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	<title>Wikidébats - Contributions [fr]</title>
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	<updated>2026-04-09T09:05:07Z</updated>
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		<id>https://fr.wikidebates.org/w/index.php?title=L%27Europe_occidentale_est-elle_en_d%C3%A9clin_%3F&amp;diff=3817</id>
		<title>L&#039;Europe occidentale est-elle en déclin ?</title>
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		<updated>2017-08-13T19:53:00Z</updated>

		<summary type="html">&lt;p&gt;Lostindark : /* L&amp;#039;Europe est dépassée par les puissances émergentes */&lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;{{Bandeau ébauche}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== &#039;&#039;&#039;Présentation&#039;&#039;&#039; ==&lt;br /&gt;
&amp;quot;Michel Onfray : La vérité cruelle est que notre civilisation s&#039;effondre. Elle a duré 1 500 ans. C&#039;est déjà beaucoup. Face à cela, je me trouve dans une perspective spinoziste: ni rire ni pleurer, mais comprendre. On ne peut pas arrêter la chute d&#039;une falaise.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
François-Xavier Bellamy. - Je partage avec vous l&#039;impression de voir une civilisation s&#039;effondrer, et le sentiment que personne n&#039;en a encore vraiment pris la mesure ; mais la sagesse ne peut pas être qu&#039;un consentement résigné à ce qui advient! Nous pouvons encore décider, dans nos vies personnelles comme dans nos choix collectifs, de recevoir et de transmettre ce qui dans notre culture demeure fécond, et plus actuel que les faux progrès qu&#039;on nous vend. Malheureusement, de ce point de vue, le débat politique et intellectuel oppose plutôt des liquidateurs de faillite que des décideurs capables de tracer des perspectives.&amp;quot;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
http://www.lefigaro.fr/vox/culture/2015/08/14/31006-20150814ARTFIG00104-onfray-bellamy-vivons-nous-la-fin-de-notre-civilisation.php&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Depuis quelques années, le thème du &amp;quot;déclin&amp;quot; est devenu à la mode sous l&#039;impulsion d&#039;un certain nombres d&#039;auteurs appelés &amp;quot;déclinistes&amp;quot;, qui s&#039;expriment dans toute l&#039;Europe. Ceux-ci prédisent une agonie de l&#039;Europe occidentale, atteinte de mille symptômes qu&#039;ils se plaisent à énumérer. L&#039;Europe, vieillissante et déprimée, anomique du point de vue économique, aux mains de dirigeants incapables de vision et attachés à une pure gestion comptable, irait vers les abîmes. Elle croirait que l&#039;histoire tragique est finie et ne se préparerait pas à affronter le retour des crises géopolitiques ni des conflits &amp;quot;civilisationnels&amp;quot; qui s&#039;avancent...&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Ce discours est souvent l&#039;apanage d&#039;auteurs classés à droite ou dans le camp réactionnaire. Ceux-ci seraient des nostalgiques de la France de jadis, ils nieraient le progrès, auraient peur des avancées sociétales et du métissage, vivraient dans des souvenirs d&#039;un passé mythifié. Leur discours préparerait les esprits aux replis identitaires, voire : ferait le jeu des populistes.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Par refus de ses conséquences politiques prévisibles, un certain nombre d&#039;intellectuels et de journalistes récusent a priori ce &amp;quot;déclinisme&amp;quot;, renvoyé à une forme de peur psychologique. Ils rejettent ce qui leur apparaît plus comme une réaction affective que le fruit d&#039;une analyse objective et fondée sur les données sociales. Les &amp;quot;déclinistes&amp;quot; sont souvent des essayistes à dominante littéraire voire des romanciers (Houellebecq), méfiants vis-à-vis des sciences sociales. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le &amp;quot;déclinisme&amp;quot; est bien une idéologie très présente aujourd&#039;hui. Est-elle fondée ? Cette notion de &amp;quot;déclin&amp;quot; correspond-t-elle à une réalité ? &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Cette question revient à esquisser une philosophie de l&#039;histoire au présent : où vont nos sociétés ? Derrière les excès, les outrances ou les aspects non scientifiques, les &amp;quot;déclinistes&amp;quot; ne reposent-ils pas la question du sens de notre &amp;quot;vivre-ensemble&amp;quot; et du vide de grands projets collectifs ? Ne s&#039;agit-il pas de penser le présent, en voyant au-delà des questions purement économiques, pour oser affronter les aspects existentiels de notre malaise collectif ?&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Un très vaste débat ! ===&lt;br /&gt;
La question du &amp;quot;déclin&amp;quot; de l&#039;Occident a une longue histoire. Déjà après la Première Guerre mondiale, quelques auteurs ont considéré que le progrès était une forme d&#039;illusion, et que la société européenne voyait les prémisses de sa fin. Mais c&#039;est à partir de la Seconde Guerre que le diagnostic est apparu comme une évidence ; l&#039;école de Francfort a vu la montée simultanée du communisme d&#039;Etat soviétique et des fascismes, sans oublier la déshumanisation des sociétés libérales. C&#039;est sur le constat de ces échecs multiples, dans une analyse lucide de cet effondrement des idéaux du monde occidental, qu&#039;elle a élaborée sa réflexion.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Plus tard, les précurseurs de l&#039;écologie sont aussi parti du constat des échecs des sociétés industrielles et productivistes, qu&#039;elles s&#039;inspirent d&#039;un modèle libéral, social-libéral ou communisme. Pour eux le productivisme était l&#039;erreur fondamentale commune à toutes ces sociétés.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Plus radical, Heidegger et les courants qui s&#039;en inspirent voient la cause déterminante de cette folie déshumanisante du monde occidental dans ses prémisses ; pour eux, c&#039;est l&#039;usage de la raison comme outil de domination sur le monde, devenue raison instrumentale, qui a causé en cascade la série des catastrophes. Dès ses prémisses, la philosophie masquait un désir de domination qui a accouché de la technique et a voulu &amp;quot;arraisonner&amp;quot; le monde, tant humain que naturel. Il y a une logique qui se poursuivrait, menant de Platon aux Lumières et des Lumières à Hitler, disent alors les plus radicaux critiques de la civilisation occidentale.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
On voit par ces brefs rappels que la question du &amp;quot;déclin de l&#039;Occident&amp;quot; a une longue histoire, et que les &amp;quot;déclinistes&amp;quot; ne sont pas forcément des réactionnaires - il peut aussi s&#039;agir de révolutionnaires qui récusent la voie empruntée par notre société, voire des utopistes qui rêvent à une autre civilisation.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Néanmoins nous ne pourrons pas traiter toutes ces approches, pour resserrer le débat sur les courants d&#039;idées contemporains, qui s&#039;affrontent autour de ces questions. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Nous laisserons en bibliographie les références d&#039;auteurs &amp;quot;classiques&amp;quot; sur le sujet du déclin pour permettre d&#039;élargir la perspective.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Argument POUR ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Oui, car le monde occidental est déjà mort avec la Seconde Guerre mondiale   &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Oui, mais ce n’est pas simplement l’Occident qui va décliner, ce sont tous les peuples qui vont le suivre dans une descente aux abimes pour n’avoir pas à temps été économes en tout : «La plus grande caractéristique de la civilisation orientale est de connaître le contentement, alors que celle de l’Occident est de ne pas le connaître.» Cette maxime de Hu-Shih résume à elle seule la boulimie sans retenue de la civilisation du toujours plus qui amènera la planète au chaos.  (Chitour)&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le déclin se ressent au niveau individuel.&lt;br /&gt;
La nouvelle génération ne se sent pas décliner.&lt;br /&gt;
Le &amp;quot;sentiment de déclin&amp;quot; est lié à la vision pessimiste diffusée par les médias.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le monde passe d&#039;une domination sans partage de l&#039;Occident (monde uni-polaire) au début du XXème siècle à un monde multi-polaire (équilibre de plusieurs super-puissances)&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Un déclin économique ===&lt;br /&gt;
==== Le monde occidental est dans une crise économique et financière qui va s&#039;aggraver ====&lt;br /&gt;
===== Objections =====&lt;br /&gt;
* Non, car la crise économique va être surmontée et la &amp;quot;machine&amp;quot; repartira&lt;br /&gt;
** Objection à l&#039;objection : Quelle que soit la reprise économique, celle-ci ne fera qu&#039;accroître les inégalités et donc la dislocation sociale&lt;br /&gt;
==== L&#039;Europe occidental suit un modèle de développement court-termiste ====&lt;br /&gt;
==== L&#039;économie accroît le malaise social ====&lt;br /&gt;
==== L&#039;Europe est dépassée par les puissances émergentes ====&lt;br /&gt;
===== Objections =====&lt;br /&gt;
* (économie) Les 28 Etats membres (de l&#039;union Européenne) ne représentent que 508 millions d’habitants, mais constituent la première puissance économique mondiale.&lt;br /&gt;
Ref http://www.lemonde.fr/les-decodeurs/article/2016/05/09/journee-de-l-europe-le-poids-de-l-ue-en-trois-graphiques_4916275_4355770.html&lt;br /&gt;
