamental : ils doivent d’abord rechercher la respectabilité électorale avant d’espérer pouvoir transformer leur soutien en mouvement de masse. Avant de viser à rassurer les capitalistes en leur montrant qu’ils peuvent gouverner le pays en défendant leurs intérêts, la recherche d’audience électorale constitue pour les fascistes, plus encore qu’hier, une condition pour pouvoir construire un mouvement populaire et indépendant. Pour le noyau fasciste qui dirige le FN, la possibilité d’une stratégie plus brutale reste ouverte, lorsque les circonstances se montreront plus favorables. L’accent mis sur l’activité électorale plutôt que sur les méthodes violentes est davantage une stratégie imposée par la situation qu’une remise en cause des buts poursuivis.&lt;br /&gt;
 |article=F comme fascistes, N comme Nazis !&lt;br /&gt;
 |livre=Que faire ?&lt;br /&gt;
 |date=9 avril 2011&lt;br /&gt;
 |lien=http://quefaire.lautre.net/F-comme-fascistes-N-comme-Nazis&lt;br /&gt;
 |titre=non&lt;br /&gt;
}}&lt;br /&gt;
 |titre-objection-détaillée4 = &lt;br /&gt;
 |titre-objection4 = &lt;br /&gt;
 |résumé-objection4 = &lt;br /&gt;
 |titre-objection-détaillée4 = &lt;br /&gt;
 |guillemets=oui&lt;br /&gt;
}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
{{argument contre&lt;br /&gt;
 |titre-argument = Le FN est un parti national-populiste&lt;br /&gt;
 |niveau-argument = 3&lt;br /&gt;
 |résumé-argument = {{citation&lt;br /&gt;
 |auteur1=Nicolas Lebourg&lt;br /&gt;
 |auteur2=Joël Gombin&lt;br /&gt;
 |auteur3=Stéphane François&lt;br /&gt;
 |auteur4=Alexandre Dézé&lt;br /&gt;
 |auteur5=Jean-Yves Camus&lt;br /&gt;
 |auteur6=Gaël Brustier&lt;br /&gt;
 |citation=La dynastie Le Pen incarne un courant bien spécifique de l&#039;extrême droite : le national-populisme, qui s&#039;est cristallisé lors de la vague boulangiste (1887-1889) et constitue depuis la tendance la plus classique de l&#039;extrême droite en France. Le national-populisme conçoit l&#039;évolution politique comme une décadence dont seul le peuple, sain, peut préserver la nation. Privilégiant le rapport direct entre le sauveur et le peuple, par-delà les clivages et les institutions parasites censées menacer de mort la nation, le national-populisme se réclame de la défense du petit peuple, du « Français moyen » de « bon sens », face à la trahison d&#039;élites, fatalement corrompues. Il fait l&#039;apologie d&#039;un nationalisme fermé, se met en quête d&#039;une unité nationale mythique et est « altérophobe ». Il réunit des valeurs sociales de gauche et des valeurs politiques de droite (ordre, autorité, etc.). Bien qu&#039;il recoure à une esthétique verbale socialisante, il prône l&#039;union de tous après l&#039;exclusion de l&#039;infime couche de profiteurs traîtres à la patrie, ce qui implique de rompre avec l&#039;idéologie de la lutte des classes. Pour faire coïncider la nation et le peuple, il effectue des permutations entre les sens du mot « peuple ». Le peuple, c&#039;est le &#039;&#039;demos&#039;&#039;, l&#039;unité politique ; c&#039;est également l&#039;&#039;&#039;ethnos&#039;&#039;, l&#039;unité biologique ; c&#039;est encore un corps social, les « classes populaires » ; et c&#039;est enfin la « plèbe », les masses. L&#039;extrême droite national-populiste joue sur la confusion entre toutes ces significations.&lt;br /&gt;
 |article=Le FN, un national populisme&lt;br /&gt;
 |livre=Le Monde&lt;br /&gt;
 |numéro=&lt;br /&gt;
 |date=5 octobre 2013&lt;br /&gt;
 |lien=http://abonnes.lemonde.fr/idees/article/2013/10/05/le-fn-un-national-populisme_3490433_3232.html&lt;br /&gt;
 |titre=non&lt;br /&gt;
}}&lt;br /&gt;
 |titre-argument-détaillé = &lt;br /&gt;
 |titre-objection1 = Le terme « populiste » n&#039;est pas rigoureusement défini&lt;br /&gt;
 |résumé-objection1 = {{citation&lt;br /&gt;
 |auteur1=Michel Wieviorka&lt;br /&gt;
 |citation=Le recours à la qualification de populisme et à ses variantes, le national-populisme, selon le néologisme formé par Pierre-André Taguieff (1984) ou bien encore le néo-populisme, selon le titre de l&#039;histoire du FN proposée par Erwan Lecoeur (2003), pose plusieurs problèmes. Le premier tient au flou qui entoure ce terme : on ne sait jamais très bien si son usage correspond à une exigence scientifique, ou au sens commun ou journalistique. La littérature spécialisée regorge de livres et d&#039;articles s&#039;efforçant d&#039;affronter ce problème.&lt;br /&gt;
 |livre=Le Front national, entre extrémisme, populisme et démocratie&lt;br /&gt;
 |édition=Maison des Sciences de l’Homme&lt;br /&gt;
 |lieu=&lt;br /&gt;
 |date=2013&lt;br /&gt;
 |lien=&lt;br /&gt;
 |titre=non&lt;br /&gt;
}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
{{citation&lt;br /&gt;
 |auteur1=Michael Löwy&lt;br /&gt;
 |auteur2=Francis Sitel&lt;br /&gt;
 |citation=La confusion des repères et le brouillage du clivage gauche/droite sont permis et aggravés par l’usage fort répandu de la notion de populisme. En Amérique latine, au cours de la période allant des années 1930 aux années 1960 le terme de populisme correspondait à une réalité spécifique : des gouvernements nationaux populaires ou des mouvements rassemblés autour de figures charismatiques – Vargas, Perón, Cardenas – disposant d’un soutien populaire important et développant une rhétorique anti-impérialiste. Or, l’usage qui est fait du terme aujourd’hui en France et en Europe est vague et imprécis. Ainsi, à propos du Front national, P.-A. Taguieff définit le populisme comme « un style rhétorique qui est lié directement à l’appel au peuple ». D’autres politologues réfèrent le populisme à « une position politique qui se situe du côté du peuple contre les élites » : une caractérisation qui peut convenir pour presque tous les partis et mouvements !&lt;br /&gt;
 |article=Le Front national dans une perspective européenne&lt;br /&gt;
 |livre=Contretemps&lt;br /&gt;
 |numéro=&lt;br /&gt;
 |date=17 octobre 2016&lt;br /&gt;
 |lien=https://www.contretemps.eu/fn-europe-fascisme/&lt;br /&gt;
 |titre=non&lt;br /&gt;
}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
{{citation&lt;br /&gt;
 |auteur1=Michel Wieviorka&lt;br /&gt;
 |citation=La référence au terme de populisme renvoie à une histoire qui convoque les Narodniki russes des années 1840-1880, marchant vers le peule pour assurer la rédemption du pays à partir des campagnes (Venturi 1972) ; le People&#039;s Party des petits paysans du Sud, du Middle West et de l&#039;Ouest des Etats-Unis, en lutte contre la haute finance et les grandes compagnies et plaidant pour le bimétallisme ; les mouvements et les régimes des années 1930 à 1960 dans toute l&#039;Amérique latine, etc. Mais ces acteurs sont fort différents les uns des autres. Il est hasardeux d&#039;en proposer un concept fédérateur. [...] Situer principalement le FN dans leur sillage, c&#039;est risquer de passer à côté de bien des spécificités des uns et des autres. Or, comme le souligne Annie Collovald avec détermination (Collovald 2003), c&#039;est aussi minimiser d&#039;autres lignées historiques, le fascisme, le pétainisme et Vichy, l&#039;OAS, l&#039;appel à une violence qui, contrairement à celle des Narodniki ayant viré au terrorisme, ne peut prétendre en aucune façon être émancipatrice, c&#039;est gommer le caractère d&#039;extrême droite du Front national.&lt;br /&gt;
 |livre=Le Front national, entre extrémisme, populisme et démocratie&lt;br /&gt;
 |édition=Maison des Sciences de l’Homme&lt;br /&gt;
 |lieu=&lt;br /&gt;
 |date=2013&lt;br /&gt;
 |lien=&lt;br /&gt;
 |titre=non&lt;br /&gt;
}}&lt;br /&gt;
{{citation&lt;br /&gt;
 |auteur1=Alaxandre Dézé&lt;br /&gt;
 |citation=Cependant, on peut s&#039;étonner de voir resurgir la notion de « populisme » pour qualifier le parti de Marine Le Pen, tant les mises au point académiques sur le sujet ont été nombreuses par le passé. D&#039;une part, en effet, le terme a perdu toute signification à force d&#039;être utilisé pour désigner un ensemble toujours plus large de personnalités ou de phénomènes (de Margaret Thatcher au chanteur Renaud, de Bernard Tapie au guide Michelin, du général Boulanger à Internet, de Lech Walesa au mouvement altermondialiste, etc.). D&#039;autre part, le plus petit dénominateur commun entre ses multiples manifestations réside dans un style politique d&#039;appel au peuple – style qui ne saurait être considéré comme une nouveauté au FN, il faut donc admettre que cette notion est impropre à qualifier le parti de Marine Le Pen, même si la présidente du parti le revendique pour elle-même (précisément parce qu&#039;elle est moins « stigmatisante » que l&#039;étiquette d&#039;extrême droite qui est généralement accolée au FN).&lt;br /&gt;
 |livre=Le Front national : à la conquête du pouvoir ?&lt;br /&gt;
 |édition=Armand Colin&lt;br /&gt;
 |lieu=&lt;br /&gt;
 |date=2012&lt;br /&gt;
 |lien=&lt;br /&gt;
 |titre=non&lt;br /&gt;
}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
 |titre-objection-détaillée1 = &lt;br /&gt;
 |titre-débat-connexe1 = &lt;br /&gt;
 |titre-objection2 = Le terme « populiste » ne renvoie qu&#039;à une partie des idées du FN&lt;br /&gt;
 |résumé-objection2 = {{citation&lt;br /&gt;
 |auteur1=Alexandre Dézé&lt;br /&gt;
 |citation=On peut s&#039;étonner de voir resurgir la notion de « populisme » pour qualifier le parti de Marine Le Pen, tant les mises au point académiques sur le sujet ont été nombreuses par le passé. D&#039;une part, en effet, le terme a perdu toute signification à force d&#039;être utilisé pour désigner un ensemble toujours plus large de personnalités ou de phénomènes (de Margaret Thatcher au chanteur Renaud, de Bernard Tapie au guide Michelin, du général Boulanger à Internet, de Lech Walesa au mouvement altermondialiste, etc.). D&#039;autre part, le plus petit dénominateur commun entre ses multiples manifestations réside dans un style politique d&#039;appel au peuple – style qui ne saurait être considéré comme une nouveauté au FN. Il faut donc admettre que cette notion est impropre à qualifier le parti de Marine Le Pen, même si la présidente du parti le revendique pour elle-même, précisément parce qu&#039;elle est moins « stigmatisante » que l&#039;étiquette d&#039;extrême droite qui est généralement accolée au FN.&lt;br /&gt;
 |livre=Le Front national : à la conquête du pouvoir ?&lt;br /&gt;
 |édition=Armand Colin&lt;br /&gt;
 |lieu=Paris&lt;br /&gt;
 |date=2012&lt;br /&gt;
 |lien=&lt;br /&gt;
 |titre=non&lt;br /&gt;
}}&lt;br /&gt;
 |titre-objection-détaillée2 = &lt;br /&gt;
 |titre-objection3 = Le populisme ne s&#039;installe pas durablement dans le paysage politique&lt;br /&gt;
 |résumé-objection3 = {{citation&lt;br /&gt;
 |auteur1=Michel Wieviorka&lt;br /&gt;
 |citation=Il faut tirer quelques leçons de ces indications encore élémentaires. La première est que contrairement au « boulangisme » ou au « poujadisme », le FN est inscrit dans la durée, capable de survivre à des changements importants, tant internes (scission de 1998 ou succession de 2011), que dans son environnement politique, social, culturel. [...] L&#039;adjectif « populiste » n&#039;en demeure pas moins souvent appliqué. Mais, en règle générale, le populisme ne s&#039;installe pas durablement, c&#039;est plutôt un moment, une configuration qui correspond à un état singulier d&#039;une société. Ce n&#039;est pas le cas avec le Front national.&lt;br /&gt;
 |livre=Le Front national, entre extrémisme, populisme et démocratie&lt;br /&gt;
 |édition=Maison des Sciences de l’Homme&lt;br /&gt;
 |lieu=&lt;br /&gt;
 |date=2013&lt;br /&gt;
 |lien=&lt;br /&gt;
 |titre=non&lt;br /&gt;
}}&lt;br /&gt;
 |titre-objection-détaillée3 = &lt;br /&gt;
 |titre-objection4 = L&#039;usage du terme « populisme » sert à éviter de qualifier le FN de raciste&lt;br /&gt;
 |résumé-objection4 = {{citation&lt;br /&gt;
 |auteur1=Michael Löwy&lt;br /&gt;
 |auteur2=Francis Sitel&lt;br /&gt;
 |citation=Quand on l’applique au Front national (ou à d’autres partis européens d’extrême droite) ce pseudo concept [de populisme] devient un euphémisme trompeur qui permet – délibérément ou non – de les légitimer, les rendant plus acceptables, voire appelant – car qui refuse d’être pour le peuple contre les élites ? – à écarter les termes dérangeants de racisme, xénophobie, fascisme, ou extrême-droite.&lt;br /&gt;
 |article=Le Front national dans une perspective européenne&lt;br /&gt;
 |livre=Contretemps&lt;br /&gt;
 |numéro=&lt;br /&gt;
 |date=17 octobre 2016&lt;br /&gt;
 |lien=https://www.contretemps.eu/fn-europe-fascisme/&lt;br /&gt;
 |titre=non&lt;br /&gt;
}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
{{citation&lt;br /&gt;
 |auteur1=Jean Quatremer&lt;br /&gt;
 |citation=Pour contourner le véritable interdit moral qui empêche désormais toute assimilation du FN français ou du FPÖ autrichien au fascisme, les « intellectuels » ont inventé le mot de « populisme », jugé historiquement plus « neutre » et moins polémique. Quelle erreur ! Ce faisant, on a légitimé un peu plus ces partis : dans « populisme », il y a peuple et le FN, par exemple, en joue pour affirmer qu’il est le parti du peuple. Ce terme qui se veut méprisant valide en réalité son discours : d’un côté, il y aurait un parti populiste ou « anti-establishment », pour reprendre une expression de Le Pen père, à l’écoute du peuple, de l’autre « l’UMPS » représentant les élites. Le mot « populisme » donne une façade aimable à des partis qui détestent les valeurs européennes d’égalité, de liberté, de fraternité léguées par la Révolution française. S’interdire de nommer ce que l’on combat, c’est s’interdire tout simplement de le combattre : si les jeunes sont attirés par ces partis, c’est aussi parce qu’ils sont sans filiation encombrante, qu’ils paraissent neufs alors, ce qui leur permet de se revendiquer des traditions nationales les plus nobles, comme le fait sans vergogne le FN avec De Gaulle et Jaurès.&lt;br /&gt;
 |article= Le fascisme à visage humain&lt;br /&gt;
 |date=17 octobre 2016&lt;br /&gt;
 |lien=http://bruxelles.blogs.liberation.fr/2015/05/06/le-fascisme-visage-humain/&lt;br /&gt;
 |titre=non&lt;br /&gt;
}}&lt;br /&gt;
 |titre-objection-détaillée4 = &lt;br /&gt;
 |titre-objection5 = L&#039;usage du terme « populisme » sert à amalgamer extrême droite et gauche radicale&lt;br /&gt;
 |résumé-objection5 = {{citation&lt;br /&gt;
 |auteur1=Michael Löwy&lt;br /&gt;
 |auteur2=Francis Sitel&lt;br /&gt;
 |citation=En France et en Europe le mot populisme est aussi délibérément utilisé par certains idéologues et médias comme un moyen de mystification, qui permet d’opérer un amalgame entre l’extrême droite et la gauche radicale, par exemple le Front de gauche, de mettre en regard d’un populisme de droite un populisme de gauche, sous prétexte que les deux s’opposent aux politiques néolibérales et à la construction européenne…&lt;br /&gt;
 |article=Le Front national dans une perspective européenne&lt;br /&gt;
 |livre=Contretemps&lt;br /&gt;
 |numéro=&lt;br /&gt;
 |date=17 octobre 2016&lt;br /&gt;
 |lien=https://www.contretemps.eu/fn-europe-fascisme/&lt;br /&gt;
 |titre=non&lt;br /&gt;
}}&lt;br /&gt;
 |titre-objection-détaillée5 = &lt;br /&gt;
 |guillemets=oui&lt;br /&gt;
}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
{{Métabalises débat|sujet=le caractère fasciste ou non du Front national|mots-clés=front, national, FN, fasciste}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
__NOTOC__&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Sverdlov</name></author>
	</entry>
	<entry>
		<id>https://fr.wikidebates.org/w/index.php?title=Le_Rassemblement_national_est-il_un_parti_fasciste_%3F&amp;diff=3129</id>
		<title>Le Rassemblement national est-il un parti fasciste ?</title>
		<link rel="alternate" type="text/html" href="https://fr.wikidebates.org/w/index.php?title=Le_Rassemblement_national_est-il_un_parti_fasciste_%3F&amp;diff=3129"/>
		<updated>2017-05-07T16:10:34Z</updated>

		<summary type="html">&lt;p&gt;Sverdlov : &lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;{{Tableau pour/contre FN}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Arguments POUR ==&lt;br /&gt;
{{argument pour&lt;br /&gt;
 |titre-argument = Le FN est un parti nationaliste&lt;br /&gt;
 |niveau-argument = 3&lt;br /&gt;
 |résumé-argument = {{citation&lt;br /&gt;
 |auteur1=Pierre Tourev&lt;br /&gt;
 |citation=Comme son nom l&#039;indique clairement, le nationalisme est l&#039;un des piliers du Front national. Le FN se qualifie lui-même de « parti patriote ». C&#039;est un parti nationaliste qui glorifie le mythe de la nation. Marine Le Pen a même accepté le qualificatif de « nationaliste-populiste ». Ce nationalisme se manifeste principalement autour de deux thèmes, de deux boucs-émissaires extérieurs qui seraient la cause de tous les problèmes que rencontre la société française :&lt;br /&gt;
# L&#039;immigration rendue responsable du chômage, des déficits et de l&#039;insécurité. Elle est présentée comme une menace pour l&#039;identité nationale. En conséquence et logiquement le FN entend donner la priorité aux Français : « la priorité nationale ».&lt;br /&gt;
# L&#039;Union européenne et l&#039;euro considérés comme sources de contraintes et responsables de la perte d&#039;une indépendance qu&#039;il faudrait reconquérir.&lt;br /&gt;
Il en résulte des positions souverainistes et protectionnistes.&lt;br /&gt;
 |article=Le Front national. Est-ce un parti fasciste, populiste, nationaliste, poujadiste ou d&#039;extrême droite ?&lt;br /&gt;
 |date=9 mars 2017&lt;br /&gt;
 |lien=http://www.toupie.org/Textes/Front_national.htm&lt;br /&gt;
 |titre=non&lt;br /&gt;
}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
{{citation&lt;br /&gt;
 |auteur1=Anonyme&lt;br /&gt;
 |citation=Le Parti national fasciste et le Front national partagent la même conception de la nation. Par opposition au matérialisme marxiste, la nation a une valeur absolue. Elle n’est pas un simple regroupement d’humains constitué au hasard des migrations, mais un « organisme » constitué d’individus appartenant à une même ethnie et partageant des valeurs communes. De même dans la vision de la France de Vichy, l’individu n’existe qu’en tant que membre de groupes : famille, région, métier, qui tous forment la nation française. Il ne s’agit pas, dans le fascisme italien de 1921, de racisme systématique comme dans le nazisme. Même après l’arrivée au pouvoir, la doctrine fasciste, qui à ce moment-là s’oppose à la démocratie classique, continue à dire que la nation est « &#039;&#039;non pas une race (razza), ni une région géographiquement délimitée, mais une lignée (schiatta) qui se perpétue au cours de l’histoire, une multitude réunie autour d’une idée, qui est volonté d’existence et de puissance : conscience de soi, personnalité.&#039;&#039; ». Cela changera au cours des années 30 : le fascisme deviendra officiellement raciste, et en particulier antisémite. Le Pen est en quelque sorte en avance sur Mussolini puisqu’il a reconnu qu’il ne croyait pas à l’égalité des races. Cela dit, son programme officiel est plutôt centré, comme le programme fasciste, sur la notion d’une communauté d’individus, homogène sur le plan ethnique et unie par des valeurs communes. Un étranger, s’il accepte toutes ces valeurs, peut rejoindre cette communauté dans certaines conditions, en particulier après une mise à l’épreuve.&lt;br /&gt;
 |article= Le Pen et le fascisme : une comparaison des programmes &lt;br /&gt;
 |date=1er mai 2002&lt;br /&gt;
 |lien=http://1libertaire.free.fr/LePenFascisteQuid.html&lt;br /&gt;
 |titre=non&lt;br /&gt;
}}&lt;br /&gt;
 |titre-argument-détaillé = &lt;br /&gt;
 |titre-objection1 = &lt;br /&gt;
 |résumé-objection1 = &lt;br /&gt;
 |titre-objection-détaillée1 = &lt;br /&gt;
 |titre-débat-connexe1 = &lt;br /&gt;
 |titre-objection2 = &lt;br /&gt;
 |résumé-objection2 = &lt;br /&gt;
 |titre-objection-détaillée2 = &lt;br /&gt;
 |titre-objection3 = &lt;br /&gt;
 |résumé-objection3 = &lt;br /&gt;
 |titre-objection-détaillée3 = &lt;br /&gt;
 |guillemets=oui&lt;br /&gt;
}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
{{argument pour&lt;br /&gt;
 |titre-argument = Le FN est un parti raciste, xénophobe, antisémite et homophobe&lt;br /&gt;
 |niveau-argument = 3&lt;br /&gt;
 |résumé-argument = {{citation&lt;br /&gt;
 |auteur1=AFP&lt;br /&gt;
 |citation=Le 13 septembre 1987, Jean Marie Le Pen déclare sur RTL que les chambres à gaz sont « &#039;&#039;un point de détail de l’histoire de la Seconde Guerre mondiale&#039;&#039; ». [...] Le 2 septembre 1988, dans un discours, M. Le Pen évoque le ministre de la Fonction publique Michel Durafour, et fait un calembour : « &#039;&#039;Durafour crématoire&#039;&#039; ». [...] Le 12 janvier 2005, Jean-Marie Le Pen estime dans un entretien à l’hebdomadaire Rivarol que l’occupation allemande en France « &#039;&#039;n’a pas été particulièrement inhumaine&#039;&#039; ». [...] Fin décembre 2010, Marine Le Pen assimile les prières de rues musulmanes à « &#039;&#039;une occupation&#039;&#039; ». [...] Le 7 avril 2015, Jean-Marie Le Pen affirme dans Rivarol qu’il n’a « &#039;&#039;jamais considéré le maréchal Pétain comme un traître&#039;&#039; ». [...] Le 7 juin 2014, Jean-Marie Le Pen s’en prend dans une vidéo à des artistes qui ont pris position contre le FN. A son interlocutrice qui évoque le nom de Patrick Bruel, il répond : « &#039;&#039;Ecoutez, on fera une fournée la prochaine fois&#039;&#039; ». Le 9 avril 2017, en pleine campagne pour l’élection présidentielle, Marine Le Pen déclare : « &#039;&#039;Je pense que la France n’est pas responsable du Vel d’Hiv&#039;&#039; » en référence à la rafle, en 1942 à Paris, au cours de laquelle plus de 13 000 juifs avaient été arrêtés par la France.&lt;br /&gt;
 |article=Le Front National, l’antisémitisme et la Shoah : des polémiques à répétition&lt;br /&gt;
 |livre=The Times of Israel&lt;br /&gt;
 |numéro=&lt;br /&gt;
 |date=28 avril 2017&lt;br /&gt;
 |lien=http://fr.timesofisrael.com/le-front-national-lantisemitisme-et-la-shoah-des-polemiques-a-repetition/&lt;br /&gt;
 |titre=non&lt;br /&gt;
}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
{{citation&lt;br /&gt;
 |auteur1=François-Damien Bourgery&lt;br /&gt;
 |citation=Fin mai, Jean-Marie Le Pen avait évoqué « &#039;&#039;monseigneur Ebola&#039;&#039; » pour « &#039;&#039;régler&#039;&#039; » les problèmes d’immigration. Le voilà qui vient de récidiver en parlant de faire une « &#039;&#039;fournée&#039;&#039; » de Patrick Bruel qui s’était alarmé du score du FN lors des élections européennes. [...] Les jeux de mots ne lui réussissent décidément pas. En 2012, alors qu’il a laissé la présidence du parti à sa fille l’année précédente, il se fend d’un nouveau « trait d’esprit » à l’encontre des Roms : « &#039;&#039;Les Roms volent naturellement, comme les oiseaux&#039;&#039; ». [...] En mai 1987, invité à l’émission &#039;&#039;L’Heure de vérité&#039;&#039; sur Antenne 2, Jean-Marie Le Pen appelle à isoler les malades du sida qu’il compare à des lépreux : « &#039;&#039;Le sidaïque&#039;&#039; (sic) […] &#039;&#039;est contagieux par sa transpiration, ses larmes, sa salive, son contact. C’est une espèce de lépreux. Et celui-là, je souhaiterais qu’il soit dans un centre&#039;&#039; ». Dix ans plus tard, en 1997, il s’interroge : « &#039;&#039;Que faut-il que je fasse pour ne pas être raciste ? Epouser une Noire ? Avec le sida, si possible ?&#039;&#039; » [...] En août 1996, lors d’une université d’été, Jean-Marie Le Pen évoque « &#039;&#039;l’inégalité des races&#039;&#039; » : « &#039;&#039;Je crois à l’inégalité des races, oui, bien sûr, c’est évident. Toute l’histoire le démontre. Elles n’ont pas la même capacité ni le même niveau d’évolution historique&#039;&#039; ». Des propos qu’il réitère un mois plus tard sur l’antenne d’Europe 1 et qu’il justifie avec un exemple sportif : « &#039;&#039;Aux Jeux olympiques, il y a une évidente inégalité entre la race noire et la race blanche&#039;&#039; ».&lt;br /&gt;
 |article=Jean-Marie Le Pen, 30 ans de propos provocateurs&lt;br /&gt;
 |livre=&lt;br /&gt;
 |numéro=&lt;br /&gt;
 |date=9 juin 2014&lt;br /&gt;
 |lien=http://www.rfi.fr/france/20140609-france-le-pen-front-national-fournee-propos-provocateurs-antisemitisme-racisme&lt;br /&gt;
 |titre=non&lt;br /&gt;
}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
{{citation&lt;br /&gt;
 |auteur1=Nonna Mayer&lt;br /&gt;
 |citation=Sur toutes les questions relatives à la perception de l’Autre, « autre » par ses origines, sa couleur de peau, sa religion, sa culture, et quelle que soit la vague de sondage retenue, les réponses des sympathisants du FN sont toujours beaucoup plus négatives que celles des sympathisants des autres partis. […] Les sympathisants du FN battent tous les records d’intolérance à l’Autre. Si on répartit les personnes interrogées en quatre groupes par niveau croissant d’ethnocentrisme, de « très faible » (scores 0-1) à « très fort » (6-10), 87 % d’entre eux sont très ethnocentristes, contre 48 % des proches des partis de droite, 33 % des proches des partis du centre, et 18 % des proches des partis de gauche. Inversement, aucun proche du FN n’a sur notre échelle un score inférieur à 2 (contre respectivement 3 % des sympathisants de droite, 11 % des centristes et un quart des sympathisants de gauche).&lt;br /&gt;
 |article=Le mythe de la dédiabolisation du FN&lt;br /&gt;
 |livre=La vie des idées&lt;br /&gt;
 |numéro=&lt;br /&gt;
 |date=4 décembre 2015&lt;br /&gt;
 |lien=http://www.laviedesidees.fr/Le-mythe-de-la-dediabolisation-du-FN.html&lt;br /&gt;
 |titre=non&lt;br /&gt;
}}&lt;br /&gt;
 |titre-argument-détaillé = &lt;br /&gt;
 |titre-objection1 = &lt;br /&gt;
 |résumé-objection1 = &lt;br /&gt;
 |titre-objection-détaillée1 = &lt;br /&gt;
 |titre-débat-connexe1 = &lt;br /&gt;
 |titre-objection2 = &lt;br /&gt;
 |résumé-objection2 = &lt;br /&gt;
 |titre-objection-détaillée2 = &lt;br /&gt;
 |titre-objection3 = &lt;br /&gt;
 |résumé-objection3 = &lt;br /&gt;
 |titre-objection-détaillée3 = &lt;br /&gt;
 |guillemets=oui&lt;br /&gt;
}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
{{argument pour&lt;br /&gt;
 |titre-argument = Le FN tire son origine d&#039;individus et groupes fascistes&lt;br /&gt;
 |niveau-argument = 3&lt;br /&gt;
 |résumé-argument = {{citation&lt;br /&gt;
 |auteur1=Nicolas Lebourg&lt;br /&gt;
 |citation=Le Front national est un projet porté par le mouvement néofasciste Ordre nouveau, fondé en 69 et dissout par l’Etat en 1973. [...] Ordre nouveau [ON] se définit comme « nationaliste-révolutionnaire » et ne fait pas de mystère sur que ce que signifie néofasciste dans le cadre de l’après-guerre. Le mouvement se veut très subversif, mais dans ses sections on lit quand même plutôt Maurras, il y a une petite difficulté à accorder le ressenti révolutionnaire avec des idées qui le soient autant. D’où l’importance de la violence physique, qui donne chair à ce révolutionnarisme mais finit par mener à la dissolution. Se retrouvent à ON tous les items qui font l’extrême droite : représentation de la nation comme un organisme, utopie de régénération, dégagement des « élites véritables » en lieu et place de la « démoploutocratie », etc.&lt;br /&gt;