* (politique) 2 états européens possèdent le droit de véto au conseil de l&#039;ONU (France, Royaume-Uni), 3 si l&#039;on compte la Russie (partagée entre l&#039;Europe et l&#039;Asie, capitale en Europe)&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==== L’Europe vit une crise de l’avenir ====&lt;br /&gt;
* Les nouvelles générations ne croient plus qu’elles vivront mieux que celles qui les ont précédées&lt;br /&gt;
Ref (Chitour2) (Rapport publié par l’Institut de recherche sociale d’Ipsos MORI : « Le postulat d’un avenir systématiquement meilleur pour la génération à venir n’existe plus dans une majeure partie de l’Occident. »&lt;br /&gt;
 https://www.lesechos.fr/idees-debats/cercle/cercle-144115-loccident-cette-civilisation-en-declin-1175980.php)&lt;br /&gt;
* La promesse du progrès est bafouée : partout s&#039;amorcent des régressions sociales : précarité, loi travail, démentèlement des services publics&lt;br /&gt;
==== L&#039;Europe occidentale devient de plus en plus inégalitaire ====&lt;br /&gt;
Concentration des richesses chez les hyper-riches et recul voire une disparition des classes moyennes (Réf. Pinçon-Charlot)&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Un déclin politique ===&lt;br /&gt;
Au monde unipolaire et dominé par l’Occident, écrit Alain Gresh, succède une nouvelle géopolitique marquée par la multiplication des acteurs influents. L’affaissement actuel du système financier ne peut qu’accélérer ce mouvement de repli occidental&amp;quot; (Chitour2)&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Militaire : Recul de l&#039;interventionnisme américain et faiblesse militaire de l&#039;Europe&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Crise des institutions&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Recul de la démocratie : référendum de 2005, débat connexe : Sommes-nous en démocratie ?&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Perte de cohésion nationale&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Anomie : abstentions aux élections, défiance vis-à-vis des politiques, votes aux extrêmes, manque de représentativité des dirigeants&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les pays sont dirigés par une &amp;quot;élite&amp;quot; de plus en plus coupée des citoyens ordinaires&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Prophéties pessimistes sur des risques de &amp;quot;sécessions&amp;quot; (François Hollande dans son ouvrage d&#039;entretiens &amp;quot;Un Président ne devrait pas dire cela&amp;quot;) et divisions internes aux sociétés européennes, allant selon certains jusqu&#039;à l&#039;éclatement de &amp;quot;guerres civiles&amp;quot; (discours attribué aux &amp;quot;néo-réacs&amp;quot; : Rioufol &amp;quot;La guerre civile qui vient&amp;quot;, mais que l&#039;on trouve chez des observateurs de diverses tendances, par exemple le psychosociologue Charles Rojzmann &amp;quot;Vers la guerre civile&amp;quot;...)&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Un déclin démographique : de l&#039;immigration à la &amp;quot;crise d&#039;identité&amp;quot; ===&lt;br /&gt;
Vieillissement&lt;br /&gt;
Immigration&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
- L&#039;Europe vieillit, elle fait venir des immigrés qui déstabilisent le &amp;quot;vivre-ensemble&amp;quot;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Argument - Il y a panne de l&#039;intégration&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&amp;quot;Je me suis concentré sur les pays où j&#039;ai effectué des reportages et que je pense connaître assez bien : la France, l&#039;Allemagne, l&#039;Italie, la Grande-Bretagne, le Danemark, l&#039;Espagne, les Pays-Bas, la Suède. Certes, selon les pays que j&#039;ai étudiés, des différences sont perceptibles dans les rapports entre la société d&#039;accueil et la population immigrée. Cependant, ce sont les mêmes problèmes qui reviennent d&#039;une manière ou d&#039;une autre. Pour commencer, l&#039;intégration des immigrés s&#039;apparente globalement à un échec. Et les mêmes questions sont posées partout : les taux de chômage et de délinquance supérieurs à la moyenne dans les quartiers peuplés de migrants, les revendications concernant les prescriptions alimentaires islamiques, les demandes de séparation des sexes à l&#039;hôpital ou dans les activités sportives, la recherche d&#039;interlocuteurs musulmans modérés... Quand on voyage d&#039;un pays européen à l&#039;autre, comme je l&#039;ai fait pendant plusieurs années, on entend les mêmes préoccupations, les mêmes mots, et jusqu&#039;aux mêmes blagues.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
- Aux lecteurs français, votre livre paraîtra d&#039;une grande liberté de ton, parce qu&#039;ici, ce sujet ne se manie qu&#039;avec la plus grande prudence...&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Je sais que chez vous, ce thème est entouré de tabous et de non-dits. Mais je suis journaliste, et le plus grand service que puisse rendre un journaliste est d&#039;ouvrir un débat. Si l&#039;on cherche une différence entre pays européens quant au traitement de l&#039;immigration, elle est précisément là : en France, la parole est verrouillée, contrairement à la Grande-Bretagne, à l&#039;Italie ou à l&#039;Allemagne. Pierre-André Taguieff a raison quand il évoque l&#039;idéologie de l&#039;« immigrationnisme ». Chez vous, il est presque illégal d&#039;avoir une réflexion négative sur un phénomène qui, comme tout fait de société, ne devrait pas échapper à l&#039;esprit critique. Ce que mon regard peut apporter, en tant qu&#039;étranger, c&#039;est un peu de distance. Citoyen américain, c&#039;est de l&#039;extérieur et sans passion personnelle que j&#039;observe la société européenne.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Christopher Caldwell&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
http://www.lefigaro.fr/lefigaromagazine/2011/10/08/01006-20111008ARTFIG00522--l-islam-est-le-plus-grave-de-pose-a-l-europe.php&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Michèle Tribalat&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Malika Sorel&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Objection : l&#039;intégration fonctionne&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Argument - Il y a un choc migratoire voire un &amp;quot;remplacement des populations&amp;quot;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Débat Renaud Camus/Hervé Lebras à l&#039;émission Répliques sur France Culture&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Objections : &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
- les chiffres montrent que la &amp;quot;submersion migratoire&amp;quot; est un fantasme&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
- la France a toujours été un pays de métissage&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
- la peur de l&#039;autre a toujours été un thème d&#039;extrême droite (cf. la dénonciation des immigrés italiens à la fin du XIXème siècle)&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Argument - Il n&#039;y a pas réellement besoin d&#039;une telle immigration, qui sert à &amp;quot;faire baisser les salaires&amp;quot; au profit des capitalistes &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Zemmour&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&amp;quot;Faut-il faire venir plus de jeunes travailleurs pour payer les retraites des baby-boomeurs ? Selon la démographe de l’Ined, Michèle Tribalat, l’amélioration du taux d’emploi des jeunes et des seniors et une ambitieuse politique nataliste seraient autrement plus efficaces pour limiter les effets du déclin de la population française.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Marianne : L’Europe vieillit. L’immigration est-elle, selon vous, la solution aux conséquences négatives de ce vieillissement? &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&amp;lt;nowiki&amp;gt;Michèle Tribalat : Le vieillissement tient à trois causes : les baby-boomeurs ont pris de l’âge, certains pays européens connaissent une fécondité très basse et l’espérance de vie augmente. Afin de renflouer le milieu de la pyramide des âges, on peut envisager l’arrivée d’immigrants. Mais ces derniers vieillissent aussi. S’il s’agit d’équilibrer les finances publiques, il ne faut pas attendre de l’immigration un effet miraculeux.[...] &amp;lt;/nowiki&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Pour la France, dont la natalité est supérieure à la moyenne européenne, quelle est l’utilité de l’immigration d’un point de vue démographique ? &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
M.T. : Le recours à une immigration massive en France éviterait, dit-on, un recul de la population. Or, ce recul n’est pas nécessairement une catastrophe. Quand le vieillissement est lié à une natalité insuffisante, comme en Allemagne, il est inquiétant. Dans le cadre d’une natalité relativement dynamique comme celle de la France, la disparition des baby-boomeurs « arrivés à échéance » aurait plutôt un effet positif. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Cela dit, l’immigration peut-elle effectivement aider à financer les retraites des personnes âgées, en nombre croissant ? &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&amp;lt;nowiki&amp;gt;M.T. : Tout dépend des taux d’emploi. Si les taux d’emploi demeurent en France à un niveau relativement faible, notamment en début et en fin de vie active, l’immigration aura un faible impact sur le rapport de soutien réel [...]&amp;quot;&amp;lt;/nowiki&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
https://www.les4verites.com/politique/lmmigration-une-fausse-solution&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Objections :&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
- l&#039;immigration est une nécessité pour l&#039;économie européenne&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
- l&#039;immigration rapporte plus qu&#039;elle ne coûte (articles du &amp;quot;Monde&amp;quot; sur le sujet)&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
- l&#039;immigration permet de créer des écoles, de maintenir des services publics, de relancer le logement etc.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
- les immigrés soutiennent des secteurs entiers de l&#039;économie (bâtiments, services à la personne, restauration, hôpitaux...)&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Argument - Dans 50 ans, l&#039;Europe aura une composante très importante d&#039;habitants de confession musulmane, ce qui implique un &amp;quot;changement anthropologique&amp;quot;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Cf. Caldwell, Une révolution sous nos yeux, éditions de l&#039;Artilleur&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&#039;&#039;&#039;&amp;quot;Dans votre livre &#039;&#039;Un révolution sous nos yeux&#039;&#039;, vous montriez comment l&#039;islam va transformer la France et l&#039;Europe. Sommes-nous en train de vivre cette transformation?&#039;&#039;&#039;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Très clairement.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&#039;&#039;&#039;Celle-ci passe-t-elle forcément par un choc des cultures?&#039;&#039;&#039;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
C&#039;est difficile à prévoir, mais ce qui se passe est un phénomène profond, anthropologique. Une culture - l&#039;islam - qui apparaît, quels que soient ses défauts, comme jeune, dynamique, optimiste et surtout centrée sur la famille entre en conflit avec la culture que l&#039;Europe a adoptée depuis la seconde guerre mondiale, celle de la «société ouverte» comme Charles Michel et Angela Merkel se sont empressés de la qualifier après les attentats du 22 Mars. En raison même de son postulat individualiste, cette culture est timide, confuse, et, surtout, hostile aux familles. Tel est le problème fondamental: l&#039;Islam est plus jeune, plus fort et fait preuve d&#039;une vitalité évidente.&amp;quot;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
http://www.lefigaro.fr/vox/politique/2016/03/25/31001-20160325ARTFIG00310-christopher-caldwell-les-intuitions-de-houellebecq-sur-la-france-sont-justes.php&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Michel Onfray&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Objections : &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
- les musulmans servent de boucs-émissaires pour masquer les vrais problèmes (sociaux, économiques etc.)&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
- l&#039;intégration se passe normalement (indicateurs de mariages mixtes, de travail, d&#039;accès aux études etc.)&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
- en République, on ne doit pas tenir compte des différences confessionnelles&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
- l&#039;arrivée de nombreux musulmans en Europe est un atout culturel et économique (développement des relations économiques avec le Sud, étudiants étrangers etc., influence de l&#039;Europe etc.)&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
- stigmatiser les musulmans, c&#039;est faire le jeu des extrémistes qui veulent diviser les sociétés européennes (cf. Gilles Kepel)&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L&#039;Europe occidentale vieillit. Elle craint un lent déclin démographique et, pour compenser la baisse des jeunes actifs en âge de soutenir le système de retraite, elle recherche de nouveaux arrivants. Or les effets de l&#039;immigration sont vus comme des facteurs de &amp;quot;crise identitaire&amp;quot; par les populistes. Pour eux, on ne peut pas faire l&#039;impasse des questions culturelles dans l&#039;accueil des immigrés. &amp;quot;La France n&#039;est pas un hôtel.&amp;quot;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Cette question implique trois sous-questions : qu&#039;est &amp;quot;l&#039;identité d&#039;une nation&amp;quot; ou de l&#039;Europe ? Alain Juppé mettait au coeur de sa campagne aux primaires de la droite et du centre  &amp;quot;l&#039;identité heureuse&amp;quot;, quand Alain Finkielkraut intitule un de ses essais &amp;quot;l&#039;identité malheureuse&amp;quot;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Quels sont les chiffres de l&#039;immigration ? &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Enfin : quels sont les besoins en terme de migration ?&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
On le voit, ces trois sous-questions constituent chacune un débat à part entière. Nous ne ferons ici qu&#039;évoquer les arguments essentiels, qui constituent une thématique majeure dans le concert &amp;quot;décliniste&amp;quot;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Sur la notion complexe &amp;quot;d&#039;identité&amp;quot; : http://www.attali.com/societe/penser-la-france/&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&amp;quot;Pour d’autres encore, la France n’est plus définie que comme un simple lieu de vie,  où chacun doit se sentir heureux et avoir des perspectives personnelles ; et chacun doit se sentir  libre d’en partir s’il n’en obtient pas ce qu’il en espère.  Pour ceux-là, la France n’est qu’un hôtel parmi d’autres, avec lequel aucun client, aucun employé, n’a  de lien particulier ; et elle doit donc d’abord offrir, si elle veut retenir sa jeunesse, un bon système de santé, de sécurité et des emplois.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Chacune de ces façons de penser la France est apparue successivement,  dans cet ordre, à diverses étapes de notre Histoire ; chacune se nourrit de la précédente ; elles sont de plus en plus virtuelles, de plus en plus abstraites, de moins en moins assumées, de moins en moins discutés : on peut mourir pour un territoire, une culture ou des valeurs. Qui mourrait pour un hôtel ?&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
On ne peut espérer défendre également ces quatre conceptions.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La rareté des ressources force, plus que jamais, à des choix. A chacun de nous  d’oser assumer ce que nous rêvons pour la France, avant de choisir son avenir.&amp;quot;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Jacques Attali, &amp;quot;Penser la France&amp;quot;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Sur l&#039;immigration : Y a-il vraiment un &amp;quot;choc migratoire&amp;quot; ? Quels sont les véritables chiffres de l&#039;immigration ?&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Citations ? &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Enfin, quels sont les besoins réels de l&#039;Europe occidentale en terme de migration ?&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Un déclin culturel ===&lt;br /&gt;
Perte de la diversité culturelle (films, langues régionales)&lt;br /&gt;
Perte d&#039;identité&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Recul de l&#039;éducation : cf classement Pisa des meilleures écoles&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Recul de la culture classique : les jeunes européens se détournent de la culture européenne pour imiter la culture américaine (Régis Debray, &amp;quot;Civilisation&amp;quot;) ou adopter une forme d&#039;exotisme (fascination pour l&#039;Inde dans les années 70 - hippies, gourous, sectes...-, fascination pour l&#039;Afrique - musique - ou pour les mondes archaïques - chamanisme, modes de vie, alimentation qui se dit &amp;quot;préhistorique&amp;quot; etc.)&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L&#039;urbanisme se dégrade : centres-villes désertés par les petits commerces, envahissement de zones plus ou moins industrielles (autoroutes, hangars, parkings, hypermarchés) autour des villes même moyennes, églises qui se détériorent&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La haute culture régresse (artiste qui expose une &amp;quot;machine à merde&amp;quot;, musique industrielle, &amp;quot;art contemporain&amp;quot;, littérature nombriliste) ; la culture populaire disparaît, remplacée par les produits culturels (on passe de Brel, Brassens à Rihanna). (Adorno et l&#039;école de Francfort en parlaient déjà). &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Baisse du niveau de la télévision : lorsqu&#039;il y avait 2 ou 3 chaîne, le peuple regardait &amp;quot;Les Dossiers de l&#039;écran&amp;quot; ou &amp;quot;Le Grand échiquier&amp;quot;, aujourd&#039;hui c&#039;est la téléréalité ou Hanouna. Il n&#039;y a plus le grand projet communiste d&#039;éducation populaire à la grande culture (théâtre, musique, MJC, Jean Vilar etc.) mais un discours relativiste sur &amp;quot;les cultures&amp;quot; (seules les élites accèdent à la culture par leur famille).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Un déclin moral ===&lt;br /&gt;
- Le monde occidental est nihiliste (Nietzsche, Heidegger)&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Objection : Déclin du phénomène religieux collectif mais explosion de la spiritualité individuelle non dogmatique  (émerge déjà, en particulier avec la pratique de la méditation, Cf. l&#039;auteur B. Werber, John Kabat-Zihn)&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Il aspire à son propre suicide collectif (Frédéric Beigbeder) et cultive &amp;quot;la haine de soi&amp;quot; et la culpabilité&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Il promeut des valeurs (liberté, droits de l&#039;homme) qui laissent l&#039;homme face à un vide angoissant&lt;br /&gt;