 |article=Les origines du Front national&lt;br /&gt;
 |date=13 octobre 2013&lt;br /&gt;
 |lien=https://tempspresents.com/2013/10/13/nicolas-lebourg-origines-du-front-national/&lt;br /&gt;
 |titre=non&lt;br /&gt;
}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
{{citation&lt;br /&gt;
 |auteur1=Léon Landini&lt;br /&gt;
 |citation=Parmi les tous premiers organisateurs du Front national figurent une kyrielle d’individus issus d’Ordre nouveau ou d’autres organisations d’extrême-droite et fascistes qui, actuellement encore, démontrent par leur présence aux côtés des Le Pen que ce parti reste un parti d’extrême droite […].&lt;br /&gt;
* Commençons par Pierre Bousquet. Membre du Parti franciste depuis 1935, il était devenu délégué général du bureau de commandement de la jeunesse franciste en 1941. Ancien caporal de la 33e division de grenadiers SS Charlemagne, il fait partie des 300 Français qui combattirent les Russes en avril 1945 dans la capitale allemande. Il a été membre du premier bureau politique du Front national et son premier trésorier pendant 9 ans. […]&lt;br /&gt;
* Léon Gaultier. Il a été secrétaire à l’Information du gouvernement de Pétain. Il fut également un des fondateurs de la Milice nationale de Pétain. Lieutenant des Waffen SS, il commanda une unité française sur le front de l’Est durant l’été 1944. À son retour en France, frappé d’indignité nationale, il fut emprisonné et condamné aux travaux forcés. Libéré après avoir passé une certaine période en prison, il devint, en 1972, cofondateur du Front national dont il fut trésorier. Il figure comme une personnalité importante parmi les membres fondateurs de cette organisation.&lt;br /&gt;
* François Duprat. L’homme d’extrême-droite qui inventa le Front national. Auteur spécialisé dans le fascisme et les mouvements d’extrême-droite, il eut un rôle fondamental dans la naissance et l’ascension finale du Front national. Adepte des thèses révisionnistes, il fut une des figures de l’extrême-droite dans les années 1960-70. Il était à ce moment-là numéro 2 au Front national. Il était auparavant adhérent de diverses organisations fascistes, comme l’OAS, en passant par la Fédération des étudiants nationalistes et Ordre nouveau. C’est lui, par exemple, qui souffla à Jean-Marie Le Pen une expression devenue une des marques du parti d’extrême droite, le fameux : « Un million de chômeurs, c’est un million d’immigrés en trop », expression reprise aujourd’hui sous d’autres formes par Marine Le Pen. [...]&lt;br /&gt;
* François Brigneau. Militant d’extrême-droite, il adhère au « frontisme » en 1937. Membre du Rassemblement national populaire de Marcel Déat, il s’oriente vers la Collaboration et en juin 1944, au lendemain du débarquement allié en Normandie, il s’engage dans la Milice. […] Au moment de la création du FN, il en devient vice-président. Un demi-siècle plus tard, « il tire toujours une certaine gloire » de ses engagements et se vante d’avoir été un compagnon de cellule de Brasillach. Brasillach est surtout connu pour son engagement à l’extrême-droite. Membre de l’Action française, dans les années 1930, il évolue vers le fascisme.&lt;br /&gt;
 |article=Front national : Les chiens ne font pas des chats !&lt;br /&gt;
 |date=avril 2017&lt;br /&gt;
 |lien=http://www.initiative-communiste.fr/articles/front-national-chiens-ne-chats-leon-landini-resistant-ftp-moi/&lt;br /&gt;
 |titre=non&lt;br /&gt;
}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
{{citation&lt;br /&gt;
 |auteur1=Momo-B&lt;br /&gt;
 |citation=En plus d&#039;accueillir un ancien nazi dans ses rangs, il [le FN] s&#039;est très largement inspiré du MSI, parti fasciste italien. Outre la reprise du logo (flamme tricolore), le lien entre les deux partis ne fut pas froid, comme le rappelle fièrement Lorrain de Saint Affrique (conseiller de Jean-Marie Le Pen) : « &#039;&#039;Bien sûr, c&#039;est la petite flamme du MSI. Dans les années 1970, le lien politique avec le FN était très important. Jean-Marie Le Pen et Giorgio Almirante ont d&#039;ailleurs fait partie du même groupe au Parlement européen en 1984&#039;&#039;. »&lt;br /&gt;
 |article= Pourquoi ne pas voter FN ?&lt;br /&gt;
 |date=26 décembre 2016&lt;br /&gt;
 |lien=https://blogs.mediapart.fr/momo-b/blog/261216/pourquoi-ne-pas-voter-fn&lt;br /&gt;
 |titre=non&lt;br /&gt;
}}&lt;br /&gt;
 |titre-argument-détaillé = &lt;br /&gt;
 |titre-débat-connexe = &lt;br /&gt;
 |titre-objection1 = La filiation n’est que chronologique&lt;br /&gt;
 |résumé-objection1 = {{citation&lt;br /&gt;
 |auteur1=Jean-Yves Camus&lt;br /&gt;
 |citation=Nous l’avons dit : Ordre nouveau fut à l’origine du FN. Mais peut-on encore parler en 2014 de filiation autre que chronologique ? Il reste dans la formation de Marine Le Pen d’anciens militants d’Ordre nouveau [ON]. Leur fidélité à l’engagement nationaliste est intacte mais le parti dans lequel ils militent ne peut plus être un calque de celui de leur jeunesse : la violence politique a drastiquement diminué ; les lois réprimant le racisme et la xénophobie rendraient certainement illégaux nombre d’éléments de langage d’ON ; l’anticommunisme et l’antigaullisme ne sont plus des déterminants majeurs du combat politique ; enfin, la « dédiabolisation » voulue par l’actuelle direction passe par l’élimination de la visibilité du « folklore » nationaliste (mais non des fondamentaux nationalistes).&lt;br /&gt;
 |article=Préface&lt;br /&gt;
 |livre=Aux racines du FN&lt;br /&gt;
 |édition=Éditions Fondation Jean-Jaurès&lt;br /&gt;
 |date=2014&lt;br /&gt;
 |lien=http://www.youscribe.com/BookReader/Index/2681316?documentId=2840555&lt;br /&gt;
 |titre=non&lt;br /&gt;
}}&lt;br /&gt;
 |titre-objection-détaillée1 = &lt;br /&gt;
 |titre-débat-connexe1 = &lt;br /&gt;
 |titre-objection2 = Le FN compte aussi à sa fondation dans ses rangs des Résistants&lt;br /&gt;
 |résumé-objection2 = {{citation&lt;br /&gt;
 |auteur1=Jordi Vives&lt;br /&gt;
 |citation=Si le parti de Marine Le Pen est présenté régulièrement par ses adversaires comme un parti de « collabos », il ne faut pas oublier que le Front national a compté dans ses rangs, et depuis sa fondation, de nombreux résistants et déportés dont voici quelques noms célèbres :&lt;br /&gt;
* Maître Jean-Baptiste Biaggi, avocat, ancien député de Paris, ancien conseiller régional de Corse, ancien maire de Cagnano (Corse), officier de la Légion d’honneur, Croix de guerre 1939-1945, médaille de la Résistance.&lt;br /&gt;
* Rolande Birgy, ancienne de la JOC (1928), membre du Sillon catholique (1930), de la CFTC (1929) et du MRP (1945), résistante (Réseau Valette d’Osia), croix du Combattant volontaire de la résistance, Yad-Waschem (titre de « Juste » décerné par l’Etat d’Israël, en 1984), membre de SOS Tout Petits.&lt;br /&gt;
* Jean-Charles Bloch, Croix de guerre, président du Comité des Français juifs.&lt;br /&gt;
* [...]&lt;br /&gt;
 |article=Le Front national et la Résistance française, une histoire méconnue&lt;br /&gt;
 |livre=Lengadoc Info&lt;br /&gt;
 |date=28 avril 2017&lt;br /&gt;
 |lien=http://www.lengadoc-info.com/4976/politique/front-national-resistance-francaise/&lt;br /&gt;
 |titre=non&lt;br /&gt;
}}&lt;br /&gt;
 |titre-objection-détaillée2 = &lt;br /&gt;
 |titre-débat-connexe2 = &lt;br /&gt;
 |titre-objection3 = &lt;br /&gt;
 |résumé-objection3 = &lt;br /&gt;
 |titre-objection-détaillée3 = &lt;br /&gt;
 |titre-débat-connexe3 = &lt;br /&gt;
 |guillemets=oui&lt;br /&gt;
}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
{{argument pour&lt;br /&gt;
 |titre-argument = Les Le Pen entretiennent des liens avec des personnes considérées fascistes&lt;br /&gt;
 |niveau-argument = 3&lt;br /&gt;
 |résumé-argument = {{citation&lt;br /&gt;
 |auteur1=Léon Landini&lt;br /&gt;
 |citation=Au début des années 1960, Jean Marie Le Pen, n’ayant rien renié de son passé sulfureux, se rend en Espagne pour aller saluer d’anciens compagnons de combat. Il rend visite à :&lt;br /&gt;
* Abel Bonnard : Maurassien, il évolue vers le fascisme dans les années 1930. Partisan d’un rapprochement franco-allemand, il devient, durant la seconde guerre mondiale, une figure de la collaboration avec l’occupant nazi. Nommé ministre de l’Éducation nationale en 1942, il fait partie des « ultra » et des derniers partisans du régime de Vichy. […]&lt;br /&gt;
* Louis Darquier de Pellepoix : Individu politique d’extrême droite, il est principalement connu pour son engagement antisémite et pour son activité de collaborateur durant la Seconde Guerre mondiale. […]&lt;br /&gt;
* Léon Degrelle : Journaliste et homme politique engagé à l’extrême droite, il est surtout connu pour son engagement antisémite et pour son activité de collaborateur durant la Seconde Guerre mondiale. […] Engagé volontaire, il combattit sur le front de l’Est avec le grade de commandant dans la 28e division SS Wallonie.&lt;br /&gt;
* Otto SKORZENY : Il rejoint le parti nazi autrichien en 1931. Comme colonel SS, il participa à de très nombreuses opérations prestigieuses, telle que l’évasion de Mussolini d’une prison italienne, en 1944.&lt;br /&gt;
 |article=Front national : Les chiens ne font pas des chats !&lt;br /&gt;
 |date=avril 2017&lt;br /&gt;
 |lien=http://www.initiative-communiste.fr/articles/front-national-chiens-ne-chats-leon-landini-resistant-ftp-moi/&lt;br /&gt;
 |titre=non&lt;br /&gt;
}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
{{citation&lt;br /&gt;
 |auteur1=Abel Mestre&lt;br /&gt;
 |auteur2=Caroline Monnot&lt;br /&gt;
 |citation=De sa jeunesse d&#039;étudiante en droit à l&#039;université parisienne d&#039;Assas, Marine Le Pen a en effet conservé des amitiés qui nuisent à sa stratégie de dédiabolisation et de normalisation. Frédéric Chatilon, président du GUD au début des années 1990, est de celles-ci. Lui et une poignée d&#039;anciens militants de ce syndicat étudiant aux méthodes violentes ont monté un réseau d&#039;entreprises où les prises de participation se font entre amis et dont les avocats-conseil sont eux-mêmes d&#039;anciens du GUD. À partir de 2012, ils forment l&#039;un des cercles les plus fermés et les plus rapprochés de la présidente du FN. Mêlant affaires et politique, ils vont devenir les prestataires de services quasi exclusifs du parti version Marine Le Pen. Ils sont notamment aux commandes de Jeanne, le microparti dont s&#039;est dotée la présidente du FN pour financer ses campagnes électorales. La conception et la fabrication du matériel de campagne sont exclusivement dévolus à Riwal, l&#039;entreprise de communication de Frédéric Chatillon. La société de sécurité d&#039;Axel Coustau (Vendôme, puis Colisée) se substitue ici et là au Département protection sécurité (DPS), le service d&#039;ordre officiel du FN, souvent composé de bénévoles. Les « gudards » apparaissent ainsi au cœur de la logistique et du financement du « nouveau » FN. Malgré leurs écarts de conduite, notamment des actes d&#039;intimidation répétés envers la presse, une proximité est affichée avec Alain Soral ou l&#039;humoriste Dieudonné. Ils bénéficient de la part de Marine Le Pen d&#039;une impunité totale.&lt;br /&gt;
 |livre=Les faux-semblants du Front national&lt;br /&gt;
 |article=Les réseaux du Front national&lt;br /&gt;
 |édition=Presse de Sciences Po&lt;br /&gt;
 |lieu=Paris&lt;br /&gt;
 |date=2015&lt;br /&gt;
 |lien=&lt;br /&gt;
 |titre=non&lt;br /&gt;
}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
{{citation&lt;br /&gt;
 |auteur1=Alexis Corbière&lt;br /&gt;
 |citation=Pendant une année, en 2007, au Parlement européen, Marine Le Pen a fait partie d’un groupe parlementaire composé de 20 parlementaires qui se nommait Identité Tradition Souveraineté (ITS). Parmi les deux députés italiens qui composaient ce groupe, qui se réunissaient avec Mme Le Pen sans que cela ne lui pose le moindre problème, il y avait une certaine… Alessandra Mussolini ! Cette dernière est la petite-fille du « Duce » Benito Mussolini. Sur les plateaux de télé elle refuse publiquement que l’on rejette « l’héritage mussolinien ». Le 9 mars 2006 (soit un an avant que Mme Le Pen ne voit aucune difficulté à faire un groupe parlementaire avec elle) Mme Alessandra Mussolini avait déclaré à la télé « &#039;&#039;Meglio fascista che frocio !&#039;&#039; » ce qui signifie en bon français : « &#039;&#039;Mieux vaut être fasciste que pédé !&#039;&#039; ». Classe, non ? Ces propos n’ont bien sûr jamais été condamnés par la présidente du FN.&lt;br /&gt;
 |article=Marine Le Pen porte plainte contre Jean-Luc Mélenchon… Qu’elle y vienne !&lt;br /&gt;
 |date=7 mars 2011&lt;br /&gt;
 |lien=http://www.jean-luc-melenchon.fr/2011/03/09/marine-le-pen-porte-plainte-contre-jean-luc-melenchon%E2%80%A6-qu%E2%80%99elle-y-vienne/&lt;br /&gt;
 |titre=non&lt;br /&gt;
}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
{{citation&lt;br /&gt;
 |auteur1= Jean-Patrick Grumberg&lt;br /&gt;
 |citation=Depuis 2005, par un vote de l’assemblée générale de l’ONU, le 27 janvier est devenue la « Journée internationale de commémoration en mémoire des victimes de l&#039;Holocauste ».  […] Le même jour, [...] Marine Le Pen dansait la valse, à Vienne, avec la crème européenne des néonazis, des nostalgiques du IIIe Reich, et des négationistes. La candidate du Front National a répondu à l&#039;invitation du FPÖ, le parti de feu Jorg Haider, et de sa figure de proue, l’antisémite et néonazi Martin Graf, au bal annuel d’Olympia, cette société secrète interdite aux Juifs et aux femmes, et dont les membres sont chargés de véhiculer dans la société des idées néonazies, pangermanistes, antisémites et négationnistes. Jean Marie Le Pen, qui assistait au bal avec Bruno Gollnisch, et qui en a été l&#039;invité d&#039;honneur en 2008, a ainsi montré à sa fille Marine Le Pen l’exemple à suivre.&lt;br /&gt;