Il produit une humanité de moins en moins centrée et consciente&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&amp;quot;La privation d&#039;élan correspond à la situation de l&#039;homme libre tel que l&#039;entend l&#039;homme contemporain. Celui ci considère volontiers la liberté comme une finalité dernière (...). Mais la liberté n&#039;est qu&#039;une forme vide, attendant son contenu. La liberté d&#039;être soi-même, de définir ses propres normes, ne suffit pas à elle seule pour structurer le sujet. (...) Elle annonce les possibles, elle ne les énonce pas. (...) Ce n&#039;est pas seulement la liberté d&#039;être ce que nous voulons, qui fera de nous un sujet situé dans le monde et connaisseur de soi. L&#039;axe autour duquel le sujet se façonne positivement, c&#039;est la responsabilité. En désignant de quoi il va répondre, le sujet se mobilise et se ramasse en un tout. La liberté moderne signifie seulement que le sujet est libre de choisir ce dont il sera le &amp;quot;répondant&amp;quot;. Si elle tend à signifier qu&#039;il ne répond de rien, alors le sujet se détruit derrière ce moyen pis pour une fin.&amp;quot; Chantal Delsol, &#039;&#039;Le souci contemporain&#039;&#039;, La petite vermillon, page 34. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
- Le vide spirituel du monde occidental entraînera sa perte &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&amp;quot;La menace tient pour l&#039;essentiel à cet objectif plus récent de «société ouverte» dont le principe moteur est de vider la société de toute métaphysique, héritée ou antérieure (ce qui soulève la question, très complexe, de de la tendance du capitalisme à s&#039;ériger lui-même en métaphysique). A certains égards, on comprend pourquoi des gens préfèrent cette société ouverte au christianisme culturel qu&#039;elle remplace. Mais dans l&#039;optique de la survie, elle se montre cependant nettement inférieure.&amp;quot; &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
C. Caldwell &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
http://www.lefigaro.fr/vox/politique/2016/03/25/31001-20160325ARTFIG00310-christopher-caldwell-les-intuitions-de-houellebecq-sur-la-france-sont-justes.php &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
- Une civilisation a besoin de &amp;quot;spiritualité&amp;quot;, ou du moins de &amp;quot;mythologies&amp;quot; qui comprennent les éléments fondamentaux d&#039;une religion pour durer :&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&amp;quot;Sauf méprise de ma part, l&#039;histoire politique et philosophique de l&#039;Occident au cours des cent cinquante dernières années peut se comprendre comme une série d&#039;efforts - plus ou moins délibérés, plus ou moins systématiques, plus ou moins violents - pour combler le vide central laissé par l&#039;érosion de la théologie. (...) la décomposition d&#039;une doctrine chrétienne d&#039;ensemble a laissé le désordre; a laissé un vide à la place des perceptions essentielles de la justice sociale, du sens de l&#039;histoire humaine, des relations entre le corps et l&#039;esprit, du rôle du savoir dans notre condition morale.&amp;quot; (page 8, in Georges Steiner, &#039;&#039;Nostalgie de l&#039;absolu&#039;&#039;, 10/18).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
===== Objection : Une société peut subsister sans religion. =====&lt;br /&gt;
Crise de la philosophie, qui se fragmente &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le libéralisme tue l&#039;occident (Onfray? A sourcer)&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Objection : Ce n&#039;est pas l&#039;Occident que le libéralisme est en train de tuer mais seulement les utopies de 68 (Ferry)&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Sentiment morbide de malaise et d&#039;angoisse explique le succès d&#039;Onfray et Houellebecq : perte de sens: &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Individualisme vs. projets collectifs : &amp;quot;A l&#039;heure du chacun pour soi, le sentiment d&#039;appartenance à un projet qui transcende les individualités s&#039;est évaporé&amp;quot; (Sloterdijk) &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Perte de sens religieux (désenchantement du monde, Marcel Gauchet) &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Eloignement de la nature &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Perte de sens esthétique &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Relativisme : &amp;quot;chacun sa vérité&amp;quot; Selon E.J. Duits, le relativisme ne favorise pas la tolérance, mais au contraire l&#039;enfermement de chacun sur &amp;quot;sa&amp;quot; vérité. Paradoxalement, le relativisme risque de faire le lit de l&#039;intolérance !  &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&amp;quot;Avec son masque humaniste, ce relativisme se prétend garant de bonne entente alors que la quête de vérité (et, surtout, le confrontation entre différentes vérités) conduirait au conflit, voire à la haine. A l&#039;usage, ce « vivre-ensemble » s&#039;est révélé factice ; mettre hors-jeu les questions qui fâchent n&#039;aboutit qu&#039;à la proliférations des procès et à l&#039;hostilité entre communautés de plus en plus divergentes. Malgré la bonne volonté dont elle se drape, la tolérance molle conduit nécessairement aux replis, aux identités sacralisées puis à l&#039;affrontement général. Le constat d&#039;échec d&#039;un monde en désintégration nous montre que &#039;&#039;notre société a commis une grave erreur d’aiguillage&#039;&#039; en pariant sur le « respect ». Respecter les religions, les modes de vie, les philosophies s&#039;avère une autre face du nihilisme. Seule la confrontation intellectuelle est le gage d&#039;un respect des autres qui ne soit pas illusoire.&amp;quot;  &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
E.J. Duits, Après le relativisme, Le Cerf 2016   &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&amp;quot;Il est des idées philosophiques, apparemment bien éloignées de notre action quotidienne, qui descendent de l&#039;empyrée et s&#039;invitent dans nos vies. Tel est le cas du relativisme. Celui-ci n&#039;est pas qu&#039;une posture intellectuelle consistant à être tolérant en répétant “chacun sa vérité, son mode de vie, sa religion”. Ses effets toxiques sur nos existences se font sentir tant au niveau des rapports humains que dans le champ politique ou religieux. &#039;&#039;Le relativisme est une attitude de désespoir jeté sur l&#039;accord possible des esprits&#039;&#039;. (...) &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Dans cette vue désolée d&#039;une incommensurabilité des humains entre eux, que reste-t-il ? L&#039;espace commun se délite, les religions n&#039;ont plus rien à se dire, les philosophes s&#039;enferment, l&#039;agora se vide et la démocratie s&#039;évide. En lieu d&#039;une rencontre féconde et colorée, notre société devient la dissociété, les regards se frôlent dans la défiance et la peur. On se trouve aux antipodes de Socrate : au lieu de confronter les visions du monde et de chercher la vérité ensemble, nous voilà renvoyés aux communautés distinctes ou aux festivités bruyantes. Le dialogue a déserté la Cité. Et pendant ce temps, elle continue sa marche aveugle, pressentant les abîmes. La science ne nous guide plus, la politique n&#039;est qu&#039;un combat, la philosophie se réduit à un conflit des interprétations. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
En attendant la catastrophe qui plane, chacun vaque à ses affaires. L&#039;anticonformisme ronronnant domine le spectacle médiatique et étouffe la vie de l&#039;esprit avec son ricanement compulsif et son relativisme faussement tolérant. Nous vivons dans une ère marquée par le renoncement à l&#039;échange existentiel et à la raison.&amp;quot; E.J. Duits, &#039;&#039;Après le relativisme&#039;&#039;, Le Cerf 2016. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Fragmentation des savoirs, sociétés qui n&#039;ont plus de &amp;quot;Grands Récits&amp;quot; : postmodernité &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Agressivité, les gens ne vont plus les uns vers les autres : par rapport Années 80 échange, ouverture &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L’ambassadeur singapourien, Kishore Mahbubani, décrit le déclin occidental en 1969 : recul démographique, récession économique, et perte de ses propres valeurs.(Chitour2)&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Giorgio Agamben : fin de la civilisation&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Du vide au désir de mort ===&lt;br /&gt;
- Pour le psychanalyste Dufour, Sade est le grand précurseur du régime dans lequel vivent nos sociétés. En mettant u centre de ses préccupations la jouissance au lieu de l&#039;interdit, nos sociétés ont amorcé un basculement anthropologique, qui se retrouve dans la clinique : de plus en plus de patients présentent une typologie de trouble liés à la généralisation de la perversion - alors que le régime précédent était structuré autour de la névrose. Les sociétés occidentales sont-elles happées par des forces inconscientes qui s&#039;apparenteraient à &amp;quot;l&#039;instinct de mort&amp;quot; ?&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&amp;quot;Le danger était apparu à Platon dès l&#039;apparition du monde occidental : la possible transformation de la démocratie en tyrannie. Si cette analyse reste plus que jamais d&#039;actualité, c&#039;est qu&#039;une tyrannie d&#039;un nouveau type s&#039;est mise en place. (...) Le libéralisme triomphant fait peser sur l&#039;être-soi et sur l&#039;être-ensemble une lourde menace : l&#039;assomption d&#039;un homme sadien affirmant son égoïsme et obéissant à un commandement suprême : &amp;quot;Jouis !&amp;quot;.&amp;quot; (D.R. Dufour, La Cité perverse, Folio, p. 465). &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&amp;quot;Cette libération des passions a transformé toutes les économies où interagissent les hommes : marchande, politique, esthétique, symbolique, sémiotique, psychique, écologique. Ces économies sont aujourd&#039;hui malades. Ce qui survient aujourd&#039;hui dans l&#039;économie psychique, la montée de la &amp;quot;perversion ordinaire&amp;quot;, est un effet du redéploiement du capitalisme depuis 1929. (...) Le lien social actuel se présente sous une forme inédite, égo-grégaire, caractérisée par une mise en troupeau de consommateurs sans cesse amenés vers des sources supposées de bonheur. C&#039;est un troupeau organisé comme une chaîne sadienne de jouissance. Plus la satisfaction pulsionnelle est assurée, plus elle est, comme dans tous les mécanismes addictifs, frustrée et donc relancée. Il en résulte que l&#039;aspiration sociale (...) est structurée non plus par une recherche de la levée de l&#039;oppression, mais par une demande de jouissance gén&amp;quot;ralisée. Sitôt que cette dynamique est en défaut, la dépression survient.&amp;quot; (Dufour, 466-467). &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
- Malaise diffus qui se concrétise par la fuite dans les jeux vidéos violents, la &amp;quot;zombification&amp;quot;, la prise de neuroleptiques, la pornographie et in fine le suicide (suicide 2ème cause de mortalité des jeunes français)&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
- Lipovetsky : l&#039;ère du vide&amp;quot;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
- Melman, L&#039;homme sans gravité, &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
- Castoriadis : La montée de l&#039;insignifiance&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
- Houellebecq&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
- Fascination pour l&#039;ultraviolence : séries TV américaines avec avec scènes violentes (tortures, viols, serial-killers) à comparer avec les vieilles séries comme Colombo etc.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
- Alexandra Laignel-Lavatine : &amp;quot;Pour quoi serions-nous prêts à mourir ?&amp;quot;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
- Article de Libération : &amp;quot;sortir en terrasse de café, c&#039;est résister&amp;quot;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
- Causeur : &amp;quot;Nihilistes contre nihilistes.&amp;quot; citation&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
- Pour de nombreux intellectuels, notamment influencés par Heidegger, la société occidentale véhiculait Auschwitz dans son ADN. Le nazisme ,ne serait que le révélateur de la pulsion de la raison devenue folle et voulant &amp;quot;arraisonner&amp;quot; le monde. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&amp;quot;Auschwitz est le produit de la Raison. Bien sûr : le zyklon B et les convois arrivant au rythme métronomique planifié par le fonctionnaire Eichmann, c’était la Raison ! Ce n’était ni le sang, ni le sol, ni la race, ni aucune doctrine ou puissance irrationnelle. Comme pour l’agriculture mécanisée, c’était la Raison. — Mais les Einsatzgruppen aussi ? La Shoah par balles ? Les fosses de Babi Yar ? — La Raison, puisqu’on vous le dit ! LA-RAI-SON ! À 27 ans, en 1916, Heidegger a clairement reconnu sa mission : abattre le rationalisme. « J’ai le droit de déclarer au rationalisme une guerre à couteaux tirés, je le dois », écrit-il à sa femme[4]. Pour ce qui est de purifier l’Allemagne et l’Autriche de tous les philosophes rationalistes en les expulsant physiquement, ses amis politiques ou policiers avaient fait le travail dès les années 1930. Mais, pour débarrasser la pensée et la culture européenne du rationalisme lui-même, il lui a fallu, avant-guerre, créer une novlangue philosophique qui en détruit les concepts (logique, vérité, etc.). Et il lui a fallu, après-guerre, réécrire complètement l’histoire, d’une manière qui fait de la raison et des Lumières la matrice d’Auschwitz. Fabriquer une langue, manipuler l’histoire… Orwell a eu tort : pareilles tâches ne sauraient être dévolues à de banals fonctionnaires du ministère de la Vérité. Seul le penseur le plus haut et le plus profond est à même de les accomplir. Quarante ans après sa mort, en France, ses idées sont devenues lieux communs.&amp;quot;&amp;lt;sup&amp;gt;1&amp;lt;/sup&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
1Jean-Jacques	Rosat, &amp;quot;Consolation des heideggériens&amp;quot;, in	&amp;lt;nowiki&amp;gt;http://www.opuscules.fr/category/billets-et-pamphlets/&amp;lt;/nowiki&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Culte de la rationalité instrumentale (nazisme), de la technique (Bombe nucléaire) (Ecole de Francfort, Jacques Ellul, Pieces et main d&#039;oeuvres) -&lt;br /&gt;
-&amp;gt; Débat connexe : Danger des nouvelles technos (technoscience)&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&amp;quot;(...) les points-clés habituels de l’identitarisme (...). Voulant &amp;quot;jouir sans entraves&amp;quot;, la génération de Mai-68 a remplacé les systèmes de valeurs qui pouvaient donner du sens aux existences par un individualisme qui ne le peut pas. La mondialisation marchande a ensuite produit l’envahissement de toutes les dimensions de la société française par le consumérisme, en même temps qu’elle suscitait dans le pays un multiculturalisme qui a sapé les fondements de l’identité nationale. D’où une génération qui, née dans les années 1980-1990, a grandi dans un pays en état de vide existentiel, de perte de sens, et d’absence de repères en termes d’identité collective.&amp;quot;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
http://leplus.nouvelobs.com/contribution/1631396-les-nouveaux-enfants-du-siecle-d-alexandre-devecchio-les-faille&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== &#039;&#039;&#039;Objections générales :&#039;&#039;&#039; ===&lt;br /&gt;
Les discours &amp;quot;déclinistes&amp;quot; ne sont pas rigoureux et/ou idéologiquement suspects&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
- toutes les générations disent &amp;quot;c&#039;était mieux avant&amp;quot;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
- Les &amp;quot;déclinistes&amp;quot; regrettent le bon vieux temps, l&#039;ordre moral, l&#039;homogénéité sociale et culturelle&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
- Parler du &amp;quot;déclin&amp;quot; de manière romantique, c&#039;est dissimuler les vrais problèmes : inégalités sociales, anomie économique, discriminations (cita &amp;quot;La Bête&amp;quot;)&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
- La notion de &amp;quot;déclin&amp;quot; n&#039;a de sens que par rapport à une norme d&#039;une &amp;quot;bonne société&amp;quot;. Cette norme n&#039;existe pas.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
- Le déclinisme est alimenté par les médias&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
- Les déclinistes ne se fondent pas sur des études sociologiques mais sur des ressentis (cita &amp;quot;La Bête&amp;quot;)&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
- Pour les déclinistes, le déclin des religions et/ou des grandes idéologies du XXème siècle (communisme, socialisme, libéralisme...) conduit au vide, alors qu&#039;il s&#039;agit d&#039;un surplus de lucidité&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
- L&#039;Histoire n&#039;est pas écrite. Les déclinistes adoptent parfois un ton prophétique, comme si un processus était enclenché sur lequel les hommes ne peuvent agir. Onfray : &amp;quot;La falaise s&#039;effondre.&amp;quot; Bellamy : &amp;quot;Nous sommes vivants. Quelles que soient les circonstances, l&#039;histoire n&#039;est jamais écrite d&#039;avance: le propre de la liberté humaine, c&#039;est de rendre possible ce qui, en apparence, ne l&#039;était pas…&amp;quot;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Arguments CONTRE ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== L&#039;Europe : un attracteur ===&lt;br /&gt;
Les autres peuples aspirent à rejoindre le modèle occidental&lt;br /&gt;
* du point de vue technique et scientifique, toutes les sociétés adoptent la science &amp;quot;occidentale&amp;quot;&lt;br /&gt;
* du point de vue des standards éthiques, les sociétés non occidentales adoptent de plus en plus les normes &amp;quot;occidentales&amp;quot; : droits des individus, libertés publiques, etc.&lt;br /&gt;
* immigration : les gens veulent aller en Europe&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
===== &#039;&#039;&#039;Objections&#039;&#039;&#039; =====&lt;br /&gt;
* Le monde se modernise sans s&#039;occidentaliser. Il adopte les techniques occidentales mais pas les valeurs occidentales (Huntington).&lt;br /&gt;
* Beaucoup de sociétés récusent les normes morales et politiques de l&#039;Occident :&lt;br /&gt;
** le monde musulman a adopté une Déclaration des Droits de l&#039;Homme en islam qui respecte la religion et donne une certaine prréminence de la loi religieuse sur les lois humaines ;&lt;br /&gt;
** en Chine et en Asie, plusieurs penseurs et politiques contestent le modèle politique occidental, le considérant comme trop individualiste ;&lt;br /&gt;
** en Russie et en Europe de l&#039;Est, plusieurs dirigeants (Poutine, Orban, le parti au pouvoir en Pologne) revendique la sauvegarde des traditions, contre les excès du libéralisme, l&#039;homosexualité etc.&lt;br /&gt;
** l&#039;Europe devient une terre d&#039;émigration : les diplômés européens veulent aller au Canada, en Australie, aux USA&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Les richesses sont concentrées dans le monde occidental ===&lt;br /&gt;
L&#039;Europe est la première puissance économique&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les Etats-unis la première puissance militaire etc.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L&#039;Europe produit un grand nombre de brevets, de livres, d&#039;oeuvres d&#039;art&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