 |article=Pourquoi Marine le Pen dansait-elle au bal des néo-nazis à Vienne le jour de célébration de la Shoah ?&lt;br /&gt;
 |date=28 janvier 2012 &lt;br /&gt;
 |lien=http://www.dreuz.info/2012/01/28/pourquoi-marine-le-pen-dansait-elle-au-bal-des-neo-nazis-a-vienne-le-jour-de-celebration-de-la-shoah/&lt;br /&gt;
 |titre=non&lt;br /&gt;
}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
{{citation&lt;br /&gt;
 |auteur1=Jim Jarrassé&lt;br /&gt;
 |citation=C&#039;est une photo dont Marion Maréchal-Le Pen se serait bien passée. Sur cette image, [...] la benjamine de l&#039;Assemblée nationale pose en compagnie d&#039;Edouard Klein, leader du GUD (Groupe union défense, une organisation étudiante d&#039;extrême droite), et de Baptiste Coquelle, présenté comme un membre du « mouvement skin ». La photo date du 11 décembre 2012. Ce soir-là, le FN célébrait en grande pompe ses 40 années d&#039;existence à la salle de la Mutualité, à Paris. Au centre, Baptiste Coquelle. Sur un autre cliché non daté publié par l&#039;hebdomadaire, on retrouve Baptiste Coquelle, casque de SS sur la tête, réalisant un salut nazi devant un drapeau frappé de la croix celtique, symbole des néonazis.&lt;br /&gt;
 |article=La photo qui embarrasse Marion Maréchal-Le Pen et le FN&lt;br /&gt;
 |livre=Le Figaro&lt;br /&gt;
 |date=11 avril 2013&lt;br /&gt;
 |lien=http://www.lefigaro.fr/politique/2013/04/11/01002-20130411ARTFIG00418-la-photo-qui-embarrasse-marion-marechal-le-pen-et-le-fn.php&lt;br /&gt;
 |titre=non&lt;br /&gt;
}}&lt;br /&gt;
 |titre-argument-détaillé = &lt;br /&gt;
 |titre-objection1 = &lt;br /&gt;
 |résumé-objection1 = &lt;br /&gt;
 |titre-objection-détaillée1 = &lt;br /&gt;
 |titre-débat-connexe1 = &lt;br /&gt;
 |titre-objection2 = &lt;br /&gt;
 |résumé-objection2 = &lt;br /&gt;
 |titre-objection-détaillée2 = &lt;br /&gt;
 |titre-objection3 = &lt;br /&gt;
 |résumé-objection3 = &lt;br /&gt;
 |titre-objection-détaillée3 = &lt;br /&gt;
 |guillemets=oui&lt;br /&gt;
}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
{{argument pour&lt;br /&gt;
 |titre-argument = L&#039;étude du fascisme fait partie de la formation des militants&lt;br /&gt;
 |niveau-argument = 3&lt;br /&gt;
 |résumé-argument = {{citation&lt;br /&gt;
 |auteur1=Jean-Yves Camus&lt;br /&gt;
 |citation=Ce n&#039;est pas la propagande frontiste qui relaie les thèmes des fascismes européens, mais les livres recommandés par la presse favorable au FN (et souvent écrits par des membres ou sympathisants du parti), ainsi le réseau de librairies militantes qui vendent par correspondance ou en magasin à ses membres. L&#039;étude des fascismes fait donc partie de la culture historique et idéologique acquise par les mieux formés des adhérents. Un signe de la nostalgie du romantisme fasciste réside dans la vénération quasi unanime dont sont l&#039;objet au FN deux hommes : François Brigneau et Roland Gaucher. Le sympathisant frontiste qui fréquente les librairies nationalistes se voient proposer trois modèles de dirigeants et de meneur d&#039;hommes : Corneliu Z. Codreanu, idéologue de la Garde de Fer roumaine ; Léon Degrelle, fondateur belge du Rexisme ; José Antonio Primo de Rivera, théoricien de la Phalange espagnole. Dans un ouvrage qui a formé nombre de militants (une photographie de Le Pen le montre même en train de le lire), et intitulé &#039;&#039;Doctrines du nationalisme&#039;&#039;, Jacques Ploncard d&#039;Assac, collaborateur de &#039;&#039;Présent&#039;&#039; et &#039;&#039;National-Hebdo&#039;&#039;, expose les idées politiques de José Antonio, Onesimo Redondo et Ramiro Ledesma Ramos. C&#039;est encore la Croisade franquiste qui est décrite dans &#039;&#039;Les Héros de l&#039;Alcazar&#039;&#039; (1987), livre d&#039;Alain Sanders (rédacteur à Présent) et Francis Bergeron, ancien candidat du FN. La Phalange espagnole retient leur attention comme mouvement anticommuniste, profondément catholique et mystique. Un petit groupe, le Cercle Franco-Hispanique, se dévoue d&#039;ailleurs uniquement à la commémoration du nationalisme phalangiste, et plusieurs cadres frontistes participent à ses activités. Degrelle est l&#039;auteur de plusieurs ouvrages apologétiques de son engagement dans la division Wallonie de la Waffen SS, vendus par Diffusion de la Pensée Française (DPF), éditeur par correspondance qui existe depuis 1966 et possède un fichier de 40 000 clients. DPF, qui vend plus de 3000 titres, commercialise les livres de nombreux dirigeants frontistes, à commencer par Le Pen. Cependant l&#039;admiration de Degrelle pour Hitler a conduit le journal &#039;&#039;Présent&#039;&#039; à recommander en modèle un autre rexiste, José Streel, plus catholique et favorable au maintien d&#039;une Nation belge. Enfin, Codreanu, étudié par Francis Bergeron dans &#039;&#039;Codréanu et la Garde de Fer&#039;&#039; (1993), intéresse par le caractère mystique de sa doctrine et l&#039;importance qu&#039;il attache à la communauté des combattants et au sens du sacrifice. L&#039;adhérent connait aussi le fascisme à travers le témoignage des anciens. Le principal est François Brigneau (1919), qui est le meilleur polémiste de la presse d&#039;extrême droite.&lt;br /&gt;
 |livre=Le Front national&lt;br /&gt;
 |édition=&lt;br /&gt;
 |lieu=&lt;br /&gt;
 |date=1997&lt;br /&gt;
 |lien=&lt;br /&gt;
 |titre=non&lt;br /&gt;
}}&lt;br /&gt;
 |titre-argument-détaillé = &lt;br /&gt;
 |titre-objection1 = La formation interne a écarté tous les liens avec le fascisme&lt;br /&gt;
 |résumé-objection1 = Voir l&#039;argument « contre » : [[#.7B.7B.7B2.7D.7D.7D_.C2.AB.C2.A0Le_FN_s.27est_d.C3.A9diabolis.C3.A9_avec_Marine_Le_Pen.C2.A0.C2.BB|Le FN s&#039;est dédiabolisé avec Marine Le Pen]].&lt;br /&gt;
 |titre-objection-détaillée1 = &lt;br /&gt;
 |titre-débat-connexe1 = &lt;br /&gt;
 |titre-objection2 = &lt;br /&gt;
 |résumé-objection2 = &lt;br /&gt;
 |titre-objection-détaillée2 = &lt;br /&gt;
 |titre-objection3 = &lt;br /&gt;
 |résumé-objection3 = &lt;br /&gt;
 |titre-objection-détaillée3 = &lt;br /&gt;
 |guillemets=oui&lt;br /&gt;
}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
{{argument pour&lt;br /&gt;
 |titre-argument = Le FN a la base sociale traditionnelle du fascisme&lt;br /&gt;
 |niveau-argument = 3&lt;br /&gt;
 |résumé-argument = {{citation&lt;br /&gt;
 |auteur1=Cédric Piktoroff&lt;br /&gt;
 |citation=Comme tout mouvement fasciste, la base sociale principale du FN est la petite bourgeoisie déclassée que la crise plonge dans le désespoir et à laquelle il tente de donner une expression politique. Pour acquérir une audience, il est poussé à s’adapter aux références et aux préoccupations des petits commerçants, médecins, auto-entrepreneurs, petits bureaucrates et autres contremaîtres qu’il espère séduire.&lt;br /&gt;
 |article=F comme fascistes, N comme Nazis !&lt;br /&gt;
 |livre=Que faire ?&lt;br /&gt;
 |date=9 avril 2011&lt;br /&gt;
 |lien=http://quefaire.lautre.net/F-comme-fascistes-N-comme-Nazis&lt;br /&gt;
 |titre=non&lt;br /&gt;
 |guillemets=oui&lt;br /&gt;
}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
{{citation&lt;br /&gt;
 |auteur1=Denis Godard&lt;br /&gt;
 |citation=Le FN n’est pas seulement une version « hard » de l’UMP. Sa base sociale n’est pas celle d’un parti de droite « classique ». Il touche actuellement très peu les couches les plus aisées de la population. S’il y a quelque chose de commun dans son électorat c’est la peur de l’évolution de la situation sans garde-fou social autre qu’un État fort : petits commerçants, artisans et chefs de petites entreprises, chômeurs et intérimaires, ouvriers et employés précarisés et atomisés ou en voie de l’être, femmes au foyer. Cette sociologie se reflète dans ses implantations géographiques, périphérie des concentrations urbaines, régions désindustrialisées comme le Nord ou l’Est. Certains cherchent à se rassurer en pointant le recul du vote FN dans les grands centres urbains et dans les banlieues. Cela a sans doute plus à voir avec une évolution sociologique de ces zones (la « gentrification » des centres des grandes villes et la « ghettoïsation » des banlieues) qu’avec un recul du FN dans les couches sociales où il est fort. Cette base sociale est la version moderne de celle du fascisme traditionnel. Elle explique ce qui fait le fonds des idées qui dominent au FN, l’attachement à la nation, à un État fort (économiquement comme politiquement et « militairement »), à la famille comme base de la société, le racisme, l’unité autour d’un chef... et la haine de la gauche notamment des syndicats.&lt;br /&gt;
 |livre=Tout est à nous !&lt;br /&gt;
 |numéro=149&lt;br /&gt;
 |article=Contre le FN, faut-il attendre de mourir pour lutter contre la maladie ?&lt;br /&gt;
 |date=17 mai 2012&lt;br /&gt;
 |lien=https://npa2009.org/content/tribunes-comment-combattre-l%E2%80%99extr%C3%AAme-droite%E2%80%89&lt;br /&gt;
 |titre=non&lt;br /&gt;
}}&lt;br /&gt;
 |guillemets=oui&lt;br /&gt;
}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
{{argument pour&lt;br /&gt;
 |titre-argument = Le slogan « Ni gauche, ni droite » est typiquement fasciste&lt;br /&gt;
 |niveau-argument = 3&lt;br /&gt;
 |résumé-argument = {{citation&lt;br /&gt;
 |auteur1=Ugo Palheta&lt;br /&gt;
 |citation=En brouillant ainsi les frontières entre droite et gauche, en accentuant passablement la ligne « ni droite ni gauche », le FN a d’ailleurs retrouvé l’inspiration originelle du fascisme historique qui, notamment en Italie, s’est initialement construit sur un programme paraissant très à gauche sur les questions sociales (incluant notamment des revendications radicales contre la propriété privée), programme qui fut immédiatement mis de côté une fois le pouvoir conquis au prix d’une alliance avec une partie des élites traditionnelles.&lt;br /&gt;
 |article=Le danger fasciste en France : de quoi le FN est-il le nom ?&lt;br /&gt;
 |livre=Contretemps&lt;br /&gt;
 |numéro=&lt;br /&gt;
 |date=14 décembre 2015&lt;br /&gt;
 |lien=https://www.contretemps.eu/le-danger-fasciste-en-france-1ere-partie-de-quoi-le-fn-est-il-le-nom/&lt;br /&gt;
 |titre=non&lt;br /&gt;
}}&lt;br /&gt;
 |guillemets=oui&lt;br /&gt;
}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Arguments CONTRE ==&lt;br /&gt;
{{argument contre&lt;br /&gt;
 |titre-argument = Le FN s&#039;est dédiabolisé avec Marine Le Pen&lt;br /&gt;
 |niveau-argument = 3&lt;br /&gt;
 |résumé-argument = {{citation&lt;br /&gt;
 |auteur1=Stéphane Lebourg&lt;br /&gt;
 |citation=Lorsqu&#039;elle décide d&#039;entreprendre sa stratégie de normalisation, au début des années 2000, Marine Le Pen s&#039;applique à marquer une rupture avec les fondamentaux nationalistes des origines. Celle-ci passe par une prise de distance avec les conceptions racialistes et antisémites et par un virage sociétal en rupture avec les conceptions des nationaux-catholiques qui continuent de peser dans l&#039;appareil. [...] Marine Le Pen a tapageusement exclu en 2011 les cadres du FN membres de l&#039;Oeuvre Française (OF), Yvan Benedetti et Alexandre Gabriac, faisant ainsi coup double, puisqu&#039;ils étaient également des soutiens de Bruno Gollnisch. Les groupuscules périphériques apparaissent ainsi instrumentalisés dans le jeu de concurrence interne au parti, même si Pierre Sidos affirme que l&#039;OF n&#039;a nullement cessé son entrisme. Marine Le Pen a pu de cette manière se donner à voir comme celle qui rompait avec l&#039;antisémitisme et le référentiel fascisant. D&#039;ailleurs, sitôt élue présidente du FN, elle a fait une déclaration qui se voulait exemplaire en indiquant que « &#039;&#039;ce qui s&#039;est passé&#039;&#039; » dans les rangs nazis constitue le « &#039;&#039;summum de la barbarie&#039;&#039; ».&lt;br /&gt;
 |livre=Les faux-semblants du Front national&lt;br /&gt;
 |article=Le Front national et la galaxie des extrêmes droites radicales&lt;br /&gt;
 |édition=Presse de Sciences Po&lt;br /&gt;
 |lieu=Paris&lt;br /&gt;
 |date=2015&lt;br /&gt;
 |lien=&lt;br /&gt;
 |titre=non&lt;br /&gt;
}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
{{citation&lt;br /&gt;
 |auteur1=Stéphane Lebourg&lt;br /&gt;
 |citation=Pour le parti, la solution passe à l&#039;évidence par la formation des militants. En confiant celle-ci à son aile modérée en 2012, alors qu&#039;elle avait été jusqu&#039;ici marquée de la patte des radicaux, le FN entrave tout projet éventuel de l&#039;extrême-droite radicale d&#039;influencer la ligne du parti. S&#039;il parvenait à mener cet encadrement à terme, ce serait la défaite définitive de Dominique Venner, lui qui espérait un contrôle du parti unitaire par un groupuscule radical, avec une cristallisation peut-être plus nette des deux sous-ensembles majeurs de l&#039;extrême-droite, l&#039;un constitué de ses groupuscules, l&#039;autre que l&#039;autre que l&#039;on pourrait qualifier, dorénavant, d&#039;institutionnel.&lt;br /&gt;
 |livre=Les faux-semblants du Front national&lt;br /&gt;
 |article=Le Front national et la galaxie des extrêmes droites radicales&lt;br /&gt;
 |édition=Presse de Sciences Po&lt;br /&gt;
 |lieu=Paris&lt;br /&gt;
 |date=2015&lt;br /&gt;
 |lien=&lt;br /&gt;
 |titre=non&lt;br /&gt;
}}&lt;br /&gt;
 |titre-argument-détaillé = &lt;br /&gt;