En France, les sondages montrent que ..% de la population se dit &amp;quot;heureux&amp;quot; ou &amp;quot;très heureux&amp;quot; (Réf)&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==== &#039;&#039;&#039;Objection&#039;&#039;&#039; ====&lt;br /&gt;
(Il faudrait un autre indicateur que le PIB pour mesurer le bonheur)&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Une puissance politique ===&lt;br /&gt;
L&#039;Europe occidentale est une zone de paix et le demeure&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
- Elle est formée d&#039;Etats aux institutions stables, avec alternances démocratiques&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
- Elle résiste aux extrême (relative marginalité des partis extrémistes)&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L&#039;Europe occidentale est la société la plus aboutie :&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
- Elle propose la meilleure protection sociale des individus (modèle scandinave)&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
- Elle étend les droits aux minorités, aux gays et aux femmes, voire aux animaux&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
- Elle garanti les libertés publiques sans équivalent ailleurs (libertés politiques, liberté d&#039;association, mariage pour tous, protections contre l&#039;arbitraire, liberté d&#039;expression etc.)&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==== &#039;&#039;&#039;Objections&#039;&#039;&#039; ====&lt;br /&gt;
- l&#039;Europe va connaître des déchirements voire des &amp;quot;guerres civiles&amp;quot; (montée simultanée des populismes et des communautarismes)&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
- les libertés régressent sous la pression du politiquement correct (Carlo Strenger &amp;quot;Le mépris civilisé&amp;quot;)&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
- le pouvoir est de moins en moins démocratique (concentration des richesses, des médias, caste dirigeante, ENA etc.)&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Le progrès scientifique et moral est mis en oeuvre dans les sociétés d&#039;Europe occidentale ===&lt;br /&gt;
Les normes juridiques et morales vont vers un adoucissement général : cita Raymond Boudon&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Dans &#039;&#039;Renouveller la démocratie&#039;&#039;, Raymond Boudon soutient que “la version de l&#039;évolutionnisme esquissée par Tocqueville, Durkheim et Weber défend donc, sans hésitation, l&#039;idée que l&#039;histoire des sociétés occidentales est traversée par un irrécusable progrès moral.  L&#039;idée de l&#039;égale dignité de tous s&#039;y est installée de plus en plus fermement.  Elle a donné naissance à un ensemble croissant de droits : droits politiques d&#039;abod, puis sociaux et économiques. Comme le montre l&#039;enquête d&#039;Inglehart &#039;&#039;et al&#039;&#039;. (1998), le respect des différences dans les coutumes, les pratiques et les croyances, et des droits des minorités croît sensiblement des générations anciennes aux générations plus jeunes, dans tous les pays occidentaux. On assiste à une “rationalisation” des critères de moralité. Les tabous, à savoir les normes morales qui ne tirent leur autorité que de la tradition, tendent à être évincés dès lors qu&#039;ils heurtent le principes fondamentaux.”&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Raymond Boudon, &#039;&#039;Renouveler la démocratie&#039;&#039; (Eloge du sens commun), Odile Jacob 2006, p. 51.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Nos sociétés évoluent, devenant plus douces, ceci étant marqué dans le Droit, qui  a supprimé le recours à la torture puis les châtiments corporels.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
On constate l&#039;extension des droits pour les minorités et les animaux&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le niveau d&#039;éducation augmente : le Bac se généralise, les universités sont ouvertes à de plus en plus de personnes&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
En médecine, la douleur est beaucoup mieux prise en compte : soins palliatifs, recherches sur la douleur, hypnothérapie&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La protection sociale tend à se développer : loi pour le droit au logement, débat sur le revenu universel, garantie des plus démunis des loyers par l&#039;Etat etc.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les conditions de travail s&#039;adoucissent : réduction du temps de travail, volonté d&#039;introduire plus de bien-être au travail, etc. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
A terme, la généralisation d&#039;Internet conduit à une meilleure prise en compte des citoyens : consultations, débats publics, etc.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==== Objections ====&lt;br /&gt;
Le progrès social est remis en cause et on assiste à un recul des acquis sociaux : dérégulations, précarisation, loi travail, privatisation de la sécurité sociale&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les sociétés occidentales accordent de plus en plus de pouvoirs à des instances non élues, qui prennent des décisions sans consulter les citoyens --&amp;gt; Débat &amp;quot;Sommes-nous en démocratie ?&amp;quot;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La science conduit à une hyper-spécialisation et se fragmente, il n&#039;y a plus de vision globale qui permettrait aux citoyens d&#039;agir&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
On assiste à l&#039;émergence d&#039;une société à deux vitesses à tous les niveaux : médecine, universités, sécurité, travail etc. : il y a d&#039;un côté une classe privilégiée des centres villes, qui accède aux bons postes, aux meilleures études, aux logements agréables et aux quartiers sécures, et une classe défavorisée de plus en plus précaire, qui n&#039;a plus les moyens de se soigner, subit les transports longs, l&#039;insécurité sociale et physique etc. (analyses de Christophe Guilluy).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Nous vivons dans une société multiculturelle qui conduit à une pensée complexe et une existence plus riche ===&lt;br /&gt;
- La force de l&#039;Europe est sa capacité d&#039;autocritique (Eco ? J.F. Mattéi) et de comparatisme (connaître et comparer toutes les civilisations)&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&amp;quot;Or une des choses les plus estimables des  cultures occidentales (libres et pluralistes, et ce sont là les valeurs  que nous considérons comme inaliénables) est qu&#039;elles se sont rendu  compte depuis longtemps que la même personne peut être portée à employer  des paramètres distincts et contradictoires entre eux, sur des  questions différentes. Par exemple, on prend comme un bien l&#039;allongement  de la vie et comme un mal la pollution atmosphérique, mais nous  percevons parfaitement que, pour avoir de grands laboratoires où l&#039;on  étudie l&#039;allongement de la vie, il faut probablement avoir des systèmes  de communications et d&#039;approvisionnement qui, ensuite, produisent la  pollution.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La culture occidentale a élaboré la capacité de mettre librement à nu  ses propres contradictions. Elle ne les résout peut-être pas, mais elle  sait quelles elles sont, et elle le dit. En fin de compte, tout le débat  sur globalisation ou pas globalisation est là, sauf pour les agités qui  veulent absolument que tout soit noir. Comment rendre supportable un  quota de globalisation positive en évitant les risques et les injustices  de la globalisation perverse ? Comment faire pour allonger aussi la vie  des millions d&#039;Africains qui meurent du sida (et allonger du même coup  la nôtre) sans accepter une économie planétaire qui fait mourir de faim  les malades du sida et nous force à ingérer des aliments pollués ?&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
(...) Nous remettons continuellement nos paramètres en discussion. Le monde  occidental est ainsi fait qu&#039;il accepte que ses propres citoyens  puissent nier toute valeur positive au paramètre du développement  technologique et se faire bouddhistes, ou aller vivre dans une  communauté où l&#039;on refuse de se servir de pneus, même pour les  charrettes à chevaux. L&#039;école doit enseigner à analyser et à discuter  les paramètres sur lesquels se fondent nos affirmations passionnelles.&amp;quot;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
https://fr-fr.facebook.com/notes/el-kasbah/a-propos-de-la-sup%C3%A9riorit%C3%A9-occidentale-par-umberto-eco/200515466654695/&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