 |titre-objection1 = Les propos racistes, antisémites et islamophobes sont toujours en vigueur chez les militants&lt;br /&gt;
 |résumé-objection1 = {{citation&lt;br /&gt;
 |auteur1=Nonna Mayer&lt;br /&gt;
 |citation=Cette stratégie [de dédiabolisation] ne fait pourtant pas l’unanimité dans le parti, si l’on en juge par les nombreuses défections de nouvelles recrues, déçues de découvrir une réalité à mille lieux des discours de la présidente. Nadia Portheault, d’origine algérienne, tête de liste FN à Saint-Alban, en Haute-Garonne, est partie après qu’un cadre lui eut lancé : « Toi et tes enfants, vous êtes bons pour le four… » (La voix du Midi, 4 novembre 2013). Arnaud Cléré aussi, transfuge de l’UMP dans la Somme, effaré de voir des croix gammées tatoués aux bras de certains militants, ou encore Anna Rosso-Roig (Front de gauche) à Marseille et Vincent Morelle (UMP) à Meaux. Sans compter les propos racistes et antisémites avérés de 104 candidats du FN aux départementales de 2015, malgré les strictes consignes données par la direction. Ces exemples incitent à s’interroger sur le degré de racisme et d’antisémitisme au sein du « nouveau » Front national.&lt;br /&gt;
 |article=Le mythe de la dédiabolisation du FN&lt;br /&gt;
 |livre=La vie des idées&lt;br /&gt;
 |numéro=&lt;br /&gt;
 |date=4 décembre 2015&lt;br /&gt;
 |lien=http://www.laviedesidees.fr/Le-mythe-de-la-dediabolisation-du-FN.html&lt;br /&gt;
 |titre=non&lt;br /&gt;
}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
{{citation&lt;br /&gt;
 |auteur1=Stéphane Lebourg&lt;br /&gt;
 |citation=Les élections de 2014 et 2015 ont montré les limites de ce dispositif [de normalisation]. Les médias ont largement relayé des commentaires racistes, antisémites, islamophobes, postés sur les réseaux sociaux par des candidats FN. De leur côté, un certain nombre de nouveaux militants, censés être modérés, s&#039;approprient des points de vue jugés excessifs par la présidente quand elle est interrogée à leur propos dans les médias, qu&#039;il s&#039;agisse du « grand remplacement » ou de la « remigration », deux thèmes issus des périphéries du FN mais bien relayés dans le parti. Se défaire de membres de l&#039;extrême-droite radicale ne saurait suffire à débarrasser le FN de sa virulence altérophobe.&lt;br /&gt;
 |livre=Les faux-semblants du Front national&lt;br /&gt;
 |article=Le Front national et la galaxie des extrêmes droites radicales&lt;br /&gt;
 |édition=Presse de Sciences Po&lt;br /&gt;
 |lieu=Paris&lt;br /&gt;
 |date=2015&lt;br /&gt;
 |lien=&lt;br /&gt;
 |titre=non&lt;br /&gt;
}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
{{citation&lt;br /&gt;
 |auteur1=Maxime Vivas&lt;br /&gt;
 |citation=Le vrai FN d&#039;aujourd&#039;hui :&lt;br /&gt;
*Anne-Sophie Leclère, candidate FN dans les Ardennes, a comparé Christiane Taubira à un singe.&lt;br /&gt;
*Alexandre Gabriac, élu régional du FN en Rhône-Alpes et candidat au second tour des cantonales à Grenoble, a posé pour une photo en faisant le salut nazi devant un drapeau frappé de la croix gammée.&lt;br /&gt;
*Nicolas Reynès, candidat FN aux législatives dans la 2e circonscription du Nord, a renvoyé depuis sa page Facebook à un site eugéniste à la gloire de la race blanche.&lt;br /&gt;
*François Chatelain, candidat FN aux municipales à Neuville-en-Ferrain (Nord), a publié sur sa page Facebook des propos et images antisémites et xénophobes.&lt;br /&gt;
*Jacques Coutela, candidat dans l’Yonne aux cantonales de mars 2011, a posté sur son blog des propos faisant l’apologie d’Anders Breivik, le responsable de la tuerie d’Utoya (Norvège).&lt;br /&gt;
*Stéphane Poncet, candidat frontiste aux législatives dans le Rhône, a publié sur son blog des dessins à caractère raciste.&lt;br /&gt;
*André Kornmann, tête de liste FN aux municipales à Strasbourg, veut rétablir l’ordre avec des « &#039;&#039;chiens d’attaque, pas des teckels ou des chihuahua&#039;&#039; ».&lt;br /&gt;
*Nadia Portheault, candidate FN aux municipales de 2014 à Saint-Alban (Haute-Garonne), a quitté le FN, fatiguée, dit-elle, des propos racistes, antisémites et homophobes entendus en coulisse.&lt;br /&gt;
 |article=Marine Le Pen, présidente de la République en 2017 ?&lt;br /&gt;
 |livre=Le Grand Soir&lt;br /&gt;
 |date=17 novembre 2014&lt;br /&gt;
 |lien=https://www.legrandsoir.info/marine-le-pen-presidente-de-la-republique-en-2017.html&lt;br /&gt;
 |titre=non&lt;br /&gt;
}}&lt;br /&gt;
 |titre-objection-détaillée1 = &lt;br /&gt;
 |titre-débat-connexe1 = &lt;br /&gt;
 |titre-objection2 = Des propos qui étaient auparavant considérés comme des dérapages sont aujourd&#039;hui banalisés en raison de la droitisation de la vie politique&lt;br /&gt;
 |résumé-objection2 = {{citation&lt;br /&gt;
 |auteur1=Sylvain Crépon&lt;br /&gt;
 |auteur2=Alexandre Dézé&lt;br /&gt;
 |auteur3=Nonna Mayer&lt;br /&gt;
 |citation=Il y a encore quelques années, ces propos auraient eu un coût pour le FN et entraîné une baisse au moins ponctuelle de l&#039;importance de ses soutiens dans l&#039;opinion et, par extension, dans le corps électoral. Or, il faut croire que ces effets de disqualification sont devenus quasi nuls. Les dérapages s&#039;accumulent, mais sans avoir d&#039;incidence majeure pour le FN. Ce qui en dit long sur le niveau de banalisation, non pas tant du parti, mais de certaines de ses idées.&lt;br /&gt;
 |livre=Les faux-semblants du Front national&lt;br /&gt;
 |article=Redécouvrir le Front national&lt;br /&gt;
 |édition=Presse de Sciences Po&lt;br /&gt;
 |lieu=Paris&lt;br /&gt;
 |date=2015&lt;br /&gt;
 |lien=&lt;br /&gt;
 |titre=non&lt;br /&gt;
}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
{{citation&lt;br /&gt;
 |auteur1=Stéphane Lebourg&lt;br /&gt;
 |citation=La normalisation du parti est certes passée par des purges et la stabilisation de son camp, mais elle relève moins d&#039;une dédiabolisation que d&#039;une droitisation de la vie politique française.&lt;br /&gt;
 |livre=Les faux-semblants du Front national&lt;br /&gt;
 |article=Le Front national et la galaxie des extrêmes droites radicales&lt;br /&gt;
 |édition=Presse de Sciences Po&lt;br /&gt;
 |lieu=Paris&lt;br /&gt;
 |date=2015&lt;br /&gt;
 |lien=&lt;br /&gt;
 |titre=non&lt;br /&gt;
}}&lt;br /&gt;
 |titre-objection-détaillée2 = &lt;br /&gt;
 |titre-objection3 = Si les thèmes fascistes sont publiquement mis en sourdine, ils sont beaucoup plus présents en « off »&lt;br /&gt;
 |résumé-objection3 = {{citation&lt;br /&gt;
 |auteur1=Michel Wieviorka&lt;br /&gt;
 |citation=Le Front national n&#039;a pas tout abandonné de ses inspirations antérieures : le pétanisme, l&#039;antigaullisme, la préférence nationale, le retour à la peine de mort, le refus de l&#039;avortement, le natalisme, etc. Simplement, ces thèmes sont mis en sourdine, nuancés, du moins dans le discours public. En privé, ce peut être très différent. La vieille idéologie n&#039;a pas disparu, elle fonctionne chez certains militants et dirigeants, mais en interne. Elle est parfois aussi dévoilée par accident.&lt;br /&gt;
 |livre=Le Front national, entre extrémisme, populisme et démocratie&lt;br /&gt;
 |édition=Maison des Sciences de l’Homme&lt;br /&gt;
 |lieu=&lt;br /&gt;
 |date=2013&lt;br /&gt;
 |lien=&lt;br /&gt;
 |titre=non&lt;br /&gt;
}}&lt;br /&gt;
 |titre-objection-détaillée3 = &lt;br /&gt;
 |titre-objection4 = Il existe une deuxième ligne au FN, qui garde le fascisme pour héritage&lt;br /&gt;
 |résumé-objection4 = &lt;br /&gt;
{{citation&lt;br /&gt;
 |auteur1=Lutte ouvrière&lt;br /&gt;
 |citation=En réaffirmant qu&#039;il admirait le maréchal Pétain et que les chambres à gaz étaient un « détail de l&#039;histoire de la Seconde Guerre mondiale », Jean-Marie Le Pen a déclenché une crise politique au sein du Front national. [...] cet épisode illustre la coexistence de deux lignes politiques entremêlées au sein du FN. L&#039;une est incarnée par Marine Le Pen, lancée depuis son accession à la tête du parti en 2011 dans l&#039;entreprise dite de « dédiabolisation ». [...] L&#039;autre ligne est celle dont le fondateur du FN ne cesse de rappeler l&#039;existence : la référence au régime de Pétain, l&#039;admiration pour des organisations terroristes d&#039;extrême droite comme l&#039;OAS et la conquête du pouvoir en s&#039;appuyant sur des milices et des moyens extraparlementaires. Même si Marine le Pen a exclu les membres du FN, y compris des cadres, qui affichaient trop ostensiblement leur admiration pour les régimes fascistes ou manifestaient de façon trop grossière leur racisme et leur xénophobie, ce courant reste l&#039;ADN du FN. Il suffit de voir le succès d&#039;estime remporté devant les militants par le vieux Le Pen forçant l&#039;accès à la tribune à l&#039;occasion du rassemblement du 1er mai dernier devant l&#039;Opéra de Paris, alors même qu&#039;il était interdit de discours avant d&#039;être carrément suspendu de son statut d&#039;adhérent.&lt;br /&gt;
 |article=Où va le Front national ?&lt;br /&gt;
 |livre=Lutte de classe&lt;br /&gt;
 |numéro=168&lt;br /&gt;
 |date=mai-juin 2015&lt;br /&gt;
 |lien=https://mensuel.lutte-ouvriere.org/documents/archives/la-revue-lutte-de-classe/serie-actuelle-1993/article/ou-va-le-front-national&lt;br /&gt;
 |titre=non&lt;br /&gt;
}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
{{citation&lt;br /&gt;
 |auteur1=Cédric Piktoroff&lt;br /&gt;
 |citation=La direction du Front national, autour de Marine Le Pen, a fait de grands efforts pour se débarrasser de son image de parti fasciste.‬ ‪Il y a eu une lutte au sein du parti pour faire respecter cette ligne et pour ne pas mettre en avant les éléments les plus liés à son passé fasciste.‬ ‪Mais il y a un noyau dur fasciste au sein du FN et de sa direction.‬ ‪Le FN a discrètement maintenu ses liens avec des groupes violents qui ont la rue comme terrain et a été impliqué dans des attaques violentes contre la gauche.‬&lt;br /&gt;
 |article=La gauche doit mener la lutte contre Le Pen‬&lt;br /&gt;
 |livre=Que faire ?&lt;br /&gt;
 |date=26 avril 2012&lt;br /&gt;
 |lien=http://quefaire.lautre.net/%E2%80%AALa-gauche-doit-mener-la-lutte&lt;br /&gt;
 |titre=non&lt;br /&gt;
}}&lt;br /&gt;
 |titre-objection-détaillée4 = &lt;br /&gt;
 |titre-objection5 = Les relations entre les groupes fascistes et le FN sont devenues moins visibles, mais sont toujours présentes&lt;br /&gt;
 |résumé-objection5 = {{citation&lt;br /&gt;
 |auteur1=Stéphane Lebourg&lt;br /&gt;
 |citation=Marine Le Pen a par ailleurs individualisé, voire privatisé, les relations avec des figures issues de la mouvance radicale. Celles-ci n&#039;ont pas la carte du FN et ne disposent plus de structures militantes mais plutôt d&#039;entreprises, ce qui lui permet d&#039;affirmer que le parti ne serait pas lié à des éléments radicaux. Les anciens du GUD [Groupe union défense] semblent particulièrement impliqués. Le microparti de Marine Le Pen fondé en 2010, Jeanne, est ainsi passé de la direction d&#039;Olivier Duguet à celle d&#039;Alex Lousteau lorsque le premier a été condamné pour escroquerie. Le second, également mis en examen au même motif en 2015, est responsable du cercle Cardinal destiné à prospecter les milieux patronaux, et tout particulièrement ceux des PME-PMI, pour le compte du FN. La communication des candidats frontistes, elle, est entre les mains de Frédéric Chatillon, ancien meneur gudard proche d&#039;Alain Soral. C&#039;est de cette mouvance que vient Minh Tran-Long, ancien de la Fédération d&#039;action nationaliste et européenne (FANE), mouvement ouvertement néonazi, dont l&#039;entreprise a travaillé pour la campagne présidentielle de Marine Le Pen en 2012, ainsi que pour la mairie de Fréjus conquise par le FN en 2014.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les radicaux ne se trouvent pas que parmi les techniciens, comme en témoigne le ralliement de deux ex-mégrétistes : celui d&#039;Emmanuel Leroy, premier conseiller en relations internationales de la jeune présidente, marqué par l&#039;idéologie du GRECE, à la lisière des courants néonazis et NR, ou encore celui de Philippe Olivier, le beau-frère de Marine Le Pen. Enfin, les municipalités FN représentent un réel débouché social pour les radicaux. Les maires FN de Beaucaire et de Cogolin ont fait appel aux identitaires pour gérer leur communication. Le cas le plus intéressant est celui de la mairie de Béziers, conquise par Robert Ménard. Ce dernier a fait campagne en rassemblant toutes les chapelles, du FN au Bloc identitaire en passant par l&#039;Action française. S&#039;installant à la mairie, il a pris des collaborateurs avec des trajectoires très marquées, par exemple André-Yves Beck, ancien de Troisième Voie, Nouvelle Résistance et Unité radicale, puis cadre de la mairie d&#039;Orange, ou Robert Ottaviani, ancien du groupe néonazi Ultime assaut, du FN et de son Département protection et sécurité. Les postes d&#039;assistants parlementaires au Parlement européen ont également permis de placer divers anciens radicaux.&lt;br /&gt;
La relation entre les instances frontistes et l&#039;extrême-droite radicale n&#039;a donc pas pris fin, elle s&#039;est atomisée.&lt;br /&gt;
 |livre=Les faux-semblants du Front national&lt;br /&gt;
 |article=Le Front national et la galaxie des extrêmes droites radicales&lt;br /&gt;
 |édition=Presse de Sciences Po&lt;br /&gt;
 |lieu=Paris&lt;br /&gt;
 |date=2015&lt;br /&gt;
 |lien=&lt;br /&gt;
 |titre=non&lt;br /&gt;
}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
{{citation&lt;br /&gt;
 |auteur1=Sylvain Crépon&lt;br /&gt;
 |auteur2=Alexandre Dézé&lt;br /&gt;
 |auteur3=Nonna Mayer&lt;br /&gt;
 |citation=Marine Le Pen a également mis sur pied une structure périphérique susceptible d&#039;accueillir toute personne souhaitant rallier le FN sans en devenir membre, autrement dit sans endosser le stigmate de la marque frontiste. C&#039;est ainsi que le Rassemblement bleu marine (RBM) a vu le jour en mai 2012 dans la perspective des élections législatives, avant d&#039;être transformé en association en septembre et de servir de structure d&#039;accueil à des transfuges (dont Gilbert Collard et Sébastien Chenu), mais aussi de sigle pour des listes dites d&#039;ouverture lors des élections municipales de 2014, listes sur lesquelles ont pu figurer des personnalités appartenant aux courants monarchistes, identitaires et nationalistes-révolutionnaires de l&#039;extrême-droite... Mais il fait aussi office d&#039; « organisation parapluie » abritant « sous son toit plusieurs sensibilités idéologiques dont le FN, tout à sa stratégie de dédiabolisation, ne souhaite plus assumer la présence en son sein même ».&lt;br /&gt;
 |livre=Les faux-semblants du Front national&lt;br /&gt;
 |article=Redécouvrir le Front national&lt;br /&gt;
 |édition=Presse de Sciences Po&lt;br /&gt;
 |lieu=Paris&lt;br /&gt;
 |date=2015&lt;br /&gt;
 |lien=&lt;br /&gt;
 |titre=non&lt;br /&gt;
}}&lt;br /&gt;
 |titre-objection-détaillée5 = &lt;br /&gt;
 |titre-objection6 = Le FN a toujours des élus se revendiquant du fascisme&lt;br /&gt;
 |résumé-objection6 = {{citation&lt;br /&gt;
 |auteur1=Lutte ouvrière&lt;br /&gt;
 |citation=Marine Le Pen met en avant des candidats bien propres sur eux, plutôt jeunes et bon chic-bon genre. [...] Mais d&#039;autres sont issus de groupes dont les références explicites sont les régimes de Pétain, Mussolini voire même celui de Hitler. La presse a révélé que l&#039;homme qui a ouvert un compte en Suisse pour Cahuzac, Philippe Péninque, est un ancien du GUD, devenu avocat d&#039;affaires et toujours très proche de Marine Le Pen. Le Groupe union défense (GUD) est né de la reconstitution d&#039;Occident dissous en 1968. Actif dans les années 1970 où il faisait le coup de poing contre l&#039;extrême gauche, en sommeil pendant longtemps, ce groupe s&#039;est réactivé ces dernières années.&lt;br /&gt;
 |article=France - L’extrême droite, un danger mortel pour la classe ouvrière&lt;br /&gt;
 |livre=Lutte de classe&lt;br /&gt;
 |numéro=153&lt;br /&gt;
 |date=juillet-août 2013&lt;br /&gt;
 |lien=https://mensuel.lutte-ouvriere.org/documents/archives/la-revue-lutte-de-classe/serie-actuelle-1993/article/france-l-extreme-droite-un-danger&lt;br /&gt;
 |titre=non&lt;br /&gt;
}}&lt;br /&gt;
 |titre-objection-détaillée6 = &lt;br /&gt;
 |titre-objection7 = Il y a une continuité entre la génération de la « dédiabolisation » du FN et l&#039;ancienne&lt;br /&gt;
 |résumé-objection7 = {{citation&lt;br /&gt;
 |auteur1=Lutte ouvrière&lt;br /&gt;
 |citation=Les cadres qui entourent Marine Le Pen à la tête du FN sont des opportunistes capables d&#039;adapter leur stratégie au gré des circonstances. Portés par leurs succès électoraux, ils se sont démarqués avec empressement des déclarations du vieux Le Pen. Dans l&#039;état actuel de la situation politique, ils veulent montrer leur compatibilité avec les institutions républicaines. Ils mettent en avant les personnalités de la société civile qu&#039;ils ont su séduire, l&#039;avocat Collard, député du FN, ou l&#039;ancien journaliste Ménard, nouveau maire de Béziers. Le vice-président du FN et proche conseiller de Marine Le Pen, Florian Philippot, est un énarque, gaulliste et souverainiste qui a démarré sa carrière en soutenant Chevènement en 2002. Ces gens-là aspirent aux ors de la République. Mais la plupart des membres du nouveau comité central du FN, élu en 2011, ont rejoint le FN à l&#039;époque où Le Pen père le dirigeait. Ils n&#039;étaient gênés ni par ses petites phrases ni par son idéologie. À commencer par Marine Le Pen elle-même. Pour ne citer que quelques noms parmi ces nouveaux dirigeants, Stéphane Ravier, 44 ans, sénateur-maire du 7e secteur de Marseille, a adhéré au FN à l&#039;âge de 16 ans, séduit par les idées du vieux Le Pen. Louis Aliot, dont la mère rapatriée d&#039;Algérie était elle-même membre du FN, a fait ovationner lors d&#039;un meeting Bastien-Thiry, organisateur pour l&#039;OAS de l&#039;attentat du Petit-Clamart contre de Gaulle. David Rachline, sénateur-maire de Fréjus de 26 ans, a fait un passage à Égalité et réconciliation, le mouvement identitaire et antisémite d&#039;Alain Soral, avant de s&#039;en éloigner pour policer son image. Quant aux cadres dans l&#039;ombre du FN, ceux qui animent aujourd&#039;hui le micro-parti Jeanne dédié au financement des campagnes de Marine Le Pen ou l&#039;agence Riwal qui organise sa communication, ce sont des anciens du GUD, cette association étudiante d&#039;extrême droite qui faisait le coup de poing dans les années 1970. Tout cela indique la continuité entre la nouvelle génération dirigeante du FN et l&#039;ancienne. Selon les circonstances, les chantres de la dédiabolisation d&#039;aujourd&#039;hui pourraient devenir demain ou après-demain les parrains de milices paramilitaires envoyées contre les travailleurs mobilisés.&lt;br /&gt;
 |article=Où va le Front national ?&lt;br /&gt;
 |livre=Lutte de classe&lt;br /&gt;
 |numéro=168&lt;br /&gt;
 |date=mai-juin 2015&lt;br /&gt;
 |lien=https://mensuel.lutte-ouvriere.org/documents/archives/la-revue-lutte-de-classe/serie-actuelle-1993/article/ou-va-le-front-national&lt;br /&gt;
 |titre=non&lt;br /&gt;
}}&lt;br /&gt;
 |titre-objection8 = La dédiabolisation ne pourra être effective que lorsque le FN renoncera à son héritage fasciste&lt;br /&gt;
 |résumé-objection8 = {{citation&lt;br /&gt;
 |auteur1=Sylvain Crépon&lt;br /&gt;
 |auteur2=Alexandre Dézé&lt;br /&gt;
 |auteur3=Nonna Mayer&lt;br /&gt;
 |citation=La dédiabolisation s&#039;arrête, pour les dirigeants du FN, à la suppression de toute forme de négationnisme, de néonazisme ou d&#039;antisémitisme. De fait, un tel processus ne peut être effectif tant que le FN n&#039;aura pas modifié de manière substantielle son logiciel doctrinal, dont la préférence nationale, qui demeure un principe inconstitutionnel, reste l&#039;élément central. C&#039;est à cette condition, c&#039;est-à-dire en renonçant à son héritage fasciste, que l&#039;ancien parti d&#039;extrême droite [italien], le MSI, est devenu, au terme d&#039;un long processus de transformation, un parti de droite conservateur.&lt;br /&gt;
 |livre=Les faux-semblants du Front national&lt;br /&gt;
 |article=Redécouvrir le Front national&lt;br /&gt;
 |édition=Presse de Sciences Po&lt;br /&gt;
 |lieu=Paris&lt;br /&gt;
 |date=2015&lt;br /&gt;
 |lien=&lt;br /&gt;
 |titre=non&lt;br /&gt;
}}&lt;br /&gt;
 |titre-objection-détaillée7 = &lt;br /&gt;
 |guillemets=oui&lt;br /&gt;
}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
{{argument contre&lt;br /&gt;
 |titre-argument = La tendance fasciste du FN est en voie de marginalisation&lt;br /&gt;
 |niveau-argument = 3&lt;br /&gt;
 |résumé-argument = La tendance fasciste :&lt;br /&gt;
* est de plus en plus minoritaire ;&lt;br /&gt;
* n&#039;a plus d&#039;aura auprès des dirigeants du parti.&lt;br /&gt;
Les militants tenant publiquement des propos fascistes sont exclus.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
{{citation&lt;br /&gt;
 |auteur1=Jean-Yves Camus&lt;br /&gt;
 |citation=Les néo-nazis ne sont plus qu&#039;une infime minorité au sein du FN depuis 1981-82 et leur engagement est purement individuel... À partir de 1985, les sympathisants frontistes aux convictions néo-nazies rejoignent, à sa création, le Parti Nationaliste Français Européen (PNFE)... En règle générale, la durée de l&#039;engagement frontiste des néo-nazis est courte : elle se termine soit par exclusion, soit par départ volontaire en direction des groupuscules.&lt;br /&gt;
 |livre=Le Front national&lt;br /&gt;
 |édition=&lt;br /&gt;
 |lieu=&lt;br /&gt;
 |date=1997&lt;br /&gt;
 |lien=&lt;br /&gt;
 |titre=non&lt;br /&gt;
}}&lt;br /&gt;
 |titre-argument-détaillé = &lt;br /&gt;
 |titre-objection1 = La littérature fasciste circule toujours, de façon dissimulée&lt;br /&gt;
 |résumé-objection1 = {{citation&lt;br /&gt;
 |auteur1=Jean-Yves Camus&lt;br /&gt;
 |citation=Ce n&#039;est pas la propagande frontiste qui relaie les thèmes des fascismes européens, mais les livres recommandés par la presse favorable au FN (et souvent écrits par des membres ou sympathisants du parti), ainsi le réseau de librairies militantes qui vendent par correspondance ou en magasin à ses membres. L&#039;étude des fascismes fait donc partie de la culture historique et idéologique acquise par les mieux formés des adhérents.&lt;br /&gt;
 |livre=Le Front national&lt;br /&gt;
 |édition=&lt;br /&gt;
 |lieu=&lt;br /&gt;
 |date=1997&lt;br /&gt;
 |lien=&lt;br /&gt;
 |titre=non&lt;br /&gt;
}}&lt;br /&gt;
 |titre-objection-détaillée1 = &lt;br /&gt;
 |titre-débat-connexe1 = &lt;br /&gt;
 |titre-objection2 = Le FN n&#039;a pas intérêt à se réclamer du fascisme&lt;br /&gt;
 |résumé-objection2 = {{citation&lt;br /&gt;
 |auteur1=Sylvain Crépon&lt;br /&gt;
 |citation=Le Front national n&#039;ignore pas non plus que les démocraties européennes se sont reconstruites, après la Libération, contre l&#039;idéologie nazie, ses théories racistes, son action exterminatrice. Que toute ambiguité sur la question constitue un préjudice insurmontable pour qui prétend atteindre le pouvoir... Tout à sa stratégie de la dédiabolisation, sa fille souhaiterait quant à elle accéder véritablement au pouvoir. Il lui faut donc présenter des gages de bonne tenue démocratique et, en l&#039;occurrence, républicaine.&lt;br /&gt;
 |livre=Enquête au cœur du nouveau Front national&lt;br /&gt;
 |édition=Nouveau Monde éditions&lt;br /&gt;
 |lieu=Paris&lt;br /&gt;
 |date=2012&lt;br /&gt;
 |lien=&lt;br /&gt;
 |titre=non&lt;br /&gt;
}}&lt;br /&gt;
 |titre-objection-détaillée2 = &lt;br /&gt;
 |titre-objection3 = Alain Soral, bien qu&#039;ayant rompu avec le FN, est très influent auprès des jeunes militants frontistes&lt;br /&gt;
 |résumé-objection3 = &lt;br /&gt;
 |titre-objection-détaillée3 = &lt;br /&gt;
 |titre-objection4 = Le FN peut difficilement se passer des fascistes, car beaucoup sont des cadres compétents&lt;br /&gt;
 |résumé-objection4 = &lt;br /&gt;
 |titre-objection-détaillée4 = &lt;br /&gt;
 |titre-objection5 = Les militants exclus pour fascisme reviennent quand le scandale est oublié&lt;br /&gt;
 |résumé-objection5 = &lt;br /&gt;
 |titre-objection-détaillée5 = &lt;br /&gt;
 |titre-objection6 = L&#039;exclusion des militants pointés du doigt comme fasciste permet au FN de se dédouaner&lt;br /&gt;
 |résumé-objection6 = &lt;br /&gt;
 |titre-objection-détaillée6 = &lt;br /&gt;
 |guillemets=oui&lt;br /&gt;
}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
{{argument contre&lt;br /&gt;
 |titre-argument = Le FN n&#039;a pas de milices armées&lt;br /&gt;
 |niveau-argument = 3&lt;br /&gt;
 |résumé-argument = {{citation&lt;br /&gt;
 |auteur1=Jacques Sapir&lt;br /&gt;
 |citation=Quelles que soient les critiques que l’on peut faire à Mme Marine le Pen, et j’en ai fait quelques unes dans ce carnet, la décence devrait obliger cette même meute de reconnaître qu’il n’y a rien de « fasciste » ni dans son programme ni dans le comportement de son mouvement. Où sont donc les milices armées qui tiendraient les rues ? Depuis des années elles viennent d’une toute autre mouvance que le FN.&lt;br /&gt;
 |article=Mélenchon, la meute et la dignité&lt;br /&gt;
 |date=28 avril 2017&lt;br /&gt;
 |lien=https://russeurope.hypotheses.org/5948&lt;br /&gt;
 |titre=non&lt;br /&gt;
}}&lt;br /&gt;
 |titre-argument-détaillé = &lt;br /&gt;
 |titre-objection1 = Le FN n&#039;a pas besoin d&#039;écraser militairement le mouvement ouvrier, car celui-ci est devenu très faible&lt;br /&gt;
 |résumé-objection1 = {{citation&lt;br /&gt;
 |auteur1=Ligue trotskiste de France&lt;br /&gt;
 |citation=Les conséquences réactionnaires de la contre-révolution sont manifestes. Les partis communistes de masse qui existaient en Italie et en France et qui, même si leur politique était réformiste, étaient tout de même le reflet d’une certaine identification avec la révolution d’Octobre de la part de nombreux ouvriers, ne sont plus que l’ombre d’eux-mêmes. C’est d’ailleurs en grande partie à cause de l’impact du climat de réaction actuel sur la classe ouvrière que la bourgeoisie ne voit pas de menace prolétarienne à l’horizon et qu’elle n’a donc pas besoin du fascisme pour assurer son pouvoir.&lt;br /&gt;
 |article=IG : Les mensonges débiles de menteurs débiles&lt;br /&gt;
 |livre=Le Bolchévik&lt;br /&gt;
 |numéro=161&lt;br /&gt;
 |date=automne 2002&lt;br /&gt;
 |lien=http://www.icl-fi.org/francais/oldsite/IG161.HTM&lt;br /&gt;
 |titre=non&lt;br /&gt;
}}&lt;br /&gt;
 |titre-objection-détaillée1 = &lt;br /&gt;
 |titre-débat-connexe1 = &lt;br /&gt;
 |titre-objection2 = Les moyens de répression de l&#039;État suffisent&lt;br /&gt;
 |résumé-objection2 = {{citation&lt;br /&gt;
 |auteur1=Ligue trotskiste de France&lt;br /&gt;
 |citation=La bourgeoisie n’a pas pour l’instant besoin de se servir des bandes fascistes car sa machine d’Etat « démocratique » est tout à fait adéquate pour accomplir le boulot de répression et de terreur nécessaire pour mater la classe ouvrière.&lt;br /&gt;
 |article=IG : Les mensonges débiles de menteurs débiles&lt;br /&gt;
 |livre=Le Bolchévik&lt;br /&gt;
 |numéro=161&lt;br /&gt;