- La &amp;quot;civilisation planétaire&amp;quot; : chaque individu a à portée de main tous les modes de vie, les façons d&#039;aimer, de manger, de s&#039;habiller, les croyances, les pratiques du monde entier (citation &amp;quot;Mode d&#039;emploi de la civilisation planétaire&amp;quot;)&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&amp;quot;Vous y êtes, j’y suis, nous sommes immergés. L’océan de messages nous ballotte. En ce point du monde, en cet instant historique, voici que se retrouve presque tout ce qui a été produit dans toutes les civilisations connues. Toutes les religions. Toutes les musiques. Toutes les façons de s’habiller, de s’aimer, de manger. La somme des théories psychologiques, philosophiques, politiques, éthiques. Les sports les plus divers. Les littératures du monde entier. Les langues, vivantes et mortes, pidgin, esperantos, argots, patois... La Tour de Babel. Un choix confus, une foire de visions du monde et de modes de vie. Cette île imaginée par Paul Valéry, Xiphos, est là, ici et maintenant: &amp;quot;C’était, réuni sur un point, dans cette Ile privilégiée, ce qui ne s’était produit (et ne se conçoit guère) que séparé et s’ignorant mutuellement, selon le temps ou l’espace...&amp;quot;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Signature du monde moderne, que ces milliards de stimuli qui nous bombardent. Un bouillon de culture où se trouve quoi ? Le meilleur et le pire. On y pressent les totalitarismes de demain comme les mouvements libérateurs, les Hitler en gestation et les Einstein à venir. Nous vivons au temps des métissages et des cocktails. Dans la forêt des théories, Freud et Madame Irma coexistent et se font parfois des enfants...&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Un monde inextricable, mais combien riche et passionnant : c’est l’étrange aquarium dans lequel nous flottons.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Chacun sait cela, dira-t-on ! Nuançons : chacun vit, et subit ce maëlstrom. Mais le ressentir passivement est une chose, en comprendre toutes les implications sur notre vie en est une autre. Allons-nous savoir &#039;&#039;&#039;actualiser l’espace de liberté qui s’ouvre enfin à nous&#039;&#039;&#039; ?&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
(...) notre société accumule un nombre incroyable de facteurs qui accroissent nos possibles. En chaque domaine de la vie, nous avons le choix entre différentes options. C’est cela, le résultat des foisonnements : des milliers de modes de vie. Nous pouvons choisir d&#039;être chrétiens, bouddhistes ou zoroastriens, ou un mélange entre deux. Nous pouvons être végétariens, crudivores, ou ne fréquenter que les fast-food. Nous pouvons nous habiller en kimono, en hippies, ou même... en costume !&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Nos possibilités de choix sont restreintes en fonction de l’argent, du milieu, des préjugés, du temps. L’argent ? Notons que beaucoup de choix intéressants sont moins coûteux que les options banales : des vacances en chantier archéologique ou un stage de parachutisme reviennent moins cher qu’une location à la mer. Le restau Africain n&#039;est pas plus cher que la pizzeria. Les sorties dans les traditionnelles boîtes du vendredi soir coûtent souvent autant que ce concert de sitar, cette petite salle où joue un groupe de percussions africaines, ou... cette séance de spiritisme ! J’ai moi-même des amis vivant avec le SMIG, et qui, pourtant, trouvent pour leurs curiosités une multitude d’activités intéressantes. Il existe des restaurants originaux, des réunions inattendues et stimulantes, à portée de toutes les bourses ! Le problème n’est pas seulement l’argent, mais &#039;&#039;le niveau d’information&#039;&#039;.&amp;quot;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
E.J. Duits, L&#039;Homme réseau&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
- Cette profusion crée une profonde désorientation, qui est surmontable et conduit à un changement existentiel &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&amp;quot;Nous vivons bien peu les possibilités que cette société nous offre. Ce que je propose, c’est de remplacer le grignotage de l’éclectisme mou par l’éclectisme dur, et de nous confronter sciemment à une foule d&#039;expériences hétéroclites et peu cohérentes ; la multiplicité et le malaise peuvent devenir l’alambic où se dissolvent les opinions, les préjugés.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Il s’agit de déclencher une crise existentielle, une confrontation porteuse de doutes. Ce renversement des &#039;&#039;doxas&#039;&#039;, a toujours été préconisé par la philosophie,  et nous ne faisons que l’actualiser, pour la rendre réalisable ; ce n’est plus la réflexion qui nous mène à cet état proprement philosophique. C’est une expérience de désorientation existentielle, vécue comme une exploration du monde et une connaissance de soi.&amp;quot;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
E.J. Duits, Mode d&#039;emploi de la civilisation planétaire&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&amp;quot;Jusqu’à présent, nous avons décidé de nous plonger dans la complexité. Mais cette démarche n’a de sens que si, à un moment ou à un autre, on peut réduire cette complexité, pour prendre des décisions – choisir une voie, une adhésion, une forme de spiritualité etc. &#039;&#039;L’exploration n’est pas une fin en soi&#039;&#039;. Elle permet, on l’a vu, de dissoudre les fausses certitudes. Mais il faut aller plus loin, dans un sens résolutoire, face aux problèmes individuels ou collectifs. Après la mise en perspective et la nécessité du dialogue, émerge le temps de la &#039;&#039;&#039;confrontation constructive&#039;&#039;&#039;. En vue de faire des choix pesés et éclairés.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
En faisant l’expérience de rencontrer une dizaine d’acteurs concernés par un sujet, on est très vite frappé par un fait. On retrouve les mêmes arguments, les mêmes idées, recyclées ou présentées sous différentes formes. Car sur chaque problème bien délimité, il existe un nombre restreint d’options. Par exemple sur la question de l’existence de Dieu, on a de prime abord 4 réponses essentielles : Dieu n’existe pas (athéisme) ; Dieu existe (théisme) ; la question elle-même est mal posée (philosophie du langage, voire Bouddhisme) ; la question est insoluble (scepticisme).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
(...) Un tel constat, on le fait dans un grand nombre de domaines&amp;lt;sup&amp;gt;&amp;lt;sup&amp;gt;1&amp;lt;/sup&amp;gt;&amp;lt;/sup&amp;gt;. En politique, effectivement il n’y a pas que l’opposition « droite/gauche » ; pourtant on peut réduire les options à un nombre limité de grandes conceptions : l’écologie (avec deux tendances : développement durable ou décroissance) ; la droite modérée (libéralisme social) ; la gauche modérée (économie de marché tempérée) ; l’ultralibéralisme (libertariens etc.) ; l’extrême droite (nationalisme) ; l’extrême gauche (communisme internationaliste) ; la théocratie (régime intégriste religieux) ; l’anarchisme (autogestion, petites communautés). On a donc moins de dix grandes options politiques. Les nombreux partis et les centaines de philosophies politiques se révèlent, la plupart de temps, constituer des nuances ou des hybrides sur un échiquier relativement limité de positions.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Ici nous nous sommes placés au plan le plus abstrait, celui des théories. Mais quand on prend une question concrète, on découvre aussi qu’elle se laisse schématiser et simplifier. (...) Il est bien dommage que nous n’ayons pas encore pris l’habitude de schématiser les grandes ou moins grandes questions. Nous cesserions alors d’être paralysés par la complexité. Nous verrions que pour chaque problème, un individu peut atteindre une vision globale des réponses possibles et mettre en balance les arguments incontournables de chaque « camp ». Toute la démarche d’exploration du monde préconisée ici doit aboutir à cette capacité à &#039;&#039;&#039;prendre du recul pour accéder&#039;&#039;&#039;, en tant qu’individu ou en tant que collectif, &#039;&#039;&#039;à une vision globale&#039;&#039;&#039; d’un sujet étudié. Ce n’est qu’avec cette &#039;&#039;vista&#039;&#039; que l’on pourra « agir en connaissance de cause ».(...)&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Evidemment il ne s’agit pas, dans l’idéal, d’en rester à l’individu. Il faudrait que cet état d’esprit ouvert, qui décloisonne et cherche les visions d’ensemble, soit inoculé dans les groupes eux-mêmes. Mais cette révolution de l’ouverture d’esprit débute au niveau individuel…&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Il s’agit maintenant d’inventer de nouveaux modes d’action, qui tiennent compte, dans leur structure même, de la complexité. On ne peut pas plus espérer « changer le monde » avec les organisations telles qu’on les a connues, qui chacune se trouve en lutte contre les autres, et tente d’imposer une vision du monde – religieuse, politique ou thérapeutique, le domaine importe peu. Nous allons esquisser d’autres formes d’action, qui engramment à leur naissance l’ouverture d’esprit et la complémentarité des approches.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Mon pari est qu’un nombre même limité de personnes peuvent agir et catalyser des changements collectifs. Ces électrons libres commenceront par se balader entre de nombreux mouvements, et intérioriserons les visions du monde antagonistes. Ils se mettront à l’épreuve, s’ouvriront le plus possible, jusqu’à prendre en soi les conflits du monde. C’est à partir de cette position très particulière et inconfortable que de nouvelles synthèses et des actions inédites deviendront possibles !&amp;quot;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
E.J. Duits, Mode d&#039;emploi de la civilisation planétaire&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
1	En biologie par exemple, Kaplan note qu’il n’y a que trois	grandes théories pour expliquer la vie. Voir F. Kaplan, &#039;&#039;Entre	Dieu et Darwin, le concept manquant&#039;&#039;, Editions du Félin, 2009.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
2	Voir notamment les textes théoriques sur le site www.hyperdebat.net	et ses tentatives expérimentales.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
- L&#039;effondrement des idéologies du XXème siècle conduit à élaborer une &amp;quot;pensée complexe&amp;quot; (&amp;quot;Pour sortir du XXème siècle&amp;quot;, Edgar Morin) ; il émerge d&#039;ailleurs des disciplines centrées sur les interactions et les rétroactions (cybernétique, systémique, écologie, Joël de Rosnay, Le Macroscope)&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