 |date=automne 2002&lt;br /&gt;
 |lien=http://www.icl-fi.org/francais/oldsite/IG161.HTM&lt;br /&gt;
 |titre=non&lt;br /&gt;
}}&lt;br /&gt;
 |titre-objection-détaillée2 = &lt;br /&gt;
 |titre-objection3 = Le FN n&#039;a actuellement pas besoin de groupes armés, mais cela pourrait changer&lt;br /&gt;
 |résumé-objection3 = {{citation&lt;br /&gt;
 |auteur1=Ligue trotskiste de France&lt;br /&gt;
 |citation=Quand on parle de fascisme, pour des marxistes cela veut dire des bandes armées extra-parlementaires, des masses de petits bourgeois ruinés et enragés par la crise, mobilisées par le grand capital pour écraser le mouvement ouvrier organisé. C’étaient les chemises noires de Mussolini en 1922, les SA de Hitler en 1933. Il est nécessaire d’insister que pour le moment nous n’en sommes pas là parce que la classe ouvrière est loin de menacer directement le pouvoir de la bourgeoisie : le Front national en France est un phénomène essentiellement électoral. Aujourd’hui l’immense majorité des crimes racistes dans ce pays sont commis par des flics dans l’exercice de leurs fonctions, pas par des fascistes en tant que tels. [...] Mais les choses pourraient changer si la crise économique et sociale s’approfondit. Il n’y a en effet pas besoin de gratter bien loin pour voir au FN un aspect beaucoup plus sinistre que de la simple gesticulation électorale. Le secrétaire départemental du FN pour la Haute-Vienne, un certain Vincent Gérard, s’est fait pincer le mois dernier pour avoir attaqué avec d’autres militants du FN à coups de couteau et de batte de base-ball un bar fréquenté par des militants de gauche. Pas plus tard que samedi dernier, deux musulmans âgés de 70 ans ont été tabassés par des skinheads se revendiquant de Le Pen à Amiens.&lt;br /&gt;
 |article=Victoire de Hollande : cinq ans de sale boulot en perspective&lt;br /&gt;
 |livre=Le Bolchévik&lt;br /&gt;
 |numéro=200&lt;br /&gt;
 |date=juin 2012&lt;br /&gt;
 |lien=http://www.icl-fi.org/print/francais/lebol/200/frontpop.html&lt;br /&gt;
 |titre=non&lt;br /&gt;
}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
{{citation&lt;br /&gt;
 |auteur1=Lutte ouvrière&lt;br /&gt;
 |citation=L&#039;avenir du FN, entre une évolution vers un grand parti d&#039;extrême droite particulièrement réactionnaire mais intégré dans le jeu parlementaire, et une formation fascisante s&#039;attaquant à la classe ouvrière et aux militants de gauche, ne se déterminera pas dans l&#039;affrontement tragi-comique interne à la famille Le Pen, ni même en interne au FN. La question sera tranchée par la situation économique et ses conséquences sociales. Si l&#039;aggravation de la crise et l&#039;intensification des attaques portées par la bourgeoisie finissent par déclencher des mobilisations sociales et des affrontements entre la classe ouvrière et la bourgeoisie, ou une radicalisation de la petite bourgeoisie frappée par la crise, les partisans des méthodes musclées à l&#039;extrême droite, autrement dit des méthodes de type fasciste, seront alors disponibles et renforcés. Les cadres qui entourent Marine Le Pen à la tête du FN sont des opportunistes capables d&#039;adapter leur stratégie au gré des circonstances. [...] Selon les circonstances, les chantres de la dédiabolisation d&#039;aujourd&#039;hui pourraient devenir demain ou après-demain les parrains de milices paramilitaires envoyées contre les travailleurs mobilisés.&lt;br /&gt;
 |article=Où va le Front national ?&lt;br /&gt;
 |livre=Lutte de classe&lt;br /&gt;
 |numéro=168&lt;br /&gt;
 |date=mai-juin 2015&lt;br /&gt;
 |lien=https://mensuel.lutte-ouvriere.org/documents/archives/la-revue-lutte-de-classe/serie-actuelle-1993/article/ou-va-le-front-national&lt;br /&gt;
 |titre=non&lt;br /&gt;
}}&lt;br /&gt;
 |titre-objection-détaillée3 = &lt;br /&gt;
 |guillemets=oui&lt;br /&gt;
}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
{{argument contre&lt;br /&gt;
 |titre-argument = Le FN n&#039;a pas pour objectif de façonner un ordre nouveau&lt;br /&gt;
 |niveau-argument = 3&lt;br /&gt;
 |résumé-argument = {{citation&lt;br /&gt;
 |auteur1=No pasaran&lt;br /&gt;
 |citation=Le FN n’est pas un parti fasciste, au sens historique du terme, car il n’a pas pour vocation de proposer un « ordre nouveau », ayant des finalités totalitaires, motivé par des penchants révolutionnaires ; au contraire il œuvre plutôt vers un retour des « valeurs traditionnelles », et ce pour endiguer la décadence dans laquelle évoluerait actuellement la société française ; il est donc un parti réactionnaire ou ultra-réactionnaire. Le FN n’a pas pour objectif de façonner un « homme nouveau ».&lt;br /&gt;
 |article=Le Front National : fascisme et réaction ?&lt;br /&gt;
 |date=1992&lt;br /&gt;
 |lien=http://nopasaran.samizdat.net/spip.php?article277&lt;br /&gt;
 |titre=non&lt;br /&gt;
}}&lt;br /&gt;
 |titre-argument-détaillé = &lt;br /&gt;
 |titre-débat-connexe = &lt;br /&gt;
 |titre-objection1 = &lt;br /&gt;
 |résumé-objection1 = &lt;br /&gt;
 |titre-objection-détaillée1 = &lt;br /&gt;
 |titre-débat-connexe1 = &lt;br /&gt;
 |titre-objection2 = &lt;br /&gt;
 |résumé-objection2 = &lt;br /&gt;
 |titre-objection-détaillée2 = &lt;br /&gt;
 |titre-débat-connexe2 = &lt;br /&gt;
 |titre-objection3 = &lt;br /&gt;
 |résumé-objection3 = &lt;br /&gt;
 |titre-objection-détaillée3 = &lt;br /&gt;
 |titre-débat-connexe3 = &lt;br /&gt;
 |guillemets=oui&lt;br /&gt;
}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
{{argument contre&lt;br /&gt;
 |titre-argument = Le FN est un parti intégré dans le jeu électoral&lt;br /&gt;
 |niveau-argument = 3&lt;br /&gt;
 |résumé-argument = Les fascistes ont pris le pouvoir par la force (Marche sur Rome pour Mussolini ; Nuit de cristal pour Hitler ; guerre civile pour Franco). Ce n&#039;est pas l&#039;ambition du FN, qui ne cherche pas à prendre le pouvoir autrement que par les élections.&lt;br /&gt;
 |titre-argument-détaillé = &lt;br /&gt;
 |titre-objection1 = Hitler et Mussolini se sont aussi présentés aux élections&lt;br /&gt;
 |résumé-objection1 = {{citation&lt;br /&gt;
 |auteur1=Internationalist Group&lt;br /&gt;
 |citation=Les nazis de Hitler ont joué le jeu électoral de la bourgeoisie, et ne l’ont abandonné qu’après s’être saisis du pouvoir.&lt;br /&gt;
 |article=National Front At Forefront of Capitalist Drive Toward “Strong State” in France &lt;br /&gt;
 |livre=The Internationalist&lt;br /&gt;
 |numéro=&lt;br /&gt;
 |date=8 juin 2002&lt;br /&gt;
 |lien=http://www.internationalist.org/nationalfront&amp;amp;strongstate0602.html&lt;br /&gt;
 |titre=non&lt;br /&gt;
}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
 |titre-objection2 = c&#039;est juste une question tactique&lt;br /&gt;
 |résumé-objection1 = {{citation&lt;br /&gt;
 |auteur1=Robert Soucy&lt;br /&gt;
 |citation=Hitler était profondément nationaliste et, à la suite du putsch de Munich en 1923, il choisit d&#039;atteindre le pouvoir par la voie électorale. Dans les années vingt et trente, les responsables fascistes français faisaient preuve d&#039;une aussi grande flexibilité et n&#039;en étaient pas moins fascistes pour autant... Quand l&#039;orage frondait, ils affichaient de manière plus voyante leur hostilité à la démocratie et penchaient davantage pour « l&#039;action »...&lt;br /&gt;
Les fascistes prenaient souvent un ton docte et pieux lorsqu&#039;ils parlaient d&#039;entreprendre le renouveau « spirituel de la France, en réalité, leurs objectifs fondamentaux étaient très nettement matérialistes. Se posant  en moralisateurs, ils dénonçaient l&#039;hédonisme et honoraient l&#039;esprit d&#039;abnégation qui régnait pendant la Première Guerre mondiale et, d&#039;un autre côté, leurs programmes défendaient la propriété privée, une politique fiscale très modérée et la hiérarchie sociale. …&lt;br /&gt;
 |livre=Le Fascisme français, 1924-1933&lt;br /&gt;
 |pages=320 et 321&lt;br /&gt;
 |date=1992&lt;br /&gt;
  |titre=non&lt;br /&gt;
}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
{{citation&lt;br /&gt;
 |auteur1=Cédric Piktoroff&lt;br /&gt;
 |citation=Bien qu’il leur fallut mettre l’accent à tel ou tel moment sur l’une ou l’autre de ces tactiques, Hitler comme Mussolini ont combiné la construction d’une force violente sur le terrain et la constitution d’une façade politique « respectable ». Dans des contextes différents, ces deux mouvements ont connu des courbes de développement semblables : construction de groupes de combats en réaction à la puissance des organisations ouvrières, recherche de support électoral et construction d’un mouvement de masse basé sur la petite bourgeoisie déclassée, ralliement de forces de la bourgeoisie jusqu’alors hésitantes et accession au pouvoir, destruction physique des forces du mouvement ouvrier et des acquis démocratiques. Les tentatives de coups d’Etat s’étant avérées infructueuses et la voie électorale insuffisante pour leur amener une majorité de voix, Hitler comme Mussolini sont d’abord arrivés aux affaires par des alliances parlementaires avec des partis libéraux et conservateurs, dont ils se sont débarrassés une fois leur pouvoir consolidé. En janvier 1933, le mois où Hitler fut nommé chancelier, le socialiste Hilferding proclama « la chute du fascisme », assurant que « la légalité sera sa perte ». Hilferding mourut huit ans plus tard entre les mains de la Gestapo et sa femme fut assassinée à Auschwitz. Loin de le supprimer, le légalisme est un élément de la stratégie du fascisme dans sa marche vers la prise du pouvoir.&lt;br /&gt;
 |article=F comme fascistes, N comme Nazis !&lt;br /&gt;
 |livre=Que faire ?&lt;br /&gt;
 |date=9 avril 2011&lt;br /&gt;
 |lien=http://quefaire.lautre.net/F-comme-fascistes-N-comme-Nazis&lt;br /&gt;
 |titre=non&lt;br /&gt;
}}&lt;br /&gt;
 |titre-objection-détaillée1 = &lt;br /&gt;
 |titre-débat-connexe1 = &lt;br /&gt;
 |titre-objection2 = Le FN joue le jeu électoral seulement pour acquérir une large audience&lt;br /&gt;
 |résumé-objection2 = {{citation&lt;br /&gt;
 |auteur1=Cédric Piktoroff&lt;br /&gt;
 |citation=Le fascisme est un mouvement dynamique qui doit être compris dans son processus de développement. Si le FN met aujourd’hui davantage l’accent sur son activité électorale que sur l’activisme contre les immigrés et le mouvement ouvrier, c’est que cela constitue la tactique la mieux adaptée pour acquérir une audience dans une situation où la capacité de la classe dominante à diriger la société commence seulement à vaciller. Il nous faut donc identifier l’endroit où réside dans la situation présente la possibilité de construction d’un parti fasciste de masse. Dire que le FN n’est pas un parti fasciste en ne considérant que son étape actuelle de développement, c’est croire que la situation politique et sociale ne peut que rester stable. Or, la crise du capitalisme n’est plus seulement une possibilité évoquée par une poignée d’irréductibles révolutionnaires. Elle commence à façonner la réalité de façon de plus en plus palpable, accentuant l’instabilité sociale et politique tout comme les confrontations de masse.&lt;br /&gt;
 |article=F comme fascistes, N comme Nazis !&lt;br /&gt;
 |livre=Que faire ?&lt;br /&gt;
 |date=9 avril 2011&lt;br /&gt;
 |lien=http://quefaire.lautre.net/F-comme-fascistes-N-comme-Nazis&lt;br /&gt;
 |titre=non&lt;br /&gt;
}}&lt;br /&gt;
 |titre-objection-détaillée2 = &lt;br /&gt;
 |titre-objection3 = Le FN pourrait être amené à prendre le pouvoir par la force dans un contexte de crise sociale aiguë&lt;br /&gt;
 |résumé-objection3 = {{citation&lt;br /&gt;
 |auteur1=Ligue trotskiste de France&lt;br /&gt;
 |citation=Le FN de Marine Le Pen se présente pour le moment principalement comme un phénomène électoral centré sur le nationalisme français et le racisme anti-arabe. Mais cette posture ne réussit pas à dissimuler le fait que le FN est infesté de nervis fascistes, comme le montre le nombre impressionnant de candidats aux élections municipales que Le Pen a été obligée de retirer de ses listes après qu’ils se furent révélés sous leur vrai jour, avec tatouages à la gloire des Waffen SS et autres insignes nazis. Leur posture parlementaire peut donc vite changer avec l’aggravation de la crise économique et sociale et la consolidation par le FN d’une base active dans le pays.&lt;br /&gt;
 |article=Les trahisons des directions du mouvement ouvrier attisent la réaction&lt;br /&gt;
 |livre=Le Bolchévik&lt;br /&gt;
 |numéro=207&lt;br /&gt;
 |date=mars 2014&lt;br /&gt;
 |lien=http://www.icl-fi.org/print/francais/lebol/207/dieudonne.html&lt;br /&gt;
 |titre=non&lt;br /&gt;
}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
{{citation&lt;br /&gt;
 |auteur1=Cédric Piktoroff&lt;br /&gt;
 |citation=Les années 20 et 30 furent marquées par des périodes de polarisation aigüe, et le fascisme prit son essor à travers la peur qu’inspira à la petite bourgeoisie puis au grand capital la poussée révolutionnaire du mouvement ouvrier. Aujourd’hui, les fascistes ont pris acte d’un changement stratégique fondamental : ils doivent d’abord rechercher la respectabilité électorale avant d’espérer pouvoir transformer leur soutien en mouvement de masse. Avant de viser à rassurer les capitalistes en leur montrant qu’ils peuvent gouverner le pays en défendant leurs intérêts, la recherche d’audience électorale constitue pour les fascistes, plus encore qu’hier, une condition pour pouvoir construire un mouvement populaire et indépendant. Pour le noyau fasciste qui dirige le FN, la possibilité d’une stratégie plus brutale reste ouverte, lorsque les circonstances se montreront plus favorables. L’accent mis sur l’activité électorale plutôt que sur les méthodes violentes est davantage une stratégie imposée par la situation qu’une remise en cause des buts poursuivis.&lt;br /&gt;
 |article=F comme fascistes, N comme Nazis !&lt;br /&gt;
 |livre=Que faire ?&lt;br /&gt;
 |date=9 avril 2011&lt;br /&gt;
 |lien=http://quefaire.lautre.net/F-comme-fascistes-N-comme-Nazis&lt;br /&gt;
 |titre=non&lt;br /&gt;
}}&lt;br /&gt;
 |titre-objection-détaillée4 = &lt;br /&gt;
 |titre-objection4 = &lt;br /&gt;
 |résumé-objection4 = &lt;br /&gt;
 |titre-objection-détaillée4 = &lt;br /&gt;
 |guillemets=oui&lt;br /&gt;
}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
{{argument contre&lt;br /&gt;
 |titre-argument = Le FN est un parti national-populiste&lt;br /&gt;
 |niveau-argument = 3&lt;br /&gt;
 |résumé-argument = {{citation&lt;br /&gt;
 |auteur1=Nicolas Lebourg&lt;br /&gt;
 |auteur2=Joël Gombin&lt;br /&gt;
 |auteur3=Stéphane François&lt;br /&gt;
 |auteur4=Alexandre Dézé&lt;br /&gt;
 |auteur5=Jean-Yves Camus&lt;br /&gt;
 |auteur6=Gaël Brustier&lt;br /&gt;
 |citation=La dynastie Le Pen incarne un courant bien spécifique de l&#039;extrême droite : le national-populisme, qui s&#039;est cristallisé lors de la vague boulangiste (1887-1889) et constitue depuis la tendance la plus classique de l&#039;extrême droite en France. Le national-populisme conçoit l&#039;évolution politique comme une décadence dont seul le peuple, sain, peut préserver la nation. Privilégiant le rapport direct entre le sauveur et le peuple, par-delà les clivages et les institutions parasites censées menacer de mort la nation, le national-populisme se réclame de la défense du petit peuple, du « Français moyen » de « bon sens », face à la trahison d&#039;élites, fatalement corrompues. Il fait l&#039;apologie d&#039;un nationalisme fermé, se met en quête d&#039;une unité nationale mythique et est « altérophobe ». Il réunit des valeurs sociales de gauche et des valeurs politiques de droite (ordre, autorité, etc.). Bien qu&#039;il recoure à une esthétique verbale socialisante, il prône l&#039;union de tous après l&#039;exclusion de l&#039;infime couche de profiteurs traîtres à la patrie, ce qui implique de rompre avec l&#039;idéologie de la lutte des classes. Pour faire coïncider la nation et le peuple, il effectue des permutations entre les sens du mot « peuple ». Le peuple, c&#039;est le &#039;&#039;demos&#039;&#039;, l&#039;unité politique ; c&#039;est également l&#039;&#039;&#039;ethnos&#039;&#039;, l&#039;unité biologique ; c&#039;est encore un corps social, les « classes populaires » ; et c&#039;est enfin la « plèbe », les masses. L&#039;extrême droite national-populiste joue sur la confusion entre toutes ces significations.&lt;br /&gt;
 |article=Le FN, un national populisme&lt;br /&gt;
 |livre=Le Monde&lt;br /&gt;
 |numéro=&lt;br /&gt;
 |date=5 octobre 2013&lt;br /&gt;
 |lien=http://abonnes.lemonde.fr/idees/article/2013/10/05/le-fn-un-national-populisme_3490433_3232.html&lt;br /&gt;
 |titre=non&lt;br /&gt;
}}&lt;br /&gt;
 |titre-argument-détaillé = &lt;br /&gt;
 |titre-objection1 = Le terme « populiste » n&#039;est pas rigoureusement défini&lt;br /&gt;
 |résumé-objection1 = {{citation&lt;br /&gt;
 |auteur1=Michel Wieviorka&lt;br /&gt;
 |citation=Le recours à la qualification de populisme et à ses variantes, le national-populisme, selon le néologisme formé par Pierre-André Taguieff (1984) ou bien encore le néo-populisme, selon le titre de l&#039;histoire du FN proposée par Erwan Lecoeur (2003), pose plusieurs problèmes. Le premier tient au flou qui entoure ce terme : on ne sait jamais très bien si son usage correspond à une exigence scientifique, ou au sens commun ou journalistique. La littérature spécialisée regorge de livres et d&#039;articles s&#039;efforçant d&#039;affronter ce problème.&lt;br /&gt;
 |livre=Le Front national, entre extrémisme, populisme et démocratie&lt;br /&gt;
 |édition=Maison des Sciences de l’Homme&lt;br /&gt;
 |lieu=&lt;br /&gt;
 |date=2013&lt;br /&gt;
 |lien=&lt;br /&gt;
 |titre=non&lt;br /&gt;
}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
{{citation&lt;br /&gt;
 |auteur1=Michael Löwy&lt;br /&gt;
 |auteur2=Francis Sitel&lt;br /&gt;
 |citation=La confusion des repères et le brouillage du clivage gauche/droite sont permis et aggravés par l’usage fort répandu de la notion de populisme. En Amérique latine, au cours de la période allant des années 1930 aux années 1960 le terme de populisme correspondait à une réalité spécifique : des gouvernements nationaux populaires ou des mouvements rassemblés autour de figures charismatiques – Vargas, Perón, Cardenas – disposant d’un soutien populaire important et développant une rhétorique anti-impérialiste. Or, l’usage qui est fait du terme aujourd’hui en France et en Europe est vague et imprécis. Ainsi, à propos du Front national, P.-A. Taguieff définit le populisme comme « un style rhétorique qui est lié directement à l’appel au peuple ». D’autres politologues réfèrent le populisme à « une position politique qui se situe du côté du peuple contre les élites » : une caractérisation qui peut convenir pour presque tous les partis et mouvements !&lt;br /&gt;
 |article=Le Front national dans une perspective européenne&lt;br /&gt;
 |livre=Contretemps&lt;br /&gt;
 |numéro=&lt;br /&gt;
 |date=17 octobre 2016&lt;br /&gt;
 |lien=https://www.contretemps.eu/fn-europe-fascisme/&lt;br /&gt;
 |titre=non&lt;br /&gt;
}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
{{citation&lt;br /&gt;
 |auteur1=Michel Wieviorka&lt;br /&gt;
 |citation=La référence au terme de populisme renvoie à une histoire qui convoque les Narodniki russes des années 1840-1880, marchant vers le peule pour assurer la rédemption du pays à partir des campagnes (Venturi 1972) ; le People&#039;s Party des petits paysans du Sud, du Middle West et de l&#039;Ouest des Etats-Unis, en lutte contre la haute finance et les grandes compagnies et plaidant pour le bimétallisme ; les mouvements et les régimes des années 1930 à 1960 dans toute l&#039;Amérique latine, etc. Mais ces acteurs sont fort différents les uns des autres. Il est hasardeux d&#039;en proposer un concept fédérateur. [...] Situer principalement le FN dans leur sillage, c&#039;est risquer de passer à côté de bien des spécificités des uns et des autres. Or, comme le souligne Annie Collovald avec détermination (Collovald 2003), c&#039;est aussi minimiser d&#039;autres lignées historiques, le fascisme, le pétainisme et Vichy, l&#039;OAS, l&#039;appel à une violence qui, contrairement à celle des Narodniki ayant viré au terrorisme, ne peut prétendre en aucune façon être émancipatrice, c&#039;est gommer le caractère d&#039;extrême droite du Front national.&lt;br /&gt;
 |livre=Le Front national, entre extrémisme, populisme et démocratie&lt;br /&gt;
 |édition=Maison des Sciences de l’Homme&lt;br /&gt;
 |lieu=&lt;br /&gt;
 |date=2013&lt;br /&gt;
 |lien=&lt;br /&gt;
 |titre=non&lt;br /&gt;
}}&lt;br /&gt;
 |titre-objection-détaillée1 = &lt;br /&gt;
 |titre-débat-connexe1 = &lt;br /&gt;
 |titre-objection2 = Le terme « populiste » ne renvoie qu&#039;à une partie des idées du FN&lt;br /&gt;
 |résumé-objection2 = {{citation&lt;br /&gt;
 |auteur1=Alexandre Dézé&lt;br /&gt;
 |citation=On peut s&#039;étonner de voir resurgir la notion de « populisme » pour qualifier le parti de Marine Le Pen, tant les mises au point académiques sur le sujet ont été nombreuses par le passé. D&#039;une part, en effet, le terme a perdu toute signification à force d&#039;être utilisé pour désigner un ensemble toujours plus large de personnalités ou de phénomènes (de Margaret Thatcher au chanteur Renaud, de Bernard Tapie au guide Michelin, du général Boulanger à Internet, de Lech Walesa au mouvement altermondialiste, etc.). D&#039;autre part, le plus petit dénominateur commun entre ses multiples manifestations réside dans un style politique d&#039;appel au peuple – style qui ne saurait être considéré comme une nouveauté au FN. Il faut donc admettre que cette notion est impropre à qualifier le parti de Marine Le Pen, même si la présidente du parti le revendique pour elle-même, précisément parce qu&#039;elle est moins « stigmatisante » que l&#039;étiquette d&#039;extrême droite qui est généralement accolée au FN.&lt;br /&gt;
 |livre=Le Front national : à la conquête du pouvoir ?&lt;br /&gt;
 |édition=Armand Colin&lt;br /&gt;
 |lieu=Paris&lt;br /&gt;
 |date=2012&lt;br /&gt;
 |lien=&lt;br /&gt;
 |titre=non&lt;br /&gt;
}}&lt;br /&gt;
 |titre-objection-détaillée2 = &lt;br /&gt;
 |titre-objection3 = Le populisme ne s&#039;installe pas durablement dans le paysage politique&lt;br /&gt;
 |résumé-objection3 = {{citation&lt;br /&gt;
 |auteur1=Michel Wieviorka&lt;br /&gt;
 |citation=Il faut tirer quelques leçons de ces indications encore élémentaires. La première est que contrairement au « boulangisme » ou au « poujadisme », le FN est inscrit dans la durée, capable de survivre à des changements importants, tant internes (scission de 1998 ou succession de 2011), que dans son environnement politique, social, culturel. [...] L&#039;adjectif « populiste » n&#039;en demeure pas moins souvent appliqué. Mais, en règle générale, le populisme ne s&#039;installe pas durablement, c&#039;est plutôt un moment, une configuration qui correspond à un état singulier d&#039;une société. Ce n&#039;est pas le cas avec le Front national.&lt;br /&gt;
 |livre=Le Front national, entre extrémisme, populisme et démocratie&lt;br /&gt;
 |édition=Maison des Sciences de l’Homme&lt;br /&gt;
 |lieu=&lt;br /&gt;
 |date=2013&lt;br /&gt;
 |lien=&lt;br /&gt;
 |titre=non&lt;br /&gt;
}}&lt;br /&gt;
 |titre-objection-détaillée3 = &lt;br /&gt;
 |titre-objection4 = L&#039;usage du terme « populisme » sert à éviter de qualifier le FN de raciste&lt;br /&gt;
 |résumé-objection4 = {{citation&lt;br /&gt;
 |auteur1=Michael Löwy&lt;br /&gt;
 |auteur2=Francis Sitel&lt;br /&gt;
 |citation=Quand on l’applique au Front national (ou à d’autres partis européens d’extrême droite) ce pseudo concept [de populisme] devient un euphémisme trompeur qui permet – délibérément ou non – de les légitimer, les rendant plus acceptables, voire appelant – car qui refuse d’être pour le peuple contre les élites ? – à écarter les termes dérangeants de racisme, xénophobie, fascisme, ou extrême-droite.&lt;br /&gt;
 |article=Le Front national dans une perspective européenne&lt;br /&gt;
 |livre=Contretemps&lt;br /&gt;
 |numéro=&lt;br /&gt;
 |date=17 octobre 2016&lt;br /&gt;
 |lien=https://www.contretemps.eu/fn-europe-fascisme/&lt;br /&gt;
 |titre=non&lt;br /&gt;
}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
{{citation&lt;br /&gt;
 |auteur1=Jean Quatremer&lt;br /&gt;
 |citation=Pour contourner le véritable interdit moral qui empêche désormais toute assimilation du FN français ou du FPÖ autrichien au fascisme, les « intellectuels » ont inventé le mot de « populisme », jugé historiquement plus « neutre » et moins polémique. Quelle erreur ! Ce faisant, on a légitimé un peu plus ces partis : dans « populisme », il y a peuple et le FN, par exemple, en joue pour affirmer qu’il est le parti du peuple. Ce terme qui se veut méprisant valide en réalité son discours : d’un côté, il y aurait un parti populiste ou « anti-establishment », pour reprendre une expression de Le Pen père, à l’écoute du peuple, de l’autre « l’UMPS » représentant les élites. Le mot « populisme » donne une façade aimable à des partis qui détestent les valeurs européennes d’égalité, de liberté, de fraternité léguées par la Révolution française. S’interdire de nommer ce que l’on combat, c’est s’interdire tout simplement de le combattre : si les jeunes sont attirés par ces partis, c’est aussi parce qu’ils sont sans filiation encombrante, qu’ils paraissent neufs alors, ce qui leur permet de se revendiquer des traditions nationales les plus nobles, comme le fait sans vergogne le FN avec De Gaulle et Jaurès.&lt;br /&gt;
 |article= Le fascisme à visage humain&lt;br /&gt;
 |date=17 octobre 2016&lt;br /&gt;
 |lien=http://bruxelles.blogs.liberation.fr/2015/05/06/le-fascisme-visage-humain/&lt;br /&gt;
 |titre=non&lt;br /&gt;
}}&lt;br /&gt;
 |titre-objection-détaillée4 = &lt;br /&gt;
 |titre-objection5 = L&#039;usage du terme « populisme » sert à amalgamer extrême droite et gauche radicale&lt;br /&gt;
 |résumé-objection5 = {{citation&lt;br /&gt;
 |auteur1=Michael Löwy&lt;br /&gt;
 |auteur2=Francis Sitel&lt;br /&gt;
 |citation=En France et en Europe le mot populisme est aussi délibérément utilisé par certains idéologues et médias comme un moyen de mystification, qui permet d’opérer un amalgame entre l’extrême droite et la gauche radicale, par exemple le Front de gauche, de mettre en regard d’un populisme de droite un populisme de gauche, sous prétexte que les deux s’opposent aux politiques néolibérales et à la construction européenne…&lt;br /&gt;
 |article=Le Front national dans une perspective européenne&lt;br /&gt;
 |livre=Contretemps&lt;br /&gt;
 |numéro=&lt;br /&gt;
 |date=17 octobre 2016&lt;br /&gt;
 |lien=https://www.contretemps.eu/fn-europe-fascisme/&lt;br /&gt;
 |titre=non&lt;br /&gt;
}}&lt;br /&gt;
 |titre-objection-détaillée5 = &lt;br /&gt;
 |guillemets=oui&lt;br /&gt;
}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
{{Métabalises débat|sujet=le caractère fasciste ou non du Front national|mots-clés=front, national, FN, fasciste}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
__NOTOC__&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Sverdlov</name></author>
	</entry>
</feed>