- Nous concilions le maximum de libertés publiques et le cosmopolitisme, ce qui pourrait permettre une confrontation passionnante des modes de vie, des visions du monde etc.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
- Avec l&#039;effondrement des idéologies, on se trouve face à un vide positif : nous devons réinventer de nouveaux modèles (développement, famille, travail etc.) ; loin d&#039;être négatif, il s&#039;agit d&#039;un défi ; cita Guénolé &amp;quot;il ne faut pas conserver le monde, il l&#039;inventer&amp;quot; (notamment nous devons surmonter la fragmentation et retrouver des enceintes de débats où élaborer des vérités --&amp;gt; citation)&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
- Il ne s&#039;agit pas d&#039;être dans un optimisme naïf, mais d&#039;envisager un pessimisme actif et une sortie de crise. &amp;quot;La guerre civile est déjà dans les têtes&amp;quot; et il faut mettre en oeuvre une véritable thérapie sociale&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Cita d&#039;un autre texte de Rojzman ??&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==== Objection ====&lt;br /&gt;
- Le multiculturalisme aboutit à rejeter la haute culture au nom du culturel, qui met à égalité les oeuvres de l&#039;esprit et les pratiques coutumières. Il fait de l&#039;individu un consommateur culturel : &amp;quot;Multiculturel signifiant pour eux abondamment garni, ce ne sont pas les cultures en tant que telles qu’ils apprécient, mais leur version édulcorée, la part d’elles-mêmes qu’ils peuvent tester, savourer et jeter après usage.&amp;quot; (Finkielkraut).  &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&amp;quot;Les héritiers du tiers-mondisme ne sont pas seuls à préconiser la transformation des nations européennes en sociétés multiculturelles. Les prophètes de la postmodernité affichent aujourd’hui le même idéal. Mais tandis que les premiers défendent, face à l’arrogance occidentale, l’égalité de toutes les traditions, c’est pour opposer les vertiges de la fluidité aux vertus de l’enracinement que les seconds généralisent l’emploi d’une notion apparue voici quelques années dans le monde de l’art. L’acteur social postmoderne applique dans sa vie les principes auxquels les architectes et les peintres du même nom se réfèrent dans leur travail: comme eux, il substitue l’éclectisme aux anciennes exclusives; refusant la brutalité de l’alternative entre académisme et innovation, il mélange souverainement les styles; au lieu d’être ceci ou cela, classique ou d’avant-garde, bourgeois ou bohème, il marie à sa guise les engouements les plus disparates, les inspirations les plus contradictoires; léger, mobile, et non raidi dans un credo, figé dans une appartenance, il aime pouvoir passer sans obstacle d’un restaurant chinois à un club antillais, du couscous au cassoulet, du jogging à la religion, ou de la littérature au deltaplane.&lt;br /&gt;
S’éclater est le mot d’ordre de ce nouvel hédonisme qui rejette aussi bien la nostalgie que l’auto-accusation. Ses adeptes n’aspirent pas une société authentique, où tous les individus vivraient bien au chaud dans leur identité culturelle, mais à une société polymorphe, à un monde bigarré qui mettrait toutes les formes de vie à la disposition de chaque individu. Ils prônent moins le droit à la différence que le métissage généralisé, le droit de chacun à la spécificité de l’autre. Multiculturel signifiant pour eux abondamment garni, ce ne sont pas les cultures en tant que telles qu’ils apprécient, mais leur version édulcorée, la part d’elles-mêmes qu’ils peuvent tester, savourer et jeter après usage. Consommateurs et non conservateurs des traditions existantes, c’est le client-roi en eux qui trépigne devant les entraves mises au règne de la diversité par des idéologies vétustes et rigides.&lt;br /&gt;
Alain Finkielkraut, Défaite de la pensée, page 149-150&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Que veut la pensée postmoderne ? La même chose que les Lumières : rendre l&#039;homme indépendant, le traiter en grande personne, bref, pour parler Kant, le sortir de la condition de minorité dont il est lui-même responsable. À cette nuance près que la culture n&#039;est plus considérée comme l&#039;instrument de l&#039;émancipation, mais comme l&#039;une des instances tutélaires qui lui font obstacle. Dans cette optique, les individus aurons accompli un pas décisif vers leur majorité, le jour où la pensée cessera d&#039;être une valeur suprême et deviendra aussi facultative (et aussi légitime) que le tiercé ou le rock&#039;n roll : pour entrer effectivement dans l&#039;ère de l&#039;autonomie, il nous faut transformer en options toutes les obligations de l&#039;âge autoritaires.&amp;quot;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Alain Finkielkraut, Défaite de la pensée, page 156&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
On pourra trouver la critique du multiculturalisme figurant dans &#039;&#039;Défaite de la pensée&#039;&#039; ici :&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
http://ampere.elycee.rhonealpes.fr/classes-preparatoires/voie-economique-ece-/litterature/relativisme-culturel-dans-notre-societe-de-consommateurs-13316.htm&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==Pour aller plus loin==&lt;br /&gt;
==={{logo biblio}} Bibliographie===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==== &#039;&#039;&#039;Analyses générales&#039;&#039;&#039; ====&lt;br /&gt;
* Dany-Robert Dufour, &#039;&#039;La Cité perverse&#039;&#039;, Folio&lt;br /&gt;
* (Laurent Bouvet, L&#039;insécurité culturelle)&lt;br /&gt;
* Gilles Lipovetsky, &#039;&#039;L&#039;ère du vide&#039;&#039;, Folio&lt;br /&gt;
* Marcel Gauchet : &#039;&#039;La démocratie contre elle-même&#039;&#039;, Folio&lt;br /&gt;
* Carlo Strenger : &#039;&#039;Le Mépris civilisé,&#039;&#039; Pocket&lt;br /&gt;
* Emmanuel-Juste Duits : &#039;&#039;Après le relativisme&#039;&#039;, Le Cerf&lt;br /&gt;
* Amin Maalouf : &#039;&#039;Les identités meurtrières&#039;&#039;, Le Livre de poche&lt;br /&gt;
* Charles Rojzman, Vers les guerres civiles, Lemieux&lt;br /&gt;
* Dominique Méda, &#039;&#039;La fin du travail&#039;&#039;, Champs Flammarion&lt;br /&gt;
* J.F. Mattéi, &#039;&#039;Le procès de l&#039;Europe&#039;&#039;, Puf&lt;br /&gt;
* Chantal Delsol, &#039;&#039;Le souci contemporain&#039;&#039;, La petite vermillon&lt;br /&gt;
* (Juvin, Lipovetsky, L&#039;occident mondialisé)&lt;br /&gt;
* Todorov, La peur des barbares&lt;br /&gt;
* (Zakaria, L&#039;avenir de la liberté)&lt;br /&gt;
* Alain Finkielkraut, &#039;&#039;Défaite de la pensée&#039;&#039;, Folio&lt;br /&gt;
* &lt;br /&gt;
==== &#039;&#039;&#039;Livres &amp;quot;déclinistes&amp;quot;&#039;&#039;&#039; ====&lt;br /&gt;
* Michel Onfray, Décadence &lt;br /&gt;
* Eric Zemmour, Le suicide français &lt;br /&gt;
* Ivan Rioufol, La guerre civile qui vient &lt;br /&gt;
* Alain Finkielkraut, L&#039;identité malheureuse &lt;br /&gt;
* Comité Orwell, Bienvenue dans le pire des mondes &lt;br /&gt;
* Eric Dupin, La France identitaire, La Découverte &lt;br /&gt;
* J.F. Mattéi, Le regard vide, Grasset &lt;br /&gt;
* Huntington, Le Choc des civilisations, Odile Jacob &lt;br /&gt;
* Devecchio, Les nouveaux enfants du siècle &lt;br /&gt;
* Aldous Huxley, Le Meilleur des Mondes &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==== &#039;&#039;&#039;Livres contre le déclinisme&#039;&#039;&#039; ====&lt;br /&gt;
* Ulrich Beck, Le cosmopolitisme &lt;br /&gt;
* Kwame Appiah, Pour un nouveau cosmopolitisme, Odile Jacob &lt;br /&gt;
* Raphaël Liogier, La guerre des civilisations n&#039;aura pas lieu &lt;br /&gt;
* Emmanuel-Juste Duits, Mode d&#039;emploi de la civilisation planétaire, Chronique sociale &lt;br /&gt;
* Emmanuel-Juste Duits, L&#039;Homme réseau (Penser et agir dans la complexité), Chronique sociale &lt;br /&gt;
* Edgar Morin, Pour entrer dans le XXIème siècle, Point-Seuil &lt;br /&gt;
* Edgar Morin, La Voie &lt;br /&gt;
* (Vaneigem, Traité de savoir-vivre à l&#039;usage des jeunes générations, Folio) &lt;br /&gt;
* (Finkielkraut, Bruckner ; Au coin de la rue, l&#039;aventure, Point-Seuil) &lt;br /&gt;
* (Frédéric Martel, sur la culture mondialisée) &lt;br /&gt;
* Dufour, livre sur le convivialisme &lt;br /&gt;
* Fukoyama, La fin de l&#039;Histoire &lt;br /&gt;
* Watts, Le Livre de la sagesse (Joyeuse Cosmologie) (Bienheureuse insécurité) &lt;br /&gt;
* Cespédés, Mélangeons-nous! &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==== Ouvrages classiques sur la question ====&lt;br /&gt;
* (Guy Debord, La société du spectacle)&lt;br /&gt;
* Max Horkheimer, &#039;&#039;Eclipse de la raison&#039;&#039;, Payot&lt;br /&gt;
* Théodore Adorno : &#039;&#039;Minima Moralia&#039;&#039;, Payot&lt;br /&gt;
Marcel Gauchet ; Le désenchantement du monde&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Alvin Toffler : &#039;&#039;Le choc du futur&#039;&#039;, Folio&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Oswald Splenger, Le déclin de l&#039;Occident&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
René Guénon, La crise du monde moderne&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Husserl, La crise des sciences européennes&lt;br /&gt;
* Castoriadis, &#039;&#039;La montée de l&#039;insignifiance,&#039;&#039; Le Seuil&lt;br /&gt;
* Georges Steiner : &#039;&#039;Dans le château de barbe-bleue,&#039;&#039; Folio&lt;br /&gt;
* Castoriadis : Le monde morcelé&lt;br /&gt;
* Georges Steiner : &#039;&#039;Nostalgie de l&#039;absolu&#039;&#039;, Folio&lt;br /&gt;
* Ferry, Renault, La pensée-68,&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==={{logo sito}} Sitographie===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[Catégorie:Ébauches de débats]]&lt;br /&gt;
__NOTOC__&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Lostindark</name></author>
	</entry>
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